00:00Oui, quand on est contre le racisme, on devrait être contre toute forme de racisme.
00:04Ça devrait être évident pour tout le monde.
00:06Moi, je suis frappée de voir que cette affaire de cette quinzaine de jeunes
00:10qui ont été agressés par une centaine d'individus au cri de « sale blanc, sale guère,
00:15j'ai 16 ans, je suis musulman et je vais baiser ta mère »,
00:18pour rappeler les faits qui ont été tabassés.
00:21Les quatre ont fini à l'hôpital en garderant peut-être des séquelles.
00:26Ils ont porté plainte, Boulevard Voltaire a pu vérifier tout cela.
00:30Eh bien, pourquoi ça fait si peu de bruit ?
00:33Très honnêtement, si Boulevard Voltaire, si Europe 1, si CNews n'en avaient pas parlé,
00:37mais personne ne serait au courant.
00:39Moi, je vais vous dire, Boulevard Voltaire a été alerté par une mère de famille d'un de ces jeunes
00:44qui a dit « mais ils ont un sentiment d'injustice profonde, ils ne comprennent pas ce qui s'est
00:49passé ».
00:50Et vous savez, vous avez reçu hier l'un de ces jeunes.
00:53Tanguy, vous l'avez reçu sur Europe 1, puis vous l'avez reçu sur CNews.
00:56Et il vous a dit quelque chose de très juste.
00:58Il a dit « j'ai demandé à un moment, peut-être un peu naïvement d'ailleurs,
01:04mais qu'est-ce que nous avons fait ? »
01:07Et il dit « mais en fait, je me suis rendu compte que je n'étais pas attaquée pour ce
01:10que j'avais fait,
01:10que nous n'étions pas attaquées pour ce que nous avions fait, mais pour ce que nous étions. »
01:14Et c'est vrai que c'est le propre même de l'action raciste ou christianophobe.
01:20Et pour reprendre ces mots, il a dit « j'ai une tête de catho ».
01:22« Et j'ai une tête de catho », voilà.
01:24Et il chantait de fait, alors tout un registre de chant qui allait, je pense, peut-être au nord,
01:31ce télécoron, enfin tout ce registre traditionnel, jusqu'à des cantiques catholiques.
01:36Ils étaient en train de chanter « Ressuscito, alléluia »,
01:38qui était un chant scout, qui a été beaucoup chanté, par exemple, au Stade de France,
01:42un chant catholique.
01:44Il n'y a pas de quoi agresser.
01:45Pardon ?
01:46Il n'y a pas de quoi agresser.
01:46Ben non, évidemment.
01:47C'est vraiment la France bien élevée qui s'en est prise, plein la figure.
01:51Vous aurez remarqué qu'il aura fallu quand même que tous les médias que je viens de vous citer
01:56se saisissent de cette affaire pour que le maire de Rouen sorte du silence,
02:01presque trois jours quand même.
02:04Sur son comptique, c'était 20 minutes ou 25 minutes après...
02:09que nous en avons parlé sur cette antenne.
02:12Voilà, on salue sa réaction.
02:14C'était une coïncidence, mais je note, voilà, hier matin.
02:16Et il faut savoir que ce maire de Rouen, pourtant, se dit très très en pointe sur la question du
02:21racisme
02:21puisqu'il a organisé un concert de SOS Racisme,
02:25mais touche pas à mon pote, dans sa ville,
02:26auquel il a donné une subvention de 125 000 euros.
02:31C'est quand même pas rien, convenons-en.
02:32Je laisse réfléchir ceux qui paient leur taxe foncière à Rouen.
02:36Et quand il a été interrogé en Conseil municipal le 8 octobre dernier sur la question du racisme anti-blanc,
02:41on a dit, oui, mais le problème, c'est que SOS Racisme ne touche pas à mon pote.
02:44Il ne s'occupe jamais du racisme anti-blanc.
02:46La première adjointe a dit, c'est un mythe, le racisme anti-blanc.
02:52Et qu'est-ce qu'elle a dit ? C'est absurde, je crois.
02:55C'était une révélation que vous avez faite d'en face à l'info hier soir.
02:59Et nous avons exhumé ce Conseil municipal.
03:02Donc elle a dit, c'est un mythe et c'est absurde,
03:04mais je vais retrouver le mot exact, je ne sais plus si c'est vraiment absurde.
03:07Donc si vous voulez, là, on voit bien que ce mythe a tabassé 15 jeunes.
03:11Donc il y a un moment, il faudrait que la France et nos politiques
03:14sortent de leurs œillères idéologiques.