- il y a 1 jour
- #guerreenukraine
- #geopolitique
- #starlink
Pour ce nouvel épisode de "Chocs du monde", le magazine des crises et de la prospective internationale de TVL, Edouard Chanot reçoit le géopolitologue Alexandre del Valle.
La realpolitik américaine commence-t-elle à porter ses fruits ? Poutine doit discuter avec le président finlandais Alexander Stubb et le premier ministre norvégien Jonas Gahr Store. A l’ordre du jour : un potentiel accord de paix sur l’Ukraine. Le tandem de négociateurs américains Kushner et Witkoff est à la manœuvre.
Le tempo diplomatique accélère, après plusieurs semaines de bras de fer entre Trump et Zelensky. Elon Musk a fustigé le fossé grandissant en Ukraine entre l’élite profiteuse de guerre, arrosée par les milliards d’aide occidentale, et accuse Kiev d’avoir utilisé Starlink pour les frappes de drone dans la profondeur russe. "Zelensky doit partir", a-t-il aussi déclaré.
Bientôt la fin ?
Alexandre del Valle est l'auteur de l'essai Le nouvel ordre post-occidental: Comment la guerre en Ukraine et le retour de Trump accélèrent la grande bascule géopolitique (éd. L’Artilleur).
_____________________________________________________________________
🔵⚪🔴 Pour faire un don à TVL : https://tvlibertes.faites-un-don.com/
_____________________________________________________________________
✒️ Restons en contact ! Abonnez-vous à l'infolettre : https://mailchi.mp/tvlibertes/inscription
_____________________________________________________________________
🔵 Site officiel :
https://www.tvl.fr
🔵 Réseaux sociaux :
https://www.facebook.com/tvlibertes/
https://twitter.com/tvlofficiel?lang=fr
https://www.tiktok.com/@tvl_officiel
https://www.instagram.com/tvlofficiel/
https://t.me/TVLofficiel
#guerreenukraine #géopolitique #starlink
Source YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=tTXscw8sjTs
La realpolitik américaine commence-t-elle à porter ses fruits ? Poutine doit discuter avec le président finlandais Alexander Stubb et le premier ministre norvégien Jonas Gahr Store. A l’ordre du jour : un potentiel accord de paix sur l’Ukraine. Le tandem de négociateurs américains Kushner et Witkoff est à la manœuvre.
Le tempo diplomatique accélère, après plusieurs semaines de bras de fer entre Trump et Zelensky. Elon Musk a fustigé le fossé grandissant en Ukraine entre l’élite profiteuse de guerre, arrosée par les milliards d’aide occidentale, et accuse Kiev d’avoir utilisé Starlink pour les frappes de drone dans la profondeur russe. "Zelensky doit partir", a-t-il aussi déclaré.
Bientôt la fin ?
Alexandre del Valle est l'auteur de l'essai Le nouvel ordre post-occidental: Comment la guerre en Ukraine et le retour de Trump accélèrent la grande bascule géopolitique (éd. L’Artilleur).
_____________________________________________________________________
🔵⚪🔴 Pour faire un don à TVL : https://tvlibertes.faites-un-don.com/
_____________________________________________________________________
✒️ Restons en contact ! Abonnez-vous à l'infolettre : https://mailchi.mp/tvlibertes/inscription
_____________________________________________________________________
🔵 Site officiel :
https://www.tvl.fr
🔵 Réseaux sociaux :
https://www.facebook.com/tvlibertes/
https://twitter.com/tvlofficiel?lang=fr
https://www.tiktok.com/@tvl_officiel
https://www.instagram.com/tvlofficiel/
https://t.me/TVLofficiel
#guerreenukraine #géopolitique #starlink
Source YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=tTXscw8sjTs
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:12Générique
00:20Bonjour à tous et bienvenue dans Choc du Monde, le magazine des crises et de la prospective internationale de TVL.
00:25La réelle politique américaine commence-t-elle à porter ses fruits ?
00:29L'information vient d'être révélée par Bloomberg.
00:31Vladimir Poutine discutera aujourd'hui avec le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre suédois Jonas Gare Storö.
00:39A l'ordre du jour, un potentiel accord de paix sur l'Ukraine.
00:43Cette discussion intervient après celle entre Zelensky et ses deux dirigeants,
00:46à l'initiative, semble-t-il, du tandem de négociateurs américains Kushner et Wittkopf.
00:51Alors la paix avance-t-elle ?
00:53Pour en parler, je reçois le géopolitologue Alexandre Delval de passage à Paris.
00:57Alexandre Delval, bonjour.
00:58Bonjour, merci beaucoup d'avoir une nouvelle fois répondu présent à l'appel de Choc du Monde, entre deux voyages
01:03bien sûr.
01:04Vous avez publié l'essai « Le nouvel ordre post-occidental, comment la guerre en Ukraine et le retour de
01:10Trump accélèrent la grande bascule géopolitique » aux éditions L'Artilleur.
01:14Alors l'accélération, c'est le moins qu'on puisse dire, Alexandre Delval, puisque depuis deux semaines,
01:18Zelensky subit les foudres de Trump et de Washington, qui veut en finir, avec Elon Musk aussi bien sûr.
01:25Le patron de Tesla a fustigé le fossé grandissant en Ukraine, entre l'élite profiteuse de guerre arrosée par les
01:32milliards d'aides occidentales.
01:33Et puis il a accusé l'Ukraine d'avoir utilisé Starlink pour les frappes de drones dans la profondeur russe.
01:38« Le massacre sans fin d'Ukrainiens et de Russes doit prendre fin », a-t-il posté ?
01:43Et puis Musk a bien sûr déclaré « Zelensky doit partir il y a quelques jours ».
01:48Alors je vous pose la question, Alexandre Delval, « Zelensky est-il une victime collatérale de la politique de Trump,
01:53par exemple au Moyen-Orient notamment ? »
01:55Ou doit-il partir en effet ?
01:56Alors bien sûr, c'est les Ukrainiens qui doivent décider souverainement.
02:00Mais il est vrai que le mandat de M. Zelensky ayant expiré, le fait aussi que des candidats soient là
02:10potentiellement peut-être plus légitimes que lui,
02:13comme Zaloujny, qui est l'ambassadeur d'Ukraine à Londres, ancien de l'armée ukrainienne,
02:18et d'autres personnes comme Fedorov, qui est très populaire auprès de la jeunesse, qui maintenant, vous savez, est en
02:23Italie,
02:24qui était l'homme qui a voulu faire le passage à la guerre des drones.
02:28C'est lui qui avait obtenu d'ailleurs Starlink.
02:31Ça nous permet de revenir à M. Musk.
02:35Je pense que Musk et Trump se sont envoyés la balle sur la limitation ou l'extinction ou la limitation
02:40du débit de Starshield pour nos auditeurs.
02:43Starshield, c'est la version militaire de Starlink, donc l'entreprise de SpaceX.
02:48Et en fait, c'est ça qui pose problème parce que la propriété des satellites, c'est Musk,
02:53mais la propriété de l'utilisation, la propriété de la société, ce n'est plus Musk.
02:58Pour la version militaire Starshield, c'est le Pentagone qui décide et c'est Musk qui lui met à disposition
03:05des satellites.
03:06Et ce que reproche Musk à Zelensky, c'est d'avoir utilisé la version non militaire, la version donc civile,
03:12qui elle, normalement, il y a une clause qui interdit à l'utilisateur, ça peut être des utilisateurs, par exemple,
03:20transporteurs, civils, entreprises,
03:22ça doit être civil, et un utilisateur de la partie non militaire, donc Starlink pur,
03:28normalement on ne doit jamais utiliser le système géostationnaire, enfin géosatellite de Starlink,
03:35pour entraîner la mort d'autrui, dans le cadre d'une belligérance.
03:40Et donc Musk a dit, vous avez violé les conditions d'utilisation, et pour répondre enfin à votre question très
03:46rapidement,
03:47je ne sais pas s'il doit partir, mais en tout cas, beaucoup d'Ukrainiens seraient prêts à voter pour
03:50les deux candidats que j'ai cités,
03:52pour les deux outsiders que j'ai cités, et surtout, en dehors du doigt ou du juridique,
04:00le problème de M. Zelensky, et je me mets à sa place, c'est que s'il signe des lâchages
04:04de territoire,
04:05il peut être tué par le groupe Azov, qui est devenu l'élite de l'armée, et qui a mis
04:09des pressions sur lui,
04:10parce qu'au début, il devait faire la paix avec la Russie, il a été élu sur un pareil programme,
04:14faire la paix avec la Russie, et il n'a pas pu, parce que Zelensky n'est pas un homme
04:18libre,
04:18comme beaucoup de présidents dans le monde d'ailleurs, il y a quelque chose de plus fort que lui,
04:22et enfin, les Russes eux-mêmes ne veulent pas signer quelque accord que ce soit avec Zelensky,
04:28donc les Américains se sont rendus compte que Zelensky, qu'on l'aime ou pas,
04:32qu'on soit pour ou contre, qu'on le trouve légitime ou pas,
04:35est devenu de facto un obstacle pour faire la paix.
04:38Zelensky, l'obstacle, parce qu'il n'est pas libre,
04:41alors, malgré tout, des pourparlers trilatéraux doivent reprendre au mois de novembre,
04:45alors, bien sûr, il y a des pourparlers trilatéraux, mais avec la Chine,
04:48une réunion avec Trump, Poutine et Xi est attendue le 16 novembre à Shenzhen, en Chine,
04:52et puis les négociations avec l'Ukraine, qui ont été interrompues en février dernier,
04:56vont aussi reprendre que Chine et Huitkoff sont à la manœuvre, encore une fois,
05:00mais on se demande si elles pourront vraiment aboutir.
05:04Zelensky a déclaré être favorable à un gel du front,
05:06comme premier pas, avec un cessez-le-feu,
05:08et à des pourparlers, bien sûr, dès que possible.
05:10Il refuse, néanmoins, et vous le disiez il y a un instant,
05:12Alexandre Delvalde, de céder des territoires actuellement tenus,
05:16et les Européens refusent aussi.
05:18À cet égard, c'est assez intéressant,
05:19parce qu'il y a comme un groupe de pression derrière Zelensky,
05:22vous évoquez Azov, mais il y a aussi les Européens.
05:24Je vous propose à ce titre d'écouter Radoslav Sikorski,
05:28qui est le chef de la diplomatie polonaise, hier à Varsovie.
05:37Céder les villes du Donbass pourrait donner à Poutine un prétexte
05:40pour sauver la face et annoncer une victoire,
05:43mais ça ne le satisferait pas durablement.
05:46La Russie a vraiment besoin de l'Ukraine entière
05:48pour être une puissance mondiale,
05:49pas seulement du Donbass.
05:52Donc même après une pause,
05:54il reviendrait au sujet.
05:55Les Américains simplifient souvent ça en question territoriale,
05:59parce que c'est plus facile à vendre à l'opinion publique
06:01que la géopolitique.
06:06J'ai une question pour vous, Alexandre Delvalde,
06:09parce que vous êtes un expert de la réelle politique
06:11et de tout ce qui va avec.
06:12À votre avis, la situation a-t-elle suffisamment évolué
06:15depuis la fin de l'hiver
06:16pour que ces négociations soient davantage qu'un simulacre démocratique ?
06:20Oui, je pense que ça a beaucoup évolué,
06:22surtout l'opération Vivaldi,
06:25qui fait suite à l'opération de 40 jours.
06:28En gros, il y a eu des opérations qui ont été lancées par l'Ukraine
06:31visant à faire plier la Russie
06:33pour l'obliger à accepter un cessez-le-feu
06:35en lui faisant subir sur son territoire,
06:37faisant subir aux citoyens russes sur leur territoire,
06:39le coup de la guerre.
06:41C'était la stratégie de Zelensky.
06:42La profondeur russe.
06:43Et voilà, et ça a abouti sur l'opération Vivaldi,
06:45donc bombardée de plus en plus,
06:47grâce justement à l'aide de Starshield
06:49et du renseignement américain et anglais,
06:53bombardée de plus en plus la Russie.
06:54Le problème, c'est que ça n'a pas marché.
06:56Ça a plutôt monté la population
06:58plus encore contre l'Ukraine que contre Poutine.
07:00Et surtout, ça a permis à la Russie,
07:02qui voulait ménager,
07:04alors je ne dis pas que ce sont des humanistes,
07:05mais la Russie, jusqu'à maintenant,
07:07voulait faire une récupération millimétrique
07:10du territoire russe,
07:12puisqu'elle veut conquérir un territoire
07:14peuplé potentiellement de pro-russes.
07:17Donc elle ne voulait pas détruire un territoire
07:19qui était russe, peuplé de russes.
07:20Vous dites le contraire de Sikorsky.
07:22Je dis le contraire, absolument.
07:23Et du coup, cette opération Vivaldi
07:25a entraîné les Russes
07:27dans ce qu'ils ne faisaient pas jusqu'à maintenant.
07:29Destruction massive de locomotives,
07:31de voies ferrées,
07:33de voies ferroviaires,
07:35de voies routières,
07:37des ports du Danube
07:38et des ports de la mer Noire
07:40et coupé totalement l'Ukraine
07:42de son accès à la mer
07:43et a bombardé, y compris, les ponts.
07:46Et vous savez qu'aujourd'hui,
07:47Kiev est coupé en deux.
07:48C'est devenu catastrophique.
07:50L'Ukraine ne peut pas durer
07:52plus que six mois, à mon avis,
07:54au rythme des destructions
07:55menées par la Russie
07:57sur tout ce qui est logistique
07:58et qui coupe en même temps
08:00les flux, y compris pour le front.
08:02Et donc, c'est pour ça
08:03que tout s'accélère,
08:04parce qu'il y a les mid-term.
08:05Trump veut des résultats rapidement.
08:07Également, Trump veut des résultats
08:09en Iran et il a besoin
08:10de donner quelque chose aux Russes
08:11pour que les Russes l'aident
08:12sur l'Iran.
08:13Et troisième logique,
08:16c'est que cet effet boomerang
08:19de l'opération Vivaldi
08:20qui, en fait, va faire perdre
08:22beaucoup plus aux Ukrainiens
08:24qu'aux Russes,
08:24parce que quand les deux se bombardent,
08:26mais que les Russes
08:27ont des meilleurs intercepteurs
08:29et les Ukrainiens n'ont plus
08:30d'intercepteurs, d'antimissiles,
08:32eh bien, mathématiquement,
08:34et aussi parce que les Russes
08:36ont un appui feu bien supérieur.
08:38Les Ukrainiens n'ont plus
08:39de munitions,
08:40notamment les 155 mm,
08:42ils n'ont plus d'intercepteurs,
08:43ils n'ont pas de TAD,
08:44ils n'ont pas assez de Patriot,
08:45ils n'en ont plus.
08:46Ils sont donc totalement démunis.
08:48Et même en drone,
08:48c'était les meilleurs.
08:49Les Russes ont doublé
08:50les Ukrainiens en drones
08:51en quantité et en qualité
08:53avec des drones
08:53qui sont devenus pratiquement
08:55des missiles à réaction
08:56et donc, notamment,
08:57les Guéran 4.
08:58Donc, si vous voulez,
08:59tout cela fait qu'aujourd'hui,
09:00tout le monde a intérêt
09:01à accélérer les choses
09:02pour la politique globale,
09:04l'Iran, le monde
09:05et les négociations futures
09:07avec Xi,
09:07exactement,
09:08ce que j'appelle
09:09le Yalta 2.0,
09:10mais aussi pour la situation
09:12ukrainienne elle-même.
09:13Je pense qu'aujourd'hui,
09:14l'Ukraine est en voie
09:15de cessation de paiement totale,
09:17mais elle est sur le point
09:20de s'écrouler.
09:21Le front ukrainien
09:22est très fragile
09:23puisque à Drobopilya,
09:25maintenant,
09:25on a une avancée russe
09:26malgré tout ce que l'on dit
09:27dans les médias.
09:28Les Russes ont perdu
09:29des territoires à Limane.
09:30Ils ont plutôt fait
09:30un retrait tactique.
09:31Mais par contre,
09:32ils ont repris Drobopilya
09:33qui est la dernière ville verrou
09:36avant la forteresse
09:37qui tient le Donbass.
09:39Et le groupe Azov,
09:40aujourd'hui,
09:40dans ce secteur
09:42où il y a des combats
09:42très intenses,
09:43ils sont à 1 contre 5.
09:44Même s'ils disent
09:45être bien meilleurs
09:46que les Russes,
09:47ils sont à 1 contre 5.
09:47Donc l'appui-feu,
09:48le nombre de Russes,
09:50la supériorité aérienne russe
09:52et le manque
09:52d'intercepteurs ukrainiens
09:54et le manque d'argent
09:55ukrainien tout court
09:56et le manque d'hommes
09:57fait que l'Ukraine,
09:59même si elle a l'air
09:59de gagner
10:00parce qu'il y a eu
10:00des résultats
10:01très spectaculaires
10:02sur les raffineries
10:03ou alberies, etc.
10:04En fait,
10:05aujourd'hui,
10:05les gens sérieux
10:06reconnaissent que l'Ukraine
10:07est en très mauvaise passe.
10:08Ce n'est pas moi
10:09qui le dis,
10:09c'est Fedorov.
10:09L'ancien ministre Fedorov
10:11qui maintenant est en Italie
10:12dans une interview
10:13et c'était lui
10:13qui voulait bombarder
10:15encore plus la Russie.
10:16Donc ce n'est pas un pro-russe,
10:17pas du tout.
10:17C'était lui
10:18qui voulait le plus
10:18mener le feu
10:20sur le territoire russe.
10:21Il a dit lui-même
10:22l'Ukraine risque de perdre.
10:24Donc aujourd'hui,
10:25voilà pourquoi
10:26tout le monde
10:26essaie de s'accélérer
10:27et de trouver une solution.
10:28Alors, encore une fois,
10:29le Polonais Sikorski
10:30a aussi fustigé
10:32le plan américain
10:33de retour
10:33à la coopération économique.
10:35Il a déclaré
10:35nous ne pouvons pas
10:36mettre fin
10:37à la guerre
10:38par une capitulation.
10:40C'est encore une fois
10:40ce refus de la capitulation
10:41du côté des Européens.
10:42Dans votre essai,
10:44Alexandre Delval,
10:45vous signez
10:45la réelle politique
10:46transactionnelle
10:47de l'administration Trump
10:48déjà il y a un an
10:49et selon plusieurs sources,
10:51c'est ce qui a été évoqué
10:52dans un plan
10:53de prospérité régional.
10:55La Russie pourrait
10:55de nouveau exporter
10:56ses ressources énergétiques,
10:57l'Ukraine toucherait
10:58des droits de passage
10:59et l'Europe pourrait
11:00bien sûr de nouveau
11:01avoir accès
11:02à ses ressources
11:03à prix réduit
11:03dont évidemment
11:04l'industrie européenne,
11:05allemande notamment,
11:06a grandement besoin.
11:07Comment jugez-vous
11:09cette réelle politique
11:10transactionnelle ?
11:11Puisque bien sûr,
11:12comment dire,
11:12l'administration Trump
11:13a été souvent vilipendée
11:15pour sa grossièreté,
11:17pour sa naïveté
11:18et j'en passe.
11:19Cette fois-ci,
11:20ça l'a fait mentir
11:21les détracteurs ?
11:22Je pense que oui.
11:23La diplomatie transactionnelle
11:25n'est pas toujours
11:25appliquée par Trump.
11:26Notamment en Iran,
11:28on aurait pu éviter
11:30cette guerre
11:31et il n'y a pas
11:33qu'Israël,
11:33il y a surtout
11:34le lobby électoral
11:37évangélique
11:37qui a chevillé au corps
11:39l'idée depuis 30 ans
11:41d'écraser le régime
11:42iranien.
11:43Mais à part le cas iranien,
11:45c'est plutôt
11:46assez positif
11:47les résultats
11:48qu'obtient M. Trump
11:48dans la géopolitique
11:49transactionnelle.
11:50Regardez le Venezuela,
11:51même s'il y a aussi
11:52de la coercition,
11:53mais qui a été suivi
11:55d'un gros transactionnel
11:56puisque l'ex-bras-droite,
11:58M. Maduro,
12:00est tout à fait d'accord
12:01avec un deal
12:02où tout le monde
12:03est gagnant.
12:04Et donc,
12:05on peut trouver
12:06des solutions
12:06pour l'Ukraine,
12:07mais il va falloir,
12:09l'élément le plus compliqué,
12:10c'est les Européens.
12:11Ce n'est pas moi
12:11qui le dis,
12:12c'est Dmitriev
12:13et aussi Yushakov,
12:15Yuri Yushakov,
12:16donc le grand diplomate
12:17officieux,
12:18contrairement à Dmitriev
12:19de M. Poutine,
12:20les deux étant
12:21à l'œuvre
12:22pour discuter
12:23à Oslo,
12:24à Bouddhabi,
12:24un peu partout.
12:25Il a dit lui-même
12:26qu'il faut associer
12:27les Européens
12:28à un futur dialogue
12:29à trois,
12:30élargi à quatre,
12:31parce que pour l'instant,
12:31c'était à trois,
12:32Ukrainiens,
12:33Russes et Américains,
12:34parce qu'il dit
12:34parce que les Européens
12:35sont un empêcheur
12:36de tourner en rond.
12:37Ils ont fait échouer
12:37en Corrèges,
12:38ils ont pour l'instant
12:39œuvré pour empêcher
12:41Trump de trouver
12:42un deal pragmatique
12:43et cynique,
12:43disent certains,
12:44avec les Russes.
12:46Donc,
12:46c'est intéressant,
12:48la dernière ouverture,
12:49alors certains disent
12:50oui c'est faux,
12:50c'est un piège,
12:51non,
12:51c'est parce que les Russes
12:52ont un côté très réaliste,
12:54ils savent qu'il faut
12:55associer les Européens,
12:56il faut les intéresser,
12:57il faut les associer
12:59aux futures discussions,
13:00parce que pour l'instant,
13:01ils ont tout saboté,
13:02le fameux plan 28 points
13:03a été reconduit,
13:05complètement amendé
13:06par les Européens
13:07et comme ils ont payé
13:08jusqu'à maintenant,
13:09les Européens ont réussi
13:10à convaincre Zelensky
13:12de ne pas signer.
13:13C'est sûr que bientôt,
13:13les Européens auront du mal
13:14à payer les rallonges,
13:16Zelensky veut toujours plus,
13:17au-delà des 90,
13:19il veut encore 20 milliards,
13:20donc à un moment,
13:20les Européens vont finir
13:22par négocier
13:22et il y a des signes
13:23puisque des Allemands
13:24ont été négociés
13:25avec des Russes,
13:25le patronat allemand récemment,
13:27un officiel allemand également,
13:29Macron lui-même dit
13:31peut-être qu'il va falloir
13:32un moment reparler aux Russes,
13:35bon lui,
13:35il fait toujours du va et du vient,
13:36mais ça montre bien
13:37que les choses évoluent
13:38et la réunion d'Oslo,
13:40elle a quand même été
13:42juste avant,
13:43la préparation d'Abu Dhabi
13:44et de la rencontre
13:45entre Witkoff et Poutine
13:48à Saint-Pétersbourg
13:49dans le palais Constantin,
13:50on voit que là-même
13:51les choses s'accélèrent
13:52et ce qui est intéressant
13:53c'est qu'on va voir
13:54les Européens,
13:54les Ukrainiens,
13:55les Russes,
13:55les Américains,
13:56il y a une véritable navette
13:58qui montre
13:59qu'il y a une véritable discussion
14:00à plusieurs
14:01et on est en train
14:02de trouver
14:03des terrains d'entente.
14:06Alors du côté russe,
14:07que se dit-il ?
14:09Eh bien,
14:09bien sûr,
14:10Moscou ne veut pas négocier
14:11selon les termes européens,
14:13mais cela dit,
14:14Vladimir Poutine,
14:14comme d'habitude,
14:15se dit ouvert,
14:16il a répété cela
14:17vendredi dernier,
14:18écoutons-le.
14:25Avant le début
14:26de nos actions
14:26pour protéger
14:27les gens du Donbass,
14:28nous avions dit
14:29aux dirigeants ukrainiens
14:30« Allons négocier ».
14:32Mais ils nous ont dit
14:33« On va faire la guerre ».
14:35Je veux dire
14:35que nous sommes toujours
14:36prêts à négocier
14:37et à chercher des solutions
14:38à cette situation
14:39lourde et compliquée.
14:40Dans le sens que
14:41c'est un peuple
14:42très proche de nous,
14:43vous comprenez ?
14:44Que dire de plus ?
14:46Les dernières recherches
14:47génétiques montrent
14:48qu'il s'agit en réalité
14:49d'un seul et même peuple.
14:58Pour tout vous dire,
14:59cet extrait a été
15:00assez difficile à traduire
15:01parce que c'est des propos
15:02vraiment aux débautés
15:03de Vladimir Poutine.
15:04Mais cela dit,
15:05on comprend qu'il ait dit
15:06avoir été contraint
15:07à intervenir en 2022,
15:08ce qui se discute peut-être.
15:10Mais à quel point,
15:11selon vous,
15:11Alexandre Delval,
15:12faudrait-il,
15:12je parle des Européens,
15:14céder à Vladimir Poutine,
15:15selon vous ?
15:16Certains disent,
15:17évidemment,
15:19et s'il y a encore
15:20ce qu'il disait
15:20il y a quelques instants,
15:21que Poutine a derrière
15:22la tête une revendication
15:24pour toute l'Ukraine.
15:25Vrai ou faux, selon vous ?
15:26Non, je ne pense pas
15:26pour une raison évidente.
15:29Monsieur Poutine
15:29a besoin
15:31d'un minimum
15:31de consensus.
15:32Même si on l'accuse
15:33d'être dictateur,
15:34il y a quand même
15:34des élections formelles.
15:35Un peu comme en Turquie,
15:37c'est un pays
15:37qui a un côté autoritaire,
15:38disent les Européens,
15:39mais il y a quand même
15:39des élections.
15:40Et quand vous avez besoin
15:42de légitimité,
15:43vous ne pouvez...
15:43C'est une démocratie libérale.
15:45C'est une démocratie illibérale,
15:47comme on dit souvent,
15:48la Russie,
15:48mais c'est quand même
15:48une démocratie dans la mesure
15:49où il y a des élections,
15:50contrairement à la Chine
15:51ou à la Corée du Nord.
15:52Et quand vous avez besoin
15:53d'un minimum de consensus,
15:54parce que Poutine tient
15:55à garder une popularité
15:57qui est réelle,
15:58qui existe,
15:59eh bien,
16:00imaginez s'il annexe
16:0230 millions de personnes,
16:03dont 70%
16:05ou 80%
16:06de ces 30 millions,
16:07sont des russophobes,
16:08mais vraiment,
16:09et plus encore aujourd'hui,
16:10après 300 000 morts
16:11qu'avant.
16:12Aucun intérêt.
16:13C'est comme si l'Amérique
16:14annexait le Canada.
16:16Certains en ont parlé,
16:17elle annexerait
16:17des dizaines de millions
16:19de personnes
16:19qui seraient totalement
16:20hostiles à Trump.
16:21Donc la Russie
16:23n'a aucun intérêt,
16:23par exemple,
16:24à annexer aussi
16:25les Baltes
16:26ou les Polonais.
16:26Ce seraient des gens
16:27qui seraient
16:28des Navalny x 1000.
16:30C'est comme si vous avez
16:31des millions de Navalny.
16:32Donc ce n'est pas rationnel.
16:33Et deuxièmement,
16:34si on n'arrive pas
16:35à passer de 19 à 30%
16:37depuis 5 ans
16:38dans les conquêtes
16:39des zones russophones
16:41de l'Ukraine,
16:42comment nous dire
16:43en même temps
16:43que les Russes
16:44n'arrivent pas
16:44à avancer vite
16:45en Ukraine
16:46ou soi-disant recul
16:48et en même temps
16:48on nous dit
16:49qu'ils vont envahir
16:49des pays européens.
16:51On voit bien
16:51que ça n'est pas cohérent
16:52pour des raisons
16:53que j'ai dites
16:53sur le consensus
16:55électoral
16:55mais aussi pour des raisons
16:59stratégiques
16:59et géopolitiques.
17:01Alors tout cela
17:03est évident
17:03on a l'impression
17:04un grand calcul
17:05de coûts-bénéfices
17:06pour Zelensky.
17:07L'Europe ne doit lever
17:08les sanctions
17:09que si la guerre
17:10prend fin.
17:10Il a déclaré ça
17:11il y a 48 heures.
17:12Or figurez-vous
17:12Alexandre Delval
17:13que les sanctions
17:14ont été prises
17:15en juillet dernier
17:16contre la Russie
17:17dans le cadre
17:17du 20e paquet
17:18contre les fourrures
17:19de Ziblinie russe.
17:21Et trois mois plus tard
17:22il y a deux semaines
17:23la semaine dernière
17:25pardon
17:25ces sanctions
17:26contre la Ziblinie russe
17:27ont été levées
17:28sous la pression
17:28de l'industrie
17:29les tanneurs
17:30grecs et italiens.
17:31Donc les Européens
17:32comprennent bien
17:32que les sanctions
17:33peuvent pénaliser
17:34leur propre économie.
17:36Évidemment
17:37Zelensky a indiqué
17:38et vous l'évoquiez
17:38il y a quelques instants
17:39que l'Ukraine avait besoin
17:40de 115 milliards de dollars
17:41pour 2027
17:42que 45 avaient déjà
17:44été obtenus
17:44mais non reçus
17:45et qu'il en manquait
17:4670.
17:47Alors d'un côté
17:48c'est le calcul
17:49qui doit se faire
17:49dans la tête des Européens
17:50il y a dépensé
17:51pour l'Ukraine
17:52et de l'autre
17:52potentiellement
17:53un deal
17:54où l'on pourrait
17:55retirer des ressources économiques
17:56pourquoi les Européens
17:57renaclent-ils à votre avis ?
17:59Alors pour les Européens
18:00il faut comprendre
18:01que les élites européennes
18:02aujourd'hui
18:03et je ne dis même pas
18:04avec jugement
18:05c'est un état
18:06c'est un constat
18:07sont dans une logique
18:10fédéralisante
18:10leur but
18:11c'est d'aller bientôt
18:12à quelque chose
18:13qui ressemblerait
18:14à une fédération
18:15et deuxièmement
18:17ils tiennent
18:17à rester
18:19à la tête du système
18:20et les parties
18:22qui montent
18:22on le voit même
18:23au Parlement européen
18:24aujourd'hui en Europe
18:25sont des parties
18:26violemment anti-système
18:27et il est normal
18:28que quelqu'un
18:29qui soit dans le système
18:30veut protéger le système
18:31contre un anti-système
18:32ce n'est pas juste
18:33des parties rivaux
18:35là on est dans une fracture
18:36dans tous les pays occidentaux
18:38c'est l'un des chapitres
18:38de mon livre
18:39une fracture extrêmement violente
18:41regardez l'Espagne
18:41entre Sanchez et Vox
18:43regardez le Portugal
18:44avec Chega
18:45regardez l'Amérique
18:46regardez le Brésil
18:47entre Bolsonaro et Lula
18:48c'est une fracture totale
18:49et souvent c'est du 50-50
18:51donc le système
18:53veut se protéger
18:54et l'ennemi russe
18:56est l'ennemi extérieur
18:58existentiel
18:58idéal
18:59pour aller forcer
19:01les peuples européens
19:02sans même
19:02qu'ils s'en rendent compte
19:03cuisson en petit feu
19:04c'est la technique
19:05Jean Monnet
19:06on ne leur dit pas
19:07qu'on va vers un état fédéral
19:08mais on y va
19:09et on y va comment ?
19:10en nous faisant croire
19:11que le seul moyen
19:13d'avoir une défense solide
19:14face à l'ogre russe
19:15qui va nous envahir
19:16ce serait
19:16de supprimer le principe
19:18de l'unanimité
19:19dans le vote
19:19dans le conseil européen
19:21donc il y a une véritable logique
19:22de justification absolue
19:24et donc c'est pour ça
19:25que monsieur Merz
19:26qui vient quand même
19:27de Rheinmetall
19:28il est le lobbyiste
19:29en chef
19:30il n'y a pas très longtemps encore
19:31de l'industrie
19:32militaire
19:33et sidérurgique
19:35allemande
19:35il a dit lui-même
19:37l'échec de l'Ukraine
19:38face à la Russie
19:39qui lâcherait des territoires
19:40ce serait une catastrophe
19:41et ce serait un échec total
19:42pour nous européens
19:43il reconnaît lui-même
19:44que l'échec de l'Ukraine
19:46ce serait un échec
19:46de l'Union Européenne
19:47et de l'OTAN
19:48donc en fait
19:49l'ennemi russe
19:50indépendamment
19:50de ses velléités
19:51de conquérir
19:52des territoires européens
19:53moi je n'ai jamais cru
19:54je n'ai jamais cru
19:54que la Russie
19:55voulait s'attaquer
19:56à des pays
19:56de l'Union Européenne
19:57ou de l'OTAN
19:58je n'y ai jamais cru
19:59ça ne me paraissait pas
19:59du tout raisonnable
20:00et ce n'est même pas
20:01dans l'intérêt
20:02ni dans les plans
20:02de monsieur Poutine
20:03ça ne veut pas dire
20:03que c'est un ange
20:04il a des appétits
20:06prédateurs
20:06dans certaines zones
20:07mais pas les zones OTAN
20:08par exemple
20:09à Moldavie
20:10il n'est pas impossible
20:11que si on ne trouve
20:17en toutes les guerres
20:18on se sert
20:19comme on peut
20:20quand on est victorieux
20:21on se sert
20:22donc si ça ne s'arrange pas
20:24moi je pense
20:24qu'on peut aller
20:25jusqu'à Odessa
20:26et si jamais
20:26on va jusqu'à Odessa
20:27on peut aller
20:28jusqu'à la Transnistrie
20:29la Moldavie
20:30donc il y a de véritables
20:31risques d'un appétit
20:32qui grandirait
20:33à la faveur
20:33d'un pourrissement
20:34de la situation
20:35mais pas sur une zone
20:36OTAN Union Européenne
20:38Intéressant
20:38alors cela dit
20:39on revient sur le front
20:40ce qui est aussi
20:42nécessaire
20:42pour comprendre
20:43la situation diplomatique
20:44il y a un cessez-le-feu local
20:45qui doit avoir lieu
20:46à compter d'aujourd'hui
20:47selon les sources
20:48ou après-demain
20:48selon les sources américaines
20:49donc à Aulishki
20:50qui est dans l'oblaste
20:51de Kersone
20:52pour acheminer
20:53de l'aide humanitaire
20:54et évacuer près de
20:552000 civils
20:56à votre avis
20:56ces petites initiatives
20:57qui d'ailleurs
20:58auraient été prises
20:58à l'initiative du pape
20:59et de Méliana Trump
21:01on ignore pourquoi d'ailleurs
21:02enfin en tout cas
21:03je n'ai pas trouvé l'origine
21:04ce genre d'initiative diplomatique
21:05est-ce anecdotique
21:06ou est-ce un signe avant-coureur ?
21:08C'est un signe
21:09la libération de Hubbard
21:10le fameux otage américain
21:12de 74 ans
21:14la même semaine
21:15une avancée sur les enfants
21:17qui ne sont pas si nombreux
21:18que ça en fait
21:18parce que c'est le dossier
21:19de Mélanie Trump
21:20elle s'occupe des enfants ukrainiens
21:21qui auraient été kidnappés
21:22par la Russie
21:22la Russie dit que c'était
21:23pour les protéger
21:24peu importe
21:25en tout cas
21:25il y a une avancée sur cela
21:26et dans cette mission humanitaire
21:29qu'elle a en Ukraine
21:30c'est ça le contexte
21:31elle a également participé
21:32à l'aboutissement
21:34d'un cessez-le-feu
21:35à Orychik
21:36donc tout cela montre
21:37quand même que
21:37ça se passe la même semaine
21:39le même mois
21:40il y a toutes ces initiatives
21:42Oslo, Abu Dhabi
21:43le futur congrès
21:45sommet de l'APEC
21:46le Yalta 2.0
21:48bien sûr
21:50toutes les discussions
21:51entre les différents négociateurs
21:53Dimitriev
21:55Oushrakow
21:55bien sûr
21:56Wittkov et Kushner
21:58à Oslo
21:59à Saint-Pétersbourg
22:00à Moscou
22:00qui fait suite tout ça
22:02à la visite de la CIA
22:03en septembre
22:04donc vous savez
22:04ça fait beaucoup
22:04depuis septembre-octobre
22:06tous les signes montrent
22:07qu'on essaie d'avancer
22:08et parfois
22:09les petits pas
22:10libérer un otage
22:12évacuer une ville
22:13pour que les civils soient
22:14parce que cette ville
22:15est en danger
22:15que l'on citait
22:16et l'idée c'est d'évacuer
22:18pour pas que les civils
22:18soient touchés
22:19par des bombardements massifs
22:20tout ça montre quand même
22:21qu'on dialogue
22:22et c'est plutôt bon signe
22:23je pense qu'on est
22:24sur un chemin possible
22:25dans mon livre
22:26j'ai pronostiqué
22:27peut-être que je vais me tromper
22:28j'ai pronostiqué
22:28d'ici la fin 2026
22:30un accord
22:31qui peut être violé
22:32trois ans plus tard
22:33je le précise
22:34mais en tout cas
22:34parce que parfois
22:36il y a la paix
22:36et on reprend des forces
22:38des revanchards
22:39arrivent quelques années plus tard
22:41et la guerre recommence
22:41nous on s'est vengé
22:43quand la blagne
22:43nous a pris
22:44l'Alsace-Lorraine
22:45on l'a repris
22:46quelques temps plus tard
22:47donc ça ne veut pas dire
22:47que c'est définitif
22:48mais en fin 2026
22:49il est fort probable
22:50qu'il y ait un accord
22:51parce que tout le monde
22:52il y a un intérêt
22:53y compris pour débloquer
22:54le cas iranien
22:55qui est extrêmement problématique
22:56personne ne peut se permettre
22:58ni les chinois
22:58ni les russes
22:59enfin les russes
23:00moins mais
23:01les chinois
23:01les européens
23:02les américains
23:03ne peuvent pas se permettre
23:03un pétrole
23:05un baril
23:05à 200 dollars
23:07ce qui est très possible
23:08parce que pour l'instant
23:09les outils n'ont pas fait
23:10grand chose
23:10à Bab el-Mandeb
23:11ils ne menacent que les saoudiens
23:13s'ils menacent tout le monde
23:14et si la guerre reprend
23:16aujourd'hui
23:17l'Iran a la capacité
23:18de paralyser
23:19tout le pétrole
23:20et tout le gaz
23:21et y compris
23:22les usines de dessalement
23:23de tous les pays du Golfe
23:24c'est totalement ingérable
23:25alors il y a un plan israélien
23:27de rebombarder
23:28avec un plan américain
23:30également
23:30on en parle
23:31peut-être que c'est
23:32de la dissuasion
23:32mais Trump sait
23:33que ça va être
23:34extrêmement difficile
23:35voire presque impossible
23:37de faire plier
23:37le régime iranien
23:38sans risquer un pétrole
23:40à 200 dollars
23:41pendant un an
23:42alors ça serait une catastrophe
23:43pour toute l'économie mondiale
23:45en gros pour résumer
23:46si on veut vraiment
23:46mettre à genoux l'Iran
23:47c'est peut-être possible
23:49très difficile
23:50mais en assumant
23:51une crise économique
23:53gigantesque
23:54au niveau mondial
23:55à laquelle
23:56le transactionnaliste
23:57businessman Trump
23:58n'a absolument pas intérêt
23:59en plus
24:00puisqu'il est
24:02candidat
24:02à des élections
24:04pour en revenir
24:05à l'Ukraine
24:05la guerre d'Ukraine
24:06est évidemment
24:07essentielle
24:08dans l'élection
24:08présidentielle
24:09française
24:10et sans doute
24:11pas assez
24:12puisque
24:12les enjeux
24:15sont considérables
24:15pour la France
24:16Jean-Luc Mélenchon
24:17a plaidé
24:18avant-hier
24:19pour pacifier
24:19la relation
24:20de la France
24:21avec la Russie
24:22une autre candidate
24:23Natacha Polony
24:24elle a tenu
24:25un autre discours
24:25je vous propose
24:26d'écouter les deux
24:27Alexandre Delval
24:27je mets en garde
24:28tous les dirigeants
24:29politiques
24:31de mon pays
24:34pas de gars
24:34avec les Russes
24:35alors évidemment
24:36s'ils nous agressaient
24:37on réplique
24:38parce que c'est comme ça
24:39mais ne faisons rien
24:40qu'ils nous transforment
24:42en co-belligérants
24:43en face des Russes
24:44les Russes
24:45sont naturellement
24:47nos alliés
24:47chaque fois que nous sommes envahis
24:48et les fois
24:50où ils ne sont pas
24:51nos alliés
24:51c'est eux
24:51qui nous envahissent
24:52je dis
24:53avec les autres Européens
24:55il faut discuter
24:56autour de la table
24:57et évidemment
24:58l'Ukraine en premier lieu
25:00mais il faut discuter
25:01sinon vous négociez
25:05avec qui
25:05dans une guerre
25:07vous négociez
25:08avec vos ennemis
25:09et pour l'instant
25:10Vladimir Poutine
25:11est notre ennemi
25:12il est dangereux
25:13il est en train
25:13de déstabiliser
25:14l'ensemble de l'Europe
25:15par des cyberattaques
25:16notamment
25:17par une guerre hybride
25:18et il teste
25:19l'ensemble
25:19de nos capacités
25:20il va falloir
25:21se mettre autour
25:22d'une table
25:22et lui dire
25:24que ça suffit
25:25que nous allons discuter
25:27avec lui
25:27fermement
25:28mais que nous protégerons
25:29systématiquement
25:30l'Europe
25:31et tous nos systèmes
25:32et que
25:33en gros
25:34nous allons petit à petit
25:35prendre en main
25:35notre destin
25:40La petite musique
25:41monte aussi
25:42en France
25:43le discours
25:44change de ton
25:45visiblement
25:45mais alors
25:45Alexandre Delval
25:46il y a quand même
25:47quelques petites différences
25:48êtes-vous plutôt
25:48Mélenchon ou Polonie ?
25:50Non
25:50les deux ont raison
25:51moi je ne suis ni Mélenchon
25:53ni Polonie
25:53je préfère bien sûr
25:54Polonie
25:55d'un point de vue
25:57analytique
25:57et positionnement politique
25:59mais Mélenchon
26:00est plein de contradictions
26:02mais c'est vrai
26:03qu'en politique étrangère
26:04il est parfois assez proche
26:06des positions souverainistes
26:07pour des raisons
26:08qui ne sont pas les mêmes
26:09ce n'est pas les mêmes motivations
26:10mais on ne peut que se féliciter
26:12de ce qu'il a dit
26:12sur la Russie
26:13par contre
26:14Natacha Polonie
26:15a un raisonnement
26:15plus complexe
26:16et plus équilibré
26:18et plus complet
26:19par contre
26:19là où je ne suis pas d'accord
26:20avec elle
26:21même si j'apprécie
26:22cet équilibre
26:22elle dit qu'il faut discuter
26:24mais elle ne nie pas
26:25que la Russie
26:25n'est plus un ami
26:26moi je le dis dans mon livre aussi
26:27pour moi
26:28la Russie a toujours été
26:30potentiellement un ami
26:30mais il faut être réaliste
26:31quand on a aidé
26:32les ukrainiens
26:33à tuer 300 000 russes
26:35mais les russes
26:35n'ont plus la même position
26:36quand vous aidez des gens
26:38à tuer
26:38des centaines de milliers
26:40de personnes
26:40les pays de ce pays
26:42qui vous aimez bien
26:43qui ont toujours dit
26:44l'amitié franco-russe
26:45ils n'ont plus le même raisonnement
26:46ils disent
26:46aujourd'hui les français
26:48depuis le Kosovo
26:49ce que vous dites
26:49Alexandre Delval
26:50c'est que nous avons fabriqué
26:50un ennemi
26:51voilà
26:51la seule différence
26:52que j'ai avec Polonie
26:53elle a raison
26:54les russes sont devenus
26:54des ennemis
26:55mais moi je dirais
26:55contrairement à elle
26:56pas parce qu'ils sont des ennemis
26:57ils le sont devenus
26:59parce que nous nous sommes
26:59mêlés d'une guerre
27:00peut-être c'était bien
27:02d'un point de vue moral
27:03mais d'un point de vue
27:04responsabilité
27:05rappelez-vous Max Weber
27:07éthique de conviction
27:08éthique de responsabilité
27:10d'un point de vue
27:10de la responsabilité
27:11ce n'était pas notre guerre
27:12or De Gaulle a dit
27:13en 1963
27:14à l'école militaire
27:16dans son fameux discours
27:16si la France doit faire
27:18une guerre
27:19ça doit être
27:19la guerre de la France
27:21ça ne doit pas être
27:22la guerre de la Pologne
27:23ou des revanches
27:23arbaltes
27:24ou de l'Ukraine
27:25malgré tout le respect
27:26qu'on peut avoir
27:27pour ces pays
27:27qui sont traumatisés
27:28par l'Union soviétique
27:29nous n'avons pas
27:30à faire nôtre
27:31la vision diabolisante
27:33que les pays de l'Est
27:33traumatisés par la Russie
27:35ont
27:35et dans cette revanche
27:38qui est humaine
27:38qui est compréhensible
27:40ils nous font confondre
27:41le tsarisme
27:42l'Union soviétique
27:43et la Russie
27:43comme un même tout
27:45ogre
27:45global
27:46diabolique
27:47qui serait l'ennemi
27:48existentiel
27:50faire de la géopolitique
27:51avec des rancunes historiques
27:53est extrêmement dangereux
27:54regardez
27:56la dimension revanche
27:58chez Hitler
27:58chez pas mal de personnes
28:01qui ont été animées
28:02par le ressentiment
28:03le ressentiment
28:04dont parle très bien Nietzsche
28:06donc voilà
28:06là où je suis d'accord
28:07avec madame Polony
28:08c'est que la Russie
28:10est devenue un ennemi
28:11mais moi je dis que
28:12c'est parce que nous
28:13l'avons voulu
28:13nous n'étions pas obligés
28:15de fournir des armes
28:16et des renseignements
28:17pour aider les Ukrainiens
28:19à tuer des Russes
28:20je précise
28:20quand bien même
28:21moralement
28:22les Ukrainiens
28:23envahis, attaqués
28:24auraient raison
28:24ce n'est pas
28:25notre problème
28:26c'est comme si vous êtes
28:27dans la rue
28:28si vous voulez faire
28:29le justicier
28:30et vous mêler
28:31de toutes les bagarres
28:32entre bandes racailles
28:33vous allez finir très mal
28:34ou alors il faut être
28:36extrêmement costaud
28:37il faut en assumer
28:37les conséquences
28:38nous on a un proverbe
28:39je suis d'origine sicilien
28:40on a un proverbe en sicilien
28:41qui dit
28:43ça veut dire
28:43si tu te mêles
28:44des histoires des autres
28:46tu recevras des coups
28:47des deux côtés
28:48et c'est ce qui se passe
28:49Zelensky nous en veut
28:50de ne pas l'aider suffisamment
28:51et la Russie nous en veut
28:52d'avoir trop aidé Zelensky
28:54donc du coup
28:54les deux nous en veulent
28:55les deux sont mécontents
28:56il ne fallait pas
28:57se mêler de cette histoire
28:58moi je pense
28:59il fallait faire de l'humanitaire
29:00donner un peu d'argent
29:01mais pas d'armes
29:01on pouvait aider l'Ukraine
29:03de manière raisonnable
29:04comme le fait la Hongrie
29:06je ne sais pas si vous le savez
29:07la Hongrie est un pays
29:08qui en proportion
29:08de sa richesse
29:10a le plus aidé l'Ukraine
29:11mais de manière non militaire
29:12c'était des aides
29:14économiques
29:14sociales
29:14c'était pas mal
29:16ça fait quand même plaisir
29:16de recevoir des milliards
29:17mais elle l'a aidé
29:18à sa manière
29:19de manière non létale
29:20nous aurions pu faire pareil
29:22voilà pourquoi la Russie
29:23effectivement
29:24est en train de devenir
29:25un ennemi
29:26je dis en train
29:27c'est encore récupérable
29:28mais nous ne sommes pas loin
29:29d'une position
29:30de non-retour
29:31comme l'a dit Maria Zakharova
29:33la fameuse porte-parole
29:34du Kremlin
29:35nous ne sommes pas loin
29:36d'une position
29:37de non-retour
29:38il faut donc rétropédaler
29:39merci beaucoup
29:40Alexandre Delval
29:41ce sera le mot de la fin
29:42merci beaucoup
29:42d'avoir répondu présent
29:43à l'appel de Choc du Monde
29:44merci à tous
29:45d'avoir suivi cet épisode
29:47surtout n'oubliez pas
29:48de le commenter
29:48de le partager
29:49et de vous abonner
29:50à TVL
29:51c'est indispensable
29:51pour la suite
29:53de l'épisode
29:53et de la chaîne
29:54merci à tous
29:54et bonne soirée
29:55Sous-titrage Société Radio-Canada
29:57Sous-titrage Société Radio-Canada