- il y a 11 heures
Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale et député RN de la Somme, répond aux questions de Laurence Ferrari.
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00:00La grande interview Europe 1 CNews, Laurence Ferrari.
00:05Et notre invité ce matin sur CNews et sur Europe 1, c'est Jean-Philippe Tanguy.
00:09Bonjour à vous, bienvenue.
00:10Bonjour à la Ferrari, merci pour votre invitée.
00:12Bienvenue, membre du bureau exécutif du RN, député de la Somme.
00:13Le congrès du Rassemblement National s'est tenu hier dans un calme relatif à Orléans,
00:18à six mois de la présidentielle, mais au prix, Jean-Philippe Tanguy,
00:21d'un dispositif policier draconien, d'innombrables restrictions pour les Orléanais.
00:25Est-ce que vous allez faire campagne pendant six mois comme ça,
00:27sous haute sécurité, avec des villes mises sous cloche dès qu'il y aura un meeting du RN ?
00:31Écoutez, j'espère que non.
00:33Évidemment, on regrette, comment dire, non pas le dispositif et le dévouement des forces de l'ordre
00:37que je veux saluer, le maire d'Orléans qui a été courageux également,
00:40nos militants, nos sympathisants qui ont été courageux de venir.
00:43Parce que c'est vrai que toute la semaine, la gauche, l'extrême gauche et les syndicats
00:46ont essayé de dissuader parce que le but, au-delà de mettre le bazar,
00:49était évidemment de faire en sorte que notre meeting ne fonctionne pas.
00:52Et donc, on est très fiers d'avoir des militants courageux.
00:54On était presque 9000 hier pour le grand lancement de cette campagne, sur l'optimisme.
00:59Je pense aussi que le discours de Marine Le Pen a surpris nos opposants.
01:04Mais est-ce qu'il faut s'habituer ou ne pas s'habituer à ce confinement sécuritaire
01:08que je mets entre guillemets, auquel on est astreint en réalité chaque samedi, chaque week-end désormais ?
01:12Non, il ne faut pas s'y habituer. C'est anormal et ça vient de cette pression, une fois plus,
01:17de forces politiques,
01:18y compris de syndicats. Parce que c'est quand même très choquant que des syndicats comme la CGT,
01:22qui fut dans le passé un grand syndicat, s'associe à ce bazar, à cette haine aussi des commerçants,
01:29des entrepreneurs, des forces de l'ordre qui sont menacées dans ces manifestations qui ont le niveau.
01:34La CGT, pour vous, c'est la haine des commerçants ?
01:36Mais oui, Mme Binet aujourd'hui est dans une rhétorique très proche de M. Mélenchon
01:40contre toute forme d'entrepreneuriat, n'a pas eu un mot pour les commerçants.
01:44Est-ce qu'on a entendu Mme Binet s'excuser ou regretter ce qui s'est passé au-delà de
01:48quelques formules convenues ?
01:49Non, elle nous parle comme les autres des assurances.
01:51Moi, je rappelle que les assurances, déjà, ça ne prend pas tout en compte.
01:54Il y a des franchises, ça coûte très cher et puis ça ne remplace pas le traumatisme physique, déjà, pour
01:59les agressions
01:59et aussi le traumatisme de la perte de l'œuvre de toute une vie.
02:02Mais Mme Binet, qui est une spécialiste, comment dire, du non-travail, puisqu'elle n'a jamais travaillé, Mme Binet.
02:07Elle a toujours été une syndicaliste ou assimilaire, donc elle n'a aucune idée de ce qu'est le travail.
02:11Ce qui est quand même différent, parce qu'avant, on pensait ce qu'on voulait de la CGT,
02:15mais c'était quand même un syndicat qui faisait monter des ouvriers, des métalleux, des cheminots.
02:20Alors, on n'était pas d'accord avec la CGT, mais c'était des gens qui connaissaient le monde du
02:23travail, le terrain.
02:24Là, avec Mme Binet, on est très loin, c'est un peu une spécialiste, si vous voulez, du non-travail.
02:29M. Philippe Tanguy, est-ce que vous demandez quelque chose à Emmanuel Macron aujourd'hui, en termes de sécurité,
02:33d'assurer la sécurité, de donner un tour de vie sécuritaire pour que la campagne, il nous reste six mois,
02:38ne se déroule pas dans un tel climat, week-end, après week-end, que ce soit pour les commerçants
02:43ou pour ceux qui veulent faire des meetings, quelque partie que ce soit ?
02:45Moi, je le souhaite, et il n'est jamais trop tard, si vous voulez, pour donner un tournant d'autorité.
02:50Mais si vous voulez, M. Macron, il incarne ce qu'il a toujours incarné.
02:52Il a toujours été sur ce laxisme, il a toujours été sur l'excuse, comment dire, pour les voyous.
02:58Souvenez-vous, l'affaire Naël, tout de suite, sans aucune preuve, sans aucun élément de l'enquête,
03:04il accuse la police et les forces de l'ordre, en provoquant, en tout cas, mettant l'huile sur le
03:08feu,
03:08sur le phénomène d'émeute.
03:11Encore quelques jours avant, le 17 octobre, il a dit aux policiers de faire preuve d'empathie,
03:17alors qu'il est bien content de les trouver pour protéger l'Elysée, protéger ses déplacements.
03:22Quand on voit le dispositif, parce que vous savez, c'est aussi à ça qu'on reconnaît les crises d
03:26'une institution.
03:27Moi, je suis souvent à Paris, en tant que député, quand on voit les dispositifs de sécurité autour d'Emmanuel
03:32Macron ou des ministres.
03:33Parfois, ce sont des convois de 20, 25 voitures et de policiers pour défendre...
03:38Non, mais il y a des pays...
03:39C'est normal ?
03:40Non, non, non.
03:40Non, c'est disproportionné ?
03:42Vous voudrez moins protéger le président ?
03:43Mais c'est proportionné parce qu'il a conscience de l'état du pays et du fait qu'il ne
03:46peut pas se balader sans une demi-armée pour l'entourer.
03:50Et ça choque les gens.
03:50Vous savez, quand le moindre ministre a besoin de cinq voitures, on le repère plus, parce que souvent, c'est
03:56un inconnu.
03:56Donc, en fait, on repère plus qu'il est ministre au dispositif de sécurité complètement dingue qui l'entoure
04:01qu'à la personnalité elle-même qui est dans la bagnole.
04:04Et on le voit, moi, je vois Amiens.
04:06Moi, j'ai des gens qui sont choqués.
04:07Vous savez, ils ont été aussi très choqués à Amiens.
04:09Parce qu'il y a des commerces qui ont été abîmés.
04:11Parce qu'il y a eu six quarts de CRS, que je salue, à Amiens, de forces de l'ordre,
04:15pour protéger la boutique de la famille Tronyeux.
04:17Alors, moi, je suis pour que la boutique de la famille Tronyeux, qui sont des gens courageux, des bons artisans,
04:22qui n'ont rien à voir avec M. Macron, soient protégés.
04:25Mais ils doivent être protégés comme les autres.
04:27Il n'y a pas de raison de mettre six véhicules pour protéger à Amiens la boutique des Tronyeux
04:32et puis de laisser les autres s'abîmer, même si Amiens, les forces de l'ordre et le préfet ont
04:35fait un bon travail.
04:36Ça a choqué les gens, à juste titre, parce qu'en France, on n'aime pas les privilèges.
04:39Jean-Philippe Tanguy, encore un mot sur Emmanuel Macron.
04:41Est-ce que vous avez été surpris de l'entendre dire, après l'horrible attentat de Trappes,
04:46vendredi, qui a fait un mort et cinq blessés,
04:48que c'est le premier acte terroriste en raison de la couleur de la peau de la religion ?
04:52Il a dû rectifier après ses propos.
04:54Il avait oublié, bizarrement, les enfants de l'école Osara Thora,
04:58tués par M. Merra en 2012, les pères Cacher en 2015, le père Hamel en 2016,
05:02l'attentat de la basilique de Nice en 2020.
05:03Vous avez été choqué par ses propos ?
05:05Très choqué et je dois dire que dans une incompréhension,
05:08parce que comment le président de la République peut oublier ses victimes ?
05:10Et puis choqué aussi parce que ça a créé de facto une indignation dans le pays
05:14qui est venue un peu obscurcir l'hommage aux victimes,
05:18à la personne qui est morte sous les balles de ce meurtrier raciste, visiblement,
05:23même si les circonstances de l'enquête doivent encore être précisées,
05:26et des autres victimes, notamment une petite fille...
05:27Elle a pu être élevée pour raison de psychiatrique ?
05:29Oui, absolument, et notamment cette petite fille qui a reçu des balles,
05:33mais les autres aussi, il y a des images très chloquantes
05:35qui montrent la violence de l'attaque, les blessures, la gravité des blessures.
05:39On pense aux victimes, les forces de l'ordre qui sont intervenues.
05:42Et je dois dire d'ailleurs que le maire de Trappes...
05:44M. Ali Rabet...
05:45Voilà, qui est venu...
05:46Qui dit qu'il y a la République et les racistes en face de nous, il parle de vous.
05:49Oui, mais c'est lamentable parce que déjà, il n'a pas les éléments pour l'enquête,
05:53et visiblement, les premiers éléments qui sortent montrent
05:55que ce n'est pas du tout le profil dont parle M. le maire de Trappes,
05:57et surtout, il est venu à Orléans.
05:59Donc si vous voulez, moi, quand on a une ville qui est frappée par une telle violence,
06:01qui est en deuil, venir manifester contre un autre parti politique,
06:05plutôt que d'être dans sa ville auprès des habitants et des familles choquées,
06:08je n'ai pas compris du tout cette action,
06:10ça veut dire la haine quand même du Rassemblement National,
06:12commerciale, gratuite, la haine gratuite, qui habite le maire de Trappes,
06:15mais bon, on le connaissait avant.
06:16Et aussi, je tiens à signaler, parce que le deuil et l'indignation
06:20face à l'horreur qui est arrivée aux victimes de l'attentat de Trappes,
06:24ne doit pas faire oublier les fréquentations de ce maire.
06:26Il y avait un fichet islamiste à la conférence de presse du maire de Trappes.
06:30Donc je ne vois pas très bien ce qu'il faisait là,
06:32à part montrer que le maire de Trappes est dans un projet qui n'a rien de républicain,
06:35et le deuil des victimes ne protège pas le maire de Trappes de ses propres turpitudes.
06:39C'était un attentat raciste, selon vous ?
06:41C'est les premiers éléments qui ont été indiqués, avec des témoignages,
06:44moi que je respecte et que je prends au sérieux,
06:46parce que, vous savez, le racisme dans notre pays, ça existe.
06:49Le racisme contre les personnes de couleur,
06:51le racisme contre des gens qui peuvent être identifiés avec certaines religions.
06:55Vous avez parlé des attentats antisémites, des attentats contre les chrétiens.
06:58Il y avait eu un musulman assassiné dans sa mosquée aussi par un déséquilibré,
07:03mais qui était animé de sentiments malheureusement racistes.
07:06Le racisme anti-blanc, on l'a vu à Crépoles, la haine existe,
07:09dans le pays il faut le combattre, et M. Macron, qui avait été élu...
07:12Et vous n'en êtes pas les artisans, comme le dit Balibagayoko ou Olivier Faure ?
07:16Pas du tout, parce que déjà les seuls partis politiques qui aujourd'hui
07:19identifient les Françaises et les Français, ou les étrangers dans notre pays,
07:22selon leur couleur de la peau ou leur religion, c'est la gauche, malheureusement,
07:25qui parle de ça matin, midi et soir.
07:27Tout le monde est résumé à son soi-disant ethnie, à sa soi-disant couleur de peau,
07:31à sa soi-disant religion.
07:32C'est une assignation résidence ?
07:33Bien sûr, ils assignent les gens à leur identité, c'est eux qui font campagne là-dessus d'ailleurs,
07:36en trahisant de la gauche, puisque la gauche française, une fois plus, comme la CGT,
07:39quoi qu'on en pense, c'est une gauche universaliste, émancipatrice.
07:42On voit bien aujourd'hui que ces idéaux sont du côté du Rassemblement National
07:45et des Patriotes qui revendiquent la République, les idéaux républicains.
07:49Et quand même M. Macron, qui a été élu deux fois pour faire ce disant barrage à la haine,
07:53malheureusement la haine se déploie dans le pays sous Emmanuel Macron,
07:56qu'on n'a rien à faire.
07:57Je pense que M. Macron, ce sont des choses qui ne l'intéressent pas du tout, à part lui-même.
08:00Et la seule haine qui intéresse...
08:02Un jugement de valeur.
08:02Oui, oui, c'est un jugement de valeur, mais je pense qu'au bout de dix ans,
08:05la seule haine qui intéresse M. Macron, c'est la haine qui lui est consacrée.
08:08CNews et Europe 1, nous sommes avec Jean-Philippe Tanguy.
08:11Revenons au discours de Marine Le Pen.
08:12Elle a hier voulu insuffler de l'espérance.
08:16Le thème, c'est la renaissance.
08:17Mais la réalité de ce pays, c'est qu'il est fracturé, Jean-Philippe Tanguy.
08:20C'est qu'il y a des casseurs, c'est qu'il retient son souffle chaque samedi, chaque jeudi,
08:24parce qu'il va y avoir une manifestation le 5 novembre.
08:26Ce n'est pas un peu utopique de se dire que c'est la renaissance,
08:29qu'il y a une France apaisée qui est là, qui attend juste un coup de baguette magique ?
08:34Moi, je crois que la France apaisée, justement,
08:36elle attend une personnalité comme Marine Le Pen,
08:39capable de ramener la concorde civile et d'isoler les casseurs,
08:42d'isoler les voyous, d'isoler les criminels,
08:44d'isoler ceux qui détestent le pays, qui détestent l'effort,
08:47qui détestent la France du travail, la transmission.
08:50Et de montrer qu'ils sont ultra minoritaires.
08:52Et parce qu'ils sont ultra minoritaires, ils peuvent être arrêtés,
08:54identifiés d'abord, arrêtés, mis en prison,
08:57faire payer la casse,
08:59et s'ils sont étrangers, les expulser.
09:00Et la France, on reviendra effectivement,
09:02la douce France dont a parlé Marine Le Pen,
09:04et que les gens savent apporter de vote, apporter de main.
09:07Parce que si vous retirez cette minorité
09:09qui déteste tout et qui casse tout,
09:12et qui s'allie et qui dévisage la France,
09:14la France est un beau pays, avec des gens braves, courageux.
09:16Regardez les forces de l'ordre qui tiennent le pays debout,
09:18les soignants qui se battent à l'hôpital,
09:19les enseignants qui font en sorte que
09:21nos enfants soient éduqués avec pas beaucoup de moyens,
09:24puis avec une autorité du ministère de l'éducation
09:26qui raconte n'importe quoi.
09:28Heureusement que la France est là.
09:29On peut parler des agriculteurs aussi,
09:31qui traversent une année difficile
09:32et qui comptent pas leurs heures de travail.
09:34Marine Le Pen, elle a opposé aussi la France de la Renaissance
09:36à la nouvelle France.
09:37C'est vraiment front contre front avec LFI, pour vous ?
09:40Oui, mais c'est parce que LFI, M. Mélenchon,
09:42ouvre en fait ce combat civil,
09:46ce combat, cette opposition stérile
09:48entre, soi-disant, une nouvelle France et une ancienne France
09:50qui serait bonne à jeter, selon lui,
09:52avec des générations qui ne vaudraient plus rien,
09:54des générations anciennes qui ne vaudraient plus rien.
09:56Marine Le Pen l'a très bien dit.
09:58Nous, on n'est pas dans la France était mieux avant.
09:59On dit la France c'était bien avant,
10:01ce sera mieux demain.
10:02Et il n'y a pas à les opposer.
10:03C'est la transmission des générations,
10:05c'est la transmission de notre identité,
10:06c'est la transmission du patrimoine matériel
10:09et immatériel de la France.
10:10Nous, on célèbre cette France qui a plus de 1000 ans.
10:13Et d'ailleurs, à Orléans, évidemment,
10:15on a pensé à Saint-Jean d'Arc,
10:17à cette jeune femme patriote
10:19qui a relevé le drapeau,
10:21qui était bien abîmée
10:22et qui a cru que la France,
10:23et qui a su et qui a cru
10:24que la France pouvait s'en sortir.
10:25Comparée par une peine à Jeanne d'Arc,
10:26Jean-Philippe Tanguay ?
10:27Non, mais les Françaises et les Français
10:29qui croient à leur France, oui,
10:30sont comparables à Jeanne d'Arc
10:31et sont animés par cette femme de Jeanne d'Arc
10:34qui est deux fois sainte,
10:35sainte sous l'Ancien Régime,
10:37sainte par la République.
10:38C'est quand même la seule personnalité,
10:40je crois, dans le monde occidental
10:41qui est à la fois reconnue par l'Église
10:42comme une sainte femme
10:43et par la République
10:44comme une héroïne nationale.
10:46Ce qui montre bien
10:47que l'identité française
10:48est à la fois laïque et chrétienne.
10:50De ce discours de Marine Le Pen,
10:51est-ce que vous avez été surprise
10:52en l'entendant promettre
10:53un gouvernement d'union nationale ?
10:55On a eu Louis Alliot,
10:56maire de Permignon,
10:56qui tend la main au l'air,
10:57Éric Ciotti,
10:58qui leur dit
10:58venez, rejoignez-nous
10:59les anciens républicains.
11:01Ça y est,
11:02vous êtes en train de faire
11:02l'union des droites
11:03que vous avez tant décriée,
11:04Jean-Philippe Tanguy ?
11:05L'union nationale,
11:07elle est au-delà de la droite
11:08mais contient la droite,
11:10les patriotes de bonne volonté
11:11qui veulent se battre pour le pays
11:12comme Éric Ciotti l'a fait en 2024,
11:15comme Nicolas Dupoignan
11:16l'avait fait en 2017,
11:18comme Sébastien Chenu,
11:19Franck Alizio
11:20viennent aussi de la droite
11:21et puis des personnalités
11:21qui viennent de la gauche
11:24comme Andréa Cotarac
11:25ou de la société civile
11:26comme Pascal Pirat.
11:27Elle parle d'un gouvernement
11:28quasiment d'ouverture.
11:29Ah bah,
11:30de toute façon,
11:30il faudra faire un gouvernement d'ouverture.
11:31Avec des ministres
11:32qui viendraient d'autres partis politiques
11:34qui avaient accession à l'Élysée.
11:36Vous avez raison,
11:36mais ça a toujours été l'esprit
11:37de Marine Le Pen.
11:38Déjà en 2022,
11:39elle avait démissionné
11:40du Rassemblement National,
11:41c'est Jordan Bardella
11:42qui avait pris l'intérim
11:43avant d'avoir été élu
11:45et réélu
11:45en bonne uniforme.
11:47En bonne et du forme,
11:48pardon.
11:49En bonne et du forme.
11:49En bonne et du forme,
11:50il a été rélu hier.
11:51Exactement,
11:51une très belle élection
11:52et je le salue
11:54et c'est la preuve
11:55de la confiance
11:55que le parti a aussi
11:57et Marine Le Pen
11:57en Jordan Bardella
11:58qui a bien été confirmée
11:59pour les ministres
11:59contrairement aux,
12:00comment dire,
12:01à une certaine presse
12:02qui ne cesse de faire campagne
12:03contre nous
12:03au lieu d'informer les français.
12:04Ce qui est dommage
12:05parce que quand je lis ce matin
12:06un certain nombre d'articles
12:08qui racontent n'importe quoi
12:10au lieu de raconter le fond,
12:11par exemple,
12:12Le Monde a dit
12:13qu'on voulait supprimer
12:14la couverture
12:14de maladies universelles
12:15qui n'existe plus d'ailleurs.
12:17Aujourd'hui,
12:17c'est la Puma
12:18pour les français
12:19les plus précaires.
12:20On n'a jamais voulu
12:20la supprimer.
12:21Donc quand le journal de référence
12:22raconte absolument n'importe quoi
12:23dans un papier,
12:24le reste est à l'avenant.
12:25Tout est bon
12:26dans une certaine presse
12:27et je le regrette
12:27pour la qualité du débat public,
12:29pour salir l'ERN
12:30et pour surtout
12:30donner de mauvaises informations.
12:32Et donc j'appelle
12:33les françaises et les français
12:34à aller s'informer directement.
12:36Vous êtes aussi au passage
12:37arrivé en tête
12:37de l'élection samedi
12:38des 100 membres
12:39du Conseil national
12:40devant Louis Alliot,
12:41devant Sébastien Chenu
12:42qui sont des historiques du parti.
12:44Vous avez été surpris
12:45de cette popularité
12:45Jean-Philippe Tanguy ?
12:46Oui, mais avec beaucoup
12:47d'humilité.
12:48Je remercie les militants,
12:50je salue tout le monde
12:50parce que nous,
12:51vous savez,
12:51on est une troupe.
12:52Tout le monde se soutient.
12:54C'est pour ça qu'on est aussi,
12:55je pense,
12:56populaire aujourd'hui dans le pays.
12:57C'est que les gens sentent
12:57une vraie cohésion
12:59au Rassemblement national,
13:00autour de Marine,
13:00autour de Jordan Bardella.
13:02Une troupe,
13:02ça a une connotation armée ?
13:04Non, une troupe,
13:05ça peut être le théâtre.
13:05C'est un côté militaire en tout cas.
13:06Oui, c'est pas ce que je voulais dire.
13:08Je voulais dire
13:10un groupe...
13:10Une troupe de théâtre.
13:10Oui, une troupe,
13:11ça peut être une troupe de théâtre.
13:12Non, mais dans le sens
13:13où il y a de la fraternité,
13:15il y a du compagnonnage,
13:17il y a de la solidarité entre nous.
13:19Et c'est vrai que parfois,
13:20nos opposants ne comprennent pas trop
13:21comment fonctionne le RN.
13:23Eux qui sont toujours animés
13:24par les dissensions,
13:25les haines internes,
13:26les motions,
13:27les courants,
13:27tous ces trucs
13:28qui n'intéressent personne
13:29à part eux-mêmes.
13:30Nous, on est tous unis.
13:31Donc, évidemment,
13:32je remercie les militants.
13:34Mais, comment dire,
13:36on est tous dans le même bateau
13:37pour la France.
13:38Le mouvement lycéen,
13:39le président Emmanuel Macron,
13:40Jean-Philippe Tanguier,
13:41affirme qu'il y aura
13:42des annonces concrètes
13:43aujourd'hui pour les lycéens.
13:44On parle d'une refonte
13:45de parcours sup,
13:46de l'ouverture de place
13:47à l'université,
13:48de manque de profs.
13:50Il y aura une conférence de presse
13:51dans l'après-midi.
13:52Et puis, il y a aussi
13:53le Premier ministre
13:53qui pourrait lâcher du lest
13:54sur le SMIC
13:55pour apaiser les syndicats.
13:57Il pourrait y avoir
13:57une revalorisation automatique
13:58dès le 1er novembre
13:59plutôt que le 1er janvier.
14:01Visiblement,
14:01ils ont compris
14:02qu'il y a urgence
14:03à lâcher du lest
14:03pour éviter
14:04que les scènes de violence
14:05ne se répètent indéfiniment ?
14:06Mais si le programme
14:08pour l'éducation
14:09s'est annulé
14:09tout ce qu'ils ont fait
14:10depuis 10 ans,
14:11bon, écoutez,
14:11tant mieux
14:11parce que parcours sup,
14:12ça ne fonctionne pas
14:13et qu'il faut que les profs
14:14soient déployés
14:15devant les élèves,
14:16évidemment,
14:16qu'il faudrait revoir
14:17la réforme du bac
14:18qui n'a pas du tout fonctionné,
14:19qui a beaucoup perturbé
14:20les agendas.
14:20Donc, tout ça,
14:21on y est favorable.
14:22Mais ça veut dire
14:22qu'encore sur ce sujet-là,
14:24la fin du macronisme
14:25va consister à annuler
14:27tout ce qu'ils ont fait
14:28et mal fait.
14:28Donc, en fait,
14:29c'est une fois plus
14:2910 ans pour rien
14:30avec Emmanuel Macron.
14:31Donc, le besoin de renaissance,
14:32y compris sur l'éducation
14:33avec Marine Le Pen,
14:34il est d'autant plus fort.
14:35Et sur les mesures sociales,
14:36c'est surtout qu'il faut
14:37libérer du pouvoir d'achat.
14:38C'est ce que vous demandez,
14:38on est d'accord sur le SMIC.
14:40La revalorisation du SMIC,
14:41si c'est pour écraser,
14:43comment dire,
14:44les entreprises
14:44et le fait qu'elles ne peuvent pas payer,
14:45là, tous les commerçants
14:46qui ont vu leur vitrine fracturée
14:50qui ne vont pas pouvoir faire
14:51de commerce
14:52jusqu'à Noël,
14:53ils vont payer comment
14:53la hausse du SMIC ?
14:54Donc, les mesures de Marine Le Pen
14:55qui consistent à baisser la TVA
14:57sur l'énergie,
14:58sur les produits de première nécessité,
15:00ce qui renvoie
15:0120 milliards d'euros
15:02en taux de pouvoir d'achat
15:04aux Françaises et aux Français,
15:04c'est beaucoup plus efficace
15:05parce que c'est l'État
15:06qui fait des économies,
15:07un État obèse
15:08qui dépense beaucoup trop d'argent
15:09et qui redonne leur argent aux Français
15:11sans obéir les marges de manœuvre
15:14des petites entreprises.
15:15Moi, aujourd'hui,
15:16je ne sais pas comment on va faire
15:17pour payer plus
15:18les petites entreprises.
15:19Elles ne peuvent pas le faire.
15:20Je veux dire,
15:20entre les charges,
15:21elle aussi,
15:21il y a la crise de l'énergie
15:22pour les petites entreprises.
15:24Tous les dégâts qu'il y a eu,
15:25il y a quand même eu 4 000 commerces
15:26qui ont été abîmés la semaine dernière.
15:27Combien encore a été abîmés ce week-end,
15:29même s'il y en a moins eu,
15:30il y a eu des commerces encore abîmés.
15:31Parce que le dispositif
15:32des forces de l'ordre
15:32était absolument énorme aussi.
15:35Oui, oui, mais il faut le reconnaître.
15:36Oui, oui, mais tant mieux.
15:37Mais moi, une fois plus,
15:38les forces de l'ordre,
15:38quand on leur donne des ordres clairs,
15:41elles font un travail remarquable.
15:42Mais je ne vois pas
15:43comment aujourd'hui,
15:43on peut augmenter le SMIC.
15:45On aimerait tous faire des gestes
15:48pour les Françaises et les Français.
15:49Mais je crois que la baisse
15:49de la TVA de Marine Le Pen,
15:51elle est beaucoup plus efficace
15:52pour ceux qui sont au SMIC
15:54et aussi pour les classes moyennes
15:55et pour les retraités.
15:56Le projet de loi
15:57casseur-payeur
15:58qui est inspiré
15:59du casse-du-part
15:59de Gabriel Attal
16:00arrive demain au Sénat.
16:02Marine Le Pen a affirmé
16:03que la grande révolution
16:04ne serait pas de nouvelle loi
16:05mais de rétablir l'état de droit
16:06avec plusieurs items.
16:08Vous allez le voter,
16:09juste tout simplement,
16:10ce texte-là,
16:11casseur-payeur ?
16:11Ah ben, ça vient
16:12d'une proposition de Marine Le Pen.
16:14Donc écoutez, nous,
16:14on vote tout ce qui va
16:15dans le bon sens,
16:15même si ce n'est pas parfait,
16:17tout ce qui permet
16:17d'améliorer la protection
16:19des Français,
16:19tout ce qui permet
16:19de faire payer les voyous
16:21et le cacher
16:22en s'ils sont mineurs
16:23leur famille,
16:24supprimer par exemple
16:25les allocations familiales
16:26pour les familles
16:27qui ont des voyous
16:29récidivistes
16:29en leur sein.
16:30Nous, on est totalement pour
16:31mais je dois dire
16:33qu'il leur manque
16:33souvent de courage
16:34et qu'entre les textes
16:35annoncés,
16:36les textes votés
16:36et surtout les textes
16:37appliqués ou pas appliqués,
16:39il y a de la marge
16:39et c'est pour ça
16:40qu'il faut voter aussi
16:41pour une personnalité
16:42courageuse
16:43comme Marine Le Pen
16:44parce que c'était le sens
16:45de ce que vous avez cité,
16:46à savoir,
16:47il ne suffit pas
16:47de re-voter des lois
16:48ou de voter toujours
16:49plus de lois,
16:50il faut faire appliquer
16:51des lois
16:51l'ordre public
16:52et il faut que les mesures
16:53soient suivies
16:54parce que les effets d'annonce,
16:55je pense que les Français
16:56en ont soupé.
16:57Mais l'État de droit,
16:58elle veut restaurer
16:59l'État de droit,
17:00à la fois vous le décrivez
17:01et à la fois vous voulez
17:02le restaurer.
17:03Voilà la cohérence.
17:03Parce que pour Marine Le Pen,
17:05l'État de droit,
17:06c'est un État
17:06qui assure la sécurité.
17:07Le premier droit
17:08des Françaises et des Français,
17:09c'est le droit
17:10à la sécurité,
17:11à l'intégrité physique,
17:12à la défense
17:13de son commerce
17:14ou de son patrimoine.
17:15C'est une justice
17:16qui fonctionne
17:16avec des moyens clairs,
17:18avec des moyens solides
17:20et qui peut appliquer des peines.
17:21Parce qu'un État de droit,
17:22c'est-à-dire
17:22si vous êtes condamné
17:23à une peine
17:23et qu'elle n'est jamais appliquée,
17:24ce n'est pas un État de droit.
17:25C'est un État de droit
17:26des voyous.
17:27Et aujourd'hui,
17:28l'État de droit,
17:29c'est un slogan
17:29pour nos adversaires politiques,
17:31c'est un mantra.
17:31Mais quand il n'y a pas
17:32de place dans les prisons,
17:33quand il n'y a pas
17:34de peine appliquée,
17:40pour des voleurs,
17:41des pilleurs,
17:42des casseurs
17:42et qu'à la fin,
17:43il se retrouve
17:43avec quelques mois
17:44de sursis
17:45ou des travaux
17:46d'intérêt général,
17:47ce n'est pas l'État de droit,
17:48c'est l'État des voyous.
17:50Jean-Philippe Tanguil,
17:50il y a aussi la question
17:51de la crise financière
17:52qui menace la France,
17:53la dette dont on connaît
17:55le montant pharaonique.
17:56L'agence de notation
17:57Maudis a maintenu.
17:58Vendredi,
17:59c'est la note de la France
18:00avec une perspective négative.
18:02C'est un soulagement pour vous ?
18:03C'est un simple sursis
18:04avant que le coup prenne tombe
18:05s'il doit tomber
18:06avant la présidentielle.
18:08Comme patriote,
18:09on ne peut qu'être content
18:10parce que ça évite
18:11que les Français paient
18:12encore plus d'intérêt
18:13et que la situation
18:13soit dramatique.
18:14Donc moi,
18:14je ne vais pas me demander
18:16une sanction de la France.
18:17Bien au contraire,
18:18mais ce qui m'inquiète,
18:19c'est que les taux d'intérêt
18:20auxquels on emprunte réellement
18:21n'ont en fait plus de rapport
18:22avec les notations
18:23que nous donnent les agences.
18:25Donc moi,
18:25ce grand écart m'inquiète
18:26parce que ça veut dire
18:27que les agences
18:28accordent un traitement
18:29étrange,
18:30obscur
18:30au gouvernement français
18:32par rapport à la réalité
18:33des marchés.
18:34Donc moi,
18:34je ne suis pas pour la politique
18:35du pire,
18:36donc je ne vais pas me appeler
18:37à sanctionner la France,
18:38mais j'appelle nos compatriotes
18:39à la vigilance.
18:40Aujourd'hui,
18:41on emprunte au-dessus de 5%,
18:42ce qui veut dire
18:43que pour les marchés,
18:44on est mal noté en fait.
18:46Un dernier mot,
18:47peut-être plus anecdotique,
18:48Jean-Philippe Tanguy,
18:49les paroles de la Marseillaise
18:50ont été modifiées hier
18:51lors de la match
18:51de football américain
18:52au Stade de France.
18:54L'hymne avait été entonné
18:55lors de l'avant-match
18:56par la chanteuse franco-canadienne
18:58Ninja Tonji.
19:00Ça vous a surpris
19:01ce changement de l'hymne ?
19:03France unie ?
19:04C'est indigne.
19:05On ne touche pas
19:06à la Marseillaise,
19:07on ne touche pas
19:07à l'hymne d'aucun pays,
19:08en particulier l'hymne de mon pays.
19:10Un sang unie,
19:11au lieu d'un sang impur.
19:12Mais oui,
19:13je pense aussi
19:14que ça démontre
19:15un manque de culture
19:16ou un manque de civisme
19:17parce que le sang impur
19:18dans la Marseillaise
19:20renvoie à la lutte
19:21du tiers-État
19:23contre les nobles
19:23puisque les nobles
19:24revendiquaient à sang pur
19:25contre le peuple français.
19:26C'est le peuple français
19:27qui revendique
19:28son propre sang
19:29et qui aussi répand
19:30le sang des ennemis
19:31de la Révolution
19:32et de la France
19:32qui n'a rien à voir
19:33sans doute
19:34avec le délire raciste
19:36à qu'elle pense cette dame
19:37parce que j'imagine
19:38que si elle a changé
19:38ce terme,
19:39c'est qu'elle n'a pas compris.
19:40C'est raciste de dire
19:40juste le sang-lire ?
19:41Non, je pense qu'elle n'a pas compris
19:42le sens de la Marseillaise
19:43et la Marseillaise
19:44a souvent été attaquée
19:45par la gauche
19:46sur ses paroles.
19:47Ce sont des gens
19:47qui ne comprennent pas
19:48le contexte historique
19:49de la Marseillaise,
19:50qui ne comprennent pas
19:51l'histoire de France
19:51et c'est un peu plus ironique
19:53parce que c'est un chant
19:54qui vient de la gauche,
19:55en tout cas
19:56qui vient de révolutionnaires
19:57qui étaient pour l'égalité,
19:58la liberté et la fraternité
20:00et que ça se retrouve sali
20:01par des wokistes
20:02et des gens
20:02qui ne connaissent pas
20:03l'histoire de France.
20:04Mais l'unification,
20:04la France a pésée,
20:05c'est bien ce que veut
20:05Marine Le Pen.
20:06Oui, mais ce n'est pas
20:07en salissant l'hymne national
20:09qu'on va faire l'union nationale.
20:10C'est pas le modifier.
20:12Modifier cette parole,
20:13vous verrez,
20:13si on l'interroge,
20:14je suis sûr
20:15que c'est parce que
20:16cette dame
20:17n'a pas compris
20:18ou a été désinformée
20:19sur le sens
20:19de l'hymne national
20:20et c'est aussi
20:21le problème aujourd'hui
20:22de beaucoup
20:23de désinformations
20:24sur la culture
20:25et l'histoire de France
20:26où on raconte n'importe quoi
20:27comme par hasard
20:28aux Etats-Unis.
20:29Souvent,
20:29l'influence wokiste
20:30détourne l'histoire de France
20:32avec la vision américaine
20:33et la ségrégation
20:34et le racisme
20:35de la société américaine
20:36n'a jamais sali
20:37l'histoire de France.
20:38Merci Jean-Philippe Tanguy
20:39pour votre grande interview
20:40sur CNews et sur Europe 1.
20:41Bonne journée à vous.
20:42Merci Laurence Ferrari.
20:44Merci Jean-Philippe Tanguy.
20:45Il est 8h33
20:46sur Europe 1.
20:47Alexandre Le Maire.
20:48Dans la prochaine demi-heure,
20:49Philippe Vall,
20:50signature Europe 1.
20:51Philippe vient vous parler ce matin
20:52des soutiens étrangers
20:54à nos manifestants.
20:55Dans un instant,
20:56la météo.
20:57A tout de suite.