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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.

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00:00:00Bonsoir à tous, on se retrouve dans Punchline jusqu'à 18h30 sur CNews.
00:00:03L'état impuissant après les scènes de pillage et d'émeute qui se sont poursuivies jusque tard hier soir à
00:00:08Paris ou encore à Marseille.
00:00:09Les ministres défilent pour expliquer quelles erreurs ont été commises dans le maintien de l'ordre
00:00:13ou la sous-estimation du nombre de manifestes mortants et d'éléments radicaux.
00:00:17Mais personne ne prend ses responsabilités, personne n'assume pleinement l'échec des derniers jours.
00:00:22On va en débattre ce soir avec à la clé cette question qui va payer pour les plus de 3000
00:00:26magasins dévastés entre samedi et dimanche.
00:00:30Certains commerçants ont dû eux-mêmes défendre leurs biens au péril de leur vie face aux hordes de pillards.
00:00:35Dans quel pays vivons-nous aujourd'hui ? Pourquoi l'état d'urgence n'a pas été instauré ?
00:00:39Sébastien Lecornu annonce des couvre-feux localisés.
00:00:41Ils seront pris sur décision des préfets au cas par cas.
00:00:45Voilà ce que l'on va évoquer aujourd'hui dans Punchline juste après le rappel des grandes lignes de l
00:00:49'actualité avec Félicité Kindoki.
00:00:51Bonsoir Félicité.
00:00:55Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:00:56Le Premier ministre est bien déterminé selon lui à rétablir l'ordre et pour y parvenir Sébastien Lecornu pourrait envisager
00:01:04l'instauration de l'état d'urgence si nécessaire.
00:01:07Mais si pour l'heure la mesure est écartée, il a annoncé avoir demandé à certains préfets de déclencher des
00:01:12couvre-feux localisés d'Est ce soir
00:01:15afin de protéger les commerces après les pillages et les violences urbaines.
00:01:19Après avoir proposé sa démission refusée par le chef de l'État, le ministre de l'Intérieur a fait son
00:01:23mea culpa sur la journée de mobilisation marquée par ces violences urbaines.
00:01:28Laurent Nunez a reconnu d'une part un manque d'anticipation dans la mobilisation des forces de l'ordre
00:01:32dont l'effectif était sous-dimensionné face aux casseurs et pilleurs venus en masse et d'autre part une perte
00:01:38de contrôle dans certaines grandes villes samedi.
00:01:41Et au lendemain du chaos généralisé, le président Emmanuel Macron est arrivé à Abu Dhabi aux Émirats Arabes Unis après
00:01:46le Koweït.
00:01:47Deuxième étape d'une tournée présidentielle dans le Golfe destinée à sécuriser des volumes de pétrole et de diesel dans
00:01:53le but de faire baisser les prix à la pompe des Français.
00:01:56Et on termine à Milan, en Italie, qui a également connu ce week-end des scènes de chaos et de
00:02:01pillages similaires à Paris en marge d'une manifestation contre la vie chère.
00:02:04Des jeunes et la police se sont affrontés dans la capitale économique du pays.
00:02:08Plus de 200 personnes ont été arrêtées depuis samedi, notamment dans d'autres villes du Nord, Bologne et Turin, qui
00:02:14ont connu le même sort.
00:02:15C'était l'essentiel de l'information.
00:02:17Merci beaucoup, félicité.
00:02:18On vous retrouve tout à l'heure à 18h.
00:02:20Je salue Louis Dragnel, qui est là par Rachel Kahn, Mathieu Devers, de l'ex-police-justice de CNews,
00:02:24Yohann Marras, délégué national à l'Alliance Police.
00:02:27Merci d'être avec nous.
00:02:28Bonsoir.
00:02:28Et Hugo Babel, journaliste économique à Capital.
00:02:30Bienvenue, mon cher Hugo.
00:02:31On commence peut-être par les pillages.
00:02:33Il y a beaucoup d'événements que l'on va vivre en direct dans cette tranche de punchline jusqu'à
00:02:3618h30.
00:02:37Gérald Darmanin va se rendre au tribunal judiciaire de Paris d'ici quelques instants pour parler des comparutions immédiates.
00:02:42Il a demandé de la fermeté au procureur.
00:02:44On va voir si c'est suivi des faits.
00:02:45On aura aussi sans doute une prise de parole de Bruno Théryu.
00:02:48Évidemment, on va vivre cela en direct.
00:02:50On va aussi s'intéresser à ce qui s'est passé jusqu'à hier soir tard.
00:02:53On l'a vécu ensemble sur CNews à Paris, mais aussi dans d'autres villes comme à Marseille.
00:02:59Des pillages de magasins jusqu'à tard, des éléments mobiles qui étaient dans toute la ville.
00:03:05Une de nos équipes est tout près de la place de la République.
00:03:07Bonsoir à vous.
00:03:08Expliquez-nous combien de commerces autour de vous ont été saccagés.
00:03:17Écoutez, Laurence, beaucoup de commerces.
00:03:20On en compte avec toutes les dégradations des plusieurs centaines.
00:03:25Il y a dizaines de commerces, tout de même plusieurs dizaines qui ont été saccagés,
00:03:29comme celui que vous voyez de l'autre côté de ce boulevard Saint-Martin.
00:03:33Ce que vous voulez vous montrer, c'est la situation qui a changé.
00:03:35Il y a à peu près une demi-heure, ici, on est à l'entrée de la place de la
00:03:38République.
00:03:38Et vous voyez qu'il y a des colonnes de CRS qui se sont mises en place
00:03:43parce qu'on parle d'un rassemblement possiblement à 17h.
00:03:46C'est vrai qu'il y a un peu de monde sur la place de la République.
00:03:49On s'est rendu avec ma collègue sur la place de la République
00:03:52pour interroger les CRS et les manifestants.
00:03:56C'est vrai que les CRS nous ont confirmé que le regroupement était interdit,
00:04:00mais qu'il n'était pas interdit de manifester.
00:04:02Et ils procédaient à beaucoup de contrôles d'identité.
00:04:05On a constaté qu'il y avait beaucoup de mineurs.
00:04:07Et donc, ils ont saisi d'ailleurs des masques, des objets potentiellement dangereux,
00:04:13des projectiles, plusieurs objets saisis.
00:04:17Et donc, on comprend qu'il y a 200, visiblement, selon nos informations,
00:04:23200 policiers qui sont présents aux abords de cette place de la République
00:04:27pour éviter que tout ne dégénère s'il y a un rassemblement.
00:04:32Et vous le voyez sur nos images, plusieurs personnes.
00:04:36Peut-être d'ici là, on peut les chiffrer à une centaine de personnes
00:04:39qui sont déjà présentes sur la place de la République.
00:04:42Laurence ?
00:04:43Merci beaucoup.
00:04:44Ça ne laisse rien au guré de bon pour ce qui va se passer ce soir.
00:04:47On va parler des dégâts dans les commerces.
00:04:49Un tout petit mot de Johan Maras.
00:04:50Là, ça va devenir tous les jours ?
00:04:52Ça va devenir quotidien ?
00:04:53Donc, les rassemblements, place de la République,
00:04:54la frontière avec les forces de l'ordre ?
00:04:55On est parti pour une séquence infinie, en fait ?
00:04:58Tant qu'on n'aura pas sifflé la fin de la récré,
00:05:01si j'ai envie de m'exprimer ainsi.
00:05:04Le ministre de l'Intérieur a pris la parole.
00:05:05Le ministre de la Justice a pris la parole.
00:05:07Et en fait, vous dites que la fin de la récré
00:05:08n'a toujours pas été sifflée.
00:05:09Récré, on met le mot entre guillemets,
00:05:11parce que pour les commerçants, c'est un désastre.
00:05:14Ce n'est pas une récré.
00:05:14Est-ce que l'état d'urgence a été prononcé ?
00:05:17Non.
00:05:19Donc, on n'a toujours pas réglé le problème.
00:05:21On est sur des mesurettes.
00:05:23Moi, je vais juste essayer de vous expliquer.
00:05:27Ça fait des années, nous, qu'Alliance Police Nationale,
00:05:30on dénonce ce qui est en train d'arriver.
00:05:34En 2021, mon secrétaire général,
00:05:37devant les fenêtres de l'Assemblée Nationale,
00:05:38déclarait le problème de la police, c'est la justice.
00:05:40Cette phrase-là, au-delà d'être tonitruante,
00:05:45le but était de mettre le débat sur la table.
00:05:48Mais depuis 2021, quasi toutes les années,
00:05:52tous les six mois,
00:05:53on a des événements festifs qui dégénèrent.
00:05:55Je vous parle des 14 juillet,
00:05:58des 31 de l'an,
00:06:00des Halloweens,
00:06:01des finales de Ligue des Champions.
00:06:04Je fais une parenthèse même sur les émeutes de 2023.
00:06:09Chaque année, on fait des tribunes.
00:06:11Chaque année, on vient sur vos plateaux télé.
00:06:13Chaque année, on dénonce ça.
00:06:15Qu'est-ce qui s'est passé depuis 2021 ?
00:06:18Strictement rien.
00:06:19C'est chronique d'un désastre annoncé, ce que vous nous dites ce soir,
00:06:22et ce que nous disent tous les policiers,
00:06:24à qui, évidemment, on tire notre chapeau ce soir,
00:06:27parce qu'ils ont réussi à gérer une situation extrêmement compliquée ces deux jours.
00:06:31C'est vrai qu'on les a vus reculer à certains moments.
00:06:33Un, il manquait de munitions.
00:06:35Deux, ils étaient submergés par le nombre.
00:06:36Pourquoi est-ce que les renseignements généraux n'ont pas bien estimé le nombre de manifestants ?
00:06:41Ce sont des choses sur lesquelles il faudra avoir des réponses.
00:06:44Mais coup de chapeau à eux,
00:06:45parce qu'ils ont tenu quand même la République,
00:06:48et pas seulement la place.
00:06:50Mais moi, je peux déjà vous répondre sur vos interrogations.
00:06:52Le renseignement territorial, aujourd'hui,
00:06:54je ne vais pas vous donner le chiffre précis,
00:06:56parce qu'on ne va pas venir s'auto-flageller,
00:06:59mais grosso modo,
00:07:03on va être sur 5000 effectifs à peu près en France
00:07:06qui gèrent le sociétal.
00:07:08Mais on leur demande aussi de gérer le terreau,
00:07:11qui prend de plus en plus de place chaque année.
00:07:14Et il y a un moment donné,
00:07:15moi, mes collègues,
00:07:16ils peuvent faire uniquement avec les moyens qu'on leur donne.
00:07:19On leur donne des logiciels qui ont 20 ans,
00:07:21qui sont complètement dépassés.
00:07:23On leur donne un parc informatique.
00:07:25Je pense que n'importe quelle boîte privée
00:07:26qui aurait ça serait complètement catastrophée.
00:07:31Et aujourd'hui, on s'étonne,
00:07:32alors que ça fait des années qu'on dénonce ça,
00:07:34qu'il se passe des choses comme ça dans notre pays.
00:07:36Vous avez raison.
00:07:37On comprend le ras-loi des policiers.
00:07:39Et on voit,
00:07:41et on a vu pendant tout le week-end,
00:07:42toutes ces images,
00:07:43Mathieu Devez.
00:07:44On va s'intéresser dans un instant
00:07:46à ce que va dire Gérald Darmanin
00:07:48sur le nombre d'interpellations,
00:07:50de garde à vue,
00:07:51puis de comparations immédiates,
00:07:52puis de placements en détention.
00:07:54On va voir quel ratio on va passer.
00:07:56Combien ?
00:07:572400 ?
00:07:572400 bientôt,
00:07:58garde à vue.
00:07:59C'est assez impressionnant,
00:08:00ce chiffre que vous voyez à l'antenne.
00:08:011000 policiers,
00:08:02gendarmes et pompiers blessés.
00:08:04Et puis vous parliez,
00:08:04Laurence,
00:08:05de Gérald Darmanin.
00:08:06Gérald Darmanin,
00:08:06il répète à longueur d'événements sociaux,
00:08:10de violences urbaines,
00:08:10un message de fermeté.
00:08:12Il demande aux procureurs généraux
00:08:13donc des mesures,
00:08:14notamment de détention provisoire.
00:08:16C'est-à-dire concrètement,
00:08:17vous êtes jeune,
00:08:18vous ciblez un policier,
00:08:19un gendarme,
00:08:20un simpleur pompier.
00:08:20Là, il y en a 1000
00:08:21qui ont été blessés
00:08:22avec des mortiers d'artifices,
00:08:23avec des pavés,
00:08:24avec toutes sortes de projectiles.
00:08:26Finalement,
00:08:26sa réponse, c'est quoi ?
00:08:27C'est vous allez en détention provisoire.
00:08:29Le problème,
00:08:29c'est que Gérald Darmanin,
00:08:30il n'a pas le pouvoir.
00:08:31Qui décide de la mise en détention provisoire ?
00:08:33Les magistrats.
00:08:34La justice,
00:08:34elle est indépendante.
00:08:35Ça, c'est très bien.
00:08:36Mais malheureusement,
00:08:36les faits, eux,
00:08:37ils sont un peu moins sympas à regarder.
00:08:39Alors,
00:08:39Yohann Maras parlait
00:08:40de siffler la fin de la récré.
00:08:42Concrètement,
00:08:43c'est quoi ça,
00:08:44siffler la fin de la récré ?
00:08:45Il y a le ministre,
00:08:46le Premier ministre Sébastien Lecornu,
00:08:47qui nous parle
00:08:47de couvre-feu partiel et localisé.
00:08:50D'ailleurs,
00:08:50il y a des mairies
00:08:51qui n'ont pas attendu,
00:08:51finalement,
00:08:52le discours du Premier ministre.
00:08:53Il y a à Denain,
00:08:54dans le Nord,
00:08:55il y a une mairie socialiste.
00:08:55Il y a déjà un couvre-feu
00:08:56jusqu'au 25 octobre,
00:08:58donc dimanche prochain,
00:08:59de 21h à 6h du matin.
00:09:00Les majeurs,
00:09:01les mineurs,
00:09:02ils n'ont pas le droit
00:09:02d'être dehors,
00:09:03bien sûr,
00:09:04situation d'urgence.
00:09:06Les majeurs et les mineurs ?
00:09:07Exactement.
00:09:07Oui, à Denain,
00:09:08dans le Nord.
00:09:09Mais attendez,
00:09:10les majeurs,
00:09:10ça recouvre beaucoup de monde ?
00:09:12Exactement,
00:09:12c'est pour ça qu'il va falloir
00:09:13justifier.
00:09:13Donc, c'est couvre-feu ?
00:09:14Couvre-feu,
00:09:14de 21h à 6h du matin.
00:09:16Et il faudra donc justifier,
00:09:18soit vous travaillez,
00:09:18c'était le cas
00:09:19sur nous pendant le Covid,
00:09:20soit des mesures d'urgence,
00:09:21on pense bien sûr
00:09:22à un problème de santé,
00:09:23mais en tout cas,
00:09:24c'est déjà le cas.
00:09:25On sait qu'à Paris,
00:09:26il y a beaucoup de demandes,
00:09:27secteur des Halles,
00:09:28Châtelet,
00:09:28qui ont été ciblés
00:09:29par ces pillages,
00:09:30ces dégradations
00:09:31pour cette demande
00:09:32de couvre-feu.
00:09:33Il y a la question
00:09:33de la sécurité
00:09:34et elle a été omniprésente
00:09:36au cours de ce week-end
00:09:38catastrophique.
00:09:39Il y a la question
00:09:39des pillages,
00:09:40Hugo Babé,
00:09:41on va revoir peut-être
00:09:42des séquences
00:09:42de ce qui s'est passé
00:09:43dans les magasins.
00:09:45Il y a une séquence
00:09:45qui m'a marquée
00:09:47sur le patron
00:09:48d'un franc-pirit
00:09:48qui s'est opposé
00:09:50tout seul aux manifestants
00:09:51en leur disant
00:09:51mais c'est mon boulot,
00:09:52c'est ma vie
00:09:53que vous venez de fiche en l'air.
00:09:54Écoutez-le,
00:09:54je vous passe la parole
00:09:55sur le chiffrage
00:09:56de ces dégâts.
00:09:58C'est un directeur
00:09:59dans le magasin,
00:09:59regardez comment il pleure,
00:10:00regardez là,
00:10:02bravo à vous,
00:10:02regardez,
00:10:05c'est honteux,
00:10:07putain c'est honteux.
00:10:13C'est pas possible.
00:10:17Il y a l'art et la manière
00:10:17pour revendiquer les gens,
00:10:19revendiquer avec classe,
00:10:20mais pas comme ça,
00:10:21bordel.
00:10:23On a fait quoi,
00:10:24nous ?
00:10:24On est des pères de famille.
00:10:26C'est notre putain de magasin.
00:10:27Comment on va s'en sortir
00:10:28maintenant ?
00:10:29Je cours derrière la séance.
00:10:33C'est malheureux,
00:10:34putain.
00:10:36C'est avec moi
00:10:37pour revendiquer,
00:10:38vous,
00:10:38d'avoir.
00:10:42Voilà pour la colère
00:10:43de ce commerçant.
00:10:44Hugo Bavec,
00:10:44combien de commerces ?
00:10:45On a une estimation
00:10:46autour de 3 000.
00:10:47Oui,
00:10:47selon le gouvernement,
00:10:48ce midi,
00:10:49Serge Papin,
00:10:49le ministre du Commerce,
00:10:50parle de 3 000 commerces
00:10:52au moins.
00:10:52Parmi ces 3 000 commerces
00:10:54en France,
00:10:55il y en aura
00:10:56entre 1 000 et 1 200
00:10:57qui sont particulièrement
00:10:59pillés,
00:11:00brûlés,
00:11:01saccagés.
00:11:02À titre de comparaison,
00:11:04en juin-juillet 2023,
00:11:05pendant les émeutes,
00:11:06on était à 17 000 sinistrés
00:11:09pour des dégâts
00:11:09qui ont atteint
00:11:11793 millions d'euros.
00:11:13Là,
00:11:13on parle déjà de dégâts
00:11:14atteignant plusieurs centaines
00:11:16de millions d'euros,
00:11:17ce qui montre
00:11:17la violence inédite,
00:11:19sûrement inédite,
00:11:20de ces manifestations
00:11:22et des violences
00:11:23qui s'en sont suivies
00:11:24ce week-end.
00:11:25Et on voit
00:11:26les magasins pillés,
00:11:27on a vu des commerçants
00:11:28Louis-Dragnell
00:11:30tenter de s'interposer
00:11:31eux-mêmes,
00:11:31mais en prenant
00:11:32vraiment des risques
00:11:33parce que là,
00:11:34ces jeunes
00:11:35n'entendaient rien.
00:11:36Est-ce que c'est du pillage
00:11:37par opportunisme ?
00:11:38Est-ce que c'était
00:11:39des appels lancés
00:11:40sur les réseaux sociaux
00:11:41extrêmement ciblés ?
00:11:42Qu'est-ce que vous disent
00:11:43vos sources ?
00:11:44Moi, ce que j'observe
00:11:45et ce que j'entends,
00:11:46c'est que c'était
00:11:46un peu tout ça.
00:11:48C'est-à-dire qu'il y avait
00:11:48des choses organisées.
00:11:49Il y a des choses
00:11:50qui se sont organisées
00:11:51à la faveur
00:11:52de grands désordres
00:11:53ou à la faveur
00:11:54d'effets de meute.
00:11:56Et puis ce chiffre,
00:11:57quand même,
00:11:5730 000 casseurs,
00:11:58maintenant cette population
00:11:59qu'on peut recenser
00:12:01en France,
00:12:02qui se sont livrées
00:12:03à toutes les images
00:12:04qu'on peut voir
00:12:05depuis maintenant.
00:12:0630 000,
00:12:06c'est seulement à Marseille.
00:12:07Seulement à Marseille,
00:12:08oui.
00:12:08Et partout sur le territoire national.
00:12:11Moi, ce que je vois
00:12:12simplement par rapport
00:12:13au sujet d'avant,
00:12:14c'est quelles sont
00:12:15les réponses
00:12:15à mettre en œuvre.
00:12:16On voit que le gouvernement
00:12:17cherche à gagner du temps.
00:12:19Le couvre-feu,
00:12:19en réalité,
00:12:20c'est une mesure
00:12:21d'attente éventuelle
00:12:23avant une mesure
00:12:23un peu plus importante
00:12:24qui peut aller
00:12:25jusqu'à l'état d'urgence
00:12:26dont vous parliez
00:12:27tout à l'heure.
00:12:28Donc on voit
00:12:29que pour l'instant,
00:12:30le gouvernement
00:12:30est un tout petit peu
00:12:31attentiste.
00:12:32Ils essayent de faire
00:12:33jouer les assurances,
00:12:34mais ce n'est pas ça
00:12:34que veulent entendre les gens.
00:12:36C'est-à-dire que
00:12:37la réponse à la caste
00:12:38ne peut pas être simplement
00:12:39« faites des dossiers,
00:12:40essayez de vous faire rembourser ».
00:12:41Et en plus,
00:12:41vous savez très bien
00:12:42que maintenant,
00:12:43depuis quelques années,
00:12:44depuis les Gilets jaunes,
00:12:44il y a un certain nombre
00:12:45de compagnies d'assurance
00:12:47qui refusent de rembourser
00:12:48ou qui ne refusent
00:12:49que partiellement
00:12:50parce qu'il y a
00:12:50trop de personnes
00:12:51à rembourser.
00:12:53Donc je pense
00:12:53qu'il y a deux niveaux
00:12:54de réponses
00:12:55qu'on attend
00:12:55de manière très forte.
00:12:56C'est réponses politiques
00:12:57et sécuritaires.
00:12:59Mais je pense que tant
00:13:00qu'on a...
00:13:00Ils se sont déjà
00:13:00tous exprimés, Louis.
00:13:02Oui, mais la réponse
00:13:02on ne l'a pas.
00:13:03Le président,
00:13:03le Premier ministre,
00:13:04le ministre de l'Intérieur,
00:13:05le ministre de la République
00:13:06qui sera demain matin
00:13:07notre invité.
00:13:07Il y a un consensus
00:13:08total contre lui.
00:13:09Il n'y a pas une seule personne
00:13:10qui aujourd'hui soutient
00:13:12dit oui,
00:13:12le président de la République
00:13:13a bien parlé.
00:13:14Et je pense que
00:13:15sur la question politique,
00:13:16il y a quand même
00:13:17ce sujet,
00:13:18c'est l'éléphant
00:13:18au milieu de la pièce,
00:13:19c'est la France insoumise
00:13:20qui n'est peut-être
00:13:21pas seule responsable
00:13:22mais qui est très largement
00:13:25responsable
00:13:25au moins d'avoir soufflé
00:13:27sur le feu,
00:13:28d'avoir alimenté ce climat.
00:13:29J'aimerais qu'on regarde
00:13:29juste une séquence
00:13:30à Marseille
00:13:30où des commerçants se battent.
00:13:32Alors là,
00:13:32ils se battent carrément
00:13:33avec les émeutiers
00:13:34pour tenter de récupérer
00:13:35leurs produits.
00:13:35On regarde et puis
00:13:36je vous passe la parole
00:13:36puisqu'on va se poser
00:13:37la question quasiment
00:13:39de milices privées
00:13:39qui vont finir
00:13:40par s'organiser.
00:13:57Donc à Marseille,
00:13:59je crois que c'est
00:14:0030 000 ?
00:14:01Non,
00:14:01c'est sur Marseille
00:14:03et Bouches-du-Rhône
00:14:04c'est près de 700 commerces
00:14:06pillés sur les 1 200
00:14:09complètement saccagés.
00:14:10Mais on parle
00:14:11de 30 000 pillés,
00:14:12c'est ça.
00:14:13C'est la préfecture
00:14:14qui l'a dit hier,
00:14:16un chiffre assez impressionnant.
00:14:17D'ailleurs,
00:14:18il y a une petite polémique
00:14:18avec le maire de Marseille,
00:14:20Benoît Pagnon,
00:14:20qui récute ces chiffres.
00:14:22Mais nous,
00:14:22on va citer les chiffres
00:14:23de la préfecture
00:14:24qui sont des chiffres officiels.
00:14:25Alors,
00:14:26Rachel Kahn,
00:14:27il y a le risque
00:14:27que les gens s'organisent.
00:14:28Ils attendent.
00:14:29L'État,
00:14:29pour moi,
00:14:30les policiers sont débordés.
00:14:32Évidemment,
00:14:33on peut les appeler
00:14:34mais ils sont sur
00:14:34d'autres problèmes.
00:14:36On s'organise tout seul ?
00:14:38Alors,
00:14:38c'est ça.
00:14:39C'est tout le problème
00:14:41de l'État
00:14:42qui n'est pas là.
00:14:42Et ça pose la question,
00:14:43évidemment,
00:14:44de la civilisation,
00:14:45évidemment,
00:14:46de la souveraineté.
00:14:46Et ce qu'on a vu
00:14:48et ce qu'on a appris
00:14:49ce week-end,
00:14:50c'est que nous étions
00:14:52destructibles.
00:14:52Il s'agit véritablement
00:14:53d'une guerre larvée,
00:14:56d'une guerre sans mort,
00:14:57mais d'une guerre aussi
00:14:59psychologique,
00:14:59puisque ça fait des années
00:15:00et des années
00:15:00qu'on ne cesse d'alerter
00:15:02et que les policiers alertent,
00:15:03d'une guerre maintenant
00:15:04physique et matérielle.
00:15:06Et la crainte aujourd'hui,
00:15:08si l'État ne répond pas,
00:15:09parce que l'État a le choix
00:15:10entre deux choses,
00:15:11soit c'est la barbarie,
00:15:12soit c'est la civilisation.
00:15:13Et si l'État n'est pas là,
00:15:14effectivement,
00:15:15les gens se défendent
00:15:16d'eux-mêmes.
00:15:16Vous avez raison
00:15:17et la seule et unique raison
00:15:18pour laquelle il n'y a pas
00:15:19eu de mort,
00:15:19c'est grâce aux forces de l'ordre.
00:15:20Exactement.
00:15:21Et grâce aux sans-froid
00:15:22des forces de l'ordre.
00:15:22On va regarder une petite séquence
00:15:23à Marseille
00:15:24où on est dans une voiture
00:15:26de police
00:15:27et on va voir ce qu'eux
00:15:28subissent tous les jours.
00:15:29L'État n'est pas là.
00:15:59C'est ce qui s'est passé
00:16:00à Marseille,
00:16:01mais c'est ce qui s'est passé
00:16:02malheureusement
00:16:03dans toute la France,
00:16:04dans énormément
00:16:06de villes de France.
00:16:07Vous citiez tout à l'heure,
00:16:09il y a mille collègues blessés
00:16:11uniquement pour la journée
00:16:12de samedi.
00:16:13Mais on en avait déjà
00:16:14mille de blessés
00:16:16sur les trois semaines
00:16:17qui ont précédé.
00:16:19Le seul point positif
00:16:21de la journée,
00:16:22si je peux en trouver un,
00:16:23de samedi,
00:16:24c'est que les gens
00:16:25sont en train d'ouvrir les yeux
00:16:26sur la situation
00:16:26qu'on dénonce.
00:16:27Ça fait trois semaines
00:16:28qu'on a un prisme
00:16:31médiatico-politique
00:16:32qui nous explique
00:16:33qu'on est sur
00:16:33des répressions policières.
00:16:35Là, les gens voient
00:16:36notre quotidien.
00:16:37Vous avez raison.
00:16:38On va écouter Bruno Rotaillot
00:16:39qui prend la parole
00:16:40en direct.
00:16:40Écoutons le maître au DLR.
00:16:42...sous les yeux du monde entier.
00:16:45Non, monsieur le ministre de l'Intérieur,
00:16:47l'État n'a pas seulement perdu le contrôle,
00:16:50il a perdu une bataille.
00:16:52Car c'en était une.
00:16:54Premièrement, c'en était une
00:16:56parce que nous sommes désormais en guerre.
00:16:58Oui, je dis bien en guerre.
00:17:00Contre ceux qui veulent faire reculer
00:17:02la République par la violence.
00:17:05Cette armée de casseurs,
00:17:07de voyous,
00:17:08rassemble des groupuscules
00:17:09gauchistes
00:17:10et des bandes de délinquants
00:17:12dans une même haine.
00:17:13La haine des policiers,
00:17:15la haine de la République,
00:17:17la haine de la France.
00:17:19Cette haine est nourrie
00:17:20par des discours incendiaires,
00:17:22notamment
00:17:22ceux de la France insoumise
00:17:24qui désignent régulièrement
00:17:26et sans cesse
00:17:28les forces de l'ordre
00:17:29à leur indique.
00:17:30La France doit se débarrasser
00:17:32de ce poison
00:17:33qu'est la mélanchonisation
00:17:35du débat public.
00:17:37Oui, la mélanchonisation
00:17:38du débat public.
00:17:39Mais le 17 octobre,
00:17:41le gouvernement ne s'est pas donné
00:17:42les moyens de faire face
00:17:44à cette violence.
00:17:46Les effectifs engagés,
00:17:48pas plus que les ordres donnés,
00:17:51n'étaient à la hauteur
00:17:52de la situation.
00:17:53Et nos forces de l'ordre
00:17:54se sont retrouvées
00:17:56en difficulté.
00:17:58en enjoignant
00:18:00justement
00:18:01ces forces de l'ordre,
00:18:02nos forces de l'ordre
00:18:03à faire preuve
00:18:04d'empathie.
00:18:05Le président de la République
00:18:07a pris
00:18:07une responsabilité grave.
00:18:10Il les a
00:18:11verbalement
00:18:12désavouées
00:18:13et désarmées.
00:18:15Quant à sa déclaration
00:18:17d'hier soir,
00:18:18Emmanuel Macron
00:18:18s'est montré
00:18:19incapable
00:18:20de rassurer les Français
00:18:21par une parole
00:18:22de fermeté,
00:18:23par une parole
00:18:24d'autorité.
00:18:26Les effectifs
00:18:27donc n'étaient pas
00:18:28à la hauteur,
00:18:28mais des moyens
00:18:30dont disposaient
00:18:31les forces de l'ordre
00:18:32n'ont pas été
00:18:33suffisamment utilisés.
00:18:35Pas suffisamment
00:18:36visibles aussi
00:18:38pour être dissuasifs.
00:18:39C'est le cas
00:18:40par exemple
00:18:40des véhicules blindés
00:18:42de la gendarmerie,
00:18:42les Centaures,
00:18:43les canons à eau.
00:18:45Alors on peut discuter
00:18:46bien sûr
00:18:46de la doctrine d'emploi,
00:18:48de le remplacement,
00:18:49des circonstances
00:18:50dans lesquelles
00:18:51ils doivent être engagés.
00:18:53Mais on ne peut pas
00:18:54demander aux policiers
00:18:56de rétablir l'ordre
00:18:57si on ne leur donne
00:18:58pas les consignes
00:18:59et les moyens
00:19:00nécessaires
00:19:01pour le faire.
00:19:03Et il y a eu
00:19:04une naïveté coupable.
00:19:06Je n'aurais pas donné
00:19:07aux forces de l'ordre
00:19:08les instructions
00:19:09en demi-teinte.
00:19:11J'aurais défini
00:19:12un objectif clair.
00:19:14Aller au contact.
00:19:15Aller au contact
00:19:16dès que nécessaire
00:19:17pour protéger
00:19:19les personnes,
00:19:20empêcher les pillages
00:19:21et rétablir l'ordre.
00:19:23Et surtout,
00:19:25j'aurais eu à cœur
00:19:26de défendre publiquement
00:19:27les policiers
00:19:28et nos gendarmes.
00:19:30Quand ils sont envoyés
00:19:31dans le feu de l'action,
00:19:33au péril,
00:19:34bien souvent,
00:19:35de leur intégrité physique,
00:19:37l'État doit les soutenir
00:19:39sans ambiguïté.
00:19:41Si nous ne redonnons
00:19:42pas très vite
00:19:43à l'État
00:19:43les moyens
00:19:44de rétablir l'ordre,
00:19:46le spectre,
00:19:46le spectre de la guerre civile
00:19:48peut surgir.
00:19:49Il ne s'agit pas
00:19:51simplement
00:19:51d'agiter une menace
00:19:53ou d'évoquer une hypothèse.
00:19:54Il s'agit de prévenir
00:19:55un engrenage.
00:19:57Un engrenage
00:19:58parce que si
00:19:58des Français
00:19:59se sentent abandonnés
00:20:01face aux pilleurs,
00:20:03face aux casseurs,
00:20:04si des bandes violentes
00:20:06pénètrent de main
00:20:07dans des domiciles,
00:20:08dans des immeubles,
00:20:10des habitations
00:20:10pour piller
00:20:11et pour agresser,
00:20:13certains pourraient
00:20:14être tentés
00:20:15parce qu'ils n'auraient
00:20:16d'autre choix
00:20:16que de se défendre
00:20:18par eux-mêmes.
00:20:19Eh bien,
00:20:19c'est précisément
00:20:20ce que l'État
00:20:21doit absolument
00:20:23empêcher.
00:20:25Deuxièmement,
00:20:26j'appelle
00:20:27le gouvernement
00:20:28à nouveau
00:20:28à se ressaisir
00:20:30et à décréter
00:20:31l'état d'urgence.
00:20:32Maintenant,
00:20:33sans attendre,
00:20:34le couvre-feu,
00:20:35c'est insuffisant.
00:20:37Il est incompréhensible
00:20:38que le président
00:20:39de la République
00:20:39soit passé
00:20:40à côté
00:20:41de cette décision.
00:20:42quand l'ordre public
00:20:44est gravement menacé,
00:20:46que les moyens ordinaires
00:20:47ne suffisent plus
00:20:48à prévenir
00:20:49de nouvelles violences,
00:20:51l'État doit mobiliser
00:20:52les outils,
00:20:53tous les outils
00:20:54que lui donne la loi,
00:20:56d'autant qu'un acte 2,
00:20:58samedi prochain,
00:20:59est à nouveau
00:21:00annoncé.
00:21:01L'état d'urgence
00:21:02ne suffit pas
00:21:03que tout serait permis
00:21:05pour les autorités,
00:21:06évidemment.
00:21:07Il permet
00:21:08dans les territoires
00:21:09concernés
00:21:09de prendre
00:21:11des mesures
00:21:11exceptionnelles
00:21:12pour prévenir
00:21:13les troubles,
00:21:15restreindre la circulation
00:21:16dans certains lieux
00:21:17ou à certaines heures,
00:21:20interdire
00:21:20des rassemblements,
00:21:22assigner à résidence
00:21:23des individus
00:21:24dont le comportement
00:21:25constitue
00:21:26une menace,
00:21:27une menace
00:21:27pour l'ordre public,
00:21:29ou autoriser
00:21:30certaines perquisitions
00:21:31administratives
00:21:32et suspendre
00:21:33les réseaux sociaux
00:21:34comme cela a été fait
00:21:35en Nouvelle-Calédonie.
00:21:37Encore une fois,
00:21:38un pilleur
00:21:39isolé,
00:21:41sans réseau social,
00:21:42c'est un pilleur
00:21:43désarmé.
00:21:45Ces outils
00:21:46doivent être utilisés
00:21:47avec discernement,
00:21:48bien sûr,
00:21:49mais il faut
00:21:50les utiliser
00:21:51lorsque la situation
00:21:52l'exige.
00:21:53L'état d'urgence
00:21:55donnerait aux préfets
00:21:56et aux ministres
00:21:57de l'Intérieur
00:21:57des moyens
00:21:58supplémentaires
00:21:59pour prévenir
00:22:00les violences,
00:22:01éviter que les pillages
00:22:02ne se déplacent
00:22:03d'un quartier
00:22:04à l'autre
00:22:05et protéger
00:22:05les habitants.
00:22:07Les commerces,
00:22:08les services publics,
00:22:10j'assume,
00:22:11oui,
00:22:11j'assume
00:22:12de restreindre
00:22:13la liberté
00:22:14des casseurs,
00:22:15celle des pilleurs
00:22:16pour protéger
00:22:17celle des honnêtes gens.
00:22:19Pour moi,
00:22:20le rôle de l'État,
00:22:20c'est bien
00:22:21de garantir
00:22:22que chacun puisse vivre
00:22:23et circuler
00:22:24sans craindre
00:22:25des violences.
00:22:27Pas de s'épitoyer,
00:22:28bien sûr,
00:22:29sur le sort
00:22:30des pilleurs.
00:22:31Le courage de l'ordre.
00:22:32Le courage de l'ordre,
00:22:34c'est également
00:22:34le courage
00:22:35de dire les choses
00:22:36clairement
00:22:37pour traiter
00:22:38les causes.
00:22:39Cette barbarie
00:22:40ne vient pas
00:22:41de nulle part.
00:22:43Elle est le produit
00:22:44de toutes les lâchetés.
00:22:46Lâchetés sur le maintien
00:22:47de l'ordre,
00:22:47qui, au nom
00:22:48d'une prétendue
00:22:49politique
00:22:50du risque zéro,
00:22:52ont désarmé
00:22:53nos policiers
00:22:54et nos gendarmes.
00:22:55Lâchetés face
00:22:56aux délinquants
00:22:57qui recommencent
00:22:57sans cesse
00:22:58puisqu'ils connaissent
00:23:00une situation
00:23:00d'impunité.
00:23:03Lâchetés face
00:23:04aux délinquants,
00:23:05bien entendu,
00:23:05mais lâchetés
00:23:06politiques aussi.
00:23:07Des politiques
00:23:07qui excusent,
00:23:09qui minimisent
00:23:11ou euphémisent
00:23:12les violences
00:23:13quand, tout simplement,
00:23:14ils ne les incitent pas
00:23:15comme le fait
00:23:16régulièrement
00:23:17LFI.
00:23:18Oui, il faut
00:23:19une nouvelle doctrine
00:23:20du maintien
00:23:21de l'ordre,
00:23:21une doctrine
00:23:22qui protège
00:23:23les manifestants
00:23:24pacifiques,
00:23:25mais qui assume aussi,
00:23:26et je n'ai pas peur
00:23:27de le dire,
00:23:28la répression
00:23:29ferme
00:23:30la répression
00:23:31ferme
00:23:31des violences,
00:23:33l'interpellation
00:23:34des casseurs
00:23:34et l'usage
00:23:36de la force
00:23:37légitime.
00:23:38La force
00:23:39ne peut plus
00:23:40être paralysée
00:23:41par la peur
00:23:42de l'assumer.
00:23:44Clémenceau,
00:23:45qui a été
00:23:45ministre de l'Intérieur
00:23:46vendéen,
00:23:47lui aussi,
00:23:47avait cette phrase
00:23:48« Si l'État
00:23:50faiblit devant
00:23:51les ennemis
00:23:52de l'ordre,
00:23:53alors il n'est
00:23:54plus l'État. »
00:23:55Troisièmement,
00:23:57il faut que
00:23:58l'État
00:23:58se donne
00:23:59durablement
00:24:00les moyens
00:24:00juridiques
00:24:01de lutter
00:24:02contre les
00:24:02casseurs.
00:24:04L'État
00:24:05d'urgence
00:24:05peut répondre
00:24:06à une crise
00:24:07immédiate,
00:24:08mais il ne
00:24:09remplace pas
00:24:09à terme
00:24:11une politique
00:24:11pénale
00:24:12ferme
00:24:13et durable.
00:24:14Nous avons
00:24:15besoin
00:24:15d'une véritable
00:24:16loi
00:24:17anti-casseurs
00:24:18qui instaure
00:24:19une responsabilité
00:24:20collective
00:24:21au pénal
00:24:22comme au civil
00:24:23qui permettent
00:24:25d'identifier,
00:24:26d'interpeller,
00:24:27de sanctionner
00:24:28vraiment
00:24:28ceux qui
00:24:29organisent
00:24:29les violences,
00:24:30ceux qui
00:24:30pillent,
00:24:31ceux qui
00:24:31détruisent,
00:24:33ceux qui
00:24:33agressent.
00:24:34Les Français
00:24:35ne doivent plus
00:24:36payer.
00:24:37Ce sont les
00:24:37casseurs
00:24:38ou leurs parents
00:24:39qui doivent être
00:24:40mis à contribution.
00:24:41Et s'ils sont
00:24:43insolvables,
00:24:44l'État
00:24:44devra se payer
00:24:45sur les aides
00:24:46sociales
00:24:46qu'il reçoit
00:24:48parce que
00:24:48ces aides
00:24:48sociales
00:24:49sont payées
00:24:50par les
00:24:50cotisations,
00:24:51par les
00:24:51impôts
00:24:52des Français.
00:24:53Je propose
00:24:54aussi
00:24:55des peines
00:24:56planchées
00:24:57pour des
00:24:58actes
00:24:58les plus
00:24:59graves
00:24:59de violence
00:25:00et de pillage
00:25:01afin que
00:25:01la sanction
00:25:02soit prévisible
00:25:02et réellement
00:25:04dissuasive
00:25:05ce qu'elle
00:25:05n'est pas
00:25:05aujourd'hui.
00:25:07Je propose
00:25:08d'abaisser
00:25:08à 15 ans
00:25:09la majorité
00:25:09pénale
00:25:10pour les
00:25:10mineurs,
00:25:11pour des
00:25:12crimes et
00:25:13délits
00:25:13les plus
00:25:14graves
00:25:14commis
00:25:14par ces
00:25:15jeunes gens
00:25:16parce qu'à
00:25:17cet âge
00:25:17justement,
00:25:18on peut
00:25:19parfaitement
00:25:19comprendre
00:25:20la portée
00:25:21d'un acte
00:25:22aussi lourd
00:25:23qu'une agression
00:25:24physique,
00:25:25qu'un pillage
00:25:26ou la destruction
00:25:27volontaire
00:25:29d'un bien.
00:25:30Je propose
00:25:31également
00:25:31la suppression
00:25:32du juge
00:25:32de l'application
00:25:33des peines
00:25:33pour que
00:25:35enfin
00:25:35les décisions
00:25:36prononcées
00:25:37par les
00:25:38tribunaux
00:25:38soient
00:25:39des décisions
00:25:40réellement
00:25:41exécutées
00:25:42et qu'il y ait
00:25:43la certitude
00:25:44de leur
00:25:45exécution.
00:25:46Il faut aussi
00:25:47mieux protéger
00:25:49ceux qui
00:25:50protègent
00:25:50les Français,
00:25:52la République.
00:25:53Lorsqu'un
00:25:53policier
00:25:54intervient
00:25:54dans l'exercice
00:25:55de sa
00:25:56mission,
00:25:57son action
00:25:58ne doit pas
00:25:58être présumée
00:25:59fautive
00:26:00avant même
00:26:01que les
00:26:01faits
00:26:02aient été
00:26:03examinés.
00:26:04Les policiers
00:26:05ne doivent être
00:26:06ni abandonnés
00:26:07ni placés
00:26:08au-dessus
00:26:09des règles.
00:26:10Simplement,
00:26:10ils doivent être
00:26:11soutenus
00:26:12et celui
00:26:13qui casse
00:26:13n'a qu'à
00:26:14s'en prendre
00:26:14qu'à lui-même
00:26:15s'il reçoit
00:26:16un coup
00:26:16de matraque.
00:26:18Et je rappelle
00:26:18qu'on ne ramasse
00:26:19pas avec une main
00:26:21une grenade
00:26:22assourdissante.
00:26:24Enfin,
00:26:24les enquêteurs
00:26:25doivent pouvoir
00:26:26remonter les réseaux
00:26:27qui préparent
00:26:28et organisent
00:26:29les violences.
00:26:30Les communications
00:26:31chiffrées
00:26:31ne doivent plus
00:26:32être un refuge
00:26:33où les organisateurs
00:26:34échappent
00:26:35systématiquement
00:26:36à toute enquête
00:26:37parce que
00:26:38l'incapacité
00:26:39de nos services
00:26:40de renseignement
00:26:41à intercepter
00:26:42des messages
00:26:43précisément
00:26:44sur les messageries
00:26:45cryptées
00:26:46les rend absolument
00:26:47et totalement
00:26:48aveugles.
00:26:49Dans un certain
00:26:50nombre de cas,
00:26:51on nous a signalé
00:26:52le week-end dernier
00:26:53une application
00:26:54type Waze
00:26:55pour ces délinquants,
00:26:57pour pouvoir
00:26:57être plus agile,
00:26:58pour se regrouper,
00:26:59pour pouvoir
00:27:00se mouvoir
00:27:01avec beaucoup
00:27:01plus d'habilité,
00:27:03eh bien,
00:27:03on peut,
00:27:03ça s'appelle
00:27:04l'OFAC
00:27:05qui est à Nanterre,
00:27:06on peut parfaitement
00:27:08interroger
00:27:09et saisir
00:27:09les plateformes,
00:27:11envoyer des IURL
00:27:11pour qu'elles puissent
00:27:13immédiatement,
00:27:14immédiatement
00:27:14supprimer
00:27:15ce genre
00:27:16de messages.
00:27:17Il faut le faire
00:27:19impérativement
00:27:20et je propose
00:27:20enfin
00:27:22que l'IA
00:27:23puisse être utilisée
00:27:24pour identifier
00:27:25tous les casseurs
00:27:26qui peuvent l'être.
00:27:27Quatrièmement,
00:27:29je vais dire
00:27:30ce que tous
00:27:31les Français voient
00:27:32de France
00:27:33se font
00:27:34face
00:27:35aujourd'hui.
00:27:37souvenez-vous
00:27:38lors de la démission,
00:27:39il était à l'époque
00:27:40ministre de l'Intérieur
00:27:41de Gérard Collomb,
00:27:42la phrase qui a été
00:27:43imprimée dans bien
00:27:43des mémoires,
00:27:45aujourd'hui nous sommes
00:27:46côte à côte
00:27:47et demain
00:27:47nous pourrions être
00:27:48face à face.
00:27:50Il y a ceux
00:27:51qui mettent
00:27:52leur réveil
00:27:52le matin
00:27:55pour aller
00:27:56travailler,
00:27:56qui n'agressent
00:27:57personne,
00:27:58qui cotisent
00:27:59et qui respectent
00:28:00les règles communes.
00:28:01et puis
00:28:02il y a ceux
00:28:03qui au même
00:28:04moment
00:28:05mettent en vente
00:28:06le produit
00:28:07de leur pillage.
00:28:09Il y a ceux
00:28:10qui contribuent
00:28:11à la vie du pays,
00:28:13honnêtement,
00:28:14et il y a ceux
00:28:14qui s'en prennent
00:28:15au service public
00:28:16et au bien
00:28:17d'autrui.
00:28:18Ce constat
00:28:19nous oblige
00:28:19à regarder
00:28:20en face
00:28:21l'échec
00:28:22de l'assimilation
00:28:23d'une partie
00:28:24des personnes
00:28:25issues
00:28:25de l'immigration.
00:28:27Il ne s'agit
00:28:28pas d'être
00:28:29systématique,
00:28:30mais il faut
00:28:31reconnaître
00:28:31ce que sent
00:28:32bien
00:28:32une très
00:28:34grande majorité
00:28:34de Français,
00:28:35que notre modèle
00:28:36d'intégration
00:28:37et à plus forte
00:28:37raison
00:28:38d'assimilation
00:28:39ne fonctionne
00:28:40pas pour tous
00:28:41et que
00:28:42nous ne pouvons
00:28:43plus nous
00:28:44satisfaire
00:28:45de belles
00:28:45décréations
00:28:46de principes
00:28:47prononcées
00:28:48la main
00:28:48sur le cœur.
00:28:49La politique
00:28:50des bons
00:28:50sentiments
00:28:51n'a jamais
00:28:52fait une bonne
00:28:52politique.
00:28:53L'assimilation
00:28:54suppose
00:28:55une exigence
00:28:57claire.
00:28:58Respecter
00:28:59les lois
00:29:00de la République,
00:29:01parler
00:29:01notre langue,
00:29:03accepter
00:29:04son autorité
00:29:05et partager
00:29:06ses principes.
00:29:07Quand cette
00:29:07exigence
00:29:08recule,
00:29:09quand des
00:29:10quartiers
00:29:10entiers
00:29:11ont le
00:29:11sentiment
00:29:12que les
00:29:12règles
00:29:12communes
00:29:13ne s'appliquent
00:29:14plus,
00:29:15quand certaines
00:29:15populations
00:29:16font sécession,
00:29:17c'est la cohésion
00:29:18nationale
00:29:19qui se défait.
00:29:21Cela doit
00:29:22nous conduire
00:29:22à une très
00:29:23grande fermeté
00:29:24sur l'accueil
00:29:25et le séjour
00:29:26en France.
00:29:27Il n'y a plus
00:29:27d'ailleurs
00:29:28en France
00:29:29de politique
00:29:30de l'immigration.
00:29:31Le politique
00:29:32ne maîtrise
00:29:33plus rien.
00:29:34Et je serai amené
00:29:34dans les semaines
00:29:35à venir
00:29:36à faire
00:29:37un certain nombre
00:29:38de propositions
00:29:38très concrètes.
00:29:40Nous devons donc
00:29:41reprendre le contrôle
00:29:42de nos frontières
00:29:43et mettre fin
00:29:43à l'immigration
00:29:45massive,
00:29:45à cette
00:29:45immigration
00:29:46incontrôlée.
00:29:47Lutter contre
00:29:48les violences,
00:29:48c'est sanctionner
00:29:49les casseurs
00:29:50et démanteler
00:29:51leur réseau,
00:29:51bien sûr.
00:29:52C'est aussi
00:29:53mener une politique
00:29:54migratoire qui protège
00:29:55la cohésion du pays
00:29:57et rappelle
00:29:58que vivre ensemble
00:29:59implique
00:30:00d'en respecter
00:30:01les lois.
00:30:02Ces pillages
00:30:03traduisent aussi
00:30:04une véritable
00:30:05décivilisation.
00:30:07À cette barbarie,
00:30:08il faut opposer
00:30:09la force
00:30:10de notre modèle
00:30:10culturel
00:30:12et cela passe
00:30:13notamment par
00:30:14le rafondation
00:30:14de l'école.
00:30:16Ceux qui,
00:30:17depuis 30 ans,
00:30:18depuis 30 ans,
00:30:19ont fait descendre
00:30:20symboliquement
00:30:21le professeur
00:30:22de l'estrade,
00:30:23ont refusé
00:30:24toute idée
00:30:25de repère,
00:30:26toute idée
00:30:27d'autorité,
00:30:28de sélection
00:30:28même,
00:30:29portent une très
00:30:30lourde responsabilité
00:30:31dans ce qui se passe
00:30:33aujourd'hui
00:30:33et dans l'échec
00:30:35d'une grande partie
00:30:36de notre jeunesse.
00:30:38Les notions
00:30:39d'effort,
00:30:39de mérite,
00:30:40de respect,
00:30:41de respect de la règle,
00:30:42de respect d'autrui
00:30:44doivent être remises
00:30:45au centre
00:30:46de l'institution scolaire
00:30:48et il est nécessaire
00:30:49de créer
00:30:50des établissements
00:30:51disciplinaires
00:30:52pour ces élèves
00:30:53qui posent
00:30:54de plus en plus
00:30:55de problèmes
00:30:55de violences
00:30:57et qui,
00:30:57bien souvent,
00:30:58sont récidivistes.
00:30:59Ils pourrissent
00:31:00véritablement
00:31:01la vie
00:31:02non seulement
00:31:03des enseignants
00:31:03mais en même temps
00:31:04de leurs camarades.
00:31:05Il ne faut pas
00:31:06avoir peur
00:31:07de le dire,
00:31:08il y a une jeunesse
00:31:09à la dérive
00:31:11et il y a des jeunes
00:31:12qu'il faut rééduquer.
00:31:14Ce que nous vivons
00:31:16doit être
00:31:17bien entendu
00:31:18un électrochoc.
00:31:20Nous avons très peu
00:31:21de temps
00:31:21pour briser
00:31:22cette spirale
00:31:23de la violence,
00:31:25de la décivilisation,
00:31:26de l'ensauvagement
00:31:27et c'est possible.
00:31:29Il n'y a
00:31:29aucune fatalité.
00:31:31C'est possible
00:31:31à condition
00:31:32de le vouloir
00:31:33et c'est possible
00:31:34et ce sera
00:31:35tout le débat
00:31:35de cette campagne
00:31:37présidentielle.
00:31:38assez d'excuses,
00:31:40assez de demi-mesures,
00:31:42assez d'eau tiède.
00:31:43Nous devons
00:31:44réarmer
00:31:44l'État
00:31:45qui doit retrouver
00:31:46son autorité,
00:31:47protéger
00:31:48les honnêtes gens,
00:31:49soutenir
00:31:49les victimes,
00:31:51punir,
00:31:51sanctionner
00:31:52les violents,
00:31:53les coupables.
00:31:54C'est à cette condition
00:31:55et à cette condition seule
00:31:57que nous pourrons
00:31:58à nouveau
00:31:59faire régner l'ordre
00:32:00sans lequel
00:32:01il n'y a aucun
00:32:02avenir
00:32:03possible
00:32:04pour notre nation.
00:32:08Pour ce discours
00:32:09de Bruno Retailleau
00:32:10qui estime
00:32:11que la barbarie
00:32:12qui s'est déployée
00:32:13en France
00:32:13ne vient pas
00:32:14de nulle part
00:32:14et qu'il faut punir
00:32:15et sanctionner
00:32:16les coupables,
00:32:17évidemment.
00:32:18Bruno Retailleau,
00:32:20président des LR
00:32:20et candidat
00:32:21à la présidentielle
00:32:22qui martèle
00:32:23que l'état d'urgence
00:32:24ne remplace pas
00:32:25une politique pénale
00:32:26ferme.
00:32:27On l'évoquera
00:32:28demain matin
00:32:28avec Gérald Darmanin,
00:32:30le ministre de la Justice
00:32:31qui sera notre invité.
00:32:32On part tout de suite
00:32:32de la place de la République
00:32:33et on a entendu
00:32:34Bruno Retailleau
00:32:34parler des policiers
00:32:36rejoindre notre envoyé spécial
00:32:37qui notamment
00:32:38entend des slogans
00:32:39anti-police
00:32:40sur cette place
00:32:40de la République
00:32:41là en ce moment même.
00:32:42C'est bien cela ?
00:32:44Exactement,
00:32:45Laurence,
00:32:45des slogans anti-police
00:32:47à cab.
00:32:48Tous les flics
00:32:48sont des bâtards
00:32:49pour le traduire,
00:32:50pardonnez-moi,
00:32:51ce qu'on entendait
00:32:52à l'instant.
00:32:53Des policiers
00:32:54qui sont placés
00:32:55tout autour
00:32:56de la place
00:32:56de la République.
00:32:57On entend même
00:32:58à l'instant
00:32:58encore un homme
00:33:00crier ce slogan
00:33:02à cab.
00:33:02Des policiers
00:33:03qui sont un peu
00:33:04parsemés
00:33:04un peu partout
00:33:05autour des manifestants.
00:33:06Il y a à peu près
00:33:07200 à 300 personnes
00:33:08autour de la place
00:33:09de la République.
00:33:10Ça reste très calme
00:33:11pour l'instant
00:33:12mais les policiers
00:33:14sont disposés
00:33:14autour des boulevards
00:33:16qui entourent
00:33:17la place de la République,
00:33:18notamment
00:33:18Boulevard Saint-Martin
00:33:19qui est aux abords
00:33:21de la place
00:33:22de la République.
00:33:23Et tout à l'heure,
00:33:23il y a à peu près
00:33:24une demi-heure,
00:33:25beaucoup de mineurs
00:33:26qui étaient contrôlés
00:33:27par les CRS
00:33:28directement,
00:33:29des contrôles
00:33:30directs
00:33:31auprès de ces mineurs
00:33:33autour de 16-17 ans
00:33:36que nous ont confirmé
00:33:37les policiers.
00:33:38Ils auront également
00:33:39retiré des objets
00:33:40comme des masques
00:33:41ou des objets
00:33:41qui peuvent servir
00:33:42à devenir des projectiles
00:33:44contre les forces
00:33:45de l'ordre.
00:33:46Mais pour l'instant,
00:33:47les policiers sont autour
00:33:49de cette place
00:33:50de la République.
00:33:51Tout c'est dans le calme
00:33:52mis à part ces slogans
00:33:52anti-polis
00:33:53comme vous l'avez dit,
00:33:54Laurence.
00:33:55Merci beaucoup.
00:33:55Et on voit effectivement
00:33:56sur vos images
00:33:58que les forces
00:33:58de l'ordre présentes
00:33:59n'ont ni casque
00:34:01ni visière
00:34:02et qu'il y ait une démarche
00:34:03qui est évidemment
00:34:04une démarche d'apaisement
00:34:06pour éviter
00:34:07que les choses
00:34:08ne dégénèrent.
00:34:09Mais il y a de plus
00:34:10en plus de monde.
00:34:10C'est ça qui est en train
00:34:11de se regrouper
00:34:12en place de la République.
00:34:13Merci beaucoup
00:34:13pour ces précisions.
00:34:15Frédéric Persenard
00:34:16vient de nous rejoindre.
00:34:16Bonsoir à vous.
00:34:18On s'est un directeur
00:34:18général de la police nationale,
00:34:20vice-président et l'air
00:34:20de la région Île-de-France.
00:34:21On va revenir
00:34:22sur ce qu'a dit Bruno Retailleau
00:34:23sur ces événements
00:34:25désastreux du week-end
00:34:26avec vous dans un instant
00:34:26jusqu'après une pause
00:34:27et je remercie
00:34:28Yvonne Maras
00:34:28déléguée nationale
00:34:29Alliance Police
00:34:29de nous avoir consacré
00:34:31un peu de temps.
00:34:31On se retrouve
00:34:32dans un instant
00:34:32dans Punchline.
00:34:33On reviendra sur les pillages
00:34:35qui doivent payer,
00:34:36comment les commerçants
00:34:38peuvent faire face
00:34:38et puis les forces de l'ordre,
00:34:40comment les aider
00:34:41à justement rétablir l'ordre
00:34:43alors que le ministre
00:34:44de l'Intérieur
00:34:44a présenté cette démission
00:34:45refusée jusqu'à l'heure
00:34:47par le président de la République.
00:34:48A tout de suite.
00:34:5217h41 de retour
00:34:53dans Punchline.
00:34:54Sur CNews,
00:34:55nous sommes avec
00:34:56Frédéric Péchenard
00:34:57qui nous a rejoint.
00:34:58C'est le directeur général
00:34:59de la police nationale,
00:35:00vice-président et l'air
00:35:00de la région Île-de-France.
00:35:01Avant de vous passer la parole,
00:35:02on va partir
00:35:03au tribunal judiciaire de Paris
00:35:04parce que c'est intéressant
00:35:05de voir quelle est la réponse
00:35:06de la justice
00:35:07à ces manifestants,
00:35:08ces casseurs
00:35:09qui ont été interpellés.
00:35:10Là, on parle
00:35:10de la journée de samedi.
00:35:12Jean Delacos est sur place
00:35:12avec Enzo Cordier.
00:35:13Bonsoir à tous les deux.
00:35:14Quels profils ont défilé
00:35:16devant vous ?
00:35:20Oui, bonsoir Laurence.
00:35:21C'est un début
00:35:22de réponse de la justice
00:35:23parce que nous avons aujourd'hui
00:35:23les premiers dossiers
00:35:25de personnes interpellées
00:35:26samedi qui sont passés
00:35:27aujourd'hui.
00:35:28Nous avons notamment
00:35:28le cas d'un étudiant
00:35:30de 21 ans,
00:35:31Hector P.
00:35:31Il a été interpellé
00:35:32samedi aux alentours
00:35:33de midi,
00:35:34avant même le début
00:35:35de la manifestation.
00:35:36Il a été repéré
00:35:36aux abords
00:35:37de la place de la République
00:35:38portant un casque
00:35:39de chantier
00:35:40et des gants
00:35:41et un masque.
00:35:41Le policier procède alors
00:35:42à son contrôle.
00:35:43Dans son sac,
00:35:44il trouve des fioles
00:35:45remplies d'ammoniaque
00:35:46et de soufre,
00:35:47des allumettes,
00:35:49des bombes de peinture,
00:35:50des aérosols
00:35:51et des gants coquets
00:35:52de moto.
00:35:53Devant le juge,
00:35:53il explique que cet équipement
00:35:54devrait lui permettre
00:35:55de se protéger.
00:35:56Le jeune homme
00:35:57fait attention à lui
00:35:58car il est trompettiste,
00:36:00musicien,
00:36:00avec un concours
00:36:01à passer bientôt.
00:36:02Ses explications
00:36:03concernant l'ammoniaque,
00:36:04le soufre
00:36:05et les allumettes
00:36:06restent évasives,
00:36:07parfois un peu fantaisistes.
00:36:09Le parquet a requis
00:36:10contre lui,
00:36:10six mois de prison
00:36:11aménagé
00:36:12sous bracelet électronique.
00:36:14Merci beaucoup
00:36:15Jean de Dacoste.
00:36:16Vous avez d'autres exemples.
00:36:17Encore une fois,
00:36:18n'hésitez pas
00:36:19à nous faire signe.
00:36:20Frédéric Pechner,
00:36:22ses profils,
00:36:22là on va découvrir
00:36:23au fur et à mesure
00:36:25des comparutions,
00:36:26ce qu'il recouvre réellement.
00:36:28Est-ce qu'il s'agit
00:36:29vraiment de jeunes ?
00:36:30Est-ce qu'on a
00:36:30un étudiant de 21 ans ?
00:36:32On aura sans doute
00:36:32aussi des spécialistes
00:36:34de la casse,
00:36:34des black blocs.
00:36:36Est-ce qu'il y a eu
00:36:36pour vous un défaut
00:36:38d'anticipation
00:36:38des violences
00:36:39de ce week-end
00:36:39qu'on parle de samedi
00:36:40ou de dimanche ?
00:36:41Oui,
00:36:42selon toute vraisemblance,
00:36:44ce qui a, je pense,
00:36:46perturbé les services
00:36:47de police,
00:36:48c'est une mauvaise analyse
00:36:50du renseignement
00:36:51au départ.
00:36:52Et cette mauvaise analyse,
00:36:54elle est due
00:36:54à plusieurs choses
00:36:55et notamment,
00:36:55visiblement,
00:36:56au changement de stratégie
00:36:58de l'ultra-gauche
00:36:59et des black blocs.
00:37:00Rappelons que,
00:37:00d'une façon générale,
00:37:01les casseurs
00:37:02de l'ultra-gauche
00:37:03se mettent dans,
00:37:04à l'intérieur des cortèges,
00:37:05protégés par les gens
00:37:07qui viennent manifester
00:37:08pacifiquement.
00:37:09Ils sortent
00:37:09avec leurs cagoules noirs,
00:37:11ils attaquent la police,
00:37:12ils détruisent,
00:37:13ils mettent le feu
00:37:14et ensuite,
00:37:14ils rentrent se cacher
00:37:15à l'intérieur des manifestations.
00:37:17Et c'est généralement
00:37:18à la fin de la manifestation,
00:37:19ce qui fait que les policiers
00:37:20étaient massés
00:37:22sur le trajet
00:37:22de la manifestation
00:37:23prêts à intervenir.
00:37:24Or,
00:37:24ce n'est pas du tout ça
00:37:25qui s'est passé
00:37:27puisque les militants
00:37:28de l'extrême-gauche
00:37:29qui venaient pour casser
00:37:30ont cassé très tôt le matin,
00:37:31avant même le début
00:37:32de la manifestation
00:37:32et pas du tout
00:37:33sur le parcours
00:37:33mais un petit peu partout,
00:37:35ce qui fait qu'on a vu
00:37:36des policiers
00:37:37qui couraient
00:37:38après tout le monde
00:37:38toute la journée
00:37:39avec conditions difficiles.
00:37:40Donc,
00:37:41c'était une stratégie
00:37:42un petit peu nouvelle
00:37:42à laquelle,
00:37:45possiblement,
00:37:45le renseignement
00:37:46n'avait pas complètement...
00:37:47Qui n'a pas été couronné
00:37:48de succès,
00:37:48c'est le moins qu'on puisse dire.
00:37:49On va y écouter
00:37:50Sébastien Lecornu,
00:37:51Premier ministre,
00:37:52lui qui a évoqué
00:37:52l'hypothèse
00:37:53de l'état d'urgence,
00:37:54évacué pour l'instant
00:37:55et des couvre-feux
00:37:56au cas par cas.
00:37:57Écoutez-le.
00:37:59Sur l'état d'urgence,
00:38:00il faut bien
00:38:01que tout le monde comprenne
00:38:02que ma détermination
00:38:03à rétablir l'ordre,
00:38:04elle est totale.
00:38:05Voilà.
00:38:06Je ne peux pas vous dire
00:38:09que le gouvernement
00:38:09est singulièrement
00:38:10à la main du Premier ministre
00:38:12sous l'autorité,
00:38:13évidemment,
00:38:14des compétences
00:38:14du président de la République
00:38:15pour ce faire.
00:38:17Si c'est utile,
00:38:17je le ferais.
00:38:18La question des couvre-feux,
00:38:19la mise en oeuvre
00:38:20de ces couvre-feux
00:38:21me paraît davantage adaptée
00:38:22à la situation
00:38:23que nous pouvons connaître.
00:38:25Ces couvre-feux
00:38:25devront être territorialisés
00:38:27et partiels.
00:38:28Il n'est pas question
00:38:29de mettre tout Paris
00:38:29sous couvre-feux.
00:38:30Il faut aussi rester calme
00:38:32et faire preuve de sang-froid
00:38:33entre le rétablissement
00:38:34de l'ordre public,
00:38:35qui est ma priorité absolue
00:38:36parce qu'il est hors de question
00:38:38de laisser s'installer
00:38:39ce bordel permanent
00:38:40et en même temps
00:38:41ne pas attenter aux libertés.
00:38:42Je pense qu'un grand pays
00:38:43comme la France
00:38:43a déjà su trouver
00:38:44cet équilibre dans le passé.
00:38:46Voilà, pour Sébastien Lecornu,
00:38:47vous dites,
00:38:47Louis de Ragnel,
00:38:48il faut pouvoir les faire appliquer
00:38:49les couvre-feux.
00:38:50Effectivement,
00:38:50certaines villes
00:38:51ont déjà décidé,
00:38:53mais il faut les faire appliquer.
00:38:54Il faut avoir les moyens
00:38:54de les faire appliquer.
00:38:55Il faut respecter
00:38:56une sorte de juste milieu.
00:38:57C'est-à-dire que si vous mettez
00:38:58un couvre-feux partout à Paris,
00:38:59il y a énormément de gens,
00:39:00par exemple,
00:39:01dans la capitale
00:39:01qui vivent la nuit,
00:39:03qui travaillent,
00:39:04qui ont besoin de partir
00:39:05très tôt,
00:39:05de rentrer très tard.
00:39:06Bref, le juste milieu
00:39:08comme vous, par exemple,
00:39:10entre le fait
00:39:11de maintenir
00:39:11l'activité économique du pays,
00:39:13respecter un certain
00:39:13nombre de libertés
00:39:14et faire en sorte
00:39:15que surtout,
00:39:16ça nuise vraiment
00:39:18de manière très précise
00:39:19aux délinquants
00:39:20et que ça les empêche
00:39:20de continuer à nuire.
00:39:21Mais j'avais juste
00:39:22une question à poser
00:39:23à Frédéric Pechner.
00:39:24Vous avez été patron de la police,
00:39:26vous êtes encore
00:39:26très en contact
00:39:27avec des policiers.
00:39:28Aujourd'hui,
00:39:29comment est-ce que vous sentez
00:39:29l'état d'esprit
00:39:30des policiers ?
00:39:31Certains disent
00:39:32qu'il y en a qui en ont marre.
00:39:33Comment est-ce que
00:39:34vous les sentez, vous ?
00:39:35Moi, je suis toujours
00:39:37resté en contact
00:39:38avec la police.
00:39:39D'abord, je m'occupe
00:39:40à la région
00:39:41Île-de-France
00:39:42pour être de sécurité
00:39:42et je suis réservé
00:39:43de la police nationale.
00:39:44Donc, j'ai toujours
00:39:44des capteurs.
00:39:45Je ne prétends pas
00:39:46représenter l'ensemble
00:39:46des policiers,
00:39:47mais d'une façon générale,
00:39:48les capteurs que j'ai
00:39:50montrent une police
00:39:51qui reste tout à fait
00:39:53mobilisée
00:39:54et déterminée
00:39:55à assumer
00:39:56l'ordre dans la rue.
00:39:57Donc, pas du tout
00:39:58découragée,
00:39:59pas du tout
00:40:00prête à déposer
00:40:01les armes
00:40:02et à se dire
00:40:02on reste chez nous.
00:40:03Non, il y en a certainement
00:40:04un certain nombre
00:40:05qui ont été particulièrement
00:40:07atteints ou meurtris
00:40:08et globalement,
00:40:09l'ensemble
00:40:10de la police nationale,
00:40:11je le crois en tout cas,
00:40:12et de la gendarmerie
00:40:13tient le coup
00:40:14sans difficulté.
00:40:15L'état d'urgence,
00:40:16ça aurait été la solution
00:40:18pour vous ou pas du tout ?
00:40:19Ça aurait été d'abord
00:40:20une façon
00:40:20pour le président de la République
00:40:22de dire quelque chose.
00:40:24Donc, sous-entendu,
00:40:25il n'a rien dit ?
00:40:25Il n'a pas dit grand-chose.
00:40:26J'ai écouté du début
00:40:27à la fin.
00:40:28À part que les préfets
00:40:30devront s'occuper
00:40:30de l'ordre public
00:40:31ce qu'ils font.
00:40:32Il n'y a pas
00:40:32des grands chocs.
00:40:33Il n'y a pas de grand-chose.
00:40:33Il n'y a pas de grand-chose.
00:40:34Mettre en avant,
00:40:36ça permettait quand même
00:40:36l'état d'urgence,
00:40:37ça permettait quand même
00:40:38de marquer un petit peu
00:40:39le coup
00:40:39et de soleniser le moment.
00:40:41Et puis,
00:40:42il y a des choses
00:40:42qu'on ne peut pas faire
00:40:43aujourd'hui
00:40:44et dans le cadre
00:40:45de l'état d'urgence,
00:40:46même si ça durait
00:40:46très peu de temps,
00:40:47ça peut durer
00:40:48juste quelques jours
00:40:49ou une semaine.
00:40:50Par exemple,
00:40:53tous ces militants
00:40:54d'ultra-gauche
00:40:55et tous ces casseurs,
00:40:56ils ont tous
00:40:56leur téléphone portable
00:40:57à la main.
00:40:58Ils prennent des photos,
00:40:59ils se mettent en scène,
00:41:00bien sûr,
00:41:00mais également,
00:41:01ils reçoivent
00:41:02de l'information,
00:41:03ils en cherchent,
00:41:03ils se réunissent
00:41:04grâce à ces téléphones.
00:41:05Si on peut faire en sorte
00:41:07que ces téléphones
00:41:07ne fonctionnent pas
00:41:09ou si on peut
00:41:10leur confisquer
00:41:11au moment des fouilles
00:41:12préalables,
00:41:14Bruno Roteuilot l'a dit,
00:41:16un casseur
00:41:16sans réseau social
00:41:17ou un casseur
00:41:18sans téléphone,
00:41:19c'est un type
00:41:19qui est tout seul
00:41:20et donc,
00:41:21ils n'ont pas
00:41:22cette possibilité
00:41:22d'aller aussi rapidement
00:41:24attaquer les forces
00:41:25de l'ordre
00:41:25ou bouger.
00:41:26C'est pour ça
00:41:27que ça,
00:41:27l'état d'urgence
00:41:28pourrait le permettre.
00:41:29Rachel Kahn,
00:41:30effectivement,
00:41:30il y a le problème
00:41:31des réseaux sociaux,
00:41:32il y a la mobilité
00:41:33des groupes
00:41:34et il y a le maintien
00:41:35de l'ordre
00:41:35au milieu de tout ça.
00:41:36Oui, exactement,
00:41:37mais je sais que
00:41:39Bruno Roteuilot
00:41:39parlait de guerre civile,
00:41:42mais pour moi,
00:41:43c'est aussi une guerre
00:41:43de civilisation
00:41:45et puis une guerre larvée
00:41:47et une guerre numérique,
00:41:48effectivement,
00:41:50c'est vrai que
00:41:51l'état d'urgence
00:41:52aurait permis
00:41:54véritablement
00:41:54de consacrer
00:41:55le fait
00:41:55que nous ne sommes
00:41:57pas dans une situation
00:41:58normale.
00:41:59Et après,
00:41:59la question qui se pose,
00:42:00c'est,
00:42:00puisque nous sommes
00:42:01à six mois
00:42:02de l'élection présidentielle,
00:42:03la France est-elle
00:42:04gouvernable
00:42:04sans avoir
00:42:05des règles
00:42:05extrêmement fermes ?
00:42:07Alors là,
00:42:07la réponse,
00:42:08elle est claire.
00:42:10Oui.
00:42:11Oui,
00:42:11justement,
00:42:12appliquons la loi,
00:42:13appliquons des règles fermes
00:42:14et regardons dans
00:42:15les autres pays
00:42:16du monde
00:42:16ce qui s'applique.
00:42:17On a un président
00:42:18de la République
00:42:18qui donne des leçons
00:42:19de paix
00:42:20au monde entier,
00:42:21donc on aimerait bien
00:42:21qu'en France,
00:42:22il puisse y avoir la paix.
00:42:23Hugo Babé,
00:42:23encore un mot,
00:42:24j'aimerais juste revenir
00:42:25sur ces pillages
00:42:26qui se sont déroulés,
00:42:27là on a des images
00:42:28de la place de la République
00:42:29en direct,
00:42:30bon c'est calme,
00:42:31il y avait quelques manifestants
00:42:32il y a quelques instants,
00:42:34les pillages,
00:42:34donc les commerçants
00:42:35sont effondrés
00:42:36parce qu'ils se disent
00:42:37derrière,
00:42:38est-ce que mon assurance
00:42:40va me rembourser
00:42:41ou pas ?
00:42:41Vous avez la réponse ?
00:42:42Il y a notamment
00:42:43cette garantie,
00:42:44je cite,
00:42:45émeute et mouvement populaire
00:42:46qui n'est pas
00:42:47forcément automatique,
00:42:49il faut que...
00:42:50C'est la toute petite ligne
00:42:51tout en bas du contrat
00:42:52qu'on n'aura pas à lire,
00:42:53c'est ça ?
00:42:53Il faut que ces commerçants
00:42:54aient souscrit
00:42:54avant de se faire piller,
00:42:57saccager leur commerce,
00:42:59cette garantie,
00:43:00émeute et mouvement populaire,
00:43:01il y a malgré tout
00:43:02des garanties qui fonctionnent,
00:43:03la garantie vol,
00:43:05vandalisme,
00:43:05bris de glace
00:43:06et perte d'exploitation
00:43:08qui peuvent jouer
00:43:09pour se faire rembourser.
00:43:11Est-ce qu'à la région
00:43:11Île-de-France,
00:43:12Frédéric Péchinard,
00:43:12vous avez déjà estimé
00:43:13le coût des dégâts
00:43:14depuis le début du mouvement ?
00:43:16Dans les lycées ?
00:43:16Dans les lycées,
00:43:17mais en général ?
00:43:19Vous savez que la région
00:43:19Île-de-France...
00:43:20C'est les lycées,
00:43:21je suis d'accord.
00:43:21C'est compétente sur les lycées,
00:43:22c'est nous qui faisons les travaux,
00:43:24c'est nous qui construisons les lycées,
00:43:25d'ailleurs à ce sujet,
00:43:26il faut quand même rappeler
00:43:27que c'est vraiment
00:43:30l'atout numéro 1
00:43:31de Valérie Pécresse,
00:43:33elle a vraiment deux choses importantes,
00:43:35c'est les transports
00:43:36et les lycées.
00:43:36Sur les lycées,
00:43:37quand on est arrivé,
00:43:38il y a 470 lycées publics
00:43:39en Île-de-France,
00:43:40il y en avait 200
00:43:41qui étaient très vétustes.
00:43:42Aujourd'hui,
00:43:43on a mis pas loin
00:43:44de 8 milliards d'euros
00:43:46sur les lycées
00:43:47et je peux vous assurer
00:43:49que 2 lycéens sur 3
00:43:51travaillent aujourd'hui
00:43:52dans un lycée
00:43:53qui est soit neuf,
00:43:54soit complètement rénové.
00:43:56Et alors,
00:43:56assez paradoxalement,
00:43:57les lycées les plus pourris,
00:43:59entre guillemets,
00:44:00c'est les lycées parisiens.
00:44:01Pourquoi ?
00:44:02Parce que presque partout,
00:44:04il y a des cités
00:44:05avec à la fois un lycée
00:44:07et un collège
00:44:08et donc,
00:44:09il faut que le département,
00:44:11quand c'est dans un département
00:44:13ou la mairie de Paris,
00:44:14quand c'est à Paris,
00:44:15soit d'accord
00:44:15pour faire les travaux.
00:44:16Or,
00:44:17on vient de baisser à Paris
00:44:18les subventions
00:44:19pour les collèges
00:44:19et je vous prends un exemple,
00:44:21le lycée Balzac,
00:44:22nous avons la région
00:44:23Île-de-France
00:44:24mis sur la table
00:44:2560 millions d'euros
00:44:25pour une réservation totale
00:44:26qui le mérite bien
00:44:27et pour l'instant,
00:44:29comme on se heurte
00:44:30à une fin de non-recevoir
00:44:31de la mairie de Paris,
00:44:33on ne peut pas progresser là-dessus.
00:44:35Donc,
00:44:35il est tout à fait faux
00:44:37de dire
00:44:38que les lycées franciliens
00:44:39sont en déshérence,
00:44:41Valérie Percresse
00:44:41s'en est occupée
00:44:42de manière extrêmement sérieuse
00:44:44en mettant
00:44:44énormément d'argent
00:44:45et à juste titre d'ailleurs,
00:44:47à l'exception de Paris,
00:44:48mais on voit bien
00:44:49que tout ça
00:44:51n'est qu'un prétexte
00:44:51et que les blocages
00:44:53ont été initiés
00:44:57et entraînés
00:44:58et entraînés
00:44:58par des élus
00:45:00de la France insoumise.
00:45:01Allez,
00:45:01on va faire une petite pause,
00:45:02on se retrouve dans un instant,
00:45:04on évoquera
00:45:05ce qu'a dit aussi
00:45:06le Premier ministre,
00:45:07Sébastien Lecornu,
00:45:08il a reconnu
00:45:09les erreurs
00:45:09dans le maintien d'ordre,
00:45:11mais aussi,
00:45:12il a expliqué
00:45:13ce qu'on a merdé,
00:45:14je cite à une extenso
00:45:15ce qu'a dit
00:45:16le Premier ministre,
00:45:17et puis,
00:45:17on essaiera
00:45:18de voir ce chiffrage
00:45:20de ces pillages
00:45:21et de cette casse
00:45:23dans les magasins,
00:45:24à tout de suite
00:45:24dans Punchline.
00:45:29On se retrouve
00:45:30pour la suite
00:45:30de Punchline
00:45:31avec des images
00:45:32de désolation
00:45:33et de pillages
00:45:33qui révoltent
00:45:34les Français ce soir,
00:45:35boutiques saccagées,
00:45:36commerçants obligés
00:45:37d'assurer eux-mêmes
00:45:38la sécurité de leurs magasins
00:45:39au péril de leur vie.
00:45:40Pourquoi l'État
00:45:40est à ce point-là
00:45:41impuissant à gérer
00:45:42les violences
00:45:42qui sévissent depuis des jours ?
00:45:44La réponse de l'exécutif
00:45:45qui explique
00:45:46par la voix de Sébastien Lecornu
00:45:47que les décisions
00:45:48de couvre-feu
00:45:48pourront être prises
00:45:50coup par coup
00:45:50est-elle à la hauteur ?
00:45:51Qui va payer
00:45:52la facture des dégâts
00:45:53pour les 3000 commerces saccagés ?
00:45:55C'est au menu ce soir
00:45:56de Punchline
00:45:56juste après le rappel
00:45:57des grandes lignes
00:45:58de l'actualité
00:45:58avec Félicité Kindoki.
00:46:00À vous féliciter.
00:46:04Bonsoir Laurence,
00:46:05bonsoir à tous.
00:46:06Et en ce lundi,
00:46:07l'État était au chevet
00:46:07des commerçants sidérés.
00:46:09Ils sont au moins 3000
00:46:11à avoir vu impuissants.
00:46:13Leurs stocks s'envoler,
00:46:14leurs vitrines brisées
00:46:15et la trésorerie menacée.
00:46:17Les chefs d'entreprises visées
00:46:18évaluent déjà
00:46:18les dégâts causés
00:46:19à des centaines
00:46:20de millions d'euros
00:46:21tandis que le gouvernement
00:46:22a annoncé une première
00:46:23série de mesures,
00:46:24notamment le chômage partiel
00:46:26dès demain
00:46:26et le lancement d'infos
00:46:28de soutien spécifique.
00:46:30Et dans ce contexte,
00:46:31après près de 50 magasins
00:46:32attaqués,
00:46:3332 pillés,
00:46:34le groupe Casino
00:46:34propriétaire des marques
00:46:35Franprix, Monoprix,
00:46:36Casino, Naturalia,
00:46:38Vival et Spar
00:46:38a annoncé
00:46:39prendre toutes les mesures
00:46:40d'aide en sa possession
00:46:41pour soutenir
00:46:42ces franchisés
00:46:43touchés par les violences
00:46:44de ce week-end.
00:46:45Le directeur général,
00:46:46Philippe Palazzi,
00:46:47a assuré qu'aucun
00:46:48de ces commerçants indépendants
00:46:49ne fera faillite.
00:46:50Après les terribles
00:46:51violences urbaines,
00:46:52depuis ce matin,
00:46:53plusieurs maires ont présidé
00:46:54le cœur lourd
00:46:55des rassemblements citoyens
00:46:56devant leur hôtel de ville,
00:46:57comme à Paris,
00:46:58Limoges,
00:46:59Toulouse
00:46:59ou encore Bordeaux.
00:47:00L'Association des maires
00:47:02de France dénonce
00:47:02des actes prémédités
00:47:04et réclame un changement
00:47:05de la doctrine
00:47:06d'intervention
00:47:06des forces de l'ordre.
00:47:07L'Union européenne,
00:47:08de son côté,
00:47:09a appelé la France
00:47:09à protéger le droit
00:47:11à manifester pacifiquement
00:47:13tout en qualifiant
00:47:14d'inacceptables
00:47:15les pillages et incendies
00:47:16qui ont eu lieu
00:47:16au cours du week-end.
00:47:18Marcus Lamer,
00:47:19un des porte-paroles
00:47:20de la Commission,
00:47:20a souligné
00:47:21qu'il ne faut pas assimiler
00:47:22les personnes
00:47:23qui manifestent pacifiquement
00:47:24à celles qui commettent
00:47:25des actes de violence.
00:47:26Et au lendemain,
00:47:27du chaos généralisé,
00:47:28le président Emmanuel Macron
00:47:29est en déplacement
00:47:30à Abu Dhabi
00:47:31aux Émirats Arabes Unis
00:47:32après le Koweït.
00:47:33Deuxième étape
00:47:34d'une tournée présidentielle
00:47:35dans le Golfe
00:47:36destinée à sécuriser
00:47:37des volumes de pétrole
00:47:38et de diesel
00:47:38dans le but de faire
00:47:40baisser les prix
00:47:41à la pompe des Français.
00:47:42Merci, félicité,
00:47:44Kindoki.
00:47:45Je salue Franck Alizio,
00:47:46député RN
00:47:47des Bouches de Rhône
00:47:47qui nous a rejoint.
00:47:48Bonsoir à vous.
00:47:49On va commencer par ces images
00:47:50de désolation
00:47:51qui sortent le cœur des Français.
00:47:52Peut-être d'abord
00:47:53commençons par une séquence
00:47:54à Douai où samedi soir,
00:47:55les résidents tentaient
00:47:56d'empêcher un groupe
00:47:56de casseurs
00:47:57d'entrer littéralement chez eux.
00:47:58Regardez cet échange
00:47:59et puis on va voir
00:48:00que les premières décisions
00:48:01de couvre-feu
00:48:02tombent notamment
00:48:02dans le nord,
00:48:04à Douai,
00:48:04comme à Lille,
00:48:05Ouattini ou Dona.
00:48:07Non !
00:48:08Non !
00:48:09Non !
00:48:09Non !
00:48:10Sors !
00:48:10Sors !
00:48:11Ils ont des marteaux,
00:48:14faites attention !
00:48:17On va en bagnole !
00:48:19On va en bagnole !
00:48:21On va en bagnole !
00:48:23On va en bagnole !
00:48:50Pour ces séquences de panique,
00:48:51de terreur,
00:48:52Franck Alizio douait
00:48:53des mesures de couvre-feu
00:48:55qui sont prises,
00:48:56ça y est,
00:48:56dans la zone nord,
00:48:58l'île d'Ouai,
00:48:59Denain, Ouattini,
00:49:00c'est la solution,
00:49:00le couvre-feu.
00:49:01Qu'est-ce qu'il faudrait faire d'autre ?
00:49:02Tous les outils
00:49:03à disposition
00:49:05du gouvernement
00:49:05doivent être employés
00:49:07de manière à faciliter
00:49:08le travail
00:49:09de nos policiers,
00:49:10de notre police,
00:49:11de nos forces de l'ordre.
00:49:11Ça reste la priorité.
00:49:14Donc,
00:49:14tout ce qui peut
00:49:16soulager
00:49:16nos policiers
00:49:18sera une bonne chose.
00:49:19Moi,
00:49:21je peux parler
00:49:22de ma ville,
00:49:22mais je n'ai jamais vu
00:49:23Marseille
00:49:24dans cet état-là.
00:49:25Les 48 dernières heures,
00:49:27il y a eu
00:49:27des tentatives
00:49:29de pillage
00:49:30dans les maisons.
00:49:31C'est-à-dire qu'ils sont
00:49:31passés des commerces
00:49:32aux maisons.
00:49:35La rue Saint-Féréol,
00:49:36dont on parle souvent
00:49:37depuis trois jours,
00:49:38qui a été dévastée,
00:49:39elle est sous les fenêtres.
00:49:41C'est un symbole.
00:49:41Elle est sous les fenêtres
00:49:42du préfet,
00:49:43puisque la préfecture
00:49:44est tout en haut
00:49:45de la rue Saint-Féréol.
00:49:47Il y a eu à Marseille
00:49:48un CRS,
00:49:49on l'a appris aujourd'hui,
00:49:50qui a été blessé.
00:49:53Marseille est aujourd'hui,
00:49:54malheureusement,
00:49:54et depuis des années,
00:49:55le symbole
00:49:56de l'échec
00:49:58du macronisme.
00:49:59Elle est,
00:50:00d'un côté,
00:50:01du côté des filles
00:50:01de la capitale antifa,
00:50:03et elle est le symbole
00:50:04de l'échec total
00:50:07du macronisme.
00:50:08Il y a eu d'abord
00:50:09l'échec de Marseille en grand,
00:50:10il y a eu l'échec face au...
00:50:11J'entends,
00:50:11mais le RN ne réclame pas
00:50:13l'instauration d'état d'urgence,
00:50:14par exemple.
00:50:15Pourquoi est-ce que le RN
00:50:15ne demande pas
00:50:16l'instauration de l'état d'urgence ?
00:50:17Parce qu'aujourd'hui,
00:50:18on ne sait même pas
00:50:19si le gouvernement
00:50:20aurait la volonté politique
00:50:22et les moyens
00:50:22d'appliquer un véritable
00:50:24état d'urgence.
00:50:25L'état d'urgence fonctionne
00:50:26à condition que...
00:50:28Déjà,
00:50:29qu'on mette véritablement
00:50:30les moyens dans la rue.
00:50:32le 24 octobre prochain,
00:50:34qu'on mette les moyens.
00:50:35À Marseille,
00:50:35on n'avait pas les moyens.
00:50:36Dans d'autres grandes villes,
00:50:37on n'avait pas les moyens.
00:50:37C'est-à-dire qu'ils ont reculé
00:50:38les policiers à Marseille ?
00:50:39Évidemment.
00:50:40Les policiers ont reculé à Marseille.
00:50:4210 000 forces de l'ordre
00:50:43sur le terrain.
00:50:44C'était évidemment
00:50:45sous-dimensionné.
00:50:46Les centaures
00:50:47qui sont arrivées à Marseille
00:50:48qu'à 16h
00:50:49dans l'après-midi.
00:50:51Les engins
00:50:54pour les jets d'eau
00:50:55qui ne sont pas
00:50:57aussi arrivés
00:50:57à temps.
00:50:58On en a clairement été,
00:51:00mais de partout en France,
00:51:01on a clairement été en dessous.
00:51:02Le gouvernement a été en dessous
00:51:04de la menace.
00:51:05Et personne n'a vu cette menace.
00:51:06La veille,
00:51:07j'étais en conseil municipal.
00:51:08Le maire de Marseille
00:51:08a beau dire,
00:51:09sur tous les plateaux,
00:51:10les vôtres et d'autres,
00:51:11qu'évidemment,
00:51:12il avait demandé des renforts.
00:51:13C'est évidemment faux.
00:51:14La veille,
00:51:15il nous parlait
00:51:15en conseil municipal
00:51:16de ces magnifiques manifestations
00:51:18qu'elle allait avoir lieu le lendemain.
00:51:19C'est moi qui ai dû prendre la parole
00:51:20en tant que leader de l'opposition
00:51:21pour dire,
00:51:21pensons surtout à nos policiers,
00:51:23à nos pompiers
00:51:23qui vont être encore victimes
00:51:24de tout cela.
00:51:25Alors,
00:51:25le gouvernement a admis
00:51:26avoir fait des erreurs.
00:51:27On va écouter Sébastien Lecornu
00:51:28qui explique
00:51:29où il a,
00:51:31entre guillemets,
00:51:31je cite ses paroles,
00:51:32merdées.
00:51:33Ce n'est pas moi qui le dis,
00:51:33c'est lui.
00:51:35Est-ce que Laurent Nunez
00:51:36a ma confiance ?
00:51:37Oui,
00:51:37s'il ne serait plus à côté de moi.
00:51:38Je pense que la situation
00:51:39est suffisamment difficile
00:51:40pour que justement,
00:51:41on joue au jeu
00:51:42des démissions,
00:51:43etc.
00:51:44Moi,
00:51:45j'ai une culture,
00:51:45j'ai été ministre des armées,
00:51:46je vous l'ai dit,
00:51:47j'ai été réservé dans la gendarmerie.
00:51:48Quand c'est difficile,
00:51:49l'État te tient.
00:51:50Et quand c'est difficile,
00:51:53on réaffirme la confiance
00:51:54dans les gens
00:51:54qui ont le courage
00:51:55de prendre des décisions
00:51:56parce que c'est la différence
00:51:56entre acteurs et commentateurs.
00:51:58En revanche,
00:51:59on a l'humidité
00:52:00d'aller devant le peuple français
00:52:01en disant,
00:52:02voilà ce qu'on a réussi
00:52:03et voilà ce qu'on a merdé.
00:52:05Parce que comme dans
00:52:05toutes les opérations difficiles,
00:52:07il y a des choses
00:52:07qui ont réussi
00:52:08et il y a des choses
00:52:09qui merdent.
00:52:09Voilà,
00:52:10il ne faut pas les caches
00:52:11comme ça,
00:52:11Frédéric Péchinard,
00:52:12quand on est le Premier ministre.
00:52:14Moi,
00:52:14ça ne me choque pas particulièrement.
00:52:16Après,
00:52:16il faut mettre les moyens.
00:52:17Il faut mettre les moyens,
00:52:18bien sûr.
00:52:19C'est déjà pas mal
00:52:20de reconnaître
00:52:21qu'on s'est planté.
00:52:23Après,
00:52:24ça ne suffit pas.
00:52:25C'est-à-dire que derrière,
00:52:26il va y avoir une suite
00:52:27puisqu'il y a déjà
00:52:28des appels à bénéficier
00:52:30pour samedi,
00:52:30pour le 5 novembre,
00:52:31etc.
00:52:32Il va donc y avoir une suite.
00:52:33On va voir
00:52:33comment les choses vont se passer.
00:52:36Je pense quand même
00:52:36que là,
00:52:37le gouvernement mettra,
00:52:38je l'espère,
00:52:39les moyens suffisants
00:52:40et puis,
00:52:40ce n'est pas tous les moyens.
00:52:41Il faut aussi avoir
00:52:42des ordres qui soient clairs.
00:52:44Vous ne faites pas
00:52:44de maintien de l'ordre
00:52:45avec lui en même temps
00:52:46pour des choses très clairement.
00:52:47Il faut que les policiers
00:52:48sur le terrain
00:52:49sachent exactement
00:52:51et les commissaires
00:52:52qui vont commander
00:52:52les hommes sur le terrain
00:52:54sachent exactement
00:52:55ce qu'ils doivent faire
00:52:55et comment ils doivent le faire.
00:52:57Vous savez,
00:52:57c'est toujours facile.
00:52:58Là,
00:52:58on est en train de commenter,
00:53:00on est assis tranquillement
00:53:01comme font d'ailleurs
00:53:01tous les commentateurs.
00:53:02Oui.
00:53:03On est là pour ça.
00:53:03C'est le principe du commentateur.
00:53:04Absolument,
00:53:05on est là pour ça.
00:53:05Mais les policiers sur le terrain,
00:53:07ils ont souvent
00:53:10c'est vrai partout.
00:53:10Ils ont souvent quelques secondes
00:53:12pour décider
00:53:12ce qu'ils doivent faire
00:53:13ou pas faire.
00:53:13C'est pour ça qu'il faut
00:53:14que les cadres de départ
00:53:16soient bien précis.
00:53:17C'est plus facile.
00:53:18Et peut-être que
00:53:19ce n'était pas aussi clair que ça.
00:53:20Quand on voit,
00:53:20on a des images
00:53:21d'une séquence francaisée
00:53:22tournée à l'intérieur
00:53:23d'un fourgon de police
00:53:24à Marseille.
00:53:25Quand on voit
00:53:26le niveau de violence
00:53:26qui se déchaîne
00:53:28contre ces policiers,
00:53:29on se dit,
00:53:30effectivement,
00:53:31qu'il n'y ait pas eu
00:53:32de blessés de mort
00:53:32dans les rangs de la police
00:53:33comme dans les rangs...
00:53:35Je ne vais même plus parler
00:53:35de manifestants
00:53:36parce qu'on était passé
00:53:37vraiment à autre chose
00:53:38qu'à Sœur.
00:53:39C'est un miracle.
00:53:40Et ça te vient
00:53:41à la bonne volonté
00:53:42de ceux qui sont sur le terrain.
00:53:43Mais évidemment,
00:53:44c'était violent.
00:53:46Depuis...
00:53:46Ça a commencé
00:53:47à 10h du matin.
00:53:48À 10h du matin,
00:53:49depuis chez moi,
00:53:49je voyais déjà
00:53:50la fumée noire
00:53:51se dégager du Vieux-Port.
00:53:52À minuit,
00:53:53lorsque je me suis couché,
00:53:54il y avait à 50 mètres
00:53:55de chez moi
00:53:56des pillages.
00:53:57Et sur une zone
00:53:58de Marseille,
00:53:59ce qui a été particulier,
00:54:00c'est pour ça que moi,
00:54:00je crois,
00:54:01dans les fameux
00:54:0130 000 pillards
00:54:04à Marseille.
00:54:05Vous ne voyez pas
00:54:05que c'est un chiffre
00:54:06énorme ?
00:54:07Écoutez,
00:54:08on est un bassin
00:54:10de population
00:54:11de 2 millions de personnes.
00:54:11Marseille est deux fois
00:54:12plus grande que Paris.
00:54:15Et pour la première fois,
00:54:16à l'autre bout de Marseille,
00:54:17dans l'est de Marseille,
00:54:19c'est-à-dire pour aller
00:54:20jusqu'en l'est de Marseille,
00:54:21il faut prendre l'autoroute.
00:54:22Eh bien,
00:54:23au bout de Marseille,
00:54:24il y avait des pillages
00:54:25également de petits commerçants.
00:54:26C'était la première fois
00:54:27qu'il y avait des pillages
00:54:28sur tout Marseille.
00:54:30Normalement,
00:54:30c'est concentré
00:54:31sur le centre-ville.
00:54:32Et pendant longtemps,
00:54:32Marseille, d'ailleurs,
00:54:33a échappé aux émeutes
00:54:34en 2005.
00:54:35Il n'y avait eu aucune émeute
00:54:36à Marseille.
00:54:36Ça a commencé avec Naël.
00:54:38Et là, évidemment,
00:54:39c'est généralisé.
00:54:40Donc, je crois malheureusement
00:54:4030 000 pillards,
00:54:4499 interpellés.
00:54:4599 interpellés.
00:54:46Hugo Babé,
00:54:46journaliste à Capital.
00:54:49Oui,
00:54:49et sur les casses,
00:54:50les pillages,
00:54:51en termes de volume,
00:54:52on est plus à Marseille
00:54:53qu'à Paris.
00:54:54On est sur du 700
00:54:55commerces pillés
00:54:57à Marseille,
00:54:58Marseille-Bouche-du-Rhône,
00:54:59pour un total
00:55:00sur toute la France
00:55:02de 1 000 à 1 200,
00:55:05particulièrement saccagés,
00:55:06pillés, brûlés,
00:55:07avec ce chiffre
00:55:08de 3 000,
00:55:10en général,
00:55:11qui sont tous les actes
00:55:12de vandalisme
00:55:13qui se sont passés
00:55:14ce week-end.
00:55:14Mais vraiment,
00:55:15sur les casses
00:55:18très importantes,
00:55:19les casses,
00:55:19les pillages,
00:55:20les commerces brûlés,
00:55:21on est quand même
00:55:22sur du 700,
00:55:23juste pour Marseille
00:55:24et les Bouches-du-Rhône.
00:55:25Oui, et puis très organisé,
00:55:26en plus.
00:55:27Vous avez d'un côté
00:55:28la frange politique
00:55:29avec les casseurs
00:55:30qui viennent.
00:55:31On est la capitale antifa
00:55:32avec vraiment
00:55:33une extrême gauche
00:55:34qui était là.
00:55:35Et puis de l'autre côté,
00:55:36il y en aura quai
00:55:36qui était venu là
00:55:37pour vous donner,
00:55:38pour compléter vos chiffres,
00:55:39le centre-bourse
00:55:40qui est le principal
00:55:41centre commercial
00:55:41à Marseille,
00:55:42en plein centre de Marseille.
00:55:43Il y a 34 commerces
00:55:45dans ce centre-bourse.
00:55:46Il y en a 33
00:55:46qui ont été pillés.
00:55:48D'accord.
00:55:48Vous partagez le constat,
00:55:50tous les deux,
00:55:50LR et RN.
00:55:51Est-ce qu'il y a
00:55:52des solutions communes
00:55:53à mettre en œuvre
00:55:54extrêmement rapidement ?
00:55:56Il y a d'abord
00:55:56quelque chose
00:55:56que je voudrais souligner.
00:55:59C'est rendre un hommage
00:56:00particulièrement appuyé
00:56:01aux forces de l'ordre,
00:56:02policiers et gendarmes.
00:56:03Vous savez,
00:56:03la doctrine de maintien
00:56:04d'ordre français,
00:56:05ce n'est pas de mort.
00:56:06Et donc,
00:56:07quand j'entends moi
00:56:08un certain nombre
00:56:08de partis politiques
00:56:10situés à l'extrême gauche
00:56:12qui répètent
00:56:13à longueur de journée
00:56:14la police tue,
00:56:15c'est presque aussi grotesque
00:56:16que le CRS SS
00:56:17de mai 68,
00:56:19mais pour moi,
00:56:19c'est relativement insupportable.
00:56:20Et surtout,
00:56:21c'est complètement faux.
00:56:23Si vous prenez
00:56:24la plaque parisienne,
00:56:25la police parisienne,
00:56:26qui a plusieurs milliers
00:56:27de manifestations
00:56:28chaque année,
00:56:29la dernière fois
00:56:30qu'il y a eu un mort
00:56:31dans une manifestation
00:56:32à Paris même,
00:56:34tout le monde s'en souvient,
00:56:35c'est Malik Ousekine.
00:56:36C'était il y a 40 ans
00:56:38et les deux policiers
00:56:39qui ont frappé Malik Ousekine
00:56:41sont passés aux assises.
00:56:42Voilà pour la police tue
00:56:43et la police n'est pas
00:56:44responsable de rien.
00:56:46C'est pour ça
00:56:46qu'il faut lutter
00:56:47parce qu'en entendant
00:56:48systématiquement
00:56:49la police tue,
00:56:50la police tue,
00:56:50il y a des jeunes
00:56:51qui finissent par y croire.
00:56:53Or, c'est parfaitement faux.
00:56:54Franck Alizio,
00:56:55dernier mot sur
00:56:56l'euro de la police.
00:56:57Évidemment,
00:56:57on est d'accord avec cela.
00:56:58Évidemment qu'il faut
00:56:59soutenir notre police,
00:57:00soutenir notre police,
00:57:01leur donner les moyens,
00:57:02ne pas céder aussi
00:57:03à ce discours facile,
00:57:04de dire qu'il n'y a qu'à
00:57:05envoyer l'armée.
00:57:06L'armée,
00:57:07elle est là pour tuer,
00:57:08il y aura des morts
00:57:08si on envoie l'armée.
00:57:09Notre police,
00:57:10elle est faite pour ça.
00:57:10Maintenant,
00:57:11il faut lui donner
00:57:11les bons ordres,
00:57:12il faut avoir
00:57:12la bonne doctrine,
00:57:13il faut donner les moyens,
00:57:14mais notre police
00:57:16peut tenir la rue
00:57:17le week-end prochain.
00:57:18Il faut qu'elle tienne la rue.
00:57:19Et vous comprenez
00:57:20que du côté
00:57:20de la France insoumise,
00:57:22on continue à parler
00:57:23de violences policières
00:57:24comme l'a fait
00:57:24encore hier soir
00:57:25Jean-Luc Mélenchon ?
00:57:26Encore une fois,
00:57:27tout cela est scandaleux.
00:57:29Il y a un chantage
00:57:30qui est insupportable,
00:57:31qui est à la fois
00:57:32de l'ordre
00:57:33de la méthode mafieuse
00:57:34et de la méthode terroriste.
00:57:35C'est-à-dire vous dire
00:57:35si vous nous cèdez pas
00:57:37le pouvoir,
00:57:37dans quelques mois,
00:57:38c'est pour ça qu'ils disent
00:57:38si c'est Marine Le Pen,
00:57:39ce sera dix fois pire.
00:57:40Si vous nous cèdez pas
00:57:41le pouvoir,
00:57:42alors on mettra la France
00:57:44à feu et à sang.
00:57:45Et ça,
00:57:46cette petite musique
00:57:47est très dangereuse
00:57:48parce que c'est défier
00:57:49la démocratie,
00:57:50c'est défier la République,
00:57:51c'est sortir de la démocratie
00:57:53pour aller dans
00:57:53un autre système
00:57:54qui est celui
00:57:55du chantage,
00:57:56de l'anarchie,
00:57:57encore une fois,
00:57:57du rapport
00:57:59mafieux et terroriste.
00:58:00Merci beaucoup
00:58:01Franck Alizio
00:58:01et Frédéric Péchna.
00:58:02On fait une petite pause,
00:58:03on partira à Limoges
00:58:05où pareil,
00:58:05il y a beaucoup d'émotions
00:58:06après l'incendie
00:58:07de l'hôtel de ville,
00:58:08il y a beaucoup de gens
00:58:10qui sont encore réunis ce soir,
00:58:11une de nos équipes
00:58:12est sur place
00:58:12et puis on sera
00:58:13avec Vincent Jean-Brun,
00:58:14ministre de la Ville
00:58:15et du Logement
00:58:16qui viendra pour risquer
00:58:18ce que compte faire
00:58:19le gouvernement.
00:58:20A tout de suite
00:58:20sur CNews.
00:58:23On se retrouve en direct
00:58:24dans Punchline
00:58:25sur CNews,
00:58:26nous a rejoint
00:58:26Vincent Jean-Brun,
00:58:27ministre de la Ville
00:58:28et du Logement.
00:58:28Bonsoir à vous,
00:58:29merci d'être avec nous.
00:58:30On va évoquer
00:58:31les pillages
00:58:32et la revente
00:58:33des produits d'ailleurs
00:58:34qui ont été volés
00:58:35dans ces magasins.
00:58:36Un tout petit mot avant
00:58:37parce qu'on va partir
00:58:38sur le terrain
00:58:38à Limoges
00:58:39où se trouve
00:58:40l'une de nos équipes.
00:58:42Limoges qui a été
00:58:43traumatisée
00:58:43par l'incendie
00:58:45de l'hôtel de ville
00:58:46que l'on voit ici.
00:58:48Il y a encore
00:58:48beaucoup d'émotions
00:58:50sur place.
00:58:51Expliquez-nous un peu
00:58:51et le travail
00:58:53continue alors
00:58:53en ce moment
00:58:54pour les pompiers
00:58:55et pour la police scientifique.
00:58:56C'est bien cela ?
00:59:00Oui, tout à fait.
00:59:01La police scientifique
00:59:02est arrivée sur place
00:59:03tout à l'heure
00:59:04pour examiner
00:59:04parcelle par parcelle
00:59:06l'intérieur de la mairie
00:59:07absolument ravagée
00:59:08par les flammes
00:59:09et par les émeutiers.
00:59:10Vous entendez
00:59:11en ce moment même
00:59:11peut-être que vous ne l'entendez pas
00:59:12il y a une sirène d'alarme
00:59:14cela signifie que
00:59:14le bâtiment a bougé
00:59:16de quelques millimètres
00:59:17parce que
00:59:17oui, il menace de ses fonds.
00:59:20C'est une menace
00:59:20on ne sait pas
00:59:21à quel point
00:59:21la menace est importante
00:59:22mais elle est là.
00:59:23Alors la police scientifique
00:59:24a pu extraire des objets
00:59:26de cet édifice
00:59:27un édifice historique
00:59:28auquel les habitants
00:59:29sont très attachés.
00:59:30Encore aujourd'hui
00:59:31ils sont des dizaines
00:59:32à l'observer
00:59:32ils semblent ne pas croire
00:59:34à une telle horreur en fait
00:59:35et pourtant
00:59:35ces émeutiers
00:59:36l'ont en effet détruit.
00:59:37Le maire parle
00:59:38d'un acte prémédité
00:59:39avec des repérages.
00:59:40Certains émeutiers
00:59:41s'en sont également pris
00:59:42au commerce.
00:59:43Nous avons pu rencontrer
00:59:44certains de ces commerçants
00:59:45ils sont unanimes
00:59:46quant à leur peur
00:59:47de l'avenir.
00:59:48L'un d'entre eux
00:59:49qui a souhaité rester anonyme
00:59:50nous a dit les choses
00:59:51comme il l'a vu
00:59:52c'est-à-dire des casseurs
00:59:53des pilleurs
00:59:53qui appartiennent
00:59:54à une autre France
00:59:55une France dans laquelle
00:59:56ils ne se reconnaissent pas.
00:59:58Merci beaucoup
00:59:58pour ces précisions
00:59:59depuis Limoges
01:00:00Vincent Jambrain
01:00:01j'imagine que ces images
01:00:01comme nous tous
01:00:03elles vous font mal au cœur
01:00:04en tant qu'élu.
01:00:05Extrêmement mal
01:00:07en tant qu'élu
01:00:07en tant que citoyen
01:00:08en tant que français
01:00:11après les émeutes de 2023
01:00:12j'avais écrit un livre
01:00:13qui s'appelait justement
01:00:13Les deux France
01:00:14celle du chaos
01:00:15celle du sursaut
01:00:16et bien on a vu une fois de plus
01:00:17la France du chaos à l'oeuvre
01:00:19une France qui a saccagé
01:00:20ravagé
01:00:21qui a pillé
01:00:22qui a volé
01:00:23et je suis là pour dire
01:00:24que bien évidemment
01:00:26ce qui s'est passé
01:00:27est inadmissible
01:00:28ne doit plus jamais se reproduire
01:00:29nous devons rétablir l'ordre
01:00:30nous nous y employons
01:00:31et nous allons prendre
01:00:32toutes les mesures nécessaires
01:00:33pour que ces dégâts
01:00:35ce soit bien les casseurs
01:00:36qui les payent
01:00:36et il faut le dire
01:00:37il faut le dire aujourd'hui
01:00:38Le maire de la ville
01:00:39il veut que ce soit l'État
01:00:40il dit qu'il démissionne demain
01:00:42Non il faut qu'il ait
01:00:43les garanties de l'État
01:00:44et je comprends sa revendication
01:00:45parce que c'est la sécurité
01:00:46le fait que l'État
01:00:48puisse lui assurer
01:00:49la reconstruction
01:00:50ça je l'entends
01:00:50mais derrière
01:00:51il faut que les casseurs
01:00:53payent
01:00:53et remboursent
01:00:54et d'ailleurs
01:00:55il faut qu'on dise
01:00:56les choses très clairement
01:00:57on va passer des casseurs
01:00:58pilleurs
01:00:58aux casseurs payeurs
01:01:00et pour ça
01:01:00on va avoir le texte
01:01:02casseurs payeurs
01:01:02qui passent au Sénat
01:01:04la semaine prochaine
01:01:05dès la semaine prochaine
01:01:05et d'ailleurs
01:01:06ça permettra de voir
01:01:06où se positionnent
01:01:08chacune des familles politiques
01:01:09et qui vote quoi
01:01:09et puis j'ai le plaisir
01:01:11de vous l'annoncer ce soir
01:01:12avec Gérald Darmanin
01:01:14nous avons pris une circulaire
01:01:16qui va permettre
01:01:16d'envoyer un message
01:01:17très clair
01:01:18à tous les parquets
01:01:19et à toutes les forces
01:01:21de l'ordre sur le terrain
01:01:21qui permettra
01:01:23de prendre en compte
01:01:23tous les revenus occultes
01:01:24tous les revenus illicites
01:01:26pour le calcul
01:01:26des allocations familiales
01:01:28donc dit simplement
01:01:28tu casses
01:01:30tu voles
01:01:30tu revends
01:01:31plus de RSA
01:01:32plus d'APL
01:01:33plus d'allocations sociales
01:01:35c'est ça le message
01:01:35qu'on va envoyer ce soir
01:01:36c'est à dire
01:01:37Vincent Jambin
01:01:37et on va enlever
01:01:38les images de Limoges
01:01:39que vous allez traquer
01:01:41les produits
01:01:41qui ont été volés
01:01:42dans les magasins
01:01:42pendant tout ce week-end
01:01:43que vous allez
01:01:44sur les plateformes
01:01:46on a regardé
01:01:47avec nos journalistes
01:01:49on a vu qu'il y a
01:01:49plein de produits
01:01:50de luxe
01:01:50qui sont en vente
01:01:51actuellement
01:01:51sur les plateformes en ligne
01:01:52et vous allez remonter
01:01:54jusqu'à ceux
01:01:54qui les ont mis en vente
01:01:55ça va au-delà des plateformes
01:01:57et d'ailleurs
01:01:57je salue le travail
01:01:58de mon collègue Serge Papin
01:01:59qui travaille actuellement
01:02:00parce que les plateformes
01:02:00enlèvent
01:02:01détectent et enlèvent
01:02:02ces annonces
01:02:02mais tout ce qui est revenu occulte
01:02:05tout ce qui est revenu illicite
01:02:06que soit la vente du narcotrafic
01:02:08enfin l'argent du narcotrafic
01:02:10la revente des pillages
01:02:11à chaque fois qu'une enquête
01:02:13sera conclue
01:02:13et qu'on pourra prouver
01:02:14qu'il y a eu de l'enrichissement
01:02:15à travers ce type de revenus
01:02:17et bien ça doit pouvoir
01:02:18venir s'impacter
01:02:19sur les allocations
01:02:20sur tout ce qu'on appelle
01:02:21la solidarité nationale au fond
01:02:23il y en a ras-le-bol
01:02:24de payer pour des gens
01:02:24qui se comportent mal
01:02:25qui pillent
01:02:26qui volent
01:02:27qui agressent
01:02:27et c'est ça le message
01:02:28à travers le texte
01:02:29casseur-payeur
01:02:30à travers cette circulaire
01:02:31qu'on veut envoyer
01:02:31avec Gérald Darmanin
01:02:32mais donc il y aura un lien
01:02:34entre avoir vendu quelque chose
01:02:36sur une plateforme en ligne
01:02:37volée
01:02:37et vos appels à la fin de...
01:02:39oui
01:02:39c'est le message qu'on envoie
01:02:41mais concrètement
01:02:42c'est possible comment en fait ?
01:02:44que ce soit sur une plateforme ou pas
01:02:45ce sera d'une certaine façon
01:02:46plus facile encore
01:02:47sur une plateforme
01:02:48puisque la revente
01:02:49les tarifs
01:02:50laisseront des traces
01:02:52numériques
01:02:52et ce sera encore plus facile
01:02:53de le prouver
01:02:54mais si on a une capacité
01:02:55de prouver
01:02:56qu'il y a eu une vente
01:02:57sous le manteau
01:02:58aux voisins de la rue d'en face
01:03:00ce sera les mêmes règles
01:03:01qui s'appliqueront
01:03:02c'est-à-dire la capacité à dire
01:03:03vous avez eu un enrichissement illicite
01:03:06donc il n'y a pas de raison
01:03:07que vous ayez
01:03:07la solidarité nationale
01:03:08qui s'applique
01:03:09et plus largement
01:03:10et c'est une proposition
01:03:11que j'entends faire
01:03:12au Premier ministre
01:03:14c'est d'élargir la loi
01:03:15qu'on appelle la loi
01:03:15narcotrafic
01:03:16qui fait qu'aujourd'hui
01:03:17quand vous avez été condamné
01:03:18pour narcotrafic
01:03:19vous pouvez être expulsé
01:03:20de votre logement social
01:03:22je considère que cette règle-là
01:03:23doit s'appliquer
01:03:24pour tous les crimes majeurs
01:03:25pour tous les délits
01:03:26et faire en sorte
01:03:27que ceux qui ne méritent plus
01:03:29la solidarité nationale
01:03:30et bien là aussi
01:03:32ne n'aient plus
01:03:33un logement social
01:03:34qui est un logement
01:03:34d'intérêt public
01:03:35d'intérêt général
01:03:36et qui est la solidarité nationale
01:03:38les Français
01:03:38à juste titre
01:03:40ne peuvent plus entendre
01:03:41qu'on leur demande
01:03:42de payer
01:03:43les dégâts
01:03:44qui sont faits
01:03:44par ces criminels
01:03:45par ces voyous
01:03:46par ces délinquants
01:03:46ça fait des années
01:03:47qu'on leur dit ça
01:03:48pour l'instant
01:03:48personne n'a réussi
01:03:49à le mettre en place
01:03:50mais on vous donne
01:03:50l'avance
01:03:51de votre volontarisme
01:03:53une question du GoBabé
01:03:54une première
01:03:55sur les plateformes
01:03:56qui sont convoquées ce soir
01:03:58qui sont réunies
01:03:58par le ministre Serge Papin
01:04:00ces plateformes
01:04:01elles vous ont donné
01:04:01des garanties
01:04:02ou pas
01:04:03sur leur bonne volonté
01:04:07de collaborer avec vous
01:04:08pour retrouver
01:04:09ces pilleurs
01:04:10qui les vendent
01:04:11derrière
01:04:11sur internet
01:04:12et deuxième chose
01:04:13qu'est-ce qui arrive
01:04:14à l'acheteur ?
01:04:16Pour ce qui est
01:04:17de la mobilisation
01:04:17des plateformes
01:04:18le ministre du travail
01:04:20et le ministre des commerces
01:04:22Serge Papin
01:04:22ont effectivement
01:04:25travaillé avec eux
01:04:26pour faire en sorte
01:04:26que toutes les annonces
01:04:27qui viennent mettre
01:04:28en avant
01:04:28des produits illicites
01:04:29soient détectées
01:04:30et supprimées
01:04:31ça là-dessus
01:04:32on avance
01:04:33de bonne façon
01:04:34pour ce qui est
01:04:35des acheteurs
01:04:36c'est le droit classique
01:04:37qui s'applique
01:04:37vous n'avez pas à acheter
01:04:39quelque chose
01:04:39de façon illégale
01:04:40surtout quand
01:04:41on le voit
01:04:41c'est fou
01:04:42d'imaginer ça
01:04:43il y a des annonces
01:04:44qui expliquent carrément
01:04:45que le produit
01:04:45a été volé
01:04:46le 17 octobre
01:04:47comme si c'était
01:04:48un millésime
01:04:50un millésime
01:04:51le 17 octobre
01:04:52ce qui est absolument
01:04:53abject
01:04:53et en l'occurrence
01:04:54c'est le droit classique
01:04:56qui s'applique
01:04:56mais il faut que
01:04:58ces gens-là
01:04:59entendent
01:05:00je ne suis pas sûr
01:05:00qu'ils écoutent beaucoup
01:05:01ces news
01:05:01mais que ces gens-là
01:05:02entendent
01:05:02qu'on ira les traquer
01:05:04et que tous ces revenus
01:05:06occultes
01:05:07seront pris en compte
01:05:08dans le calcul
01:05:09de leurs allocations
01:05:09et donc ils n'auront plus
01:05:10le droit
01:05:11à cette solidarité nationale
01:05:12ce message doit être ferme
01:05:13il doit être clair
01:05:14et c'est aussi ce que je viens
01:05:15de dire ce soir à votre micro
01:05:16Louis Dragnet
01:05:17oui monsieur le ministre
01:05:18moi je trouve que le symbole
01:05:19est fort
01:05:20c'est intéressant
01:05:21mais je prends l'exemple
01:05:22puisque vous l'évoquiez
01:05:23tout à l'heure
01:05:24la destruction
01:05:24de la mairie de Limoges
01:05:26on imagine bien
01:05:27qu'on ne va pas demander
01:05:27à quelqu'un
01:05:28qui n'a pas de revenus
01:05:30de restaurer
01:05:30je ne sais pas
01:05:31comment ça va coûter
01:05:32peut-être 15
01:05:3220 millions d'euros
01:05:34voilà peut-être plus
01:05:35la restauration
01:05:36de la mairie de Limoges
01:05:37donc en fait
01:05:37à la fin
01:05:38il va se passer
01:05:39ce qui se passe à chaque fois
01:05:40c'est-à-dire que c'est l'Etat
01:05:41c'est-à-dire nous tous
01:05:41qui allons payer
01:05:43la reconstruction
01:05:43de cette mairie
01:05:44il y avait une question
01:05:45à vous poser
01:05:45parce que ce n'est pas acceptable
01:05:47ce que vous dites là
01:05:47pour nos concitoyens
01:05:49on ne peut pas supporter
01:05:50cette idée-là
01:05:51malheureusement c'est le cas
01:05:52et ce sera le cas demain
01:05:53comme c'était le cas hier
01:05:54c'est pour ça que je réponds tout de suite
01:05:55avec le texte casseur-payeur
01:05:57qui passe au Sénat
01:05:58la semaine prochaine
01:05:59l'objectif
01:06:00c'est que tous ceux
01:06:01qui auront été identifiés
01:06:02comme ayant fait partie
01:06:04de ce groupe
01:06:05qui est venu attaquer
01:06:07la mairie de Limoges
01:06:07pourront être collectivement
01:06:10responsables des dégâts
01:06:11et donc responsables
01:06:13du remboursement
01:06:14de ces dégâts
01:06:14et la nouveauté
01:06:15avec ce texte
01:06:16c'est que effectivement
01:06:17ce qui serait dit insolvable
01:06:19et bien souvent
01:06:20ils ont la solidarité nationale
01:06:22qui s'applique
01:06:22ils ont des APL
01:06:24ils ont des logements sociaux
01:06:25ils ont les aides de la CAF
01:06:26et bien là le message
01:06:27il est très clair
01:06:28le remboursement
01:06:29pourra être prélevé
01:06:30sur ces sommes
01:06:31et la solidarité nationale
01:06:32n'a pas vocation
01:06:34à leur revenir
01:06:34alors même qu'ils doivent
01:06:35de l'argent
01:06:36à une collectivité
01:06:37et donc il y aura
01:06:38une nouveauté dans le roi
01:06:39j'insiste dessus
01:06:40bien sûr mais je
01:06:41je ne commence pas
01:06:42dire que c'était intéressant
01:06:42ça fait 3 ans
01:06:43depuis les émets de 2023
01:06:44que je m'implique
01:06:45le symbole est fort
01:06:46pour qu'on avance
01:06:47et ça va dans le bon sens
01:06:48les victoires sont faites
01:06:49parfois trop lentement
01:06:50pour certains
01:06:51et je le comprends bien
01:06:52mais la loi Riposte
01:06:53a fait des avancées
01:06:54la loi Casseur-Payeur
01:06:55va faire des avancées
01:06:56on attend la loi
01:06:56police municipale
01:06:57bref on avance
01:06:58on est tous d'accord
01:07:00ça va dans le bon sens
01:07:01mais j'ai quand même
01:07:01une question
01:07:02à la fin il va quand même
01:07:03falloir payer
01:07:04parce que plein de gens
01:07:05qui seront condamnés
01:07:05ne pourront pas payer
01:07:06la question que j'avais
01:07:07c'est qu'aujourd'hui
01:07:08on est en train d'examiner
01:07:09le gouvernement
01:07:09examine le budget
01:07:10les débats ont commencé
01:07:12est-ce que le gouvernement
01:07:13a la capacité
01:07:14si les violences continuent
01:07:16de continuer
01:07:17de multiplier des fonds
01:07:18pour rembourser
01:07:19les dégradations
01:07:20pour venir en aide
01:07:22au commerce
01:07:23combien de temps
01:07:24peut durer comme ça ?
01:07:25La politique
01:07:25c'est rendre possible
01:07:26ce qui est nécessaire
01:07:27ce qui est nécessaire
01:07:28d'abord c'est de rétablir l'ordre
01:07:29c'est ça la priorité
01:07:30tous les moyens
01:07:31ils doivent être concentrés
01:07:31là-dessus
01:07:32ce qu'on a vu ce week-end
01:07:33ça ne peut pas se reproduire
01:07:35ça ne doit pas se reproduire
01:07:36et ça ne se reproduit pas
01:07:37et on fait tout
01:07:38ce qui est possible
01:07:39pour que ça ne se reproduise pas
01:07:40et ensuite
01:07:41c'est nécessaire
01:07:43d'être aux côtés
01:07:43de ceux qui ont perdu
01:07:44beaucoup
01:07:45que ce soit
01:07:45les élus locaux
01:07:46et vraiment
01:07:47je voudrais leur adresser
01:07:47une pensée émue
01:07:48je suis passé par là
01:07:50croyez-moi
01:07:50je sais ce que ça coûte
01:07:51et en l'occurrence
01:07:53un message de solidarité
01:07:54à tous les commerçants
01:07:55qui sont pour beaucoup
01:07:57désespérés
01:07:58et c'est l'oeuvre
01:07:58de leur vie
01:07:59qui a été mise par terre
01:08:00donc évidemment
01:08:01que la réponse publique
01:08:01et là cette fois
01:08:02la solidarité nationale
01:08:04doit s'appliquer
01:08:04mais comme vous l'avez dit
01:08:05très justement
01:08:06ça ne peut pas être
01:08:07tous les samedis comme ça
01:08:08et donc l'ordre est la priorité
01:08:09l'ordre est la priorité
01:08:11avec des mesures de fermeté
01:08:12concernant le maintien de l'ordre
01:08:13merci beaucoup Vincent Jambrin
01:08:15d'être venu ce soir
01:08:16dans Punchline
01:08:17sur CNews
01:08:17merci Hugo Babel
01:08:18Louis de Ragnel
01:08:19dans un instant
01:08:20c'est Christine Kelly
01:08:21qui vous attend pour face à l'info
01:08:22et demain à 8h
01:08:23notre invité politique
01:08:25sera Gérald Darmanin
01:08:26garde des sous-ministres
01:08:27de la justice
01:08:28interview de la matinale
01:08:30sur CNews
01:08:30et sur Europe 1
01:08:31exceptionnellement
01:08:31à 8h
01:08:33bonnes soirées à demain
01:08:34Sous-titrage Société Radio-Canada

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