00:00On va se parler cash. Vous avez vu cette semaine Bruno Retailleau, je crois que vous avez déjeuné avec lui.
00:03Oui, je vois régulièrement d'ailleurs. J'ai beaucoup de choses dans la presse après ça.
00:07Robert Ménard dit « Vous ne finirez pas à deux face aux Français ». Est-ce qu'il a raison
00:10?
00:11Est-ce qu'il faudra choisir un moment entre Bruno Retailleau et David Lysnard ?
00:14Et qui va se désister ? Pour qui, David Lysnard ?
00:18Vous savez, quand vous prenez la ligne de départ, moi je n'avais pas cette vocation au départ.
00:23Moi j'ose le dire, tout le monde dit, c'était une vocation.
00:26Non, moi j'aime mon pays. J'ai voulu être maire de ma ville, qui est une ville que j
00:30'aime, qui est une ville complexe.
00:31Vous la connaissez, c'est une ville beaucoup plus compliquée que parfois les clichés ne laissent supposer.
00:37Et puis, tout ce que j'ai pu mettre en œuvre dans ma vie, partout où je suis passé, on
00:43a baissé la dette.
00:44On a retrouvé des marges de manœuvre. C'est une réalité factuelle.
00:48Et un alignement entre ce que je dis, ce que je fais, ce que je suis.
00:52Je pense que dans cette compétition, je suis le seul qui dirige un exécutif et qui n'a pas été
00:57ministre.
00:58Je sais faire une caisse le soir.
00:59Ça va être radioactif d'avoir été ministre ?
01:01Oui, parce que ça a participé à l'échec du pays.
01:04Je sais faire une caisse le soir et aller voir le banquier le lendemain,
01:07y compris quand il n'y a pas eu de client dans la boutique la veille.
01:10C'est ma vie, c'est mon monde, c'est ma réalité.
01:14Mais il n'empêche qu'il va bien pouvoir choisir entre vous deux.
01:16Et donc, je propose depuis des mois, parce que ce qui arrive aujourd'hui, je l'avais un petit peu
01:20annoncé,
01:20y compris sur votre antenne, je propose depuis des mois le moins mauvais des systèmes,
01:25c'est-à-dire une grande primaire ouverte, c'est-à-dire une compétition pour sélectionner les candidats
01:31et pour éviter la division qui fait perdre, mais aussi la compromission.
01:34Parce que quand vous vous battez pour être président de la République,
01:37moi j'y mets toutes mes tripes, toutes mes convictions, toute mon âme pour mon pays,
01:42pour retrouver cette belle France, cette grande France, c'est un combat permanent
01:47qui engage votre entourage, qui engage tout.
01:49Donc, on ne peut pas, moi, me demander de céder, pour de mauvaises raisons,
01:56à une démarche qui ne serait pas la mienne.
01:58En revanche, je veux bien m'incliner si je perds dans une compétition.
02:01Donc pas dans les sondages.
02:02Si vous êtes deux mois ou derrière dans les sondages, vous vous en fichez.
02:05Mais si on se référait aux sondages, ce n'est pas moi qui me retirerais aujourd'hui.
02:08Mais je ne prends même pas ce critère.
02:10Bruno Rotaillot, quelqu'un que je respecte, qui en a été dans le même mouvement,
02:14comme avec d'autres, d'ailleurs, qui sont partis vers d'autres cieux,
02:16d'ailleurs, parfois plus au centre ou à gauche, d'autres plus à droite.
02:19C'est pour ça que les leçons que j'entends, là aussi, ça me fait doucement sourire.
02:22Donc, je le respecte profondément.
02:24Mais j'estime qu'aujourd'hui, un mouvement neuf, une pensée différente,
02:30de rupture, d'alternative claire,
02:34non seulement au RN et à la gauche et à l'extrême-gauche,
02:38mais surtout à ceux qui nous ont dirigés jusqu'à maintenant.
02:41Donc, y compris la droite.
02:41Donc, conformisme, bien sûr.
02:42Y compris la droite.
02:43Évidemment.
02:44Mais même...
02:46Enfin, je l'ai toujours dit, j'ai toujours été très indépendant dans mon élection.
02:48Vous êtes de droite, raconté nous.
02:49Oui, tout à fait.
02:49Vous n'êtes ni de droite ni de gauche.
02:50Non, non, non.
02:51Moi, oui, par rapport aux critères d'aujourd'hui la droite, tout ça.
02:53Mais oui, je crois à la liberté de création.
02:56Je crois à l'autorité républicaine.
02:59Je crois à l'unité de la nation par la culture, par l'instruction, par la science.
03:04Et c'est justement ce projet de prospérité par la liberté,
03:08ce projet de retour à l'ordre et ce projet d'unité par la prospérité,
03:13l'ordre et l'éducation, l'instruction, la science, la culture qu'il faut faire gagner.
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