00:00Un sondage qui passe pour le moins inaperçu.
00:04Pourquoi Marine Le Pen est-elle la seule à être crédible sur la dette
00:09alors que le pays croule sous les charges ?
00:12Pourquoi ce sondage IFOP, Paul Le Figaro, donne 41% d'intentions favorables pour Marine Le Pen
00:22pour sauver la France de la dette alors que beaucoup critiquent son programme économique ?
00:27Que comprendre Gabriel Cluzel ?
00:29Oui, alors ce sondage, je crois, marque un clic pour le Rassemblement National,
00:36une marche franchie parce que, vous l'avez dit, il était presque entendu dans l'imaginaire collectif
00:44que si le Rassemblement National était en pointe sur les questions sécuritaires,
00:47sur les questions migratoires, l'économie, ce n'était pas vraiment son sujet.
00:51Tous les gens du Cercle de la Raison disaient que son programme économique ne tenait pas,
00:58à droite, on l'accusait d'être trop social, à gauche, de ne l'être pas assez.
01:04Donc c'est une critique récurrente de la faiblesse économique de son programme depuis des années.
01:12Or, le problème, c'est que ceux là-même qui ont porté cette accusation
01:16sont ceux qui ont construit cette dette, qui ont envoyé la France dans le mur.
01:22Donc aujourd'hui, les gens se disent, on a des gens qui sont une boussole, indiquons le Sud, si vous
01:27voulez.
01:27Donc quand ils nous disent que le programme de Marine Le Pen économique est nul,
01:31est-ce qu'on peut les croire ? Est-ce qu'on a envie de les croire ?
01:34Sachant qu'eux-mêmes, finalement, les Mozart de la finance ont été les Béla Bartok de la casse.
01:40Donc je crois que nous en sommes là.
01:42Et puis il y a cette idée aussi, vous savez, elle en bénéficie, c'est évident.
01:46Elle n'a participé à aucun gouvernement.
01:48Le Rassemblement national n'a participé à rien.
01:50Le cordon sanitaire les a, si j'ose dire, exemptés de toute responsabilité dans les gouvernements.
01:56Même Jean-Luc Mélenchon a participé à un gouvernement, il faut le rappeler.
01:59Il a été secrétaire d'État.
02:02Donc les gens se disent, on ne l'a pas essayé.
02:04Et deuxième point, je crois qu'elle donne ce sentiment de tenir un peu les deux bouts de la corde,
02:10parce que c'est un vrai sujet pour elle, et j'en terminerai là.
02:13Elle doit tenir deux sortes d'électorats, c'est-à-dire si elle veut y arriver.
02:17L'électorat dit plus populaire, attaché au social, c'est celui qui est opposé à la réforme des retraites, etc.
02:25Et néanmoins aussi un électorat des classes moyennes, voire classes moyennes supérieures,
02:32qui lui, en a ras-le-bol des charges.
02:34Donc elle arrive à tenir dans son programme ces deux bouts de la corde.
02:39Ce n'est pas évident parce que c'est une ligne de crête,
02:42mais finalement, on pourrait résumer ainsi,
02:44c'est qu'il y a des économies à faire, mais pas sur le dos des Français.
02:47Merci.
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