- il y a 4 heures
ICI, on se dit tout Hervé Marquès, maire de Sète
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00:00Ici On se dit tout, le rendez-vous politique de Ici Hérault.
00:03Nous sommes aujourd'hui avec Hervé Marques, maire de Sète.
00:06Bonjour Hervé Marques.
00:08Bonjour.
00:08Vous êtes un tout jeune maire, 57 ans, ça va c'est jeune,
00:12mais surtout à la tête de la mairie depuis un an et six mois.
00:16A 19 ans, vous commencez une carrière militaire qui va durer 15 ans,
00:20puis une reconversion dans le tourisme, pour simplifier.
00:23Vous mettez pour la première fois le pied dans la politique en 2020.
00:27C'est François Comenne qui vient vous chercher.
00:29Vous êtes alors en charge des sports à la mairie en mai 2025.
00:34Vous êtes propulsé maire de Sète suite à la démission du même François Comenne,
00:39condamné dans une affaire de détournement de fonds publics.
00:42Est-ce que vous vous sentez prêt à ce moment-là ?
00:44Parce que vous êtes encore en apprentissage en fait dans la politique.
00:48C'est un parcours.
00:50Ma vie est une histoire de parcours.
00:52C'était l'heure de répondre au présent.
00:54Il y a eu des sollicitations au sein de l'équipe à l'époque.
00:57Savoir si quelqu'un se sentait à la hauteur de la question que les Cétois allaient reposer
01:03quelques mois après,
01:06qui était de se dire qu'il faut continuer l'aventure.
01:09Militairement, moi, le porte-drapeau est tombé.
01:12Il fallait quelqu'un pour relever le drapeau et continuer la mission.
01:15Je l'ai faite.
01:16D'accord.
01:16Donc sans souci, vous vous sentiez prêt ?
01:18Oui.
01:19Suffisamment solide.
01:19Déterminé.
01:20Ok.
01:22Et depuis, comment vous vous positionnez par rapport à François Comen ?
01:24Finalement, c'est votre mentor.
01:26C'est lui, en tout cas, qui vous a mis le pied à l'étrier.
01:28Est-ce que c'est un conseiller de l'ombre aujourd'hui, François Comen ?
01:31L'ancien maire.
01:31Pas du tout.
01:32François Comen n'est ni un problème, ni une actualité.
01:35Aujourd'hui, je suis le maire de Sète, élu,
01:38depuis mars 2026.
01:39Et sur la période dont vous parlez,
01:41François Comen n'avait pas accès à la mairie.
01:43Il a été déchu de ses droits civiques.
01:46Donc, il n'avait pas rentré ni en interférence, ni en contact.
01:49En revanche, les cinq années qui m'ont permis de travailler à lui,
01:53effectivement, m'ont permis de comprendre ce qui se passait au sein d'une mairie,
01:57comment une gouvernance s'organisait.
02:01Et surtout, moi, j'ai découvert la façon d'être assez libre dans l'action publique,
02:05avoir des idées, avoir de la création, être à l'écoute des citoyens.
02:08C'était effectivement une forme d'apprentissage,
02:11mais je retiendrai de cette époque et de ces cinq années de mandat
02:15une vraie liberté d'action, de pensée.
02:18Et c'était pour ça qu'on avait été recrutés à l'époque, en 2020.
02:21C'était pour amener une certaine façon de voir notre propre ville
02:24et servir les Sète-Oies.
02:25Et cette détermination et cette conviction ne m'a jamais quitté.
02:28Alors, effectivement, vous prenez goût au pouvoir, on va dire,
02:31ou en tout cas à la fonction,
02:32puisque en mars 2026, vous êtes élu pour la première fois.
02:3840% des Sète-Oies vous donnent leur confiance,
02:41en tout cas ceux qui ont voté.
02:42Justement, c'est quoi qui vous motive à ce moment-là ?
02:46Est-ce que c'est l'ivresse du pouvoir, la volonté de servir votre ville ?
02:49Qu'est-ce qui vous habite à ce moment-là ?
02:51Non, votre question ne m'entraînera pas à vous dire
02:53que c'est l'ivresse du pouvoir qui m'attire,
02:55mais c'est le sens des responsabilités,
02:57le sens de la continuité de l'action
02:58et une connaissance que j'estime assez aiguë du territoire
03:04sur lequel je voulais continuer l'action, c'est-à-dire Sète.
03:07Je connais Sète, j'y suis né, j'en suis parti,
03:10j'y suis revenu, j'y ai pris des responsabilités
03:12et je me suis dit que, dans ce qu'on me pressentait,
03:16je ne pouvais laisser ni la ville,
03:19ni à l'extrême-gauche, ni à l'extrême-droite.
03:22Donc, j'ai décidé de m'engager pour faire preuve
03:26d'un certain attachement à la démocratie et à la République
03:29que tous les Sèteaux ont vraiment chevillé au cœur.
03:33Qu'est-ce qui a plu aux Sèteaux chez vous ?
03:35Parce que vous n'êtes pas un professionnel de la politique.
03:37Je suis comme eux.
03:39Je suis comme eux.
03:40Je suis issu d'une cité HLM, de la partie noire.
03:44HLM Le Vallon ?
03:45Le Vallon, voilà.
03:46C'est bien, vous connaissez.
03:48Je me suis un petit peu renseigné à votre interview.
03:50Le Vallon, c'est les quartiers nord.
03:52C'est juste au-dessus de l'île de Thau
03:53et tous les quartiers qui avaient été construits à l'époque
03:56du côté nord.
03:57Ça rappelle un petit peu la physionomie de Marseille.
04:01Donc, moi, j'ai grandi grâce à l'École de la République.
04:04L'armée et l'État m'ont permis
04:06de passer un certain nombre de qualifications.
04:08Et puis, moi, je suis un enfant de la République.
04:09Je suis un enfant d'un parcours.
04:11Et je crois que ce qui a plu aux Sèteaux,
04:12c'est mon parcours.
04:13Et en échange, j'aurais proposé toute une série de parcours,
04:17que ce soit artistique, résidentiel, professionnel.
04:21éducatif qui a permis peut-être
04:22de leur faire comprendre que j'étais comme eux
04:24ou qu'eux étaient comme moi.
04:27En tout cas, il y a eu un échange.
04:30Et en plus, moi, je m'inscrivais
04:31dans un non-carriérisme de la politique.
04:35Là, on y est, effectivement.
04:37Alors, peut-être que les choses vont changer.
04:39Mais en tout cas, c'est le cas aujourd'hui.
04:40Est-ce que votre aventure politique,
04:41c'est une ascension sociale pour vous ?
04:43Bien sûr.
04:44C'est un parcours.
04:45C'est ce que je défends.
04:46C'est la méritocratie.
04:47C'est le travail.
04:47Moi, je suis pour l'égalité des chances.
04:49Donc, je veux que tous les Sèteaux,
04:50quel que soit leur âge et quel que soit le choix
04:52de leur départ, aient une égalité.
04:54Moi, je l'ai eu.
04:56Je l'illustre.
04:57Je suis là.
04:58S'il ne faut plus être là demain
04:59et que l'égalité amène quelqu'un d'autre
05:02à ce poste-là, je le ou la féliciterais.
05:04Mais en tout cas, moi, aujourd'hui, oui,
05:05je suis un exemple de ce que je défends.
05:08Je ne me considère pas comme l'exemple.
05:10Je suis un des exemples.
05:11Et je crois que ce parcours doit servir
05:13à tous les petits Sèteaux qui sont dans des situations
05:15aujourd'hui qu'on pourrait penser très défavorables
05:19de se dire qu'avec une maman et un HLM,
05:21on peut aller bien loin.
05:23De quelle sensibilité politique êtes-vous,
05:26Hervé Marquès ?
05:27C'est vrai que vos positions brouillent les pistes parfois.
05:30Alors, vous êtes divers droite, non encartés,
05:32on en reparlera, mais vos décisions ne sont pas
05:35toujours celles qu'on attendrait d'un homme de droite.
05:38Alors, pêle-mêle, quelques exemples.
05:41Le repas à un euro dans les cantines,
05:43la ville de Sète, alors ce n'est pas que de votre fête,
05:45mais malgré tout, la ville de Sète est bonne élève
05:47en termes de logements sociaux.
05:49On est à un taux de 20%.
05:51On peut parler de la culture aussi.
05:53Alors, vous êtes où, en fait, à droite ou à gauche ?
05:55Là où il faut.
05:56C'est-à-dire ?
05:57C'est là où il faut.
05:57C'est là où il faut.
05:58Quand il faut répondre, alors s'il faut compartimenter
06:00chaque décision, effectivement,
06:02il y a peut-être des mesures qui paraissent
06:03assez sociales, mais je suis là.
06:06Je suis là quand il faut être social,
06:07je suis ferme quand il faut être ferme,
06:09si tant est que le social appartienne à la gauche
06:11et la fermeté appartienne à la droite.
06:12Moi, je ne suis d'aucun compartiment,
06:15je ne suis d'aucun parti,
06:16je n'aime pas la verticalité,
06:17je n'aime pas le dogme,
06:19j'aime l'initiative,
06:20la prise dans conscience des problèmes
06:22et une vraie réaction.
06:23Ce n'est pas parce qu'une décision apparaît sociale
06:25et que je suis étiqueté d'hiver droite
06:27que je ne vais pas la prendre, cette décision.
06:29D'ailleurs, la première décision que j'ai prise,
06:30c'est de placer le prix de la cantine à 1 euro.
06:33Vous comprenez bien que financièrement,
06:34si j'étais un patron de droite,
06:36je ne prenais pas ce genre de décision,
06:37c'est une perte de recette pour la ville.
06:38C'est ce que je vous dis.
06:39Mais je trouve qu'aujourd'hui,
06:41les parents ont besoin,
06:43puis il y a plein de conséquences à chaque mesure,
06:45que ce soit sur le parcours résidentiel,
06:46sur la cantine,
06:47il y a des conséquences directes
06:48sur le portefeuille des sétois.
06:50Et quand vous faites l'inventaire des mesures
06:52qu'un maire peut prendre
06:53pour toucher au pouvoir d'achat
06:54de ses concitoyens,
06:55il n'y en a pas tellement.
06:57Donc si vous y touchez,
06:58vous êtes quelqu'un qui est responsable
06:59et qui aide les concitoyens.
07:01Les logements sociaux,
07:02vous allez en faire plus ?
07:03On va en faire pareil,
07:05là où il faut,
07:06là où il faut.
07:06Alors, moi, je suis quand même un maire
07:08qui va apaiser la construction.
07:10Mais pour autant,
07:11il faut tenir compte
07:11de ce qu'on appelle la déco-habitation.
07:13C'est-à-dire qu'un couple,
07:14aujourd'hui,
07:14ça devient deux entités immobilières.
07:16Et les enfants sont trimballés
07:18d'un côté et de l'autre.
07:18Il y a autant de voitures.
07:19Donc on va construire.
07:20Mais moi, je révise le PLU.
07:23L'opération est lancée.
07:24J'ai déjà stoppé pas mal de constructions
07:26sur la partie est de la ville.
07:27On va encore stopper.
07:28Cette n'a pas vocation
07:30à devenir une ville
07:31à 60 000 habitants.
07:32Aujourd'hui, on est 45 000.
07:33Je crois qu'il va falloir gérer
07:34le succès de la ville
07:35dans son intégralité.
07:37Et pas que sur le côté logement.
07:39Oui, justement.
07:39C'est vrai que la ville de Sète
07:41attire beaucoup,
07:42notamment des artistes
07:43venus de Paris parfois
07:44ou même des gens
07:45qui viennent travailler.
07:46Ça fait forcément
07:47augmenter les prix.
07:48Vous faites attention à ça ?
07:49Bien sûr.
07:50Après, la bulle spéculative
07:51n'est pas du fait du maire.
07:52Non, c'est sûr.
07:53Vous pouvez encadrer les loyers, par exemple.
07:54Et puis, moi, quand je parle
07:55à des Cétois qui, vous savez,
07:56ils ont une cabane
07:57à la pointe courte
07:58qui vaut quatre planches
07:59et qui a acheté 400 000 euros.
08:01Qu'est-ce que vous voulez leur expliquer ?
08:02Il ne faut pas le faire.
08:03Ça n'existe pas.
08:04Aujourd'hui, dans la situation
08:05dans laquelle on est,
08:05s'ils ont un deuxième logement,
08:06ils vendent la maison
08:07à la pointe courte.
08:08Je prends la pointe courte
08:09parce que c'est l'exemple
08:09le plus typique.
08:10Mais effectivement,
08:11on a une vraie attractivité.
08:13Ça a marché.
08:14On plaît.
08:14On plaît beaucoup.
08:16Il ne faut pas plaire trop.
08:17Il ne faut pas abuser.
08:18Alors, parmi l'attractivité de Sète
08:20qui pourrait être catégorisée
08:22à gauche, entre guillemets,
08:25c'est la culture
08:25qui est un vrai pilier
08:27pour la ville de Sète.
08:28Est-ce que vous allez apporter,
08:29en quelques mots,
08:29à apporter d'autres projets
08:31où tout est fait déjà ?
08:32C'est bon.
08:33Alors, Sète n'attire pas les artistes
08:34et les artistes sont de Sète.
08:36Les meilleurs artistes
08:37que nous avons aujourd'hui
08:37sont de Sète
08:38ou ont été formés à Sète
08:39à l'école des Beaux-Arts.
08:40Moi, je suis de la génération
08:41juste en dessous
08:41de Combas, Diroza et Servera,
08:44Mentionne, qui a mon âge.
08:45Ce sont des gens qui...
08:46Moi, je partais jouer au rugby.
08:47On sortait du lycée.
08:49Eux montaient au Beaux-Arts
08:50et nous, on partait
08:51sur le stade de rugby.
08:52Donc, c'est notre génération.
08:53C'est ma génération.
08:55C'est eux les piliers de la culture.
08:56Ce n'est pas la ville.
08:57C'est eux qui ont fabriqué
08:58cette école des Beaux-Arts.
08:59En tout cas,
09:00c'est sûr que Sète
09:00n'est pas une ville de rugby.
09:01C'est ça.
09:02Soit dit en passant.
09:03Mais bon, d'accord.
09:03Il y avait Montpellier,
09:04il y avait surtout Béziers.
09:06Mais comment vous dire ?
09:07Non, oui, je vais amener.
09:08Il y a des projets
09:08comme les bains douches
09:09avec la réfection
09:11avec l'artiste
09:12Jean-Michel Otoniel
09:13qui est une notoriété mondiale.
09:16mais on a aussi
09:17au-dessus des bains douches,
09:18on va avoir une projection
09:20qu'on appelle ça
09:22du musée Paul Valéry
09:23qui va pouvoir être amené
09:25au cœur de ville.
09:26Mais on a aussi
09:26les dimanches culturels
09:27avec la création artistique.
09:29On va avoir un festival
09:30de théâtre de rue
09:31qui est en train d'être lancé
09:32par mes collaborateurs élus.
09:35Donc, effectivement,
09:35on va entretenir
09:36ce qui existe.
09:37On va consolider.
09:38Mais tout ça,
09:39ça passe aussi
09:40par des décisions fortes
09:41et politiques
09:41qui sont d'actualité
09:43puisque moi
09:44et mon équipe municipale
09:46nous avons sacralisé
09:48les budgets
09:48dédiés aux associations
09:49culturelles et sportives.
09:51Il n'y a pas beaucoup
09:51de collectivités aujourd'hui
09:53dans les rôles
09:53dans la région
09:54ou même en France
09:55qui peuvent dire
09:56que le million d'euros
09:57qui étaient consacrés
09:58depuis deux ans
09:59va être consacrés
10:00encore cette année.
10:01Alors, l'actualité politique
10:03est dense
10:03avant tout
10:04les mobilisations lycéennes.
10:06On vous a beaucoup vu
10:07en soutien
10:07aux pêcheurs septois
10:09dernièrement
10:09mais très peu
10:10pour les lycéens.
10:11Pourtant, vous avez
10:12le lycée Joliot-Curie
10:13qui souffre
10:14de son bâti
10:15notamment.
10:16Est-ce que leurs revendications
10:17sont légitimes ?
10:18Oui, alors vous appelez ça
10:20le mouvement lycéen
10:21vu ce qu'on a vu
10:21samedi dernier.
10:22Moi, je n'appelle pas ça
10:22le mouvement lycéen.
10:23Le mouvement lycéen
10:25est dissous
10:26dans un autre mouvement
10:26qui est beaucoup plus jaune,
10:28gilet jaune même.
10:30Mais aujourd'hui,
10:31les gens,
10:31est-ce qu'il faut les écouter ?
10:32Bien sûr, je les ai reçus.
10:33Alors, c'est assez difficile
10:35d'expliquer aux lycéens
10:37septois de Joliot-Curie
10:38qui sont mal placés
10:39sur 20 mètres de la plage.
10:40Elles ont des conditions
10:41parfois qui sont un peu difficiles
10:42mais eux m'ont beaucoup parlé
10:43de...
10:44Je les ai reçus
10:45les représentants des lycéens.
10:46Oui, le 7 octobre.
10:46Voilà.
10:47Et ils m'ont parlé surtout
10:48qu'ils étaient solidaires
10:49avec les étudiants
10:50de la Seine-Saint-Denis
10:51et d'autres lycées
10:52qui étaient beaucoup plus
10:53compliqués pour eux.
10:54Ce sont leurs mots.
10:54Donc, je les ai entendus.
10:56Mais après,
10:57qu'est-ce que je manifeste
10:58avec les étudiants septois ?
11:00Ils sont descendus des lycées.
11:01Le mouvement a un peu ralenti
11:03puis s'est complètement estompé
11:05au profit d'autres manifestations
11:07et d'autres revendications.
11:08Mais les lycéens septois,
11:09moi pour moi,
11:10ont été entendus.
11:11Il y a des choses
11:12qui vont évoluer.
11:13J'espère que les responsables
11:15du département
11:16pour les collèges
11:17et les lycées
11:18vont faire ce qui a été annoncé.
11:20Et je pense qu'après,
11:21ça ira mieux.
11:22Mais 7 n'est pas
11:23un secteur d'apprentissage
11:24en tension.
11:26C'est pour ça que le maire
11:27n'a pas trop de...
11:28À part l'écoute.
11:30La présidentielle,
11:31Hervé Marques.
11:32Alors, on le disait,
11:33vous n'êtes pas en quartier.
11:33Est-ce que c'est un manque
11:34de confiance vis-à-vis des partis ?
11:36Non, parce que j'ai reçu
11:38de la part de tous les partis
11:39dits de droite,
11:41centre-droit,
11:42l'assurance que personne
11:44ne serait face à moi
11:45et qu'ils soutenaient
11:46sans pour autant
11:47que je m'en serve
11:47de ce soutien.
11:49Donc, oui,
11:49je suis ciblé
11:51centre-droit, droite.
11:52Oui, vous êtes ciblé
11:53centre-droit,
11:54mais sans être dans un parti.
11:55Pourquoi ?
11:56Parce que je pense
11:56que ça manque de transversalité.
11:58Je l'ai dit aussi
11:59pendant les sénatoriels.
12:00Il faut se rassembler.
12:01Il y a trop de choix,
12:02trop de propositions
12:03avec si peu de nuances.
12:04Je crois qu'aujourd'hui,
12:05il faut une droite
12:06la moins bête du monde.
12:08Il faut une droite
12:08qui se rassemble.
12:09Et si ça doit s'appeler
12:10autrement,
12:11ça s'appellera autrement.
12:12En tout cas,
12:12je crois qu'il y a la place
12:13pour faire un vrai
12:14raisonnement de droite,
12:15faire des propositions
12:16et avoir des candidatures uniques.
12:18On voit ce que ça donne
12:19aux sénatoriels.
12:20J'avais appelé à l'Union.
12:22Un seul maire
12:24m'a écouté,
12:25Jean-François Audrin.
12:26Les autres
12:27ne se sont pas retirés.
12:28On se retrouve
12:29avec un seul sénateur
12:30qui est Joseph Francis,
12:32alors qu'on aurait pu
12:33en avoir un autre.
12:35Pour la présidentielle,
12:36vous avez un candidat déjà ?
12:37Non.
12:37Vous avez un poulain ?
12:38Non.
12:39Vous avez accueilli
12:39David Lysnard,
12:41le maire de Cannes,
12:42au moment de la mobilisation
12:43des pêcheurs.
12:43Est-ce que c'est votre
12:44tasse de thé, David Lysnard ?
12:45J'ai reçu le président
12:46des maires de France.
12:47Donc le même homme
12:48qui était...
12:48D'accord.
12:49Donc c'était sous
12:50la casquette, on va dire,
12:51de président
12:52des associations.
12:53Oui, parce qu'en plus,
12:54il est membre de son équipe
12:55et qui est dans mon opposition.
12:56Mais est-ce que c'est
12:57votre bord politique,
12:58David Lysnard ?
12:59Vous êtes plutôt
12:59Retailleau, Lysnard,
13:01plutôt Gabriel Attal,
13:02plutôt Édouard Philippe.
13:03On sent que vous êtes
13:04centre droit.
13:07Aucun de tout cela ?
13:10Non.
13:11Mon avis,
13:11quand on peut,
13:12c'est leur travail
13:13qui compte et leur proposition.
13:15Je me positionnerai
13:16au moment où il le faudra.
13:18Mais quand je pense que...
13:19J'ai rencontré
13:20M. Retailleau aussi
13:22à Paris.
13:23Je discute avec
13:25toutes ces personnes.
13:25Moi, j'ai des domaines
13:26qui sont des domaines
13:27non pas d'excellence,
13:28mais d'interrogation.
13:29Et quand je pose
13:30ces problèmes
13:31à ces gens-là,
13:32tant que je n'ai pas
13:32la bonne réponse...
13:33C'est quoi vos interrogations ?
13:35Sur le logement,
13:35sur la sécurité.
13:37Moi, j'ai posé
13:37des questions très précises
13:38sur le logement,
13:39sur la loi SRU,
13:40sur le parcours résidentiel,
13:42sur l'égalité des chances,
13:43sur les conditions
13:44d'apprentissage à l'école.
13:45Moi, j'attends
13:46des vraies réponses.
13:47Moi, je crois qu'aujourd'hui,
13:48il faut faire confiance au maire.
13:49En tout cas,
13:50il y a trop de candidats ?
13:51À droite.
13:52À droite, oui.
13:53Puisque vous restez
13:54quand même divers.
13:54La diversification
13:55des candidatures
13:56de l'autre côté
13:56ne m'intéresse pas du tout.
13:58OK.
13:59Alors, on en vient
14:00à la dernière question.
14:01Hervé Marques,
14:02vous avez une minute
14:03pour répondre.
14:04Une minute,
14:04une minute trente.
14:05Si vous êtes élu demain
14:07président de la République,
14:08quelle première mesure
14:09vous prenez ?
14:10Vous avez confirmé
14:11que je ne suis pas candidat.
14:12Ah ben ça, c'est vous.
14:13C'est faux que tu voyais.
14:14C'est mon postulat.
14:16Je ne suis pas candidat
14:17aux élections présidentielles.
14:19Si j'étais président de la République,
14:20je ferais confiance au maire.
14:22J'écouterais les maires.
14:23Je demanderais qu'ils m'aident
14:24parce que les maires
14:25sont à distance de gifles.
14:27Donc, ils rendent
14:28de tous les jours
14:29des comptes
14:30à la population sétoise.
14:32Ça, c'est pour mon cas.
14:33Mais les 36 000
14:34maires des communes
14:36n'ont pas droit
14:37au budget déficitaire.
14:39N'ont pas droit
14:40à l'erreur
14:41puisque la sanction pénale
14:42est immédiate.
14:44N'ont pas droit
14:44de mentir
14:45puisqu'ils sont jugés
14:46tous les jours.
14:47N'ont pas de chambre nationale
14:49pour aller défendre
14:50et discuter
14:51avec d'autres collègues
14:52des bons choix
14:52ou des mauvais choix.
14:53Il n'y a pas
14:54de groupe pour un maire.
14:56Il est seul.
14:57Il est face
14:57à une population
14:58qui serait,
14:59si elle était rassemblée,
15:00serait le peuple français.
15:02Donc,
15:03tous les jours,
15:03on rend des comptes
15:04au peuple français
15:04avec une micro,
15:06selon notre responsabilité,
15:07une micro,
15:08une macro population.
15:09moi,
15:10j'ai l'impression
15:10de gouverner
15:12avec l'aide
15:12de la population
15:13et je crois
15:14que ce qui manque
15:15aujourd'hui
15:15à un président,
15:16c'est ce rapprochement,
15:18ces strates.
15:19Je ne remets pas en cause
15:20ce découpage
15:21ni départemental,
15:22ni régional,
15:23ni ministériel,
15:24mais je crois
15:24que les meilleurs gouvernants
15:26sont ceux
15:27qui sont passés
15:27par la case maire.
15:28Et je dis bien maire,
15:29pas mandat local.
15:31Je parle d'un maire.
15:32Je n'avais pas d'expérience,
15:33je découvre l'expérience
15:34d'un maire
15:34et je me dis
15:35que finalement,
15:36la France,
15:36c'est quoi ?
15:36C'est une association
15:37de tous les maires de France.
15:39Finalement,
15:39si vous êtes président
15:40de la République,
15:41si vous étiez président
15:42de la République,
15:43votre première mesure
15:44serait d'éviter
15:45la déconnexion
15:47du président de la République
15:48avec son peuple.
15:48Et la centralisation.
15:50Merci beaucoup,
15:51Hervé Marques.
15:52Merci d'avoir été
15:53l'invité de
15:53Ici,
15:54on se dit tout.
15:55Hervé Marques,
15:56maire de cette...