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  • il y a 2 heures
Dans Punchline ce mercredi, André Vallini et Laurent Jacobelli ont eu un échange tendu autour de l'attentat de Trappes.

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Transcription
00:00Si on m'avait dit qu'un jour je me ferais donner des leçons d'antiracisme par un membre du
00:03Rassemblement National,
00:04M. Jacobelli, là, vous avez fait fort tout à l'heure.
00:07À ce jour est venu.
00:08Écoutez, s'il y a un parti qui depuis des années, depuis Jean-Marie Le Pen,
00:13et ça continue avec sa fille et M. Bardella et vous et d'autres,
00:16s'il y a un parti qui stigmatise une population, en l'occurrence les musulmans, c'est quand même vous.
00:20Ah non.
00:20S'il y a un parti qui est obsédé par l'immigration, par le voile,
00:23à la preuve vous avez encore parlé du voile tout à l'heure, personne n'en parlait.
00:27Alors c'est pas moi, c'est M. Retailleau.
00:29Alors on a peut-être un même couple, mais on n'est pas du même parti.
00:31Oui, en tout cas, écoutez, s'il y a un parti qui ne cesse de souffler sur les braises,
00:35c'est bien le vôtre, M. Jacobelli.
00:37Eh bien, vous voyez, vous faites exactement...
00:37Un peu de retenue, si, un peu de retenue quand même.
00:40Parce que je sais que Chirac disait plus c'est gros, mieux ça passe, mais là vous allez un peu
00:43loin.
00:43Si je peux vous répondre, vous utilisez exactement ce qu'on dénonçait tout à l'heure.
00:47Lorsque l'on dit qu'il y a un lien entre criminalité et immigration, c'est un lien statistique.
00:54Alors vous voulez nous couper la parole en disant, si vous dites ça, vous êtes islamophobe,
00:58vous êtes raciste.
00:59Absolument pas.
01:00Nous, nous voulons défendre la sécurité de tous les citoyens français,
01:03quelle que soit leur religion.
01:05Sauf que oui, effectivement, il y a un lien.
01:07Il y a un lien parce qu'on a accepté trop de monde dans notre pays,
01:09que nous n'assimilons plus les populations qui sont arrivées
01:12et que donc ça crée un écart entre la population et ceux qui viennent d'arriver
01:15et que parfois il y a recours à la violence.
01:18Mais tout cela, à force de refuser de le dire, à force d'ostraciser
01:21ceux qui disent des vérités statistiques,
01:24eh bien, excusez-moi, mais vous vous mettez celle du ministère de l'Intérieur.
01:27Vous savez, moi, je n'ai rien inventé.
01:29Elles sont là, elles sont très claires.
01:32Par exemple, prenons-en un chiffre très simple.
01:358% de la population est étrangère.
01:37Elle représente, cette population, 25% des gens incarcérés.
01:40Vous voyez bien qu'il y a un facteur de 1 à 4.
01:42Mais vous ne cherchez pas à savoir pourquoi.
01:44Mais c'est un fait.
01:45Et après, on peut l'analyser.
01:46Sans excuser qui que ce soit.
01:47On peut expliquer les choses quand même.
01:48Mais bien sûr qu'on peut.
01:49Expliquer, ce n'est pas déjà excuser.
01:52Avant même que j'explique, vous m'avez quasiment traité de raciste.
01:57Donc, vous voyez bien que vous coupez le débat avant.
01:59Pourquoi vous le coupez ?
02:00Parce que cette immigration, elle est essentiellement due à la gauche qui a ouvert les vannes.
02:04Pas seulement la droite vous a vite rejoint.
02:06A une insécurité due à des lois depuis François Mitterrand qui font de la sécurité un sujet tabou.
02:11Donc, vous avez une part de responsabilité.
02:13Et vous essayez de refiler le mistigri au lanceur d'alerte.
02:16Ben non, ce n'est pas juste.
02:18Alors, allons sur le fond du sujet.
02:20Essayons de comprendre.
02:21Essayons de voir comment on corrige les choses.
02:23Mais votre attitude qui est de dire, si vous énoncez une vérité, vous êtes raciste.
02:28Ce n'est pas une vérité.
02:29C'est vous qui dites que c'est une vérité.
02:31C'est le ministère de l'Intérieur.
02:32Moi, je ne suis pas ministre de l'Intérieur.
02:33On peut expliquer les choses.
02:35On peut expliquer les choses.
02:36Pourquoi il y a beaucoup de gens, des banlieues, des cités ghettoïsées qui se retrouvent délinquants ?
02:41Parce que justement, on les a ghettoïsés.
02:43Ils sont en manque d'intégration.
02:44La République n'a pas été au rendez-vous.
02:46Ah voilà.
02:46C'est la faute de la France.
02:47Mais oui, mais oui.
02:48C'est la faute de la France.
02:49C'est pas seulement de leur faute.
02:50Et je sais, et j'ajoute...
02:51Qui les a hébergés, qui leur a venu de l'école, c'est la faute de la France.
02:54J'ajoute, et vous verrez que je suis nuancé, j'ajoute que dans les mêmes conditions difficiles,
02:59dans ces quartiers ghettoïsés, il y en a qui s'en sortent, qui sont honnêtes.
03:02Et je pense surtout à eux d'ailleurs, aux centaines de milliers de familles issues d'immigration,
03:06qui travaillent, qui sont honnêtes, dont les enfants vont à l'école.
03:09Donc, ceux qui sortent du droit chemin, il faut les remettre dans le droit chemin,
03:13sans les stigmatiser en faire la faute.
03:16Je n'ai aucun complexe à dire ce que je dis depuis que j'ai rencontré une dame
03:19d'un de ses quartiers, justement, dans ma circonscription.
03:22Et qui m'a dit, monsieur Jacobelli, je suis d'origine algérienne.
03:26Mais je veux vivre en sécurité dans mon milieu.
03:28Elle a raison.
03:28J'en ai marre d'avoir des dealers en bas.
03:30Elle m'a dit, vous êtes du Rassemblement National et je voterai pour vous maintenant,
03:33parce que moi aussi, même si je suis issu de l'immigration, j'ai le droit à la sécurité.
03:37Je crois qu'elle a tout dit.

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