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  • il y a 17 heures
Conférence de presse de l’AJP : M. Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme, président délégué du groupe RN

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00:12:59sur le portail vidéo internet de l'Assemblée nationale et qu'un live tweet est assuré par notre courageux collègue
00:13:06Stanislas Noyer.
00:13:08Et pour commencer, je cède la parole à Chantal Didier, avec laquelle j'ai comme toujours le plaisir d'animer
00:13:13cette rencontre, pour commencer sur l'actualité lycéenne.
00:13:16Oui, donc les manifestations de lycéens hier ont reconnu un succès quand même. Il y a eu la première prise
00:13:26de parole du Premier ministre sur le sujet.
00:13:29Pensez-vous, comme Emmanuel Macron, que le gouvernement a manqué d'empathie ?
00:13:37Écoutez, non, je ne pense pas comme Emmanuel Macron. Il faut peut-être se rappeler que c'est quand même
00:13:41son gouvernement.
00:13:43Ça fait quand même 10 ans qu'on a régulièrement dans la presse des prises de parole Emmanuel Macron qui
00:13:47est en colère contre son propre gouvernement,
00:13:49qui est déçu par son propre gouvernement, qui est surpris par son propre gouvernement, qui critique son propre gouvernement.
00:13:54Tout ça est quand même très compliqué en termes de cohérence politique.
00:13:57Et ce qui est certain, c'est que le gouvernement n'a pas anticipé cette crise lycéenne, n'a pas
00:14:02anticipé les revendications qui dépassent les lycéens,
00:14:06qui sont aussi dans le personnel éducatif, dans le personnel qui entoure le personnel éducatif, les parents d'élèves.
00:14:14Il n'a pas surtout anticipé, malheureusement, la manipulation de colère légitime par certaines forces politiques.
00:14:22Alors, ils les ont dénoncées après, mais malheureusement, il n'y a pas d'anticipation.
00:14:27Or, on voit très bien que les partis de gauche, en particulier les Insoumis, ont malheureusement mis de l'huile
00:14:32sur le feu,
00:14:33ont tenu des propos particulièrement choquants contre les forces de l'ordre et ne visent pas à la pacification du
00:14:40mouvement,
00:14:41à des échanges normaux, constructifs, qui permettent d'avancer sur les sujets de fond.
00:14:45Pour le moment, je ne vois pas en quoi on a avancé sur un sujet de fond. Un seul sujet
00:14:49de fond, c'est le fait de ne plus faire payer, je l'espère, les élèves, les familles, pour leur
00:14:54BTS.
00:14:55Enfin, c'est quand même très particulier. La réforme a été annoncée par le gouvernement le matin et retirée le
00:15:00soir.
00:15:01C'est-à-dire qu'au bout de 10 ans, les macronistes sont toujours aussi amateurs. Comme disait M. Macron,
00:15:06ils en avaient la fierté. Je ne suis pas sûr qu'il y ait de quoi être fier.
00:15:11La main tendue du Premier ministre, enfin, ou du moins vers un dialogue, lorsqu'il demande qu'il y ait
00:15:16des échanges organisés dans les lycées, vous pensez que c'est une bonne chose ou que c'est inutile ?
00:15:23Ce n'est pas que c'est inutile. Tout ce qui permet de dialoguer pacifiquement est bon à prendre.
00:15:29Mais il ne faut pas non plus surestimer ce que certains appellent la démocratie interne au lycée.
00:15:35Les élèves sont avant tout des élèves. Ils bénéficient d'un service public avec leur famille.
00:15:41Faire des études, c'est un privilège, c'est une chance.
00:15:44Comment dire ? Ce n'est pas de droit divin.
00:15:47Et c'est sûr que parfois, il y a une confusion entre le respect de l'autorité et le respect
00:15:51d'un service public auquel on a accès gratuitement.
00:15:54Un certain nombre de revendications qui peuvent être légitimes et d'autres qui le sont moins.
00:15:59Et surtout, quand même, cette crise des lycées montre aussi paradoxalement, et c'est lié au sujet qu'a présenté
00:16:05Marine Le Pen et Jordan Bardella hier, à la désorganisation systématique de l'État.
00:16:09On voit un gouvernement qui se défausse sur des régions, des présidents de conseils régionaux qui se défausse sur le
00:16:17gouvernement.
00:16:18Ce qui fait qu'en fait, une fois de plus, sur ce sujet-là, personne n'est jamais responsable de
00:16:21rien.
00:16:22Les collectivités territoriales demandent des compétences qu'elles refusent d'exercer pleinement et après renvoient au gouvernement.
00:16:28Le gouvernement prétend pouvoir tout gérer alors qu'il sait très bien qu'une partie ne dépend pas d'eux.
00:16:32Et à la fin, les parents d'élèves ne comprennent rien, les élèves ne comprennent rien, les enseignants et le
00:16:37personnel éducatif ne comprennent rien et il y a beaucoup d'argent qui, visiblement, se perd en chemin.
00:16:42On a compris ce que vous pensez de la gestion politique de cette crise par le gouvernement.
00:16:47Sur la question de l'ordre public, on a vu beaucoup d'échanges très durs entre la gauche et le
00:16:54gouvernement sur ce sujet-là.
00:16:56La gauche critiquant à la fois les consignes qui ont été données aux forces de l'ordre et puis leur
00:17:01application même par les forces de l'ordre sur le terrain.
00:17:04On a appris ce matin, d'ailleurs, Laurent Nouniès, le ministre de l'Intérieur, a annoncé la suspension de l
00:17:09'utilisation des grenades assourdissantes après qu'un jeune a perdu la main à Lens lundi.
00:17:16Sur cette opposition entre la gauche et le gouvernement, on se doute un peu de là où vous vous situez.
00:17:22Mais néanmoins, est-ce que vous considérez que le gouvernement, sur ce sujet-là, à défaut d'avoir répondu à
00:17:27la crise sur le plan politique, fait ce qu'il faut ?
00:17:30Non, mais s'il faisait ce qu'il fallait, il n'y aurait pas eu non seulement ces débordements, ces
00:17:35violences, ces dégradations extrêmement graves.
00:17:37Il y a quand même un hall de lycée entier qui a brûlé.
00:17:42Et au moment où il a commencé à brûler, il y avait des élèves et je crois du personnel à
00:17:45l'intérieur.
00:17:46Vous avez des centaines de policiers de forces de l'ordre qui ont été blessés.
00:17:49Vous avez des dizaines de personnels éducatifs qui ont été blessés ou au moins agressés.
00:17:54Vous avez effectivement des élèves qui sont blessés, mais majoritairement par des voyous et des gens qui viennent perturber le
00:18:01mouvement.
00:18:01Et là-dedans, les forces de l'ordre doivent être soutenues. Elles font ce qu'elles peuvent.
00:18:06Moi, je ne suis pas spécialiste du maintien de l'ordre, donc je n'ai pas de leçons à donner.
00:18:11En tout cas, il n'y a pas eu de changement de doctrine.
00:18:14Ce qui est certain, c'est qu'une fois de plus, la gauche a mis de l'huile sur le
00:18:18feu.
00:18:18La gauche, quand il y avait des violences, y compris devant des élus insoumis, tout le monde peut voir les
00:18:23images.
00:18:24Au pire, les encourage ou estime que tout cela n'est pas très grave.
00:18:29Au mieux, pleure sur les conséquences des causes dont ils ont chéri.
00:18:33Donc tout ça est absurde.
00:18:34Et en fait, c'est bizarre parce que ces élus de gauche radicale devraient quand même connaître leur propre histoire.
00:18:40Quand vous lancez un mouvement « révolutionnaire », vous ne maîtrisez jamais ce mouvement.
00:18:45La révolution ou un mouvement social dévore toujours non seulement ses enfants, mais surtout ses parents, en l'occurrence, contrairement
00:18:51à l'adage.
00:18:52Et donc ceux qui pensent qu'ils peuvent maîtriser la colère des jeunes, mais surtout la colère de ceux qui
00:18:56viennent parasiter...
00:18:58Ce n'est pas la colère, d'ailleurs, de ceux qui viennent parasiter l'envie de tout casser et de
00:19:02tout perturber de ceux qui viennent parasiter un mouvement étudiant.
00:19:05Ils se trompent, voilà, une fois plus.
00:19:06Ils ne seront jamais responsables de rien.
00:19:08D'ailleurs, je n'ai vu aucun responsable de gauche radicale ou d'extrême-gauche présent sur ces mouvements présenter
00:19:14ces excuses, ne serait-ce qu'à ceux qui ont subi ces violences.
00:19:17Ils ne sont jamais responsables de rien.
00:19:19C'est vraiment consternant.
00:19:20Encore, je pense que moi, je dois répondre dans tous les médias d'un vague militant qui aurait une carte
00:19:27au fin fond de je ne sais quel territoire et qu'on n'a jamais vu.
00:19:30Là, je suis responsable de tout.
00:19:31Mais par contre, les insoumis qui ont des incendies devant eux, allumés par des gens qu'ils ont soutenus, ce
00:19:37n'est pas de leur faute.
00:19:38Jannick ?
00:20:09Vous ne trouvez pas qu'il y a soit un paradoxe, soit une déconnexion de la part de votre parti
00:20:13avec ce mouvement lycéen ?
00:20:16Je ne pense pas, mais c'est une question intéressante.
00:20:20Si vous voulez, déjà, le respect de l'ordre, l'absence de violence et de dégradation, c'est impréalable au
00:20:24dialogue.
00:20:25La violence, les coups de pression, les insultes ne peuvent pas, comment dire, être un moyen de pression en démocratie.
00:20:34Je l'entends d'ailleurs, mais après, je répondrai à votre question plus précisément.
00:20:37Mais juste une ouverture. J'entends souvent maintenant certains parler, dans la démocratie française, de désobéissance civile.
00:20:44Alors la désobéissance civile, ça a une histoire, en fait.
00:20:47Ce sont des mouvements de désobéissance, soit dans des régimes autoritaires ou dictatoriaux,
00:20:50qui sont donc légitimes puisqu'on ne peut pas se faire entendre par les urnes ou une campagne électorale normale,
00:20:55soit au sein de démocratie, des dévoiements ou des comportements totalement inadmissibles,
00:21:00par exemple, les États-Unis, sous la ségrégation.
00:21:03Donc moi, je veux bien que tout soit dans tout, qu'on confonde tout, qu'on mélange tout.
00:21:08Mais considérer qu'en France, sous la Ve République, en 2026, on puisse parler de désobéissance civile face à l
00:21:16'état de droit français,
00:21:17c'est n'importe quoi.
00:21:18Et en fait, c'est du dévoiement contre la vraie désobéissance civile.
00:21:22Son histoire, ses mérites.
00:21:24Je ne crois pas que les militants des droits civiques aux États-Unis qui luttaient pour que des honnêtes gens
00:21:28puissent avoir les mêmes droits selon leur ethnie réelle supposée
00:21:31puissent être liés au fait qu'on aille tout casser et tout saccager dans des mouvements sociaux,
00:21:38quels qu'ils soient, parce qu'il n'y a pas que les lycéens qui sont tous liés.
00:21:40Sur votre question, nous avons toujours dénoncé, nous sommes dans l'opposition de tous les conseils régionaux, tous.
00:21:46Et une opposition, parfois la seule, puisque parfois, la gauche avait disparu des conseils régionaux
00:21:52pour nous empêcher de gagner.
00:21:54Il n'y a aucun moment où on a soutenu la politique dans ces lycées, à aucun moment.
00:21:59Nous passons notre vie à les combattre, alors avec une certaine distance,
00:22:04parce qu'en fait, le pouvoir réel des conseils régionaux, il est minime, malheureusement.
00:22:09C'est un droit à la parole, c'est un droit à la tribune, puisque les règles électorales propres à
00:22:12la France
00:22:13font qu'ils ont mélangé le pire du scrutin majoritaire
00:22:16et le pire du scrutin proportionnel pour le conseil régional,
00:22:19ce qui fait qu'à la fin, on a des majorités pléthoriques.
00:22:21Moi, au conseil régional des Hauts-de-France, il y a des collègues dont je n'ai jamais entendu la
00:22:25voix
00:22:25une seule fois en 5 ans.
00:22:27Ils siègent, ils votent tous automatiquement.
00:22:30Donc, il y a un problème de gouvernance, évidemment, des conseils régionaux
00:22:33qui aboutit au fait qu'il y a beaucoup d'argent qui est dépensé.
00:22:36On ne sait pas trop comment.
00:22:36Pareil, moi, je pourrais vous dire, on s'est opposé à tout un tas de normes
00:22:39qui a renchéri considérablement les travaux des lycées sans apporter de bien-être aux lycéens.
00:22:43C'est sûr que si vous dépensez plusieurs millions d'euros chaque année dans des investissements
00:22:48pour correspondre à des normes, à des règlements débiles
00:22:54qui n'ont aucun intérêt pour ceux qui utilisent ces bâtiments,
00:22:57c'est autant de travaux en moins qui ne sont pas financés pour des choses utiles.
00:23:01Tout simplement, quand vous avez des marchés publics complètement aberrants
00:23:04qui font qu'acheter des tables, des chaises, du matériel éducatif,
00:23:08ça vous coûte 15-20% plus cher que ce qu'on devrait payer,
00:23:12bah oui, à la fin, les gens ont payé plus d'impôts,
00:23:15il y a plus d'argent que dépensé facialement,
00:23:16et sur le terrain, il y a moins de services.
00:23:18Si beaucoup de professeurs ne veulent plus assurer leur travail ou leur poste,
00:23:22certains sont évidemment malades ou en grande souffrance,
00:23:25mais certains aussi en ont assez de se faire insulter,
00:23:28de ne pas pouvoir faire cours.
00:23:29Ils ont fait des études pour enseigner l'histoire, les mathématiques et la physique,
00:23:34pas pour faire la garderie d'une minorité qui pollue les cours,
00:23:38qui empêche de faire cours, qui empêche, moi je suis un enfant de l'école publique,
00:23:42les gamins qui veulent s'en sortir de s'en sortir,
00:23:44parce qu'il n'y a pas d'autorité, parce que c'est pas le vague.
00:23:46Donc sur l'ensemble des sujets là, madame, au contraire,
00:23:48on est du côté des lycéens, on est du côté du personnel éducatif,
00:23:51on est du côté des familles, et ceux qui votent pour nous en zone périurbaine,
00:23:54ils voudraient que l'école de la République, de la maternelle au lycée,
00:23:57redevienne un moyen d'émancipation,
00:23:58et pas une espèce de lieu où on ne peut plus donner cours,
00:24:02parce qu'il y a trois personnes dans la classe qui crient, qui hurlent,
00:24:05qui sont violentes, tout le monde sait qui c'est,
00:24:07personne ne veut les virer, personne ne veut les exclure,
00:24:09et donc à la fin, c'est tout le monde qui en paye le prix, voilà, tout simplement.
00:24:12Moi je suis désolé, moi je peux raconter des anecdotes,
00:24:14moi j'étais dans un collège de banlieue qui n'était pas du tout défavorisé,
00:24:18mais enfin bon, on nous envoyait des élèves perturbateurs du collège d'à côté,
00:24:23aux Ulysse, qui était une zone défavorisée,
00:24:25bon ben voilà, plus les années passaient, plus les cours étaient infernaux,
00:24:27c'est sûr que quand j'ai eu la chance d'aller à Henri IV du jour au lendemain,
00:24:30entre la troisième et le lycée, parce que j'ai eu du bol dans ma vie,
00:24:32ah ben c'est sûr que ce n'était plus la même ambiance,
00:24:34donc c'est sûr qu'être prof à Henri IV, j'ai vu qu'Henri IV faisait le blocus,
00:24:38je rigole, je rigole, enfin jaune, c'est indigne, voilà,
00:24:42donc moi je propose d'ailleurs, enfin je propose,
00:24:44c'est ironique évidemment,
00:24:45que par solidarité, les enfants de la bonne bourgeoisie,
00:24:48du cœur de Paris, de Louis-le-Grand et d'Henri IV,
00:24:50qui ont l'air très concernés par les conditions de travail,
00:24:52de leurs amis, de leurs petits camarades dans Seine-Saint-Denis,
00:24:54prennent le métro, comme moi je l'ai fait tous les jours, pendant trois ans,
00:24:57une heure de RER par jour le matin et le soir,
00:24:59donc ils pourront aller dans les lycées de banlieue,
00:25:01et puis ils donnent leur place aux lycéens de Seine-Saint-Denis,
00:25:05voilà, il n'y a pas de problème,
00:25:06moi je trouve ça très intéressant,
00:25:07d'ailleurs pour revenir aux Etats-Unis, c'est ce qu'ils appelaient le buzzing,
00:25:10donc voilà, qu'on fasse du buzzing,
00:25:11et que vraiment,
00:25:14comment dire, les lycéens,
00:25:15scandalisés par les conditions de travail en Seine-Saint-Denis,
00:25:18ben ils n'ont qu'à échanger leur place.
00:25:21François.
00:25:21L'une des revendications les plus importantes,
00:25:24qui sont soulevées par les lycéens,
00:25:28porte sur Parcoursup.
00:25:31Est-ce que, le Premier ministre a dit qu'il fallait modifier,
00:25:35est-ce que vous, vous avez une proposition à faire là-dessus ?
00:25:39Certains parlent de régionaliser Parcoursup,
00:25:44Parcoursup, quelle est votre position là-dessus ?
00:25:47Nous n'avons jamais soutenu Parcoursup pour une raison simple,
00:25:49c'est qu'en fait, Parcoursup était un pis-aller
00:25:51par rapport à un système complètement dingue
00:25:54qui avait été pratiqué pendant quelques années,
00:25:55qui s'appelait le tirage au sort.
00:25:57C'est-à-dire que l'État français et l'université française
00:26:00étaient tellement débordés par son incapacité
00:26:03à faire la moindre sélection
00:26:06ou la moindre orientation crédible,
00:26:09d'ailleurs brisant des dizaines de milliers de destins.
00:26:12Parce que quand vous n'osez pas dire à des gens
00:26:13et qui n'ont pas un niveau scolaire suffisant
00:26:16d'aller dans des branches
00:26:18où il n'y a pas de débouchés professionnels à l'université,
00:26:22le taux d'échec en licence était catastrophique.
00:26:24Donc comme ils n'ont pas eu le courage de faire une vraie réforme,
00:26:26ils ont d'abord fait le tirage au sort,
00:26:28ce qui était consternant.
00:26:30Et comme l'opinion publique, à un certain moment,
00:26:31on avait assez du tirage au sort
00:26:32parce que c'était vraiment le fond du trou
00:26:34de l'indécence pour un État comme la France,
00:26:37ils ont créé Parcoursup,
00:26:38qui ne fonctionne pas avec des critères bidons.
00:26:40On nous a expliqué qu'on allait faire des lettres,
00:26:42des courriers de motivation, tout ça ne fonctionne pas,
00:26:44tout ça n'a jamais fonctionné,
00:26:45et c'est n'importe quoi,
00:26:46que personne ne comprend rien,
00:26:48que chaque année il y a des élèves
00:26:49qui n'ont pas de placement,
00:26:50et bien écoutez, ça fonctionnait très bien avant.
00:26:52En tout cas, Marine Le Pen prendra évidemment une position
00:26:57dans les prochains jours, les premières semaines,
00:26:59sur la réforme de Parcoursup.
00:27:02Vous avez présenté hier votre contre-budget.
00:27:08Est-ce que le RN propose aujourd'hui
00:27:11un redressement des comptes publics,
00:27:14mais par une participation accrue,
00:27:16justement, de la bourgeoisie dont vous venez de parler,
00:27:20les enfants des lycées d'Henri IV ?
00:27:21Qu'est-ce qui est prévu dans le programme
00:27:23justement du Rassemblement national
00:27:24pour une contribution des plus aisés ?
00:27:28Marine Le Pen a confirmé
00:27:30que nous allons demander un effort
00:27:32à travers l'impôt sur la fortune financière
00:27:35qui remplacera l'IFI
00:27:37et qui rapportera par rapport à l'IFI
00:27:395 milliards supplémentaires.
00:27:41Donc c'est un effort important,
00:27:44nécessaire au redressement des finances publiques,
00:27:46qui permet d'ailleurs de financer
00:27:47des baisses d'impôts sur les classes moyennes
00:27:49et populaires sur la France du travail,
00:27:52la baisse de TVA,
00:27:53la demi-parfiscale d'elle de deuxième enfant,
00:27:55mais il est évident
00:27:57que nous ne partageons pas la vie
00:28:00que le redressement des finances publiques
00:28:03se fera par la hausse des impôts.
00:28:04Les impôts en France sont déjà très élevés
00:28:07et croire que l'on peut récupérer
00:28:09et résoudre la crise des finances publiques
00:28:11en taxant énormément les plus fortunés,
00:28:13en particulier les milliardaires
00:28:14qui sont les premiers à pouvoir quitter
00:28:15le territoire français,
00:28:17le premier à s'organiser,
00:28:18en théorie, on peut toujours en débattre,
00:28:20mais de toute façon, en pratique,
00:28:21ça n'existe pas.
00:28:22On peut trouver ça injuste,
00:28:23pour moi, à titre personnel,
00:28:25le fait que des milliardaires
00:28:26puissent disparaître le jour au lendemain
00:28:28du territoire français,
00:28:28alors qu'ils doivent beaucoup à la France,
00:28:30ça me choque, mais c'est comme ça.
00:28:31Donc ça ne sert à rien
00:28:33de promettre des choses aux Françaises
00:28:34et aux Français
00:28:35qui n'existeront jamais
00:28:36et qui seront au détriment
00:28:37de l'intérêt général,
00:28:38puisque quittant le territoire,
00:28:39évidemment,
00:28:40c'est les classes moyennes et populaires
00:28:41qui en paieront la facture,
00:28:43ce ne sont pas ceux
00:28:44qui quittent le territoire.
00:28:46Il y a une mesure un peu particulière
00:28:47qu'on a confirmée hier,
00:28:48qu'est la taxe sur les rachats d'actions.
00:28:50Alors, je dois dire que,
00:28:51je ne sais pas si je dois rire ou pleurer
00:28:52quand je vois la réaction
00:28:54de nos oppositions,
00:28:55en particulier du gouvernement,
00:28:57qui dit que c'est scandaleux,
00:28:58le montant de la taxe
00:29:00sur les rachats d'actions
00:29:01proposée par Marine Le Pen
00:29:02et Jordan Bardella
00:29:03fera qu'il n'y aura plus
00:29:03de rachats d'actions massifs.
00:29:04En fait, c'est marqué dans la mesure.
00:29:06Donc, en fait,
00:29:07il y a un moment vraiment,
00:29:08c'est pour ça qu'on est assez heureux
00:29:09avec Marine Le Pen et Jordan Bardella
00:29:13mais si nos adversaires,
00:29:15notamment ceux qui sont au gouvernement,
00:29:16comme M. Amiel,
00:29:18pouvaient juste prendre le temps
00:29:19de lire une mesure
00:29:21avant de la critiquer,
00:29:22ça serait très intéressant
00:29:24et très pertinent
00:29:24pour le débat public
00:29:26parce que ça fait juste 6 ans,
00:29:276 ans quand même,
00:29:29ce n'est pas 6 semaines,
00:29:30ce n'est pas 6 jours,
00:29:31ce n'est pas 6 heures,
00:29:326 ans qu'on défend la taxe
00:29:33sur les rachats d'actions.
00:29:34Elle n'a pas bougé d'un iota
00:29:36dans son dispositif
00:29:37et nous revendiquons
00:29:38l'extinction
00:29:40des rachats d'actions massifs
00:29:42et spéculatifs
00:29:42comme une pratique toxique
00:29:44pour l'économie
00:29:44et d'ailleurs,
00:29:45les rachats d'actions spéculatifs
00:29:47étaient interdits
00:29:48dans toutes les démocraties occidentales
00:29:50jusqu'à la libéralisation
00:29:51des marchés financiers
00:29:52venus, il faut le dire,
00:29:54des Etats-Unis
00:29:54et de la gauche américaine.
00:29:55Donc, nous sommes contre
00:29:57les rachats d'actions
00:29:57d'achats spéculatifs.
00:30:00Donc oui,
00:30:00notre taxe vise
00:30:01à faire quittus
00:30:02pour la première année
00:30:03et ensuite,
00:30:04nous espérons,
00:30:05enfin ce que nous espérons,
00:30:06s'ils continuent
00:30:06à pratiquer ces rachats d'actions massifs,
00:30:08elles sont taxées
00:30:10et s'ils arrêtent,
00:30:11et bien on sera ravis
00:30:11parce qu'en fait,
00:30:12le but,
00:30:12c'est qu'il n'y ait plus
00:30:13de rachats d'actions massifs
00:30:14et que les grandes entreprises
00:30:16investissent
00:30:16ou distribuent
00:30:17ou augmentent les salaires
00:30:18ou à la limite
00:30:20versent des dividendes
00:30:21et ces dividendes
00:30:21seront taxées
00:30:23à du proportion
00:30:23du système fiscal français.
00:30:25Mais utiliser
00:30:25les rachats d'actions massifs,
00:30:27d'ailleurs,
00:30:27ça vient des Etats-Unis,
00:30:28pourquoi est-ce que
00:30:30les multinationales
00:30:31se sont mis
00:30:31à faire des rachats d'actions massifs
00:30:33comme un phénomène spéculatif ?
00:30:35C'est parce qu'aux Etats-Unis,
00:30:35les dividendes
00:30:36étaient relativement taxés
00:30:37que donc les multinationales
00:30:38ont pratiqué
00:30:39le rachat d'actions
00:30:40pour ne pas payer
00:30:41leurs contributions
00:30:42sur les dividendes
00:30:43et donc la logique de ça,
00:30:44c'est de sanctionner
00:30:45les rachats d'actions.
00:30:46Puisque l'or a ouvert
00:30:47la séquence budgétaire,
00:30:48on va continuer
00:30:49sur ce sujet.
00:30:50Hier,
00:30:51je le disais en introduction,
00:30:53vous avez présenté
00:30:54avec Marine Le Pen
00:30:54et Jordan Bardella
00:30:55votre contre-budget
00:30:56pour 2027.
00:30:58Et la trajectoire
00:30:59pour les années à suivre,
00:31:02alors il y avait
00:31:02beaucoup de chiffres,
00:31:03mais j'en ai retenu
00:31:04quelques-uns,
00:31:04140 milliards d'euros
00:31:06d'économies
00:31:07d'ici à 2032,
00:31:0930 milliards de baisse d'impôts,
00:31:1115 milliards de dépenses
00:31:12provisionnées
00:31:13pour des droits nouveaux,
00:31:14la retraite à 62 ans
00:31:15et même 60 ans
00:31:16pour ceux qui ont commencé
00:31:17à travailler jeunes,
00:31:19le tout avec un retour
00:31:20sur la barre des 3%
00:31:21à 2030.
00:31:23Et on se demande,
00:31:25alors vous allez nous dire,
00:31:25on l'a compris
00:31:26dans votre propos précédent,
00:31:28que les sortants
00:31:29n'ont pas de leçon
00:31:30à vous donner
00:31:30compte tenu
00:31:31de l'état actuel
00:31:32des finances publiques,
00:31:33mais ça donne tout de même
00:31:34l'impression
00:31:35que vous avez presque
00:31:36trouvé une baguette magique.
00:31:37Est-ce que vous êtes sûr
00:31:38de vos comptes ?
00:31:39Oui, absolument.
00:31:41Nous, on tire une leçon
00:31:42des sortants,
00:31:43c'est leur échec.
00:31:44Donc moi, j'essaie
00:31:44de tirer une leçon
00:31:45de leurs échecs.
00:31:46Ils ne s'attaquent pas
00:31:47à ce que nous,
00:31:48on appelle les tabous,
00:31:48ce que la Cour des comptes
00:31:49appelle les dépenses figées.
00:31:51Alors là,
00:31:51j'ai plus exactement
00:31:52le montant,
00:31:53j'ai un trou de mémoire,
00:31:54que la Cour des comptes
00:31:55donne sur les dépenses figées,
00:31:56mais je veux dire,
00:31:57nous sommes à plus de 50%
00:31:58de ce que le système
00:32:00appelle les dépenses figées.
00:32:01Donc en fait,
00:32:02il faut dire aux Françaises
00:32:03et aux Français
00:32:03que nos adversaires
00:32:04viennent voir les Françaises
00:32:06et les Français
00:32:06passés aux élections
00:32:07et leur disent,
00:32:07écoutez, en fait,
00:32:08la base de la démocratie,
00:32:10c'est que vous votiez
00:32:11pour les impôts
00:32:12et que vous votiez
00:32:12pour les dépenses
00:32:13à travers vos représentants,
00:32:14mais en fait,
00:32:15on a quelque chose
00:32:16à vous dire,
00:32:16il y a plus de 50%
00:32:17des dépenses
00:32:18où votre vote
00:32:18ne comptera plus.
00:32:19Non, mais qui viennent
00:32:20le dire aux Français,
00:32:20moi, j'ai aucune difficulté
00:32:21à avoir ce débat-là.
00:32:22Au contraire,
00:32:23je souhaite avoir ce débat-là.
00:32:24Qui viennent expliquer
00:32:25qu'en démocratie,
00:32:27on ne peut plus
00:32:27s'exprimer
00:32:28et choisir sur 50%
00:32:30des dépenses
00:32:31et donc plus de 50%
00:32:33des impôts
00:32:33et de l'endettement.
00:32:34Qui viennent de le dire.
00:32:36Au contraire,
00:32:36qu'on ait ce débat-là,
00:32:37moi, je n'aurai
00:32:37aucune difficulté.
00:32:39Il faut bien reconnaître,
00:32:39d'ailleurs,
00:32:40que si aujourd'hui,
00:32:41le débat public
00:32:41s'organise entre,
00:32:42d'une part,
00:32:44Marine Le Pen
00:32:44et, d'autre part,
00:32:45M. Mélenchon,
00:32:46ce n'est pas nous
00:32:46qui l'avons choisi.
00:32:47Ce n'est pas M. Mélenchon
00:32:47non plus qui l'a choisi,
00:32:48d'ailleurs.
00:32:49C'est parce que nous sommes
00:32:50les deux forces politiques
00:32:52qui respectons paradoxalement
00:32:53la liberté des électeurs
00:32:54en leur disant,
00:32:55oui, il y a des choix
00:32:55qui sont possibles.
00:32:56Oui, vous pouvez choisir
00:32:57quelque chose.
00:32:58Oui, vous n'êtes pas tenu
00:32:59de respecter un certain nombre
00:33:01d'a priori
00:33:02décidés par les sortants
00:33:03en disant que
00:33:04parce qu'ils ont échoué,
00:33:04tout le monde doit échouer
00:33:05et qu'on doit accepter
00:33:06tout ce qu'ils ont fait subir
00:33:07aux Françaises et aux Français.
00:33:08Deuxième chose,
00:33:09j'ai vu les réactions
00:33:10à partir d'hier,
00:33:11un certain nombre d'éditeaux.
00:33:12Il y a quelque chose
00:33:12qui m'a beaucoup frappé
00:33:14et c'est
00:33:16le Rassemblement National
00:33:17promet de rétablir les comptes
00:33:19sans faire souffrir les Français.
00:33:21Mot pour moi.
00:33:21Sans faire souffrir les Français
00:33:22ou, pour l'opinion,
00:33:24sans douleur.
00:33:25Donc, en fait,
00:33:26c'est un nombre
00:33:26d'éditorialistes
00:33:28qui ne sont quand même pas
00:33:29accablés par le travail
00:33:32estiment que
00:33:34la seule solution
00:33:35pour la France
00:33:35c'est faire souffrir
00:33:37les pauvres.
00:33:38Qu'il y ait de la douleur
00:33:39contre les travailleurs,
00:33:40de la douleur
00:33:41contre les retraités.
00:33:42Cette vision classiste
00:33:43de la société
00:33:44est méprisante
00:33:45et méprisable.
00:33:46Et moi,
00:33:47j'affirme à tous ceux
00:33:47qui disent
00:33:48que la solution
00:33:49pour la France
00:33:49c'est de faire souffrir
00:33:50nos compatriotes,
00:33:51c'est de faire souffrir
00:33:51les travailleurs,
00:33:52c'est de mettre
00:33:54de la douleur
00:33:54dans une politique publique.
00:33:56Eh bien,
00:33:57pareil,
00:33:57qui l'assume
00:33:58devant les Françaises
00:33:58et les Français
00:33:59et je les combattrai
00:34:01frontalement
00:34:01car cette vision
00:34:02de la politique,
00:34:03cette vision
00:34:03de la démocratie
00:34:03est pathétique.
00:34:05Et donc,
00:34:06quand il y a
00:34:061600 milliards
00:34:07de dépenses publiques
00:34:08et qu'on estime
00:34:09que faire même pas
00:34:108% d'économie
00:34:11au bout de 5 ans
00:34:13c'est absolument
00:34:14incroyable,
00:34:15épouvantable.
00:34:16Donc,
00:34:16tous ceux qui pensent cela,
00:34:17eh bien,
00:34:18s'ils avaient vécu
00:34:18une période de chômage
00:34:19de longue durée,
00:34:20du jour au lendemain
00:34:21il y a des familles françaises,
00:34:22ce n'est pas 8% d'économie
00:34:23qu'elle doit faire en 5 ans,
00:34:24c'est 30% d'économie
00:34:25que vous devez faire en 5 heures
00:34:26quand vous perdez votre emploi.
00:34:27D'accord ?
00:34:27Quand vous êtes une entreprise
00:34:28en difficulté,
00:34:29vous devez faire des économies.
00:34:30Quand vous êtes un entrepreneur
00:34:32assuré sur vos biens personnels,
00:34:34si vous perdez un client,
00:34:36vous devez faire des économies.
00:34:36Donc,
00:34:37le fait que l'État français
00:34:38ou un certain nombre
00:34:39de soi-disant
00:34:40chiens de garde
00:34:41de cet État français
00:34:44soit incapable
00:34:46d'envisager
00:34:47de faire 8% d'économie
00:34:48et que c'est ça
00:34:49le palier absolument incroyable
00:34:51qu'on doit affronter
00:34:51pour établir les comptes
00:34:52de la France,
00:34:52mais c'est consternant.
00:34:54Donc,
00:34:54moi,
00:34:54je dois dire
00:34:55que la réaction
00:34:55qu'on a eue hier
00:34:56de nos adversaires
00:34:57me conforte
00:34:58dans le plan
00:34:58qu'a présenté
00:34:59Marine Le Pen
00:35:00et Jordan Bardella
00:35:01et qu'on n'a
00:35:01aucune difficulté.
00:35:02Donc,
00:35:03oui,
00:35:03nous ne paierons plus
00:35:0533 milliards
00:35:06de contributions
00:35:06à l'Union européenne.
00:35:08C'est fini.
00:35:08Si on nous fait confiance,
00:35:09c'est fini.
00:35:10On ne paiera plus
00:35:10ce montant.
00:35:11Parce que les Français
00:35:12l'auront choisi.
00:35:13On n'acceptera plus
00:35:14le mi-feuille territorial.
00:35:16On n'acceptera plus
00:35:17le cartel
00:35:17sur les marchés publics
00:35:18que tout le monde
00:35:19dénonce régulièrement
00:35:19et sur lequel
00:35:20personne ne fait rien.
00:35:21Voilà.
00:35:22On n'acceptera plus
00:35:23l'inacceptable.
00:35:27Oui,
00:35:28bonjour.
00:35:29Comment vous articulez
00:35:30tout ça
00:35:31pour arriver
00:35:32à un taux de croissance
00:35:34qui augmente
00:35:36beaucoup
00:35:36par rapport
00:35:37à la stabilité
00:35:38que l'on a.
00:35:39Bon,
00:35:40les économies,
00:35:40vous dites,
00:35:41nos économies
00:35:42ne sont pas récessives.
00:35:44Bien,
00:35:44ça reste à prouver.
00:35:45L'intercommunalité
00:35:46que vous venez de citer
00:35:47a déjà envoyé
00:35:48un communiqué
00:35:48pour dire,
00:35:49nous,
00:35:49il y a du réel derrière.
00:35:51Si on nous supprime
00:35:51tout ça,
00:35:52il n'y aura plus d'activité.
00:35:53Bon,
00:35:54je passe là-dessus,
00:35:54y compris sur les conséquences
00:35:56pour l'Union européenne.
00:35:57Et de l'autre côté,
00:35:58pour les entreprises,
00:35:59en effet,
00:35:59vous avez du soutien.
00:36:00mais il est sur du financement
00:36:05assez incertain.
00:36:06Vous venez de parler
00:36:07des rachats d'actions.
00:36:09Bon,
00:36:09les rachats d'actions,
00:36:10ça va,
00:36:10ça vient.
00:36:11Ça ne fait pas
00:36:11du financement pérenne.
00:36:13Donc,
00:36:13comment vous arrivez
00:36:14à prétendre
00:36:15avoir le taux de croissance
00:36:16que vous affichez ?
00:36:19Merci pour votre question.
00:36:20Si je les prends
00:36:21dans le sens inversé,
00:36:22je viens de vous expliquer
00:36:24que nous savions,
00:36:25et c'est marqué
00:36:26dans le tableau,
00:36:27que la taxe
00:36:28des rachats d'actions
00:36:29n'est pas pérenne.
00:36:30Elle est sur,
00:36:31le montant,
00:36:31elle est sur un an.
00:36:33Et après,
00:36:33il s'effondre de mémoire
00:36:34à quelques centaines
00:36:35de millions d'euros.
00:36:36Donc,
00:36:36c'est marqué
00:36:37que ce n'est pas
00:36:37une disposition pérenne.
00:36:38C'est comme incroyable
00:36:39que la critique que vous faites,
00:36:41ce soit de dire,
00:36:42est-ce que vous avez pensé
00:36:43à ce que vous écrivez ?
00:36:43Oui,
00:36:44si j'ai écrit,
00:36:45si on a écrit
00:36:45que c'était une mesure
00:36:47pour un an,
00:36:48on a conscience
00:36:49qu'elle n'est pas pérenne.
00:36:50Vraiment,
00:36:51je ne comprends pas
00:36:51ces remarques.
00:36:52On me dit,
00:36:53et je lis dans la presse,
00:36:54oui,
00:36:55ce sont des dépenses récessives.
00:36:57Bon,
00:36:57eh bien,
00:36:58j'aimerais avoir
00:36:58un article,
00:36:59un édito,
00:37:01une réflexion
00:37:02qui m'indique
00:37:03que ce que j'expliquais hier,
00:37:04à savoir que ce n'était pas
00:37:05des dépenses récessives
00:37:06où j'ai parlé plusieurs minutes
00:37:07pour le prouver,
00:37:07on me donne tort.
00:37:08Moi,
00:37:09j'ai peut-être tort.
00:37:09Moi,
00:37:09j'ai aucune difficulté
00:37:10à avoir tort.
00:37:11Mais ce n'est pas des trucs,
00:37:12des arguments d'autorité.
00:37:13Donc,
00:37:15faire des économies
00:37:15sur l'Union européenne,
00:37:16c'est de l'argent
00:37:17qui quitte le territoire.
00:37:19Donc,
00:37:19moi,
00:37:19je veux bien
00:37:19que vous m'expliquiez
00:37:20qu'éviter
00:37:22entre 10 et 20 milliards d'euros
00:37:24selon les années
00:37:25qui quittent le territoire,
00:37:27c'est récessif
00:37:28pour le territoire français.
00:37:28Mais bon courage
00:37:29pour le démontrer,
00:37:30monsieur.
00:37:31Que cibler,
00:37:32ne plus faire de l'aide
00:37:32au développement,
00:37:33donc de l'argent
00:37:34qui quitte le territoire
00:37:34sans contrepartie
00:37:36pour l'économie française,
00:37:37c'est récessif.
00:37:37Et j'aimerais bien
00:37:38qu'on me le démontre.
00:37:40Que réorganiser
00:37:41le millefeuille territorial,
00:37:42ça va être récessif.
00:37:43J'aimerais bien
00:37:44qu'on me le démontre.
00:37:45Moi,
00:37:45je peux vous donner
00:37:46des dizaines de cas
00:37:46agriculteurs,
00:37:47artisans
00:37:48qui vont investir
00:37:49parce qu'ils n'auront plus
00:37:50à demander l'autorisation
00:37:51à 5 échelons différents.
00:37:53Donc,
00:37:54j'aimerais bien
00:37:54qu'on explique
00:37:54en quoi supprimer
00:37:55au moins un échelon
00:37:57et j'espère plusieurs,
00:37:58ça va être récessif
00:37:59par rapport à des gens
00:37:59qui n'en peuvent plus
00:38:00de ce millefeuille
00:38:00et de cette complexité permanente.
00:38:02Il n'y a pas un seul rapport
00:38:03qui n'explique pas
00:38:04que la surnormalisation
00:38:05et la bureaucratie française
00:38:06pèse entre 3 et 5 points
00:38:08de PIB par an.
00:38:09Moi,
00:38:10j'aimerais bien
00:38:10qu'on m'explique tout ça.
00:38:11J'aimerais bien
00:38:11avoir ce débat.
00:38:12Mais je constate
00:38:13que l'intégralité,
00:38:14et moi,
00:38:15tant pis si ça vous vexe,
00:38:16je m'en fiche,
00:38:17l'intégralité des articles
00:38:19et des éditos,
00:38:20des prises de parole
00:38:21qui ont été faites hier
00:38:22reprennent soit
00:38:23les éléments de langage
00:38:24de la Macronie,
00:38:25c'est une belle référence,
00:38:26soit des instituts
00:38:28liés à la Macronie
00:38:28type l'Institut des entreprises
00:38:30dans lequel siège
00:38:31Mme Heng Khomri
00:38:31et qui n'a raconté
00:38:32que des conneries.
00:38:34Il n'y a pas une ligne
00:38:35de l'Institut des entreprises
00:38:37qui est citée,
00:38:38reprise partout
00:38:39qui soit justifiée.
00:38:40Il n'y a même pas
00:38:40un seul argument
00:38:41qui est fondé en raison.
00:38:42Et il n'y a pas
00:38:42un journaliste
00:38:43qui cite un argument.
00:38:45C'est que oui,
00:38:46machin a dit que.
00:38:47Donc le niveau du débat,
00:38:49mais c'est consternant.
00:38:51Donc comme je l'ai dit hier,
00:38:53la seule dépense
00:38:54qui peut être récessive
00:38:55dans notre plan d'économie,
00:38:56c'est la maîtrise
00:38:58des dépenses liées à l'immigration
00:38:59puisqu'évidemment
00:39:00des personnes qui aujourd'hui
00:39:01ont des aides sociales
00:39:02dépensent,
00:39:03font de la consommation.
00:39:04Ça a un effet
00:39:05sur la croissance.
00:39:06Donc on l'a estimé
00:39:07de manière généreuse
00:39:08à 0,5 points de PIB
00:39:10alors que les gains
00:39:11de croissance
00:39:12sur le quinquennat,
00:39:13alors que les gains
00:39:13de croissance
00:39:14sur le quinquennat,
00:39:15pas sur un an
00:39:16contrairement à ce que j'ai lu
00:39:17dans un certain nombre
00:39:17de papiers,
00:39:18c'est 2,8 points.
00:39:20Donc c'est 2,3 points net.
00:39:22Donc vous divisez
00:39:232,3 points net
00:39:25par 5 ans,
00:39:26c'est un gain de croissance
00:39:27absolument incroyable
00:39:28de 0,4 points
00:39:30lié à la baisse
00:39:31des impôts de production,
00:39:32lié à la baisse massive
00:39:33de TVA,
00:39:34lié à un certain nombre
00:39:35de mesures,
00:39:35par exemple la baisse
00:39:36de 25% du tarif
00:39:38d'électricité.
00:39:38Mais si vous pensez
00:39:39en tant qu'économiste
00:39:40que baisser pour les entreprises
00:39:42du jour au lendemain
00:39:42le prix d'électricité
00:39:43de 25%
00:39:44ne va pas avoir
00:39:45d'effet sur la croissance,
00:39:46mais je n'ai pas de problème.
00:39:47On fait un débat,
00:39:48on va en parler,
00:39:49mais si les journalistes
00:39:50économiques veulent expliquer
00:39:51que baisser le prix
00:39:52d'électricité,
00:39:53ça va faire de la décroissance,
00:39:55mais je n'ai aucun problème
00:39:56à avoir ce débat.
00:39:57Mais il y a un moment,
00:39:58par contre,
00:39:59j'aimerais que ce ne soit
00:39:59plus des arguments
00:40:00d'autorité.
00:40:01Et augmenter la croissance
00:40:02de 0,4 points
00:40:03en moyenne sur 5 ans,
00:40:04je veux dire,
00:40:05ça n'a rien d'extraordinaire.
00:40:06Donc j'ai vu
00:40:08que certains avaient qualifié
00:40:09l'espérance
00:40:11de 1,8% de croissance
00:40:14comme une croissance,
00:40:16je le cite,
00:40:17dynamique.
00:40:18Ah ben donc,
00:40:19si avoir une croissance
00:40:20de 1,8% en France
00:40:23entre 2028 et 2032,
00:40:26c'est inespéré et inespérable,
00:40:27ah ben on peut mettre
00:40:28la clé sous la porte,
00:40:28effectivement.
00:40:30Chantal.
00:40:30Oui.
00:40:31Comment expliquez-vous,
00:40:32enfin, n'y a-t-il pas
00:40:33une contradiction
00:40:34parce que vous voulez
00:40:37récupérer de l'argent
00:40:37que l'on donne
00:40:38à l'Union européenne
00:40:39et dans le même temps,
00:40:41vous êtes d'une discipline
00:40:43pro-européenne incroyable
00:40:45puisque vous voulez
00:40:45absolument revenir
00:40:48au 3% de déficit,
00:40:50donc à la norme européenne.
00:40:52Il y a contradiction
00:40:52ou bien comment vous expliquez-vous ?
00:40:56Il y a revirement européen
00:40:57tout d'un coup ?
00:40:58Pas du tout.
00:40:59Je ne sais pas
00:41:00pourquoi le monde,
00:41:02je l'ai appelé
00:41:02pour lui dire
00:41:03que M. Guilou
00:41:04voulait faire un article
00:41:05expliquant que la règle d'or
00:41:06du Rassemblement national
00:41:07serait le respect
00:41:08de 3% de déficit.
00:41:09Je l'ai au téléphone,
00:41:11je lui ai dit
00:41:12ce n'est pas la règle d'or
00:41:13que Marine Le Pen
00:41:14va annoncer.
00:41:15Il a fait son article.
00:41:16Bon, ce n'est pas
00:41:17la règle d'or
00:41:17que Marine Le Pen
00:41:18a annoncée.
00:41:19La règle d'or
00:41:19que Marine Le Pen
00:41:20a annoncée,
00:41:20c'est l'interdiction
00:41:21d'un déficit
00:41:23dépassant le seuil
00:41:24stabilisant de la dette,
00:41:25c'est-à-dire d'un seuil
00:41:26d'un déficit
00:41:27qui aggrave l'endettement.
00:41:28Donc, ce que Marine Le Pen
00:41:29a expliqué dans sa tribune,
00:41:30c'est que nous proposons
00:41:31comme règle d'or
00:41:32qu'un gouvernement
00:41:33ne puisse pas faire voter
00:41:34un déficit
00:41:36égal ou supérieur
00:41:37au seuil stabilisant
00:41:38de la dette
00:41:40et que donc,
00:41:41par définition,
00:41:41si c'est interdit,
00:41:42ce qui est autorisé,
00:41:43c'est un déficit
00:41:44qui permet le désendettement
00:41:46de la France.
00:41:47Jusqu'à 60% du PIB,
00:41:49effectivement,
00:41:50c'est le critère
00:41:51du traité de Maastricht,
00:41:53mais il est fortuit.
00:41:54C'est-à-dire que
00:41:5560% du PIB,
00:41:56ça nous paraît
00:41:57un bon équilibre
00:41:58entre maintenir
00:41:59des marges,
00:42:00de comment dire,
00:42:01des marges,
00:42:02il y a de la marge
00:42:02parce qu'avant
00:42:03de retrouver 60%,
00:42:04je peux vous dire
00:42:04que je ne suis même pas sûr
00:42:05que je le verrai de mon vivant.
00:42:09ça ne laissera
00:42:09des marges
00:42:10à la France
00:42:11pour investir
00:42:12mais que,
00:42:15pardon,
00:42:16et que ce n'est pas
00:42:16trop dur.
00:42:17Parce qu'effectivement,
00:42:18dire on va avoir
00:42:190% d'endettement,
00:42:20économiquement,
00:42:20ça n'a pas de sens
00:42:21parce que
00:42:22n'avoir aucun endettement,
00:42:23ça veut dire
00:42:23qu'on ne fait pas
00:42:23d'investissement.
00:42:24Donc que ce soit
00:42:24une entreprise,
00:42:25un ménage
00:42:26ou un État,
00:42:27si vous n'avez pas
00:42:28d'endettement
00:42:28et donc pas d'investissement,
00:42:29en fait,
00:42:30vous mourrez
00:42:32propre sur vous.
00:42:34Julien.
00:42:34Bonjour,
00:42:35Julien Fautra
00:42:35de RTL.
00:42:37Dans les prochaines années,
00:42:39tout porte à croire
00:42:40qu'il y aura
00:42:40un trou démographique,
00:42:42c'est-à-dire
00:42:42qu'il va y avoir
00:42:43un renouvellement
00:42:44des générations
00:42:45qui va devenir
00:42:45de plus en plus difficile.
00:42:46Comment soutenir
00:42:47la croissance
00:42:49tout en limitant
00:42:50l'immigration ?
00:42:53Ah, pardon,
00:42:53je ne m'attarde pas
00:42:54si vous avez parlé
00:42:55des retraites.
00:42:57Évidemment,
00:42:58pour les retraites,
00:42:59vous avez raison.
00:43:03l'immigration doit être
00:43:05appréhendée
00:43:06selon la structure réelle
00:43:08de cette immigration.
00:43:09En France,
00:43:09nous avons une immigration
00:43:10peu ou pas qualifiée
00:43:12et majoritairement inactive,
00:43:14c'est-à-dire
00:43:14qui travaille moins
00:43:15que les nationaux.
00:43:16La qualification moyenne
00:43:17des immigrés,
00:43:19pas tous les immigrés,
00:43:20qualification moyenne
00:43:21est inférieure
00:43:22à la qualification
00:43:22des nationaux
00:43:23et le taux de chômage
00:43:24des étrangers
00:43:25est deux fois supérieur
00:43:27en moyenne
00:43:29aux nationaux.
00:43:30Donc, nous avons
00:43:33une immigration
00:43:33qui est au chômage.
00:43:36Lié l'immigration
00:43:37massive de la France
00:43:37à l'occupation
00:43:38des emplois
00:43:39n'a aucun sens.
00:43:40Je ne sais pas
00:43:41quoi vous dire d'autre.
00:43:42En fait,
00:43:42je ne comprends même pas
00:43:42l'argument.
00:43:43Je l'entends.
00:43:44Je constate que c'est un argument
00:43:45qui est utilisé depuis longtemps.
00:43:46D'ailleurs,
00:43:47par toujours les mêmes
00:43:48corps de métier,
00:43:49toujours les mêmes
00:43:50corps de métier,
00:43:50depuis 50 ans.
00:43:51J'avais retrouvé,
00:43:51j'avais envoyé à Marine Le Pen
00:43:52une fois,
00:43:53une vidéo que j'avais retrouvée
00:43:54sur l'INA
00:43:56à l'époque de l'ORTF
00:43:57où il y avait déjà
00:43:59un corps de métier
00:44:00qui se plaignait
00:44:01du fait que les Français
00:44:01ne voulaient pas travailler
00:44:02et heureusement
00:44:02qu'il y avait les immigrés
00:44:04pour faire l'armée de réserve
00:44:06comme disait Marx
00:44:08des Français
00:44:08qui voulaient être bien payés.
00:44:10Donc, non seulement
00:44:11il y a un chômage de masse
00:44:12des immigrés
00:44:13donc ça n'a pas de sens
00:44:13et par ailleurs
00:44:14ça pèse à la baisse
00:44:15sur les salaires
00:44:15et c'est insupportable.
00:44:17Donc, je ne suis absolument
00:44:18pas d'accord
00:44:19avec votre analyse.
00:44:20Je ne vois même pas
00:44:20comment elle peut être fondée.
00:44:22Et par ailleurs,
00:44:23l'enjeu,
00:44:24si vous voulez financer
00:44:25le modèle social français,
00:44:26l'accès aux soins
00:44:28qui sont de plus en plus chers,
00:44:29la dépendance,
00:44:31permettre des droits sociaux
00:44:32aux personnes
00:44:33en situation de handicap,
00:44:34ce n'est pas des immigrés
00:44:35pas qualifiés
00:44:36qu'il faut faire venir,
00:44:37c'est faire de la productivité,
00:44:38c'est faire de l'innovation
00:44:39technologique.
00:44:40Et je constate
00:44:41qu'une mesure
00:44:42que Marine Le Pen
00:44:42a annoncée hier
00:44:43qui n'a fait l'objet
00:44:44d'aucun traitement médiatique
00:44:46et j'avais fait exprès
00:44:46de le mettre
00:44:47parce que je savais
00:44:47que ça allait prouver
00:44:48que les sujets de fond
00:44:49n'intéressent pas grand monde,
00:44:51c'est le soutien
00:44:53à la recherche publique
00:44:54sur lequel Marine Le Pen
00:44:55s'est engagée,
00:44:56passer la recherche publique
00:44:57de 0,7 à 1 point de PIB,
00:44:59c'est-à-dire une augmentation
00:45:00de quasiment 50%,
00:45:02effort qui n'a jamais été fait
00:45:04et qui correspond évidemment
00:45:05à un soutien à la productivité
00:45:07parce que la France
00:45:08a 2,2 à 2,3%
00:45:11de son PIB
00:45:12dans la recherche,
00:45:13la Corée du Sud a 4,
00:45:15les Etats-Unis et l'Allemagne
00:45:16ont plus de 3
00:45:17et ça fait exactement
00:45:1935 ans
00:45:20que les gouvernements
00:45:21successifs
00:45:22se sont engagés
00:45:22à passer la recherche
00:45:23dans le PIB
00:45:24à 3%.
00:45:2435 ans
00:45:26qu'ils ne l'ont pas fait
00:45:27et Marine Le Pen
00:45:29prouve qu'il faut le faire
00:45:30et démontre qu'il faut le faire
00:45:31et ça n'intéresse personne.
00:45:34Janic ?
00:45:35Au-delà de la faisabilité
00:45:37ou pas de votre contre-budget,
00:45:39vous incarnez, vous,
00:45:40avec évidemment Marine Le Pen,
00:45:42une ligne sociale,
00:45:43non seulement budgétaire,
00:45:44mais de la France
00:45:46demain et après-demain,
00:45:48est-ce que,
00:45:49éventuellement,
00:45:50évidemment,
00:45:50si les électeurs
00:45:52votent pour vous,
00:45:53est-ce que vous vous reconnaissez
00:45:54dans ce contre-budget
00:45:55avec quelques mesures
00:45:57que je prends comme ça
00:45:58au hasard,
00:45:59suppression de plusieurs centaines
00:46:00de milliers de fonctionnaires,
00:46:02respect tout de même
00:46:03de la règle budget,
00:46:05enfin d'endettement,
00:46:06règle financière
00:46:07des 60% d'endettement,
00:46:10j'en passe,
00:46:11suppression d'impôts de production,
00:46:13est-ce que c'est pas
00:46:14finalement la ligne
00:46:16un peu de façon caricaturale,
00:46:18je dis ça,
00:46:19pro-entreprise
00:46:20et pro-Bardella
00:46:20qui l'emporte
00:46:22face à la ligne sociale
00:46:23de Marine Le Pen
00:46:24et de la vôtre
00:46:24à travers ce contre-budget ?
00:46:27Ces oppositions de lignes,
00:46:28nous les n'avons jamais
00:46:31soutenues, reconnues,
00:46:31au contraire,
00:46:32on passe notre temps
00:46:32à dire que ces deux lignes
00:46:33n'ont jamais existé,
00:46:35donc elles n'existent toujours pas.
00:46:37Le programme que défend
00:46:38Marine Le Pen,
00:46:39c'est un programme gaullien,
00:46:39c'est-à-dire d'un côté,
00:46:40il y a une rigueur
00:46:40dans la tenue des comptes,
00:46:41dans l'organisation de l'État,
00:46:43une fois plus,
00:46:44avoir toujours et toujours
00:46:46plus de fonctionnaires
00:46:47n'est pas un but en soi,
00:46:48ça ne démarque pas
00:46:49une ligne sociale.
00:46:50Est-ce que ces fonctionnaires
00:46:51sont bien payés ?
00:46:52Est-ce qu'ils sont bien formés ?
00:46:53Est-ce qu'ils sont à un poste
00:46:54qui est intéressant pour eux ?
00:46:55Ou est-ce qu'ils ne sont pas
00:46:56en grande souffrance
00:46:56parce qu'on leur demande
00:46:57de faire de la bureaucratie
00:46:58et que ça ne sert pas à grand-chose
00:47:00et que ce n'est pas ça
00:47:00le service public ?
00:47:01Moi, je le crois.
00:47:02Donc l'enjeu,
00:47:03ce n'est pas d'accumuler
00:47:04les postes de fonctionnaires
00:47:05pour accumuler les postes de fonctionnaires,
00:47:06c'est est-ce que chacun
00:47:06est à une place
00:47:13aujourd'hui dans les différentes
00:47:14strates administratives
00:47:15parce qu'il y a beaucoup de gens
00:47:16qui veulent être au service
00:47:17des gens ou de l'État
00:47:19et qui sont au service de personnes
00:47:20parce qu'ils sont coincés
00:47:21dans une bureaucratie.
00:47:21Et ce n'est pas plusieurs
00:47:22de centaines de milliers
00:47:23de postes qu'on a annoncé hier,
00:47:26madame,
00:47:27c'est plusieurs dizaines de milliers.
00:47:28C'est un montant important.
00:47:30Enfin, en tout,
00:47:31on est à 3%
00:47:36sur la masse salariale de l'État,
00:47:37ce qui n'est quand même pas considérable.
00:47:41Après, il y a beaucoup
00:47:41de droits nouveaux.
00:47:42Évidemment, déjà,
00:47:43les baisses d'impôts.
00:47:43La baisse de la TVA,
00:47:44c'est une aide massive
00:47:45au pouvoir d'achat
00:47:46des familles,
00:47:47des classes moyennes.
00:47:47La deuxième part fiscale
00:47:48dès le deuxième enfant.
00:47:50Marine Le Pen a annoncé
00:47:51un certain nombre
00:47:51de droits nouveaux.
00:47:52Le permis de conduire gratuit
00:47:54pour les jeunes,
00:47:55pour une classe d'âge,
00:47:56pour tous les jeunes
00:47:57qui sont un coin quasi judiciaire vierge,
00:48:00ce qui va être une révolution
00:48:02dans un certain nombre de territoires,
00:48:03en particulier les territoires ruraux,
00:48:04périurbains,
00:48:04où le fait d'avoir
00:48:05son permis de conduire
00:48:08définit votre capacité
00:48:09à vous insérer économiquement,
00:48:11culturellement, socialement,
00:48:12et c'est un droit nouveau
00:48:13très important.
00:48:15Marine Le Pen annoncera
00:48:16dans les semaines à venir
00:48:17un droit nouveau
00:48:18pour les familles qui travaillent.
00:48:20Jordan Bardella a annoncé hier
00:48:21deux choses.
00:48:23Le remboursement des soins dentaires,
00:48:25notamment grâce à des réformes
00:48:27sur les mutuelles,
00:48:28qui va permettre de dégager
00:48:29des moyens
00:48:29pour prendre en charge
00:48:30les soins dentaires,
00:48:32ce qui a été promis
00:48:33une fois,
00:48:34n'a jamais été fait.
00:48:34et même cet été,
00:48:36il y a eu un déremboursement
00:48:37de certains soins dentaires.
00:48:39Et aussi, par exemple,
00:48:40pour la ligne sociale,
00:48:42le fait que la location adulte handicapée
00:48:44ne soit jamais inférieure
00:48:47aux sujets de pauvreté,
00:48:48ce qui coûte 900 millions d'euros par an.
00:48:51Ça aussi,
00:48:51c'est une promesse
00:48:52de nos prédécesseurs
00:48:53qui n'a jamais été honorée.
00:48:56Bonjour,
00:48:56on est en sournion pour Contexte.
00:48:58Marine Le Pen a fait
00:48:59de la politique écologique
00:49:01et énergétique
00:49:02un pilier de votre trajectoire
00:49:04de redressement
00:49:05des finances publiques.
00:49:06Pour l'instant,
00:49:07on connaît vos mesures
00:49:08sur la baisse de la TVA
00:49:10sur l'énergie,
00:49:11qui est davantage
00:49:11une mesure de pouvoir d'achat,
00:49:13ou les mesures
00:49:14de rebudgetisation
00:49:15des C2E
00:49:17ou de fin de soutien
00:49:19aux énergies intermittentes,
00:49:20qui sont aussi des mesures
00:49:21d'économie à court terme.
00:49:24Quelle place va avoir
00:49:25l'écologie dans votre programme
00:49:27et est-ce que vous avez
00:49:28des exemples de mesures
00:49:29d'économie plus structurelles ?
00:49:32La mesure structurelle
00:49:34pour lutter contre
00:49:35le changement climatique
00:49:36et s'adapter,
00:49:37c'est évidemment
00:49:37le plan 100% Rénov'
00:49:39et 100% Clim',
00:49:40qui est une révolution totale
00:49:41de l'appréhension de ces sujets,
00:49:43puisque nous brisons
00:49:45la logique toxique
00:49:45des subventions,
00:49:46qui non seulement
00:49:47ne fonctionnent pas en volume,
00:49:49mais en plus,
00:49:49évidemment,
00:49:50le nid de toutes les fraudes,
00:49:51tous les détournements
00:49:52du grand n'importe quoi,
00:49:53comme d'ailleurs aussi
00:49:54les certificats
00:49:55d'économie d'énergie.
00:49:57Le groupe Rassemblement National
00:49:58est d'ailleurs à l'origine
00:49:59de la saisine
00:49:59du Conseil de la Cour des comptes
00:50:02sur les certificats
00:50:03d'économie d'énergie,
00:50:04ayant prouvé
00:50:04l'ampleur considérable
00:50:06des fraudes
00:50:06qu'il y avait sur ce domaine.
00:50:08Sur ma prime Rénov',
00:50:08c'est pas mieux.
00:50:09Donc,
00:50:10nous allons mettre
00:50:11à disposition,
00:50:11au moins par an,
00:50:1220 milliards d'euros
00:50:13de crédits
00:50:14pour des prêts
00:50:14à taux zéro,
00:50:15qui financeront
00:50:16beaucoup plus,
00:50:17enfin,
00:50:17trois fois plus
00:50:18de travaux
00:50:18que ma prime Rénov'.
00:50:20Donc,
00:50:21c'est un changement
00:50:22de spectre complet
00:50:23qui a en plus
00:50:24un intérêt énorme,
00:50:25c'est de relancer
00:50:26évidemment le secteur
00:50:26du bâtiment
00:50:27et de l'isolation
00:50:29des bâtiments,
00:50:30qui permet
00:50:31de réaliser
00:50:32la climatisation
00:50:33dans des temps
00:50:34le plus rapide possible
00:50:35d'un maximum
00:50:37de services publics,
00:50:38mais aussi
00:50:38d'habitations privées,
00:50:41et de réaliser
00:50:42et de respecter
00:50:43les accords de Paris.
00:50:44Marine Le Pen
00:50:45a annoncé aussi
00:50:46deux grandes mesures
00:50:47importantes.
00:50:48Première mesure,
00:50:49c'est la négociation
00:50:51dans le cadre
00:50:51du cadre financier
00:50:52pluriannuel
00:50:53de l'Union européenne
00:50:54d'un critère
00:50:55lié à l'empreinte carbone
00:50:56pour que le traité
00:50:57de Paris soit respecté.
00:50:58Il faut récompenser
00:50:59les pays
00:50:59qui sont sur le chemin
00:51:01de la neutralité carbone
00:51:02et non pas sanctionner,
00:51:04mais ne pas récompenser
00:51:07ceux qui n'y sont pas.
00:51:08Et la France
00:51:09a fait beaucoup
00:51:10d'investissements
00:51:11depuis les Trente Glorieuses
00:51:12pour avoir l'économie
00:51:13la moins intense
00:51:14à carbone
00:51:15de l'eurozone.
00:51:17Certains
00:51:18de nos partenaires
00:51:19ne l'ont pas fait.
00:51:19Il n'y a aucune raison
00:51:20que la France paie
00:51:21alors qu'on a fait
00:51:22un maximum d'efforts.
00:51:23Et la troisième mesure
00:51:24importante
00:51:24qu'a annoncé Marine Le Pen,
00:51:25c'est la présentation
00:51:26au cours de la campagne
00:51:28d'une stratégie nationale
00:51:29bas carbone,
00:51:30enfin,
00:51:31d'une stratégie nationale
00:51:32bas carbone mariniste
00:51:33qui permettra de montrer
00:51:34qu'on peut respecter
00:51:36les accords de Paris
00:51:36sans écologie punitive
00:51:38et sans la vision
00:51:39malthusienne
00:51:41et décroissante
00:51:42de la Commission européenne.
00:51:44Laure, à nouveau.
00:51:47Une question
00:51:47qui sort du thème
00:51:49du budget.
00:51:50En ce moment,
00:51:50dans l'hémicycle
00:51:51est examinée
00:51:52la loi intégrale
00:51:53contre les violences
00:51:54sexistes, sexuelles
00:51:55et intrafamiliales.
00:51:57des amendements issus
00:51:58de vos rangs,
00:52:00alors pas signés
00:52:01par tout le groupe,
00:52:02mais quand même,
00:52:03ont tenté de supprimer
00:52:05dans le texte
00:52:05les termes sexistes
00:52:07ou féminicides.
00:52:09Est-ce que le Rassemblement
00:52:11national reconnaît
00:52:12que les violences
00:52:13sur les femmes
00:52:13et les enfants
00:52:14sont le fait
00:52:14très majoritaire
00:52:15des hommes ?
00:52:17Et sinon,
00:52:18pourquoi ?
00:52:18Et quelle sera
00:52:19la position de vote
00:52:21de votre groupe
00:52:22sur ce texte ?
00:52:24Il me semble
00:52:25qu'en commission,
00:52:26vous étiez abstenu.
00:52:29Écoutez, oui.
00:52:30Je ne vois pas
00:52:31comment on pourrait
00:52:31dire l'inverse.
00:52:34La quasi-totalité
00:52:35des violences
00:52:36faites contre les femmes
00:52:37et les enfants
00:52:38sont le fait
00:52:39de certains hommes,
00:52:40mais de pas
00:52:40tous les hommes.
00:52:42Si vous reprochez
00:52:43au Rassemblement national
00:52:43de ne pas être
00:52:45dans une idéologie
00:52:46qui considère
00:52:47qu'il faut culpabiliser
00:52:48ou sanctionner
00:52:50ou stigmatiser
00:52:51l'ensemble des hommes
00:52:53pour les crimes,
00:52:54les délits
00:52:54et les horreurs
00:52:55des minorités,
00:52:56oui,
00:52:56on ne sera pas
00:52:57d'accord avec vous.
00:52:58Je ne vois pas
00:52:58en quoi mener
00:53:00cette lutte idéologique
00:53:01aide à aucun moment
00:53:03les personnels soignants,
00:53:05les assistants sociaux,
00:53:08les personnels
00:53:08de l'éducation nationale,
00:53:09bref,
00:53:10tous ceux qui encadrent,
00:53:10qui peuvent aider
00:53:11des enfants ou des femmes
00:53:13à faire leur travail
00:53:14et à les protéger,
00:53:15évidemment,
00:53:15les forces de l'ordre également.
00:53:16Donc,
00:53:17moi,
00:53:17ce que je trouve dommage
00:53:18à titre personnel,
00:53:19c'est que ce débat
00:53:20qui est très urgent
00:53:22et sur lequel
00:53:23nos adversaires
00:53:24ont beaucoup parlé
00:53:25et pas beaucoup fait
00:53:26et pas beaucoup agi,
00:53:27l'utilise une fois de plus
00:53:28pour vouloir
00:53:31piéger,
00:53:31entre guillemets,
00:53:32idéologiquement
00:53:32ou faire de la polémique
00:53:33avec le Rassemblement National.
00:53:34Quand je vois ce qui est arrivé
00:53:34à mon collègue
00:53:36Thomas Ménager
00:53:36qui a juste voulu signifier
00:53:38qu'il peut y avoir
00:53:40des violences sexuelles
00:53:42au sein de couples homosexuels
00:53:43et que ça a provoqué
00:53:46l'indignation
00:53:47de certains rangs à gauche
00:53:48comme si défendre les uns
00:53:49signifiait ne plus défendre les autres,
00:53:51ça n'a aucun sens.
00:53:52Je ne sais pas pourquoi
00:53:52il faudrait faire des discriminations
00:53:53ou trier les victimes
00:53:55ou ceux qui vivent
00:53:57ces violences,
00:53:57ces horreurs.
00:53:58Je ne comprends pas
00:53:59pourquoi le débat
00:54:00se porte là-dessus.
00:54:01Écoutez,
00:54:02les Françaises et les Français
00:54:04se prononceront
00:54:05et sur notre vote,
00:54:06nous,
00:54:06on votera sur le projet
00:54:07et pas sur une position de principe.
00:54:09Donc,
00:54:10si le projet permet
00:54:11de protéger les victimes
00:54:12et surtout d'empêcher
00:54:13qu'il y ait des victimes
00:54:14un maximum,
00:54:15eh bien,
00:54:16on le soutiendra.
00:54:17Si c'est devenu
00:54:18un objet politicien
00:54:20qui malheureusement
00:54:21ne permet pas
00:54:21d'aider les victimes,
00:54:23on s'abstiendra sans doute.
00:54:24Voilà,
00:54:24donc on verra,
00:54:25nous en tout cas,
00:54:25on vote sur le fond.
00:54:27Laure,
00:54:27à nouveau,
00:54:28oui,
00:54:28non ?
00:54:29Sur le même sujet ?
00:54:30Non,
00:54:31juste vous relancez sur,
00:54:32alors là,
00:54:32vous parlez des amendements
00:54:33de Thomas Ménager,
00:54:34mais par exemple,
00:54:34les amendements
00:54:35qui avaient été déposés,
00:54:36je crois,
00:54:37par dizaines et dizaines
00:54:38par un député,
00:54:39deux députés UDR
00:54:41qui visaient à supprimer
00:54:42toute mention
00:54:43de violences sexistes
00:54:44dans le texte.
00:54:45Quel regard
00:54:46vous portez
00:54:46sur ces amendements-là ?
00:54:48Vous dites,
00:54:49je n'ai pas lu
00:54:49tous les amendements,
00:54:51surtout ceux d'un groupe
00:54:52qui n'est pas le mien,
00:54:52même si on est dans une alliance,
00:54:54mais moi,
00:54:54à titre personnel,
00:54:55évidemment,
00:54:55je n'ai aucune difficulté
00:54:57à dénoncer,
00:54:58évidemment,
00:54:58à reconnaître
00:54:59et à dénoncer
00:54:59les violences sexistes
00:55:00et sexuelles,
00:55:01bien au contraire,
00:55:01c'est un combat ancien
00:55:02pour illustrer aussi
00:55:05mon parcours personnel.
00:55:06Moi,
00:55:06j'ai travaillé pendant longtemps
00:55:08avec Nicolas Dupour-Aignan
00:55:10comme maire d'Hier
00:55:11et président de l'agglomération
00:55:12du Val d'Hier.
00:55:12C'était un des premiers élus,
00:55:14objectivement,
00:55:15dès les années 90,
00:55:16à avoir financé
00:55:17des lieux d'accueil
00:55:19pour les femmes
00:55:19et leurs enfants
00:55:20victimes de violences familiales
00:55:22et donc,
00:55:22c'était réservé aux femmes
00:55:24indiquant par là même
00:55:25que les auteurs
00:55:26de ces violences
00:55:27étaient des hommes.
00:55:29Donc,
00:55:30nous,
00:55:30c'est un combat ancien
00:55:33sur lequel,
00:55:33moi,
00:55:34je suis totalement en soutien.
00:55:35c'est comme j'étais un des élus.
00:55:36Bon,
00:55:37à l'époque,
00:55:37je n'étais pas connu.
00:55:39Comment dire ?
00:55:41Qui avait soutenu MeToo.
00:55:42J'avais dit
00:55:43qu'il n'y a aucune raison
00:55:44de ne pas soutenir MeToo.
00:55:45Parce que oui,
00:55:46il y a des violences,
00:55:47oui,
00:55:48il y a eu des tabous,
00:55:49oui,
00:55:49il y a beaucoup de femmes
00:55:51qui,
00:55:51pendant longtemps,
00:55:52n'ont pas pu avoir la parole
00:55:53ou n'ont pas été respectées
00:55:54ou ont été moquées.
00:55:55Moi,
00:55:55j'ai un souvenir d'enfance
00:55:56très précis
00:55:56de cette émission
00:55:57de Thierry Ardisson,
00:55:58je ne sais plus quel numéro
00:55:59pour s'entonner,
00:56:00avec Tristan Banon
00:56:02qui avait dénoncé
00:56:03autour de la table
00:56:04les violences commises
00:56:05par Dominique Roscan
00:56:06provoquant des ricanements
00:56:08et des blagues salaces
00:56:09au lieu de créer
00:56:10de la solidarité
00:56:11et de l'empathie
00:56:12et surtout une réaction judiciaire.
00:56:14Donc moi,
00:56:14je me souviens très bien
00:56:14de ce moment.
00:56:15J'étais chez moi
00:56:16en banlieue parisienne
00:56:16et c'est un moment
00:56:17qui m'a marqué
00:56:18et qui a marqué
00:56:19ma conscience politique.
00:56:20Donc moi,
00:56:20je n'ai aucune difficulté,
00:56:21bien au contraire,
00:56:22mais il faut le faire
00:56:23en sincérité
00:56:24et certains,
00:56:25malheureusement,
00:56:25font tout en opportunisme politique.
00:56:27Et je trouve ça dommage
00:56:28et ça touche
00:56:29toutes les parties politiques,
00:56:30malheureusement.
00:56:31Dans ces moments
00:56:31de débat
00:56:32sur des lois
00:56:33qui touchent la société,
00:56:34il y a toujours des gens
00:56:37ou de grands inquisiteurs
00:56:39de la morale publique.
00:56:40Ce qui est d'ailleurs
00:56:40souvent très dangereux
00:56:41et sans attaquer personne.
00:56:42J'appelle l'opinion publique
00:56:43à être vigilant
00:56:44parce que souvent,
00:56:45ceux qui en font des caisses
00:56:46sur la vertu des autres,
00:56:47ce n'est pas glorieux.
00:56:49Nicolas et puis Jeanne.
00:56:50Oui, pardon de revenir
00:56:51un peu en arrière,
00:56:52mais j'aurais voulu savoir
00:56:53qui précisément
00:56:55vous visiez
00:56:56quand vous évoquiez
00:56:58à propos de la souffrance
00:57:00infligée aux Français
00:57:01ou de la douleur.
00:57:03Qui avez-vous
00:57:04dans le viseur,
00:57:06si j'ose dire,
00:57:07et j'imagine
00:57:08que vous avez quand même
00:57:11à l'esprit
00:57:12parce que ceux-là
00:57:13s'y réfèrent souvent
00:57:14à Churchill,
00:57:141940,
00:57:16le sang,
00:57:16les larmes,
00:57:17etc.
00:57:17Donc comment,
00:57:18est-ce que vous pouvez
00:57:19être plus précis
00:57:20dans ce que vous récusez ?
00:57:22Écoutez,
00:57:23là,
00:57:23ce n'est pas pour malpoli,
00:57:25mon portable,
00:57:26ce n'est pas que je ne vous écoutais pas,
00:57:27monsieur,
00:57:27mais c'était pour trouver la sonde.
00:57:29Vous voyez,
00:57:29hier,
00:57:30le directeur de la rédaction
00:57:30de l'Opinion,
00:57:31Rémi Godot,
00:57:33contre budget du RN,
00:57:35la tromperie de l'austérité
00:57:36sans douleur.
00:57:38Bon,
00:57:38donc je ne peux pas faire mieux.
00:57:40Bon,
00:57:40mais j'en ai vu d'autres.
00:57:41Là,
00:57:41c'est celui qui me vient
00:57:42en tête immédiatement.
00:57:43Mais la comparaison
00:57:44avec Churchill,
00:57:45monsieur Domenac,
00:57:46ne me paraît pas bonne
00:57:47parce que Churchill
00:57:49était la dernière démocratie
00:57:51en défense
00:57:53contre le nazisme,
00:57:54la barbarie
00:57:55et la guerre totale.
00:57:56Donc moi,
00:57:57je veux bien
00:57:57qu'on compare
00:57:57le fait de devoir faire
00:57:588% d'économie
00:57:59avec la guerre totale
00:58:02des Britanniques
00:58:03contre le nazisme,
00:58:04mais c'est comme une comparaison
00:58:06ou alors j'ai mal compris
00:58:06votre question
00:58:07et je m'en excuse.
00:58:09Voilà,
00:58:09mais d'ailleurs,
00:58:09la banalisation,
00:58:10ceci dit,
00:58:11je suis désolé,
00:58:12je suis un peu bavard ce matin,
00:58:12mais justement,
00:58:13la banalisation,
00:58:14ce n'est pas ce que vous faites vous,
00:58:15mais la banalisation
00:58:16de cette expression
00:58:17dans le débat public
00:58:18du sang et des larmes
00:58:19de moments churchilliens
00:58:20comme si nous vivions
00:58:22un moment churchillien
00:58:23dit tout,
00:58:23en fait,
00:58:24soit de l'incompréhension
00:58:25des logiques historiques,
00:58:26soit de l'incompréhension
00:58:27du moment
00:58:27et en fait,
00:58:28cet excès
00:58:29de citations de moments
00:58:30qui n'ont rien à voir
00:58:31par des gens
00:58:32qui ne font rien,
00:58:33en particulier
00:58:33les gouvernements en place,
00:58:35c'est très parlant
00:58:36parce qu'en fait,
00:58:36ils se rattachent
00:58:37à des grands moments
00:58:38de l'histoire
00:58:39ou à des tragédies épouvantables
00:58:40où évidemment,
00:58:41là,
00:58:41la mobilisation
00:58:42de l'opinion publique,
00:58:43des citoyens,
00:58:44des hommes et des femmes libres
00:58:45pour résister au pire,
00:58:47alors que là,
00:58:47on parle juste
00:58:48de faire 8% d'économie
00:58:49en 5 ans.
00:58:51Voilà,
00:58:51cette banalisation
00:58:52de grands moments historiques
00:58:53comme ça,
00:58:53en fait,
00:58:54ça dit tout
00:58:54de la lâcheté
00:58:55des contemporains.
00:58:57Vraiment,
00:58:57c'est consternant.
00:58:58C'est comme la nazification
00:59:00de tous les adversaires politiques,
00:59:02la fascisation
00:59:02du débat politique,
00:59:04cette banalisation
00:59:05de réalité historique
00:59:06épouvantable,
00:59:07tragique,
00:59:08des pires moments
00:59:08de l'histoire,
00:59:10voire des pires moments
00:59:11de l'humanité
00:59:12et d'utiliser
00:59:13des comparaisons historiques
00:59:14pour banaliser l'horreur,
00:59:15pour banaliser le pire,
00:59:16pour moi,
00:59:17ça dit tout.
00:59:17En tout cas,
00:59:18moi,
00:59:18je ne vais absolument pas
00:59:18être associé
00:59:19à ce genre de comportement.
00:59:21Jeanne.
00:59:23Vous voulez réduire
00:59:24la contribution française
00:59:29à l'Europe,
00:59:30mais si Bruxelles
00:59:30dit non,
00:59:31est-ce que votre budget
00:59:33tiendra sans ça ?
00:59:36Alors, Bruxelles
00:59:36ne peut pas dire non
00:59:37parce que Bruxelles
00:59:38n'a aucun pouvoir là-dessus.
00:59:39Il y a une négociation.
00:59:41Alors, en plus,
00:59:41c'est beaucoup plus facile.
00:59:42Le paradoxe,
00:59:43si vous voulez,
00:59:43c'est qu'il y a 5 ans,
00:59:44on a toujours proposé
00:59:45la baisse de la contribution
00:59:46à l'Union européenne.
00:59:48Paradoxalement,
00:59:48en 2022,
00:59:49c'était plus difficile
00:59:50puisqu'il n'y avait pas
00:59:51de négociation
00:59:51sur le cadre financier
00:59:52pluriannuel.
00:59:53Là, il se trouve
00:59:53qu'on est en pleine négociation
00:59:54du cadre financier
00:59:55pluriannuel
00:59:55et que s'il n'y a pas
00:59:56de magouille,
00:59:57c'est le ou la future,
00:59:59je l'espère,
01:00:00présidente de la République
01:00:01qui devra aboutir
01:00:02sur ces négociations.
01:00:03Donc, c'est encore
01:00:03plus facile qu'avant.
01:00:04C'est aussi d'autant
01:00:05plus facile
01:00:06que la Commission européenne
01:00:07ayant échoué
01:00:07sur toutes les politiques
01:00:08qu'elle a menées,
01:00:09aussi bien l'agriculture,
01:00:10la compétitivité,
01:00:10l'action extérieure
01:00:11que tout et n'importe quoi,
01:00:13c'est beaucoup plus facile
01:00:14de demander l'annulation
01:00:14de programmes
01:00:15qui n'ont pas fonctionné
01:00:16et donc, de toute façon,
01:00:18la France n'est pas
01:00:19obligée de payer.
01:00:20Donc, s'il doit y avoir
01:00:21une tension forte
01:00:22dans ces négociations
01:00:23et si on nous explique
01:00:24que la France doit payer
01:00:25alors qu'elle ne doit pas payer,
01:00:26la France ne paiera pas.
01:00:27Je suis désolé de le dire.
01:00:28Et les Pays-Bas
01:00:30qui ont un pouvoir
01:00:31de négociation bien moindre
01:00:32que la France
01:00:33et qui, en plus,
01:00:34les Pays-Bas bénéficient
01:00:35du joyau de la couronne
01:00:36du marché unique,
01:00:37j'ai nommé
01:00:38le port de Rotterdam
01:00:39qui leur apporte beaucoup
01:00:40alors qu'ils n'ont pas fait
01:00:41grand-chose pour leur bénéficier.
01:00:44Oui, parce que
01:00:44une part considérable
01:00:45du commerce du marché unique
01:00:46passe par Rotterdam
01:00:47et donc, ça leur apporte
01:00:48énormément de richesses
01:00:49et d'argent.
01:00:50Bref, donc, malgré le fait
01:00:51qu'ils aient le joyau
01:00:52de la couronne
01:00:53du marché unique,
01:00:54ils ont quand même
01:00:55négocié un rabais
01:00:57représentant entre 20 et 30%
01:00:58de leur contribution.
01:00:59Donc, il faut arrêter
01:01:00de dire que ce n'est pas
01:01:01ce que vous dites vous.
01:01:02Mais nos adversaires,
01:01:03en fait, partent perdants.
01:01:04Ils considèrent...
01:01:05De toute façon,
01:01:06ceux qui critiquent
01:01:06notre programme
01:01:07sur l'Union européenne,
01:01:08déjà, ils partent perdants
01:01:09de manière générale,
01:01:10mais de toute façon,
01:01:11ils sont pour la contribution
01:01:12à l'Union européenne,
01:01:13ils sont pour le fédéralisme.
01:01:14Et M. Attal a proposé
01:01:16les États-Unis d'Europe.
01:01:17Donc, évidemment,
01:01:18quand vous proposez
01:01:18les États-Unis d'Europe,
01:01:19vous n'êtes pas pour la baisse
01:01:20de la contribution
01:01:21de la France
01:01:22à l'Union européenne.
01:01:23Donc, c'était peut-être
01:01:24d'argument de mauvaise foi
01:01:26qui est à la mesure
01:01:27du bide intégral
01:01:28qui a provoqué
01:01:29cette proposition
01:01:29dans la campagne électorale
01:01:30parce que les États-Unis d'Europe
01:01:33proposaient sur une estrade
01:01:34autour de Trois-Clampins
01:01:35qui restent fidèles
01:01:37à Gabriel Attal.
01:01:38C'est sûr qu'on n'était pas,
01:01:39on parlait d'un moment
01:01:40de l'orchilien,
01:01:40on n'était pas
01:01:41du discours de Victor Hugo.
01:01:42Oui, mais enfin,
01:01:43la France a quand même
01:01:44un peu besoin de l'Europe.
01:01:46Mais bien sûr
01:01:47qu'on a besoin de l'Europe
01:01:48et l'Europe a besoin de la France.
01:01:49Mais on n'est pas pour le Frexit.
01:01:50Et ça aussi,
01:01:51si vous voulez,
01:01:51à chaque fois qu'on fait
01:01:52une proposition
01:01:53sur l'Union européenne,
01:01:55c'est soit on accepte tout
01:01:56de l'Union européenne,
01:01:57soit c'est le Frexit,
01:01:58ça en dit long
01:01:58sur l'intérêt du débat.
01:02:01Voilà.
01:02:02Donc,
01:02:03ça n'a absolument rien
01:02:04à voir avec le Frexit.
01:02:05D'ailleurs,
01:02:06ça voudrait dire
01:02:06que c'est les deux tiers,
01:02:08je crois que c'est les deux tiers
01:02:09des pays européens
01:02:09qui sont bénéficiaires nets.
01:02:12Donc,
01:02:12ça veut dire
01:02:13que les deux tiers
01:02:13des pays européens
01:02:14sont donc exiteurs.
01:02:16Voilà,
01:02:16c'est intéressant
01:02:17comme argument.
01:02:19Sur la nazification
01:02:20de l'adversaire,
01:02:21M. Dupont-Aignan,
01:02:22je crois,
01:02:22a lancé hier sa campagne
01:02:23en évoquant,
01:02:25en critiquant
01:02:26les nazis ukrainiens.
01:02:27Je voudrais savoir
01:02:28ce que vous en pensez.
01:02:31Comme vous savez,
01:02:31j'ai beaucoup d'affection
01:02:33sans ironie
01:02:34pour Nicolas Dupont-Aignan
01:02:35avec qui j'ai travaillé
01:02:36pendant huit ans.
01:02:37Mais il sait très bien
01:02:39lui-même
01:02:40que ses positions
01:02:41ne sont pas les bienes
01:02:42et que ses positions,
01:02:43entre autres positions,
01:02:44conduisent à la scission
01:02:46des deux tiers
01:02:47des cadres
01:02:47de la France.
01:02:49Alors,
01:02:49à l'époque,
01:02:49ce n'était pas
01:02:50le conflit ukrainien,
01:02:50mais il y avait déjà
01:02:51des questions
01:02:52sur le Donbass
01:02:54d'une manière générale.
01:02:57M. Nicolas Dupont-Aignan
01:02:59est un des meilleurs
01:03:00gestionnaires
01:03:01des finances publiques locales,
01:03:02un des meilleurs élus locaux,
01:03:03franchement,
01:03:04que j'ai rencontrés
01:03:05dans ma vie.
01:03:06Il avait une capacité
01:03:08à montrer
01:03:09qu'on pouvait changer
01:03:09les choses
01:03:10par la bonne gestion.
01:03:11Je ne comprends pas
01:03:12pourquoi Nicolas
01:03:13fait ce genre
01:03:14de déclarations
01:03:15qui sont contradictoires
01:03:19avec le talent
01:03:20vraiment qu'il a
01:03:21et ce qu'il peut apporter
01:03:22au débat public.
01:03:22Je comprends.
01:03:23De toute façon,
01:03:23je n'ai jamais compris.
01:03:24Pendant huit ans,
01:03:24on s'est engueulé
01:03:25presque toutes les semaines
01:03:25sur des déclarations
01:03:27que je trouve provocatrices
01:03:28comme ça.
01:03:29Voilà,
01:03:29je n'ai pas changé d'avis.
01:03:31Julien.
01:03:32M. Tanguy,
01:03:33quel est l'ordre
01:03:34des textes demain
01:03:35pour la niche
01:03:37de votre partie
01:03:39et qu'est-ce que
01:03:40vous en espérez ?
01:03:44Alors,
01:03:44attendez,
01:03:45parce que...
01:03:46Je suis désolé,
01:03:47je ne connais pas...
01:03:48Voilà,
01:03:48je ne connais pas
01:03:49tout par cœur.
01:03:50Voilà,
01:03:51on commence par résolution
01:03:52pour mobiliser
01:03:53la commande publique
01:03:54au service de l'emploi
01:03:55de la production
01:03:56en France.
01:03:57C'est exactement
01:03:57dans la logique
01:03:58du contre-budget d'hier.
01:03:59C'est un des aspects,
01:04:00évidemment,
01:04:01de la réforme du cartel
01:04:02et de la valorisation
01:04:02de la production française
01:04:03dans la commande publique
01:04:04qui sera une dépense...
01:04:06qui sera une économie
01:04:07donc non récessive
01:04:09et même pro-croissance
01:04:10puisqu'on remplacera
01:04:11de la dépense publique
01:04:12qui favorise la Chine
01:04:13par la commande publique
01:04:14qui favorise
01:04:15les usines en France.
01:04:16Donc,
01:04:16c'est pas mal.
01:04:17Deuxième résolution,
01:04:18refonder l'espace Schengen
01:04:20avec le mécanisme
01:04:21de double frontière
01:04:22que Jordan Bardella
01:04:23avait présenté
01:04:23aux élections européennes
01:04:24de 2019
01:04:25et de 2024.
01:04:27Une résolution
01:04:28pour l'entrée
01:04:29au panthéon
01:04:30de Olympe de Gouges
01:04:31de l'abbé
01:04:32Charles-Michel de Lépée
01:04:33qui était
01:04:34le fondateur
01:04:35du langage des signes,
01:04:36le créateur
01:04:37d'un des langages des signes
01:04:38et de Zena Mdéré
01:04:39qui est une des grandes leaders
01:04:41des chatouilleuses
01:04:43à Mayotte
01:04:44et qui se sont battues
01:04:46dans le matriarcat maorais
01:04:47qui me plaît beaucoup
01:04:50pour que Mayotte
01:04:51soit française
01:04:51et reste française
01:04:52et demeure française
01:04:53et c'est la ligne
01:04:54de Marine Le Pen.
01:04:55Ensuite,
01:04:56on a une proposition
01:04:57pour abroger
01:04:58les zones à faible émission.
01:05:00C'était un combat parlementaire
01:05:00qu'on pense avoir gagné.
01:05:02Malheureusement,
01:05:02il faut continuer
01:05:03à le mener.
01:05:05Redéfinir le cadre
01:05:06des contributions
01:05:08versées par les collectivités
01:05:09territoriales
01:05:09pour qu'elles soient
01:05:10strictement d'intérêt local,
01:05:11ça fait partie aussi
01:05:12des mesures du contre-budget
01:05:13présentées hier
01:05:15et la responsabilité
01:05:17des locataires
01:05:17et des bailleurs
01:05:18dans le logement social
01:05:19puisque quand il y a
01:05:20des voyous
01:05:20ou des gens
01:05:21qui se comportent très mal
01:05:21dans leur HLM
01:05:23et qui font vivre
01:05:25un enfer
01:05:25à leurs voisins
01:05:27et qui dégradent
01:05:28la collectivité
01:05:28et bien qu'ils ne puissent
01:05:29être sanctionnés.
01:05:30Les niches ont souvent
01:05:32été présentées
01:05:32comme des façons
01:05:33de mettre l'adversaire
01:05:34en difficulté
01:05:35c'est-à-dire les pousser
01:05:36à voter vos textes.
01:05:37Est-ce que là
01:05:38on est encore
01:05:38dans cette logique-là ?
01:05:40Est-ce que vous espérez
01:05:41vraiment que ça
01:05:42aboutisse ?
01:05:44Oui, je pense
01:05:44que ça peut aboutir.
01:05:45Je pense que nos adversaires
01:05:46auront beaucoup
01:05:47de difficultés
01:05:47à s'opposer
01:05:49à un certain nombre
01:05:49de nos mesures
01:05:50en particulier
01:05:50les adversaires
01:05:51qui, les élections
01:05:53arrivant,
01:05:54singent,
01:05:54imitent,
01:05:55le Rassemblement National,
01:05:57LR évidemment,
01:05:58Horizon,
01:05:59parfois M. Attal.
01:06:01Donc je ne sais pas
01:06:02comment
01:06:03ils vont pouvoir
01:06:04justifier
01:06:04leur non-vote
01:06:05mais ce sera
01:06:05très intéressant
01:06:06d'entendre
01:06:08leurs élucubrations.
01:06:09Et peut-être
01:06:09qu'ils vont voter pour.
01:06:11L'année dernière
01:06:12vous aviez obtenu
01:06:13une victoire symbolique
01:06:14sur quelque chose
01:06:14qui avait provoqué
01:06:15un fort débat
01:06:16sur les accords
01:06:17franco-algériens
01:06:18de 1968.
01:06:19Là on voit
01:06:19qu'effectivement
01:06:20comme le disait Julien
01:06:20vous avez plusieurs
01:06:22propositions de résolution
01:06:23qui pour le coup
01:06:24peuvent sembler
01:06:25assez consensuelles
01:06:26à première vue
01:06:27en tout cas.
01:06:28on voit bien
01:06:29qu'il y a une part
01:06:29de stratégie
01:06:30comme dans toutes
01:06:31les niches parlementaires.
01:06:32Sur les ZFE
01:06:34leur suppression
01:06:35avait été votée
01:06:36dans l'hémicycle
01:06:37dans le cadre
01:06:37de la loi
01:06:38de simplification économique
01:06:39puis censurée
01:06:39par le Conseil constitutionnel.
01:06:41Là vous revenez
01:06:42à la charge.
01:06:43La proposition de loi
01:06:44a été rejetée en commission.
01:06:45Vous pensez
01:06:46que ça peut être différent
01:06:47ici demain
01:06:47ou est-ce que vous aurez
01:06:48une opposition de principe
01:06:50notamment
01:06:50de la France insoumise
01:06:52semble-t-il ?
01:06:53Je l'espère.
01:06:54Je l'espère.
01:06:56Normalement
01:06:57on va avoir
01:06:57une certaine mobilisation
01:06:58puisque comme
01:07:00l'a indiqué madame
01:07:01il y a quand même
01:07:01une mobilisation
01:07:02de beaucoup de députés
01:07:03sur la loi
01:07:04sur la violence
01:07:04la loi intégrale
01:07:05contre les violences.
01:07:06Vous avez la commission
01:07:08finance sur le budget
01:07:09donc il y a quand même
01:07:10pas mal de députés
01:07:11dans l'enceinte
01:07:12donc j'espère que tout le monde
01:07:13prendra ses responsabilités.
01:07:14Mais je ne peux pas forcer
01:07:16les groupes politiques
01:07:17à être cohérents
01:07:18avec ce qu'ils défendent
01:07:19électoralement.
01:07:20Nous verrons, écoutez.
01:07:21Mais c'est vrai
01:07:21qu'il y a des croisements
01:07:22d'alliances
01:07:22parce que par exemple
01:07:23sur les ZFE
01:07:24les insoumis sont
01:07:25pour la bourgation
01:07:26des ZFE
01:07:28alors que le parti
01:07:30de la gauche
01:07:30ne l'est pas.
01:07:31Donc il peut y avoir
01:07:32des votes surprises
01:07:32mais enfin ça m'étonnerait
01:07:33que les insoumis
01:07:34votent notre résolution
01:07:36ce sera un changement
01:07:36de doctrine énorme.
01:07:38Mais bon,
01:07:39tout est possible.
01:07:41Jannick, rapidement.
01:07:41Juste revenir sur le budget
01:07:43mais le projet
01:07:44de loi de finances
01:07:452027
01:07:45vous défendez
01:07:47une position
01:07:48de responsabilité
01:07:51qui est la vôtre
01:07:53mais est-ce que vous allez
01:07:54avoir aussi
01:07:55des lignes rouges
01:07:56comme précédemment
01:07:57notamment sur les
01:07:58deux derniers exercices
01:08:00et si oui
01:08:01lesquels ?
01:08:03La ligne rouge
01:08:04qui avait été donnée
01:08:05par Marine Le Pen
01:08:05et Verdun Bardella
01:08:06c'était de s'attaquer
01:08:07à la France du travail
01:08:08de demander des sacrifices
01:08:09inutiles
01:08:09tant que le tonneau
01:08:10des Danaïdes
01:08:11n'est pas réparé.
01:08:12Donc on voit bien
01:08:13que pour le moment
01:08:14il y a encore
01:08:15une augmentation
01:08:15des dépenses en volume
01:08:16de 0,2%
01:08:17qu'il n'y a pas
01:08:18de maîtrise
01:08:19des effectifs
01:08:21c'est un budget
01:08:22qui inquiète
01:08:22beaucoup les marchés
01:08:23financiers
01:08:23bon ça à la limite
01:08:25dans le cadre démocratique
01:08:27pourquoi pas
01:08:27mais aussi
01:08:29ne respecte pas
01:08:30la promesse faite
01:08:30par M. Le Cornu
01:08:31de reprendre
01:08:32le contrôle
01:08:33de la dépense publique
01:08:34et du budget
01:08:35donc pour le moment
01:08:37évidemment
01:08:37vous avez raison
01:08:38dans le sens
01:08:39où compte tenu
01:08:40de la crise obligataire
01:08:41et du fait
01:08:42qu'on est en année électorale
01:08:43et que s'il n'y a pas
01:08:44de budget
01:08:44ou d'ordonnance
01:08:49ça implique
01:08:50qu'on devra faire
01:08:52un PLF complet
01:08:53une fois que l'Assemblée
01:08:54sera renouvelée
01:08:57ce qui nous emmène
01:08:58donc en fait
01:08:58à l'automne
01:09:00et donc on ferait
01:09:01entre septembre
01:09:02et décembre
01:09:03on devrait faire
01:09:03deux PLF complets
01:09:05en parallèle
01:09:05c'est possible
01:09:07c'est possible
01:09:07c'est pas un blanc-seing
01:09:08pour accepter
01:09:09tout le gouvernement
01:09:10on peut le faire
01:09:11si les Français
01:09:11nous font confiance
01:09:12ou si d'autres forces
01:09:12politiques y vont
01:09:13mais c'est sûr
01:09:14que compte tenu
01:09:15de la crise
01:09:16obligataire
01:09:16qui a peut-être
01:09:17d'ailleurs commencé
01:09:17même s'il ne le souhaite pas
01:09:20c'est beaucoup plus facile
01:09:21de pouvoir faire
01:09:22un projet de loi
01:09:23de finances rectificative
01:09:23dès l'arrivée au pouvoir
01:09:25c'est vrai que c'est une année
01:09:26compliquée
01:09:27mais c'est pas un blanc-seing
01:09:27pour le gouvernement
01:09:29il est tout à fait possible
01:09:30qu'on censure
01:09:31on va déborder
01:09:32quelques minutes
01:09:33si votre agenda
01:09:33vous le permet
01:09:34parce qu'il y a encore
01:09:34plusieurs questions
01:09:35juste sur l'ordre du jour
01:09:37de votre niche
01:09:38en premier texte
01:09:39je crois qu'il y avait
01:09:39une résolution
01:09:40sur le droit à l'accès
01:09:41à l'eau
01:09:41à Mayotte
01:09:42et en Outre-mer
01:09:43ils se sont passés
01:09:44à la trappe là
01:09:44les Outre-mer
01:09:47écoutez
01:09:48il me semble
01:09:48que si on l'a sorti
01:09:49c'est qu'on n'avait pas
01:09:50le droit de la mettre
01:09:50mais je vérifierais
01:09:51cette information
01:09:54François
01:09:56pour la campagne présidentielle
01:09:59il y a le duo
01:10:00Marine Le Pen
01:10:01Bardella
01:10:02est-ce que
01:10:03compte tenu
01:10:05des révélations
01:10:06à droite et à gauche
01:10:07est-ce qu'il y a
01:10:08un plan B
01:10:09pour changer
01:10:10Bardella
01:10:11et est-ce que
01:10:12ça pourrait être
01:10:13le plan Tanguy
01:10:16comme vous l'avez
01:10:17vous-même
01:10:18noté
01:10:19c'est un plan
01:10:20Bardella
01:10:21le B
01:10:22ne peut pas être
01:10:22le T
01:10:23et le T
01:10:23ne sera jamais le B
01:10:24donc je soutiens
01:10:25totalement
01:10:25Jordan Bardella
01:10:26innocent
01:10:28des accusations
01:10:28des diffamations
01:10:29qui sont portées
01:10:30contre lui
01:10:30et plus le temps
01:10:31passe
01:10:31plus ces diffamations
01:10:32comme disait
01:10:33un ancien président
01:10:33de la république
01:10:34font clit
01:10:36sur ce sujet là
01:10:37quelle évaluation
01:10:38vous faites
01:10:39en l'état
01:10:39de la campagne
01:10:40sur l'impact
01:10:41de cette affaire là
01:10:43alors peut-être pas
01:10:43sur le premier tour
01:10:44mais peut-être
01:10:45sur un éventuel second tour
01:10:47à l'élection présidentielle
01:10:48est-ce que vous craignez pas
01:10:49tout de même
01:10:50que ça handicap
01:10:52quel que soit
01:10:53ce qui sera dit
01:10:54par la justice
01:10:54un jour ou l'autre
01:10:55sur le fond
01:10:56que ça handicap
01:10:57la campagne
01:10:58de Marine Le Pen
01:10:59et est-ce qu'à titre
01:11:01conservatoire
01:11:01il n'y aurait pas
01:11:02effectivement
01:11:03peut-être
01:11:04une autre
01:11:04solution
01:11:05envisagée
01:11:05vous le
01:11:06refusez
01:11:07catégoriquement
01:11:09non non
01:11:10mais moi je pense
01:11:10si vous voulez
01:11:11en fait
01:11:11le problème
01:11:12au-delà
01:11:15de la difficulté
01:11:16personnelle
01:11:16que c'est d'être
01:11:17accusé
01:11:17d'une telle chose
01:11:18parce que moi
01:11:19à une échelle
01:11:19plus petite
01:11:20j'ai été accusé
01:11:21de la même chose
01:11:22quelques jours avant
01:11:23suite à une phrase
01:11:24complètement isolée
01:11:25sortie de son contexte
01:11:27comment dire
01:11:28aviaison
01:11:28on m'a fait dire
01:11:29une horreur
01:11:30alors que je n'ai
01:11:30absolument pas dit ça
01:11:31bon bref
01:11:31pendant dix jours
01:11:32j'ai été nazifié
01:11:33diffamé
01:11:34il traînait dans la boue
01:11:34c'était très tout l'heure
01:11:36à titre personnel
01:11:36parce que
01:11:37il n'y a rien de pire
01:11:38que cette accusation
01:11:39donc une fois plus
01:11:40que je renouvelle
01:11:40mon soutien
01:11:41à Jordan
01:11:43Bardella
01:11:43mais ça a montré
01:11:45pour moi
01:11:46ça n'engage que moi
01:11:47mais l'obsession
01:11:49d'une partie
01:11:50des commentateurs
01:11:51contre le RN
01:11:52être prêt à tout
01:11:53pour nous salir
01:11:54avec des trucs bidons
01:11:55des comportements
01:11:57moutonniers
01:11:58puis diffamé
01:11:59diffamé
01:11:59il leur restera toujours
01:12:00quelque chose
01:12:00j'ai trouvé ça
01:12:01absolument pitoyable
01:12:03voilà
01:12:04et alors
01:12:04un exemple
01:12:05donc il y a une source
01:12:06bidon
01:12:08chez Mediapart
01:12:09il se trouve que
01:12:09cette source témoigne
01:12:10en disant
01:12:10on m'a manipulé
01:12:11et donc ce qui était
01:12:12une source fiable
01:12:13une fois qu'elle dit
01:12:14qu'elle a été manipulée
01:12:15devient une source
01:12:16pas fiable
01:12:17donc si vous voulez
01:12:18il y a un moment
01:12:18la mauvaise foi
01:12:19ça c'est limite
01:12:20et en plus il se trouve
01:12:21que j'étais en direct
01:12:22sur une émission de télévision
01:12:23du service public
01:12:25quand on m'a demandé
01:12:26mon avis sur ce fameux mail
01:12:27qui soit disant
01:12:28était une preuve
01:12:28à Cablojordan
01:12:29j'ai dit mais ce mail
01:12:30ne prouve rien
01:12:31puisqu'on n'a pas la réponse
01:12:32et que celui qui envoie le mail
01:12:33dit lui-même
01:12:34qu'il ne sait même pas
01:12:34qui l'a envoyé
01:12:36et il y a un mail
01:12:37qui prouve
01:12:37qu'effectivement
01:12:37il n'était pas envoyé
01:12:38à Jordan Bardella
01:12:38mais à un autre
01:12:39donc non seulement
01:12:40ce mail prouve
01:12:41que Mediapart a menti
01:12:42mais en plus
01:12:42il donne raison
01:12:43à l'analyse que j'avais
01:12:44non pas parce que
01:12:45je suis Madame Soleil
01:12:47au pic de la Mirandole
01:12:48mais parce que
01:12:49en fait
01:12:49n'importe quel comportement
01:12:51déontologique
01:12:52c'est-à-dire
01:12:52mais ce mail
01:12:54ne correspond pas
01:12:55à ce que dit Mediapart
01:12:55et c'est
01:12:57je suis regret
01:12:58de constater
01:12:59que le niveau
01:13:00du débat politique
01:13:01dès que ça concerne
01:13:01le RN
01:13:02c'est soit
01:13:03une hystérie collective
01:13:06et un phénomène
01:13:07de meute
01:13:08racontant
01:13:08n'importe quoi
01:13:09du moment
01:13:09qu'on peut cracher
01:13:10sur le RN
01:13:10et une fois
01:13:11que tout le monde
01:13:13s'est rendu compte
01:13:13que c'était Pipo
01:13:14courage Fillon
01:13:16et moi je le vois
01:13:16de toute façon
01:13:17et je le dirai
01:13:18tant que
01:13:19j'aurai du souffle
01:13:20pour le dire
01:13:20le RN
01:13:21est régulièrement
01:13:22victime
01:13:23de comportements
01:13:24homophobes
01:13:25sur ma personne
01:13:26notamment
01:13:27ou sur celle
01:13:27de Sébastien Chenu
01:13:28de comportements
01:13:29antisémites
01:13:30notamment
01:13:31contre ma collègue
01:13:32Yael Ménaché
01:13:32de comportements
01:13:33misogynes
01:13:34de comportements
01:13:35ignobles
01:13:35je vous rappelle
01:13:35qu'en pleine séance
01:13:36un certain nombre
01:13:37de députés
01:13:37avaient une fois reçu
01:13:38des faux appels
01:13:39disant que leurs enfants
01:13:40étaient à l'hôpital
01:13:41il y a une enquête
01:13:42qui avait été déclenchée
01:13:42on attend toujours
01:13:43la réponse
01:13:44il n'y a jamais
01:13:45d'indignation collective
01:13:47il n'y a jamais
01:13:48d'indignation républicaine
01:13:49il n'y a pas un édito
01:13:50un article
01:13:51une prise de parole
01:13:52des papes
01:13:54de la morale
01:13:55et des valeurs
01:13:55de la république
01:13:56pour dire que par exemple
01:13:57le fait que Alain Soral
01:13:59puisse revenir
01:14:00dans le débat public
01:14:00à cause de Mediapart
01:14:01reprenne la parole
01:14:03à cause de Mediapart
01:14:04raconte n'importe quoi
01:14:05à cause de Mediapart
01:14:06mais hier
01:14:07traité de tapette aux autantes
01:14:08dans l'indifférent général
01:14:09j'ai laissé
01:14:10volontairement
01:14:1124 heures passées
01:14:13volontairement
01:14:1324 heures passées
01:14:15entre l'insulte
01:14:16que m'a faite
01:14:16Alain Soral
01:14:17sur les réseaux sociaux
01:14:19pour voir s'il y avait
01:14:19une seule réaction
01:14:20d'un seul député
01:14:22qui n'est pas
01:14:23au rassemblement national
01:14:23ou de l'UDR
01:14:25d'un seul représentant
01:14:26de la morale publique
01:14:27pour voir si quelqu'un
01:14:28allait dire
01:14:28oui c'est scandaleux
01:14:29de traiter
01:14:30un député
01:14:31quel qu'il soit
01:14:31de tapette aux autantes
01:14:33zéro
01:14:34pas un
01:14:36rien
01:14:38donc je laisse
01:14:39à ceux qui nous regardent
01:14:41de juger ce comportement
01:14:42à savoir que
01:14:43on peut traiter
01:14:44un député
01:14:45monsieur Soral
01:14:46condamné
01:14:46de manière
01:14:47pouvantable
01:14:48pour la pire idéologie
01:14:49qui soit
01:14:50qui a dû fuir en Russie
01:14:51après la Suisse
01:14:52pour éviter
01:14:53la justice
01:14:55traite un député
01:14:56quel qu'il soit
01:14:57une fois plus
01:14:57de tapette aux autantes
01:14:58ça ne provoque
01:14:59aucune indignation
01:15:01aucune indignation
01:15:02et je le dirais
01:15:04on peut dire
01:15:04que je me victimise
01:15:05je m'en fous
01:15:06on peut dire
01:15:07que j'utilise
01:15:08la justice orale
01:15:08pour révéler une vérité
01:15:09je m'en fous
01:15:10c'est pas moi
01:15:10qui utilise la justice orale
01:15:11c'est Mediapart
01:15:12ça n'a intéressé personne
01:15:13donc vous
01:15:15collectivement et tous
01:15:16vous avez une morale
01:15:17à géométrie variable
01:15:18vous utilisez
01:15:19les valeurs de la république
01:15:20et la morale
01:15:21que pour
01:15:23diffamer le rassemblement national
01:15:24sur le fond
01:15:25ça n'intéresse personne
01:15:26puisque un principe
01:15:27c'est pour tout le monde
01:15:28moi je note que
01:15:29quand un député
01:15:30quel qu'il soit
01:15:31est attaqué
01:15:31pour homophobie
01:15:32misogynie
01:15:34antisémitisme
01:15:34les députés du rassemblement national
01:15:35et Marine Le Pen en particulier
01:15:37sont en solidarité
01:15:38y compris avec nos pires adversaires
01:15:39l'inverse n'est jamais vrai
01:15:41ça vous semble invraisemblable
01:15:42que le jeune militant
01:15:44qui était
01:15:44Jordan Bardella
01:15:45à l'époque
01:15:46dans un parti encore
01:15:47au milieu du guet peut-être
01:15:49entre le front national
01:15:50de Jean-Marie Le Pen
01:15:51et le rassemblement national
01:15:52de Marine Le Pen
01:15:53ait pu avoir
01:15:54ce genre de propos
01:15:56décrits
01:15:56où vous ne l'imaginez pas
01:15:58d'un militant en général
01:15:59ou de Jordan Bardella en particulier
01:16:00est-ce que de sa part
01:16:01ça vous semble à ce point
01:16:02inimaginable ?
01:16:03ça me paraît absolument
01:16:04inimaginable
01:16:05il se trouve que je connais
01:16:05Jordan Bardella
01:16:06avant Marine Le Pen
01:16:07il était beaucoup plus jeune
01:16:09que moi
01:16:09mais on fréquentait
01:16:11un certain nombre
01:16:11de bars
01:16:13ou de restaurants
01:16:14ou de lieux festifs
01:16:15à Paris
01:16:16moi ce qui m'avait frappé
01:16:17dès 2015
01:16:18c'est la maturité
01:16:19de Jordan Bardella
01:16:20et c'est son absence totale
01:16:21de sentiments haineux
01:16:22or les messages
01:16:23qui sont
01:16:25dans les articles
01:16:26de Mediapart
01:16:27c'est pas seulement
01:16:29entre guillemets
01:16:29des propos déplacés
01:16:30ou inacceptables
01:16:31ce sont des raisonnements
01:16:33entre guillemets
01:16:33je mets des énormes guillemets
01:16:34des délires
01:16:36haineux
01:16:37c'est à dire
01:16:38qui nécessitent
01:16:38un degré de haine
01:16:40et de phobie
01:16:42considérable
01:16:42qui ne correspond
01:16:43ni aux valeurs
01:16:43ni à la personnalité
01:16:44de Jordan Bardella
01:16:45et si vous voulez tout savoir
01:16:46c'est pour ça
01:16:47que je n'y ai jamais cru
01:16:48c'est que ça ne correspond
01:16:49absolument pas
01:16:49à mon ami
01:16:51Jordan Bardella
01:16:52tel que je le connais
01:16:52depuis quand même
01:16:5412 ans
01:16:56Jalik
01:16:56même si vous estimez
01:16:59que tout ça
01:16:59est infondé
01:17:00inimaginable
01:17:01etc
01:17:02comment vous expliquez
01:17:03que le président
01:17:04du CRIF
01:17:04ait pris
01:17:07pratiquement
01:17:07ipso facto
01:17:08ses distances
01:17:09et plus que ses distances
01:17:10avec le Rassemblement National
01:17:12pour pratiquement
01:17:14pratiquement
01:17:15appeler
01:17:15la communauté juive
01:17:16si tant est
01:17:17qu'il y a un vote juif
01:17:18mais enfin
01:17:18à ne pas voter
01:17:19pour Marine Le Pen
01:17:22je dis ça
01:17:22en sous-titre
01:17:23il n'a pas dit explicitement
01:17:25mais enfin
01:17:26il a pris ses distances
01:17:27explicites
01:17:28avec le Rassemblement National
01:17:31Jordan Bardella
01:17:32d'abord
01:17:32et le Rassemblement National
01:17:33ensuite
01:17:36je déplore
01:17:37cette position
01:17:38mais je remarque
01:17:39le président du CRIF
01:17:42contrairement d'ailleurs
01:17:42à beaucoup
01:17:43de représentants
01:17:45d'autres organisations
01:17:46qui peuvent défendre
01:17:48la dignité
01:17:49les droits
01:17:49et la sécurité
01:17:50des françaises
01:17:51et des français
01:17:51de confession juive
01:17:52n'a jamais voulu
01:17:54discuter vraiment
01:17:55avec nous
01:17:55nous recevoir
01:17:56et quand on lutte
01:17:57contre l'antisémitisme
01:17:58on accepte le soutien
01:17:59de toutes les forces politiques
01:18:00surtout quand on représente
01:18:01selon les sondages
01:18:02un tiers des français
01:18:03donc j'ai toujours déploré
01:18:06ce comportement
01:18:06de monsieur Arfi
01:18:08bon
01:18:08nous
01:18:09on n'est pas là
01:18:10pour faire des récriminations
01:18:11donc si monsieur Arfi
01:18:12veut dialoguer avec nous
01:18:13on sera toujours disponible
01:18:14pour dialoguer avec lui
01:18:15comme avec toute
01:18:16représentante d'association
01:18:17représentative de qui que ce soit
01:18:19mais c'est dommage
01:18:20voilà
01:18:20et ça correspond pas
01:18:22au combat que mène
01:18:23Marine Le Pen
01:18:24et Jordan Bardella
01:18:25depuis des années
01:18:27et moi une fois plus
01:18:28je veux renouveler mon soutien
01:18:29mon affection
01:18:31à tous les françaises
01:18:32et les français
01:18:33de confession juive
01:18:34qui vivent au quotidien
01:18:35dans l'angoisse
01:18:36bien souvent
01:18:36dans la peur
01:18:37bien souvent
01:18:37sous les insultes
01:18:39trop souvent
01:18:39et parfois subissent
01:18:40des violences
01:18:41depuis très longtemps
01:18:42d'ailleurs
01:18:43puisque moi
01:18:44dans mon éveil
01:18:45de la conscience politique
01:18:46le rapport Aubin
01:18:47qui dès les années 2000
01:18:48expliquait
01:18:49dans une certaine indifférence
01:18:51qu'on déscolarisait
01:18:52des enfants de confession
01:18:53juive à Marseille
01:18:54parce que l'école publique
01:18:55pouvait pas les accueillir
01:18:56en toute sécurité
01:18:56c'était pas l'année dernière
01:18:58c'était il y a 20 ans
01:19:01une dernière question
01:19:02peut-être
01:19:04est-ce que
01:19:05au sein du rassemblement national
01:19:07il y a
01:19:08des personnes
01:19:09qui
01:19:09dans leur jeunesse
01:19:11ont été
01:19:12influencées
01:19:13par les thèses
01:19:14d'Alain Soral
01:19:17il est malheureusement
01:19:18impossible
01:19:19de protéger
01:19:20un parti
01:19:21tous les autres
01:19:23de gens
01:19:24qui auraient
01:19:25pu malheureusement
01:19:26partager ses opinions
01:19:26si ses opinions sont connues
01:19:28et ces personnes
01:19:28sont exclues
01:19:29mais on ne sonde pas
01:19:30les cœurs et les reins
01:19:31moi je le connais particulièrement
01:19:32puisque
01:19:33c'est pas opportuniste
01:19:34je l'ai révélé
01:19:35en 2014
01:19:36dans une interview
01:19:37au Nouvel Observateur
01:19:38que j'avais mené
01:19:40quand je travaillais
01:19:41pour M. Dupont-Aignan
01:19:42que j'avais mené une purge
01:19:43anti-soralienne
01:19:45au sein de
01:19:46Boula République
01:19:47à l'époque
01:19:48avec le soutien
01:19:48de M. Dupont-Aignan
01:19:49qui m'avait pris
01:19:50beaucoup de temps
01:19:50beaucoup d'énergie
01:19:51et valu beaucoup de haine
01:19:52je n'abdique pas
01:19:54l'honneur d'être une cible
01:19:57donc moi je suis ravi
01:19:58que ces gens soient
01:19:59mes ennemis
01:19:59et inversement
01:20:01mais c'est très difficile
01:20:02de les débusquer
01:20:03parce qu'ils font
01:20:04ce que j'appelle
01:20:05depuis ce temps là
01:20:06de la taqya
01:20:07et que comme les islamistes
01:20:08les extrémistes
01:20:09de tout acabit
01:20:11assument rarement
01:20:11leurs opinions
01:20:12se cachent
01:20:13se dissimulent
01:20:13et il est assez compliqué
01:20:14malheureusement
01:20:15de les repérer
01:20:16mais dès qu'ils sont repérés
01:20:17ils sont évidemment
01:20:17exclus
01:20:18puisque cette idéologie
01:20:19au delà de fait
01:20:21d'être indigente
01:20:23est odieuse
01:20:25moralement
01:20:26et insupportable
01:20:26toute dernière question
01:20:27avant de vous laisser
01:20:28retourner aux discussions
01:20:29budgétaires
01:20:29sur le budget
01:20:30justement
01:20:30on a bien compris
01:20:32ce qu'a dit Marine Le Pen
01:20:33préférant un budget imparfait
01:20:35à pas de budget du tout
01:20:35on a compris aussi un peu
01:20:39votre stratégie
01:20:40et vos arguments
01:20:41à travers la réponse
01:20:42à Jeannick Halimi
01:20:42mais quand est-ce que
01:20:43vous pensez
01:20:44pouvoir vous décider
01:20:46il y aura sans doute
01:20:47une motion de censure
01:20:47qui sera déposée
01:20:48par la gauche
01:20:49sur le vote
01:20:50ou pas de la censure
01:20:51vis-à-vis du gouvernement
01:20:52il y aura un moment
01:20:54stratégique
01:20:54notamment à l'issue
01:20:55de la lecture
01:20:57de la première partie
01:20:58du projet de loi de finances
01:21:00avec un vote solennel
01:21:01où on verra ce qui se passe
01:21:02en termes de 49.3
01:21:03motion de censure
01:21:05autour du 20 octobre
01:21:06est-ce qu'à ce moment-là
01:21:07vous fixerez votre position
01:21:10et vous la garderez
01:21:11jusqu'au bout
01:21:11ou est-ce que
01:21:12jusqu'à la fin de l'année
01:21:13tout au long
01:21:14des discussions budgétaires
01:21:16projet de loi de finances
01:21:17projet de loi de financement
01:21:17de la sécurité sociale
01:21:18vous ne vous interdisez rien
01:21:21ah non mais nous
01:21:21nous sommes parfaitement libres
01:21:22et on votera sur un texte
01:21:23sur une situation
01:21:24sur un comportement
01:21:26et c'est Marine Le Pen
01:21:27qui prendra la décision
01:21:29évidemment
01:21:29avec les particularités
01:21:30que j'ai cité cette année
01:21:31mais nous
01:21:32nous n'obéissons
01:21:33qu'à ce que nous estimons
01:21:34être l'intérêt général
01:21:36donc nous
01:21:37on est totalement libre
01:21:38voilà
01:21:39et j'en profite
01:21:40pour une fois plus
01:21:42débunker
01:21:42ou non
01:21:42ou comment on dit
01:21:44désavouer
01:21:45ou
01:21:47cette information
01:21:47comme quoi
01:21:48Marine Le Pen
01:21:48avait menti
01:21:49à Michel Barnier
01:21:50que le pauvre Michel Barnier
01:21:50avait été victime
01:21:51d'une manipulation
01:21:52du Rassemblement National
01:21:53à aucun moment
01:21:54il n'avait pas été dit
01:21:56à Michel Barnier
01:21:56qu'il fallait indexer
01:21:57les retraites
01:21:58et que s'il n'indexait pas
01:21:59les retraites
01:21:59il tomberait
01:22:00voilà
01:22:00bon c'est pas de ma faute
01:22:01si Michel Barnier
01:22:02a mis son gouvernement
01:22:04sur une mesure
01:22:06qu'en tombant
01:22:06il sauvait
01:22:07c'est quand même
01:22:08c'est quand même
01:22:09un niveau de sens politique
01:22:10très étrange
01:22:10qu'un Premier ministre
01:22:12accepte de tomber
01:22:13sachant qu'en tombant
01:22:13il fait passer la mesure
01:22:14contre laquelle il était
01:22:16très bizarre
01:22:17j'ai jamais compris
01:22:19ce choix
01:22:20cet arbitrage
01:22:21de Michel Barnier
01:22:21deux ans après
01:22:22ça reste un mystère politique
01:22:23vous diriez qu'aujourd'hui
01:22:25il y a des discussions
01:22:25avec le gouvernement
01:22:26sur le budget
01:22:26ou des négociations
01:22:27avec vous
01:22:28c'est des discussions
01:22:29et d'ailleurs je ne comprends pas
01:22:31aussi cette attitude
01:22:32semaine A
01:22:33le gouvernement
01:22:34reconnaît
01:22:34discuter avec nous
01:22:35semaine B
01:22:36on ne peut pas
01:22:37discuter avec nous
01:22:38j'ai eu le clash
01:22:39pas le clash
01:22:39mais j'ai eu un échange
01:22:40avec monsieur Panifousse
01:22:41ministre des relations
01:22:42avec le parlement
01:22:42il est quand même censé
01:22:43discuter avec tout le monde
01:22:44qui a dans une émission
01:22:46concurrente
01:22:46pas une émission ici
01:22:47mais dans un plateau
01:22:49a dit
01:22:51je ne discute pas
01:22:52avec le rassembleau national
01:22:5310 jours plus tôt
01:22:54que j'étais dans son bureau
01:22:55alors nous la semaine dernière ici
01:22:57il nous a dit discussion
01:22:57mais pas négociation
01:22:59non mais c'est ridicule
01:23:00il m'a demandé
01:23:01c'est pas privé
01:23:02il y avait
01:23:03il y avait 25 personnes
01:23:04dans le bureau
01:23:07comment on voyait les choses
01:23:08sur les retraites
01:23:08sur l'abattement
01:23:09la désindexation
01:23:11c'est pas juste
01:23:11enfin quand vous êtes
01:23:12dans un ministère
01:23:13c'est pas pour prendre le thé
01:23:13dans ce cas là
01:23:14on perd notre temps
01:23:15c'est soit ça vous intéresse
01:23:16de savoir ce que va voter
01:23:17ou pas un groupe politique
01:23:18et donc c'est une forme
01:23:19de négociation
01:23:20mais avec tout le monde
01:23:21d'ailleurs
01:23:22soit il n'y en a pas
01:23:23mais je veux dire
01:23:23ça ne sert à rien
01:23:24de nous recevoir
01:23:24c'est pour prendre le thé
01:23:25ou dans ce cas là
01:23:25ils nous le disent
01:23:26et moi je préfère
01:23:26prendre le thé
01:23:27avec mes amis
01:23:28merci Jean-Philippe Tanguy
01:23:29de nous avoir accordé
01:23:30une heure
01:23:30et même un peu plus
01:23:31en cette période budgétaire
01:23:33il n'y a pas de campagne
01:23:33à tous
01:23:34même si vous n'êtes pas
01:23:34directement en campagne
01:23:36vous aurez des effets
01:23:37on va suivre
01:23:38l'actualité parlementaire
01:23:39jusque fin février d'abord
01:23:41merci beaucoup
01:23:54merci à tous
01:23:55merci à tous
01:24:04merci à tous

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