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  • il y a 20 minutes
Avec Patrick Sébastien

Retrouvez Brigitte Lahaie du lundi au vendredi à partir de 14h sur Sud Radio.
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##BRIGITTE_LAHAIE-2026-11-02##
Transcription
00:00:0114h-16h, Brigitte Laé, Sud Radio.
00:00:04Bonjour à tous, nous allons passer ces deux heures ensemble sur Sud Radio.
00:00:08Actuellement, les méchants sont plutôt du côté masculin.
00:00:11Tous les hommes seraient dangereux, en tout cas, c'est le discours ambiant.
00:00:14Évidemment, c'est faux, il n'y a pas d'un côté les gentils, de l'autre les méchants.
00:00:18En même temps, il faut bien reconnaître que la violence conjugale, elle est plutôt masculine.
00:00:22Ce sont les hommes qui tapent et qui tuent.
00:00:25Mais c'est peut-être parce que les hommes ont la force physique pour eux.
00:00:29En revanche, les femmes, quand elles sont méchantes, elles sont dans une violence invisible
00:00:35qui peut être parfois plus redoutable.
00:00:38Mon invité, vous le connaissez bien, c'est Patrick Sébastien qui est avec nous.
00:00:41Et justement, il nous propose un roman assez particulier où l'héroïne est dangereuse,
00:00:48vénéneuse même, devrais-je dire.
00:00:50En tout cas, si vous avez envie d'échanger avec Patrick Sébastien,
00:00:53si vous avez envie de lui poser des questions, si vous avez envie de parler avec lui des femmes,
00:00:57est-ce que vous les trouvez vous aussi dangereuses ?
00:01:00Vous pouvez nous appeler au 0826 300 300.
00:01:03Vous pouvez également envoyer un SMS, vous envoyez Brigitte au 7 20 18.
00:01:08Bonjour Patrick Sébastien.
00:01:09Bonjour Madame Brigitte.
00:01:11Comment vas-tu ? On va se tutoyer parce qu'on se connaît quand même depuis très longtemps.
00:01:14Oui, ça fait 36 ans.
00:01:1736 ans ?
00:01:18Oui, la première fois qu'on a mangé ensemble, c'était...
00:01:22Mais on s'était rencontrés avant.
00:01:24Je tiens d'ailleurs à le dire tout de suite, pour tous ceux qui nous écoutent,
00:01:27Patrick Sébastien, on l'aime ou on le déteste, j'ai remarqué.
00:01:32C'est un peu ça, mais ça c'est le lot des grandes, fortes personnalités.
00:01:36Mais il a une qualité qui n'est pas si fréquente dans ce métier,
00:01:40il est d'une grande fidélité professionnelle.
00:01:42Je dis professionnelle.
00:01:44Fidélité professionnelle.
00:01:46Fidélité amicale aussi.
00:01:47Oui, oui, mais c'est vrai.
00:01:48Moi, je sais qu'à chaque fois que j'ai eu besoin pour une sortie d'un livre, d'un
00:01:53spectacle,
00:01:54toujours, toujours Patrick moins...
00:01:55Oui, mais parce que je me souviens que la première fois qu'on avait mangé ensemble,
00:01:58c'était une date qui était très symbolique pour moi.
00:02:01C'était le hasard.
00:02:02Je m'en souviens très bien.
00:02:02C'était le jour où mon fils aurait dû avoir 20 ans.
00:02:05C'est pour ça que je me rappelle très bien de la date.
00:02:07C'était le 5 décembre 90.
00:02:11Et à l'occasion de ce repas, ça m'avait beaucoup marqué parce que tu m'avais fait de la
00:02:16voyance.
00:02:17Tu m'avais fait des...
00:02:19J'avais tiré les cartes parce que je tire le tarot de Marseille.
00:02:22Tu m'avais tiré les cartes et ce qui a été fabuleux, et c'est pour ça que je m
00:02:25'en rappelle particulièrement,
00:02:27c'est que tout ce que tu m'avais dit est arrivé après.
00:02:29Je n'étais pas encore avec Nana, la femme qui a partagé ma vie pendant 30 ans.
00:02:34Et ce soir-là, tu me l'as prédit.
00:02:38Et je m'en souviens avec le recul, tu vois.
00:02:41Et donc, je n'arrêtais pas de dire à tout le monde, c'est une très bonne tireuse de cartes.
00:02:45Voilà, c'est ça.
00:02:45C'est pour ça que ça m'avait marqué.
00:02:47En tout cas, je me souviens très bien de cette soirée.
00:02:49Et c'est vrai que c'est des dates tellement importantes.
00:02:53Oui, c'était ça.
00:02:54C'est d'ailleurs ce que je trouve passionnant chez Patrick, et ça, c'est parce que je parle aux
00:02:59auditeurs,
00:03:00ce n'est pas parce que je t'éloigne, c'est qu'à la fois, il y a quelque chose
00:03:04de très bon vivant,
00:03:06on a l'impression que c'est quelqu'un qui est toujours en train de faire la fête, etc.
00:03:11Je suis exactement le contraire.
00:03:12Et en fait, oui, il y a aussi quelqu'un qui a besoin d'être un peu loin.
00:03:17Je suis en solitaire aussi.
00:03:18Oui, et puis une grande sensibilité qui est cachée par la gondriole, en fait.
00:03:25Non, ce n'est pas caché, c'est un tout.
00:03:28Toi, tu n'es pas que Brigitte Laé, avec la carrière que tu as eue, et puis assise derrière ce
00:03:34micro.
00:03:34On a tous des dichotomies, on est tous différents.
00:03:40Moi, je suis un petit peu hypersensible sur plein d'autres choses,
00:03:43de par le parcours que j'ai eu, ma bâtardise, j'ai été élevé par des femmes, justement.
00:03:48Ma grand-mère, elle avait cinq filles, et puis je me suis toujours démerdé tout seul.
00:03:53Depuis l'âge, je me suis marié à 16 ans, ce n'est pas courant non plus de se marier
00:03:56à 16 ans.
00:03:59Et tout ça fait qu'aujourd'hui, je suis un vrai solitaire, mais je l'ai toujours été.
00:04:03J'aime faire faire la fête aux autres, je l'ai faite beaucoup,
00:04:07mais je fuis en fait la foule et tout ça.
00:04:10C'est très paradoxal.
00:04:11On va surtout parler de ce roman, parce que je pense que ça parle des femmes,
00:04:17et je sais que dans cette émission, on a envie de parler des hommes, des femmes, etc.
00:04:23Vu l'époque qu'on vit aujourd'hui, et tous les paradoxes qu'il y a,
00:04:27chez toi, tu t'es fait rentrer dedans pour plein de prises d'opposition
00:04:31qui ne sont pas dans la norme,
00:04:34parce qu'il y a des choses qu'il faut dire, qu'on nous autorise à dire,
00:04:36qu'il faut dire absolument, puis il y a la réalité.
00:04:39Alors, ça s'appelle Vénineux, c'est aux éditions XO.
00:04:43C'est l'histoire d'une femme qui subit de la violence sexuelle quand elle est jeune, etc.
00:04:49C'est le départ, c'est la cause.
00:04:50C'est pour peut-être donner une justification de sa violence ?
00:04:55Exactement.
00:04:56C'est pour donner une justification, elle a l'impression qu'elle est investie,
00:04:59ça repose un autre problème de Dieu et du diable,
00:05:02elle est investie de quelque chose,
00:05:04elle a souffert à cause de certaines choses,
00:05:07elle a été violée par son père, etc.
00:05:08Mais ça, c'est que le début du temps.
00:05:10Bien sûr.
00:05:10C'est-à-dire qu'elle se, pour résumer,
00:05:12elle décide, parce qu'elle se retrouve en bas d'un escalier
00:05:17où elle est obligée de faire des choses à contre-coeur,
00:05:19elle décide que ses marches,
00:05:21ce sera les marches qu'elle va grimper dans la société,
00:05:23en s'appuyant sur les hommes et en les détruisant.
00:05:26Dès qu'elle a ce qu'elle veut, elle détruit.
00:05:29C'est une sorte de menthe religieuse au sens symbolique.
00:05:32Surtout qu'elle a trouvé un système pour détruire les hommes,
00:05:34pour les éliminer sans laisser d'empreinte.
00:05:36C'est-à-dire qu'elle identifie, parce que chacun l'a en soi,
00:05:41elle identifie le poison qu'il y a dans chaque être humain,
00:05:45c'est-à-dire que ça peut être l'orgueil,
00:05:46ça peut être le sexe, ça peut être l'argent,
00:05:50et elle pousse ce poison jusqu'à l'overdose.
00:05:53Qu'est-ce qui t'a donné envie, Patrick ?
00:05:55J'avais ça en moi depuis très longtemps.
00:05:57Cette femme qui n'est quand même pas très sympathique.
00:06:01Et en même temps, on s'y attache.
00:06:03C'est vrai.
00:06:04Et puis elle va avoir un moment, un revirement.
00:06:07Et puis surtout, j'ai écrit, parce que j'ai toujours aimé écrire des trucs machiavéliques,
00:06:11où on ne peut pas voir venir le dénouement.
00:06:14C'est vrai que le dénouement, il est plus qu'inattendu.
00:06:17On ne va pas le dire, mais on ne s'y attend pas.
00:06:19On ne peut pas s'y attendre.
00:06:20Et c'est certainement très choquant pour beaucoup de gens, le dénouement.
00:06:22Mais je l'espère.
00:06:24On te reconnaît bien, là, dans ton dénouement.
00:06:26Non, mais parce que j'ai toujours eu...
00:06:27Tu sais, j'avais fait des téléfilms sur France 2.
00:06:30On a fait trois téléfilms qui ont très très bien marché.
00:06:33Et c'est toutes des histoires machiavéliques, comme ça.
00:06:35Moi, j'ai été élevé à Agatha Christie.
00:06:38On n'est pas scorpion pour rien.
00:06:40Oui, mais j'aime bien toutes ces histoires psychologiques.
00:06:44À la fin, tu fais, oh merde.
00:06:47C'était quoi ? C'était ça, donc.
00:06:48J'adore ces histoires-là.
00:06:49Mais on pourrait dire, pourquoi...
00:06:52Après, si tu veux, mon idée de départ, pour ça que je l'ai éclaté depuis longtemps,
00:06:56c'était le début et la fin.
00:06:58Et après, j'ai meublé au milieu.
00:06:59Je ne savais pas comment j'allais meubler au milieu.
00:07:01Mais j'adore.
00:07:02Mais est-ce que tu crois que les femmes sont capables d'être aussi violentes ?
00:07:07Je pense, oui.
00:07:08Tu es d'accord avec cette violence invisible des femmes, finalement ?
00:07:11Absolument invisible.
00:07:12Oui, enfin, je veux dire, invisible, parce que ce n'est pas des coups.
00:07:14Je suis désolé, mais Monique Fourniré,
00:07:16c'est elle qui allait chercher les mecs pour...
00:07:19Monique Olivier, c'est elle qui allait chercher les mecs pour Fourniré.
00:07:22C'est tout sauf un ange.
00:07:23Bien sûr, mais moi, je suis d'accord.
00:07:26Pendant la guerre, pendant la guerre de 1945,
00:07:30ils avaient décidé, les nazis, d'éliminer les handicapés.
00:07:33De les foutre dans des chambes à gaz.
00:07:35Qui s'occupait de ça ?
00:07:36Les infirmières.
00:07:37C'était que des femmes qui étaient chargées de ça.
00:07:40Donc, dans le discours d'aujourd'hui, quand on me dit...
00:07:43Mais c'est les femmes qui dénoncent plus que les hommes.
00:07:47Voilà, toutes les femmes sont des anges.
00:07:48Et les hommes sont des monstres ?
00:07:50Non, il n'y a que...
00:07:51Non, mais bien sûr.
00:07:52Mais ce qu'il y a de difficile, c'est que l'homme, il donne des coups.
00:07:56Ah oui, mais ça, c'est terrible.
00:07:57La femme, c'est une violence plus invisible.
00:08:00C'est pour ça que souvent, on la voit moins.
00:08:02Et puis, tu sais très bien, dans les rapports, il y a quelque chose d'insidieux.
00:08:05Moi, je vis des copains qui me disent...
00:08:07Elle me pousse à bout, elle me pousse à bout.
00:08:09Je veux pas...
00:08:11Je veux m'en aller, elle me ferme la porte à clé.
00:08:14Tu vois, il y a...
00:08:14Oui, c'est cette violence que...
00:08:16Et aujourd'hui, il y a un truc qui me fait très peur.
00:08:17Et je l'ai dit à ma fille.
00:08:20Avec cette libération qui...
00:08:21Moi, je trouve ça formidable.
00:08:24Franchement.
00:08:25Ah, bien sûr.
00:08:25Mais franchement, je trouve ça formidable.
00:08:27Mais ça a permis à certaines femmes de s'exprimer avec beaucoup plus de violence.
00:08:33Moi, j'ai toujours peur que ma fille...
00:08:34Je vois les nanas qui parlent aux mecs.
00:08:36Il faut faire attention.
00:08:37Les mecs, ils sont dangereux.
00:08:39Tu te trouves en face d'un colosse, tu l'insultes, tu lui craches dessus.
00:08:42Et les filles avec MeToo se sont dit...
00:08:44On peut y aller, on peut balancer plus puisqu'on est protégé.
00:08:47Il faut qu'elles fassent très attention à ça.
00:08:48Moi, ma terreur, c'est que ma fille se mette à parler à un mec en l'insultant,
00:08:54en s'en rendant compte qu'elle peut...
00:08:57Tu as raison.
00:08:58Tu vois ce que je veux dire.
00:08:59Il faut prévenir qu'on n'exemple pas, on n'agresse pas un homme parce qu'il peut devenir très
00:09:06violent.
00:09:06Moi, j'ai eu l'exemple avec une amie à moi qui, je sais ce qui s'est passé après,
00:09:12bon, il y avait aussi le problème d'aujourd'hui, on a le problème que la toxicomanie, elle est partout.
00:09:17La cam est partout, donc ça enlève le discernement de tout le monde.
00:09:21Mais cette fille, elle était avec un mec, ils étaient à moitié défoncés, elle lui a mal parlé, mal parlé,
00:09:26mal parlé, et bien il a étranglé.
00:09:27À la sortie, il y a une morte et lui s'est suicidé en prison.
00:09:30Voilà l'histoire.
00:09:32Et c'est parti sur des mots...
00:09:35Mais bien sûr, mais bien sûr...
00:09:36Et sur une... ça ne justifie rien du tout, bien au contraire, tu vois.
00:09:41Mais la fille, les filles, ça me terrorise chez mes enfants qu'une fille puisse pousser tellement loin en se
00:09:49disant
00:09:49« Je ne risque rien, je suis une fille, il ne peut pas me toucher », que ça dégénère.
00:09:53Parce que c'est des gros cons, enfin, c'est attention.
00:09:56Oui, je crois que...
00:09:58Et comme il y a la cam, aujourd'hui, partout, partout, partout.
00:10:02De plus en plus, c'est vrai.
00:10:03Patrick, on va faire une petite pause et puis on va échanger avec les gens.
00:10:08Et puis on verra ce qu'ils ont envie de te dire, ce que tu as envie de leur dire.
00:10:12Je sais que de toute façon, tu es très proche du peuple.
00:10:16Je suis...
00:10:17Je n'ai pas quitté d'où je suis venu.
00:10:20On fait une petite pause et c'est un autre Patrick qu'on va écouter.
00:10:2414h-16h, Brigitte Laé, Sud Radio.
00:10:28Patrick Sébastien est avec nous pour nous présenter son roman, Vénéneuse, aux éditions XO.
00:10:33C'est une autre facette de Patrick Sébastien qu'on connaît moins,
00:10:37mais qui est tout à fait intéressante à découvrir.
00:10:39Bonjour Patrick.
00:10:41Ça va ma belle ?
00:10:43Bonjour Patrick.
00:10:44Ah, c'est un Patrick, je croyais que tu parlais à moi.
00:10:46Non, vous êtes deux Patrick.
00:10:48Il n'y a que des Patrick.
00:10:49C'est...
00:10:51Alors Patrick, qu'est-ce que vous avez envie de dire à Patrick Sébastien ?
00:10:54On vous écoute.
00:10:55Non, c'est que...
00:10:57En préambule, je dirais que d'abord, il y a l'être humain.
00:10:59L'être humain, il peut être féminin, il peut être masculin.
00:11:01Et l'être humain peut être formidable comme exécrable.
00:11:03Et on peut tous être l'un ou l'autre des personnages.
00:11:06Et sur les femmes ou les vénéneuses, pour moi, il y a trois archétypes.
00:11:12Il y a Madame de Merteuil dans Les Laisons Dangereuses qui souffre et qui, pour se sortir de cette souffrance,
00:11:19joue.
00:11:20Ça a fini mal pour elle et pour tout le monde.
00:11:22Il y a Phèdre qui, elle, souffre et souffre tellement qu'elle se fait envahir totalement par sa souffrance et
00:11:28elle ne la gère pas du tout.
00:11:30Et il y a Mélédie, peut-être que...
00:11:33Alors, je n'ai pas lu le roman de Patrick, mais...
00:11:37Elle vient de sortir, c'est normal.
00:11:39Et Mélédie, elle, elle est hors du jeu et justement, elle fait tout pour s'en sortir, quelle que soit
00:11:49la situation.
00:11:51Et je pense que la souffrance est souvent la cause de la méchanceté.
00:11:56Et expliquer n'est pas pardonner ou de...
00:12:00Excuser.
00:12:01Mais voilà, ou excuser.
00:12:03Mais déjà, d'essayer de comprendre, c'est bien plus compliqué.
00:12:06Donc, je voulais savoir, parmi ces trois héroïnes, laquelle est la plus proche de l'héroïne qu'Apatrick a pris
00:12:11dans son roman ?
00:12:12Je ne sais pas parce que je ne connais pas tous.
00:12:14Je connais la plupart de ses personnages, mais je ne les ai pas creusés.
00:12:17Mais moi, mon héroïne...
00:12:20C'est parce qu'à ce moment où je suis mon héroïne, moi, je me suis attaché beaucoup à elle.
00:12:24Alors qu'effectivement, elle détruit des mecs, mais elle s'appuie sur cette...
00:12:29Elle est némésis, elle est la vengeance.
00:12:31Tu vois, elle est...
00:12:32Elle a tellement morflé au départ, elle a tellement un mauvais souvenir qu'elle transforme ça.
00:12:37Mais moi, je la trouve sympathique.
00:12:39C'est très bizarre.
00:12:41C'est le côté scorpion, mon cher Patrick Sébastien.
00:12:44Elle détruit ses gens, mais les gens qu'elle détruit, il y a une raison.
00:12:47Elle ne les détruit pas gratuitement.
00:12:49Elle est envahie.
00:12:50Non, mais enfin, c'est quand même son intérêt, c'est ce qui passe avant.
00:12:54Il y a son intérêt, et puis il y a ce qu'elle a en elle de très mauvais, de...
00:12:59Parce que je pose la question tout au long du bouquin, est-ce qu'elle se sent investie presque d
00:13:04'une mission de Dieu
00:13:05pour faire payer aux hommes toutes les saloperies qu'ils ont fait pendant toute l'existence ?
00:13:10Et en même temps, la question qu'elle ne se pose pas, c'est est-ce que ce n'est
00:13:12pas le diable qui la commande ?
00:13:15Donc il y a toute cette ambiguïté qu'il y a dans la société, qu'il y a dans la
00:13:20société de tous les jours, entre le bien et le mal.
00:13:23Je ne sais pas si tu es d'accord, Patrick, mais en tout cas, il y a une phrase comme
00:13:26ça qui est dite au début du roman.
00:13:28Personne n'est jamais trop bien pour personne.
00:13:30Ben oui.
00:13:31Et c'est terrible.
00:13:33Ben oui, personne n'est jamais trop bien pour personne.
00:13:35Oui, oui, et c'est un peu, je trouve, assez bien résumé le personnage.
00:13:40Je suis très partagé sur mon écriture même, tu vois.
00:13:43Moi, j'ai de la sympathie pour elle, c'est très bizarre.
00:13:45On le voit bien, oui.
00:13:47J'ai de la sympathie pour elle, alors que je suis un homme, et parce qu'elle détruit des hommes,
00:13:52mais pas sans raison.
00:13:56Alors, je connais, j'ai croisé des femmes qui sont des destructrices, mais encore une fois, ce sont des exceptions.
00:14:04Mais ça serait généralisé en disant, c'est ce qui me gonfle dans le discours des intégristes aujourd'hui, c
00:14:13'est toutes les femmes.
00:14:14Tu vois, comme quand il y a des agressions sexuelles, j'ai entendu un truc qui m'a fait bondir
00:14:18l'autre jour, c'est à propos de Bruel, etc.
00:14:21Et tout ça, où j'entendais, si la femme le dit, c'est que c'est vrai.
00:14:25Je ne peux pas entendre ça.
00:14:26Avant toute enquête, avant tout, quoi que ce soit, j'ai entendu des féministes et des intégristes dire, si elles
00:14:32le disent, c'est que c'est vrai.
00:14:34Je ne peux pas entendre ça.
00:14:35C'est une dictature, à partir du moment où on n'a pas le droit de discuter ce qui a
00:14:39été dit, c'est une dictature féminine.
00:14:41Après, c'est une vraie... Il faut être hyper vigilant, il ne faut pas faire de cadeaux à tous ces
00:14:47mecs-là.
00:14:47Moi, je n'ai jamais été dans ce profil-là, c'est un truc que je ne connais pas.
00:14:51J'étais un bon vivant, j'ai dragué, à mon époque, on a dragué, mais je n'ai jamais coincé
00:14:56une fille dans un coin pour la forcer.
00:14:58Mais il y a des femmes qui regrettent aujourd'hui, parce qu'elles disent, il n'y a que les
00:15:02connards qui nous draguent encore.
00:15:05Oui, c'est vrai. Parce que les mômes ont peur. Les gamins, ils ont peur, mais j'ai discuté avec
00:15:09eux, je discute très souvent avec eux.
00:15:11Donc, Patrick, vous n'aurez pas votre réponse de Patrick Sébastien ?
00:15:15Ah, si c'est une des trois, si c'est une des trois, je ne sais pas. Parce que je
00:15:20ne connais pas suffisamment les personnages dont tu me parles.
00:15:22Je pense que c'est plutôt Mélodie, mais surtout face... Et je pense que ce qui est intéressant dans votre
00:15:27roman, dans ce que vous avez expliqué,
00:15:29c'est que face à toutes ces méchantes que je viens de présenter, qui sont souvent présentées comme des méchantes
00:15:35humaines,
00:15:35ultimes, en face, il y a des hommes qui, quelque part, sont aussi participants de cette chose-là.
00:15:42Mélodie, elle est en face d'une société très compliquée, mais donc elle a des combattants, elle doit survivre.
00:15:47Et par exemple, Mme Demerteuil, dans Les Laisons Dangereuses, en face d'elle, elle a quelqu'un qui joue avec
00:15:52elle.
00:15:53Et si, à un moment donné, l'adversaire de Mme Demerteuil se met à simplement devenir normal et à arrêter
00:16:01d'être manipulateur,
00:16:02d'un coup, le jeu s'arrêterait aussi.
00:16:04Et oui, c'est plus sa raison. Elle perd sa raison d'être.
00:16:07Mais est-ce que vous oubliez tous les deux ? Parce que moi, je les connais quand même bien, les
00:16:10femmes, et j'en suis une.
00:16:12Je trouve que souvent, la femme est la complice du méchant, et elle pousse le méchant à être encore plus
00:16:19méchant.
00:16:20Et ça, c'est aussi une façon très...
00:16:24J'ai connu ça, j'ai connu ça.
00:16:25Et je trouve que c'est pas... Enfin, je veux dire, elle se... c'est pas non plus d'être
00:16:30très bien, ça.
00:16:31Encore une fois, rien n'est blanc, rien n'est noir, c'est gris clair ou gris foncé.
00:16:37Je vais pas vous faire du Goldman, mais...
00:16:41On vit quand même aussi dans la société de l'excuse.
00:16:45C'est-à-dire qu'on confond les explications avec les excuses.
00:16:48Aujourd'hui, il y a plein de femmes qui vont se condire de telle manière,
00:16:51ou plein d'hommes qui vont se condire de telle manière en disant
00:16:52« Ah ben oui, mais il m'est arrivé ça, il m'est arrivé ça ».
00:16:55C'est une explication.
00:16:56Mais c'est pire que ça.
00:16:57Aujourd'hui, les femmes ont le droit d'être plus violentes, si je puis dire,
00:17:03parce qu'il y a eu le patriarcat.
00:17:04Enfin, je veux dire, c'est pas une bonne excuse.
00:17:06Ah ben, une femme qui te...
00:17:08Moi, ça m'est...
00:17:08Une femme qui te balance le téléphone dans la gueule, tu peux pas répondre.
00:17:11C'est ça qui est terrible.
00:17:12Eh oui.
00:17:13Tu peux pas.
00:17:15Vas-y, touche-moi.
00:17:16Tu peux pas.
00:17:16Moi, j'ai vu des copains comme ça, avec la nana qui leur fait une scène terrible,
00:17:20en disant « Mais vas-y, touche-moi ».
00:17:23Alors ça va, si tu tombes sur des mecs qui arrivent à...
00:17:26Il faut respirer un bon coup.
00:17:28Et se barrer, et se barrer surtout.
00:17:30Sans aller...
00:17:30J'arrête pas de dire à mes enfants, là, parce qu'ils sont en couple tous.
00:17:34Je dis « Putain, si vous avez une scène de ménage, barrez-vous.
00:17:36N'argumentez pas.
00:17:38Si on t'insulte, c'est comme en bagnole dans la rue.
00:17:41Moi, dans le temps, parce qu'à l'époque a changé.
00:17:44Je dis « Soire, l'époque a changé, mais les cons sont restés. »
00:17:48Il y en a peut-être même plus.
00:17:49Il m'est arrivé d'avoir des altercations dans la rue en bagnole, c'est fini.
00:17:54Moi, je suis un gros lâche.
00:17:56Je me barrerai.
00:17:57C'est plus possible.
00:17:58C'est de l'intelligence.
00:17:59À quoi ça rime de risquer, de se prendre un coup, parce qu'on nous a fait une quelpoisson ?
00:18:04Je pense que c'est pareil au niveau des rapports hommes-femmes.
00:18:08Moi, j'ai construit des relations qui sont, je ne vais pas dire...
00:18:12On peut rentrer dans le sujet exemplaire.
00:18:16Moi, je considère que personne n'appartient à personne.
00:18:19Si tous les gens étaient comme moi, il n'y aurait pas de féminicide.
00:18:22Moi, une femme ne m'appartient pas, pas plus que je ne lui appartiens.
00:18:25Non, mais la possession, ça rassure.
00:18:27C'est pour ça qu'on a souvent...
00:18:28La possession rassure, mais je l'ai connu.
00:18:31Non, mais je suis d'accord avec toi, mais pour beaucoup de gens, ça rassure.
00:18:35Merci, Patrick.
00:18:35On n'en saura pas plus sur l'héroïne de Patrick Sébastien.
00:18:40Mais c'est à vous de la découvrir.
00:18:41C'est aux éditions XO.
00:18:43On fait une petite pause.
00:18:44On se retrouve avec le Love Conseil.
00:18:46Je vous donne un petit conseil de langage codé.
00:18:49Et puis, nous aurons Mathieu également,
00:18:51qui a vécu une relation très destructrice avec une femme
00:18:54et qui nous racontera.
00:18:56Et on se retrouve tout de suite.
00:18:59Brigitte Laé, Sud Radio, le Love Conseil.
00:19:02Alors, Patrick Sébastien, je propose un langage codé
00:19:06pour renforcer la complicité et puis peut-être l'amour.
00:19:10Et donc, on invente...
00:19:11Arrête de dire des gros mots, l'amour.
00:19:13L'amour, oui.
00:19:14Donc, on invente un langage codé
00:19:16qui permet de se dire des choses quand on est devant des gens.
00:19:19C'est une petite complicité entre partenaires.
00:19:23C'est-à-dire que vous êtes les seuls à comprendre.
00:19:26Alors, ça peut être un langage de geste.
00:19:28Par exemple, on décide que si on se gratte l'oreille droite,
00:19:32ça veut dire qu'après le repas où on est chez des amis,
00:19:34on aura le droit de faire un petit câlin.
00:19:37ou alors que si on...
00:19:39Si je me gratte l'oreille droite, on fait un petit câlin.
00:19:43Voilà, ça peut être ça.
00:19:44Et comme ça, on s'ennuie un peu.
00:19:46Parfois, chez les gens...
00:19:47Si on fait ça, c'est je veux un sandwich.
00:19:50Oui, enfin là, c'est plus très codé.
00:19:52Excuse-moi.
00:19:53Heureusement, c'est un acte très...
00:19:57C'est plus codé.
00:19:57C'est plus codé.
00:19:58Oui, mais j'ai compris, oui.
00:20:00De messages codés.
00:20:03Enfin bref, la main dans les cheveux,
00:20:05si vous vous enroulez les cheveux,
00:20:06ça peut vouloir dire
00:20:08pourquoi pas la fameuse fellation
00:20:10que tu venais de miner, mimer,
00:20:12et qui n'était absolument pas codé.
00:20:14Voilà.
00:20:15Et puis comme ça, vous pouvez aussi...
00:20:18Tu peux communiquer en public
00:20:19avec des gestes.
00:20:21Sans que les gens s'aperçoivent
00:20:22de ce que tu es en train de dire.
00:20:23Exactement.
00:20:24Et ça, ça fait beaucoup de complicité.
00:20:26Parce que le problème de la sexualité des couples,
00:20:28souvent, c'est que ça vient à la routine.
00:20:30On est d'accord.
00:20:31On le dit en même temps.
00:20:32On connaît tous ça
00:20:33au bout de certains nombres d'années.
00:20:34Mais donc, recréer des petits événements
00:20:36de surprises comme ça,
00:20:38ça fait un petit peu de fun dans le couple.
00:20:40Moi, j'ai toujours aimé
00:20:41que ces événements-là.
00:20:44C'est les interdits qui m'intéressent.
00:20:46La transgression.
00:20:47C'est la transgression, évidemment.
00:20:49Voilà.
00:20:49Et puis, vous pouvez aussi inventer des mots.
00:20:52Par exemple,
00:20:52si vous utilisez le mot, je ne sais quoi,
00:20:56peut-être pas canapé,
00:20:57parce que c'est un petit peu déjà codifié,
00:21:00mais un petit mot particulier,
00:21:02je ne sais pas.
00:21:03Tiens, au fait,
00:21:04j'ai oublié de changer le bibelot de place.
00:21:07Ça peut vouloir dire quelque chose
00:21:09de très érotique.
00:21:10Voilà.
00:21:11Et ça fait aussi fonctionner votre imaginaire,
00:21:13parce qu'il faut trouver des petites phrases codées.
00:21:16La sexualité, elle est avant tout...
00:21:19Je ne sais pas,
00:21:19toi, tu es en pleines dents
00:21:20depuis des années et des années
00:21:21et tu parles avec les gens.
00:21:22Je suis tombée dedans quand j'étais petite.
00:21:23C'est tombée dedans quand tu étais petite.
00:21:26C'est le cerveau.
00:21:27C'est celui qui commande tout.
00:21:29C'est l'imaginaire,
00:21:32c'est le fantasme.
00:21:33Moi, je suis dans les...
00:21:33C'est le cerveau,
00:21:34c'est ça,
00:21:35vous et le cœur.
00:21:36Et le corps, pardon.
00:21:37J'ai tellement connu de choses
00:21:38dans toute ma vie,
00:21:39parce que ce n'est pas un secret.
00:21:41Non, ça, ce n'est pas un secret.
00:21:42C'est un cavaleur énorme.
00:21:43Mais j'en arrive justement avec le temps.
00:21:46Ça devient très compliqué dans ma tête,
00:21:48parce que j'ai à peu près tout connu.
00:21:50Et qu'il faut trouver,
00:21:51pour trouver des interdits,
00:21:52pour trouver encore des choses...
00:21:54C'est toute la difficulté du fantasme.
00:21:56Une fois qu'il a été réalisé,
00:21:58il n'a plus cet effet excitant.
00:21:59Il y en a encore.
00:22:03On est obligé de...
00:22:04On raréfie avec le temps.
00:22:06On choisit.
00:22:08Moi, draguer une fille,
00:22:09je suis célibataire,
00:22:09je peux en parler.
00:22:10Et puis, je suis bien.
00:22:11Qu'est-ce que je suis bien tout seul.
00:22:12Oh mon Dieu.
00:22:13Alors ça, c'est aussi très intéressant.
00:22:15J'ai de plus en plus de copines
00:22:16qui ne veulent pas habiter à deux.
00:22:19Je ne sais pas si tu as ça dans toutes les émissions.
00:22:21C'est valable toute génération confondue.
00:22:24Ah oui, c'est que c'est de plus en plus...
00:22:25C'est vrai.
00:22:26Les jeunes veulent bien se voir,
00:22:28mais rester chacun chez soi, absolument.
00:22:30Mais pas dormir ensemble.
00:22:31Alors on va accueillir Mathieu.
00:22:33Bonjour Mathieu.
00:22:35Bonjour.
00:22:35Bonjour Mathieu.
00:22:37Bonjour Patrick.
00:22:39Bonjour.
00:22:40Allez-y, on vous écoute Mathieu.
00:22:42Vous n'allez pas intimidé ?
00:22:44Non.
00:22:45Moi, ça a été une signification
00:22:47très problématique.
00:22:48Oui.
00:22:48Parce que j'ai fréquenté cette personne
00:22:51pendant six ans.
00:22:53Donc pendant deux ans,
00:22:55les deux premières années,
00:22:56c'était tout beau, tout rose.
00:22:58C'était très bien.
00:23:01On n'allait pas côte à côte.
00:23:03On avait un petit peu de distance.
00:23:05Donc moi, je prenais mon véhicule,
00:23:06j'allais l'avoir.
00:23:07On passait des petits week-ends ensemble.
00:23:09C'était très bien.
00:23:09Et puis un jour, on a décidé de franchir le pas,
00:23:12d'aller plus loin.
00:23:14C'est là que ça s'est gâté.
00:23:16Quand vous avez commencé à habiter ensemble ?
00:23:18Oui.
00:23:18Oui, c'est souvent le cas.
00:23:20Parce que là, elle commence à avoir
00:23:21de l'emprise sur vous.
00:23:22Et ça y est.
00:23:24Et en fait, je me suis aperçu
00:23:26de tout ce qu'elle me cachait.
00:23:28Parce qu'elle m'a vraiment caché
00:23:31beaucoup de choses.
00:23:33C'est-à-dire notamment sa phase
00:23:37d'alcoolisme avérée.
00:23:40où elle était totalement dans le déni.
00:23:43Et où, en plus,
00:23:44quand on était sous l'emprise de l'alcool,
00:23:46elle devenait ultra-violente.
00:23:49Et elle vous a menacé, physiquement ?
00:23:53Alors, physiquement, verbalement.
00:23:55D'accord.
00:23:56Tu sais, Mathieu,
00:23:58je ne vais pas rentrer dans les détails,
00:23:59mais j'ai connu aussi ça
00:24:00avec une de mes compagnes.
00:24:05C'est très difficile de fuir,
00:24:07mais il faudrait pouvoir fuir.
00:24:08Je suppose que tu n'as pas pu fuir tout de suite ?
00:24:10Non, parce qu'en fait,
00:24:12je gérais les gamins.
00:24:14Donc ces gamins, plus le mien.
00:24:15Donc on vivait tous ensemble.
00:24:18Donc ça a été très, très, très compliqué.
00:24:20Et puis là où ça a explosé,
00:24:23c'est en...
00:24:26Fin 2017.
00:24:28Fin 2017, ça a explosé,
00:24:30mais littéralement,
00:24:31parce que j'ai géré en même temps
00:24:33la fin de vie de mon père.
00:24:35Et je suis rentré un soir
00:24:37où ça s'est fini en pugilat.
00:24:41Où elle m'a agressé physiquement.
00:24:43Tu as répondu ?
00:24:45Ben oui, j'ai bien été obligé
00:24:47parce qu'elle a voulu me planter avec un couteau.
00:24:50Donc on en est arrivé là.
00:24:51Je lui ai mis une gifle.
00:24:52Et derrière, j'ai prévenu un gendarme
00:24:54et les flics.
00:24:55Et je lui ai fait comprendre
00:24:57qu'il fallait qu'elle se fasse soigner.
00:24:59Donc elle a été internée pour désintox.
00:25:01Et puis moi, j'ai arrêté ma relation derrière.
00:25:04Les gamins, je me suis démerdé
00:25:05avec leur père pour qu'ils soient repris.
00:25:08Et puis basta.
00:25:09Mais ça a été...
00:25:11C'est très difficile de sortir de ça.
00:25:14Ben quand t'es dedans,
00:25:15t'es jusqu'au bout.
00:25:16Et vous avez eu plutôt de la chance,
00:25:18si je puis dire, Mathieu,
00:25:20parce que vous avez réussi
00:25:21à prévenir les gendarmes.
00:25:24Parce que souvent,
00:25:25ce genre de personne
00:25:26va avoir un coup d'avance sur vous.
00:25:27C'est-à-dire que c'est elle
00:25:29qui va aller porter plainte
00:25:30pour violences conjugales, etc.
00:25:33Et du coup, vous vous retrouvez
00:25:35complètement piégé.
00:25:36Exactement.
00:25:37Exactement.
00:25:37Bon, elle avait des bleus
00:25:39parce que j'ai mis une basse.
00:25:41Ça m'a grippé.
00:25:42On est tombé dans les escaliers.
00:25:43Enfin, ça a été...
00:25:45On voit ça qu'au cinéma, quoi.
00:25:47Est-ce qu'il est quand même étonnant ?
00:25:48Malheureusement, on ne voit pas ça
00:25:49qu'au cinéma.
00:25:50Non, non, non, non.
00:25:51Et ce qui est étonnant,
00:25:51quand les femmes sont comme ça
00:25:52dans une sorte de rage,
00:25:54elles sont plus fortes,
00:25:56elles ont une violence
00:25:56qui est parfois plus forte
00:25:58qu'on pourrait l'imaginer.
00:25:59Ce n'est pas si simple
00:26:00de s'en défendre.
00:26:02Le problème, c'est que moi,
00:26:04je ne pouvais pas faire plus.
00:26:06J'ai essayé de la contrôler,
00:26:07de la maîtriser.
00:26:09J'ai quand même un savoir-faire
00:26:10à ce niveau-là
00:26:11pour pouvoir maîtriser les choses.
00:26:12Mais la problématique,
00:26:13c'est quand vous êtes dedans,
00:26:15c'est beaucoup plus compliqué
00:26:16à réaliser.
00:26:17Et puis moi, je ne pouvais pas...
00:26:18Enfin, moi, j'ai fait à minima
00:26:20ce que j'ai pu
00:26:20parce que si ça pouvait aller plus loin,
00:26:23j'aurais pu avoir
00:26:24beaucoup plus de problèmes
00:26:25que ce que j'ai eu
00:26:27parce que, déjà,
00:26:29au niveau physique,
00:26:31je ne suis pas un coupeur
00:26:33de citron à l'imitant.
00:26:34Je suis ancien numéro 8
00:26:34de rugby,
00:26:35donc je suis plutôt costaud.
00:26:38Donc, ça veut dire quoi ?
00:26:39Ça veut dire que tout est permis là-dessus.
00:26:42Le problème dans ces pugilats
00:26:43avec la société telle qu'elle a évolué,
00:26:45c'est que dans l'absolu,
00:26:48on va toujours dire
00:26:49que c'est la faute du mec.
00:26:50Vous avez perdu d'avance, oui.
00:26:52Tu vois,
00:26:53ce n'est pas perdu d'avance,
00:26:54mais presque.
00:26:54S'il y a un pugilat entre vous deux
00:26:55et qu'il y a un truc comme ça,
00:26:57c'est forcément la faute du mec.
00:26:58Alors que moi, je le sais,
00:27:00je l'ai vécu
00:27:01et j'ai vu des amis vivre.
00:27:02J'ai vu des trucs
00:27:04où le mec n'était absolument pour rien
00:27:05qui n'a fait que se défendre.
00:27:06Mais dans la tête
00:27:07de certaines intégristes,
00:27:08ça n'existe pas, ça.
00:27:10Ils ne peuvent pas considérer
00:27:11que tu ne fais que te défendre.
00:27:13Moi, j'ai eu des soirées
00:27:14au Nouvel An
00:27:17où elle a jeté
00:27:20un verre de vente cognac
00:27:22rempli à rabord de blanc
00:27:24à la tronche des gens
00:27:25qui nous avaient invités
00:27:26et partir avec des insultes
00:27:28et tout juste
00:27:29s'ils ne se battaient pas
00:27:30avec tous les invités.
00:27:31Alors ça, c'est bien
00:27:31parce que ça vous fait des preuves
00:27:32si jamais il y a moindre...
00:27:37Le problème,
00:27:38ce qui est...
00:27:40En prenant du recul,
00:27:42c'est qu'on s'attache
00:27:43à ces nanas-là.
00:27:44C'est ça qui est fou.
00:27:45Oui, mais ça,
00:27:47c'est du masochisme, là.
00:27:49Ce n'est pas du masochisme.
00:27:51Ces nanas à caractère,
00:27:52c'est ça qui nous séduit
00:27:53au départ.
00:27:53C'est Carmen.
00:27:55J'en ai connu quelques-unes.
00:27:56Ce qui nous séduit au départ,
00:27:58c'est justement
00:27:58cette force de caractère.
00:28:00Après, la force de caractère...
00:28:01Il y a du répondant, quoi.
00:28:02Oui, mais quand ça va mal,
00:28:03ça se retourne contre toi,
00:28:04évidemment.
00:28:05Mais parce que souvent,
00:28:08c'est chez femmes,
00:28:09là, et encore une fois,
00:28:10c'est une généralité,
00:28:11mais c'est vrai,
00:28:12il y a aussi dans la sexualité
00:28:14quelque chose de très puissant.
00:28:16Et c'est ça qui attire les hommes.
00:28:19J'imagine, Mathieu,
00:28:20qu'au début,
00:28:22c'était la fête au lit.
00:28:25Oui, c'est après
00:28:26que ça a déchanté.
00:28:27Oui, mais au début...
00:28:29C'est un peu comme
00:28:29les soirées en discothèque
00:28:30quand vous rallumez la lumière
00:28:31en fin de journée.
00:28:34Il n'y a rien de plus triste
00:28:35qu'une discothèque le jour.
00:28:37Voilà, voilà.
00:28:38Donc, c'était un petit peu ça.
00:28:42Et puis, en plus,
00:28:42il y a la complication
00:28:43avec les enfants
00:28:44parce que moi,
00:28:45le dernier,
00:28:45il s'était attaché à moi.
00:28:47C'est horrible pour les enfants
00:28:48parce qu'ils assistent
00:28:49à des scènes...
00:28:51Il faut protéger les enfants de ça.
00:28:53Ça a été hyper compliqué, quoi.
00:28:56Ça a été hyper compliqué.
00:28:57Et puis, pour être clair,
00:29:01j'ai eu...
00:29:04J'ai eu développé
00:29:05une allergie aux femmes
00:29:06après ça.
00:29:07Ça a été un peu sévère.
00:29:08Ce qui est normal.
00:29:09Maintenant, ça va mieux.
00:29:10Ça va mieux, mais...
00:29:12Vous êtes prudent.
00:29:14Ouais, j'ai eu chaud d'écran,
00:29:16froide.
00:29:17Je te rassure,
00:29:18à 73 ans,
00:29:19moi,
00:29:20aujourd'hui,
00:29:21je...
00:29:22Je ne suis pas très, très loin
00:29:24de ton allergie.
00:29:25Aujourd'hui,
00:29:26après avoir vécu
00:29:27tout ce que j'ai vécu,
00:29:28et je suis envenu
00:29:29de plein de choses.
00:29:30Je sélectionne,
00:29:31justement,
00:29:33les femmes
00:29:33qui, pour moi,
00:29:34qui m'entourent,
00:29:35qui sont susceptibles
00:29:37d'être dans la norme, quoi.
00:29:39Et je fuis.
00:29:40Je ne l'ai pas toujours fait.
00:29:41Je n'ai pas toujours fui.
00:29:42Je suis allé sur...
00:29:43Tu vois, je me...
00:29:44Mais là, aujourd'hui,
00:29:45cette allergie dont tu parles,
00:29:47alors, est-ce que c'est nous
00:29:48qui en sommes coupables
00:29:49ou c'est elle ?
00:29:50Mais moi, je...
00:29:51Non, mais en même temps,
00:29:52ça développe l'intuition.
00:29:53J'imagine aussi bien vous,
00:29:54Mathieu,
00:29:55que toi, Patrick.
00:29:56On fait attention.
00:29:56Vous les repérez,
00:29:58quand même, maintenant ?
00:29:59Quand on a eu...
00:30:01On les repère,
00:30:02mais on est toujours...
00:30:02Je ne connais pas Mathieu,
00:30:03mais on est toujours...
00:30:05Si on a été attiré
00:30:06par ce genre de femmes
00:30:07qui, après,
00:30:09les vies,
00:30:09on a toujours
00:30:10cette espèce d'attirance
00:30:11pour ce qui est piquant
00:30:12et ce qui va être intéressant.
00:30:14On ne va pas se mettre
00:30:15avec une tiède...
00:30:17Une douce colombe ?
00:30:19Une douce colombe.
00:30:19Je ne pense pas.
00:30:20Je ne sais pas, Mathieu, mais...
00:30:22Mathieu ?
00:30:22J'ai changé mon fusil d'épaule.
00:30:25C'est-à-dire ?
00:30:26C'est les hommes, maintenant ?
00:30:27Ah non, non,
00:30:27ce n'est pas les hommes,
00:30:29mais disons que, déjà,
00:30:30je me borraque plus
00:30:31sur forcément
00:30:33le touffe-touffe-lâme.
00:30:34Ben voilà.
00:30:34Et puis, j'attends.
00:30:37Là, aujourd'hui,
00:30:38je suis en couple,
00:30:40en clair,
00:30:41depuis quelques mois,
00:30:43mais ça n'a rien
00:30:44allé à l'opposé complet
00:30:46de ce que j'ai pu vivre.
00:30:48Mais ça va ?
00:30:49Vous ne vous ennuyez pas ?
00:30:50Ah non, jamais.
00:30:51Jamais.
00:30:52Non, parce que c'est aussi
00:30:53ça le problème.
00:30:55C'est tranquille,
00:30:56c'est raisonnable,
00:30:57c'est tempéré,
00:30:59c'est tendre,
00:31:01c'est reposant.
00:31:03C'est reposant.
00:31:04Voilà.
00:31:05Il n'y a pas de dispute,
00:31:05il n'y a pas du hurlement,
00:31:07il y a du dialogue,
00:31:09il y a tout ça,
00:31:10tout ça,
00:31:10tout ce que je n'ai jamais eu,
00:31:12en fait.
00:31:13Voilà.
00:31:14Oui, mais alors,
00:31:15si vous me dites,
00:31:15Mathieu,
00:31:15si vous me dites,
00:31:16c'est tout ce que je n'ai jamais eu,
00:31:17ça veut dire qu'il y en a eu
00:31:18plusieurs un peu turbulentes,
00:31:20on va dire,
00:31:21peut-être vénémneuses.
00:31:22Bon, ça veut dire quand même
00:31:24que vous alliez chercher
00:31:24quelque chose
00:31:25et ça parle de vous.
00:31:27Oui, ben disons,
00:31:28je cherchais surtout
00:31:29le peps au lit,
00:31:31et aller avoir une vie
00:31:33en plus tranquille
00:31:35avec la personne.
00:31:36Le problème,
00:31:37c'est qu'il y a des fois
00:31:38où c'est largement incompatible
00:31:40parce que ce type de personne
00:31:42ne va pas remonter
00:31:44les mêmes qualités
00:31:45et inconvénients.
00:31:47Donc moi,
00:31:47maintenant,
00:31:48comme j'ai aussi pris
00:31:49de la bouteille
00:31:49comme votre invité,
00:31:51je me suis dit,
00:31:52il vaut mieux avoir
00:31:53quelqu'un d'un peu moins
00:31:54turbulent à ce niveau-là
00:31:55et quelqu'un d'un peu plus
00:31:57reposant dans la vie
00:31:58du quotidien.
00:31:59Et je pense là,
00:32:00je pense que...
00:32:01J'ai des amis qui ont une formule
00:32:02beaucoup plus simple,
00:32:03c'est « faut fuir les chieuses ».
00:32:04Voilà, en gros,
00:32:07la formule est très triviale,
00:32:08mais c'est marrant
00:32:10parce qu'il parle,
00:32:10ça me rappelle plein de trucs
00:32:11de ma vie à moi.
00:32:12J'ai quitté ma première femme
00:32:13parce qu'elle était trop gentille.
00:32:16Et c'est très étrange,
00:32:17ça,
00:32:17que je la revois souvent,
00:32:20d'ailleurs,
00:32:20c'est presque celle
00:32:22que je préfère.
00:32:23Mais finalement,
00:32:24vous êtes comme nous,
00:32:26les bad boys,
00:32:27ça nous intéresse
00:32:27et puis vous êtes intéressé par...
00:32:30Je me suis mis sur des trucs,
00:32:32des fois,
00:32:33où franchement,
00:32:34je n'aurais jamais dû aller.
00:32:35Je ne regrette pas,
00:32:36je ne regrette pas.
00:32:37Mais c'est vrai qu'en plus,
00:32:39le jeune homme disait
00:32:40qu'il avait été rugbyman,
00:32:42on est quand même formé
00:32:43à une convivialité,
00:32:45à une vie un petit peu plus.
00:32:49on aime ce qui pique,
00:32:50on aime ce qui est...
00:32:50Ah, si on aime le rugby,
00:32:52ce n'est pas la même chose
00:32:52que le golf.
00:32:53On est bien d'accord.
00:32:56J'ai entendu parler
00:32:57du milieu de l'équitation.
00:33:00C'est chaud.
00:33:02Non, non,
00:33:03je ne parle pas de toi.
00:33:04Des jockeys.
00:33:06Dans le milieu des courses.
00:33:07Non, parce que je sais
00:33:08que l'équitation...
00:33:09Je crois que beaucoup d'hommes
00:33:11sont un peu chauds.
00:33:12On va peut-être généraliser
00:33:13un petit peu,
00:33:14mais on peut peut-être le dire.
00:33:16C'est ce qui me fait marrer,
00:33:16moi,
00:33:16quand les gens me tombent dessus
00:33:18en me disant
00:33:18« Toi, Patrick,
00:33:19putain, c'est génial. »
00:33:20Comme si j'étais le seul.
00:33:22Oh, putain.
00:33:23Non, non, non.
00:33:24Merci Mathieu,
00:33:25en tout cas.
00:33:25Merci beaucoup.
00:33:26Merci Mathieu.
00:33:26Bon courage.
00:33:27Et puis,
00:33:28garde la tendre.
00:33:29Je crois que vous avez
00:33:30trouvé la bonne, Mathieu.
00:33:31Allez,
00:33:32on fait une petite pause
00:33:32et c'est Laurent
00:33:33qui est avec nous
00:33:34dans un instant.
00:33:34A tout de suite.
00:33:3714h-16h,
00:33:38Brigitte Laé,
00:33:39Sud Radio.
00:33:40Patrick,
00:33:41Sébastien est avec nous
00:33:42à l'occasion de la sortie
00:33:43de ce roman
00:33:44Vénéneuse aux éditions XO.
00:33:46Que j'aime beaucoup.
00:33:47C'est un roman
00:33:48que vous aimez beaucoup
00:33:49et vous aimez beaucoup
00:33:50votre héroïne.
00:33:51Je rêve que quelqu'un
00:33:52en fasse un film.
00:33:55Je l'ai envoyé
00:33:55les premières épreuves
00:33:56du bouquin,
00:33:57j'ai envoyé à une amie
00:33:58que vous connaissez
00:33:59qui s'appelle Carla Bruni
00:34:00pour qu'elle le lise.
00:34:01Elle l'a lu dans la journée
00:34:02et elle me dit
00:34:02« Mais ça ferait une série
00:34:03ou ça ferait un film magnifique. »
00:34:05Le rôle en plus
00:34:06est magnifique pour une femme.
00:34:07C'est sûr que le rôle
00:34:07est magnifique
00:34:08parce qu'elle se transforme.
00:34:10Elle change de nom.
00:34:11Elle change de prénom.
00:34:12Elle est tout à fait...
00:34:12Et c'est sur 25 ans.
00:34:14On prend une comédienne
00:34:15qui a 30 et quelques années
00:34:16peut très bien aller
00:34:17de 30 à 55.
00:34:19Facilement.
00:34:20En tout cas,
00:34:21c'est un roman
00:34:22que vous avez eu envie
00:34:23d'écrire depuis longtemps.
00:34:25Peut-être que c'est parce
00:34:26que vous avez rencontré
00:34:27beaucoup de femmes
00:34:28qui vous ont inspirées.
00:34:32Même les téléfilms
00:34:33que j'ai faits,
00:34:34c'était des relations.
00:34:35C'était un mec
00:34:35qui tuait sa femme.
00:34:37Il y a des relations
00:34:38de couple dans tout.
00:34:40Et en même temps,
00:34:41moi je dis souvent
00:34:42la vie,
00:34:43moi qui écoute les gens
00:34:43depuis tellement d'années,
00:34:45j'entends ses enfants
00:34:46se massacrer,
00:34:47j'entends ses abus.
00:34:49La vie,
00:34:50elle est parfois plus dure
00:34:51encore que ce qu'on voit
00:34:52dans les films.
00:34:53Bien évidemment.
00:34:55J'ai croisé des gens
00:34:56dans ma vie.
00:34:56D'ailleurs,
00:34:57tous les gens que je croise,
00:34:58comme tu sais que j'aime bien,
00:35:00moi j'aime bien parler
00:35:01avec des gens,
00:35:02j'aime bien passer des soirées,
00:35:03je m'enrichis des autres.
00:35:04Mes voyages,
00:35:05c'est dans les autres.
00:35:07Et chaque personne
00:35:08que je rencontre,
00:35:09chaque vie que je rencontre,
00:35:11c'est un roman.
00:35:11Mais bien sûr.
00:35:12La moindre des personnes,
00:35:14c'est là où je déteste
00:35:15les gens qui ont
00:35:16trop d'estime d'eux,
00:35:17qui jugent les autres,
00:35:19qui...
00:35:20Quand je rentre
00:35:21dans une pièce,
00:35:22je ne considère jamais
00:35:23qu'il y a quelqu'un
00:35:23qui m'est inférieur
00:35:24ou supérieur.
00:35:25Je suis curieux.
00:35:26Et quand tu commences
00:35:27à creuser la vie
00:35:28de n'importe qui,
00:35:29de première personne,
00:35:30tu t'aperçois
00:35:30que c'est un roman.
00:35:31Toujours.
00:35:32Justement, toujours.
00:35:33Et il y a des blessures.
00:35:34Et on va écouter
00:35:34le roman de Laurent.
00:35:36Bonjour Laurent.
00:35:38Bonjour.
00:35:38Bonjour Laurent.
00:35:39Alors justement,
00:35:41vous aussi,
00:35:41vous avez eu une relation
00:35:43avec une femme
00:35:43pendant dix ans,
00:35:44c'est ça ?
00:35:45Alors des relations...
00:35:46Alors d'abord,
00:35:47tout d'abord,
00:35:48bon,
00:35:48je ne suis pas une groupie,
00:35:49j'ai 60 ans aujourd'hui.
00:35:52Patrick est une de mes idoles.
00:35:54Ah, c'est gentil.
00:35:54C'est bien.
00:35:56J'adore votre franc de parler.
00:35:57Vous êtes quelqu'un
00:35:58que j'admire très profondément
00:35:59et tout qui j'ai beaucoup d'estime.
00:36:01C'est gentil, merci.
00:36:04Brigitte,
00:36:04je vous écoute très souvent.
00:36:06J'adore vos émissions.
00:36:07Bon, voilà.
00:36:07Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
00:36:09Alors moi,
00:36:09ce qui m'est arrivé,
00:36:10bon,
00:36:10des relations toxiques,
00:36:11j'en ai eu beaucoup,
00:36:12plusieurs dans ma vie,
00:36:13on va dire,
00:36:13mais une en particulier
00:36:14qui a duré pendant dix ans.
00:36:16J'ai rencontré une femme
00:36:17à l'époque,
00:36:18c'était sur le Minitel.
00:36:20Je pense qu'on a connu.
00:36:21Oh là là !
00:36:24Oui, oui,
00:36:2685, 90,
00:36:28j'imagine.
00:36:28Voilà.
00:36:30On a très vite sympathisé.
00:36:31À l'époque,
00:36:32elle était avec le père
00:36:33de ses enfants.
00:36:35Bon,
00:36:35et très vite,
00:36:36on a sympathisé.
00:36:37Je suis devenu son confisant
00:36:38jusqu'au jour
00:36:38où on a avoué
00:36:39qu'elle le quittait
00:36:40et que,
00:36:41bon,
00:36:41on a eu des atrobes crochus.
00:36:43Je suis monté
00:36:44la chercher à Paris.
00:36:46Bon,
00:36:46elle avait deux enfants handicapés.
00:36:49Bon,
00:36:49j'ai redescendu dans le sud.
00:36:52On a commencé
00:36:52à se mettre ensemble.
00:36:54Bon,
00:36:54au départ,
00:36:55tout allait bien
00:36:55comme toujours dans les couples.
00:36:57Ça allait très bien,
00:36:57on parlait.
00:36:59Au niveau sexuel,
00:37:00ça allait très bien aussi.
00:37:01Bon,
00:37:01voilà.
00:37:02Et peut-être deux ans après,
00:37:05là,
00:37:05les problèmes ont commencé à arriver.
00:37:08On voit bien,
00:37:09c'est toujours le même temps
00:37:10à la lune de miel.
00:37:12Le temps que la...
00:37:14En plus,
00:37:14quand vous prenez la femme
00:37:15qui est déjà avec quelqu'un,
00:37:16il ne faut jamais oublier
00:37:17que vous vous mettez
00:37:18avec une femme infidèle
00:37:18dès le départ.
00:37:20Disons qu'ils n'étaient pas
00:37:21plus vraiment ensemble
00:37:22parce que lui,
00:37:23il était quand même
00:37:23assez violent
00:37:24avec ses enfants
00:37:24et avec elle.
00:37:25Voilà,
00:37:26bon,
00:37:26ses enfants,
00:37:27ils l'ont...
00:37:28C'est ce qu'elle vous disait ?
00:37:29C'est ce qu'elle vous disait ?
00:37:30Non,
00:37:31je l'ai entendu.
00:37:31Oui,
00:37:32d'accord.
00:37:32J'ai entendu lui dire
00:37:33à ses enfants,
00:37:33de toute façon,
00:37:34j'ai eu deux mongoliens.
00:37:35Ah oui,
00:37:35c'est pas bien.
00:37:36Voilà,
00:37:37c'était un bel empapé.
00:37:38Et alors,
00:37:39au bout de deux ans ?
00:37:40Au bout de deux ans,
00:37:41bon,
00:37:41ben,
00:37:41là,
00:37:42il y a commencé
00:37:42à avoir des petites histoires.
00:37:44Je me doutais de quelques trucs,
00:37:46mais bon,
00:37:46je me suis vite aperçu
00:37:47qu'elle allait les voir ailleurs.
00:37:49Alors,
00:37:50bon,
00:37:50là,
00:37:51bien sûr,
00:37:51remise en question.
00:37:52Est-ce que ça vient de moi ?
00:37:53Qu'est-ce qui ne va pas ?
00:37:54Est-ce que sexuellement,
00:37:55ça ne va pas ?
00:37:56Est-ce que...
00:37:57Apparemment,
00:37:58non,
00:37:58j'avais besoin d'une passade,
00:38:00j'avais besoin d'aller voir ailleurs.
00:38:02Bon,
00:38:03séparation de quelques mois.
00:38:06Quelques mois après,
00:38:07trois,
00:38:07quatre mois après,
00:38:08elle est revenue.
00:38:10Bon,
00:38:10là,
00:38:10ça a été des pleurs,
00:38:11ça a été,
00:38:12oui,
00:38:12tu comprends,
00:38:13je suis désolé.
00:38:14Comme je suis assez cœur d'artichaut,
00:38:16bon,
00:38:16ben,
00:38:16j'ai dit OK.
00:38:18Je n'avais pas refait ma vie,
00:38:19moi,
00:38:20donc,
00:38:20on s'est remis ensemble.
00:38:23Il y a eu des hauts,
00:38:24il y a eu des bas,
00:38:25il y a eu quelques...
00:38:26deux petites séparations,
00:38:27encore,
00:38:27on s'est encore remis ensemble.
00:38:29Un jour,
00:38:30j'étais au travail,
00:38:31j'étais chauffeur-livreur à l'époque,
00:38:33j'étais parti,
00:38:33elle m'envoyait un texto,
00:38:35je me casse dans le Nord,
00:38:36quand je suis rentré le soir
00:38:37à la maison,
00:38:39l'appartement était vide,
00:38:40elle avait déménagé.
00:38:42Voilà,
00:38:42je me suis retrouvé
00:38:43comme un couillon.
00:38:46J'ai essayé de la retrouver,
00:38:47j'ai retrouvé dans le Nord,
00:38:48elle a voulu qu'on se remette ensemble.
00:38:50Le Nord,
00:38:51j'appelle Chartres,
00:38:52bon,
00:38:52désolé pour les habitants de Chartres.
00:38:54Non,
00:38:54non,
00:38:54c'est pas grave.
00:38:55Donc vous vous remettez,
00:38:56et là,
00:38:57vous acceptez de retourner avec elle.
00:38:59D'accord.
00:39:01Alors,
00:39:02on redescend dans le Sud.
00:39:04Vous aviez quel âge à cette époque-là ?
00:39:06Je ne sais plus...
00:39:08C'était en 85-90,
00:39:10donc il y a...
00:39:11Oui,
00:39:11c'est ça.
00:39:12Oui,
00:39:12à 30 ans,
00:39:14on est encore un peu idéaliste,
00:39:16un peu...
00:39:18Allez,
00:39:18on va vous donner des excuses.
00:39:20Non,
00:39:21mais elle avait quand même
00:39:21un pouvoir psychologique sur moi.
00:39:23Ça,
00:39:24on s'en doute.
00:39:26Voilà,
00:39:26donc on est redescendu dans le Sud
00:39:28jusqu'au jour où,
00:39:29ben là,
00:39:30elle m'a encore retrompé une autre fois.
00:39:33Bon,
00:39:33sachant que ses enfants,
00:39:34je les ai considérés comme mes propres enfants,
00:39:36ils ont eu tout ce qu'ils voulaient.
00:39:38Bon,
00:39:38et là,
00:39:38la dernière fois,
00:39:39ça a été la fois de trop,
00:39:40je me suis fait violence.
00:39:42Le problème,
00:39:42c'est que je me suis retrouvé à la rue.
00:39:45En une semaine,
00:39:46j'ai perdu donc ma compagne,
00:39:48j'ai perdu l'appartement,
00:39:49j'ai perdu mon travail
00:39:50et je me suis retrouvé à la rue
00:39:52en train de faire la manche.
00:39:54Voilà.
00:39:54Donc,
00:39:55et aujourd'hui,
00:39:56j'ai la chance d'être marié à une femme,
00:39:59comme je dis toujours,
00:40:00si demain toutes les étoiles de l'univers
00:40:02venaient à disparaître,
00:40:03je garderai la seule qui reste à la maison.
00:40:06Voilà.
00:40:07C'est marrant,
00:40:07c'est comme le monsieur d'avant,
00:40:08il faut passer par quelques choses
00:40:11avant de trouver la bonne.
00:40:12C'est ça.
00:40:13C'est ça.
00:40:13Et c'est marrant, Patrick,
00:40:15parce que moi, pareil,
00:40:16j'ai été marié une première fois
00:40:18et je l'ai quitté
00:40:20parce que justement,
00:40:20elle était trop gentille.
00:40:22Eh oui,
00:40:23et puis on tombe sur le truc épicé
00:40:26et on sait très bien
00:40:27ce qu'on va chercher là-dedans,
00:40:28on sait très bien
00:40:29comment elles nous tiennent,
00:40:30mais il y a le...
00:40:31Ah bon,
00:40:32elles ne vous tiennent pas rouge,
00:40:33je ne comprends pas,
00:40:34je ne vois pas.
00:40:35Employer les mots comme ils sont.
00:40:37Oui,
00:40:37elles nous tiennent,
00:40:38elles peuvent nous tenir comme ça
00:40:40parce que c'est rare
00:40:42que ce soit le contraire.
00:40:43Non,
00:40:43de toute façon,
00:40:44c'est comme ça qu'on se fait aimer.
00:40:47Les femmes qui croient
00:40:49que le cœur chez l'homme,
00:40:51c'est comme ça qu'on l'a,
00:40:52non,
00:40:52on commence par le bas
00:40:53et c'est comme ça
00:40:54qu'on a le cœur.
00:40:55Il y a une femme en face de moi
00:40:56qui est pétée de rire
00:40:57qui a de vous dit tout ça.
00:40:58Ben oui.
00:41:00Ben oui,
00:41:01il faut passer par ces expériences.
00:41:03C'est presque comme si c'était utile
00:41:05de passer par ces expériences-là.
00:41:06Moi,
00:41:06j'en ai eu beaucoup.
00:41:07Ça dépend des gens,
00:41:08ça dépend des gens.
00:41:09Mais sans doute,
00:41:10Laurent,
00:41:10vous êtes comme Patrick,
00:41:12vous avez certainement une enfance
00:41:13qui n'a pas été suffisamment aimée,
00:41:15sécurisée.
00:41:16Et du coup,
00:41:17on va chercher sans père.
00:41:20Sans père,
00:41:21mais j'avais plein d'amour autour quand même.
00:41:23D'accord,
00:41:23mais il n'y a pas la sécurité du père.
00:41:25Il n'y avait pas la sécurité du père.
00:41:26La sécurité,
00:41:27c'est aussi important que l'amour dans l'enfance,
00:41:29évidemment.
00:41:29C'est vrai.
00:41:30Bon,
00:41:30et ben merci Laurent.
00:41:31Merci Laurent de votre histoire.
00:41:33Et bonne chance pour mes amitiés à ta compagne.
00:41:35N'est-ce pas ?
00:41:36Elle vous entend ?
00:41:37Et ben on l'embrasse aussi.
00:41:39Bonjour.
00:41:39On l'embrasse aussi.
00:41:40Bonjour,
00:41:40bonjour.
00:41:41Et ben vous avez un homme qui...
00:41:43Ça aurait été bien d'avoir son avis d'ailleurs.
00:41:45Vous avez vu ce qu'il a dit de vous ?
00:41:46Vous étiez la plus belle étoile de l'univers.
00:41:48C'est joli quand même.
00:41:49Et que si jamais demain,
00:41:50elles disparaissaient toutes,
00:41:51je garderai la seule qui est restée dans l'univers.
00:41:53Ben oui.
00:41:54Si j'ai 30 secondes,
00:41:55je peux donner un petit avis ?
00:41:56Allez-y,
00:41:57on vous écoute.
00:41:58Pour moi,
00:41:59ma rencontre avec Laurent,
00:42:00c'est vraiment,
00:42:01c'est quelqu'un qui m'a appris à aimer la vie.
00:42:04Voilà.
00:42:04Donc,
00:42:06je suis toute émue.
00:42:08Ben merci de nous donner
00:42:10ce petit moment d'émotion.
00:42:12Merci beaucoup.
00:42:13Moi,
00:42:13j'aime bien,
00:42:14j'aime bien entendre comme ça
00:42:15deux personnes qui s'aiment quoi
00:42:17et qui sont en couple
00:42:18et ça fonctionne bien.
00:42:21Voilà.
00:42:21Et donc,
00:42:22c'est comme ça
00:42:22qu'on va terminer
00:42:23la première heure
00:42:25avec Patrick Sébastien.
00:42:26Alors Patrick,
00:42:27je vous parle d'un sondage
00:42:29qui a été commandé par Gliden
00:42:30en 2022.
00:42:32C'est une étude YouGov.
00:42:34Quelle est la première raison
00:42:35pour aller voir ailleurs ?
00:42:37Vous avez une petite idée ?
00:42:38Vous me donnez la réponse
00:42:38après les infos.
00:42:40Après les infos.
00:42:4214h-16h,
00:42:43Brigitte Lae,
00:42:44Sud Radio.
00:42:46Eh bien,
00:42:46c'est Patrick Sébastien
00:42:48qui est avec nous.
00:42:49Patrick,
00:42:50on ne vous présente plus.
00:42:52C'est marrant,
00:42:53j'ai tellement l'habitude
00:42:53de vous,
00:42:54vous voyez.
00:42:54On ne te présente plus,
00:42:55tout le monde te connaît.
00:42:57Enfin,
00:42:57je veux dire,
00:42:5895% de Français
00:42:59te savent.
00:43:00Une de mes satisfactions,
00:43:01tu parlais de l'enfance,
00:43:02c'est ne pas avoir été reconnu.
00:43:05Mais je sais bien.
00:43:06Donc,
00:43:06d'être allé chercher
00:43:06la reconnaissance ailleurs
00:43:07et qu'aujourd'hui,
00:43:08je peux ouvrir
00:43:09pratiquement n'importe quelle porte
00:43:11ici et même ailleurs
00:43:12et les gens me connaissent.
00:43:14Voilà.
00:43:15Mais souvent,
00:43:16l'artiste va chercher
00:43:18quelque chose
00:43:19qui répare.
00:43:20Il y a un peu moins
00:43:20de gamme,
00:43:21de tout petit
00:43:22et encore,
00:43:23depuis je ne fais plus de la télé
00:43:24mais encore,
00:43:24avec les chansons,
00:43:27non mais ça me va.
00:43:29C'est cela que je vais attirer
00:43:30dans mon cabaret.
00:43:32Le plus petit cabaret du monde.
00:43:34Je vais faire ça
00:43:34à côté de chez moi.
00:43:35C'est un clin d'œil,
00:43:37évidemment,
00:43:37le nom du cabaret,
00:43:38le plus petit cabaret du monde.
00:43:39J'appelais ça
00:43:39le plus petit cabaret du monde
00:43:40parce que je ne peux pas
00:43:41y faire les numéros
00:43:42que je faisais à la télé.
00:43:43Je ne vais pas faire venir
00:43:44des Chinois tous les vendredis
00:43:45et les samedis,
00:43:46ce n'est pas possible.
00:43:46Par contre,
00:43:47on va faire un magnifique
00:43:47spectacle de transformistes
00:43:49parce que ça,
00:43:50ça me tient à corps
00:43:51depuis toujours
00:43:54et puis c'est des vrais artistes
00:43:55à les transformistes.
00:43:56Donc,
00:43:57ce sera un dîner spectacle.
00:43:59Ça commence le 19 novembre.
00:44:00Je ne pense qu'à ça.
00:44:02En ce moment,
00:44:02j'ai ma chanson Toc Toc
00:44:03qui passe dans le monde entier
00:44:04et les gens me disent
00:44:06mais c'est formidable.
00:44:07Je dis non,
00:44:07ce qui est formidable,
00:44:08c'est que je voudrais
00:44:08qu'on finisse le crépi du cabaret.
00:44:11Mais c'est bon,
00:44:12ça sera fini.
00:44:13Mais ça,
00:44:14c'est ma dernière vie,
00:44:15c'est ma dernière aventure
00:44:16et je trouve ça...
00:44:18Ça,
00:44:18je crois qu'on ne sait jamais.
00:44:19Moi,
00:44:19je pense que c'est le privilège
00:44:21quand on a un peu
00:44:23d'expérience de la vie.
00:44:24On se rend bien compte
00:44:24que ce qu'on pensait faire,
00:44:27finalement,
00:44:27parfois,
00:44:28on fait autre chose.
00:44:28On croit que ça va être...
00:44:30Mais qu'est-ce que t'en sais ?
00:44:32Non, non, non,
00:44:32ça sera le dernier.
00:44:33Parce que je le souhaite.
00:44:34Je le souhaite de tout cas.
00:44:35À 120 ans,
00:44:36tu seras peut-être à l'Olympia.
00:44:37On va savoir.
00:44:37Non, non, non,
00:44:38ça sera le dernier.
00:44:38Et puis c'est ce que je souhaite.
00:44:39Je veux finir là.
00:44:42Parce que c'est mon univers.
00:44:43Parce que c'est convivial.
00:44:44Parce que je ne rêve pas
00:44:46de choses exceptionnelles.
00:44:47Je rêve juste que...
00:44:48Ce que je sais,
00:44:49c'est que les gens
00:44:49qui vont venir...
00:44:50Je voulais écrire d'ailleurs
00:44:51sur la porte,
00:44:53ailleurs c'est ici.
00:44:54Pour les sortir
00:44:55de leur quotidien
00:44:57et qu'ils vont venir
00:44:59et je voudrais qu'ils sortent
00:44:59en disant, putain,
00:45:00on a vu quelque chose
00:45:01qu'on a vu par ailleurs.
00:45:02C'est ça ton succès
00:45:04si populaire,
00:45:05justement,
00:45:06Patrick Sébastien,
00:45:06c'est que tu emmènes les gens
00:45:08dans un autre...
00:45:10dans un monde festif,
00:45:12joyeux,
00:45:14positif.
00:45:14Je suis un peu comme toi.
00:45:15On est pareil.
00:45:16Et pourtant,
00:45:17ce roman,
00:45:18ce n'est pas ça.
00:45:18C'est la face cachée
00:45:20qu'on ne connaît pas bien
00:45:21de Patrick Sébastien.
00:45:22Mais moi,
00:45:22que je connais bien.
00:45:24Moi, je connais bien.
00:45:25Moi, si.
00:45:25Toi, tu connais,
00:45:26mais il y a plein...
00:45:26J'ai des lecteurs
00:45:27qui me suivent depuis longtemps
00:45:28et jusqu'à présent,
00:45:29j'ai fait quelques livres
00:45:30qui étaient très...
00:45:32des essais où je parlais de moi,
00:45:34où je parlais de la société,
00:45:35etc.
00:45:35Et là, je me suis dit,
00:45:36j'avais déjà fait des romans.
00:45:38Quand j'avais pris
00:45:39une autre identité,
00:45:40quand j'avais fait
00:45:41La cellule de Zarkhan,
00:45:42je pense que c'est
00:45:42un des trucs
00:45:43que j'ai préféré écrire.
00:45:45Et j'aime bien...
00:45:47C'est comme en amour.
00:45:48Pourquoi j'ai été infidèle
00:45:50toute ma vie ?
00:45:50Je ne supporte pas
00:45:52d'être coincé
00:45:53dans un cadre.
00:45:54Dans un cadre,
00:45:55il faut que je tente
00:45:55autre chose,
00:45:56que j'essaie autre chose.
00:45:57Et j'ai beaucoup de mal
00:45:58à coincé Patrick Sébastien
00:45:59dans le cadre de l'émission.
00:46:01Dans ton cadre.
00:46:02Je confirme.
00:46:02Dans ton cadre.
00:46:03C'est toujours un réel bonheur,
00:46:05ma Brigitte.
00:46:05Ce roman s'appelle
00:46:06Vénéneux,
00:46:07c'est aux éditions XO.
00:46:09Donc, je vous invite
00:46:10évidemment à le découvrir.
00:46:11Ça parle d'une femme
00:46:12vénéneuse.
00:46:13Le titre porte...
00:46:15Enfin, le roman
00:46:15porte bien son titre.
00:46:16Et contrairement
00:46:17à l'adjectif,
00:46:19j'allais bien cette femme.
00:46:21C'est très bizarre.
00:46:22Oui, c'est une sorte
00:46:23de serpent.
00:46:25Ce n'est pas
00:46:26la méchante vénéneuse.
00:46:27Moi, c'est quelque chose
00:46:29comme si je justifiais
00:46:30sa vengeance.
00:46:30On a compris depuis une heure
00:46:31que les hommes aiment
00:46:33les femmes un peu vénéneuses.
00:46:34On a bien compris.
00:46:36Je pense que si on est
00:46:37trop douce,
00:46:38trop gentil,
00:46:40on attire moins les hommes.
00:46:41C'est le risque.
00:46:41Alors, le sondage
00:46:42de Gliden,
00:46:44quelle est la première raison
00:46:45qui font que l'on va voir ailleurs ?
00:46:47Alors,
00:46:48moi,
00:46:50j'ai toujours dit
00:46:51que j'étais infidèle.
00:46:52Je suis un des rares
00:46:53qui me sont tombés dessus.
00:46:55Mais je l'ai toujours dit
00:46:56à mes compagnes
00:46:57avant de me mettre avec elles.
00:46:58en disant, voilà,
00:47:00je serai...
00:47:02Alors, c'était quoi
00:47:03la première raison
00:47:03d'être infidèle pour toi, alors ?
00:47:05C'était l'envie
00:47:07de me voir ailleurs,
00:47:09tout simplement.
00:47:10Alors, il y en a,
00:47:11ça va être la routine.
00:47:13Je pense que ça doit
00:47:14en faire partie.
00:47:15Oui, oui, oui.
00:47:16La routine,
00:47:17les habitudes font que...
00:47:18Alors, la première raison,
00:47:19je la trouve un peu facile.
00:47:22C'est quoi ?
00:47:2241 %,
00:47:23c'est l'attraction physique.
00:47:25On peut y résister,
00:47:26quand même.
00:47:28Ça dépend de qui on est.
00:47:29Bon, enfin, bref.
00:47:30Deuxième raison,
00:47:3128 %,
00:47:32l'excitation du début
00:47:33qu'on a envie de retrouver.
00:47:34Donc ça, ça peut
00:47:35se comprendre aussi,
00:47:36parce que c'est vrai
00:47:37que dans un couple...
00:47:38Ça dépend de quelle infidélité
00:47:39on parle.
00:47:40Et ensuite,
00:47:41on a 22 %
00:47:42se prouver
00:47:42qu'on peut encore séduire.
00:47:44Oui, ça, c'est vrai.
00:47:44Ça, je peux l'entendre.
00:47:4721 %
00:47:48l'insatisfaction sexuelle.
00:47:49Et c'est ça qui est étonnant.
00:47:50Ça n'arrive qu'avec 21 %.
00:47:52Ce qui montre
00:47:54qu'il y a plein de gens
00:47:55qui savent rester fidèles
00:47:56bien qu'il n'y ait plus
00:47:57beaucoup de rapports sexuels.
00:47:59Oui, ça existe aussi.
00:48:01Moi, j'ai à peu près tout vécu
00:48:03dans ce que tu dis là.
00:48:04À peu près tout vécu.
00:48:05L'insatisfaction sexuelle,
00:48:07moi, je me rappelle
00:48:07à l'époque où je fréquentais
00:48:09beaucoup,
00:48:10j'ai passé du temps à Pigalle
00:48:13dans le milieu non autorisé
00:48:15où j'ai sorti quelques jeunes filles
00:48:17de cet enfer.
00:48:20Les filles me disaient
00:48:21qu'il y a beaucoup de gens,
00:48:22d'hommes qui venaient voir
00:48:23les prostituées
00:48:24pour parler déjà.
00:48:25Pour parler parce qu'on ne les écoutait pas.
00:48:27Mais ce sont des thérapeutes,
00:48:29les prostituées.
00:48:30C'est pour ça qu'il faudrait
00:48:31arrêter cette foi stupide.
00:48:33Et à l'époque,
00:48:35il s'était me disé
00:48:36de se faire faire des fellations
00:48:38parce que leur femme ne voulait pas.
00:48:39Ça fait partie de l'infidélité.
00:48:43Mais il y a eu beaucoup de...
00:48:44Mais il y a aussi...
00:48:47J'ai connu...
00:48:49Certaines de mes épouses
00:48:50qui sont tombées
00:48:51sur certaines de mes maîtresses,
00:48:52entre parenthèses.
00:48:55Et les maîtresses...
00:48:57Donc c'était chaud.
00:48:59Et les maîtresses disent
00:48:59mais s'il est venu voir ailleurs,
00:49:02c'est qu'il lui manquait
00:49:02quelque chose à la maison.
00:49:03Je pense qu'une des premières raisons
00:49:06de l'infidélité,
00:49:07c'est que l'autre...
00:49:09Et moi, je l'ai vécu.
00:49:10Moi, j'ai vécu avec huit femmes.
00:49:13Il y en a quatre.
00:49:13C'est moi qui suis partie.
00:49:14Et quatre, c'est elles qui sont parties.
00:49:16Mais elles ont eu raison de partir
00:49:17parce qu'il leur manquait
00:49:18quelque chose
00:49:19que je ne leur donnais plus.
00:49:20Moi, ma dernière épouse,
00:49:21nana avec qui je me suis séparée,
00:49:22elle a bien fait.
00:49:23Je suis ravi qu'elle soit...
00:49:24Oui, enfin, vous êtes restée
00:49:2530 ans ensemble, pratiquement.
00:49:27Là, on est hyper liés,
00:49:30à part qu'on n'habite plus ensemble,
00:49:32mais quelque part,
00:49:32au moment où elle a pris la décision,
00:49:33elle a dit,
00:49:34je veux vivre ma vie de femme.
00:49:35J'étais ravi parce que
00:49:38je ne lui apportais pas,
00:49:39je ne voulais pas me forcer,
00:49:40mais je ne lui apportais pas
00:49:41ce qu'elle aurait voulu.
00:49:43L'aller en voyage,
00:49:44moi, je ne sais pas faire ça.
00:49:46Donc, je pense qu'à un moment,
00:49:48si la personne qui est avec vous
00:49:50s'en va,
00:49:50c'est que vous ne lui apportez pas.
00:49:52Il faut avoir le courage
00:49:53de reconnaître
00:49:53qu'on n'est pas capable aussi
00:49:54d'apporter.
00:49:55Mais on ne peut pas
00:49:55tout apporter à quelqu'un.
00:49:57De toute façon,
00:49:58on peut apporter beaucoup,
00:50:00mais on n'est jamais...
00:50:01Le problème de beaucoup de femmes
00:50:02d'aujourd'hui,
00:50:02c'est que...
00:50:03Et c'est pour ça que...
00:50:04Tu m'avais dit un jour
00:50:06un truc que j'avais trouvé formidable
00:50:07et que je reprends
00:50:08de temps en temps.
00:50:09Une femme va quitter un homme
00:50:11pour les raisons
00:50:12qui ont fait
00:50:13qu'elle l'a choisie.
00:50:14Oui.
00:50:15Et c'est assez juste, ça.
00:50:16C'est-à-dire qu'un soir,
00:50:17j'ai eu une...
00:50:17Alors, il faut que je te raconte
00:50:19juste un truc, si je peux.
00:50:20Bien sûr.
00:50:20J'ai fait une soirée
00:50:21avec mon ami Olivier de Carsozon,
00:50:23qui est un être...
00:50:24Je connais bien Olivier, bien sûr.
00:50:26...exceptionnel.
00:50:26Et un soir,
00:50:27on était plantés tous les deux.
00:50:28Voilà.
00:50:29Moi, j'étais planté par une nana,
00:50:30il était planté par la sienne.
00:50:31Et on s'est retrouvés
00:50:32comme deux vieux...
00:50:34Deux vieux homos
00:50:36chez moi,
00:50:37en train de boire un...
00:50:38Et on a commencé
00:50:39à discuter des femmes.
00:50:40Et on en est arrivé
00:50:41à la conclusion,
00:50:42c'est lui qui a eu la conclusion.
00:50:44Il a dit...
00:50:47Quand on se met
00:50:48avec une femme,
00:50:50soit elle vous demande
00:50:51de changer,
00:50:52elle vous demande
00:50:52de changer.
00:50:53Soit vous ne changez pas
00:50:55et elle vous reproche
00:50:57de ne pas avoir changé,
00:50:58d'avoir toujours
00:50:58les mêmes amis.
00:50:59Soit vous changez,
00:51:00mais vous ne correspondez plus
00:51:01à ce qui les a séduites
00:51:02au départ.
00:51:05Donc, de toute façon,
00:51:06c'est perdu d'avance.
00:51:07C'est perdu d'avance.
00:51:08Soit vous...
00:51:09Je ne voudrais pas
00:51:10que ce soit clair,
00:51:10vous mettez avec quelqu'un,
00:51:11elle vous demande
00:51:12de changer,
00:51:13les femmes veulent te changer,
00:51:14c'est-à-dire tes habitudes,
00:51:15ton machin, tes copains.
00:51:17Soit tu ne changes pas
00:51:18et elles te reprochent
00:51:19de ne pas avoir changé,
00:51:20soit tu changes,
00:51:21mais tu ne corresponds plus
00:51:23à ce qui les a séduites
00:51:24dès le départ.
00:51:24C'est un peu ce que je te disais.
00:51:26Absolument.
00:51:26Donc, c'est perdu d'avance.
00:51:27Donc, c'est un peu perdu.
00:51:28Donc, c'est...
00:51:29Voilà.
00:51:30Mais moi, j'ai pris
00:51:30beaucoup de recul
00:51:31depuis sur tout ça,
00:51:32sur ces relations.
00:51:33Moi, je ne veux plus
00:51:33entendre parler d'amour,
00:51:34par exemple,
00:51:34ça ne m'intéresse plus du tout.
00:51:36L'amour, il a plein
00:51:37d'autres formes.
00:51:38Mais l'amour...
00:51:38J'ai de l'amour
00:51:39pour mes amis.
00:51:40C'est un peu comme la religion,
00:51:43c'est quelque chose
00:51:43qui nous permet
00:51:44de tenir.
00:51:46Oui, mais il y a plein
00:51:46de formes.
00:51:47Et c'est formidable.
00:51:48Moi, ce qui m'agène,
00:51:49c'est le côté...
00:51:49Mais il ne faut pas croire
00:51:50que parce qu'on s'aime,
00:51:51on va s'aimer
00:51:53toute la vie.
00:51:53Déjà, le mot m'emmerde
00:51:55parce qu'on aime la viande,
00:51:56on aime le soleil,
00:51:57on aime le mot
00:51:59je t'aime.
00:52:00En anglais,
00:52:01il y a deux mots,
00:52:02c'est vrai.
00:52:03J'avais trouvé
00:52:03avec une camarade
00:52:04comme ce mot nous énervait,
00:52:06j'avais trouvé,
00:52:06je le propose à quelqu'un,
00:52:08j'ai trouvé que...
00:52:09On ne se disait pas
00:52:10je t'aime,
00:52:10on se disait je te rose.
00:52:12Ah, c'est joli.
00:52:12On trouvait que c'était joli.
00:52:14C'est quoi que je peux
00:52:14être romantique ?
00:52:15Mais je n'en ai jamais douté,
00:52:17Patrick,
00:52:17je te connais très bien.
00:52:18On va faire une petite pause,
00:52:21je suis désolée pour Fabrice
00:52:22qui voulait intervenir,
00:52:23mais Patrick avait des choses
00:52:24à nous raconter
00:52:25et je suis sûre
00:52:26que ça vous a intéressé aussi.
00:52:27Peut-être qu'on le retrouvera
00:52:28tout à l'heure Fabrice.
00:52:29On fait une petite pause
00:52:30et c'est notre expert
00:52:31qu'on va retrouver
00:52:32et c'est avec qui
00:52:33vous aurez certainement
00:52:34beaucoup de choses à dire
00:52:35Patrick Sébastien.
00:52:36Brigitte Lay,
00:52:37Sud Radio,
00:52:40SOS Experts.
00:52:40Alors Patrick Sébastien,
00:52:42c'est une chronique
00:52:43dans cette émission
00:52:43où on peut nous envoyer
00:52:46des SMS
00:52:46et on a un expert
00:52:47qui répond
00:52:48et qui donne donc
00:52:50des conseils.
00:52:51Et aujourd'hui,
00:52:51c'est Jean-Louis Guineuf
00:52:52qui est avec nous,
00:52:53commandant de police honoraire.
00:52:55Bonjour Jean-Louis.
00:52:57Bonjour Jean-Louis.
00:52:59Vous connaissez forcément
00:53:01Patrick Sébastien.
00:53:01Bonjour Patrick.
00:53:04Ravi d'échanger avec vous.
00:53:06Moi aussi.
00:53:07Très bien.
00:53:07Vous allez essayer
00:53:08tous les deux
00:53:09de répondre
00:53:09à ce SMS de Pierre.
00:53:12Voilà ce que nous dit Pierre.
00:53:14Bonjour,
00:53:14j'ai découvert récemment
00:53:15qu'une personne
00:53:16avait créé un faux compte
00:53:17sur les réseaux sociaux
00:53:18en utilisant mon nom
00:53:19et mes photos.
00:53:20Elle contacte mes proches
00:53:22et publie des messages
00:53:23en se faisant passer pour moi.
00:53:24Je rigole,
00:53:25mais c'est pas drôle.
00:53:26Certains amis ont déjà cru
00:53:27que ces publications
00:53:28venaient réellement de moi,
00:53:29ce qui me met
00:53:30dans une situation
00:53:31embarrassante.
00:53:32J'ai signalé le compte
00:53:33à la plateforme
00:53:34sans résultat pour le moment.
00:53:35Qu'est-ce que je peux faire ?
00:53:37Quelle démarche entreprendre
00:53:38pour pouvoir identifier
00:53:40cette personne responsable ?
00:53:43Voilà.
00:53:43Qu'est-ce que vous dites
00:53:44Jean-Louis, Patrick ?
00:53:46Que c'est pas de chance
00:53:47et c'est mal parti.
00:53:49Ah bah ça commence bien.
00:53:52Je vais essayer
00:53:53d'être un peu plus optimiste.
00:53:55Alors c'est une infraction.
00:53:58C'est une infraction
00:53:58qui serait une sensation
00:54:01d'identité commise
00:54:02sur un réseau
00:54:04de communication
00:54:06au public en ligne.
00:54:08Voilà.
00:54:08C'est une infraction
00:54:10caractérisée,
00:54:11pas tellement sanctionnée
00:54:12au niveau pénal.
00:54:16En fait,
00:54:16tout va dépendre
00:54:18du préjudice.
00:54:19Alors d'abord...
00:54:20Oui, c'est-à-dire
00:54:20de ce qu'elle...
00:54:21Je suppose que c'est une femme
00:54:23qui, d'après ce que...
00:54:25ce que dit le SMS.
00:54:28Oui ?
00:54:28Alors, moi...
00:54:29Je ne sais pas.
00:54:31Non, on ne sait pas.
00:54:31Non, il dit une personne.
00:54:32Donc ça peut être un autre.
00:54:33Une personne, voilà.
00:54:34Il y a une parade,
00:54:36une parade toute simple,
00:54:38mais qui...
00:54:39qui a quand même
00:54:40une certaine efficacité
00:54:41et qu'il faut que la personne,
00:54:43la victime,
00:54:45fasse des captures d'écran
00:54:47de ce faux compte
00:54:52et avertisse
00:54:53tous ses amis,
00:54:54tous ses contacts
00:54:58privilégiés
00:54:58pour les prévenir
00:55:01qu'il y a un faux compte
00:55:02à son nom
00:55:03et en lui présentant
00:55:05les caractéristiques
00:55:06de ce faux compte,
00:55:06déjà,
00:55:07afin qu'il n'y ait pas
00:55:08de méprise.
00:55:09D'accord.
00:55:10Donc ça,
00:55:11c'est déjà
00:55:11pour se protéger
00:55:12vis-à-vis de ses amis,
00:55:13pour pas que ses amis
00:55:15croient qu'il a pété
00:55:17un câble,
00:55:17par exemple.
00:55:18Oui,
00:55:18et puis se fassent
00:55:19insulter
00:55:22ou escroquer.
00:55:23Ou ne comprennent pas
00:55:23le comportement,
00:55:24quoi.
00:55:26c'est vrai ?
00:55:27Moi, j'en ai plein,
00:55:28des faux comptes,
00:55:29mais j'ai un garçon
00:55:30qui s'occupe
00:55:31de tout ce qui est numérique,
00:55:34on les repère,
00:55:35on les supprime,
00:55:35etc.
00:55:36Mais c'est vraiment...
00:55:37il ne faut pas se laisser
00:55:39abuser par ça,
00:55:40mais c'est vrai que c'est
00:55:41très...
00:55:42Tu t'imagines ?
00:55:43Moi, souvent,
00:55:43il y a des gens qui disent...
00:55:47Et alors,
00:55:47j'ai des copains
00:55:48qui me préviennent aussi,
00:55:49qui me disent,
00:55:49Patrick,
00:55:49on a vu un truc,
00:55:50on a vu un compte,
00:55:51on dit que c'est toi,
00:55:52mais ce n'est pas toi.
00:55:54Oui, c'est exactement ça.
00:55:56Donc, il faut anticiper
00:55:58dès qu'on a découvert...
00:55:59Ce qu'il y a encore une fois,
00:56:00c'est que la loi
00:56:01n'est pas assez sévère.
00:56:02Ah, mais déjà,
00:56:04tout est fait
00:56:06pour faciliter les choses.
00:56:07D'abord,
00:56:07c'est d'une facilité
00:56:09enfantine
00:56:09de créer
00:56:10un faux compte
00:56:13au nom d'une personne,
00:56:14de détourner
00:56:16l'identité d'une personne
00:56:17sur un réseau social,
00:56:20c'est extrêmement facile.
00:56:21Ce qui est
00:56:22également
00:56:23très inquiétant,
00:56:25c'est que la personne
00:56:26peut passer par...
00:56:27Je suis un peu technique,
00:56:28mais je vais...
00:56:29Je vais quand même
00:56:34rester compréhensible
00:56:36pour tout le monde.
00:56:36La personne
00:56:37qui crée
00:56:37son faux compte
00:56:38passe par ce qu'on appelle
00:56:39un VPN,
00:56:40un réseau privé virtuel.
00:56:42C'est-à-dire que
00:56:44ça complique
00:56:45le travail
00:56:46pour les enquêteurs
00:56:47pour trouver
00:56:49l'adresse
00:56:51IP
00:56:52de création
00:56:52de ce compte.
00:56:55Ça rend les recherches
00:56:56très compliquées.
00:56:58Et c'est accessible,
00:56:59ce VPN,
00:57:00il est accessible
00:57:01à tous les particuliers.
00:57:03Mais est-ce que
00:57:05il n'aurait pas intérêt,
00:57:07Pierre,
00:57:07à essayer de deviner
00:57:08qui ça peut être ?
00:57:09Si.
00:57:10Si.
00:57:11En fait,
00:57:12c'est ça.
00:57:14Pour faire cesser
00:57:15le plus rapidement possible
00:57:18ce préjudice,
00:57:19cette infraction,
00:57:20ce serait bien
00:57:20que Pierre
00:57:23essaie de savoir
00:57:24qui lui en veut.
00:57:25Parce que oui,
00:57:26c'est forcément
00:57:27de la vengeance
00:57:27ou une manière
00:57:28de nuire.
00:57:29Exactement.
00:57:30Exactement.
00:57:31La façon dont la personne
00:57:32a créé le compte,
00:57:33les éléments
00:57:34qu'il a trouvés
00:57:35le concernant,
00:57:37comment il a pu les obtenir
00:57:39s'il y a des éléments
00:57:40assez personnels ?
00:57:42Quelle est la personne
00:57:43qui lui en veut
00:57:43qui peut avoir accès
00:57:44à des éléments personnels ?
00:57:44Oui,
00:57:45c'est un travail
00:57:45de détective en fait.
00:57:47En amont.
00:57:48En amont.
00:57:49Parce qu'après,
00:57:50bien évidemment,
00:57:50il faut porter plainte.
00:57:53Il faut porter plainte.
00:57:55Donc c'est une formalité
00:57:56qui est assez lourde.
00:57:57porter plainte,
00:57:58c'est aujourd'hui...
00:57:59mais en même temps,
00:58:00Jean-Louis,
00:58:01s'il arrive à trouver,
00:58:02enfin à deviner qui,
00:58:04peut-être qu'il peut aussi
00:58:05aller voir cette personne
00:58:06et puis lui dire
00:58:07maintenant ça suffit.
00:58:09Je ne dis pas
00:58:10qu'il faut qu'il y aille
00:58:12de manière agressive.
00:58:14Avec des copains ?
00:58:14Avec des copains,
00:58:15oui.
00:58:15Si,
00:58:16il peut y aller
00:58:16avec des copains.
00:58:17Avec des rubymanes,
00:58:18par exemple.
00:58:20Par exemple,
00:58:21voilà.
00:58:22C'est la société d'aujourd'hui
00:58:23qu'est-ce que tu veux
00:58:23que je te dise.
00:58:24Il y a la moitié
00:58:25de l'humanité
00:58:25qui se lève le matin
00:58:26en disant
00:58:26je vais faire chier
00:58:27l'autre moitié
00:58:27de l'humanité
00:58:29qui est embêtée
00:58:30par des chiens.
00:58:31Avec les réseaux,
00:58:32alors ils ont l'outil.
00:58:33Puis l'IA maintenant...
00:58:35Ils ont l'outil...
00:58:36Ils ont l'outil...
00:58:39Ils ont l'outil très efficace.
00:58:41Très efficace.
00:58:43Et d'ailleurs,
00:58:43c'est pour ça
00:58:44qu'on dit maintenant
00:58:44quand vous êtes
00:58:45dans une relation,
00:58:46faites attention,
00:58:46ne faites pas des photos trop...
00:58:48Enfin,
00:58:48ne vous laissez pas
00:58:50filmer dans des positions,
00:58:52etc.
00:58:53etc.
00:58:53C'est très bien.
00:58:54C'est des gens
00:58:54qui sont filmés
00:58:54dans des positions.
00:58:55Ce n'est pas possible.
00:58:57Mais oui,
00:58:57il paraît,
00:58:58mais je ne sais pas,
00:58:59moi je ne l'ai jamais vu.
00:59:00Je ne l'ai jamais vu.
00:59:01Mais non.
00:59:02Filmer en train...
00:59:02Comment peut-on
00:59:03se faire filmer en train
00:59:04de faire l'amour ?
00:59:05En train de faire l'amour,
00:59:06mais quelle aura...
00:59:06Brigitte,
00:59:08franchement...
00:59:08c'est pas bien...
00:59:09C'est pas bien...
00:59:11Non mais on sait,
00:59:12Jean-Louis,
00:59:12qu'après ça circule
00:59:15et c'est très compliqué
00:59:16d'arrêter tout ça.
00:59:17Ah oui,
00:59:18oui,
00:59:18oui.
00:59:18Il y a une prudence.
00:59:20C'est la première chose
00:59:21qu'on fait...
00:59:21Vraiment faire gaffe.
00:59:23Dans mon travail
00:59:24de déliné du procureur,
00:59:25quand je suis spécialisé
00:59:27dans les mineurs,
00:59:29quand j'ai...
00:59:31Ça fait des drames énormes
00:59:33parce qu'il y a plein de gamines
00:59:36qui sont...
00:59:37Qui ont craqué
00:59:38et qui ont dit
00:59:38ben vas-y filme-moi
00:59:39et le gamine il dit
00:59:40ben je vais mettre ça
00:59:41sur les réseaux.
00:59:41Elle envoie une photo
00:59:42de ses seins à l'air
00:59:44et ça part après
00:59:45dans tout le lycée.
00:59:46Après c'est un vrai chantage
00:59:48où tu me donnes de la thune
00:59:49où je passe ça sur la rue.
00:59:50Exactement.
00:59:51C'est très dangereux.
00:59:52Il y a eu des suicides,
00:59:54c'est affreux.
00:59:55Oui,
00:59:55oui,
00:59:56mais c'est très grave.
00:59:56Des dépressions graves,
00:59:58des scarifications,
00:59:59des...
01:00:00Ben oui.
01:00:01Surtout que ça démarre
01:00:02très jeune.
01:00:04Donc,
01:00:05puisque les gamines
01:00:06commencent à 11-12 ans
01:00:07à s'exhiber
01:00:09sur les...
01:00:10sur les réseaux sociaux.
01:00:12Bon,
01:00:13et ben bon courage Pierre.
01:00:15Jean-Louis Guilleneuve,
01:00:16vous n'avez pas été
01:00:17très positif
01:00:19malheureusement
01:00:19mais je m'en doute.
01:00:21Il a raison de prévenir.
01:00:23Disons que...
01:00:23Il a raison de prévenir
01:00:24parce que c'est vraiment grave.
01:00:26est assez effrayante.
01:00:28Il a raison,
01:00:29tu as raison de prévenir
01:00:29mais alors,
01:00:30ce qu'il y a d'embêtant,
01:00:32c'est qu'on ne peut pas prévenir.
01:00:33Je ne pense pas
01:00:33que les gamins de 11 ans,
01:00:3412 ans
01:00:34écoutent l'émission là
01:00:35mais c'est aux parents
01:00:37à expliquer,
01:00:38oui,
01:00:38à dire aux parents,
01:00:40surtout,
01:00:40moi j'ai eu ça
01:00:41avec ma fille
01:00:41et tout ça,
01:00:42je me suis dit
01:00:42surtout s'il te plaît,
01:00:44ne fous jamais
01:00:45tes nichons.
01:00:46À un moment,
01:00:46tu sais,
01:00:47quand ils ont 12-13 ans,
01:00:48effectivement,
01:00:48tu as tendance
01:00:49à se mettre un peu...
01:00:51En valeur,
01:00:51oui,
01:00:52bien sûr.
01:00:59En valeur.
01:01:01de parler des choses
01:01:02comme elles sont.
01:01:03Alors on dit,
01:01:04on ne peut pas parler de ça
01:01:04à un enfant de 11 ans
01:01:05ou 12 ans.
01:01:06Si,
01:01:06il faut parler de ça.
01:01:07Il faut dire,
01:01:08évite de montrer tes dessins
01:01:09ou ta chatte
01:01:09sur les réseaux sociaux
01:01:11parce que quelqu'un
01:01:12peut s'en servir
01:01:12pour te faire beaucoup de mal.
01:01:14et si tu ne le dis pas
01:01:15comme ça,
01:01:16ça arrive,
01:01:17hélas.
01:01:18Hélas.
01:01:19Bon,
01:01:19ben merci Jean-Louis Guilleneuve,
01:01:20je rappelle que vous êtes
01:01:21commandant de police honoraire.
01:01:23Une petite pause
01:01:24et on retrouve le sexe au conseil.
01:01:27Voilà un sujet
01:01:28qui va peut-être
01:01:28vous intéresser,
01:01:29Patrick Sébastien.
01:01:30Oui,
01:01:30ça pourrait me donner
01:01:32des nouvelles.
01:01:33à mon avis,
01:01:33je ne vous allais pas...
01:01:34Est-ce que ça m'encouragera ?
01:01:36Est-ce que ça aidera
01:01:36mes érections ?
01:01:36Je ne pense pas
01:01:37que vous apprendrez grand-chose
01:01:37mais peut-être
01:01:39que vous pourrez
01:01:39en ajouter quelque chose,
01:01:41on verra dans un instant.
01:01:42Et puis après,
01:01:42c'est une femme
01:01:43qui va réagir
01:01:44Patrick Sébastien.
01:01:46Enfin !
01:01:47Enfin une femme.
01:01:48Une Nathalie en plus,
01:01:49vous vous rendez compte ?
01:01:50À une Nathalie.
01:01:51Brigitte Lae
01:01:52et Sud Radio,
01:01:53le sexe au conseil.
01:01:55Patrick Sébastien
01:01:56est avec nous,
01:01:58on va parler des femmes.
01:01:59Alors là,
01:02:00on ne va pas parler
01:02:00des femmes vénéneuses
01:02:02comme le titre
01:02:02de votre roman
01:02:03aux éditions XO.
01:02:04On va parler
01:02:05des liquides
01:02:06qui apparaissent
01:02:06chez une femme
01:02:08lors d'un coït.
01:02:09Alors bien sûr,
01:02:10il y a la lubrification
01:02:12vaginale.
01:02:13C'est un liquide
01:02:14clair glissant
01:02:15qui est en quantité
01:02:16variable.
01:02:17Alors c'est dû
01:02:17à la transsutation...
01:02:18C'est marrant
01:02:18quand tu commences
01:02:19à parler,
01:02:19j'ai l'impression
01:02:20d'être chez un garagiste.
01:02:21Mais vas-y !
01:02:22C'est dû à la transsutation
01:02:24de la paroi vaginale.
01:02:26Et il y a également
01:02:27parfois,
01:02:28pas toujours,
01:02:29de l'éjaculation féminine.
01:02:30Alors c'est un faible...
01:02:31C'est les femmes fontaines.
01:02:32Non,
01:02:33non,
01:02:33non,
01:02:33justement,
01:02:34c'est pas les femmes fontaines.
01:02:35C'est pas les femmes fontaines.
01:02:35L'éjaculation féminine,
01:02:37ça peut être...
01:02:38Non,
01:02:38je vois,
01:02:39je vois que tu n'y connais rien.
01:02:41L'éjaculation féminine,
01:02:43c'est un faible volume
01:02:44qui est souvent d'ailleurs
01:02:44peu visible
01:02:45parce qu'il se mélange
01:02:46à la lubrification.
01:02:48Alors,
01:02:48ôte-moi d'un doute.
01:02:49C'est dû aux glandes de skin.
01:02:51Attends,
01:02:52je termine
01:02:52et puis après,
01:02:53je répondrai.
01:02:55C'est dû aux glandes de skin,
01:02:56ce qui équivaut
01:02:57à la prostate masculine,
01:02:59les glandes de skin.
01:03:00Et puis,
01:03:00il y a ce qu'on appelle
01:03:01donc l'émission fontaine,
01:03:03justement.
01:03:03Alors là,
01:03:04c'est un volume
01:03:04qui est très variable,
01:03:05qui peut être très abandon
01:03:06ou un peu moins
01:03:08et qui est expulsé
01:03:09souvent par G.
01:03:10C'est d'origine vésicale,
01:03:12c'est mêlé
01:03:12à la lubrification
01:03:13et avec un peu d'urine.
01:03:16Et puis,
01:03:17certaines fois,
01:03:18il y a aussi
01:03:19ce qu'on appelle
01:03:19l'incontinence coïtale.
01:03:21C'est donc une perte
01:03:23involontaire d'urine
01:03:24durant le rapport sexuel
01:03:25et contrairement
01:03:26à ce qu'on pourrait croire,
01:03:27ce n'est pas forcément
01:03:28parce que la femme
01:03:29a des fuites irinaires
01:03:30en dehors des rapports.
01:03:31Ça peut être
01:03:31une perte involontaire
01:03:33parce qu'elle est très proche
01:03:34de l'orgasme
01:03:35et on sait
01:03:35que chez la femme,
01:03:37la vessie
01:03:38est très proche
01:03:39de l'ouverture du vagin.
01:03:41Voilà.
01:03:42Tout ça,
01:03:42c'est pour bien montrer
01:03:43qu'il ne faut pas avoir
01:03:45des idées trop arrêtées
01:03:46sur les liquides,
01:03:48sur la lubrification,
01:03:49etc.
01:03:50Alors,
01:03:50le doute.
01:03:51Est-ce que l'excitation
01:03:53du point G
01:03:54déclenche
01:03:55la femme fontaine
01:03:56ou l'éjaculation
01:03:57dont tu parlais au départ ?
01:03:58Pas forcément.
01:03:59C'est vraiment
01:04:00quelque chose de très...
01:04:01D'abord,
01:04:02le point G,
01:04:02c'est un peu
01:04:05symbolique.
01:04:06C'est-à-dire
01:04:06qu'il y a une partie
01:04:07qui sont donc
01:04:08un peu
01:04:09l'arrivée des racines
01:04:10du clitoris,
01:04:11en fait,
01:04:11le point G.
01:04:13Mais souvent,
01:04:14quand il est sollicité,
01:04:15ça déclenche la...
01:04:16Ça peut être un point
01:04:18très érogène
01:04:19et ça peut être
01:04:20un point très déclencheur
01:04:22du phénomène fontaine.
01:04:23du phénomène fontaine
01:04:24ou de l'autre phénomène
01:04:25que tu m'as parlé ?
01:04:27Plutôt le phénomène fontaine,
01:04:28oui.
01:04:28D'accord.
01:04:29Mais il faut bien savoir
01:04:30que ce n'est pas
01:04:30parce qu'une femme
01:04:31va être fontaine
01:04:32qu'elle a forcément
01:04:33un orgasme,
01:04:34comme on peut avoir
01:04:35un orgasme
01:04:35sans être fontaine.
01:04:36Je veux dire,
01:04:37c'est toute la complexité
01:04:39féminine
01:04:39et c'est pour ça
01:04:39que parfois,
01:04:40c'est bien
01:04:40de redonner des précisions
01:04:42très sexologiques.
01:04:44C'est pour ça
01:04:44que moi qui n'y connais rien,
01:04:45je te pose des questions
01:04:46pour essayer de me renseigner.
01:04:47Absolument.
01:04:48Mais c'est vrai
01:04:48que le point G,
01:04:50souvent,
01:04:50quand il est stimulé,
01:04:52peut provoquer
01:04:52le phénomène fontaine
01:04:53mais ce n'est pas systématique.
01:04:55Ce n'est pas un starter.
01:04:56Ce n'est pas une voiture.
01:04:58Souvent.
01:04:59Ce n'est pas
01:05:00ce que disent les femmes.
01:05:02Il y a eu
01:05:02une grande enquête
01:05:04qui a été faite récemment
01:05:04justement
01:05:05et qui a interviewé
01:05:063000 femmes.
01:05:08pas tant que ça.
01:05:09Pas tant que ça
01:05:09mais disons que
01:05:10c'est souvent
01:05:13sans le stimulation
01:05:14de ce point G,
01:05:16la fontaine
01:05:17ne se fait pas forcément.
01:05:19C'est pas...
01:05:20Non,
01:05:20il y a des femmes
01:05:21qui vont découvrir...
01:05:21J'ai constaté.
01:05:22Mais peut-être
01:05:24que tu es un peu sourcier
01:05:26comme on dit
01:05:26puisque c'est comme ça
01:05:27qu'on appelle
01:05:28les hommes qui se...
01:05:30Non, non,
01:05:30pas avec cette baguette-là.
01:05:32C'est plutôt avec les doigts
01:05:33souvent
01:05:33que les sourciers
01:05:34arrivent à provoquer
01:05:36le phénomène fontaine.
01:05:37C'est avec les doigts.
01:05:39C'est très rare
01:05:40qu'il y ait un phénomène fontaine
01:05:44avec juste le sexe.
01:05:45Si, si, ça arrive.
01:05:47Mais il y a des femmes
01:05:47qui sont fontaines
01:05:48à chaque rapport
01:05:49et puis il y en a
01:05:50c'est arrivé une fois
01:05:51dans leur vie.
01:05:52Et il y en a
01:05:52c'est vraiment
01:05:53c'est fontaine.
01:05:54Oui, oui,
01:05:55il faut être très manuel.
01:05:56Ah, c'est ça.
01:05:58Il faut mieux mettre
01:05:59éventuellement une à l'aise
01:06:00sur le lit
01:06:00parce qu'il y a un médecin déconne.
01:06:01Oui, des serviettes,
01:06:02oui, absolument.
01:06:04Des serviettes ?
01:06:04C'est pour ça
01:06:05que ça peut être impressionnant.
01:06:06Oui, c'est impressionnant
01:06:07parce que je sais
01:06:08qu'il y a des femmes
01:06:08que ça gêne.
01:06:10Alors que la plupart
01:06:11des hommes aiment bien.
01:06:13Il y en a qui ne supportent pas
01:06:15des hommes.
01:06:16Il y en a plein
01:06:16qui ne supportent pas
01:06:17parce qu'ils croient
01:06:17que c'est de l'urine, justement.
01:06:19Il y a de l'urine.
01:06:20Il y en a
01:06:20mais ils croient
01:06:21que c'est que ça.
01:06:22Mais il y a peu d'hommes
01:06:23qui ne supportent pas
01:06:24ou je pense que ceux
01:06:25qui ne supportent pas
01:06:25c'est qu'ils n'aiment pas
01:06:26trop les femmes
01:06:27parce que sinon,
01:06:28en général,
01:06:28les hommes,
01:06:29ils aiment bien
01:06:29qu'il y ait des manifestations
01:06:30de notre jouissance quand même.
01:06:31Oui, mais comme c'est dit,
01:06:33ce n'est pas forcément
01:06:33une jouissance.
01:06:34Ce n'est pas forcément
01:06:35un véritable orgasme.
01:06:37C'est quand même du plaisir.
01:06:38Si on a mal,
01:06:39on ne va pas être fontaine.
01:06:41Ça ne marchera pas.
01:06:42Nathalie, bonjour.
01:06:44Oui, bonjour Brigitte.
01:06:45Bonjour Patrick.
01:06:46Bonjour.
01:06:47Bonjour, bonjour.
01:06:49Ben oui,
01:06:49moi je viens de témoigner
01:06:50qu'effectivement,
01:06:52les femmes
01:06:52peuvent être vénénelles.
01:06:56Ben oui.
01:06:56Ben oui.
01:06:57Eh ben allez-y,
01:06:58échangez avec Patrick,
01:07:00Nathalie.
01:07:00C'est-à-dire,
01:07:01tu as rencontré
01:07:03toi-même,
01:07:05parce qu'à ta voix,
01:07:06je ne sais pas
01:07:06si tu es une femme jeune,
01:07:08si tu es une maman.
01:07:09Alors je suis une maman,
01:07:10oui.
01:07:11Je suis une femme
01:07:11d'un certain âge.
01:07:13Alors tu es peut-être
01:07:14une belle-mère aussi.
01:07:16J'ai une certaine expérience
01:07:18des hommes, je dirais.
01:07:19Parce que j'ai eu
01:07:20beaucoup d'amants.
01:07:21Et effectivement,
01:07:22en ayant une grande sensibilité,
01:07:26je dirais, humaine,
01:07:27on peut faire d'un homme
01:07:29ce que l'on veut.
01:07:30Effectivement.
01:07:31Ben, on peut le balader,
01:07:32oui, c'est sûr.
01:07:33On peut le balader grave,
01:07:34oui, ça c'est sûr.
01:07:35On peut le balader grave,
01:07:36sexuellement, tu parles.
01:07:38Alors sexuellement,
01:07:39mais avec plein d'autres choses.
01:07:40On peut le tenir avec ça.
01:07:42Ah oui, ça,
01:07:44le tenir avec le sexe,
01:07:45c'est très facile,
01:07:45c'est sûr.
01:07:46c'est la première des choses,
01:07:47c'est la première des choses,
01:07:47très facilement, je pense.
01:07:49Et est-ce que tu as eu
01:07:50des expériences,
01:07:51puisque tu étais une maman,
01:07:52est-ce que tu as eu des expériences
01:07:53de belle-mère, par exemple,
01:07:55où tu dis,
01:07:55j'ai connu des femmes,
01:07:57tu as des enfants, non ?
01:07:58J'ai eu deux enfants,
01:08:01mais un seul vivant,
01:08:03voilà.
01:08:03Donc, un enfant décédé.
01:08:05Mais j'ai été belle-mère,
01:08:07effectivement, oui,
01:08:08je suis belle-mère.
01:08:09Oui, oui.
01:08:09Et tu as bien aimé tes bruits ?
01:08:13Alors, écoute,
01:08:15oui, la première,
01:08:17mon fils a eu deux femmes
01:08:19dans sa vie.
01:08:20La première,
01:08:21il a eu deux enfants avec elle.
01:08:22Et au demeurant,
01:08:23les choses se sont très bien passées
01:08:25avec Aline,
01:08:25je n'ai jamais eu de problème.
01:08:28on était plutôt assez copines,
01:08:31tout en respectant leur vie,
01:08:33évidemment.
01:08:33Il faut savoir ne pas se mêler,
01:08:37même s'il y a des choses
01:08:38qui nous semblent.
01:08:41Qui nous semblent.
01:08:42Mais, Nathalie,
01:08:44vous savez que la relation
01:08:46la plus compliquée,
01:08:46c'est en effet la belle-mère
01:08:48avec sa bruit,
01:08:50alors que c'est plus facile
01:08:51pour les hommes
01:08:52d'accepter le...
01:08:54Si, si, si.
01:08:54Non, mais je suis d'accord.
01:08:55Patrick n'est pas d'accord.
01:08:56Si, si, je suis d'accord,
01:08:57mais bonjour mon cas.
01:08:59Parce que la deuxième,
01:09:00mon fils a quitté
01:09:01la maman de ses enfants
01:09:02du jour au lendemain.
01:09:03Il est parti avec une femme
01:09:04qui est une grande séductrice,
01:09:06je dirais une belle menthe religieuse,
01:09:08d'ailleurs.
01:09:09Elle les bouffe tout cru
01:09:10et c'est ce qu'elle fait
01:09:11avec mon fils, d'ailleurs.
01:09:12Et alors là, en revanche,
01:09:13bon, voilà, moi j'ai pas...
01:09:14Elle a dit menthe religieuse,
01:09:15elle avait envie de dire
01:09:16une grande salope,
01:09:17mais elle a dit menthe religieuse.
01:09:19Ah, Patrick, quand même,
01:09:20on est à l'antenne.
01:09:21Mais c'est ce que ça veut dire,
01:09:23effectivement.
01:09:24Merci de le traduire.
01:09:25J'aurais pas osé le dire
01:09:26parce que bon, après,
01:09:28c'est son histoire,
01:09:29mon fils aussi.
01:09:30Voilà.
01:09:30Mais par expérience,
01:09:32parce que moi,
01:09:32si j'avais voulu,
01:09:33j'aurais pu être mariée
01:09:34avec des hommes.
01:09:34Oui, mais vous dites...
01:09:35Attendez, Nathalie,
01:09:37vous dites...
01:09:37Avec des gens qui avaient de l'argent ?
01:09:38Vous dites une menthe religieuse,
01:09:41d'accord,
01:09:41mais est-ce que...
01:09:42Bon, elle le tient par le sexe,
01:09:43on a compris,
01:09:44mais est-ce que,
01:09:46malgré tout,
01:09:47il est heureux,
01:09:47elle lui fait du bien
01:09:48ou est-ce que vous avez l'impression
01:09:49qu'il est sous l'emprise
01:09:50de quelqu'un
01:09:52qui peut lui nuire ?
01:09:54Lui nuire ?
01:09:55Ah oui.
01:09:56Elle va le nuire.
01:09:57Ah oui.
01:09:58Voilà.
01:09:59Il est sous l'emprise.
01:10:00Il est sous l'emprise.
01:10:01Mais alors,
01:10:02elle en veut à quoi ?
01:10:02Elle en veut à son argent ?
01:10:04Elle en veut.
01:10:04Elle en veut.
01:10:05Elle a besoin de tout contrôler.
01:10:06Elle a besoin d'avoir les hommes
01:10:07à sa botte.
01:10:08Elle a besoin de contrôler.
01:10:10Non, mais le premier mec
01:10:11avec qui elle a eu un enfant,
01:10:13ça a été la même chose.
01:10:14Et alors,
01:10:15quand elle parlait de lui,
01:10:16quand je l'entendais parler de lui,
01:10:17parce qu'elle faisait partie
01:10:18des parents d'élèves,
01:10:19donc je la connais depuis longtemps,
01:10:21ce fille,
01:10:21et je m'étais toujours...
01:10:23Oh là là !
01:10:23Je me disais,
01:10:24elle, c'est un sacré beau camp.
01:10:25Bon, voilà.
01:10:27Vu de loin, hein.
01:10:28Eh bien, oui, oui.
01:10:29Et là, vous la voyez de près.
01:10:31Ah, je ne la vois plus.
01:10:32Non, non,
01:10:33j'ai coupé court.
01:10:34En revanche,
01:10:34je ne vois plus mon fils,
01:10:35mais ce n'est pas grave.
01:10:36Je ne veux pas me plier.
01:10:37Non, non,
01:10:38elle voulait me soumettre.
01:10:39Non, mais vous avez...
01:10:40Alors, vous...
01:10:41Nathalie, bravo,
01:10:42parce que vous avez raison.
01:10:42Ça ne sert à rien
01:10:43de voir votre fils
01:10:44et de le prévenir.
01:10:45Par contre,
01:10:45vous êtes là
01:10:46et quand il ouvrira les yeux,
01:10:48eh bien,
01:10:49vous serez là
01:10:49pour le recueillir
01:10:50parce que je pense
01:10:51qu'il va,
01:10:52malheureusement,
01:10:53être à un moment donné
01:10:54pas bien
01:10:55si elle est vraiment
01:10:56aussi terrible
01:10:57que vous le dites.
01:10:58Elle ne lui laissera rien.
01:11:00En plus,
01:11:00c'est elle qui détient tout,
01:11:01le pognon,
01:11:02enfin,
01:11:02c'est elle qui mène le coup.
01:11:03Et mon fils,
01:11:04il aime la facilité,
01:11:05elle l'a bien pêchée.
01:11:07Elle l'a bien pêchée.
01:11:08C'est un bouquin.
01:11:10On appelle ça comme ça
01:11:11chez nous.
01:11:11C'est un bouquin.
01:11:12C'est ça,
01:11:13c'est un bouquin.
01:11:14Je ne connaissais pas
01:11:15cette expression.
01:11:16C'est une expression
01:11:16de...
01:11:17ça,
01:11:17c'est une expression
01:11:18de...
01:11:18Un sud-ouest.
01:11:18Ouais,
01:11:19c'est une expression
01:11:19de sud-ouest.
01:11:20Moi,
01:11:21je m'emploie souvent.
01:11:22Je dis celle-là,
01:11:22non, non, non, non.
01:11:24Je m'en sers comme protection.
01:11:25Je les sens maintenant.
01:11:26C'est ça.
01:11:27Je les sens.
01:11:27Je dis ça,
01:11:28c'est un bouquin.
01:11:28Il ne faut pas y aller.
01:11:29Il a quel âge,
01:11:29votre fils, Nathalie ?
01:11:3045 ans,
01:11:31il va avoir,
01:11:32mon fils.
01:11:32Ah,
01:11:33dites donc,
01:11:3345 ans.
01:11:34C'est bien aussi avec l'âge
01:11:36d'avoir cette espèce de radar
01:11:38qui fait que tu dis...
01:11:39C'est l'expérience.
01:11:40Moi, je l'ai maintenant.
01:11:41Ça,
01:11:42ça peut être la plus belle fille,
01:11:43la plus sexy et tout.
01:11:45Ça,
01:11:45c'est un bouquin.
01:11:45Il ne faut pas y aller.
01:11:47Il ne faut pas y aller.
01:11:48Non, mais alors,
01:11:49c'est intéressant ce que tu dis,
01:11:50Patrick Sébastien.
01:11:51Tu veux dire que
01:11:52si tu acceptes une fois,
01:11:54une nuit,
01:11:55de faire l'amour
01:11:55avec ce genre de femme,
01:11:56tu peux être sous l'emprise.
01:11:57Ah non,
01:11:58il ne faut pas y aller.
01:11:59Même une fois,
01:12:00parce qu'à la limite,
01:12:01une fois...
01:12:01Oui, mais non,
01:12:02parce qu'elle va...
01:12:04Tu veux que je te dise ?
01:12:05Ça ne va pas être bien.
01:12:07Ça ne va pas être bien.
01:12:08Tu sens...
01:12:09Oui, parce que tu sais
01:12:09que c'est un piège.
01:12:12Mais même pas ça,
01:12:13mais même pas pour la suite.
01:12:14Je te parle de l'acte sexuel lui-même.
01:12:16Il y a un moment,
01:12:17moi j'ai connu plein de nanas
01:12:18qui sont d'accord,
01:12:19etc.,
01:12:19qui sont belles,
01:12:20qui sont jeunes,
01:12:20encore même à mon âge,
01:12:21tu vois.
01:12:22Et je dis,
01:12:22c'est un boucan.
01:12:23Et pourquoi tu ne vas pas y aller ?
01:12:24Même pour une nuit,
01:12:25ça ne sera pas bien.
01:12:26Mais pourquoi ça ne sera pas bien ?
01:12:27Parce que la fille
01:12:28a un calcul derrière la tête.
01:12:31Tu sens qu'elle n'aime pas ça pour ça.
01:12:33Elle n'aime pas le sexe pour le sexe.
01:12:34Elle aime le sexe
01:12:35comme moyen de s'introduire
01:12:37dans ton intimité.
01:12:39Mais si...
01:12:39Et tu sais très bien,
01:12:40tu es bien placé pour le savoir
01:12:41que si tu aimes...
01:12:42Si tu as une aventure d'un soir,
01:12:44il faut tomber sur...
01:12:47Personne qui aime le sexe pour le sexe,
01:12:48pour le qui.
01:12:49Qui aime ça.
01:12:50Qui aime ça.
01:12:51Moi j'ai croisé beaucoup de nanas
01:12:52qui ont couché.
01:12:54Alors, je vais te dire
01:12:55un truc très paradoxal.
01:12:56Je ne sais pas si tu seras d'accord avec moi.
01:12:58Il y a plein de femmes
01:12:59qui ne couchent pas
01:13:01parce qu'elles n'ont pas envie,
01:13:05parce que les principes,
01:13:06je ne couche pas le premier soir, etc.
01:13:08Et puis il y en a d'autres
01:13:10qui couchent alors qu'elles n'en ont pas envie.
01:13:12Tu vois ce que je veux dire ?
01:13:13Oui, oui, bien sûr.
01:13:13Les plus nombreuses,
01:13:15contrairement à ce qu'on croit,
01:13:16c'est celles qui couchent
01:13:17alors qu'elles n'ont pas forcément envie.
01:13:19De moins en moins.
01:13:20Les jeunes, aujourd'hui,
01:13:22elles sont moins à coucher.
01:13:23Il y a 30% de moins de sexualité
01:13:25que les jeunes.
01:13:25Moi je me suis aperçu de ça.
01:13:26Je me suis aperçu qu'elles coucher
01:13:27sans en avoir envie.
01:13:28Ce qui est stupide.
01:13:29Tu vois ?
01:13:31Non, parce qu'elles y vont
01:13:32pour autre chose.
01:13:33Non, mais...
01:13:34C'est compliqué pour un homme
01:13:35de comprendre qu'une femme
01:13:36puisse coucher
01:13:37sans en avoir envie.
01:13:38Parce que vous, vous avez envie.
01:13:40Mais elles y vont aussi
01:13:41pour exister.
01:13:42Enfin, pour dire
01:13:43je fais comme les autres.
01:13:44C'est comme quand on allumait la clope à l'école.
01:13:45Ou pour se rassurer
01:13:48sur le fait qu'elles sont quand même désirables.
01:13:50Mais j'ai toujours été frappé.
01:13:50Oui, mais j'ai toujours été frappé.
01:13:51Il y a des tas de raisons
01:13:52qui font qu'on va faire l'amour
01:13:53pour autre chose que l'envie.
01:13:54J'ai toujours été frappé par ça.
01:13:56Oui, mais je sais.
01:13:56Mais j'ai toujours été frappé par ça
01:13:58qu'il y ait plus
01:13:59dans ce que j'ai connu
01:14:00de filles qui faisaient l'amour
01:14:02sans en avoir envie
01:14:04que de filles qu'ils ne faisaient pas
01:14:06alors qu'elles en avaient envie.
01:14:07Tu vois ce que je veux dire ?
01:14:09Oui, oui, oui.
01:14:09J'entends bien.
01:14:10C'est toute la complexité féminine.
01:14:11Parce que nous,
01:14:12on n'est pas dominé
01:14:13par notre pulsion sexuelle.
01:14:15On est dominé...
01:14:15Il y en a, il y en a.
01:14:16Il y en a quelques-unes.
01:14:17Il y en a des sexophiles.
01:14:18Il y en a quelques-unes.
01:14:19Mais c'est pas...
01:14:19C'est maximum 25%.
01:14:21C'est même beaucoup 25%.
01:14:23Je trouve qu'il y en a moins.
01:14:24Moi, je dirais 25%,
01:14:25mais peut-être parce que je suis...
01:14:26C'est celle-là qu'il faut détecter
01:14:27quand tu es sur des aventures d'un soir.
01:14:30Mais bien sûr, bien sûr.
01:14:31Et d'ailleurs, Nathalie,
01:14:32la question qu'on peut se poser,
01:14:33puisqu'aujourd'hui,
01:14:34les femmes ne couchent plus très facilement,
01:14:36elles vont perdre leur pouvoir.
01:14:39Moi, vous croyez ?
01:14:41Je ne sais pas.
01:14:41Moi, je pense que les faiblesses des hommes
01:14:43font la force des femmes.
01:14:44Ah, c'est joli, Mande.
01:14:45C'est joli, ça.
01:14:46Bravo, Nathalie.
01:14:48Je pense quand même que, franchement...
01:14:50La faiblesses des hommes.
01:14:51On a toujours ce sixième sens,
01:14:54je veux dire...
01:14:55Oui, oui, je suis d'accord.
01:14:57Mais c'est ce que vous dites, vous, Nathalie,
01:14:59mais toutes les femmes
01:15:00n'ont pas cette perspicacité que vous avez.
01:15:02Il y a des femmes qui sont quand même...
01:15:04qui se laissent quand même facilement avoir.
01:15:07Donc, ça dépend des femmes, encore une fois.
01:15:12Je me suis quand même fait avoir,
01:15:14et je n'avais cette perspicacité,
01:15:16mais sortant d'une histoire quand même insectueuse,
01:15:18si vous voulez,
01:15:19j'avais une revanche sur les hommes.
01:15:20Donc, j'avais...
01:15:21Bon, voilà.
01:15:22C'est marrant ce qu'elle dit.
01:15:25Tu sortais d'une histoire incestueuse
01:15:27et tu avais une revanche sur les hommes.
01:15:29C'est exactement le personnage de mon bouquin.
01:15:33Ah, Brigitte ?
01:15:34Absolument.
01:15:34Le personnage de mon bouquin, c'est ça.
01:15:35Eh oui.
01:15:36Mais beaucoup de femmes,
01:15:38les abus sexuels,
01:15:39c'est pratiquement une femme sur quatre.
01:15:41Alors, c'est quand même pas rien
01:15:43qui a subi des abus
01:15:46ou en tout cas quelque chose
01:15:48qui n'aurait pas dû arriver dans son enfance.
01:15:51Merci Nathalie.
01:15:52Merci beaucoup.
01:15:54Patrick Sébastien,
01:15:55il est presque 16h.
01:15:57On va conclure dans un instant avec Yann.
01:16:01A tout de suite.
01:16:0314h-16h,
01:16:04Brigitte Laé, Sud Radio.
01:16:07Nous sommes avec Patrick Sébastien
01:16:09qui va ouvrir le plus petit cabaret du monde.
01:16:13À côté de Brille, à la Chapelle-aux-Bros.
01:16:15Le 19 novembre, c'est ça ?
01:16:16L'ouverture officielle, c'est le 19 et on va être...
01:16:18On approche, on approche.
01:16:20Ouais, ouais, c'est un trac fou.
01:16:21Et on va être là tous les vendredis,
01:16:23samedis, dimanche après-midi
01:16:24et éventuellement aussi le jeudi.
01:16:26Puis après, on fera plein d'autres choses.
01:16:28On recevra des copains en spectacle pur
01:16:31parce que la salle fait 160-180.
01:16:33mais si on met des chaises, on peut en mettre 250.
01:16:36J'ai déjà des copains et des copines
01:16:37comme Chantal Latsou de Benoît
01:16:39qui m'ont dit qu'on va venir bientôt au printemps.
01:16:42C'est chouette.
01:16:42Et en attendant, on fait...
01:16:43Belle aventure.
01:16:44Ouais, c'est une aventure formidable.
01:16:45Et parallèlement...
01:16:46On est beaucoup, tu sais, on est 12 sur scène.
01:16:48Ah oui ?
01:16:49Il y a quatre danseuses, il y a quatre transformistes,
01:16:52il y a six serveuses, il y a un barman,
01:16:54il y a un 25, je crois en tout.
01:16:56Je ne vais pas gagner...
01:16:57On ne va pas gagner beaucoup de sous,
01:16:58mais on va être heureux.
01:16:59Mais c'est ça l'essentiel aujourd'hui.
01:17:01Ah ouais.
01:17:01Et aussi ce roman qui vient de sortir aux éditions XO,
01:17:06Vénéneuse, un roman dans lequel vous racontez
01:17:09l'histoire d'une femme qui a souffert dans son enfance.
01:17:13On ne peut pas dire qu'elle ait eu une enfance très solide
01:17:17et qui va au fur et à mesure pour gravir les échelons de la société,
01:17:22pour réussir, supprimer peu à peu les personnes qui l'ont aidée.
01:17:28C'est un vrai roman d'aventure parce qu'on passe de Paris
01:17:33à la région de Bordeaux, à la Suisse, à la Toscane, au Maroc.
01:17:37Et puis à chaque fois, elle change d'identité.
01:17:40Donc cette femme a plein de prénoms différents.
01:17:42Elle a même une relation avec une femme ?
01:17:44Oui, bien sûr.
01:17:46Bien sûr, c'est bien...
01:17:47Non, je dis bien sûr parce qu'aujourd'hui, justement,
01:17:49on n'a pas le temps de développer tout ça,
01:17:51mais la complexité des rapports hommes-femmes
01:17:53fait qu'il y a de plus en plus d'hommes qui vont vers les hommes
01:17:55et de femmes qui vont vers les femmes.
01:17:56Non, non, mais ça, c'est quelque chose que je constate aussi.
01:17:58De plus en plus.
01:17:59Et c'est intéressant parce que...
01:18:02Moi, j'ai fait une émission il y a 15 jours sur l'orientation sexuelle.
01:18:06La question qu'on se pose toujours, c'est
01:18:08est-ce que l'orientation, elle est due à sa nature, si je puis dire,
01:18:13ou est-ce que c'est due à notre histoire ?
01:18:16Moi, j'ai une très bonne amie d'une trentaine d'années
01:18:19qui était avec un garçon.
01:18:20Elle est partie en vacances avec une copine.
01:18:22Elle est rentrée, elle m'a dit que je me suis mis avec elle.
01:18:23Je ne suis pas lesbienne fondamentalement,
01:18:26mais elle m'a dit que j'ai trouvé quelqu'un
01:18:27qui me correspond avec qui j'aime être bien.
01:18:30Et c'est souvent ça qui arrive maintenant.
01:18:32Ce sont des gens qui ne sont pas forcément des filles ou des mecs,
01:18:35qui ne sont pas forcément homos,
01:18:37mais qui trouvent un être avec lequel,
01:18:40moi, autour de moi, j'ai que des...
01:18:42Mes régisseurs, ils sont mariés.
01:18:44J'ai deux garçons formidables qui se sont épousés il y a deux ans.
01:18:47Bien sûr, les couples d'homo tiennent beaucoup mieux que ce qu'on raconte.
01:18:50On a toujours l'impression qu'un couple d'homo...
01:18:52Et la motivation, elle est...
01:18:54Et puis, en plus, ils ont une capacité à être beaucoup plus libres.
01:18:59Ils sont beaucoup moins dans la fidélité.
01:19:02Ça, c'est vrai.
01:19:02Mais ils peuvent y être aussi.
01:19:03Oui, oui, absolument.
01:19:05Je suis d'accord.
01:19:06Les gens qui sont autour de moi,
01:19:07qui avancent, se sont amusés beaucoup,
01:19:09là, il y a une vraie fidélité.
01:19:11Moi, je suis entouré beaucoup de ces gens-là aujourd'hui.
01:19:14C'est pour ça que la cause LGBT, je la soutiens absolument, complètement.
01:19:19Parce que je vois tous les a priori qui ont encore...
01:19:21Attention, la société, elle est encore très homophobe.
01:19:24Hélas.
01:19:25Oh, quand même beaucoup moins.
01:19:27On a quand même bien avancé.
01:19:28Je te promets qu'en province, il y a encore du mec qui veut le casser du pédé.
01:19:30Hélas.
01:19:31Il y aura toujours, malheureusement, des gens qui veulent casser,
01:19:34ce qui n'est pas soi-disant dans la norme, comme on dit.
01:19:37On conclut avec Yann ?
01:19:39Oui, on conclut avec Yann.
01:19:40Bonjour Yann.
01:19:42Bonjour Yann.
01:19:43Bonjour Brigitte, bonjour Patrick.
01:19:45Bonjour Yann.
01:19:46Ben écoutez, ça fait plaisir.
01:19:48Bonjour Patrick.
01:19:49On ne va pas dire que ça suffit, ce n'est pas le moment.
01:19:52Mais juste pour parler un tout petit peu, peut-être, des difficultés
01:19:57avec certaines personnes qui, malheureusement pour elles...
01:19:59Je trouve qu'on n'entend pas bien Yann.
01:20:01On n'entend pas très bien.
01:20:02On va essayer de voir si on peut le retrouver,
01:20:04mais sinon, ce n'est pas grave.
01:20:05On va échanger.
01:20:06Ça serait bien d'échanger avec lui, oui.
01:20:08On va échanger sinon tous les deux, Patrick.
01:20:10On a tellement de choses à dire.
01:20:11Je ne sais pas ce qu'il voulait dire, Yann, sur quoi il partait.
01:20:14Je ne sais pas non plus, parce qu'on n'entendait pas bien.
01:20:17On est en train de réessayer.
01:20:19On va me faire signe si on arrive à l'entendre.
01:20:22C'est les problèmes du direct, Patrick.
01:20:24C'est ça la difficulté.
01:20:25Évidemment, évidemment, parce que...
01:20:28Avec ton chien qui est très affectueux.
01:20:30Mais les chiens sont le reflet de leur maître, Patrick Sébastien.
01:20:35On le sait bien.
01:20:36Tes chiens ont toujours été très affectueux avec moi.
01:20:39J'ai changé de modèle, quand même.
01:20:41Tu as remarqué.
01:20:42Ça fait moins peur.
01:20:43Celui-là est adorable.
01:20:46Le précédent, il y a très longtemps, était carrément...
01:20:50C'était un dogue allemand.
01:20:51C'était un dogue allemand, oui.
01:20:52Voilà, voilà.
01:20:53Oui, c'est vrai que ça impressionnait un peu les hommes, quand même.
01:20:57Mais à l'époque, je me sentais encore un peu fragile.
01:21:00J'avais besoin de garde du corps.
01:21:02De protection.
01:21:02Et j'avais donc des grands chiens.
01:21:03Et puis, avec le temps, je me suis...
01:21:06En tout cas, je me rappelle de la présence de ton chien
01:21:09qui reste un très bon souvenir pour moi.
01:21:11N'est-ce pas ?
01:21:11N'est-ce pas ?
01:21:12Alors, on a du mal à reprendre Yann, je crois,
01:21:16parce qu'il y a des problèmes de réseau.
01:21:17Ce n'est pas grave.
01:21:18Parlons-nous.
01:21:19Justement, Patrick Sébastien,
01:21:21la société actuellement, elle est difficile pour beaucoup de gens.
01:21:25Moi, j'ai un peu l'impression que...
01:21:27On se plaint beaucoup aussi.
01:21:28Oui, c'est vrai.
01:21:29On se plaint beaucoup plus qu'avant.
01:21:31Mais on est dans une société où c'est mieux d'être victime.
01:21:34Sauf que le problème, si on est victime,
01:21:36on ne peut pas être responsable de sa vie.
01:21:37Et moi, je lutte beaucoup contre cette victimisation.
01:21:40Et je dis toujours, ne restez pas victime
01:21:42parce que c'est un statut d'un moment.
01:21:45Mais il faut sortir de ça.
01:21:46Vous êtes d'accord ?
01:21:46Tu es d'accord ou pas ?
01:21:47Non, mais on est dans le truc de la victime perpétuelle.
01:21:49Tout le monde est victime.
01:21:50Tout le monde se plaint.
01:21:52C'est terrible, effectivement.
01:21:53Parce que si tu ne te mets pas du côté des victimes,
01:21:55on fait, oh là là.
01:21:56Il n'y a que la justice, paradoxalement,
01:21:59qui est plus du côté des coupables que des victimes.
01:22:01Qui fait plus de cadeaux aux coupables qu'aux victimes.
01:22:03Tu sais, moi, la justice, aujourd'hui...
01:22:04Moi, je me souviens d'un ami avocat qui m'avait dit
01:22:07« Je préfère un coupable en liberté qu'un innocent en prison. »
01:22:13Je suis assez d'accord avec ça.
01:22:14Même si, bien sûr, je n'ai pas envie que les coupables soient en liberté.
01:22:18Mais c'est horrible, un innocent en prison.
01:22:21Mais il y a le problème de la justice elle-même,
01:22:25la vraie justice,
01:22:26et puis la justice médiatique,
01:22:28qui juge avant tout le monde.
01:22:30Mais ça, c'est insupportable.
01:22:32Oui, mais c'est insupportable, mais c'est le...
01:22:33Aujourd'hui, c'est ça.
01:22:34Mais c'est les réseaux sociaux.
01:22:36C'est-à-dire que...
01:22:37Aujourd'hui, on a quand même...
01:22:38Et les médias sont fautifs,
01:22:39parce qu'ils reprennent ce qui se dit sur les réseaux sociaux.
01:22:42Sans savoir exactement.
01:22:42Et qui sont souvent que ceux qui crient le plus fort.
01:22:46Moi, j'ai entendu des conneries sur moi,
01:22:47des choses dont on m'a accusé,
01:22:49qui sont complètement fausses,
01:22:51et les gens marchent à ça.
01:22:52Et puis t'as des médias volontairement
01:22:55qui balancent des trucs qui sont tordus.
01:22:58On aime mettre de l'huile sur le feu dans les médias, évidemment.
01:23:00Et puis la moindre déclaration,
01:23:01moi j'ai vu certaines déclarations que t'as faites,
01:23:02où ils te tombent dessus, forcément.
01:23:04Tu sais, quand tu mets ta bouche dans les médias...
01:23:07Je suis comme toi, tu sais, moi...
01:23:08Ah oui, t'es sans filtre.
01:23:09J'ai la carapace qui est solide.
01:23:13Christophe...
01:23:13Après, on y survit.
01:23:14Je crois qu'il y a un grand fan, Christophe,
01:23:17qui en vit juste...
01:23:19Il nous reste peu de temps, Christophe,
01:23:20mais je vous en prie, on vous écoute.
01:23:22Alors, bonjour Brigitte,
01:23:23et bonjour M. Sébastien.
01:23:24Bonjour Christophe.
01:23:25Je voulais vous remercier
01:23:26pour tout le plaisir que vous nous avez apporté.
01:23:30Alors, je dis nous,
01:23:30parce que c'était vos émissions familiales
01:23:33qui ont fait beaucoup, beaucoup de bien.
01:23:35et aujourd'hui, moi, je suis quelqu'un de positif
01:23:38et ça faisait beaucoup de bien
01:23:40d'être en famille et de regarder,
01:23:43de rire ensemble,
01:23:44d'être ému jusqu'aux larmes,
01:23:47parfois, par de la beauté,
01:23:50par de la poésie.
01:23:50Donc, merci à vous.
01:23:52C'est très gentil, merci à vous.
01:23:53Je veux juste, par rapport à la conversation
01:23:55qu'on a eue sur les femmes et tout ça,
01:23:57vous rappeler que tout ça n'existe plus
01:23:58à cause d'une femme.
01:24:02Une vénéneuse, on dirait.
01:24:02À cause du pouvoir d'une femme.
01:24:04Oui, oui, oui.
01:24:05Je comprends, mais en même temps,
01:24:07dans la réalité, moi,
01:24:08je vais parler pour moi,
01:24:10c'est la plus belle chose qui me soit arrivée,
01:24:12c'est rencontrer mon épouse.
01:24:14Ça fait presque 30 ans.
01:24:14Oui, mais je dis ça,
01:24:15je ne fais pas de généralité, bien sûr.
01:24:17Non.
01:24:17Non, mais voilà.
01:24:18Il y a combien de temps que tu l'as rencontrée ?
01:24:20En 97.
01:24:21Ah oui, ça commence à faire.
01:24:23Oui, et trois jours après,
01:24:24on vivait ensemble,
01:24:25on est toujours ensemble.
01:24:26Ah, magnifique.
01:24:27Il y a eu deux enfants au milieu,
01:24:28il y a des hauts, il y a des bas,
01:24:30comme dans la vie, c'est comme ça.
01:24:33Mais c'est pareil,
01:24:33en amitié d'ailleurs,
01:24:35en amitié aussi, parfois,
01:24:37on se dispute,
01:24:39on a envie de se séparer,
01:24:41puis on se retrouve.
01:24:42C'est aussi parce qu'il y a eu des crises
01:24:44qu'on sait que si on peut vraiment
01:24:45compter sur l'autre.
01:24:46Moi, je trouve qu'il ne faut pas...
01:24:48Il n'y a pas de règle.
01:24:49Il ne faut pas,
01:24:50parce qu'il y a eu une crise
01:24:51ou parce qu'il y a eu une déception,
01:24:52tout de suite, tout casser.
01:24:54Il faut savoir...
01:24:55Et puis il n'y a pas de règle.
01:24:56L'alchimie entre deux êtres,
01:24:57comme ça a l'air d'être le cas pour Christophe,
01:24:59ça ne s'invente pas.
01:25:01Et ça n'a pas de prix.
01:25:01C'est génial.
01:25:02Tu l'as trouvé, tant mieux.
01:25:03C'est ça qui est bien.
01:25:05Merci en tout cas, Christophe,
01:25:06d'avoir réagi.
01:25:07On ne va pas vous garder plus longtemps
01:25:08parce que c'est la fin de l'émission.
01:25:10Patrick, comme toujours,
01:25:12c'était un plaisir de te recevoir.
01:25:13Moi aussi, de passer cette heure avec toi.
01:25:15Tu parles vrai,
01:25:16et c'est un peu la couleur de ce radio.
01:25:20J'essaie de vivre vrai.
01:25:22C'est pour ça que ça peut surprendre aussi,
01:25:24et puis ça déroute.
01:25:26C'est Toc Toc,
01:25:28ma chanson à la con,
01:25:29qui fait le tour du monde.
01:25:30Et puis ce roman qui n'a rien à voir.
01:25:32Et puis ce cabaret qui n'a rien à voir non plus.
01:25:34Mais c'est tout le paradoxe de ta personnalité.
01:25:40C'est-à-dire qu'on a une image un peu...
01:25:43Je pense que les gens ont dit que c'est un paradoxe
01:25:46parce que je suis public.
01:25:48Mais je pense qu'il y a plein de gens qui ont ces diverses...
01:25:51Il y a des gens qui sont des rugbymans,
01:25:55qui aiment la poésie,
01:25:57qui aiment la musique classique.
01:25:58Moi je suis persuadée que les personnalités très populaires comme toi,
01:26:02et comme moi d'ailleurs,
01:26:04on est forcément à facette.
01:26:05Parce que pour qu'on soit autant aimé par autant de gens différents,
01:26:09c'est forcément parce qu'on a différentes facettes,
01:26:12et chaque facette attire quelqu'un.
01:26:14Et on est forcément encore plus attaqué sur chaque facette.
01:26:17C'est normal.
01:26:18Parce que quand tu plais,
01:26:19quand tu as une facette...
01:26:20Moi je sais qu'il y a des gens qui aiment beaucoup mes chansons,
01:26:22qui n'aiment pas mes émissions de télé,
01:26:23ou qui ont aimé mes bouquins.
01:26:25Et bien nous, on t'aime Patrick.
01:26:27Et merci d'être venu passer ces deux heures avec nous.
01:26:30Allez, on laisse la place, c'est votre avenir.

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