Passer au playerPasser au contenu principal
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il est 20h05 sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:04Nous sommes à quelques heures d'une mobilisation dont personne ne connaît l'ampleur
00:07mais dont tout le monde redoute la violence tant il a été préempté par des groupes d'extrême gauche.
00:12Que se passera-t-il demain dans toute la France ?
00:15C'est la question qu'on se pose et je suis ravi d'avoir ce soir Judith Vintraup pour en
00:19parler.
00:20Chère Judith, bonjour.
00:21On est également avec Jules Torres à événements exceptionnels et musiques pour l'annoncer.
00:27Je ne veux pas trop inquiéter les téléspectateurs, vous pouvez enlever la musique.
00:31Non, ça n'est jamais pour vous la musique.
00:33Monsieur le ministre, merci d'être avec nous.
00:35Merci également à Sébastien Ligné d'être avec nous et à Sabrina Berlin-Bouillet du service police-justice de CNews.
00:41Bonsoir chère Sabrina et dans quelques instants vous allez nous apporter quelques précisions
00:46parce qu'on craint le pire demain.
00:49J'annonce aux téléspectateurs, si vous étiez avec nous dans l'émission Face à Philippe de Villiers,
00:55qu'à 20h45, Milkel Paty, la sœur de Samuel Paty, sera l'invité exceptionnel de l'heure des pros.
01:02Elle sera avec nous dès 20h45.
01:04Je vous propose d'écouter Emmanuel Macron qui depuis Bruxelles a pris la parole
01:10et a appelé au calme pour demain.
01:15Évidemment qu'un message à passer c'est celui de l'appel au calme.
01:18On peut, je pense que c'est le fait même de notre démocratie, j'ai toujours été vigilant et attentif
01:24à cela.
01:25Il y a un droit constitutionnel de manifester, de s'exprimer, il est pleinement respecté.
01:30Mais je pense que le, enfin je pense pas, ce qui va avec ce droit c'est le respect.
01:35Je veux ici redire ma confiance évidemment dans le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur
01:38qui ont passé beaucoup de temps à préparer tout cela en plus de tout ce qui s'est fait ces
01:43dernières semaines.
01:44Et aussi mon soutien aux forces de l'ordre parce que ce sont des moments qui sont très durs pour
01:47nos forces de l'ordre,
01:48qui sont confrontés à une extrême violence.
01:50Et nul ne s'engage dans la police ou la gendarmerie pour subir des assauts
01:55comme ceux qu'ils ont subis par exemple il y a quelques jours de la part de gens
01:59qui ne connaissent que la violence et le désordre.
02:00On va décoder cette déclaration parce que ça intervient quelques jours après avoir lâché les policiers
02:06et avoir considéré qu'il manquait d'empathie.
02:09Alors en fait on manque d'empathie du côté des forces de l'ordre
02:11mais quand vous avez des groupuscules d'extrême gauche qui ne sont plus des groupuscules,
02:15qui deviennent des groupes et qui pourraient frapper sur l'ensemble du territoire,
02:18là on en appelle aux forces de l'ordre.
02:20Sabrina Berlin-Bouillet, il y a une note qui a été publiée cet après-midi, des renseignements
02:24et on commence à y voir un peu plus clair.
02:26Que pourrait-il se passer demain tout en restant extrêmement prudent ?
02:29Alors extrêmement prudent parce qu'on s'aperçoit quand même que le renseignement a du mal
02:32à chiffrer déjà la présence estimée demain des manifestants.
02:36On est sur une branche entre 70 000 et 140 000 personnes qui devraient manifester en France.
02:41On part sur 40 000 concernant la ville de Paris, plus de 500 actions qui sont envisagées,
02:47plus de 90 manifestations qui seraient en train de se structurer.
02:51Et alors dans les risques, il y a évidemment le risque élevé de violence,
02:55violence principalement à l'encontre des forces de l'ordre,
02:58avec des affrontements dans la rue, mais aussi des dégradations de commerce,
03:01de bâtiments publics.
03:03Il y a également un risque de pillage qu'on dit opportuniste.
03:07Et puis préciser cette convergence de mouvements contestataires.
03:11Parce que demain, il y aura des lycéens, des étudiants,
03:14mais pas seulement des militants d'ultra-gauche, des néo-gilets jaunes,
03:19c'est-à-dire vraiment la partie la plus radicale de ce mouvement qui se faisait appeler
03:22des gilets jaunes, des syndicats, des collectifs aussi pro-palestiniens
03:25qui sont amenés à manifester demain.
03:28Donc une grande tension est déjà signifiée dans ces services de renseignement.
03:32Avec Sabrina, une information importante, il y a des zones qui seront interdites
03:36à la manifestation, notamment dans Paris.
03:38Parce que vous avez les franges les plus radicales qui espéraient se réunir
03:42dans les zones dites de pouvoir.
03:45Et donc vous n'allez pas pouvoir manifester place de la Concorde
03:49parce que vous êtes à quelques encablures de l'Elysée.
03:52Vous ne pourrez pas également manifester au niveau de Matignon
03:55ni sur les Champs-Elysées.
03:57Tout à fait, parce que déjà les manifestants avaient cet objectif
04:00lors des mobilisations précédentes d'atteindre Matignon.
04:02Maintenant, il s'agit aussi du Palais de l'Elysée.
04:04Donc c'est très important.
04:05Aujourd'hui, la préfecture de police de Paris a pris beaucoup de temps
04:08à trouver une solution concernant ces parcours.
04:11Il y a eu discussion et il y a eu annulation aussi du premier trajet
04:14qui avait été décidé par les manifestants.
04:17Donc finalement, on sait que deux manifestations principales
04:20se tiendront demain à Paris.
04:22L'une à partir de 14h, c'est le cortège des lycéens et des étudiants.
04:26Et le parcours ira vers la Concorde.
04:28Donc celui-ci, il a été interdit.
04:29Ce sera République-Nation.
04:31Et puis l'autre cortège, ce sera celui des Gilets jaunes
04:34et des syndicats.
04:35Il sera rassemblé à partir de 13h, place de l'Opéra.
04:39Et sera proposé entre la place de Clichy et République.
04:42Tout ça pour dire que les contrôles vont être drastiques.
04:45Il y a d'ailleurs des contrôles qui seront faits dès 6h du matin.
04:48C'est ce qu'a annoncé le préfet de police aux forces de l'ordre.
04:52Parce qu'il y a aussi un risque de blocage de manifestations
04:55dites sauvages dès le matin,
04:57qui continueront peut-être dans la journée.
04:58Et puis un risque, je vous le rappelle,
05:00qu'on est à la veille des vacances de la Toussaint.
05:03Donc aussi un risque au niveau des voitures,
05:06de la circulation routière et des sortes d'opérations escargots.
05:09Il y aura un filtrage très important dès demain matin.
05:12Merci Sabrina d'avoir apporté toutes ces précisions
05:15qui sont évidemment très importantes.
05:17Vous ne m'entendrez pas dire
05:18« Demain, c'est une mobilisation des Gilets jaunes ».
05:20J'ai eu l'honneur et la chance de couvrir les Gilets jaunes,
05:23de rencontrer sur les ronds-points les Gilets jaunes.
05:24Les Gilets jaunes, c'était une manifestation apolitique, spontanée.
05:28Au début ?
05:28Au début, bien sûr.
05:29Avec des Français qui ne manifestaient jamais.
05:33Et qui, parce qu'au 15 du mois,
05:36ils n'avaient plus rien à manger,
05:38se sont retrouvés au niveau des ronds-points.
05:39Et notamment l'élément déclencheur, c'est la taxe carbone d'Edouard Philippe,
05:43qui aujourd'hui est candidat à la présidentielle
05:46et qui veut faire oublier ce qui s'est passé.
05:48D'accord ?
05:48Je confirme totalement.
05:49Donc c'est pour ça que je ne parlerai pas de manifestation des Gilets jaunes demain.
05:53Aujourd'hui, on a l'extrême-gauche,
05:55qui parce que l'extrême-gauche a pignon sur rue,
05:58a pignon sur tous les plateaux,
05:59a une forme de complaisance et d'une bienveillance
06:02du système politique et médiatique,
06:04a tellement grossi qu'il est capable de se dire
06:06« Demain, nous, on y va ».
06:08Et donc, ils vont se cacher sous peut-être un gilet qui sera jaune.
06:13Mais ça n'a rien à voir avec 2018.
06:16Monsieur Lelouch.
06:17Oui, je crois que vous avez raison.
06:19Ce qu'on a vu à l'époque,
06:20moi je l'ai vu comme vous,
06:22c'est des gens qui travaillaient,
06:24des gens modestes qui travaillaient
06:25et qui n'y arrivaient plus.
06:27Ce n'est pas du tout la France assistée.
06:31Ce n'est pas la France des banlieues
06:32qu'il y avait sur les ronds-points.
06:35C'était la France.
06:38des travailleurs,
06:38des petites classes moyennes
06:40qui avaient du mal à boucler les fins de monde.
06:42Et je me souviens de choses
06:44qui m'ont beaucoup marqué,
06:46qui étaient très prenantes.
06:48Des personnes,
06:49une dame qui était par exemple
06:50caissière d'un supermarché,
06:52qui me disait
06:53« Son mari était militaire,
06:55je ne sais pas m'occuper de mes dents,
06:58je n'ai pas de quoi réparer mes dents, etc. »
07:01Demain, il y aura peut-être ça.
07:03Je ne sais pas.
07:05Je crains plus, effectivement,
07:08l'effet inflammation, manipulation
07:11par Mélenchon,
07:12ce qu'il a fait depuis un certain nombre de semaines,
07:14autour d'une révolte lycéenne
07:17qui a d'ailleurs des raisons,
07:18un parcours sur des catastrophes.
07:21Donc, c'est peut-être ça le sujet demain
07:23et pas les gilles jouent.
07:24Revenons, j'ai l'esprit d'escalier,
07:26à Emmanuel Macron qui appelle au calme.
07:28Bon, on a là un président de la République
07:31commentateur.
07:31Ce qui m'intéresse le plus,
07:32ce n'est pas tant le fait qu'il appelle au calme.
07:34J'aurais aimé qu'un président de la République
07:35qui dise ce soir
07:36« Le premier qui touche un policier
07:38sera demain derrière les barreaux »
07:41ou « Ne soyez pas dupes, cher Français,
07:44c'est l'extrême gauche qui est à la manœuvre. »
07:45Mais bon, on peut toujours rêver.
07:47En revanche, ce qui m'intéresse,
07:48c'est que pour la première fois,
07:48Jules Torres,
07:49il a un message de soutien
07:51à des policiers
07:52qu'il a lâchés
07:53en race campagne
07:55il y a une dizaine de jours.
07:56C'est un problème d'Emmanuel Macron
07:58qui, semaine A,
07:59dit que la police
08:00a un manque d'empathie,
08:02qu'il faudrait beaucoup plus d'humanité
08:03dans la doctrine du maintien de l'ordre
08:05alors qu'on a Sébastien Lecornu
08:07qui essaye,
08:08bon gré, mal gré,
08:09de l'Assemblée nationale
08:10de montrer qu'il y a une sorte
08:12de tentative de phagocyter
08:13ce mouvement par la France insoumise,
08:15qu'il y a des violents là-dedans.
08:16Donc, c'est vrai que ça crée
08:17une sorte de dichotomie
08:18au sommet de l'État
08:19avec un Laurent Nunez
08:20qui, en plus de n'être pas
08:21un ministre très politique,
08:23a du mal
08:23à faire comprendre aux Français
08:25que sa doctrine du maintien de l'ordre
08:26est la bonne.
08:27Encore une fois,
08:28Emmanuel Macron prend la parole
08:29sur un sujet national à l'étranger.
08:30Je mets ça de côté.
08:31Ça fait quand même
08:32quelque chose
08:33qu'il ne faisait jamais
08:34lors de son premier quinquennat.
08:37Encore une fois,
08:37il le fait.
08:38Et puis,
08:39moi, je suis quand même
08:39extrêmement gêné
08:40de voir qu'on nomme pas les choses
08:42parce que c'est bien mignon
08:43de faire des messages de soutien.
08:44C'est bien mignon
08:45de dire qu'il y a de la casse
08:46qui casse dans ce pays.
08:47Moi, je veux bien
08:48qu'il n'y ait pas de gilets jaunes.
08:48En revanche,
08:49il y a des gilets rouges,
08:50ce sera ceux de la France insoumise
08:51et il y a les gilets noirs,
08:52c'est ceux des casseurs.
08:53Ça, c'est des vrais gilets
08:54qu'on va voir demain.
08:55Alors, ils n'auront peut-être pas
08:56les habits,
08:57mais ils auront,
08:58en tout cas,
08:58l'idéologie qui est derrière,
08:59l'idéologie qui menace
09:02gravement notre pays demain.
09:03Ils auront compris
09:03que pour cacher leur idéologie,
09:06ils mettront peut-être,
09:07justement,
09:08ils vont prendre en otage
09:09le fameux gilet jaune
09:10comme le gilet jaune
09:11a été pris en otage
09:12lors des mobilisations
09:14des gilets jaunes
09:14où il y a eu,
09:15bien évidemment,
09:16des scènes de violence
09:17très rapidement,
09:18dès le deuxième
09:19et le troisième acte.
09:20Un gilet jaune
09:20où il y a du sang de policier,
09:21c'est un gilet rouge.
09:22Et notamment,
09:23le saccage de l'Arc de Triomphe.
09:25Je voudrais juste
09:26vous faire écouter
09:27Jordan Bardella
09:28qui, cet après-midi,
09:29dit
09:30« Je suis inquiet
09:30et c'est une journée
09:32pour la France du chaos ».
09:33Voilà comment il définit
09:34ce qui pourrait se passer demain.
09:37Et moi,
09:37je souhaite d'ores et déjà
09:38apporter mon soutien
09:39aux forces de l'ordre,
09:41aux forces de sécurité
09:41et aux services de l'État
09:42qui vont être mobilisés
09:43pour protéger
09:45notre pays
09:46qui, au-delà
09:47de toute manière
09:47des revendications de fonds
09:48qui vont avoir lieu
09:49dans le cadre
09:49des débats de la campagne,
09:51seront là pour
09:52demain porter atteinte
09:53à l'ordre public.
09:54Et donc,
09:55je suis extrêmement inquiet
09:57de cette journée
09:58qui n'est pas une journée
10:00dédiée à la France du travail
10:01mais qui est sous couvert
10:02de revendications légitimes.
10:04Une journée pour la France du chaos
10:05de se mettre
10:06et de se rassembler
10:07derrière Jean-Luc Mélenchon.
10:08Une journée pour la France du chaos,
10:10Judith Vintraume.
10:10Bien sûr, moi j'ai trouvé
10:11la réaction d'Emmanuel Macron.
10:13Alors certes,
10:14marquant un progrès
10:15par rapport à
10:15les forces de l'ordre
10:16manque singulièrement
10:18d'empathie.
10:19C'est vrai,
10:19quand on leur balance
10:23des projectiles
10:24dans la figure,
10:25ils devraient faire preuve
10:25de davantage d'empathie.
10:27Ils devraient tendre
10:28l'autre joue.
10:28Mais c'est surtout que
10:30ce qui est formidable
10:31dans le discours
10:32d'Emmanuel Macron,
10:33c'est qu'il oublie
10:34totalement
10:34tous ces lycéens
10:35qui ne bloquent pas
10:36leur lycée,
10:37qui n'ont pas bloqué,
10:38mais en revanche,
10:38qui ont été empêchés
10:40de suivre des cours
10:42de façon absolument
10:43pas démocratique.
10:44Parce que je ne sais pas
10:45si vous,
10:45vous avez vu des AG,
10:46des votes,
10:48toute chose
10:48qui normalement
10:49a lieu dans un mouvement
10:50social,
10:51ça n'a pas eu lieu.
10:52Et là,
10:52pour ces gens-là,
10:53pour la majorité silencieuse
10:56qui veut bosser,
10:57Emmanuel Macron
10:57n'a jamais un mot
10:59et ne l'a toujours pas.
11:00Sébastien.
11:01Mais je pense qu'il ne faut
11:02pas non plus oublier
11:03qu'en effet,
11:04la France du chaos,
11:05c'est Jean-Luc Mélenchon
11:05qui la dirige aujourd'hui,
11:06mais c'est Emmanuel Macron
11:07qui l'a provoqué.
11:08Et ça,
11:09il ne faut pas non plus
11:09l'oublier.
11:09Parce que le premier responsable
11:11de ces faits de violence
11:12dans les manifestations
11:14systématiquement depuis 10 ans,
11:15c'est Emmanuel Macron
11:16et le gouvernement.
11:17Pourquoi ?
11:17Parce que ce gouvernement,
11:18plus que les autres,
11:19a habitué les Français
11:21à une chose,
11:22au fait que dans ce pays
11:23désormais,
11:24pour avoir gain de cause,
11:25il faut se faire violence,
11:27il faut des émeutes,
11:28il faut du sang.
11:29C'est terrible,
11:30mais les gilets jaunes,
11:31il faut attendre
11:31que ça dérape
11:32pour qu'Emmanuel Macron
11:33ait peur
11:33et sorte son chèque magique
11:35des 15 milliards d'euros.
11:36L'affaire Néel,
11:37il faut attendre
11:37qu'on soit au bord
11:38d'une guerre civile
11:39dans les banlieues
11:40pour que le gouvernement
11:42réagisse.
11:43En revanche,
11:43quand vous faites
11:44des manifestations sagement,
11:46quand vous faites
11:46des manifestations
11:47comme les agriculteurs
11:48où vous nettoyez
11:49les autoroutes
11:49après votre manifestation,
11:51là, il n'y a rien.
11:52Là, vous pourrez
11:52toujours attendre.
11:53Et ça,
11:53c'est un mouvement dramatique
11:55parce que cette logique
11:56de en France,
11:57vous voulez obtenir
11:58quoi que ce soit,
11:59il faut de la violence.
12:00Et ça,
12:00c'est Emmanuel Macron
12:01qui l'a mis dans la tête
12:02des Français,
12:03notamment des plus jeunes.
12:04Et je pense que,
12:05malheureusement,
12:05ça survivra
12:06aux quinquennats
12:07et aux deux quinquennats
12:08d'Emmanuel Macron.
12:09Mais c'est très intéressant
12:10ce que vous dites.
12:10Je rappelle qu'il y avait
12:11quasiment 300 000 personnes
12:12qui avaient enfilé
12:13un gilet jaune
12:15en 2018,
12:16le 17 novembre 2018,
12:19qu'au deuxième acte,
12:21166 000 participants
12:22étaient présents
12:22et que le 1er décembre,
12:24c'est là
12:24au plus violent
12:25qu'on avait pu avoir
12:26avec l'arc de triomphe
12:27qui avait été saccagé,
12:28des violences
12:29dans plusieurs villes,
12:30412 interpellations,
12:32133 blessés
12:33dont 23 membres
12:34des forces de l'ordre.
12:35Et que le 10 décembre,
12:36Emmanuel Macron
12:36avait annoncé
12:37des premières mesures
12:38et que le gouvernement
12:39avait aligné le chèque,
12:40plus de 10 milliards
12:41post-gilets jaunes.
12:43Et je vous rappelle
12:43que Sébastien Lecornu,
12:45qui aujourd'hui se réveille
12:46pour parler
12:46de l'extrême gauche,
12:47avait lancé,
12:48c'est l'homme
12:49qui avait imaginé
12:50le grand débat national
12:52qui est la plus grande
12:53escroquerie
12:54de ces 10 dernières années.
12:56C'est la poudre
12:57de Perlin-Pin-Pin,
12:58pour reprendre
12:58la formule
12:58d'Emmanuel Macron,
12:59c'est le plus grand
13:00enfumage
13:01de l'histoire
13:02de la Macronie.
13:03C'est ça.
13:03Avec beaucoup de choses.
13:04Alors, il y a deux choses.
13:06Un, l'enfumage,
13:06ils ne vont pas
13:07la recommencer aussi facilement.
13:08Et deux,
13:09il n'y a plus de chèques.
13:10Et trois,
13:11moi, ce qui m'inquiète,
13:12il n'y a plus de chèques
13:12parce qu'il n'y a plus un sou.
13:14À cause de qui ?
13:14Ce qui m'inquiète le plus,
13:17ce sont ces images
13:18qui vont être envoyées
13:19dans le monde entier
13:20demain,
13:21en sachant que très vite,
13:23il va falloir à nouveau
13:24reprendre,
13:26réemprunter de l'argent.
13:28Et nous risquons
13:29une crise
13:30sur les dettes souveraines
13:31sur la dette française
13:32à n'importe quel moment.
13:34Et ce qui m'inquiète,
13:35et je ne suis pas sûr
13:36que les gens
13:38sachent ou s'en rendent compte,
13:40mais ça risque d'être...
13:41Ça sera très dur
13:42si ça se produit.
13:43Et c'est peut-être ça
13:44que je cherche
13:44l'excellent M. Mélenchon
13:47provoquer une crise
13:48extrêmement violente
13:50qui déclenchera ensuite
13:51derrière une crise
13:51Jean-Luc Mélenchon,
13:52il ne fait que tirer
13:52les marrons du cheveu.
13:53C'est-à-dire qu'on sent
13:54quand même qu'il y a
13:55une fébrilité au sommet
13:56de l'État.
13:56Sabrina Birlin-Bouillet
13:57disait que les services
13:58de renseignement
13:58disaient,
13:59si je ne me trompe pas,
14:00entre 70 000
14:01et 140 000 manifestants.
14:02Déjà, un pays
14:03qui est incapable,
14:04du simple au double,
14:05d'anticiper le nombre
14:06de manifestants
14:07qu'il pourrait y avoir,
14:08pardonnez-moi,
14:08c'est inquiétant.
14:09Qu'il y ait une parole
14:10présidentielle
14:10qui ne soit pas la même
14:11d'une semaine à d'autres,
14:13c'est extrêmement inquiétant.
14:14Qu'on ait le Premier ministre
14:16le plus faible
14:16de la Ve République,
14:18c'est pas moi qui le dis,
14:18c'est lui qui l'a dit
14:19pour la CGT,
14:20c'est inquiétant.
14:21Qu'on ait sans doute
14:22le ministre de l'Intérieur.
14:23Et Dieu sait
14:24que Christophe Castaner
14:24a été problématique.
14:26Et Dieu sait
14:26que les ministres
14:27de l'Intérieur socialiste
14:28ont été parfois problématiques.
14:29mais qui n'est plus respecté,
14:32n'est plus apprécié
14:33des policiers
14:33alors qu'il l'était
14:34quand il était préfet de police.
14:35Qu'on est obligé
14:37de dire à des policiers
14:37d'enlever les grenades
14:38assourdissantes,
14:39c'est problématique.
14:39Qui seront maintenues
14:40cette fois-ci ?
14:40Elles vont être bien introduites.
14:41Que les LBD qu'on doit laisser
14:43dans les fourgons de police,
14:44c'est inquiétant.
14:45Qu'est-ce que ça donne ?
14:45Ça donne quoi ?
14:46Qu'on ait une justice
14:47qui est incapable
14:47de juger des mineurs
14:48et qui les libère,
14:49c'est aussi inquiétant.
14:51Mais Jean-Luc Mélenchon,
14:52il se nourrit de la fébrilité
14:53d'un État qui n'existe plus,
14:54qui n'est plus là.
14:55Avec un tournant,
14:56c'est qu'en 8 ans,
14:57qu'est-ce qui s'est passé ?
14:57Quelle est la différence
14:58entre les Gilets jaunes
14:59et 2026 ?
15:00Il y avait un peu d'argent
15:01dans les groupes.
15:01Mais pas que.
15:02C'est qu'en 2018,
15:03Jean-Luc Mélenchon
15:05était persona non grata.
15:07Les Gilets jaunes
15:08avaient exfiltré
15:09Jean-Luc Mélenchon
15:10des manifestations
15:11qui avaient vu
15:11une possibilité
15:13de faire une OPA
15:13sur cette mobilisation
15:14et les Gilets jaunes
15:15avaient dit
15:15pas en notre nom.
15:17Votre popote politique,
15:18vous la ferez plus tard.
15:19Sauf que cette fois-ci,
15:23dans les syndicats lycéens,
15:25les syndicats universitaires,
15:27la CGT, etc.
15:28En début de 2018,
15:29il y avait aussi
15:30une majorité
15:31qui faisait
15:33que le gouvernement
15:34était capable
15:35de faire voter.
15:35C'est le début
15:35du mandat de Macron.
15:36Qui a fait la dissolution
15:37qui a permis ensuite
15:39à Mélenchon
15:40d'arriver avec ses troupes
15:41et bordalisées
15:41et l'Assemblée
15:42et la rue ?
15:43C'est ça à l'origine ?
15:44On écoute Laurent Nonaise
15:45qui revient justement
15:46sur les mobilisations
15:47et la crainte
15:47des violences
15:48d'extrême-gauche.
15:49Parce que maintenant,
15:50enfin, il pose le mot.
15:51C'est l'extrême-gauche.
15:51Ben oui.
15:54Sur les manifestations
15:55de voie publique,
15:56on voit bien que
15:56dans les grandes villes,
15:57en tout cas,
15:57c'est le cas à Paris,
15:58ce sera probablement
15:59le cas à Rennes,
16:00Nantes, Toulouse, Bordeaux.
16:02On voit que l'ultra-gauche,
16:03très souvent en fin de cortège,
16:04provoque des dégradations
16:05et essaie de faire dégénérer
16:07ces manifestations
16:09même quand elles sont déclarées.
16:10Donc on va être
16:11extrêmement vigilants.
16:12On sera extrêmement réactifs
16:13s'il devait y avoir
16:14des dégradations.
16:15Sabrina Berlain-Bouillet,
16:16vous êtes journaliste
16:17au service police-justice
16:18de CNews.
16:19Demain, on sait
16:20combien de policiers
16:20seront sollicités ?
16:21Non, on ne sait pas.
16:22L'effectif n'a pas encore
16:23été annoncé
16:25de la part de la préfecture
16:26de Paris non plus
16:29envers les policiers
16:30et les forces de l'ordre.
16:30Donc demain,
16:31on ne sait pas encore
16:31quel sera l'effectif.
16:32Ce qui est important,
16:33c'est de se dire
16:34que ça va être très compliqué
16:36pour nos policiers demain,
16:37pour nos forces de l'ordre.
16:38Il faut s'imaginer
16:39que demain,
16:40ils vont être
16:41sous une pression
16:43extraordinaire
16:43qui n'est pas commune.
16:46ils vont être demain
16:47provoqués,
16:48on le sait.
16:49Ils vont être poussés
16:50à la faute.
16:51Demain,
16:51ce sera filmé,
16:52diffusé en direct
16:52sur les médias,
16:53mais aussi diffusé
16:54par tous ces jeunes
16:55qui filment en temps réel
16:56ce qui se passe.
16:57Et s'il y a
16:59une image choc,
17:00s'il y a une violence
17:01qui peut être utilisée
17:02à leur encontre
17:03et manipulée après,
17:05notamment par la France insoumise
17:06sur les réseaux sociaux,
17:08eh bien là,
17:08ce mouvement pourrait être
17:09encore plus durable,
17:10plus long
17:11et peut-être même plus large.
17:12Je voudrais qu'on voit
17:13Rima Hassan
17:14qui sur Instagram
17:15donne des conseils
17:18pour ceux
17:19qui pourraient
17:20demain être
17:21en confrontation
17:21avec les forces de l'ordre.
17:22Elle met en avant
17:23le 17 octobre,
17:24vous voyez tous ces communiqués,
17:25moi ce qui m'intéresse
17:26c'est qu'en image
17:27elle ne met pas
17:27une manifestation,
17:28elle met justement
17:29la casse
17:30au moment des gilets jaunes.
17:32Bien se préparer.
17:33Alors vous allez me dire
17:33ce communiqué
17:34de Mme Rima Hassan
17:35que vous pourrez retrouver
17:37sur Instagram
17:37est peu ou prou
17:38ce que pourrait publier
17:40le syndicat de la magistrature.
17:42qui est le guide
17:43du manifestant arrêté.
17:44Donc il y a le guide
17:45du manifestant arrêté
17:46et puis vous avez
17:48la communication.
17:49Comment bien se préparer ?
17:51Dans les deux cas
17:51c'est des personnes
17:53financées par les français.
17:54Mais c'est quand même
17:54extraordinaire.
17:55Et dans le même temps
17:56Jean-Luc Mélenchon
17:57qui tweet
17:58malgré la mauvaise volonté
17:59du préfet de police de Paris
18:00ancien collaborateur
18:01direct de Macron
18:02pour établir le point de départ
18:03du parcours
18:04de la manif du 17.
18:05Un rendez-vous est donné demain
18:06à 14h place de la République.
18:08Et là il dit quoi ?
18:09Je renouvelle la demande
18:10d'un engagement
18:11à ne pas utiliser d'armes
18:12destinées aux mutilations
18:14de manifestants
18:15yeux, les yeux, les mains,
18:17les mâchoires
18:17ou de charges en voiture
18:19à moto ou à cheval
18:21contre les manifestants.
18:23Luc Mélenchon a choisi
18:24évidemment son corps.
18:25C'est insensé
18:26qu'un leader politique
18:28dans une démocratie
18:30à la veille de l'expression
18:32d'un droit populaire
18:34qui est de manifester
18:34est en train de présenter ça
18:36comme une guerre.
18:38En accusant à l'avance
18:39la police d'être criminelle
18:42comme il l'a dit.
18:43Venez vous les adultes
18:44contre la sauvagerie de la police.
18:46En pleine répétition.
18:46Le problème est là
18:48celui qui a parlé
18:50de violences policières
18:52au début
18:53c'est quand même
18:53le président de la République.
18:54Celui qu'on a entendu
18:55au début de cette émission
18:56qui soutient les forces
18:56de l'ordre.
18:57Jacqueline Moureau
18:57qui est une des figures
18:59du début
19:00des premiers gilets jaunes
19:01parce que c'est aussi intéressant
19:02de donner la parole
19:03à ces figures-là.
19:05Je sais que demain
19:07il y aura certaines figures
19:08historiques des gilets jaunes
19:09qui seront présentes
19:10lors des manifestations
19:12mais elle Jacqueline Moureau
19:13elle a dit
19:13moi je ne veux pas
19:14m'associer à l'extrême gauche.
19:15Écoutez Jacqueline Moureau
19:16elle était notre invitée
19:17sur Europe 1
19:17entre 11h et 13h.
19:19Je n'irai pas dans la rue demain
19:21parce que ça n'a rien à voir
19:24avec le mouvement
19:25des gilets jaunes
19:26canal historique
19:27le début
19:28le 17 novembre
19:29puisque les gilets jaunes
19:30étaient un mouvement
19:31spontané.
19:33Là on a affaire
19:34à un mouvement
19:35organisé
19:36qui est préempté
19:38de toute façon
19:39par l'extrême gauche
19:40et notamment
19:41LFI
19:42mais pas que
19:43et ça va être
19:46extrêmement violent.
19:47Moi je vous garantis
19:48que les gens
19:49ne sont pas prêts
19:50à voir ce qu'ils vont voir
19:50demain.
19:51Là par exemple
19:52j'ai un ami
19:53qui vient de m'envoyer
19:54un SMS
19:54il habite à Nantes
19:55il me dit
19:56je viens de faire le plein
19:57j'ai vu des jeunes
19:58remplir des bouteilles
19:59pour faire des cocktails
20:00molotov.
20:01Donc ça va très très mal
20:03se passer.
20:05Mais bon
20:05ça ne fait jamais
20:06que 8 ans
20:07qu'on dit que ça ne va pas.
20:09Gageons
20:09qu'elle se trompe
20:10Jacqueline Moureau.
20:11mais ça a été une
20:12elle dit ça va très mal
20:13se passer
20:14ça va être extrêmement
20:15violent.
20:15Ce qui est certain
20:16parce qu'on ne peut pas
20:17prévoir ce qui peut se passer
20:18tant il y a une opacité
20:20sur ce qui peut se passer
20:21demain
20:22ce dont on peut dire
20:23avec certitude
20:25c'est que vous avez eu
20:26des appels
20:26à des mouvements
20:28ultra radicaux
20:29sur les réseaux sociaux
20:30à s'en prendre
20:31aux forces de l'ordre
20:32à avoir des soldats
20:33des émeutiers
20:34ça on est sûr
20:35on peut le dire.
20:35Les milices seront sortis.
20:37Mais cette impunité là
20:38c'est pour moi
20:39l'échec également
20:40de ces 10 ans
20:41de Macronie
20:41qui n'ont eu de cesse
20:44que d'hurler
20:44à la peste brune
20:46et au danger
20:47de l'extrême droite
20:48avec une complaisance
20:49pour ne pas dire
20:50une soumission
20:51avec l'extrême gauche.
20:5220h26
20:52je ne veux pas
20:53qu'on soit en retard
20:54parce qu'à 20h45
20:55nous serons avec
20:56Mickaël Paty
20:56la sœur de Samuel Paty
20:58mais nous continuerons
20:59de parler
20:59j'ai encore plein
21:00de déclarations
21:01à vous montrer
21:01on fait venir quand même
21:03le préfet de police
21:04de Paris aujourd'hui
21:05il a eu une réunion
21:05avec une personne
21:06qui est présentée
21:07comme membre
21:08d'un syndicat étudiant
21:08elle était aussi
21:10sur la liste du NPA
21:11donc
21:12c'est un mouvement
21:13quasiment majoritaire
21:14dans le pays
21:14c'est pour vous dire
21:15à quel point
21:16on vit dans un monde particulier
21:18à tout de suite
21:23quasiment 20h30
21:25sur CNews
21:25en sachant qu'à 20h45
21:27si vous nous rejoignez
21:28Mickaël Paty
21:29la sœur de Samuel Paty
21:30sera notre invité
21:31exceptionnel
21:32accompagné de
21:34Stéphane Simon
21:35producteur du film
21:36L'Abandon
21:37et producteur également
21:38des documentaires
21:39sur Samuel Paty
21:40dont un que vous découvrirez
21:41à 21h
21:42sur CNews
21:44les mobilisations de demain
21:45commencent à s'organiser
21:46dans toute la France
21:46syndicats
21:47partis politiques
21:48saisissent les préfectures
21:50pour éclater
21:51et déclarer
21:51pardonnez-moi
21:52l'absence révélateur
21:53des manifestations
21:54toutefois à Paris
21:55le préfet de police
21:56a déjà refusé
21:57plusieurs parcours
21:58Sébastien Lecornu
21:59a convoqué
22:00une cellule interministérielle
22:01de crise
22:01pour ce samedi
22:02tout va bien
22:03je suis rassuré
22:04s'il y a une cellule interministérielle
22:05de crise
22:05Sharon Camara
22:08près de 500 actions envisagées
22:10plus de 90 manifestations
22:12en préparation
22:13à la veille du 17 octobre
22:14l'exécutif se prépare
22:16à une journée
22:16sous haute tension
22:18blocage de ronds-points
22:19rassemblement spontané
22:20cortège dans les grandes villes
22:22selon nos informations
22:23les services de renseignement
22:25surveillent de près
22:25les appels à la mobilisation
22:27Laurent Nouniès
22:28a mobilisé ses troupes
22:30hier matin
22:31le ministre de l'intérieur
22:32a réuni les responsables
22:33de la police
22:34et du renseignement
22:35à sa demande
22:36le premier ministre
22:38prévoit une cellule
22:39interministérielle de crise
22:40afin de suivre en temps réel
22:41l'évolution des manifestations
22:43sur tout le territoire
22:44à Paris
22:45la rencontre entre le préfet
22:47et des organisateurs
22:48de la mobilisation sociale
22:49n'a pas permis
22:50d'aboutir à un accord
22:51sur le parcours du cortège
22:52je l'espère
22:53très sincèrement
22:54que nous arriverons
22:55à trouver
22:56un itinéraire
22:57qui permette
22:58de concilier
22:59les besoins
22:59constitutionnels
23:01en tout cas
23:01la constitution
23:02le permet de manifester
23:03ce qui est tout à fait normal
23:04mais aussi d'assurer
23:05la sécurité
23:06des uns et des autres
23:07les autorités
23:08redoutent notamment
23:09des actions de l'ultra-gauche
23:10contre les forces de l'ordre
23:11à Paris
23:12et dans les grandes villes
23:13donc c'est la préfecture
23:15qui prendra
23:16la responsabilité
23:18s'il y a
23:19des manifestations
23:20spontanées
23:21ou ce qu'ils appellent
23:22des manifestations
23:22sauvages
23:23si le parcours
23:24se passe mal
23:25ce n'est pas
23:25de la responsabilité
23:26des organisations
23:27dans la capitale
23:29plusieurs secteurs stratégiques
23:30dont l'Elysée
23:31Matignon
23:32et les Champs-Elysées
23:33sont d'ores et déjà
23:34interdits d'accès
23:35et vous allez entendre
23:36une responsable
23:37du syndicat d'étudiants
23:38qui veut manifester
23:39sur les lieux de pouvoir
23:40elle était très en colère
23:41cet après-midi
23:42madame
23:43il faut préciser
23:44que cette dame
23:44n'est pas que membre
23:45d'un syndicat étudiant
23:46elle était également
23:47sur les listes électorales
23:48du NPA
23:49c'est le parti
23:50de monsieur Poutou
23:51qui est un parti révolutionnaire
23:53assumé
23:54voilà
23:54on est que l'en
23:55là le gouvernement
23:58le cornu nous dit
23:59que toutes les manifestations
24:00seront autorisées
24:01mais en fait
24:02les manifestations
24:02qui se dirigent
24:03vers les lieux de pouvoir
24:04sont refusées
24:05ça on trouve
24:05que c'est pas normal
24:06voilà parce qu'aujourd'hui
24:07il y a une colère
24:08qui existe
24:08qui est très importante
24:09de la part de la jeunesse
24:11lycéenne
24:11étudiante
24:12et on invite le monde du travail
24:13à rejoindre cette mobilisation
24:14et on veut pouvoir
24:15aller manifester
24:15oui au plus proche
24:16des lieux de pouvoir
24:17pour leur faire comprendre
24:18par un autre nombre
24:19aujourd'hui
24:19notre détermination
24:20notre colère
24:21nos revendications
24:22et le fait qu'on lâchera pas
24:23donc on a eu des discussions
24:24aujourd'hui
24:24avec la préfecture
24:25puisque le mandat
24:26de l'Assemblée Générale
24:27Interfax
24:28c'est d'aller manifester
24:28en direction de Concorde
24:30on a tout proposé
24:31Concorde
24:32Opéra
24:32Madeleine
24:33même Richelieu de Rouault
24:34et aujourd'hui
24:35il y a tous les prétextes
24:36qui sont utilisés
24:36pour essayer de refuser
24:37c'est des prétextes
24:38qui sont bidons
24:39donc nous on partira
24:40à la manifestation samedi
24:41non mais attendez
24:43pardon
24:44il y a
24:44juste une question
24:46un peu
24:46un peu simplette
24:47mais c'est qui cette dame
24:49et pourquoi elle est reçue
24:49par le préfet
24:50le membre du syndicat
24:52c'est l'interfax
24:53mais c'est quoi
24:54c'est le responsable syndical
24:56d'un
24:58de
24:58de
24:59de
24:59du syndicat étudiant
25:00c'est pas de la flagornerie gratuite
25:04mais monsieur le ministre
25:05pose une vraie question
25:06c'est à dire que
25:07toutes les personnes
25:08demandées au préfet de police
25:08il y a le préfet de police
25:10il y a monsieur Jeffrey
25:11il y a monsieur Baptiste
25:12c'est à dire que
25:12toutes les personnes
25:13que l'on voit sur les plateaux
25:14de télévision
25:15depuis maintenant trois semaines
25:17je viens de ne pas l'attaquer
25:17le pauvre il vient de commencer
25:18c'est vous qui attaque
25:20le monsieur le pauvre
25:20c'est pas mon contraire
25:21le problème c'est qu'on invite
25:24des personnes
25:25et on parle
25:25pardon de sujets
25:26qui objectivement
25:27ne sont pas représentatifs
25:28de l'entièreté de la société
25:30c'est à dire que
25:30vous avez
25:31des syndicats lycéens
25:32moi je savais même pas
25:33que ça existait
25:34qui ne représentent pas
25:352% des lycéens de ce pays
25:38qui sont en train
25:39de truster
25:39tous les plateaux de télévision
25:40on a l'impression
25:41qu'il n'y a qu'eux
25:41on a l'impression
25:42qu'ils sont tous
25:43d'extrême gauche
25:43il n'y a que Louise Montengon
25:44qui est un petit
25:45luciole d'espérance
25:46comme dirait
25:47Philippe De Villiers
25:47un vent de fraîcheur
25:48ça ça fait du bien
25:50les syndicats étudiants
25:51c'est la même chose
25:52il y en a une dizaine
25:54ils ne représentent
25:54rien ni personne
25:55la majorité des étudiants
25:57dans notre pays
25:57ne sont pas des mélanchonistes
25:59et par ailleurs
25:59ont envie de travailler
26:00ont envie de bosser
26:01ont envie de s'intégrer
26:03dans la société
26:03donc on demande
26:05à des gens
26:06de prendre la parole
26:07la dame du NPA
26:08pardonnez-moi
26:08c'est une blague
26:09qui est cette dame
26:10que représente le NPA
26:11dans le pays
26:12elle a 26 ans
26:13mais c'est un syndicat
26:15universitaire
26:15elle était il y a longtemps
26:16en lycéenne
26:17mais c'est quelle université
26:18l'universitaire
26:19des facultés
26:20à 26 ans
26:20peut être encore à la fac
26:23oui effectivement
26:23vous êtes préfet de police
26:25à Paris
26:26vous recevez n'importe qui
26:27je suis représentant
26:29de tel truc
26:29ils sont à l'origine
26:31de l'organisation
26:32de l'une des deux manifestations
26:34mais c'est vrai
26:34que ça peut surprendre
26:35de voir cette
26:36et quand monsieur le préfet
26:38prenait la parole
26:39à la sortie de cette réunion
26:40vous aviez donc cette dame
26:41qui était derrière
26:42et qui faisait des grand-faits
26:42il avait des cheveux rouges
26:43il y en a un autre
26:44elle a le droit d'avoir
26:45des cheveux rouges
26:45ça c'est pas le problème
26:47en revanche
26:47je voudrais que ça intervienne
26:49dans un contexte
26:50où il y a des violences
26:50lors des mobilisations lycéennes
26:53en marge de ces mobilisations
26:54je rappelle les chiffres
26:557 950 gardés à vue
26:581177 majeurs
27:006773 mineurs
27:01et vous avez eu
27:02que 26 placements
27:04en détention provisoire
27:057 950 gardés à vue
27:0826 placements
27:09en détention provisoire
27:12et 900 policiers blessés
27:13exactement
27:14et c'est Laurent Oberton
27:15et on va l'entendre
27:16dans quelques instants
27:17qui parle justement
27:18des forces de l'ordre
27:19et de la police
27:20il faut essayer
27:21de libérer cette police
27:23qui est contrainte
27:24moralement
27:24matériellement
27:25politiquement bien sûr
27:27Laurent Oberton
27:31on va écouter
27:32Laurent Oberton
27:32dans une seconde
27:33on l'écoute s'il vous plaît
27:35le message
27:36qui est envoyé
27:37par nos autorités
27:39on a du mal même
27:40à employer ce terme
27:41est tellement un message
27:43de la France
27:45c'est open bar
27:45faites ce que vous voulez
27:46il ne se passera
27:47quasiment rien pour vous
27:48on a vu ce policier
27:50lynché au sol
27:51inconscient
27:51l'auteur est déjà dehors
27:53cette policière
27:54qu'on a coursé
27:55en hurlant
27:55en appelant à la tuer
27:57qui a pris des coups de pied
27:57au sol
27:58les auteurs sont déjà dehors
27:59en attendant un hypothétique
28:01jugement dans deux ans
28:02le message
28:03est absolument catastrophique
28:04est-ce qu'on va décongeler
28:06une police
28:07un petit peu plus réactive
28:08un petit peu plus adaptée
28:10à cette situation
28:10et malheureusement
28:12dans certains cas
28:13le message de la force
28:14est le seul message
28:16qu'une certaine population
28:17peut comprendre
28:18c'est assez terrible
28:19c'est peut-être un constat
28:19d'échec
28:20mais c'est du réalisme
28:21les français ne sont pas dupes
28:2384% des français
28:24soutiennent
28:25les forces de l'ordre
28:26malgré ce contexte
28:27et ce climat
28:28de haine permanente
28:30contre les forces de l'ordre
28:31et le sondage
28:32va faire beaucoup de mal
28:33à la France insoumise
28:34parce qu'il y a division
28:35au sein de la FI
28:36quand vous regardez
28:37selon les partis politiques
28:3950%
28:41donc c'est un sympathisant
28:43sur deux LFI
28:44mais écoutez
28:45je vais vous dire
28:47vous faites le même
28:50sondage
28:51chez les députés LFI
28:52vous ne vous retrouvez pas
28:52à 50-50
28:54ça ne vous choque pas
28:55vous que le premier parti
28:56de gauche de ce pays
28:56ne soit qu'à 50%
28:57d'opinion favorable
28:58pour les forces de l'ordre
28:59c'est une évidence
29:02au delà du fait
29:03que on soit
29:04dans l'aspect moral
29:06est-ce que c'est choquant
29:06ou non
29:07c'est de voir
29:08que parmi les sympathisants
29:10de la France insoumise
29:11vous en avez
29:12un sur deux
29:13qui soutient
29:14les forces de l'ordre
29:15Pierre Lelouch
29:16je voudrais dire
29:16une chose grave
29:18c'est qu'aujourd'hui
29:19la police
29:20c'est le dernier
29:21rempart de la république
29:22le système
29:23est tellement cassé
29:24de tous les côtés
29:25la crédibilité
29:26de la classe politique
29:28est nulle
29:29la crédibilité
29:30de l'assemblée
29:31de sa capacité
29:31de faire un budget
29:32est nulle
29:33la dernière chose
29:34qui tient à ce pays
29:35c'est la police
29:37et si j'avais un conseil
29:39à donner à monsieur Macron
29:40c'est de changer de discours
29:41complètement
29:42sur ces forces de l'ordre
29:44qui tiennent la république
29:45à bout de bras
29:46rappelez-vous
29:47que la quatrième
29:47elle est tombée
29:48à cause de ça
29:49vous remarquerez
29:50que publiquement
29:51ils n'ont aucun soutien
29:52la police n'a pas de soutien
29:53quand je vois les artistes
29:55les comédiens
29:55les chanteurs
29:56ils se mettent
29:58systématiquement
29:58du côté des lycéens
29:59mais surtout
30:00avec cette parole
30:01en dénonçant
30:01ce qu'ils appellent
30:02des violences policières
30:03donc en se mettant
30:04face contre la police
30:06et c'est quand même
30:07surprenant
30:07qu'il n'y ait pas
30:08un seul personnage
30:09personnalité médiatique
30:12qui puisse s'exprimer
30:15en faveur
30:15ou en tout cas
30:16en soutien
30:16du moins
30:17en soutien
30:17de nos policiers
30:18ce chiffre de 900
30:19policiers gendarmes
30:21blessés
30:22est inouï
30:23il est proprement inouï
30:25ce qu'il dit
30:26de la société française
30:28est absolument effrayant
30:30et l'absence
30:31de réaction
30:32de politique
30:33à la hauteur
30:34de cet événement
30:36qui constitue
30:37vraiment un tournant
30:38dans notre façon
30:39de vivre ensemble
30:40dans nos mœurs
30:41dans la façon
30:42dont le dialogue social
30:45ou l'absence
30:45de dialogue social
30:46se produit
30:47moi
30:48m'interpelle beaucoup
30:49je ne vois pas
30:50du tout de réaction
30:51mais même
30:52chez les discours
30:54les plus sévères
30:54même chez les républicains
30:55de réaction
30:56à la hauteur
30:57de cet événement inouï
30:58900 policiers
30:59blessés
31:00et quand on parle
31:01de violence policière
31:02dans les manifestations
31:05quel est le dernier
31:06mort qu'il y a eu
31:07dans une manifestation
31:08en France
31:10vous avez eu
31:11Malik Ousekine
31:12évidemment
31:14avec les voltigeurs
31:15voilà
31:15c'est précisément ça
31:16que je voulais dire
31:17certains
31:17essaient de faire la tradition
31:18c'était il y a 40 ans
31:19c'était il y a 40 ans
31:21il y en a eu un
31:21donc quand j'entends
31:23parler de violence policière
31:25de sauvagerie
31:26et de choses comme ça
31:27le fait être
31:28non mais c'est important
31:30ça veut dire que
31:30la police fait attention
31:32dans ce pays
31:33on n'accumule pas
31:34les bêtés et les morts
31:35dans la mobilisation
31:36des gilets jaunes
31:37attention dans la mobilisation
31:38des gilets jaunes
31:39vous avez eu
31:40des centaines de manifestants
31:42qui ont été blessés
31:43parfois éborgnés
31:43je pense à
31:45comment s'appeler
31:45Jérôme Rodriguez
31:46c'est le même symbole
31:47mais en revanche
31:49si c'est les honnêtes gens
31:50qui manifestent
31:50on a le droit de taper
31:51au moment des gilets jaunes
31:52d'ailleurs
31:53à la fin des gilets jaunes
31:55il y a eu un changement
31:56de préfet
31:56avec le préfet Lamont
31:57qui a pris le poste
31:59et c'est créé
32:00ce qui a beaucoup changé
32:01au moment du maintien de l'ordre
32:03les fameuses BRAV
32:04les brigades de répression
32:05de l'action violente
32:06qui ont la capacité
32:07parce que
32:08la France Insoumise
32:09évidemment
32:09ils ne veulent pas mettre
32:10les pieds dans cette brigade
32:11pour essayer de comprendre
32:12ce qui se passe
32:12ils préfèrent hurler au loup
32:13et insulter la force de l'ordre
32:15mais qu'ils y aillent
32:15pour comprendre
32:16comment ça se passe
32:17de l'intérieur
32:17une brigade de répression
32:19de l'action violente
32:19elle est parfois motorisée
32:21elle a la capacité
32:22d'aller un point A
32:23vers un point B
32:25beaucoup plus rapidement
32:25quand tout est bloqué
32:26et à 200 mètres
32:28du point d'impact
32:30elle quitte la moto
32:32et ensuite avance
32:34vers l'endroit
32:35pour disperser
32:36la zone
32:37qu'on appelle
32:37la zone de l'action
32:38pardon mais c'est ça
32:39qui est le plus rageant
32:40c'est que les policiers
32:41vous le disent
32:41s'ils avaient les consignes
32:42ils pourraient le faire
32:44ils pourraient tenir
32:45mais il y a les consignes
32:46au-dessus
32:47qui font qu'ils ne peuvent pas
32:48pardon les agriculteurs
32:49on leur a envoyé
32:49les centaures directement
32:50donc les gilets jaunes
32:52les honnêtes gens
32:52quand ils manifestaient
32:53en effet
32:54ils se sont fait détruire
32:55parce que les consignes
32:56étaient de dire
32:57on les détruit
32:58donc quand il y a les consignes
32:59il y a eu les centaures
33:00pour les émotions
33:01les policiers peuvent le faire
33:02en tous les cas
33:04j'ai le souvenir
33:05d'avoir rencontré
33:06des commandants
33:07de brigade
33:10qui étaient aux polices
33:11notamment
33:11des chefs dans la police
33:13brigade d'intervention
33:13voilà
33:13brigade d'intervention
33:14merci pour l'expression
33:16qui au moment
33:16où l'arc de Triomphe
33:18a été saccagé
33:19n'ont pas écouté
33:20vous voyez que c'était saccagé
33:21ils n'avaient pas
33:21les recommandations
33:22ils y sont allés
33:23de leur propre chef
33:24en disant
33:24on est en train de saccager
33:25un dernier mot
33:29sur les violences
33:30ça y est
33:30on a une ministre
33:31de la culture
33:32et de la communication
33:33parce que depuis deux semaines
33:34on ne savait pas
33:34où elle était
33:35elle s'est réveillée
33:36elle apporte son soutien
33:37à l'ensemble des journalistes
33:38qui chaque jour
33:39exercent leur métier
33:40pour informer
33:41nos concitoyens
33:41et qui sont empêchés
33:43les violences
33:43dont on a été victime
33:44ces dernières semaines
33:45sur le terrain
33:46plusieurs journalistes
33:46de BFM
33:47CNews
33:47LCI
33:48MC
33:48CIC
33:49sont inacceptables
33:50aucun journaliste
33:51ne devrait avoir
33:51à craindre
33:52pour sa sécurité
33:53dans l'exercice
33:54de ses fonctions
33:54la liberté d'informer
33:56doit être respectée
33:58et protégée
33:58bon j'imagine
33:59quand elle associe
34:00les journalistes
34:01de frontières
34:02qui cette semaine
34:02ont été malmenés
34:04j'en suis certain
34:05lorsqu'elle dit CNews
34:06elle pense également
34:07aux journalistes
34:08de frontières
34:10qui officient
34:12également dans l'émission
34:13100% frontières
34:15entre 11h et 13h
34:16à chaque fois premier
34:17regardez la séquence
34:21c'est lui qui touche
34:22la caméra
34:24non non
34:25calme toi
34:27vous rendez la
34:28bien
34:32bien bien
34:33bien bien
34:35cassez vous
34:36cassez vous
34:36me touche pas
34:37me touche pas
34:40arrêtez
34:42oui ok
34:43très bien
34:47non monsieur
34:48et donc la ministre
34:49de la culture
34:50a réagi
34:50enfin
34:51parce que c'est
34:52un message
34:53qui se fait attendre
34:54c'est la première fois
34:56qu'elle a un mot
34:58de soutien
34:58publiquement
34:59pour CNews
35:00bien sûr
35:00pour les journalistes
35:01de 100% frontières
35:02bien sûr
35:03elle aurait quand même
35:03pu dans son message
35:04mettre frontières
35:05mais je pense
35:05qu'il y avait en effet
35:06une volonté
35:07de ne pas mettre
35:08frontières
35:09d'englober frontières
35:10dans CNews
35:10bon à la limite
35:11pourquoi pas
35:11mais enfin
35:12c'est à dire que
35:13ça fait trois semaines
35:13que Guillaume Foucteau
35:14Jordan Florentin
35:15Anaïs Maréchal
35:16et leur Géry
35:17à chaque fois
35:18en prennent plein la tronche
35:19se font agresser
35:20se font traquer
35:21Guillaume Foucteau
35:22cette semaine
35:22a été traqué
35:23pendant 700 mètres
35:24700 mètres
35:25Jordan Florentin
35:26est allé à HEC
35:26HEC c'est pas le temple
35:27du gauchisme
35:28c'est sûr
35:29il y avait 20 Pékins
35:30qui attendaient
35:30et qui étaient là
35:32pour manifester
35:33ils l'ont empêché
35:34ils ont tenu sa caméra
35:35il a failli se faire agresser
35:36donc encore heureux
35:37que la ministre de la culture
35:39et de l'information
35:40et donc de la presse
35:41prend position
35:42pour dire
35:42dans un pays
35:43de liberté d'expression
35:45dans le pays des droits de l'homme
35:46non on n'agresse pas
35:46les journalistes
35:47je rappelle que
35:48lors de
35:48soi-disant
35:49le blocus HEC
35:50on avait une vingtaine
35:52d'étudiants
35:52qui pour certains
35:54venaient de Sciences Po
35:55faisaient un double cursus
35:56à HEC
35:57et n'avaient pas passé
35:58le concours
35:58pour être à HEC
35:59sur 4500 inscrits
36:0120 sur 4500
36:03mais donnez-moi
36:04mille hommes
36:04et je fais une révolution
36:05et c'est d'ailleurs
36:06pour ça que demain
36:08on ne sait pas
36:08ce qui peut se passer
36:09c'est le flou total
36:12dans quelques instants
36:14Mickaël Paty
36:15et Stéphane Simon
36:16seront nos invités
36:17et ça va être un honneur
36:19de pouvoir échanger
36:20avec Mickaël Paty
36:21je vais remercier
36:22Sabrina Berlin-Bouillet
36:23ma chère Sabrina
36:24on va avoir du boulot
36:25ce week-end
36:26et on salue
36:27toutes les équipes
36:28de CNews
36:28qui seront mobilisées
36:29tout au long du week-end
36:30pour couvrir
36:31cette mobilisation
36:32du 17 octobre
36:33quelques informations
36:34je vais vous donner
36:35trois petites informations
36:36avant de recevoir
36:38Mickaël Paty
36:39d'abord la tapisserie
36:40de Bayeux
36:42incroyable
36:42trésor de notre patrimoine
36:44actuellement
36:44près à Londres
36:45sera désormais exposée
36:47sur une table
36:47inclinée
36:48à son retour en France
36:49les spécialistes
36:50sont favorables à cela
36:51on peut la voir
36:52la tapisserie
36:52et ils le réclamaient
36:54depuis le début
36:54ils réclamaient surtout
36:55que cette tapisserie
36:56elle ne fasse pas
36:58le voyage
36:59et non plus
37:01dans une position verticale
37:02qui pèse sur sa conservation
37:03annoncée
37:04la ministre de la Culture
37:05puisqu'on parlait
37:05de la ministre
37:06c'est extraordinaire
37:07on a une image
37:08de la tapisserie
37:09les amis mettons là
37:09à Angers
37:10la tapisserie
37:11de l'apocalypse
37:11elle est
37:13alors il faut comprendre
37:14que cet article
37:15du Télégraphe
37:16c'est un spécialiste
37:18donc qui disait
37:18qu'elle ne sera plus
37:20jamais
37:21elle ne sera plus
37:22jamais
37:23à l'origine
37:24d'Emmanuel Macron
37:27de vouloir toujours
37:29mettre les mains
37:29dans ce qu'il ne regarde pas
37:31c'est exactement
37:32ce qui s'est passé
37:33au moment de Notre-Dame
37:35et de la reconstruction
37:35où Emmanuel Macron
37:37a commencé
37:37à dire aux architectes
37:39ce qu'il aimerait
37:40ou pas
37:41dans la reconstruction
37:42notamment
37:43pour les nouveaux vitraux
37:45voilà ça c'est typiquement
37:46macroniste
37:47c'est à dire
37:47cette idée
37:48que le président
37:49omniscient
37:50le prince
37:50doit pouvoir mettre
37:51sa main
37:52absolument partout
37:53Autre information
37:55elle nous vient
37:55alors ça c'est exceptionnel
37:57elle nous vient
37:58des Etats-Unis
37:58et du Texas
37:59Tesla a développé
38:00ce jeudi
38:00depuis le Texas
38:01son tout dernier modèle
38:02le Roadster
38:03une voiture électrique
38:04qui peut tout simplement
38:05se propulser dans les airs
38:07et effectuer
38:07vous allez le voir
38:08des cascades
38:09la production en usine
38:10de la voiture
38:11débutera en 2028
38:12il avait promis
38:13de mettre en place
38:14et de créer en 2017
38:15des voitures
38:16qui pourraient être
38:17quasiment des voitures volantes
38:1810 ans plus tard
38:19il met sa promesse
38:20à exécution
38:20c'est un premier pas
38:21j'ai vu des journalistes
38:22de surface dire
38:23mais à quoi ça sert
38:24c'est extraordinaire
38:26de ne pas avoir
38:27la tête levée
38:28c'est à dire
38:29que c'est une avancée
38:30exceptionnelle
38:31et nous
38:32c'est un premier pas
38:33pour une voiture volante
38:34vous dites
38:35c'est Star Wars
38:35c'est retour vers le futur
38:36nous on a des voitures
38:37qui volent
38:38mais qui volent
38:39les usagers
38:39vous savez
38:40c'est les sulfateuses APV
38:42c'est deux types
38:43de voies
38:44regardez les deux images
38:45je crois qu'on a
38:45les deux images
38:47associées
38:47vous avez à droite
38:48la Tesla
38:49d'Elon Musk
38:49la voiture qui vole
38:51et puis vous avez l'autre
38:52celle-là elle vole au Havre
38:53elle vole
38:55elle vole aussi à Paris
38:57je vous confirme
38:57qu'elle vole à Paris
38:58mais celle-là
38:59elle vient du Havre
39:01vous allez faire fureur
39:01à l'été avec ça
39:03non mais c'est extraordinaire
39:04la voiture
39:04je l'étais test
39:05bon
39:06et j'étais avec un spécialiste auto
39:09qui disait
39:09cette voiture a ringardisé
39:12le mondial de l'auto
39:13qui se déroule actuellement
39:14à Paris
39:14oui
39:15où en fait
39:15il a
39:16d'ailleurs Tesla
39:17a été relégué
39:18au bâtiment 7
39:19je crois
39:19qui est loin
39:20du centre nevar-légique
39:21du mondial de l'auto
39:22mais en un bouton
39:23et tout le monde
39:23pour être bien infiltré
39:24dans le milieu de l'automobile
39:26tout le monde
39:26ne parle que de ça
39:27alors que ça s'est passé
39:28au Texas
39:30dernière image
39:30avant de parler évidemment
39:33de l'événement du soir
39:34et la chance que nous avons
39:35d'accueillir
39:36Michael Paty
39:36et Stéphane Simon
39:38une dernière image
39:39d'espérance
39:40le Vatigran a donné
39:41des nouvelles du pape
39:42ce vendredi
39:43trois jours
39:44après son opération
39:45au poumon
39:45pour retirer
39:46un nodule cancéreux
39:48le souffrant punitive
39:49vous le voyez
39:49a pu célébrer
39:51une messe
39:52devant
39:53des personnels
39:54de l'hôpital
39:54son état général
39:55est en amélioration
39:57constante
39:58nous dit-on
39:59ce matin
39:59le Saint-Bert
40:00a subi des analyses
40:01le Saint-Pert
40:02a subi des analyses
40:02de sang
40:03et une radiothérapie
40:04thoracique
40:05qui ont confirmé
40:06l'amélioration
40:07constante
40:07de son état
40:09général
40:09et soyons en union
40:11et pensons
40:12prions
40:12pour le Saint-Pert
40:14qui a offert
40:15en venant à Paris
40:16un moment extraordinaire
40:17ce prix sain
40:18inoubliable
40:19inoubliable
40:20surtout par rapport
40:20à ce qui va se passer
40:21demain
40:21inoubliable
40:22mais tellement
40:23vite rattrapé
40:24par cette France
40:26qui casse
40:26qu'évidemment
40:27il y a aussi
40:28beaucoup de tristesse
40:29Mickaël Paty
40:30est avec nous
40:31merci d'être avec nous
40:32cher Mickaël Paty
40:33merci de m'accueillir
40:34je suis honoré
40:35de vous recevoir
40:36sur ce plateau
40:36Stéphane Simon
40:38est également avec nous
40:39cher Stéphane
40:39bonsoir
40:40un grand merci
40:41parce que je dis tout
40:42aux téléspectateurs
40:42c'est vous
40:43Stéphane Simon
40:44qui est le producteur
40:45du film L'Abandon
40:46vous êtes également
40:47producteur du documentaire
40:49qu'on va découvrir
40:50à 21h sur CNews
40:52et d'un nouveau documentaire
40:53sur le film L'Abandon
40:55que vous allez produire
40:57avec Canal Plus
40:58mais c'est vous surtout
40:59qui m'avez dit
41:00cet après-midi
41:00est-ce que ça t'intéresserait
41:02que je vienne
41:03non pas seul
41:03parce que vous devriez
41:04venir seul
41:05mais accompagné
41:06de Mickaël Paty
41:06je vous ai dit
41:07c'est pas un plaisir
41:08ce serait un honneur
41:09donc vraiment
41:09je suis ravi de vous recevoir
41:11Mickaël Paty
41:12et je pense que
41:13tous les téléspectateurs
41:14sont ravis de vous voir
41:16sur ce plateau
41:16la première question
41:17que j'ai envie de vous poser
41:18c'est comment allez-vous
41:206 ans après
41:21l'attentat terroriste islamiste
41:23qui a ôté la vie
41:24de votre frère
41:266 ans après
41:28je dirais
41:29qu'on continue d'avancer
41:31c'est ce que me permet
41:33entre guillemets
41:33de faire Stéphane Simon
41:35qui est ici
41:36puisqu'il m'aide
41:37à mener
41:38d'énormes projets
41:40qui me tenaient
41:40énormément à coeur
41:41donc ça a été
41:42un réel plaisir
41:43ce travail en collaboration
41:45qui perdure depuis
41:46des années
41:47c'est quelque chose
41:49qui me soulage
41:50personnellement
41:52pourquoi peut-être
41:53pas tant personnellement
41:55c'est que je vois
41:56les effets bénéfiques
41:57que cela peut produire
41:58le film
41:59à sa première diffusion
42:00a été vu
42:01presque par
42:02700 000 personnes
42:03et à l'heure actuelle
42:05grâce à UGC
42:05donc Brigitte Maccioni
42:07qui dirige UGC
42:08il est ressorti
42:09et mis à disposition
42:10auprès de collégiens
42:12de lycéens
42:12et ça
42:13c'est quelque chose
42:14c'est une avancée
42:15majeure
42:16puisque nos enseignants
42:18se retrouvent
42:18avec un support
42:19pédagogique
42:20qui leur est essentiel
42:21pour faire comprendre
42:23vraiment
42:24ce qui est arrivé
42:24à mon frère
42:25souvent depuis des années
42:26c'est un peu
42:27la minute de silence
42:28qui est très solennelle
42:29mais qui finalement
42:30n'a pas de vertu
42:32explicative
42:32et je pense
42:34n'évite pas récidive
42:35il y a 6 ans
42:35votre frère
42:36était décapité
42:37pour avoir enseigné
42:38la liberté d'expression
42:39c'était le 16 octobre 2020
42:40professeur d'histoire-géographie
42:42de 47 ans
42:43assassiné par un terroriste
42:45islamiste de 18 ans
42:46au terme de 10 jours
42:47d'une campagne
42:48de haine
42:49et de mensonge
42:50la politique du pas de vague
42:52persiste dans l'éducation nationale
42:55a estimé donc
42:56sa soeur
42:57Mickaël
42:57qui est avec nous
42:58vous considérez aujourd'hui
42:59même s'il y a des avancées
43:00que cette politique
43:02du pas de vague
43:03se poursuit
43:03moi à l'instant T
43:05j'ai toujours l'impression
43:06qu'on se retrouve
43:08à agir un peu
43:09en défense
43:10on a des gestionnaires
43:12de crise
43:12qui gèrent
43:13les événements
43:14quotidiennement
43:14c'est à dire que maintenant
43:15quand un enseignant
43:17est menacé
43:17la menace
43:18est nettement
43:19plus prise au sérieux
43:21qu'auparavant
43:21mais par contre
43:22on ne fait rien
43:23pour éradiquer
43:24ce phénomène
43:25de menace
43:26d'agression
43:27de violence
43:27qui
43:28je suis désolée
43:29de le dire
43:30mais qui est quotidien
43:31envers le monde
43:32enseignant
43:32et c'est sur ce
43:34volet là
43:35entre guillemets
43:36que j'aimerais
43:37que l'éducation nationale
43:38se mette réellement
43:39à agir
43:40et c'est en ce sens
43:41que j'avais lancé
43:42des procédures
43:43de reconnaissance
43:44de leurs responsabilités
43:45qui je l'espère
43:46les poussera
43:47à se remettre
43:48véritablement en question
43:49pour éviter
43:50récidive
43:51tout simplement
43:52avant de donner
43:53la parole
43:53à Stéphane Simon
43:54et vous allez pouvoir
43:55découvrir
43:56l'un de vos documentaires
43:58Stéphane Simon
43:59à 21h
44:00sur les jours
44:02qui ont précédé
44:03cet attentat terroriste
44:04islamiste
44:05insupportable
44:06je voudrais qu'on écoute
44:07Philippe de Villiers
44:08qui a eu un mot
44:09pour votre frère
44:10ce soir
44:11écoutez ce qu'il a dit
44:12parce que ça intervient
44:13cet hommage
44:14six ans après
44:14dans un contexte
44:16où la France
44:17fait face
44:18à des violences
44:20et des blocus
44:21pardon
44:21des blocus lycéens
44:22et des violences
44:23en marche de ces blocus
44:24avec des profiseurs
44:25avec des enseignants
44:26qui sont agressés
44:27parfois menacés de mort
44:29aujourd'hui
44:30c'est l'anniversaire
44:31de la mort
44:32de Samuel Paty
44:33et demain
44:34on aurait pu attendre
44:36une manifestation
44:37en silence
44:38d'hommage
44:39à Samuel Paty
44:40qui est un professeur
44:42héroïque
44:43qui est mort
44:46dans le courage
44:47et la solitude
44:47et la solitude
44:49d'où le film
44:50l'abandon
44:52et l'abandon
44:54est renouvelé
44:55chaque jour
44:56l'abandon
44:57de cet homme
44:57de ce professeur
44:58qui se promenait
44:59avec une petite hache
45:00pour se défendre
45:01tout seul
45:01parce que
45:02l'académie
45:03l'avait abandonné
45:04ses camarades
45:06l'avaient abandonné
45:07tout le monde
45:07l'avait abandonné
45:08en disant
45:08non
45:09faut que t'arrêtes
45:09faut que t'arrêtes
45:10faut que t'arrêtes
45:10au nom de l'islamophobie
45:12et ils seront tous là
45:13dans la rue demain
45:14et c'est pas du tout ça
45:15qu'ils vont crier
45:15en fait
45:16ils crient
45:17contre la France
45:18que représentent
45:19Dominique Bernard
45:19et Samuel Paty
45:20et ça pour moi
45:21c'est insupportable
45:24ce qui est vrai
45:24c'est qu'on aurait dû
45:25aujourd'hui
45:26parler en longueur
45:27en longueur
45:28de votre frère
45:29de Dominique Bernard
45:30on aurait pu
45:31se mobiliser
45:32pour votre frère
45:33et pour Dominique Bernard
45:34alors
45:35pour ne pas voir
45:37que le pendant
45:38négatif
45:39de tout ça
45:39c'est que
45:40pendant 5 ans
45:42le ministre
45:43de l'éducation nationale
45:45donnait des directives
45:46seulement une semaine
45:47avant
45:49donc au rectorat
45:50pour qu'il y ait
45:51des hommages
45:52qui soient rendus
45:52autant à Dominique Bernard
45:54qu'à Samuel Paty
45:56cette année
45:57il s'est pris
45:58beaucoup plus précocement
45:59nous étions plutôt
46:00début septembre
46:02néanmoins
46:03tous ces blocus
46:04ont quand même
46:05engendré
46:06des difficultés
46:07à la réalisation
46:08mais
46:09je dirais que
46:10je pense que
46:12c'est pas bien
46:13de rendre hommage
46:15à Dominique Bernard
46:16et à mon frère
46:17en même temps
46:18c'est pas une personne
46:20c'est déjà
46:21deux enseignants
46:22qui ont été tués
46:23le fait de les rassembler
46:24ça donne
46:25une pseudo impression
46:26de diminuer le nombre
46:28c'est ça
46:28qui est assez désolant
46:31Stéphane Simon
46:32vous êtes avec nous
46:33vous êtes producteur
46:33vous avez également
46:35produit ce film
46:36L'Abandon
46:37qui a été vu
46:38des centaines
46:39de milliers de fois
46:40en France
46:40qui a été diffusé
46:43à l'étranger
46:44on va mettre de côté
46:45les polémiques
46:46qu'il y a pu avoir
46:47autour de ce film
46:49des attaques odieuses
46:51d'un système
46:51médiatique
46:53donc mettons ça
46:54de côté
46:54à quel point
46:55vous considérez
46:55justement
46:56que votre film
46:58le film que vous avez produit
46:59a permis d'avoir
47:00aussi une prise de conscience
47:01chez les jeunes
47:03de ce qu'il s'est passé
47:04concernant Samuel Paty
47:05alors pour nous
47:06c'est assez évident
47:07parce qu'on assiste
47:08et avec Mickaël
47:09on fait un peu
47:09le tour de France
47:10que ce soit le réalisateur
47:12les acteurs
47:13Mickaël
47:14on s'en rencontre
47:15très simplement
47:16parce qu'on a énormément
47:17de scolaires
47:18qui viennent
47:19et qui posent
47:19des questions ensuite
47:20et la plupart
47:21des réactions
47:22c'est quand même
47:22des réactions
47:23de reconnaissance
47:24on n'a jamais été
47:25je dirais
47:26critiqué
47:27à l'issue
47:27d'une projection
47:28à chaque fois
47:29il y a cette espèce
47:30d'effet de catharsis
47:32il y a ces enfants
47:33qui ne connaissaient pas
47:34ces adolescents
47:35qui ne connaissaient pas
47:36l'histoire véritable
47:37de Samuel Paty
47:38parce qu'encore une fois
47:38c'est vraiment
47:39l'histoire
47:40l'histoire
47:41pas une histoire
47:42c'est l'histoire
47:43de Samuel Paty
47:44qui est racontée
47:44et ces enfants
47:46ces adolescents
47:47ou ces professeurs
47:48se disent
47:49ah oui ça s'est passé
47:50comme ça
47:50on ignorait
47:52que ça s'est pu
47:53se passer comme ça
47:54donc ça c'est déjà
47:54une première victoire
47:55et puis je dirais
47:57que ce film
47:58il a aussi
47:59un effet
47:59dans la société
48:01parce que
48:01Michael le disait
48:03il y a des réactions
48:04il y a
48:05d'organisations
48:06de projections
48:08bien sûr
48:08mais au-delà de ça
48:09vous avez un ministère
48:10de l'éducation nationale
48:11qui fait
48:12aujourd'hui
48:13qui a un dossier
48:14pédagogique
48:15sur Samuel Paty
48:16ce dossier pédagogique
48:18permet de comprendre
48:19ce qui est évidemment
48:20mais aussi
48:21de s'interroger
48:21sur la nécessaire
48:22liberté d'expression
48:23sur la laïcité
48:24tout ça
48:24ce sont des rappels
48:26utiles
48:27pour tout le monde
48:29est-ce qu'il aujourd'hui
48:30il faudrait rendre
48:31la diffusion
48:32du film
48:33et peut-être
48:34c'est ça
48:34que vous souhaitez
48:36que le film
48:36l'abandon
48:37soit à la rentrée
48:39obligatoire
48:39et diffusable
48:41chaque année
48:42dans tous les collèges
48:42et les lycées de France
48:43Michael Paty
48:45c'est un vœu
48:46que nous portons
48:47quelque part
48:48c'est
48:48on l'a compris
48:49très très vite
48:50en construisant le film
48:51cette vertu pédagogique
48:53que Stéphane a rappelé
48:55et
48:57moi je vais juste
48:59vous donner une anecdote
49:00d'une jeune fille
49:01hier
49:02dans un lycée
49:03il venait de voir
49:05le film
49:06d'origine maghrébine
49:07je ne sais pas
49:08quelle était sa confession
49:09si elle en avait une
49:11simplement
49:11elle a dit
49:12mais en fait
49:14c'est pour
49:14ces caricatures là
49:16qu'il a été tué
49:17votre frère
49:18et là
49:19à ce moment là
49:20j'ai écouté
49:20une seule phrase
49:21tout ça
49:22pour ça
49:24en fait
49:24c'est la même réaction
49:25de Charlie Hebdo
49:26après leur attentat
49:28donc à ce moment là
49:30vraiment
49:30le Vic
49:31on se dit
49:32bon
49:32on a fait quelque chose
49:34d'utile
49:35et je pense que
49:36c'est un des mots
49:37qui résume le plus
49:38ce film
49:39utile
49:41Michael Paty
49:41à quel point
49:43les professeurs
49:44aujourd'hui
49:46vous
49:46peut-être
49:46vous alertent
49:47sur l'autocensure
49:48vous disent
49:49je ne peux pas
49:50m'exprimer
49:51j'ai trop peur
49:52vous savez
49:53c'est cette formule
49:54insupportable
49:54on va te faire
49:55une Samuel Paty
49:56c'est à dire
49:57que le prénom
49:57de votre frère
49:58et le nom
49:59de votre frère
50:00votre nom également
50:02est utilisé
50:03par des individus
50:04qui voudraient
50:05s'en prendre
50:05au professeur
50:07oui c'est une autre
50:08forme d'accusation
50:09avant on accusait
50:10d'islamophobie
50:11ou des choses comme ça
50:12maintenant on a trouvé
50:13une nouvelle réplique
50:14c'est de faire
50:15une Samuel Paty
50:15qui est clairement
50:17des menaces de mort
50:18qu'il ne faut pas
50:19minimiser
50:19qui ne sont pas
50:21sortis à la légère
50:22en fait
50:23c'est terrible
50:24mais en fait
50:26cette menace
50:27elle est arrivée
50:27le mois d'après
50:28la mort de mon frère
50:30moi je l'ai vu
50:31je l'ai lu
50:32je l'ai presque entendu
50:35pourquoi à ce moment là
50:36il n'y a pas eu
50:37le fameux sursaut
50:38qui était attendu
50:39par le ministère
50:40ça serait une question
50:42que j'aimerais pouvoir
50:42un jour lui poser
50:44Michael Paty
50:44au delà du ministère
50:46qui parfois peut-être
50:47ne vous répond pas
50:48ou pas suffisamment rapidement
50:49qu'est-ce que vous avez
50:50envie de dire
50:51aux français qui nous regardent
50:52ils sont peut-être
50:53jeunes lycéens
50:54ou ils sont peut-être
50:56jeunes parents
50:57qu'est-ce que vous avez
50:58envie de leur dire
51:01ben juste se rappeler
51:02qu'en fait
51:02le cours de Samuel
51:04c'était surtout
51:05d'essayer d'éveiller
51:05l'esprit critique
51:06et il l'a fait
51:08je dirais
51:09de la façon
51:10j'ose le souligner
51:11peut-être la plus intelligente
51:13parce qu'il a réussi
51:13à faire cohabiter
51:15en même temps
51:16la liberté d'expression
51:17et la liberté de conscience
51:18dans un espace commun
51:20qui est partagé
51:21je pense que
51:22à tous les parents
51:24qui peuvent nous écouter
51:25ce soir
51:25je comprends que
51:27parfois vous ne comprenez pas
51:29pourquoi
51:29votre enfant
51:30puisse être puni
51:32réprimandé
51:33mais en même temps
51:34l'aider à grandir
51:35c'est également
51:36l'aider à comprendre
51:38que c'est pas forcément
51:39le système
51:40qui va contre lui
51:41qui n'est pas victime
51:42d'une injustice
51:44ça s'appelle grandir
51:45et je pense que
51:46nos enseignants
51:47il faut juste être assurés
51:48qu'ils sont là pour ça
51:49pour aider
51:50nos enfants à grandir
51:52Stéphane Sim
51:52moi je voudrais avoir
51:53une pensée particulière
51:54pour les professeurs
51:54il faut rappeler
51:55qu'il y a 120 000
51:57agressions
51:57chaque année
51:58contre les professeurs
51:59c'est spectaculaire
52:00on parle évidemment
52:01de Samuel Paty
52:01et de Dominique Bernard
52:02mais la liste
52:03des professeurs
52:04qui ont été mortellement
52:05agressés au couteau
52:07ou qui ont été
52:07agressés au couteau
52:08elle est beaucoup plus longue
52:09en fait
52:10on s'en disait un mot
52:11tout à l'heure
52:12hors antenne
52:12il y a une dizaine
52:14de professeurs
52:14qui ont été touchés
52:16par des coups de couteau
52:18et qui ont fini
52:19peut-être
52:20par en mourir
52:22et il faut se dire
52:23que ce film
52:24permet aussi
52:25de réfléchir
52:27à ces engrenages
52:28de violence
52:28ces engrenages
52:29de violence
52:30qui sont encore
52:31à l'oeuvre
52:31aujourd'hui
52:32et ce film
52:35permet de comprendre
52:36aussi comment
52:36un mensonge
52:37devient une fake news
52:38devient une campagne
52:39une fatwa numérique
52:40contre un professeur
52:41et c'est ça
52:42qu'il faut
52:44comment dirais-je
52:45simplement
52:46et de manière définitive
52:48condamner
52:48de façon
52:50totale
52:51sans ambiguïté
52:52sans ambiguïté
52:52Stéphane Simon
52:53dans quelques instants
52:54on va découvrir
52:54un déclementaire
52:55sur les jours
52:56qui ont précédé
52:59l'attentat terroriste
53:00islamiste
53:01et le meurtre
53:02abominable
53:03de Samuel Paty
53:03vous avez produit
53:04également un documentaire
53:05qu'on découvrira
53:06sur Canal Plus
53:07on peut donner la date
53:08ce sera en début d'année
53:09si vous voulez
53:10le documentaire
53:11que vous verrez ce soir
53:12c'est les 10 derniers jours
53:13les 11 derniers jours
53:15du cours
53:16de Samuel Paty
53:17jusqu'à son terrible
53:20son terrible assassinat
53:21et ce que l'on verra
53:22en janvier
53:24vraisemblablement
53:24janvier, février
53:25la date n'est pas encore
53:26totalement choisie
53:27c'est l'histoire du film
53:29comment Mickaël
53:29est venu vers le cinéma
53:31aussi pour continuer
53:32son combat citoyen
53:33parce que le cinéma
53:34ça a permis justement
53:35de montrer la réalité
53:37c'est assez curieux
53:37mais c'est la fiction
53:38qui a permis
53:39de faire comprendre
53:40exactement ce qui s'est passé
53:42ce que ce film
53:42a été fait
53:43à la lumière
53:44des enquêtes
53:45et des procès
53:45qui ont eu lieu
53:47depuis 2020
53:47Merci beaucoup Stéphane Simon
53:49Merci à vous
53:50Mickaël Paty
53:51ce plateau
53:52il vous sera toujours ouvert
53:53vous revenez quand vous voulez
53:54et pas seulement
53:56les 16 octobre
53:58quand vous avez envie
53:59de parler de la genèse
54:00quand vous avez envie
54:01de parler de votre frère
54:02vous serez toujours la bienvenue
54:03et merci encore Stéphane Simon
54:05Merci
54:06de nous avoir permis
54:08de pouvoir échanger
54:09quelques minutes ensemble
54:10revenez quand vous voulez
54:12merci à tous les six
54:13ayant une pensée
54:14bien évidemment
54:14pour votre frère
54:15pour toute votre famille
54:17et même si
54:18il ne faut pas associer les deux
54:19et je l'ai bien compris
54:20ayant également une pensée
54:21pour la famille
54:22de Dominique Bernard
54:23les dix derniers jours
54:24les onze jours
54:25qui ont précédé
54:26l'attentat terroriste
54:28islamiste
54:29de Samuel Paty
54:30c'est à découvrir
54:31maintenant
54:31produit donc par Stéphane Simon
54:33merci à tous
54:34merci
54:34merci à tous
54:35merci à tous
54:35merci à tous
54:35merci à tous
54:35merci à tous
54:36merci à tous
54:36merci à tous
54:36merci à tous
54:36merci à tous

Recommandations