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  • il y a 18 minutes
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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00:00On vous expliquait que le parcours de la CGT et des gilets jaunes avaient été interdits.
00:05Eux voulaient manifester autour de la place de la Bastille, ça avait été interdit par la préfecture de police,
00:10un recours avait été déposé et finalement, on vient de l'apprendre, Vincent Vantiguem,
00:14le tribunal administratif donne raison aux syndicats, c'est ça ?
00:16Oui, exactement, la décision vient de tomber, c'est le parcours des syndicats qui avait été interdit par la préfecture
00:22de police de Paris.
00:23La justice administrative, le tribunal administratif a suspendu l'arrêté d'interdiction,
00:28c'est-à-dire que, si on résume les choses, la justice administrative autorise la manifestation qui a été déclarée
00:33entre Bastille et Nation.
00:36Je viens de solliciter à l'instant la préfecture de police qui n'a pas encore réagi à cette information,
00:40parce qu'on imagine que cela va entraîner beaucoup de conséquences sur ce parcours qui était vraiment l'un des
00:46enjeux de la manifestation de demain.
00:48On a déjà les premières réactions, notamment de la part de l'UNEF qui, sur son compte X, tweet «
00:52Victoire, on a gagné au tribunal, rendez-vous 14h Bastille ».
00:56Voilà, c'est la conclusion pour l'instant.
00:58À ce stade, on le rappelle, la préfecture de police a toujours la possibilité de saisir le Conseil d'État,
01:04qui est l'équivalent d'une cour d'appel si on fait un comparatif avec la justice.
01:08Ils ont le temps de le faire d'ici demain ?
01:10Est-ce que le Conseil d'État est en mesure ? Il y a des juges qui statuent tous les
01:13jours.
01:13Est-ce que le Conseil d'État aura le temps d'examiner en urgence, en référé liberté, un nouvel arrêté,
01:20une saisine,
01:21et de rendre une décision avant 14h ?
01:23Encore une fois, c'est toujours le même problème, on est à 18h22, la manifestation doit commencer à 14h.
01:28Les délais sont très courts.
01:30Si on sait à quel endroit elle peut se tenir à midi ou à 13h, ça va quand même compliquer
01:35les choses.
01:35Donc pardon, qu'on comprenne bien, parce qu'il y avait deux manifestations prévues dans le centre de Paris.
01:40Il y avait le tracé de la CGT de Bastille-à-Nation qui lui vient d'être autorisé par le
01:45tribunal administratif.
01:46Et il y avait les gilets jaunes qui prévoyaient un autre trajet de Bastille jusqu'à la place de la
01:50Concorde.
01:51Là-dessus...
01:52Celui-ci, il a été interdit par la préfecture de police.
01:55Et à mon niveau, je ne pense pas qu'il a fait l'objet d'un recours devant la justice
01:58administrative.
01:59Donc celui-ci est bel et bien interdit à l'heure où l'on se parle.
02:02Donc un trajet de Bastille-à-Nation.
02:04Il y avait le troisième parcours qu'on voit à l'écran en bleu, qui avait été celui proposé par
02:08la préfecture de police de Paris.
02:10À ce stade, ce parcours n'a plus lieu d'être, puisque le parcours entre Bastille et Nation a été
02:15validé par la justice administrative.
02:17Tout ça donne quand même un sentiment d'improvisation totale.
02:21C'est fait dans des délais qui ne sont satisfaisants pour personne, je crois, ni pour les autorités,
02:26même si là les manifestants se réjouissent évidemment que la décision ait été en leur faveur.
02:32Ce qu'il faut signaler, c'est qu'au-delà du tracé voulu par la CGT et les syndicats de
02:38Bastille-à-Nation,
02:39les Gilets jaunes indiquaient que, dans l'hypothèse où on leur refuserait la possibilité de manifester aux abords des lieux
02:46de pouvoir,
02:47la coordination des Gilets jaunes, notamment par la voix d'un de ses porte-parole, Benjamin Ball,
02:50disait qu'ils ne garantissaient pas le fait que certains de leurs membres braveraient les interdictions
02:55et s'inscriraient dans, pour le coup, une logique de désobéissance civile.
02:59Donc il y a aussi cela.
03:01C'est vrai que par rapport au scénario de la semaine passée, où au fond, à l'issue de la
03:05journée de manifestation sur le boulevard des Maréchaux,
03:07tout le monde se félicitait quand même, à la fois d'une réussite côté syndicat en termes numériques
03:13et aussi du fait que des belles images aériennes avaient été produites de ces cortèges.
03:17Là, on est pour le coup dans une situation d'indécision totale.
03:20Mais c'est un camouflet non aussi pour le gouvernement ?
03:23Ce n'est pas un camouflet. Le tribunal administratif, il donne...
03:28On a entendu Roland Lescure, il y a un instant, à Bordeaux, dire qu'il regrettait déjà qu'à Bordeaux,
03:33la manifestation soit autorisée dans le centre-ville.
03:35Je veux dire, si demain tout se passe bien, la CGT pourra dire qu'on avait suffisamment de protection, etc.
03:45Mais si demain ça dégénère, il faudra que les gens qui ont pris ces décisions-là comprennent le dégât qu
03:52'ils ont causé.
03:53Moi, aujourd'hui, c'est aussi les manifestants que je regarde.
03:56C'est-à-dire que je regarde que...
03:57Richard Ramos, c'est des juges.
03:59Oui, oui, mais je sais bien.
04:00Je ne fais pas la pression.
04:01Je ne fais pas la pression, mais je ne fais pas le nom.
04:02D'ailleurs, depuis Montesquieu, il y a la séparation des pouvoirs, donc je n'ai pas de sujet là-dessus.
04:07Mais j'ai le droit de penser que c'est une mauvaise décision.
04:11Parce que pour que les gens manifestent et que la manifestation puisse faire passer des messages,
04:18il ne faut pas qu'on ait des images comme on a vu il y a 15 jours.
04:21Parce que c'est contre-productif pour les manifestants eux-mêmes.
04:25Donc moi, je trouve que quand il y a des choses qui sont mises en danger, il faut faire très
04:29attention.
04:31Me concernant, on attendra demain.
04:33J'espère qu'il n'y aura pas, parce qu'il y a eu ce tracé-là, des pillages, des
04:37gens qui viendront casser.
04:38Et je le dis moi à Safia, je me dis, est-ce que quand il y a des manifestations,
04:42Safia, est-ce que les gens qui viennent piller, il faut les laisser faire ?
04:47Est-ce que la police doit intervenir dans votre esprit ?
04:49Moi, c'était ça.
04:50En vous entendant tout à l'heure, je me dis, il y a des manifestants.
04:53Et là, vous êtes vous une révolutionnaire, donc c'est le débat politique.
04:57Il n'y a pas de problème.
04:58On est là, on a le droit de manifester.
04:59Et quand au milieu de ça, il y a des gens qui vont casser,
05:02est-ce que les policiers doivent intervenir ou pas ?
05:04C'est ça ma question.
05:05Moi, j'aimerais vous dire deux choses.
05:07Non, mais oui ou non ? Est-ce qu'ils ont le droit d'intervenir ?
05:09Non, non, non.
05:09Non, mais après, c'est de la rétorite intellectuelle.
05:11Non, non, non.
05:11Est-ce qu'ils ont le droit d'intervenir ?
05:13Est-ce qu'il faut qu'ils interviennent ?
05:14Ce n'est pas de la rétorite intellectuelle, parce qu'en fait, là, on essaye de dépolitiser le débat.
05:17Moi, ce que je vois, notamment à Marseille, dans la ville où j'habite,
05:21où en fait, il y a eu pardon, mais pas que la ville où j'habite, dans plein d'autres
05:24villes,
05:25où il y a eu des pillages, notamment, aujourd'hui, d'alimentation.
05:29Le 17 octobre.
05:33Non, historiquement, il a existé des émeutes de la fin.
05:35Qu'est-ce que ça veut dire ?
05:36Donc, on les laisse faire.
05:37On les laisse faire.
05:38Moi, ce que je pense...
05:40Vous n'avez pas répondu à la question de votre député.
05:41Non, mais attendez.
05:42Non, mais attendez.
05:43Moi, je ne suis pas gestionnaire de l'ordre, ou que sais-je.
05:45Oui, mais pardon.
05:46Je vous ai juste demandé si la police doit intervenir.
05:49Non, moi, je pense que la police n'a pas à intervenir dans nos manifestations.
05:53Non, mais est-ce qu'on laisse les pillages ?
05:54Ce n'est pas ma question.
05:54Ce n'est pas ma question.
05:55Ma question, c'est quelqu'un qui pille ?
05:57Est-ce que la police doit intervenir ?
05:58Mais pardon, attendez, je reprends la main deux secondes.
06:00Safia Utorabi, la question, elle est claire.
06:02La question, elle est claire.
06:03J'ai le droit de répondre.
06:06On vous demande de répondre à la question.
06:08Vous répondez à côté.
06:09Mais tout le monde me coupe.
06:10Alors, moi, je vous pose la question.
06:11Je vous repose la question.
06:12Je reprends la question de Richard Ramos.
06:14Est-ce que la police, pardon, doit intervenir
06:17lorsque des casseurs sont en train de briser les vitrines et pillés ?
06:21La police n'a pas à intervenir dans nos manifestations
06:24ou nous dire quoi faire.
06:25Moi, ce que je pense...
06:26Moi, ce qu'il arrive.
06:26Même si on casse, même si on pille.
06:28Moi, ce que je pense, c'est qu'il faut regarder
06:30quel est le message politique et sociologique derrière ces pièges.
06:34Et moi, ça m'effraie qu'aujourd'hui...
06:36Mais laissez-moi répondre, si vous voulez que je...
06:38Mais laissez-moi répondre.
06:39Mais laissez-moi répondre.
06:40Non, mais c'est un peu...
06:41Laissez, ça ne fait arriver.
06:43C'est quand même dingue.
06:44Je suis en train de vous dire,
06:45il faut regarder le message politique.
06:46Derrière ce qui est en train de se passer,
06:47on a des gens qui ont faim.
06:49Moi, ça me rend absolument dingue
06:50en fait qu'on ne voit pas ce qui est en train de se passer.
06:52Et deuxième chose, deuxième chose,
06:54pardon, mais il va falloir aussi qu'on arrive à défocaliser
06:57des manifestations du samedi
06:59parce qu'il y a une manifestation et des grèves
07:00qui arrivent le jeudi 5 novembre.
07:02C'est-à-dire que là, les manifestations le week-end
07:04où en fait, on est en train de mettre
07:06les manifestants et les commerçants
07:08les uns sur les autres
07:09alors que la réalité, c'est qu'on a les mêmes intérêts
07:11et les mêmes problèmes.
07:12À partir du jeudi 5 novembre,
07:13ce sera une grève générale et politique.
07:15Et là, je peux vous dire que quand ce sera sur les lieux de travail...
07:17Je peux vous dire que quand ce sera sur les lieux de travail
07:20qui ne sont pas du tout sur votre ligne
07:21et qui veulent que la police les aide, justement...
07:24Et qui vont arrêter l'économie...
07:26Là, je peux vous dire que le sujet
07:28ne sera plus commerçant ou pas commerçant.
07:30Ce sera un blocage de l'économie complète
07:32autour des revendications qui sont majoritaires aujourd'hui.
07:35Ça, il faut l'entendre.
07:36Et je pense que des commerçants se reconnaissent
07:37dans les revendications aujourd'hui.
07:39Justement, mais les commerçants ne comprennent pas
07:40toutes ces violences.
07:42Et vous, visiblement, vous dites
07:43il ne faut pas que la police stoppe les casseurs violents d'intervenir.
07:47Aux petits commerçants, uniquement dans la mobilisation,
07:49c'est vachement hypocrite quand même.
07:51Thomas Vacheron vient de nous rejoindre,
07:52secrétaire confédéral de la CGT.
07:54On en parlait un peu plus tôt avec vous
07:56de cette décision de la préfecture de police
07:59d'empêcher ce trajet que vous prévoyez de Bastille à Nation.
08:02Finalement, le tribunal administratif vient de vous donner raison.
08:04J'imagine que vous vous réjouissez ce soir ?
08:07Nous, ce dont on se réjouit,
08:08c'est qu'il faut que la mobilisation soit massive.
08:11On l'a déjà dit, la violence,
08:12ce n'est pas notre stratégie.
08:13Ça serre le gouvernement,
08:15ça desserre le mouvement.
08:16Pour toutes ces raisons,
08:18tout et tous à Bastille,
08:19demain, à 14h,
08:21dans l'unité syndicale
08:22de toutes les organisations syndicales de jeunesse,
08:24les organisations interprofessionnelles.
08:26Et donc, le tribunal vient de donner raison.
08:28On avait dit, on a attaqué en justice.
08:31Pourquoi ?
08:31Parce que monsieur le préfet avait autorisé,
08:34la semaine qui précédait,
08:35un parcours sécurisé de Bastille jusqu'à Nation.
08:39On a redéposé le même parcours
08:40et le tribunal a donné raison
08:42aux organisations syndicales
08:43pour ce droit démocratique essentiel,
08:46c'est de manifester pour gagner sur nos revendications.
08:49Maintenant, ça suffit.
08:50Il faut que le gouvernement entende
08:51la colère populaire,
08:53les revendications d'augmentation
08:55du SMIC,
08:56des salaires,
08:56du point d'indice
08:57et des pensions de retraite.
08:58Parce que je pense aux retraités
08:59qui nous regardent
09:00et ce n'est pas possible de continuer ainsi,
09:03de chercher tout le temps
09:04l'attention,
09:05la division.
09:06Ce n'est pas encore gagné
09:07puisque, on le disait,
09:08la préfecture de police
09:09peut faire appel, entre guillemets,
09:11au cas du conflit d'État.
09:11ils cherchent quoi ?
09:12Au bout d'un moment,
09:13un droit constitutionnel de manifester,
09:15nous empêcher de le faire systématiquement,
09:17revenir maintenant
09:18sur une décision de justice
09:19où ils auraient encore perdu,
09:20c'est de l'acharnement.
09:22Donc, pour toutes ces raisons,
09:23laissez-nous massivement manifester
09:26demain à 14h,
09:27place de la Bastille,
09:29vers Nation,
09:30toutes celles et ceux
09:30qui participent aux manifestations,
09:32vous verrez,
09:33ce n'est pas la casse,
09:33c'est la joie,
09:34la détermination,
09:35parce qu'on veut gagner
09:37sur nos revendications.
09:38Ce n'est pas possible
09:38que d'un côté,
09:39il y ait une poignée de privilégiés
09:40qui se gavent
09:41et de l'autre côté,
09:42le reste de la population
09:43qui n'arrive pas à vivre
09:43de son travail.
09:44Ça suffit.
09:45Antoine Aperdor.
09:45Ce n'est pas automatiquement
09:46une mauvaise nouvelle
09:47pour le gouvernement,
09:49le fait que la manifestation
09:50se déroule dans Paris.
09:52Parce que demain soir,
09:54si je devais être parfaitement cynique,
09:55si la manifestation
09:57ne s'est pas déroulée
09:58pour le coup dans la joie
09:59mais qu'il y a eu de nouveau
09:59de la casse,
10:00je peux vous assurer
10:01que dans la bataille des récits
10:02et le discrédit du mouvement,
10:04ce sera le gouvernement
10:05qui viendra,
10:05tel un inspecteur des travaux finis,
10:06dire à vous
10:07qui avez voulu défiler dans Paris,
10:09assumez vos responsabilités,
10:10vous pensiez être capable
10:11de faire le ménage dans vos rangs,
10:12voilà,
10:13allez vous adresser aux commerçants.
10:14Donc je vous assure,
10:15si on est parfaitement cynique,
10:17le test de demain,
10:18il peut être assez intéressant
10:19pour le gouvernement.
10:19Mais vous avez raison,
10:20vous avez raison sur un élément.
10:21C'est-à-dire que nous,
10:22on sécurise les manifestants
10:23et toutes et tous,
10:24venez en famille,
10:25entre amis,
10:26avec vos enfants si vous le souhaitez,
10:28participer à cet élan de joie,
10:30de bonheur
10:30pour améliorer la vie des gens.
10:31On le dit.
10:32À l'extérieur,
10:33c'est au gouvernement
10:34de prendre ses responsabilités.
10:35Il est plus là
10:36pour empêcher les manifestations
10:38que pour protéger
10:39les petits commerçants
10:39ou les bâtiments publics.
10:41Vous voyez bien,
10:41ce qu'il cherche,
10:42c'est l'incident,
10:43l'accident,
10:43la division.
10:44Et donc le bilan maintenant,
10:45ça suffit.
10:46Le gouvernement cherche l'accident
10:48et qu'il y a des...
10:49La division,
10:50c'est une certitude.
10:51L'incident,
10:52c'est certain aussi.
10:53Vous savez que quand...
10:53Non, mais c'est une question.
10:54Le gouvernement cherche l'incident.
10:57Il y a des gens
10:58qui se sont tapés dessus.
10:59Le 17 octobre,
11:03je vais préciser mes propos,
11:05il y avait plus de policiers
11:07qui étaient là
11:07en train d'empêcher
11:09les manifestations
11:09plutôt que de protéger
11:10les bâtiments publics
11:11et les commerçants.
11:12Donc c'est le choix
11:13qu'il fait.
11:15Et moi,
11:15je sais ce que font les policiers.
11:17On en discute.
11:17Il y a des syndiqués
11:18à la CGT,
11:19à la CFDT,
11:20dans d'autres syndicats
11:21qui nous expliquent.
11:22Ils appliquent les ordres.
11:23Ils sont en service.
11:25Ils n'ont pas d'autre choix.
11:25Mais ils ne sont pas naïfs non plus.
11:27Même les forces de l'ordre
11:28n'en peuvent plus.
11:28Donc cette fois-ci,
11:29il faut que le gouvernement
11:30entende les revendications
11:31de la jeunesse,
11:32des salariés,
11:33du public et du privé.
11:35Demain,
11:35c'est qu'une étape
11:36avant la grande grève
11:37et manifestation
11:38du 5 novembre prochain.
11:39Quelles sont les conséquences
11:41en termes de maintien de l'ordre ?
11:42On est passé donc
11:44d'une manifestation
11:45qui devait être
11:46de Porte de Bagnolet
11:46à la Porte de Charenton,
11:47donc en périphérie de Paris,
11:49à cette manifestation
11:51finalement autorisée
11:52selon le trajet
11:52souhaité par la CGT
11:53de Bastille à Nation.
11:55On est au cœur de Paris.
11:57Demain,
11:57à partir de 14h,
11:58qu'est-ce que ça change
11:59dans l'organisation ?
12:00Tout simplement,
12:01il va y avoir
12:01une bascule de force.
12:02C'est-à-dire que le dispositif
12:03qui était initialement prévu
12:04sur l'itinéraire
12:05qui a été proposé
12:06par le préfet de police
12:07va basculer
12:08sur l'itinéraire
12:09Bastille-Nation.
12:10C'est un itinéraire
12:11qui est plus court,
12:12donc qui fait un peu
12:13plus de 2 km de mémoire,
12:15mais qui concentre
12:16beaucoup de commerce
12:18et beaucoup de risques
12:20de casse et de pillage.
12:21L'avantage que nous avons,
12:22c'est qu'effectivement,
12:23on peut bénéficier
12:24d'un cortège
12:26qui sera bien encadré.
12:27Néanmoins,
12:28ce n'est pas le cortège
12:29qui va nous poser problème.
12:30C'est la concentration
12:31des forces
12:31pour éviter
12:32qu'il y ait en parallèle
12:34des gens
12:34qui tentent d'infiltrer
12:35ce cortège
12:36et de l'utiliser
12:37pour commettre
12:37des exactions.
12:39Pour autant,
12:40le dispositif de réaction,
12:42le dispositif
12:43qui sera excessivement
12:44plus mobile,
12:46sera maintenu
12:46pour être en capacité
12:47d'intervenir
12:48en tout point
12:49où il y aura
12:49des exactions
12:50qui seront signalées.
12:51Encore une fois,
12:52on fait référence
12:53au 17 octobre.
12:54Ce qui s'est passé
12:54le 17 octobre
12:55ne pourra,
12:56de mon point de vue,
12:57ne plus se reproduire
12:59à ce niveau-là.
12:59parce qu'effectivement,
13:01et le ministre de l'Intérieur
13:02l'a reconnu,
13:03le 17 octobre,
13:05on a été surpris
13:06par la mobilisation,
13:07on a été surpris
13:08par l'ampleur
13:09des casseurs,
13:11le volume des casseurs
13:12et des pillages
13:13qui se sont dispersés
13:14un peu partout.
13:14On s'est adaptés.
13:16Le week-end dernier,
13:18il y a déjà
13:18une nette amélioration
13:19et je ne doute pas
13:20parce que là,
13:21les forces de l'ordre
13:22sont peut-être fatiguées
13:23mais sont toujours motivées
13:24à faire respecter l'ordre
13:26et à permettre aux manifestants
13:30de mener leur cortège
13:31dans les meilleures conditions
13:32possibles
13:33et à partir de là,
13:34je suis convaincu
13:35qu'on fera le maximum,
13:36il y aura peut-être
13:37quelques exactions.
13:37Moi,
13:38ce qui m'inquiète le plus,
13:38c'est en fin de soirée
13:39avec Halloween
13:41qui viendra se greffer
13:42là-dessus.
13:43Mais quand Halloween
13:44viendra se greffer,
13:45normalement,
13:45le cortège
13:46qui soit arrivé
13:46à bon port
13:47devrait être dispersé.
13:48Mais vous êtes visiblement
13:49plus optimiste
13:50que l'entourage
13:51de Laurent Nunez
13:51qui dit qu'on attend
13:53des violences comparables
13:54à celles du 17 octobre.
13:56Mais il faut attendre
13:58parce que si on ne s'y attend pas,
14:00on va se retrouver
14:01sur la problématique
14:02du 17 octobre.
14:02Donc,
14:03il faut anticiper.
14:04Alors,
14:04effectivement,
14:05je ne vais pas dire
14:05il ne se passera rien,
14:06il n'y aura pas un caillou
14:07qui va voler,
14:08il y aura peut-être
14:08une petite vitrine
14:09qui va être cassée.
14:11Encore une fois,
14:12je ne dis pas ça.
14:13Ce que je dis,
14:13c'est qu'on a tiré
14:14les enseignements
14:14du 17 octobre
14:15et qu'on met tout en œuvre
14:16pour que cela
14:17ne se reproduise plus.
14:18Là où il faut être attentif
14:20à la parole
14:20de Laurent Nunez,
14:22c'est qu'il y a une part
14:23dans le maintien de l'ordre,
14:25je parle sous votre contrôle,
14:26qui est aux mains
14:27pour le coup du politique.
14:28Et notamment,
14:29une notion qui est celle
14:30de quelle est la part
14:31de dommages acceptables.
14:33En gros,
14:33la gestion patrimoniale
14:34du maintien de l'ordre.
14:35Est-ce qu'un arrêt de bus cassé,
14:36vous intervenez,
14:37vous allez au contact ?
14:38Est-ce qu'une vitrine cassée,
14:39deux vitrines cassées,
14:40trois vitrines cassées ?
14:41À partir de quel moment
14:41vous engagez le contact ?
14:42Et il suffit de noter
14:43à combien de reprises
14:45Laurent Nunez a employé
14:46les mots de fermeté,
14:48de zéro tolérance,
14:49d'hypermobilité
14:50pour comprendre
14:51que la stratégie
14:52qui va être mise en œuvre,
14:53c'est celle
14:54qui avait été un peu développée
14:55notamment le 8 décembre 2018
14:57au moment des Gilets jaunes
14:58par Philippe Clayman
14:59quand il était à la tête
15:00des compagnies de CRS,
15:02qui est une doctrine
15:03d'hypermobilité
15:04et d'aller au contact
15:05de la part des CRS,
15:06y compris avec des bacs E,
15:08des gens de la BAC,
15:08intégrés au CRS.
15:10Donc c'est aussi
15:12dans cette adaptation
15:14de la mobilité
15:15que s'inscrit Laurent Nunez
15:16quand il nous parle
15:16de fermeté,
15:17fermeté,
15:17fermeté.
15:19Effectivement,
15:20le ministre de l'Intérieur
15:21a été très clair.
15:22Il veut de la fermeté,
15:23il veut de la réactivité
15:24et il veut faire en sorte
15:25que la bataille des perceptions
15:27ne bascule pas
15:28en faveur des casseurs
15:29et des pilleurs
15:29et que la manifestation
15:31qui est légitime
15:32puisse se dérouler
15:33dans les meilleures conditions.
15:34Donc,
15:35effectivement,
15:36quand est-ce qu'on intervient ?
15:37Eh bien ça,
15:38c'est l'essai
15:38à l'initiative du terrain
15:39parce que quand vous êtes
15:40déployé sur le terrain
15:41et que vous avez un abribus
15:42qui est en train
15:43d'être vandalisé
15:45ou une vitrine
15:46qui est cassée
15:46à 50 mètres de vous,
15:47vous intervenez.
15:48On n'a pas besoin
15:49d'ordre spécifique pour ça.
15:50Le commandant de la troupe,
15:51il sait s'il a une capacité
15:52de le faire ou pas,
15:53s'il se met en danger ou pas,
15:55s'il met en difficulté
15:55le cortège ou pas.
15:57Il peut le faire d'initiative.
15:59Je rappelle qu'il peut le faire
16:00sans même faire des sommations.
16:02Derrière ces violences,
16:03il y a le rôle des réseaux sociaux.
16:04On a entendu le gouvernement
16:07dire qu'il aimerait bloquer
16:08les contenus appelant au pillage,
16:10ne pas bloquer les réseaux sociaux
16:11mais bloquer les contenus
16:12sur certains réseaux sociaux
16:13quand ils appellent
16:15à commettre des violences,
16:16à commettre des pillages.
16:17Est-ce que vous êtes pour,
16:19Richard Ramos ?
16:19A priori,
16:20je ne suis pas pour
16:20parce que quand on commence
16:22à toucher à certaines formes
16:23de liberté,
16:25on ne sait pas
16:25quand demain ça s'arrête
16:27et comment ça commence.
16:28Donc, a priori,
16:28je suis opposé à ça.
16:30D'accord ?
16:31Voilà.
16:31Et puis,
16:32laisser tous ces compillés
16:34aller sur les réseaux sociaux
16:36même pour aller les revendre,
16:37c'est aussi avec des forces de l'ordre
16:39d'aller les chercher derrière
16:41pour les condamner.
16:42Donc, moi,
16:42je suis pour la liberté.
16:44Voilà.
16:46Sauf si à un moment donné,
16:47on voit qu'il y a un danger
16:49imminent et temporaire.
16:50Mais a priori,
16:51je suis vraiment opposé
16:53à ce qu'on limite le droit,
16:54je dirais,
16:55d'information sur les réseaux.
16:56On voit combien
16:57ces mesures d'interdiction
16:59sur les réseaux sociaux
17:00ou en tout cas
17:01de restriction
17:02des réseaux sociaux,
17:03elles divisent
17:04dans le camp présidentiel.
17:06D'une part,
17:06parce qu'il y a la question
17:07de leur faisabilité technique
17:09et puis parce que
17:11s'il est documenté
17:12que la viralité
17:13des contenus
17:13sur les réseaux sociaux
17:15est propice
17:16à booster les violences,
17:17il n'en reste pas moins
17:18que l'appréciation
17:19de tel ou tel contenu
17:21est assez,
17:22en réalité,
17:23arbitraire.
17:23À partir de quand
17:24vous considérez
17:25qu'un message
17:26est susceptible
17:26d'inciter à l'insurrection
17:28ou à la violence.
17:28Parfois,
17:29il y a des choses
17:29assez insidieuses.
17:30Et donc,
17:31dans le camp présidentiel,
17:32y compris en se basant
17:33sur les expériences passées,
17:34notamment ce qui avait été
17:35pratiqué en Nouvelle-Calédonie
17:36avec l'interdiction de TikTok
17:38derrière cassée
17:39par le Conseil d'État,
17:40on dit attention
17:41à ne pas prendre cette pente
17:43et attention surtout
17:44à ce que les réseaux sociaux
17:46ne soient pas en réalité
17:47que le messager
17:49qu'on essaierait de tuer
17:50mais avec une violence
17:51qui subsisterait néanmoins.
17:52Et ça permet aussi
17:54à certains
17:54d'être des capteurs.
17:56Les réseaux sociaux
17:56permettent à nos services
17:57de renseignement
17:58d'aller regarder,
17:59d'aller étudier,
18:00de mesurer.
18:01Et donc,
18:02tout ça,
18:02voilà.
18:03Mais je pense que
18:03cette liberté fondamentale,
18:05au maximum,
18:06il ne faut pas y toucher.
18:07Oui,
18:07d'autant plus que
18:08les réseaux sociaux
18:08peuvent nous servir aussi
18:09à nous,
18:10force de l'ordre,
18:10pour faire passer des messages,
18:11pour informer de la situation.
18:13Mais là, attention,
18:13on ne sait pas stopper,
18:14ce n'est pas supprimer
18:15les réseaux sociaux,
18:15bloquer les réseaux sociaux,
18:16c'est certains contenus.
18:17Ça ne vous empêcherait pas
18:18à vous de faire passer des messages.
18:20Il ne faut pas jeter
18:21les réseaux sociaux
18:22à la vindicte populaire.
18:23Ils peuvent avoir
18:24un intérêt aussi pour nous,
18:25force de l'ordre,
18:25pour maintenir l'ordre.
18:27Si on en revient
18:28aux revendications,
18:28qu'est-ce qui pourrait faire ?
18:31Quelle annonce du gouvernement
18:33entraînerait
18:33la fin de ce mouvement ?
18:35Première chose,
18:36il faut écouter
18:36la revendication de la jeunesse.
18:37Je ne vais pas parler
18:38à leur place.
18:38Tout le monde peut aller
18:39sur le site change.org,
18:4110 mesures d'urgence
18:42pour la jeunesse,
18:42où il y a la totalité
18:43des organisations étudiantes
18:44et lycéennes,
18:45qui ont des mesures
18:46très concrètes
18:46sur Parcoursup,
18:48sur le bâti,
18:48pas des promesses de crédit,
18:50mais des éléments concrets.
18:515 milliards pour la rénovation
18:53proposée par le gouvernement.
18:54On sait que c'est un mensonge.
18:56Ce n'est pas moi qui le dis,
18:56c'est les présidents de région.
18:57À un moment,
18:58il faut être sérieux,
18:58deux minutes.
18:59Les présidents de région disent
19:00qu'ils nous font une avance
19:01avec un taux préférentiel,
19:02mais ce n'est pas de l'argent
19:03qui est mis sur la table.
19:04Ils veulent de l'argent
19:05sur la table.
19:06Ils demandent 10 milliards,
19:07c'est à eux de jauger.
19:08Et moi,
19:08je ne parlerai pas
19:09à la place de la jeunesse.
19:10Ils sont...
19:11Vous savez,
19:12les grands-parents
19:13qui nous regardent
19:14peuvent être fiers
19:15des jeunes aujourd'hui.
19:16Ils font une leçon
19:17de démocratie
19:18à toute la population.
19:19Ils sont conscients,
19:21convaincus,
19:22dans la joie,
19:23des revendications
19:23pour manifester
19:24et pour s'organiser.
19:25Et ils ont eu
19:25les premiers reculs.
19:26Premier recul
19:27depuis Macron,
19:28depuis les Gilets jaunes.
19:29pour s'organiser.

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