00:00Europin C News, Laurence Ferrari.
00:03Et notre invitée ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europin, c'est Jean-Philippe Tanguy.
00:07Bonjour à vous.
00:08Bonjour à la Ferrari et bonne rentrée à tous.
00:10Absolument, on est ravis de retrouver nos téléspectateurs et nos auditeurs.
00:12Vous êtes députée du Rassemblement National de la Somme.
00:15Marine Le Pen fait sa rentrée cet après-midi face aux patrons du MEDEF qui sont réunis
00:20pour être éclairées sur ce que vous allez proposer en termes économiques.
00:23Est-ce que votre programme économique éclaire ?
00:25On a l'impression qu'il y a beaucoup de flou autour de vos programmes.
00:28Évidemment, quand tout c'est flou, vous le savez, c'est qu'il y a un loup.
00:30Non, au contraire, je pense qu'il est très clair pour les Françaises et les Français.
00:34C'est un programme qui a tout de suite resté sur le produire en France,
00:36sur la valorisation de l'entrepreneuriat.
00:39Sur la retraite, ce n'est pas très clair encore, monsieur.
00:40Oui, mais vous savez, là, c'est comment on produit des richesses en France ?
00:44Comment on encourage les entrepreneurs à avoir confiance dans notre pays ?
00:47Comment les salariés sont mieux payés, mieux valorisés ?
00:49Comment on relance l'innovation, la recherche dans notre pays ?
00:53Comment les marchés publics, l'impôt des Français favorisent les entreprises françaises ?
00:57Comment on simplifie tout ?
00:58Finalement, les problèmes que vivent les Français au quotidien,
01:00c'est aussi les problèmes des entrepreneurs.
01:02La bureaucratie, les lourdeurs administratives, le poids des taxes,
01:06tout le monde est sur le même bateau et sur les retraites.
01:08Nous, on assume.
01:09Vous savez qu'ils sont 82% à dire qu'ils sont inquiets du programme économique des candidats, en général.
01:13Je comprends avec tout ce qu'ils se sont pris dans la tronche, si vous voulez.
01:15Non, mais votre programme ne les rassure pas.
01:16Non, mais c'est une question, parce qu'on a eu accès à ce sondage également,
01:19c'est une question sur l'ambiance économique générale.
01:22Et effectivement, aujourd'hui, les entrepreneurs n'ont pas confiance dans l'État, en général,
01:27dans la politique.
01:28Vous avez raison, les hommes et les femmes politiques, en général,
01:30parce que tout ce qui vient d'eux n'est que réglementation, n'est que lourdeur,
01:33n'est que taxes, n'est que contraintes.
01:35Taxes, charges ?
01:35Oui, charges, mais ils ne sont pas défendus aussi face à la concurrence déloyale,
01:40parce qu'on pourrait avoir un État qui pourrait coûter un peu cher,
01:42mais qui assure des services de qualité, une protection de qualité, on n'a rien.
01:45Vous avez voté une taxe sur les multinationales ?
01:48Non, ce n'était pas une taxe, mais ça, on l'expliquera aussi.
01:50C'était un processus anti-fraude qui permet de...
01:52C'est exactement une taxe.
01:54Non, ce n'est pas une taxe du tout, la Ferrari.
01:55Non, mais ça, je connais bien le sujet, pour le coup.
01:57Oui, je sais, vous êtes le monsieur économique des RL.
01:58Non, mais au-delà de ça, c'est une mesure qui vient des souverainistes.
02:01Il se trouve que cette fois, l'amendement lui-même venait de la gauche.
02:03En fait, c'est une vieille mesure de patriotisme économique
02:06qui consiste à ce que le Starbucks, qui ne paie pas d'impôts,
02:09paie des impôts pendant que votre café du coin,
02:11il paie des impôts plein pot.
02:12Parce que la fraude, elle est payée par qui ?
02:15Elle n'est pas payée par l'État.
02:16Elle est payée par les données de gens.
02:17Donc, il faut toujours lutter contre la fraude.
02:18Il faut toujours payer par les données de gens.
02:20Absolument, mais bon, vous pouvez aussi vous retourner
02:22contre des gens qui abusent du système.
02:24C'est le cas de beaucoup de fraudeurs,
02:25mais c'est aussi le cas d'un certain nombre de multinationales
02:27qui ne paient pas leur juste part.
02:29Or, il faut quand même aussi, parce qu'il ne faut pas faire de la démagogie,
02:31il faut aussi financer les routes, il faut financer la police, l'armée.
02:34Il y a quand même des services publics à financer.
02:35Donc, il faut faire le ménage, il faut faire un grand ménage.
02:38Marine Le Pen a parlé des écuries d'ogias des comptes publics.
02:42Vous savez, c'est ce mythe herculéen.
02:43Il fallait faire un grand nettoyage parce qu'il y a un mélange,
02:46il faut bien le dire, de lourdeur, mais aussi de bordel.
02:49C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous, en tant que commissaires aux finances,
02:53quand les ministres macronistes viennent nous présenter les choses,
02:55on ne comprend même plus où va l'argent.
02:57On ne sait plus où va l'argent dans notre pays.
02:59On sait qu'on paye très cher les contribuables,
03:01mais on ne sait pas où va l'argent.