00:00J'ai l'impression que vous en connaissez un petit rayon sur le réseau ferroviaire espagnol.
00:05Cette affaire, le réseau ferroviaire, il a explosé ces dernières années,
00:09mais il a explosé de deux manières.
00:10D'abord dans son développement, notamment le réseau à grande vitesse,
00:13et puis ensuite lié à quelque chose auquel j'ai participé moi en lobbyant
00:17pour l'ouverture, la libéralisation des marchés des réseaux de grande vitesse.
00:21En 2016, il y a un paquet qu'on appelle un paquet européen ferroviaire
00:24qui a décidé effectivement qu'à partir de ces 2022 en Espagne,
00:28les lignes ferroviaires à grande vitesse pouvaient être utilisées par plusieurs opérateurs
00:33et pas simplement l'opérateur historique.
00:34Et ce qui s'est passé en Espagne, comme dans d'autres, mais en Espagne en particulier,
00:37c'est qu'il y a eu une explosion liée à beaucoup d'opérateurs.
00:41Il y a un opérateur Ouigo français, il y a un opérateur italien qui est concerné par l'accident,
00:44avec l'opérateur historique qui est l'équivalent de la SNCF,
00:47la VE Renfe, qui est là sur l'image malheureusement pour lui.
00:51Et finalement, dans le paquet européen, il y avait déjà des gens qui étaient contre la libération,
00:55qui avaient peut-être finalement raison, c'est que le paquet séparait.
00:58Le fait de pouvoir faire ce qu'on veut avec les trains, en gros, vous faites rouler,
01:01vous êtes autorisé à le faire, mais l'entretien du réseau était finalement du ressort de l'État.
01:06Ce qui s'est passé en particulier partout et notamment en Espagne,
01:09c'est qu'on a construit, mais on n'a peut-être pas assez bien entretenu.
01:12Et les gens à l'époque déjà montraient du doigt l'idée que l'explosion du trafic était prévisible,
01:16mais que certainement, par contre, compte tenu des moyens que les gouvernements disposent aujourd'hui,
01:20l'entretien de l'État, et l'État en général du réseau, même à grande vitesse,
01:25serait un problème assez rapidement.
01:27Et quand on voit l'Espagne, en cinq ans entre l'ouverture au marché à la concurrence et aujourd'hui,
01:32c'est 41% de plus de voyageurs, donc c'est-à-dire de circulation.
01:35Et donc, on est face à quelque chose qui est un décalage entre l'exploitation
01:38et ensuite l'investissement lié aux infrastructures.