00:00Vous appelez à la poursuite du mouvement ?
00:01Nous on appelle à soutenir ces mobilisations qui sont appelées d'abord par les syndicats étudiants, lycéens, par les syndicats
00:11de salariés
00:11et qui vont se poursuivre à partir notamment du 5 novembre.
00:16Donc pas la semaine prochaine ?
00:19Qui vont se poursuivre à partir du 5 novembre avec un appel à la grève générale de la CGT et
00:26des autres syndicats d'ailleurs,
00:27ce qui est quand même à noter parce que la dernière fois où un mouvement de cette ampleur a été
00:32rejoint par un appel à une grève générale,
00:34c'était il y a plus de 50 ans.
00:36Donc si vous voulez, on voit bien l'ampleur de la situation dans laquelle nous sommes.
00:40Et hier, vous citez les chiffres de la préfecture, enfin les chiffres du gouvernement, les chiffres des syndicats, des organisateurs.
00:49C'est non seulement autant à Paris que la semaine dernière, dans des conditions où tout était fait pour que
00:54les gens n'aillent pas manifester,
00:56on y reviendra peut-être, c'est-à-dire 250 000 personnes et en France 800 000 personnes.
01:01Ça veut dire que malgré...
01:03C'est les chiffres de la CGT, c'est pas les chiffres du ministère de la CGT.
01:05Oui, les chiffres de la CGT, pas chacun de ces chiffres.
01:07D'accord, mais je le dis.
01:09Donc malgré des mesures absolument contraires au droit de manifester, interdiction de manifester,
01:16parce que c'est un droit constitutionnel de manifester, je vous le rappelle.
01:19Donc quand vous interdisez des manifestations, non seulement vous créez potentiellement de la pagaille,
01:25parce que les manifestations ont lieu quand même, et dans ces cas-là, évidemment, c'est plus générateur de possibles
01:30incidents.
01:31Non, je ne parle pas de ça.
01:32Je parle des manifestations qui ont carrément été interdites, je pense, dans des villes comme Lyon, Bordeaux, etc.
01:38Plus les changements d'itinéraires, vous l'avez dit, c'est-à-dire à Paris, ce qu'il faut comprendre,
01:42c'est qu'il y avait un itinéraire qui existait jusqu'à vendredi soir, et le samedi matin, on apprend
01:47qu'il est déplacé.
01:48Vous conviendrez que dans le contexte, pour les organisateurs, ce n'est pas très simple de s'organiser.
01:52Et malgré tout, il y a une très grande discipline, à la fois des organisations comme la nôtre, des syndicats,
01:58mais surtout des manifestants qui ont rejoint le point totalement inédit.
02:02Pour bien comprendre, on nous a fait manifester ce qui n'est jamais vu à Paris sur les extérieurs,
02:07et pour rejoindre malgré tout, tous, ce point de départ et faire une véritable marée humaine.
02:12Donc moi, ce qui m'apparaît essentiel, c'est que le nombre de personnes qui contestent la politique de gouvernement,
02:19qui demandent que les lycéens et les étudiants voient leurs revendications...
02:24Là, on est bien décidés, là, des lycéens et des étudiants.
02:27Oui, je continue, et les salariés qui ont rejoint ce mouvement, également par rapport à la vie chère, au blocage
02:33des prix, etc.,
02:34ça continue à être tout aussi important, malgré la répression, la manipulation, les provocations du gouvernement.
02:40Donc moi, je vais vous dire une chose, la conclusion de tout ça,
02:43c'est que pour bien connaître qu'on a des mouvements de cette ampleur,
02:46notamment qui ont, j'allais dire, la jeunesse qui entretient le mouvement par sa mobilisation,
02:53en général, soit vous cédez, soit vous partez.
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