Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 minute
Quelle suite pour la mobilisation des lycéens ? Le nombre de blocus était en très nette baisse ce lundi jour de rentrée mais il devrait y en avoir plus ce mardi. L'infirmière arrêtée devant le lycée Jean Monnet à Montpellier a été libérée sans charges retenues contre elle.


Toute l'actualité dans vos régions avec ICI ex-France Bleu : https://www.ici.fr/

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et les 8h moins le quart, décidez à ne rien lâcher face aux annonces du gouvernement jugées insuffisantes.
00:06Les organisations de jeunesse appellent à des blocages massifs des facs et lycées aujourd'hui.
00:11La journée d'hier a été marquée à Montpellier par l'interpellation musclée d'une infirmière scolaire au lycée Jean
00:16Monnet.
00:16Tout cela sur fond d'inquiétude des parents.
00:19Sébastien Garnier, vous recevez la présidente de la FCPE de l'Hérault, la fédération de parents d'élèves.
00:24Marie Nikichine, bonjour.
00:25Bonjour.
00:26Merci d'être en studio ce matin.
00:27Vous avez vu cette vidéo, cette infirmière plaquée au sol.
00:31Est-ce que comme beaucoup de monde, vous avez été choquée ?
00:34Évidemment, d'autant plus qu'on nous parle d'une volonté d'apaisement, de faire en sorte que les cours
00:38reprennent dans la sérénité.
00:40Là, je pense que ce n'est pas le bon signal qui a été envoyé hier.
00:43Elle a été libérée à l'issue de sa garde à vue, sans aucune charge.
00:46On parlait d'outrage à la jambe.
00:47Finalement, il n'y a rien.
00:49C'est peut-être aussi pour calmer les esprits ?
00:51On espère que ça va aller dans ce sens-là, effectivement.
00:53Mais c'est vrai qu'on dénonce depuis le début la manière dont les lycéens sont confrontés tout de suite
00:58aux forces de l'ordre
00:59et la manière dont les blocus sont traités.
01:02Ceci dit, la vidéo est choquante, certes.
01:04Mais la préfecture se défend en disant que bloquer l'entrée d'un établissement, c'est interdit.
01:09On a le droit de manifester.
01:11Pas de bloquer, pas d'empêcher les autres de rentrer.
01:13Et puis, il y a l'outrage à Jean, la rébellion, c'est ce que disent les policiers.
01:19Elle n'est peut-être pas totalement blanche dans cette histoire, cette infirmière.
01:24L'idée, c'était vraiment de soutenir les revendications des lycéens
01:28et de ne pas forcément ni cautionner la manière qu'ils ont de le faire.
01:33Simplement, j'ai l'impression de revenir quatre semaines en arrière
01:36quand vous m'avez invité sur ce plateau au moment où les blocages ont commencé.
01:41Il n'y a pas grand-chose qui a évolué depuis, de manière très concrète.
01:44La rentrée pour les lycéens hier, ce n'était pas énormément d'amélioration
01:48par rapport à tout ce qui était demandé.
01:50Alors hier, peu d'établissements étaient bloqués.
01:53Il y en aura sans doute plus aujourd'hui puisqu'il y a des appels
01:56à la fois dans les facs, dans les lycées.
01:58Est-ce que c'est une inquiétude pour la fédération des parents d'élèves
02:01que vous représentez quand même ?
02:02Parce qu'il y a des parents qui disent
02:05« ça fait un mois que mon fils, ma fille n'a pas de cours.
02:09» Ça a de quoi inquiéter quand même ?
02:11Oui, on reçoit évidemment les inquiétudes des parents.
02:13Autant de ceux qui sont inquiets pour la capacité à leurs enfants
02:18d'exprimer leurs revendications dans de bonnes conditions.
02:21Et puis évidemment, ceux qui s'inquiètent parce qu'il n'y a pas de cours,
02:25parce que la continuité pédagogique a été compliquée à mettre en place.
02:29Nous, on reçoit les deux types d'inquiétudes.
02:34On conseille aux parents d'écrire aux établissements pour le formuler.
02:37Les parents n'ont pas eu forcément accès au temps démocratique pour s'exprimer.
02:41Ce qui est sûr, c'est que les deux types de parents vont se rejoindre
02:46pour nous écrire s'il y a à nouveau des non-remplacements d'enseignants,
02:51pour nous dire que les emplois du temps de leurs enfants ne leur permettent pas
02:54d'aller à des rendez-vous médicaux de manière régulière.
02:57Et parce qu'il y a une démotivation et une pression incroyable
03:01à l'approche des échéances.
03:03On parle du bac, mais en fait, Parcoursup, c'est toute l'année.
03:06Ici Hérault, il est 7h49, on parle de la mobilisation lycéenne
03:09avec notre invité Marie-Nikichine, présidente de la FCPE de l'Hérault,
03:12la fédération de parents d'élèves.
03:14Donc, si je vous entends bien, vous vous dites ce matin,
03:17il faut continuer la mobilisation ?
03:19Il faut continuer à obtenir des solutions d'urgence.
03:24En fait, les lycéens ont été finalement écoutés.
03:28On leur a donné des moyens supplémentaires pour s'exprimer.
03:31Simplement, pour l'instant, toutes les mesures dont on entend parler,
03:34c'est plutôt rentrée 2027, voire 2028.
03:37Concrètement, si vous lisez les mesures qui ont été publiées
03:40sur le site du gouvernement, on a la garantie qu'à partir de la rentrée 2027,
03:44un lycéen aura obligatoirement une heure pour manger à midi.
03:47Ça veut dire qu'aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
03:49Vous imaginez ?
03:51Donc, vous dites, il faut qu'il y ait des changements maintenant.
03:55Les changements parcours sup, notamment en 2028, c'est beaucoup trop lointain.
04:00Il y aura en plus entre-temps une élection présidentielle.
04:02Certains disent que du coup, rien ne sera fait.
04:05Donc voilà, vous voulez des changements concrets.
04:08Plus de profs, vous n'en voyez pas la couleur dans les établissements de l'Hérault ?
04:13On a un point tout à l'heure avec la direction académique de l'Hérault,
04:17pour voir concrètement la différence entre avant les congés de la Toussaint et maintenant.
04:22On a demandé, nous, aux parents dans les établissements,
04:25de nous faire leur propre remontée sur ce qu'ils avaient pu constater,
04:28comme manque, on parle d'enseignants,
04:30mais il faut aussi penser aux vies scolaires, aux surveillants, aux infirmières,
04:36notamment conseillers d'éducation.
04:38Tout ce qui permet à un établissement de fonctionner normalement,
04:41de répondre aux besoins des élèves et aux parents quand ils appellent,
04:44ce qui n'est pas toujours le cas.
04:46Est-ce que vous n'avez pas peur qu'il y ait un gros écart entre certains élèves,
04:51donc qu'on le disait, qui ne vont plus en cours depuis plusieurs semaines,
04:53et puis beaucoup d'établissements dans lesquels les cours ont continué à peu près normalement ?
04:58Il y a des examens derrière, il y aura des sélections justement sur parcours sup des élèves.
05:03Est-ce que là, il ne risque pas d'y avoir de gros écarts si ça perdure ?
05:06Ça fait partie des choses sur lesquelles on va être très très vigilant.
05:09Là, on a donc les conseils d'administration dans les établissements
05:12qui seront l'occasion d'exprimer ces inquiétudes,
05:14d'imaginer des dispositifs qui permettent de pallier ce type de dysfonctionnement.
05:22Et les conseils de classe aussi, dans la foulée,
05:24permettront d'évaluer effectivement le retard à combler
05:28à cause de ce qui a pu se passer pendant les mobilisations lycéennes.
05:33Nouvelle grosse mobilisation, donc ce sera jeudi, vous serez dans la rue ?
05:38Nous serons dans la rue, malgré la pluie, je pense qu'il y aura beaucoup de monde et beaucoup de
05:41lycéens.
05:41C'est vrai, la pluie annoncée.
05:44On fera un point météo tout à l'heure, mais pas sûr que ça freine malgré tout la mobilisation.
05:49Merci beaucoup Marie Nikichine, présidente de la FCPE de l'Hérault.
05:53Bonne journée à vous.
05:53Merci beaucoup.

Recommandations