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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud revient sur l'interview de Jordan Bardella au 20H de TF1.

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Transcription
00:00Monsieur Bardella était ce matin, et non il était d'ailleurs hier soir sur l'antenne de TF1 puisque Jordan
00:08Bardella sort un livre
00:09et évidemment il est revenu sur le climat de violence et il a pris la parole, violence, et je vous
00:15propose de l'écouter.
00:17Je veux dire aux français qu'avec Marine Le Pen et qu'avec nous, il y aura face aux violences
00:22un gouvernement qui protégera les honnêtes gens,
00:24qui protégera les français, qui engagera un sursaut sécuritaire et pénal et qui fera de l'atteinte à l'intégrité
00:30physique.
00:30Tu touches à un policier, tu dors en prison et nous mettrons en place le principe du casseur-payeur parce
00:36que moi je vais vous dire,
00:37j'étais peiné comme beaucoup de français par ces images de commerçants qui en l'espace de quelques minutes ont
00:43perdu le fruit d'une vie,
00:45le fruit d'une vie de sacrifice, d'une vie de travail et qui n'avaient que leurs yeux pour
00:48pleurer.
00:48Mais ceux qui cassent doivent payer, ils paieront jusqu'au dernier centime, jusqu'au dernier euro parce qu'il n
00:54'y a aucune raison
00:55que les braves gens, que les honnêtes gens soient tout le temps ceux que l'État abandonne.
00:59C'est sans doute ce que veulent effectivement les gens, qu'en ont un petit peu, sans doute assez, le
01:05livre de Jordan Bardella ?
01:06Oui, c'est Gouverner aux éditions Fayard, ça sort aujourd'hui et c'est très différent des deux autres livres
01:11qu'il a publiés
01:12parce que cette fois-ci c'est une sorte de feuille de route, un peu quel Premier ministre qu'il
01:15sera si Marine Le Pen est élue présidente de la République.
01:18Ce qui est marrant aussi dans son interview au GD News, parce qu'il est aussi en interview au GD
01:22News,
01:23c'est qu'il est au revoir sur les premiers ministres d'Emmanuel Macron et comment eux ont œuvré, si
01:27je puis dire,
01:28et quelles leçons lui en tire, c'est-à-dire quels sont les contre-exemples desquels il s'inspire.
01:33C'est assez savoureux à lire dans le GD News en casque aujourd'hui.
01:36Il est revenu également sur l'attentat de Trappes.
01:40J'ai été poursuivi par le maire de Trappes pour avoir qualifié la ville de Trappes de foyer de l
01:47'idéologie islamiste.
01:50Ces déclarations, non seulement j'ai gagné mon procès en justice, mais elles s'appuient sur des dizaines et des
01:56dizaines d'enquêtes journalistiques.
01:59Il ne faut pas confondre les phénomènes.
02:01Il y a un acte terroriste qui doit être condamné avec la plus grande fermeté.
02:05Mais de l'autre, je revendique le droit de contester la politique d'immigration,
02:09de lutter contre l'idéologie islamiste qui aussi a tué beaucoup de nos compatriotes depuis 10 ans.
02:15Et je vais vous dire, ce climat qui essaye d'installer la gauche, il est inacte.
02:19Je suis en date par là.
02:21Moi, je trouve ça terrible, en fait, même que la question soit posée de cette manière.
02:23C'est-à-dire qu'en fait, au plus grand JT de l'Europe, on reprend les éléments de la
02:28guerre du maire de Trappes
02:29qui dit que les accusations contre Trappes ont provoqué l'attentat.
02:32Ça devient une vérité aujourd'hui, quasiment, dans l'espace médiatique.
02:35Alors qu'on peut tout à fait dire qu'il y a des dysfonctionnements dans la ville de Trappes,
02:40qu'il y a un communautarisme peut-être auquel il faudrait, qu'il faut dénoncer,
02:43et tout à fait condamner l'attentat raciste.
02:45Ça n'a rien à voir.
02:46Et le fait qu'aujourd'hui, ça devienne une vérité, en tout cas, voilà,
02:48que ça devienne un élément important du débat m'effraie parce que je vois que l'extrême gauche dicte le
02:53tempo.
02:54Mais je vous dis, c'est pour ça qu'ils veulent nous fermer.
02:56C'est ce que vous venez de dire, on est les derniers.
03:00Et c'est pour ça qu'effectivement, ils veulent nous fermer.
03:03Et c'est pour ça que, sans doute, les gens vont de plus en plus nous écouter.
03:08Puisque les autres ne veulent plus y aller.
03:11Parce que même BFM, qui tentait un peu d'y aller, a fait marche arrière sur certains sujets.
03:16Vous vous rendez compte, la pression qui est mise sur Sonia Mabrouk, sur BFM en ce moment ?
03:22L'intimidation, la menace.
03:23Ça marche, mais ça marche.
03:25Bien sûr que ça marche, ils ont peur.
03:26Avec les techniciens de BFM.
03:27Mais ils ont raison d'avoir peur.
03:28Mais bien sûr, d'ailleurs, ils ont raison d'avoir peur.
03:30Vous avez parfaitement raison, attention.
03:31Tu rigoles pas avec l'extrême gauche, hein ?
03:33Oh là !
03:35Je veux dire, si tu rentres en...
03:39Il y a l'opprobre sociale qui vient sur toi.
03:42Mais pas seulement, mais Vincent a raison.
03:44Nous sommes tous des fascistes, des fascistes, on discute pas, on les abat.
03:47Alors, symboliquement, ça on s'en tira à peu près bien, soit physiquement.
03:50Mais c'est ça.
03:51En fait, le fantasme révolutionnaire a vraiment infusé, quoi.
03:54C'est-à-dire, entre nous, les révolutionnaires et le pouvoir,
03:56il y a certains obstacles à éliminer, soit physiquement, les policiers,
04:01des cocktails Molotov.
04:02Moi, je fais pas la différence entre les cocktails Molotov et les pavés d'un kilo.
04:05Soit symboliquement, fermer ces news.
04:07On élimine tous les obstacles et on prend le pouvoir,
04:09pas par les urnes, mais par la violence.
04:11Avec le sentiment moral de la bien-pensance.
04:15Du bon côté de l'histoire.
04:17C'est pour ça que j'ai écouté hier, on l'écoutera tout à l'heure,
04:19Alain Jakubowicz, que j'aime bien d'ailleurs, j'aime bien les gens en général,
04:22mais j'aimerais vraiment...
04:26C'est tellement incroyable.
04:27C'est tellement incroyable.
04:29Et il te dit le contraire quand il est en tête-à-tête avec toi.
04:32Il dit pas...
04:33En fait, le contraire.
04:34Ils disent pas exactement ce qu'il dit, c'est de la posture.
04:37Dans 9 cas sur 10, c'est de la posture.
04:39J'entendais le glissement sémantique sur des médias du service public
04:43où on parle plus de violence, de manifestation,
04:46mais de démocratie sociale.
04:49Et c'est intéressant parce que vous allez voir
04:51qu'il y a deux légitimités qui vont s'opposer.
04:53Il va y avoir la démocratie électorale, les urnes,
04:55et on va lui opposer la rue en disant,
04:58attendez, mais non, c'est la démocratie sociale.
05:01À les manifester, c'est un acte démocratique.
05:04Olivier, tout ça est annoncé.
05:06On savait que cette année serait particulièrement difficile.
05:09Il faut n'ayez pas peur, comme disait Jean-Paul II.
05:12N'ayez pas peur.
05:15N'ayez pas peur, je vous assure.
05:17Oui, alors, c'est normal d'avoir peur.
05:19C'est humain d'avoir peur.
05:20C'est bien, parce qu'en plus, en face, c'est bon.
05:22Mais faites votre métier.
05:24Faites ce que vous croyez juste.
05:25Moi, je fais ce que je crois juste.
05:27Je ne suis pas militant, je suis journaliste.
05:30Je vous propose d'écouter...
05:31C'est un exemple pour nous.
05:32Non, je ne suis pas...
05:33Oh là là !
05:34Oh là là !
05:35Si vous saviez...
05:36Je vais vous dire...
05:37Un père.
05:37Mais non, on a beaucoup de chance d'avoir des patrons...
05:40Un phare.
05:41On a beaucoup de chance, et je le dis sans arrêt,
05:43d'avoir des patrons qui nous soutiennent.
05:45Quand les gens, très gentiment, me disent dans la rue,
05:47tu es courageux,
05:48je dis, le courage, c'est mon patron qui me permet de l'avoir,
05:50si j'ose dire.
05:51Parce que tu sais que dans d'autres chaînes,
05:56tu serais lâché très très vite.
05:58Parce que les gens, tu dirais, arrête, fais pas de vagues,
06:01c'est pas grave, t'as raison, mais t'es quand même...
06:03Là, c'est pas ça.
06:04Nous, on nous dit, on témoigne de la réalité.
06:07Point.
06:07C'est tout.
06:08Pourquoi vous hauchez comme ça ?
06:10Vous avez connu TF1, vous avez très bien...
06:12Dans les autres chaînes que j'ai fréquentées,
06:14à commencer par celle du service public,
06:15les journalistes étaient totalement raccords avec leur direction.
06:18Ah oui, bah oui.
06:20Ils prenaient le même virage, au même moment.
06:23Ils étaient...
06:24Non, non, je l'ai suivi.
06:25Ce n'est pas des rebelles.
06:27Pardonnez-moi, mais sur BFM,
06:29vous avez juste un jeune homme qui est venu cracher son venin
06:32sur Sonia Mabrouk dans une émission quotidienne
06:34et qui est reparti sur BFM le matin.
06:38C'est quand même des drôles de patrons.
06:41Parce que si t'es patron,
06:42tu peux peut-être aller voir la personne et lui dire
06:44« T'es gentil, mais si t'as quelque chose à dire sur BFM,
06:46tu viens de le dire dans mon bureau. »
06:47Plutôt qu'aller cracher ton venin,
06:49sur une chaîne de télévision concurrente.
06:51Par exemple.
06:52Ce que je dis n'est pas stupide.
06:55Non, mais ça, c'est du bon sens.
06:56Ce que je dis n'est pas complètement stupide.
06:58Non, non, pas du tout.
06:59On est d'accord.
07:00Bien sûr.
07:00Voilà.
07:00Bon, c'est un état d'esprit.
07:02C'est la haine vigilante.
07:02Bon.
07:03Écoutez Jordan Bardella,
07:07qui a parlé du profil.
07:09Alors, c'était sur RTL.
07:10Il a parlé la fois sur TF1,
07:11il a parlé sur RTL ce matin du profil des émeutiers.
07:16Ce qui me sidère, si vous voulez,
07:18c'est qu'on en soit encore à hurler à chaque fois
07:22qu'un responsable politique fasse le lien
07:24entre la politique d'immigration
07:26et la montée des violences dans notre pays.
07:28Je crois qu'il y a un tiers des interpellés
07:30qui est de nationalité étrangère.
07:31La quasi-totalité de la délinquance de rue
07:33dans notre pays est évidemment liée
07:35à notre incapacité à maîtriser l'immigration.
07:39...Villiers et Jordan Bardella,
07:41vendredi, vont converser dans un face-à-face
07:45générationnel, mais aussi peut-être d'idées.
07:48Et ce sera donc vendredi à 20h.
07:52Vendredi à 20h, c'est bien cela.
07:54Entre 19h et 20h, il y aura Philippe de Villiers
07:56avec son émission Elliot de Val.
07:57Et là, il y aura un face-à-face
07:58entre Philippe de Villiers et Jordan Bardella.
08:00Ça va être intéressant d'ailleurs de les écouter
08:02parce que c'est effectivement deux générations,
08:05deux hommes de deux générations différentes
08:07qui peuvent échanger.
08:09Jordan Bardella est également revenu
08:10sur les accusations de Mediapart.
08:12Et ça, c'était sur TF1 hier soir.
08:14Écoutez-le.
08:17Jordan Bardella, qui était sur TF1 hier soir.
08:19Je le dis pour Lucas Busutil,
08:21qui est avec nous en régie.
08:22Ce qui me permet de saluer Marine Lançon
08:24puisque Marine n'est pas là en ce moment,
08:26comme vous le savez.
08:27Et de nous intéresser à la petite Anouk,
08:29qui a trois semaines ou un mois désormais.
08:32Et donc, on la salue là où elle est,
08:33dans son berceau, sans doute.
08:35Et Jordan, comment ?
08:37Elle nous regarde déjà, bien sûr.
08:39Et Jordan Bardella, je meuble.
08:44Je meuble parce que Jordan...
08:46C'est vrai que c'est du talent.
08:47Bon, Jordan Bardella, on peut l'écouter.
08:51Et il a parlé de son compte Facebook.
08:54Je n'ai plus de compte Facebook au moment où je vous parle.
08:56Je conteste les propos qui sont rapportés par Mediapart
08:58qui mènent contre le Rassemblement National
09:00une opération de déstabilisation.
09:02Nous serons toujours, pour les Français,
09:05pour les Français de toute origine,
09:07de toute condition, de toute religion,
09:09un bouclier face à la menace islamiste.
09:13On va marquer une pause.
09:14C'est intéressant, tous ces débats.
09:16Je trouve qu'ils sont...
09:17On vit aussi un moment particulier.
09:20Vous êtes des jeunes journalistes.
09:22Vous êtes plus anciens.
09:23On n'a jamais vu,
09:24on n'a jamais vu, me semble-t-il, Vincent,
09:27un affrontement culturel
09:30dans l'espace médiatique
09:31entre des journalistes qui sont pris à partie.
09:34Non, c'est nouveau.
09:35Non, ça, c'est très nouveau.
09:36Parce qu'autrefois, il y avait...
09:38Oui, oui, on ne logeait pas son lâche-salle
09:40devant les lecteurs.
09:43Il y avait des camps,
09:44parfois retranchés même,
09:46et bien affirmés.
09:48Et puis, il y a le marais.
09:49Mais on était entre soi.
09:52Il y avait une sorte de confraternité
09:54qui faisait qu'on ne se...
09:56Même en 1880 ?
09:57Non, même, même, même, oui.
09:59Je peux poser la question.
10:00Il y avait quelques figures de prou
10:02qui étaient effectivement dénoncées.
10:04Al-Kabash en a pris plein la figure
10:06à une époque et d'autres.
10:08Mais bon, ce n'était pas
10:09cette ambiance générale d'ostracisme.
10:12La pub, et nous revenons.
10:14Nous parlerons notamment des fake news.

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