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  • il y a 1 minute
Le journaliste et écrivain Franz-Olivier Giesbert était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi matin. Au micro de Laurence Ferrari, il estime que la France est "dans un déni de réalité" sur de nombreux sujets, comme l'immigration, mais aussi sur la dette.

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Transcription
00:00Il y a eu aussi, François-Olivier Gisberg, une polémique autour du profil des casseurs qui a opposé Edouard Philippe
00:05à Jean-Luc Mélenchon.
00:06Edouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle, dit que dans certains cas, il y avait des Français issus de l
00:12'immigration.
00:13Le ministère de la Justice le confirme. Parmi les mises en cause, il y avait 95% d'hommes, 2
00:18tiers de 18 à 25 ans et 30% d'étrangers.
00:22Est-ce qu'on a le droit de dire ces chiffres-là ou est-ce qu'on est taxé tout
00:25de suite de racisme lorsqu'on le dit, François-Olivier Gisberg ?
00:27C'est l'évidence, il faut dire les évidences. Vous parliez tout à l'heure de l'histoire intime de
00:35mes chefs-d'oeuvre préférés.
00:36J'ai mis par exemple, c'est pas le meilleur livre, c'est Don Quichotte de Cervantes. C'est le
00:41grand livre, c'est le premier roman on peut dire, vraiment.
00:44Et ça dit quoi ? Parce que c'est un peu répétitif. C'est le déni de réalité qui est
00:48une grande maladie des humains.
00:50C'est-à-dire, bon d'ailleurs, Trump, il a ce déni de réalité et Macron aussi, ça c'est
00:53encore une ressemblance.
00:54Et donc, c'est de ne pas voir la réalité. La réalité est comme ça. Et ça veut pas dire
00:58que c'est du racisme.
01:00Alors, il y a des propos parfois à propos de ceux-là qui sont, qui relèvent du racisme.
01:04J'en ai entendu chez les uns, chez les autres. Mais c'était pas le cas d'Édouard Philippe.
01:08En plus, le pauvre, il baudouillait, il arrivait pas vraiment à dire les trucs.
01:12Même les pilleurs, ça l'embêtait, même de prononcer le mot, on voyait bien.
01:14Bon, donc, mais il faut dire la réalité. Si on veut régler les problèmes, il faut voir les choses.
01:21Et puis ne pas avoir peur de voir ce qu'on voit.
01:23Oui, mais ça, il y a une partie de la pièce politique qui veut occulter ce débat-là, qui veut
01:26le confisquer.
01:27C'est le grand problème de la France. Vous savez, un des problèmes principaux, on nous dit toujours qu'on
01:32a un déclin.
01:33Ben oui, c'est vrai, ça va très mal. C'est-à-dire, et puis c'est de pire en
01:36pire.
01:37Et ben, et puis la dette qui ne cesse de gonfler, etc. Je dis toujours, allez faire un tour du
01:42côté de l'horloge de la dette publique.
01:43C'est un site absolument incroyable.
01:44C'est votre dada, ça.
01:45Ben oui, mais vous voyez, mais c'est vertigineux.
01:483 600 milliards aujourd'hui.
01:49Voilà, mais on ne veut pas voir. Et c'est ça. Et pendant des années, on ne veut pas voir.
01:53Mais la réalité, quand on fait le déni de réalité, elle finit toujours, la réalité, par nous rattraper.
01:58Et c'est ce qui se passe d'ailleurs aujourd'hui.
02:00Donc, il faut voir les choses et puis les régler.
02:04Alors, évidemment, quand on ne voit pas les choses, on ne règle rien.
02:06Et c'est ce qui se passe aujourd'hui.
02:07Vous avez une espèce de, voilà, de je m'en foutisme à tous les niveaux de l'État.
02:12Il n'y a plus personne qui ne tient rien.
02:14Et puis, ça a commencé déjà bien avant Macron.
02:18Mais enfin, c'est vrai qu'il a sacrément accéléré la chose.

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