00:00Pascal Crow qui soit dit entre nous est loin d'être le pire, honnêtement, et de très loin,
00:04parce qu'il a fabriqué des petits clones qui me semblent infiniment plus dangereux qu'il ne l'est lui
00:09-même,
00:10qui se prennent tous pour des petits Pascal Crow avec une espèce de surenchère
00:14qui m'est personnellement aujourd'hui totalement insupportable.
00:17Je voudrais le regard d'Alain Jakubowicz qui a longtemps accepté d'aller sur ses plateaux
00:21et qui n'y va plus, et qui en même temps n'est pas pour la fermeture de cette chaîne.
00:25Non, non, moi j'avais commencé du temps d'e-télé, en réalité je n'ai pas vu venir le...
00:29Je ne suis pas journaliste, moi je suis avocat et j'y allais de façon occasionnelle, en réalité.
00:36Il y avait sans doute un petit péché d'orgueil, je veux bien en convenir, seul contre tous.
00:42C'est un peu ma nature, je reconnais.
00:44L'avocat.
00:44Et c'est vrai que j'ai longtemps pensé que j'étais un contrepoint important, entre guillemets, nécessaire en tout
00:54cas.
00:54Et c'est le message aussi.
00:56Beaucoup de gens me disaient, tu ne peux plus continuer à y aller.
00:58Et d'autres me disaient, il faut que tu continues parce qu'il faut qu'il y ait un autre
01:01discours.
01:02Ça a été maligne.
01:03Et il est vrai qu'il est arrivé un moment où le tsunami était trop fort.
01:10Et où effectivement, j'ai eu le sentiment d'être un peu instrumentalisé, ou de m'instrumentaliser moi-même.
01:16Et j'ai pris la décision, effectivement, parce que contrairement à ce qui a été dit, personne ne m'a
01:20renvoyé.
01:22Mais j'ai bien compris que j'étais plus persona, j'étais persona non grata, ça c'est clair.
01:27Et personne ne me l'a signifié, en réalité.
01:28Mais j'ai pris cette décision parce qu'il y a un moment où il y a un inversement.
01:32Où je me suis dit, finalement, j'apporte de l'eau à leur moulin par ma seule présence et par
01:36les propos que je tiens.
01:37– Cela dit, vous vous battrez, si je suis votre logique, pour que cette chaîne continue de vivre et d
01:42'exister.
01:43– Moi, je suis d'accord, c'est beaucoup trop tard.
01:45Aujourd'hui, on en ferait des victimes.
01:48Et alors, vraiment, c'est la chose à ne pas faire.
01:51En revanche, moi, je pense qu'il faut les prendre à leur propre jeu.
01:54Moi, je leur ai dit, vous vous présentez comme les parangons de la liberté d'expression.
01:58Et alors, inondons-les.
02:01C'est quand il dit, notamment, Pascal Croc, qui soit dit entre nous, est loin d'être le pire.
02:06Honnêtement, et de très loin, parce qu'il a fabriqué des petits clones
02:09qui me semblent infiniment plus dangereux qu'il ne l'est lui-même,
02:13qui se prennent tous pour des petits Pascal Croc,
02:16avec une espèce de surenchère qui met personnellement, aujourd'hui, totalement insupportable.
02:20On n'est pas obligé d'écouter et de regarder ces news.
02:24Ce n'est pas obligé, c'est très facultatif.
02:27Donc, les gens qui y vont, c'est qu'ils ont décidé d'y aller.
02:29Mais moi, je pense qu'il faut les prendre à leur propre jeu.
02:31Lorsqu'ils disent, je vous invite, vous ne venez pas.
02:33Eh bien, allons-y !
02:35Et allons-y, effectivement, en nombre, pour apporter la contradiction,
02:38pour les mettre face à leur contradiction,
02:40parce qu'ils ne le traiteront pas très longtemps.