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Budget : «Il faut faire de véritables économies», l'appel de Jean-Philippe Tanguy à Sébastien Lecornu
Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national de la Somme et président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale, répond aux questions de Laurence Ferrari.
Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national de la Somme et président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale, répond aux questions de Laurence Ferrari.
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00:00La grande interview Europe 1 CNews, Laurence Ferrari.
00:04Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Jean-Philippe Tanguy.
00:08Bonjour à vous.
00:09Bonjour Anne-Philippe.
00:10Député du Rassemblement National de la Somme.
00:12Est-ce qu'Emmanuel Macron est sourd à la colère des Français ?
00:14On sait qu'il est très occupé à l'international.
00:16Son gouvernement a présenté hier de nouvelles aides pour les Français les plus touchés par la flambée des prix.
00:20On parle de prolongation, d'élargissement à 5,5 millions de personnes du dispositif gros rouleurs.
00:26Pareil pour les pêcheurs.
00:27Est-ce que c'est suffisant pour vous ?
00:28Non absolument pas, mais je pense qu'en fait M. Macron, depuis maintenant dix longues années,
00:33a une forme de plaisir à ne pas obéir aux Français, à ne pas les entendre.
00:38Il a une forme de supériorité morale, à ne pas être présent pour nos compatriotes.
00:43Alors il doit s'exprimer jeudi soir. Vous en attendez quelque chose ?
00:45Peut-être, mais moi tout est possible.
00:47Écoutez, c'est le Président de la République, il a été élu et réélu par les Français.
00:51Évidemment, je le regrette, mais à tout moment on peut espérer une bonne décision,
00:55comment dire, une prise de conscience parce que là l'économie est vraiment au bord de l'effondrement
01:00car le pouvoir d'achat évidemment s'est effondré avec plus de six mois de crise pétrolière
01:05qui se répand aussi sur d'autres secteurs d'activité.
01:09Ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler au quotidien n'en peuvent plus.
01:12Ceux qui ont besoin de leur voiture pour conduire leurs enfants à leur voir leurs proches n'en peuvent plus.
01:15Et l'économie elle-même est très fragilisée parce que les agriculteurs ont fait l'essentiel de leurs récoltes,
01:21des mauvaises récoltes avec des prix du carburant très hauts, des prix des engrais très hauts qui sont liés aussi
01:25à ceux du carburant.
01:26La FDSEA demande le doublement des aides aux agriculteurs.
01:29Mais ils ont raison parce que là ce n'est pas une aide.
01:31En l'occurrence, c'est vraiment un moyen d'aller travailler puisque pour faire vos récoltes, pour semer, pour entretenir
01:37les gens,
01:38vous avez besoin d'outils agricoles qui fonctionnent au gazole.
01:41Donc ce n'est pas suffisant pour vous ?
01:42Non mais il n'y a aucune prise de conscience, vous voyez par exemple.
01:45Mais vos mesures avant elles sont assez coûteuses.
01:46La baisse de la taxe des carburants, de la TVA sur les carburants de 20 à 5,5,
01:50ça coûte quand même quelques milliards d'euros, entre 13 et 15 milliards d'euros.
01:53Ah oui, mais c'est un coût important mais c'est rien par rapport à la dépense publique
01:57puisque effectivement ce serait baisser la TVA de 20 à 5,5 et annuler la hausse des impôts qu'avait
02:03décidé M. Philippe en 2018.
02:05Ça coûte effectivement entre 15 et 16 milliards d'euros.
02:08C'est 1% de la dépense publique.
02:10Et comment vous l'utilisez ça ?
02:11Mais vous avez, et on présentera avec Marine Le Pen et Jordan Bardella début octobre,
02:15notre contre-budget, la trajectoire de réduction des déficits.
02:19Faire 1%, on fera sur 5 ans 125 milliards de baisse des dépenses publiques en moins.
02:24Vous imaginez que l'État français n'est pas capable de faire 1% d'économie pour rendre leur argent
02:32aux Françaises et aux Français.
02:33C'est consternant.
02:34L'État français, comment dire, la bureaucratie française est profondément malade.
02:381% d'économie pour empêcher l'économie française de s'effondrer en baissant les impôts sur le carburant.
02:44Vous vous financeriez ceci, la dépense que vous proposez, par la baisse des aides sociales aux étrangers, la contribution de
02:51l'Union Européenne.
02:52Par exemple, oui.
02:53Et le fond vert, c'est ça, ça suffirait ?
02:54Ah ben là, en l'occurrence, ça suffit largement, puisque là, avec les mesures que vous avez citées, on est
02:58déjà à plus de 35 milliards d'économies.
03:00Mais il y a beaucoup d'autres économies sur la simplification du millefaille territorial, la fin de la bureaucratie, la
03:06dénormalisation,
03:08tout un tas d'abus à droite à gauche que nous allons nettoyer.
03:11D'ailleurs, Marine Le Pen avait parlé de l'État français, de la bureaucratie française, comme les écuries d'Ogias.
03:16Et c'est vrai qu'à tous les échecs de l'État, dans les collectivités territoriales, dans la sécurité sociale,
03:21dans les agences innombrables,
03:23vous avez des gaspillages.
03:25Rien n'est tenu.
03:26Le désordre qu'on voit dans la rue, c'est un désordre qu'on voit dans les comptes.
03:29L'État français n'est pas tenu par les macronistes qui font n'importe quoi.
03:33Il y a ce qu'on appelle une dérive des dépenses.
03:36Constatée depuis des années.
03:38Absolument, absolument.
03:38Mais qui s'est amplifiée depuis cinq ans.
03:42Il y a une perte d'autorité de l'État et des ministres sur les dépenses elles-mêmes.
03:46Je vais vous donner un exemple.
03:47M. Lecornu a annoncé la semaine dernière un chiffre très important d'économie.
03:52Alors évidemment, tout le monde se dit, incroyable, il se passe quelque chose.
03:55Et en fait, une fois que la poussière de la communication se dégonfle,
03:58il y a en fait zéro économie et 9 milliards de hausses d'impôts pour le moment.
04:02Et c'est exactement ce qui s'est passé l'année dernière.
04:04C'est ce qui s'est passé il y a deux ans, il y a trois ans,
04:06et il y a depuis cinq ans et depuis qu'Emmanuel Macron est là.
04:09Mais il y a un sujet, par exemple, qui ne coûterait rien.
04:11C'est les réserves stratégiques de pétrole.
04:13Ça fait six mois que le Rassemblement National met le sujet sur la table.
04:17Nous avons entre trois et quatre mois de réserves.
04:19Par exemple, ce serait très utile pour les marins pêcheurs, pour les agriculteurs.
04:22De les débloquer maintenant ?
04:24Mais d'être démunis peut-être dans quelques mois, si la pèse des prix ne se comprennent pas ?
04:29Je ne dis pas qu'on peut ouvrir les vannes pour toutes les Françaises et les Français.
04:32C'est pour ça qu'on a la mesure sur les taxes pour les Françaises et les Français.
04:35Mais vous savez que les agriculteurs ont peu de taxes sur le carburant,
04:38que les marins pêcheurs n'en ont pas.
04:39Donc, le seul moyen pour que ça ne coûte pas de l'argent,
04:42qu'on ne subventionne pas directement le carburant,
04:44c'est d'utiliser ces réserves qui ont été constituées à des prix très bas,
04:47puisque le coût moyen des réserves, c'est 40 dollars le baril.
04:51Contre aujourd'hui, 90, 110.
04:53Vous avez bien compris qu'Emmanuel Macron et son gouvernement disent
04:55que ce ne sont pas des problèmes qui sont liés à notre gouvernance,
04:59ce sont des problèmes extérieurs liés à la guerre en Iran,
05:02le blocage du Détroit d'Hormuz, à la guerre en Ukraine.
05:04En fait, c'est facile de se dédouaner de cette sorte ?
05:07Non, mais vous avez raison.
05:08On n'accuse pas Emmanuel Macron d'être responsable de la crise dans le Détroit d'Hormuz.
05:12Ce serait ridicule.
05:13Par contre, on l'accuse et surtout on constate
05:15de ne pas avoir pris des dispositifs pour anticiper la crise
05:19à partir du moment où l'Ukraine a été attaquée et envahie en 2022
05:22et que ça avait révélé les faiblesses de l'Europe et de la France des dépendances,
05:26notamment sur les raffineries au diesel,
05:27puisque la Russie détenait un nombre très important de raffineries de diesel
05:31et vous savez que le parc automobile français est très exposé au diesel
05:33puisqu'on a à peu près 3 à 4 fois plus de véhicules diesel que de véhicules essence.
05:39Eh bien, il fallait renforcer les raffineries en France et en Europe.
05:42On a quand même eu 4 ans pour le faire.
05:444 ans, ce n'est pas négligeable.
05:45Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Rien du tout.
05:47Ils ont continué à affaiblir les raffineries en France
05:50et donc on est devenu extrêmement dépendant de tous les prix.
05:52J'entends les uns et les autres qui critiquent à juste titre
05:54les marges excessives des raffineurs.
05:56Pourquoi ils peuvent prendre des marges excessives ?
05:58Parce qu'il n'y a pas assez de raffineries tout simplement.
06:00On est passé de 24 à 6 en quelques années.
06:01Absolument et que sur les 6 qui nous restent en France,
06:04il y en a quand même 2 ou 3, je ne sais plus,
06:06qui se sont beaucoup transformés en raffineries sur les plus carburants.
06:09Vous voulez taxer les marges que se font les raffineurs ?
06:11On va regarder s'il y a des marges excessives des rentes.
06:16Donc c'est des abus de position dominante.
06:17On est à la frontière quand même de l'illégalité.
06:20Donc s'il y a des abus de position dominante,
06:21il faut appliquer la loi et prendre des sanctions évidemment.
06:24Mais il ne faut arrêter de blablater.
06:26Comme le fait la gauche, l'essentiel des raffineries
06:28sont à l'extérieur des frontières françaises.
06:31Le diesel, je crois qu'on importe à peu près la moitié
06:33de ce qu'on consomme en France.
06:35On peut s'agiter sur nos sièges comme M. Mélenchon
06:37en criant « taxe, taxe, taxe ».
06:38Il ne taxera rien du tout.
06:39Et à la fin, il y aura moins de carburant
06:41et ça coûtera plus cher.
06:42Parce que ce que dit M. Mélenchon,
06:45ces déclarations plus ahurissantes les unes que les autres
06:48sur l'annulation de la dette,
06:49sur le fait de taxer un certain nombre de produits,
06:53ça crée des tensions sur le marché.
06:54Et c'est les Français qui les payent
06:55parce qu'on importe ces produits.
06:57Je le regrette.
06:57On est dépendant pour notre dette des investisseurs étrangers.
07:00Je le regrette.
07:01C'est le bilan d'Emmanuel Macron.
07:03Et on est dépendant des importations de carburant.
07:05Et donc, insulter les marchés, en l'occurrence,
07:07sans proposer de solution concrète,
07:09ça fait augmenter les prix.
07:10Qu'est-ce que vous dites ?
07:10Et c'est les Français qui payent.
07:11Pas M. Mélenchon.
07:11Philippe Tanguy, à nos auditeurs et téléspectateurs
07:13ce matin sur CNews et sur Europe 1.
07:15Attendez mai 2027,
07:17si jamais le RN accède au pouvoir.
07:19Là, il y a un budget qui va être proposé.
07:21Est-ce que vous allez le voter ?
07:22Marine Le Pen dit plutôt un budget imparfait
07:24que pas de budget.
07:25Donc en fait, prenez votre mal en personne.
07:27C'est ce que vous dites aux Français ?
07:28J'espère qu'on va être entendus.
07:30J'espère qu'on va réussir à faire comprendre
07:31à M. Le Cornu
07:32qu'il faut faire des vraies économies
07:33pour financer des vraies baisses d'impôts
07:35et redonner de l'air aux Françaises et aux Français.
07:38Il faut vraiment...
07:38Il vous tend la main sur la baisse
07:39des prestations sociales pour les étrangers ?
07:41Oui, il y a un certain nombre de victoires.
07:42Les agences et opérateurs ?
07:44Un peu de nettoyage ?
07:44C'est des petites mesures
07:45parce qu'en fait,
07:45il économise des quelques centaines de millions
07:47par-ci sur l'immigration,
07:48quelques centaines de millions par-là
07:50sur les énergies intermittentes.
07:51Tant mieux.
07:51Bon, c'est des victoires idéologiques importantes
07:53parce que la remise en cause des contrats
07:55sur les énergies intermittentes,
07:56les éoliennes et le solaire,
07:57ça va coûter quand même 14 milliards d'euros
07:59aux Françaises et aux Français.
08:0114 milliards d'euros.
08:02Donc, vous voyez,
08:02c'est à peu près le même montant
08:03que pour soulager les taxes sur le carburant
08:06aux Françaises et aux Français
08:07pour une énergie dont on n'a pas besoin
08:09puisqu'on surproduit de l'électricité
08:11et nos réacteurs nucléaires,
08:12ils ont 100 TWh sous le pied,
08:15s'il vous plaît,
08:17pour prendre le relais.
08:18Donc, c'est n'importe quoi.
08:19On est dans la corruption pure et simple.
08:21Sur les marchés des énergies renouvelables,
08:23on finance des trucs
08:24dont on n'a absolument pas besoin
08:25très très cher.
08:27Mais ils nous donnent raison
08:28sur le fait qu'on peut annuler les contrats.
08:29Parce qu'aux dernières élections présidentielles,
08:31la dernière élection présidentielle,
08:32soi-disant, c'était impossible.
08:33On ne pouvait pas y toucher.
08:34Ah, ne touche pas aux Grisby, ça c'est sûr,
08:36puisque toucher aux Grisby,
08:37c'était 14 milliards d'euros
08:38d'argent public détourné par des lobbyistes.
08:40Donc, ça veut dire que, petit à petit,
08:42l'exécutif vient sur vos positions.
08:43C'est une main tendue au RN
08:44pour que vous ne votiez pas
08:45la censure du budget ?
08:46Est-ce que c'est ce que vous allez faire ?
08:47Je ne sais pas si c'est une main tendue.
08:49C'est une reconnaissance
08:50de la justesse des analyses
08:51de Marine Le Pen
08:52et de Jordan Bardella
08:52sur l'immigration.
08:53C'est pareil.
08:54On nous expliquait que c'était raciste,
08:56xénophobe, épouvantable
08:57de mettre des conditions
08:58pour toucher des aides sociales.
09:00Finalement, ils découvrent
09:00qu'il faut mettre des conditions.
09:01Donc, voyez bien
09:02que tout ce cinéma
09:03qui ne vise en fait
09:04qu'à salir le Rassemblement national,
09:06à ne pas avoir un débat de fond,
09:08et on le paie très cher aujourd'hui,
09:09parce que si ces mesures,
09:10même modestes,
09:11avaient été prises il y a 5 ans,
09:12une mesure à 300 millions
09:14la première année
09:14sur 5 ans,
09:15elle rapporte 1,5 milliard.
09:16Bref, donc c'est dommage,
09:17parce que ce que disaient
09:18Marine Le Pen
09:19et Jordan Bardella
09:19sur le fond
09:20faisaient progresser le débat
09:21et surtout protéger
09:22les Françaises et les Français.
09:23Donc là, on va voir.
09:24Donc, pas de décision aujourd'hui
09:26sur la censure ou pas ?
09:27On a toujours procédé comme ça.
09:29On regarde le texte
09:29qu'on n'a toujours pas.
09:30On a des rumeurs
09:31et des informations
09:32qui ne vont pas dans le bon sens.
09:34Et après, on défend
09:35les Françaises et les Français
09:35au Parlement.
09:36Notamment les retraités ?
09:37Oui, bien sûr.
09:38Ligne rouge, on ne leur fait pas
09:40peser le moindre poids
09:42sur leurs épaules ?
09:43Moi, je suis très choqué.
09:43Même sur 6 milliards d'euros ?
09:45Et d'ailleurs,
09:45j'ai fait plusieurs meetings
09:47cette dernière semaine.
09:48Moi, je suis très content
09:49de la réponse
09:49des Françaises et des Français
09:50face à cette discrimination.
09:52C'est-à-dire qu'avant,
09:53la gauche opposait
09:54les travailleurs
09:55et les entrepreneurs,
09:56les personnes modestes
09:58et les privilégiés,
09:59les jeunes.
09:59Et maintenant,
10:00M. Macron et la gauche
10:01accusent les jeunes
10:02contre les vieux,
10:03les vieux contre les jeunes.
10:04On ne va pas diviser
10:05les familles comme ça.
10:06C'est très choquant
10:07de dire à un jeune
10:08qui galère dans sa vie,
10:10c'est la faute peut-être
10:10de tes grands-parents
10:11qui ont une retraite
10:12après avoir travaillé
10:12toute leur vie.
10:13C'est très choquant
10:13parce que c'est vraiment
10:15diviser les Françaises
10:15et les Français
10:16en choisissant des boucs émissaires.
10:17Les retraités,
10:18ils ont cotisé,
10:18ils ont travaillé,
10:19ils ont créé de la richesse,
10:21ils ont une retraite
10:21qui n'est pas très importante.
10:23Et quand on entend
10:23M. Lescure qui dit
10:24dire qu'à 2 000 euros,
10:25on vit bien.
10:27Madame Ferrari,
10:27je vous écoute souvent,
10:29je sais que vous êtes
10:31ancré dans le réel
10:31et que vous venez d'une famille
10:33où on savait
10:33qu'un sou était un sou.
10:352 000 euros,
10:36on vit bien en France
10:36avec la mutuelle
10:38quand on a plus de 70 ans,
10:39entre 150 et 200 euros,
10:41un loyer entre 600 et 200.
10:42C'est honteux de dire ça ?
10:43C'est honteux,
10:44surtout quand M. Lescure,
10:45tant mieux pour lui,
10:46il n'a pas de problème
10:47dans sa vie,
10:47il est multimillionnaire.
10:48Je ne suis pas jaloux,
10:49je ne suis pas aigri,
10:50mais quand on a la chance
10:51ou le privilège
10:52d'avoir beaucoup de moyens
10:53dans sa vie,
10:54on ne crache pas au visage
10:55des Françaises
10:56et des Français
10:56des classes moyennes
10:57et populaires
10:58qui essaient de s'en sortir
10:59avec 2 000 euros,
11:00avec le plein
11:00qui est à 100 euros.
11:01Non mais franchement,
11:02il devrait présenter
11:04ses excuses
11:04parce qu'il va avoir
11:05un rôle important
11:06dans les mois à venir
11:07sur le budget
11:08et donc,
11:09pour demander sans doute
11:10des efforts
11:10aux Françaises et aux Français,
11:12on ne peut pas commencer
11:13une période budgétaire
11:14avec des difficultés
11:15qu'on connaît,
11:1510 ans de macronisme,
11:17en insultant
11:17les classes moyennes
11:18et populaires.
11:18Jean-Philippe Tanguy,
11:19on est sur CNews
11:19et sur Europe 1.
11:20Jérôme Guedj,
11:20candidat socialiste
11:21à la primaire de la gauche
11:23qui était hier à votre place,
11:24déplore que le gouvernement
11:25se tourne désormais
11:26vers le RN
11:27et non plus vers les socialistes
11:29pour cette confection
11:30du budget.
11:31Il dit qu'ils sont
11:31les meilleurs garants
11:32de la justice sociale.
11:33Que lui répondez-vous ?
11:35Ils sont dans ce processus
11:36de primaire de la gauche
11:37qui s'annonce
11:38assez mouvementé.
11:39Écoutez,
11:39je pense que ça avait échappé
11:40à une majorité de Français
11:41que les socialistes
11:42défendaient la justice sociale.
11:43Je rappelle que
11:44quand ils étaient au gouvernement,
11:45ils ont augmenté les taxes
11:46sur le carburant.
11:47C'est Mme Royal
11:47qui fait un grand retour
11:49la plus démagogique possible
11:51en expliquant
11:51qu'elle est contre
11:52les taxes sur le carburant.
11:53Quand elle était ministre
11:53de l'écologie,
11:54elle a augmenté les taxes
11:55sur le gazole
11:56pour les aligner
11:56sur l'essence.
11:57Elle s'est mise
11:58sur une trajectoire
11:59de la fameuse taxe carbone.
12:00C'est les socialistes
12:01qui...
12:01Elle a annulé l'éco-taxe aussi
12:02qui nous avait valu
12:03les bonnets rouges.
12:04Ça, elle en est très fière.
12:05Elle a augmenté les taxes
12:06pour les Françaises
12:07et les Français
12:08et les familles.
12:09Donc tout ça,
12:09c'est n'importe quoi.
12:11Quand il y avait François Hollande
12:12avec M. Guedl et ses amis,
12:14c'était des records d'impôts
12:15sur les classes moyennes.
12:16C'est eux qui ont supprimé
12:17l'universalité
12:18des allocations familiales
12:20qui a fait beaucoup de mal
12:20aux classes moyennes,
12:22aux familles françaises.
12:22Il y a eu une chute
12:23de la natalité
12:24quand François Hollande
12:25avait annoncé
12:26cette rupture
12:27de l'universalité
12:28des allocations familiales
12:29qui était un acquis
12:30de la résistance.
12:31Qui était un acquis
12:31de la résistance
12:32et pour gagner trois copecs,
12:33ils ont annulé
12:34un acquis de la résistance.
12:34Jean-Luc Mélenchon,
12:35Jean-Luc Tanguy,
12:36est-ce que les socialistes,
12:37cette primaire,
12:37c'est une façon
12:38d'être les supplétifs
12:39de Jean-Luc Mélenchon ?
12:40Parce qu'il y a des lignes rouges
12:40qui sont tracées,
12:41notamment par M. Guedl qui dit
12:42pas d'alliance avec LFI.
12:44Mais pas du tout.
12:44Vous savez, moi,
12:45j'attends un engagement
12:46de M. Guedl,
12:47c'est que si M. Mélenchon
12:49devait aller au deuxième tour,
12:51qu'il n'accepterait
12:52aucune responsabilité
12:53gouvernementale
12:53de M. Mélenchon.
12:54Parce qu'ils sont amis,
12:55ils sont amis depuis très longtemps.
12:56Vous savez que M. Guedl avait préparé
12:58l'ENA, je crois,
12:58dans le bureau de sénateur
13:00de M. Mélenchon.
13:02Depuis la rupture et consommer.
13:03Oui, on verra, voilà.
13:04Mais que M. Guedl ne s'engage
13:06pas seulement
13:06par une alliance avec LFI
13:07à ne pas venir au secours
13:09de M. Mélenchon
13:09pour faire oublier
13:11un certain nombre
13:11de déclarations scandaleuses
13:13sur lesquelles, d'ailleurs,
13:13M. Guedl a été courageux.
13:15Mais avec les socialistes,
13:16je crains toujours le pire.
13:17C'est courageux
13:18pour faire des voix
13:19au premier tour
13:19et c'est très lâche
13:21au deuxième tour
13:21pour obtenir un poste de ministre.
13:23Dans les deux cas,
13:23c'est pour leur pomme.
13:24François Hollande serait
13:24un adversaire redoutable
13:26pour Marine Le Pen.
13:27Il faut prendre avec sérieux.
13:28Il a été président de la République.
13:29Il a déjà été élu
13:30par une majorité
13:31de Françaises et de Français.
13:33Son bilan était calamiteux.
13:35Je rappelle que M. Hollande
13:37c'est quand même quelqu'un
13:37qui prétend pouvoir discuter
13:40avec virilité
13:41contre M. Poutine
13:42et qui s'y fait humilié
13:43par Léonarda.
13:44Très bien.
13:45Ça, c'est une punchline pour lui.
13:47Est-ce que vous aussi,
13:49vous avez été à nouveau insulté
13:50récemment par des individus
13:52après avoir été comparé
13:53à un rat,
13:54à nouveau des menaces de mort
13:55sur les réseaux sociaux.
13:56On est des centaines
13:57à vouloir ta peau.
13:58On ne te loupera pas.
13:58Tes paroles ne resteront pas impunies.
14:00Vous allez porter plainte ?
14:01Oui, bien sûr.
14:02Je porte systématiquement plainte.
14:04Je vous remercie
14:05de noter ces menaces
14:07puisque j'en suis à plus de 600 plaintes
14:09en quatre ans
14:10pour menaces de mort,
14:11menaces de viol,
14:12menaces de me péter la gueule.
14:13Bon, voilà.
14:14Ça, c'est le combat politique,
14:15malheureusement,
14:16dans ses pires travers.
14:17Mais c'est à cause
14:17d'adversaires qui sont indignes
14:19parce qu'en fait,
14:20d'où viennent ces accusations ?
14:21C'est des déformations
14:22de mes propos.
14:23C'est de la mauvaise foi.
14:24C'est me nazifier.
14:25C'est me faire croire
14:27que je serais haineux.
14:28Moi, je n'ai aucune haine.
14:30Je n'ai toujours lutté
14:31contre les discriminations.
14:32Et d'ailleurs,
14:33les groupuscules néo-nazis,
14:34eux aussi,
14:35me menacent de mort.
14:35Donc, je suis à la fois menacé,
14:36si vous voulez,
14:37par ce qui peut rester
14:39de groupuscules néo-nazis
14:41et par l'extrême-gauche
14:42qui me salit.
14:44J'attends toujours
14:44les excuses de France Inter
14:45puisque le fait
14:45de me traiter de rat,
14:46c'était sur une chaîne publique
14:48payée par nos impôts.
14:50Donc, si vous voulez
14:50que mes impôts
14:52financent le fait
14:52de me faire insulter,
14:53bon, il y a quelques limites
14:54quand même.
14:55Moi, je ne suis pas maso,
14:55contrairement à...
14:56Est-ce que vous vous présentez
14:57des excuses à Vierzon
14:59le 19 septembre
15:00lors d'un discours ?
15:01Vous avez prononcé cette phrase
15:02« Le travail rend libre ».
15:04Vous connaissez parfaitement
15:05la connotation historique
15:07de cette phrase
15:08« But my fry »
15:09qui était sur le portail
15:10de Auschwitz.
15:10C'était une référence
15:11ou pas du tout ?
15:12Mais pas du tout.
15:12Ceux qui ont entendu
15:13le discours, d'ailleurs,
15:14moi, je suis plutôt content
15:15parce que 90% des journalistes
15:17qui ont vu la vidéo
15:17ont dit que c'était n'importe quoi
15:19de m'accuser de ça.
15:2080% des commentaires
15:21sur les réseaux sociaux
15:22disent « Mais c'est n'importe quoi
15:22de l'accuser de ça ».
15:23C'était un discours
15:24sur le fait qu'avec un bon salaire,
15:25si on peut se payer un logement
15:27et grâce aux acquis sociaux
15:28de la résistance,
15:29mot pour mot,
15:31les individus
15:31pouvaient s'émanciper
15:36Vous regrettez cette phrase ou pas ?
15:38Je ne vais pas regretter
15:39qu'on m'accuse de n'importe quoi.
15:40Par contre,
15:41s'il y a des personnes
15:42qui ont entendu cette phrase
15:43isolée parce que la gauche
15:44a coupé deux secondes,
15:45c'est-à-dire que c'est un discours
15:46de 30 minutes,
15:47il coupe deux secondes.
15:48Si par contre,
15:48il y a des personnes
15:49qui ne connaissent pas
15:50le discours
15:51et qui ont été heurtées
15:52par le fait que cette phrase
15:53soit isolée
15:54parce qu'ils ont une histoire
15:54familiale douloureuse
15:56ou qu'ils sont même victimes
15:57de relents antisémites,
15:59évidemment,
15:59je leur présente mes excuses,
16:00non pas pour ce que j'ai dit
16:01parce que je n'ai rien dit de mal,
16:02mais parce qu'ils ont pu
16:03être heurtés à titre personnel
16:04et moi,
16:05je respecte la souffrance
16:06et la douleur
16:06des personnes et des familles
16:08qui ont été meurtries,
16:09malheureusement,
16:10par la barbarie nazie.
16:12Mais tout mon combat,
16:13évidemment,
16:14c'est contre cette barbarie
16:15et il ne faut évidemment
16:16pas laisser aux groupuscules
16:19qui peuvent rester
16:19et qui restent néo-nazis
16:21une valeur comme l'émancipation
16:23par les acquis sociaux
16:24et le travail.
16:26Nicolas Sarkozy
16:27avait fait un discours
16:29mot pour mot
16:30disant que le travail
16:30rendait libre
16:31et c'est un sujet de philo
16:33régulier.
16:34La campagne s'annonce
16:35donc violente ?
16:35Oui,
16:35ça va être très violente,
16:36très injuste.
16:37Est-ce que vous ne sous-estimez pas
16:38encore une fois
16:38la violence de cette campagne
16:39contre l'ERN,
16:40contre Marine Le Pen,
16:41ce qui pourrait l'empêcher
16:42encore une fois
16:42de se présenter au second tour ?
16:44Non,
16:44vous savez,
16:44moi j'ai été...
16:44Enfin,
16:45de se présenter,
16:45non,
16:45mais d'être élu au second tour.
16:46Vous savez,
16:47moi je suis un des rares hommes
16:48politiques qui a été
16:50physiquement agressé
16:50au couteau
16:51pour son combat politique
16:52donc je sais très bien
16:53où ça peut aller.
16:54Je ne me victimise pas,
16:55je dis la réalité
16:55telle que ça s'est passé.
16:56D'ailleurs,
16:57la justice n'a jamais dénié
16:58vraiment enquêter
16:58sur ce qui s'est passé.
16:59bref.
17:00Donc je sais ce que c'est
17:01la violence.
17:02Au Rassemblement National,
17:03malheureusement,
17:03on a souvent été victime
17:05de violence.
17:06Voilà,
17:06je le dénonce
17:07mais moi je continuerai
17:08à me battre.
17:09Je ne me mettrai pas
17:10à plat ventre
17:10pour des propos
17:12que je n'ai jamais tenus
17:12alors que je suis
17:13dans le combat
17:14totalement inverse
17:15et je remercie
17:16tous ceux qui me soutiennent
17:16y compris d'ailleurs
17:17des adversaires politiques
17:18qui ont eu des mots
17:19sympathiques,
17:20courtois et républicains
17:21et un certain nombre,
17:23je le dis aussi
17:23parce que de journalistes
17:25sérieux
17:25qui ont écouté cette vidéo
17:27et qui ne sont pas tombés
17:28dans la diffamation
17:29et la salissure
17:30et je voudrais les saluer
17:31parce que quand même
17:32on est des êtres humains
17:32avant tout
17:33et quand on évite
17:34qu'un homme ou une femme
17:35soient salis
17:35c'est plutôt
17:36voilà,
17:37il faut le saluer
17:37donc je remercie
17:38ceux qui ont fait leur travail
17:39et je ne remercie pas
17:40par contre
17:40les quelques hommes politiques
17:41qui pensent faire quelques voix
17:43en m'insultant moi
17:44ou un autre d'ailleurs.
17:45Je n'ai jamais insulté
17:46personne comme ça.
17:46Concernant Emmanuel Macron
17:48qui hier à l'ONU
17:49a estimé
17:50s'en est pris à Israël
17:53les agissements israéliens
17:53en Cisjordanie
17:54étaient infondés
17:56notamment parce que
17:57le Hamas n'est pas actif
17:58sur ce territoire
17:59au siège
17:59de l'autorité palestinienne.
18:01Israël dénonce
18:02l'absurdité grotesque
18:03de ses propos.
18:04Que dites-vous ?
18:04C'est faux
18:05puisque le Hamas
18:06malheureusement sévit
18:07lui ou des individus
18:09liés au Hamas
18:10sur ces territoires
18:11avec des victimes innocentes
18:13donc Emmanuel Macron
18:14malheureusement
18:15a perdu la capacité
18:16historique de la France
18:17à s'adresser
18:18en tant que nation libre
18:20équitable
18:21et à pouvoir
18:22parler de la paix
18:23tout en respectant
18:24les nations
18:24en particulier
18:25la démocratie israélienne
18:26donc il ne s'agit pas
18:26de ne pas faire de critique
18:29amicale
18:29de ne pas faire de critique
18:30dans le respect
18:30on a le droit de se dire
18:31des choses
18:32entre nations amies
18:33entre la France
18:33et Israël
18:34mais il faut garder
18:35comment dire
18:36un esprit de justice
18:37et ne pas
18:38comment dire
18:39on en revient
18:40comment dire
18:41au respect qu'on doit
18:41aux victimes
18:42et aux familles innocentes
18:43qui subissent
18:45la barbarie du Hamas.
18:46Et il refuse
18:47Emmanuel Macron
18:48a priori
18:48d'assister à aucune
18:49des messes
18:49célébrées par le pape
18:50Léon XIV
18:51sans doute faute
18:52d'audience personnelle
18:54comment est-ce que
18:54vous prenez cela ?
18:55Bah écoutez
18:55si c'est vrai
18:56que c'est faute
18:56d'audience personnelle
18:57je trouve que
18:57c'est un caprice
18:59indigne des valeurs
19:00françaises
19:00puisque
19:01Ah non
19:01alors on dit
19:01que c'est au nom
19:02de la laïcité
19:02évidemment
19:03Ah bah pardon
19:03mais là je vois pas
19:04le rapport
19:05parce que c'est un chef d'état
19:06et puis on peut assister
19:06à des messes
19:07moi ça m'arrive régulièrement
19:08tout
19:08et se faisait
19:09le général de Gaulle
19:11sans communier
19:11par exemple
19:12donc le général de Gaulle
19:12assistait à des messes
19:13il ne communiait pas
19:14je crois que c'est
19:15la norme
19:16dans la république française
19:17la France reste
19:19la fille aînée de l'église
19:20de culture chrétienne
19:22judéo-chrétienne
19:23Vous irez ?
19:23Marine Le Pen se rendre
19:23J'ai cherché à m'inscrire
19:24mais il n'y avait plus de place
19:25si vous voulez tous avoir
19:26mais il y aura beaucoup
19:27de députés
19:28du Rassemble national
19:29il y aura sans doute
19:30Marine Le Pen
19:31et Jordan Bardella
19:31et si j'avais pu y assister
19:32j'aurais été avec
19:34intérêt et plaisir
19:34parce que par ailleurs
19:35le pape est non seulement
19:37évidemment une personne
19:38pour la paix
19:38une personnalité pour la paix
19:40mais qui a des discours
19:40très intéressants
19:41notamment sur les nouvelles technologies
19:42et ça mérite d'être entendu
19:44Merci beaucoup
19:44Jean-Philippe Tanguy
19:45d'être venu ce matin
19:46dans la matinale
19:47sur CNews et Europe 1
19:48Bonne journée à vous
19:48Merci Jean-Philippe Tanguy
19:49Merci Laurence Ferrari
19:50Restez avec nous
19:51sur Europe 1
19:52dans un instant
19:53votre club culture
19:54avec les sorties cinéma
19:55le livre du jour
19:56de Nicolas Carreau
19:57la revue de presse
19:58d'Olivier Delagarde
19:59et Pascal Praud
19:59A tout de suite
20:00il est 8h33
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