00:00L'État investit, puisque l'État a remis récemment l'année dernière 5 millions d'euros de subventions à Kepler
00:06pour faire avancer son projet.
00:09Alors l'avion Kepler, c'est un ATR 72, donc on ne crée pas un avion, on parle d'un
00:13avion existant.
00:14Et l'avantage de ce projet, c'est que modifiant un avion existant, la mise à disposition et la réalisation
00:24de l'avion en bombardier d'eau est beaucoup plus rapide.
00:26Puisque nous avons prévu dans notre calendrier qui avance step by step de façon très correcte, à ce qu'il
00:33soit certifié en octobre-novembre 2027.
00:38Ce qui est déjà absolument énorme, puisqu'on a besoin d'un STC. Un STC, c'est quoi ? C
00:43'est une certification type supplémentaire.
00:45Donc on n'a pas besoin de recertifier totalement l'avion, ce qui est assez unique dans cet environnement.
00:50Donc cet avion, à l'avantage d'être disponible assez rapidement dès l'année prochaine, c'est français.
00:59Il est fabriqué à Toulouse. Et puis, comment dirais-je, il est beaucoup moins cher.
01:05Aujourd'hui, un Canadair, c'est dans les 60-65 millions. Les Dach ont été achetés un peu plus de
01:1160 millions.
01:11Et là, on parle d'avions qui sont dans les 32 millions d'euros.
01:14Vous voyez, donc on n'est pas du tout dans la même échelle, avec un avion qui est reconnu pour
01:19sa fiabilité et sa disponibilité.
01:22Son heure de vol est une des moins chères qui soit sur le marché.
01:24On tourne dans les 5 000 euros d'heure de vol, alors que les autres, c'est largement au-dessus
01:28de 10 000 euros.
01:29Donc je crois qu'il y a une réponse qui est apportée.
01:31Et je sais même, si vous me permettez, je peux passer un message.
01:34Nous avons ouvert à peu près 20 millions d'euros et nous avons besoin d'une quarantaine de millions d
01:37'euros.
01:38L'État nous a donné 5 millions.
01:39Si dans cette situation, l'État se dit qu'il faut absolument qu'on ait des moyens plus rapidement,
01:44si l'État voulait encore souscrire pour un bon, entre guillemets, une vingtaine de millions,
01:49nous, un, nous saurions répondre beaucoup plus rapidement à la demande
01:53et nous pourrions même accélérer le processus de certification.
01:56Alors, Jean de la Richerie, la difficulté.
01:58Excusez-moi, Jean de la Richerie, je suis toujours très attentif à tous les projets
02:02qui pourraient permettre de mettre, finalement, la France à disposition de bombardiers d'eau.
02:07et c'est pour ça qu'on vous donne la parole, parce que vous nous parlez d'un projet français.
02:15Dans les détails, etc., j'ai du mal à comprendre comment,
02:18si on a à disposition un avion performant, pourquoi la France n'investirait pas dans ce projet ?
02:25Peut-être qu'il y a des raisons très concrètes et il faudrait avoir quelqu'un
02:28qui a travaillé au sein de ce gouvernement sur les investissements pour Kepler
02:34qui viendrait expliquer ou non les raisons pour lesquelles il y a une forme de prudence.
02:40Si je comprends bien, j'essaie d'être très humble vis-à-vis de ce sujet,
02:44parce que je le découvre maintenant en soi.
02:48Et ce sont des enjeux à plusieurs millions d'euros.
02:56Donc, il faut, là aussi, rester extrêmement prudents.
02:59Plutôt que de parler de Kepler, j'imaginais qu'on allait plus engager la question sur la flotte française,
03:07sur les moyens alloués aux pompiers qui sont sur le terrain.
03:10Un dernier mot avec vous, Jean de Laricherie.
03:13Et puis, la prochaine fois, ce qui serait bien, c'est que vous soyez avec nous en plateau
03:15avec des images d'illustration pour nous montrer exactement de quoi vous parlez.
03:20Chose que nous n'avons pas actuellement, parce qu'on reste connectés aux images en direct.
03:24avec Jean de Laricherie.
03:28Écoutez, moi, je suis à votre disposition, bien évidemment.
03:31Mais je vous le redis, le ministère de l'Intérieur, depuis des années, travaille sur ce sujet.
03:37Après, les hommes avec qui je suis en contact, la direction générale et les moyens nationaux,
03:42ils travaillent et ont anticipé.
03:44C'est pour ça qu'on a avancé sur tous ces dossiers.
03:47Mais après, vous connaissez tout comme moi, la crise économique que nous avons dans notre pays.
03:51Et après, on joue avec les curseurs, là où on met les budgets.
03:55Mais je pense que cet été exceptionnel devrait sensibiliser, je pense, nos grandes autorités
03:59pour remettre un bon curseur sur les moyens aériens, je pense, et les moyens terrestres.
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