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  • il y a 14 heures
Sur Cnews, ce mardi 28 juillet, Jean de la Richerie, responsable des relations institutionelles chez Kepplair, explique en détail les flottes aériennes et terrestres dont dispose la France face aux incendies et anticipe comment cet été marquant pourrait changer la donne en matière d'investissements en la matière, dans le futur.

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Transcription
00:00L'État investit, puisque l'État a remis récemment l'année dernière 5 millions d'euros de subventions à Kepler
00:06pour faire avancer son projet.
00:09Alors l'avion Kepler, c'est un ATR 72, donc on ne crée pas un avion, on parle d'un
00:13avion existant.
00:14Et l'avantage de ce projet, c'est que modifiant un avion existant, la mise à disposition et la réalisation
00:24de l'avion en bombardier d'eau est beaucoup plus rapide.
00:26Puisque nous avons prévu dans notre calendrier qui avance step by step de façon très correcte, à ce qu'il
00:33soit certifié en octobre-novembre 2027.
00:38Ce qui est déjà absolument énorme, puisqu'on a besoin d'un STC. Un STC, c'est quoi ? C
00:43'est une certification type supplémentaire.
00:45Donc on n'a pas besoin de recertifier totalement l'avion, ce qui est assez unique dans cet environnement.
00:50Donc cet avion, à l'avantage d'être disponible assez rapidement dès l'année prochaine, c'est français.
00:59Il est fabriqué à Toulouse. Et puis, comment dirais-je, il est beaucoup moins cher.
01:05Aujourd'hui, un Canadair, c'est dans les 60-65 millions. Les Dach ont été achetés un peu plus de
01:1160 millions.
01:11Et là, on parle d'avions qui sont dans les 32 millions d'euros.
01:14Vous voyez, donc on n'est pas du tout dans la même échelle, avec un avion qui est reconnu pour
01:19sa fiabilité et sa disponibilité.
01:22Son heure de vol est une des moins chères qui soit sur le marché.
01:24On tourne dans les 5 000 euros d'heure de vol, alors que les autres, c'est largement au-dessus
01:28de 10 000 euros.
01:29Donc je crois qu'il y a une réponse qui est apportée.
01:31Et je sais même, si vous me permettez, je peux passer un message.
01:34Nous avons ouvert à peu près 20 millions d'euros et nous avons besoin d'une quarantaine de millions d
01:37'euros.
01:38L'État nous a donné 5 millions.
01:39Si dans cette situation, l'État se dit qu'il faut absolument qu'on ait des moyens plus rapidement,
01:44si l'État voulait encore souscrire pour un bon, entre guillemets, une vingtaine de millions,
01:49nous, un, nous saurions répondre beaucoup plus rapidement à la demande
01:53et nous pourrions même accélérer le processus de certification.
01:56Alors, Jean de la Richerie, la difficulté.
01:58Excusez-moi, Jean de la Richerie, je suis toujours très attentif à tous les projets
02:02qui pourraient permettre de mettre, finalement, la France à disposition de bombardiers d'eau.
02:07et c'est pour ça qu'on vous donne la parole, parce que vous nous parlez d'un projet français.
02:15Dans les détails, etc., j'ai du mal à comprendre comment,
02:18si on a à disposition un avion performant, pourquoi la France n'investirait pas dans ce projet ?
02:25Peut-être qu'il y a des raisons très concrètes et il faudrait avoir quelqu'un
02:28qui a travaillé au sein de ce gouvernement sur les investissements pour Kepler
02:34qui viendrait expliquer ou non les raisons pour lesquelles il y a une forme de prudence.
02:40Si je comprends bien, j'essaie d'être très humble vis-à-vis de ce sujet,
02:44parce que je le découvre maintenant en soi.
02:48Et ce sont des enjeux à plusieurs millions d'euros.
02:56Donc, il faut, là aussi, rester extrêmement prudents.
02:59Plutôt que de parler de Kepler, j'imaginais qu'on allait plus engager la question sur la flotte française,
03:07sur les moyens alloués aux pompiers qui sont sur le terrain.
03:10Un dernier mot avec vous, Jean de Laricherie.
03:13Et puis, la prochaine fois, ce qui serait bien, c'est que vous soyez avec nous en plateau
03:15avec des images d'illustration pour nous montrer exactement de quoi vous parlez.
03:20Chose que nous n'avons pas actuellement, parce qu'on reste connectés aux images en direct.
03:24avec Jean de Laricherie.
03:28Écoutez, moi, je suis à votre disposition, bien évidemment.
03:31Mais je vous le redis, le ministère de l'Intérieur, depuis des années, travaille sur ce sujet.
03:37Après, les hommes avec qui je suis en contact, la direction générale et les moyens nationaux,
03:42ils travaillent et ont anticipé.
03:44C'est pour ça qu'on a avancé sur tous ces dossiers.
03:47Mais après, vous connaissez tout comme moi, la crise économique que nous avons dans notre pays.
03:51Et après, on joue avec les curseurs, là où on met les budgets.
03:55Mais je pense que cet été exceptionnel devrait sensibiliser, je pense, nos grandes autorités
03:59pour remettre un bon curseur sur les moyens aériens, je pense, et les moyens terrestres.
04:04Sous-titrage Société Radio-Canada

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