00:01Ici Sud Radio, les français parlent au français, les carottes sont cuites.
00:09Sud Radio Bercov dans tous ses états.
00:12On se demande si les français continueront à parler au français.
00:17Vous savez parler c'est parler libre, parler vrai bien sûr, comme on dit à Sud Radio, parler aussi libre.
00:25Et la liberté d'expression en ce moment, elle en prend un sacré coup dans notre cher et vieux pays,
00:31non ?
00:31Vous avez vu ce qui se passe ? Alors vous allez me dire mais de quoi s'agit-il ?
00:35Et bien c'est très simple, il y a eu récemment un meurtre terrible, un meurtre raciste, on peut le
00:40dire en tout cas,
00:42de part d'un schizophrène déséquilibré, on ne sait pas, vous savez, Kevin T a trappé.
00:46Et le maire de Trappes, à l'érabé, a parlé de tout et surtout il dit, et bien maintenant il
00:55est temps d'arrêter et d'interdire.
00:58D'interdire quoi ? Et bien écoutez le maire de Trappes.
01:03On modifie la loi, on peut tout à fait insérer à l'article 24 de la loi de 1881 sur
01:08la liberté de la presse,
01:09un élément qui indique que nous rendrons dorénavant illégal et nous punirons de peine prévue précisément par l'article 23
01:17de la même loi
01:18ceux qui auront présenté un groupe de personnes à raison de leur origine, de leur appartenance à une religion,
01:23à une ethnie, à une prétendue race ou à une religion déterminée, comme des acteurs d'un instrument, d'un
01:28processus de remplacement.
01:29La logique du remplacement d'un prétendu peuple français blanc de souche pure par une immigration ou des descendants d
01:36'immigration qui comme moi s'en est en France.
01:39Voilà, voilà, grand remplacement, on n'a plus le droit d'en parler, sinon on sera sanctionné.
01:45Attendez, on peut être tout à fait contre cette notion de grand remplacement estimée, qu'elle n'a pas lieu
01:51d'être, qu'elle n'existe pas,
01:52ou on peut être pour, en tout cas on peut en parler.
01:56Ah non, non, non, non, non.
01:57C'est-à-dire qu'aujourd'hui, pour un certain nombre de gens, de maires, de médiatiques, d'opinions publiques,
02:04etc.,
02:05parler de certaines choses ne doit plus être toléré.
02:10Voilà, ça s'appelle effectivement quoi ?
02:13Eh bien, ça s'appelle, c'est qu'il y a une espèce de verrou qui a sauté.
02:19Regardez, par exemple, il devait y avoir, prendre l'exemple,
02:22il devait y avoir une dédicace de Sarah Knafo pour son livre à Brest.
02:31Eh bien, elle a été annulée parce que des centaines de personnes allaient se réunir pour empêcher
02:40cette fasciste, selon leur dire, de parler, de s'exprimer.
02:46Par exemple, que ce soit CNews ou BFM TV ou CNews TV,
02:53dans les manifestations, les journalistes sont traités d'assassins.
02:58Et on les empêche de parler, hein.
03:00CNews, bien sûr, CNews d'ailleurs est empêchée à l'Assemblée.
03:05Voilà, et rappelez-vous, ça va très loin sur le service public.
03:09Laurent Delahous sur France 2 montre une séquence de ce qui s'est passé le 17 octobre dans les manifestations.
03:19Eh bien, les syndicats de journalistes ont dit, il faut, c'est pas possible de rester comme ça,
03:24et il a été puni d'absence d'écran pendant une semaine.
03:28Alors, on va où, là ?
03:29On va vraiment où ?
03:31C'est-à-dire que si vous n'êtes pas d'accord avec une certaine doxa,
03:35avec une certaine idéologie,
03:38eh bien, vous devez être interdit de parler.
03:40Écoutez, hier, une reporter de CNews,
03:44une grande reporter de CNews, Régine Delfour,
03:47elle était au milieu d'une manifestation.
03:49Écoutez ce qu'elle a à dire.
03:50Je vais parler à titre personnel aussi.
03:52Nous, depuis une semaine, en fait, on est visé.
03:55On est clairement visé parce qu'on serait responsable,
03:57soit disant notre chaîne serait responsable d'un attentat raciste.
04:01Sur les réseaux sociaux, en fait, il n'y a pas que notre chaîne qui est visée.
04:04Il y a aussi d'autres chaînes.
04:05Donc, en fait, il y a vraiment une haine vis-à-vis des journalistes.
04:08Cette haine, elle a été, c'est une parole qui a été adoubée par des politiques,
04:12par des syndicats aussi, que ce soit des syndicats lycéens,
04:14qui nous mettent des cibles, en fait.
04:15On est venu des cibles mouvantes.
04:17Et c'est d'une extrême gravité,
04:19puisque la population se sent maintenant autorisée à venir nous frapper.
04:25Voilà.
04:26Il y a quand même quelque chose de pourri, hein, au royaume, là.
04:29Voilà. Parce que, et ce n'est pas seulement pour les journalistes.
04:32Si aujourd'hui, vous êtes citoyen,
04:35vous n'êtes pas d'accord avec tel ou tel, effectivement, mouvement politique ou autre.
04:41Et d'ailleurs, je dis ça,
04:42évidemment, ça vaut pour des gens de LFI ou de la France Insoumise ou autre,
04:48qui se feraient, effectivement, tabasser ou menacer pour les mêmes raisons.
04:52Mais ça suffit.
04:54Ça se passe comment ?
04:55On ne peut plus parler bientôt en France.
04:58On va être obligé de quoi ?
05:00De s'armer et de prendre des haut-parleurs à 200 mètres pour pouvoir s'exprimer.
05:06Mais il y a quelque chose de très, très, très, très grave là-dedans.
05:10Et vous savez, ça va très, très, très loin.
05:14Parce que, à partir du moment où deviennent cibles,
05:19deviennent cibles les personnes, les hommes, les femmes, etc.,
05:22qui ne sont pas d'accord avec vous,
05:24on sait très bien où ça va.
05:27On sait très bien.
05:27Vous savez, je ne veux pas, moi, faire les temps les plus sombres
05:33et les périodiques de l'histoire,
05:35mais ça commence toujours comme ça.
05:37Le fascisme, le nazisme, le bolchevisme,
05:40on commence toujours comme ça.
05:42On commence par brûler la parole,
05:46et ensuite, on brûle les livres,
05:48et puis on brûle les gens.
05:50Alors, attention vraiment.
05:52À demain.