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  • il y a 34 minutes
Avec Franck Louvrier, Maire LR de la Baule

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##INVITE_PO_WE-2026-10-25##

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🗞
News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Bonjour à vous Franck Louvrier, maire Les Républicains de La Baule.
00:11Vous êtes l'ancien directeur de la communication, faut-il le rappeler, de Nicolas Sarkozy.
00:14Ce fut à l'intérieur, place Beauvau, mais aussi durant le quinquennat à l'Elysée.
00:19Une deuxième journée de mobilisation contre la vie chère, des nouvelles violences.
00:23Il y en a eu moins que la semaine dernière, nettement moins.
00:26Des commerces attaqués, un pouvoir exécutif sous pression.
00:29Quel regard vous portez, Franck Louvrier, sur cette mobilisation ?
00:32Un regard dépité, pour la simple et bonne raison, c'est que notre France ne mérite pas ça.
00:36Notre pays, aujourd'hui, est bouleversé par cette situation.
00:41Les Français sont très craintifs à l'endroit de la situation du moment.
00:45Vous savez, ça me rappelle la phrase du maire de Lyon, qui était M. Collomb en 2018,
00:51qui disait que la France, aujourd'hui, côte à côte, pourrait être face à face.
00:54Malheureusement, sa prédiction s'est avérée vraie aujourd'hui.
00:58Et on le voit bien, il y a des tensions, animées par les deux extrêmes,
01:01qui font qu'aujourd'hui, on se retrouve dans nos commerçants.
01:05Notre tourisme est touché aussi, indirectement.
01:07Donc voilà, je crains que cette France-là soit, bien évidemment,
01:12une France qui s'installe dans cette tension permanente.
01:16Face à qui ?
01:17En fin de compte, il y a le pouvoir, bien évidemment.
01:19En gros, on est face à trois crises.
01:20On est face à une crise politique.
01:23Et là-dessus, on le voit bien, il n'y a pas de majorité.
01:26On est face à une crise économique.
01:29Clairement, 3600 milliards de dettes, c'est énorme.
01:32C'est incroyable.
01:33Là, on est arrivé là.
01:34Et puis, on est face à une crise sociale,
01:37où les gens ne sont pas satisfaits de leur vie quotidienne,
01:40avec l'augmentation du carburant,
01:41avec la situation qui fait qu'aujourd'hui,
01:46parfois, on n'est pas à l'aise au 15 du mois,
01:50et plus du tout, même au début du mois,
01:53même parfois c'est le cas.
01:54Donc voilà, cette situation, elle est terrible,
01:56et nous amène à avoir cette tension
01:58qui est agitée dans une période préélectorale
01:59qui a lieu en ce moment.
02:01Vous êtes le maire de la Bôle,
02:02et ce coup-blac, ça n'a pas bougé chez vous ?
02:05À la Bôle, ça n'a pas bougé.
02:06À Nantes, ça a bougé.
02:07À Saint-Nazaire, ça a bougé.
02:08Vous êtes Nantais.
02:09Et il est vrai que la situation est compliquée,
02:13parce que nos commerçants, nos tissus économiques,
02:15à la veille d'une période importante pour eux,
02:17parce que, comme vous le savez,
02:18la fin de l'année, c'est une période économique
02:21importante pour leur chiffre d'affaires,
02:23ils sont aussi très inquiets par la situation.
02:26Est-ce que les gens vont se déplacer dans les commerces ?
02:29Je lance, par exemple, une campagne
02:32dans la promotion de l'achat en direct,
02:35et d'une façon ou d'une autre,
02:37pas l'achat en distanciel.
02:39Je dis clairement, mieux vaut acheter à deux pas
02:43qu'à deux clics.
02:43Mais il faut soutenir nos commerçants,
02:46il faut soutenir cette situation,
02:47qui fait qu'aujourd'hui,
02:49les chiffres d'affaires ne seront peut-être pas au rendez-vous.
02:51Vous êtes en charge du tourisme à la région,
02:54chez vous, Franck Louvrier.
02:56Qu'est-ce que vous dites là ?
02:56Il y a eu des pillages à Nantes.
02:58Comment vous expliquez que Nantes bouge à ce point ?
03:00Il y a eu une bijouterie...
03:02Malheureusement, intrinsèquement,
03:03est menée, et je dirais bousculée,
03:05par l'extrême-gauche.
03:06C'est la raison pour laquelle la maire de Nantes
03:08a fait alliance avec LFI
03:09aux dernières élections municipales.
03:10Joana Ronan.
03:12Et clairement, cette tension-là,
03:14elle date de Notre-Dame-des-Landes,
03:16c'est-à-dire de l'aéroport
03:17qui devait s'installer à proximité de Nantes.
03:20Et on le voit bien,
03:21il y a une extrême-gauche
03:21qui est aujourd'hui présente,
03:24et qui mène la danse,
03:25je dirais, aux partis classiques,
03:27que sont, en l'occurrence, là,
03:29le Parti Socialiste.
03:30Il y a une responsabilité de l'État,
03:31d'Emmanuel Macron,
03:32dans la situation aujourd'hui ?
03:34Vous savez, moi,
03:35je n'aime pas trop remettre toujours
03:36la responsabilité sur les épaules
03:39du Président de la République,
03:40parce que j'ai travaillé auprès
03:41d'un Président de la République,
03:42et je sais ce qu'il en est
03:43de la difficulté de diriger un pays.
03:46Il est clair que le Président de la République,
03:48aujourd'hui,
03:49ne semble plus être totalement connecté
03:51avec la réalité de nos concitoyens.
03:55Pourquoi vous dites ça ?
03:56Quand on a vu le déplacement,
03:58par exemple,
04:00qu'il n'a pas annulé,
04:01alors que la situation était dramatique
04:03le week-end dernier,
04:04alors je sais qu'il a annulé
04:05le prochain en Afrique,
04:06mais le fait est,
04:07c'est qu'il faut rester au plus près
04:09des préoccupations de nos concitoyens,
04:10et pour rester au plus près
04:12des préoccupations de nos concitoyens,
04:14il faut à la fois rencontrer
04:15tous ces acteurs.
04:16Alors c'est vrai qu'il a un gouvernement,
04:17c'est vrai qu'il a un Premier ministre,
04:18mais le Président de la République,
04:19aujourd'hui,
04:20est un Président du concret,
04:21il doit être un Président du concret,
04:22et malheureusement,
04:23ce n'est pas toujours le cas
04:24du Président actuel.
04:24Vous étiez à la direction
04:25de la communication de l'Elysée,
04:26vous avez vécu des crises
04:27en prise directe,
04:28Franck Louvrier,
04:29la crise financière et autres,
04:31il aurait fait différemment
04:32Nicolas Sarkozy ?
04:33D'abord,
04:34Nicolas Sarkozy
04:35était un élu,
04:37donc il savait ce que c'était
04:38que le pays
04:40et sa réaction
04:41éruptive,
04:42et je pense que
04:43c'est peut-être
04:44ce qui manque aujourd'hui
04:45au Président actuel,
04:46c'est-à-dire qu'il avait
04:47aussi cette capacité
04:49à pouvoir être connecté
04:50dans l'ensemble du pays
04:50parce qu'il avait tourné
04:52en France,
04:52comme on dit,
04:52il avait des relations
04:54avec l'ensemble des élus,
04:55il avait les remontées
04:56en direct.
04:56Ce qui n'est pas le cas
04:57d'Emmanuel Macron ?
04:58J'ai le sentiment
04:58qu'aujourd'hui,
04:59en tout cas,
05:00il y a une forme
05:00de déconnexion
05:01qui est réelle
05:02et qui amène
05:03à avoir
05:04peu de décisions,
05:06en tout cas,
05:06cette présence très forte
05:08qui est indispensable
05:08du chef d'État.
05:09Vous savez,
05:10il y a une incohérence
05:12dans les campagnes présidentielles,
05:13on y rentre,
05:14c'est qu'on fait beaucoup campagne
05:16sur les sujets intérieurs
05:18alors que le président
05:19de la République,
05:2080% de son agenda,
05:21il est rempli
05:21par les sujets internationaux.
05:23Et malheureusement,
05:24il faut être très fort
05:24pour dire,
05:25non, non,
05:25je priorise
05:27les sujets nationaux
05:28plutôt que les sujets internationaux.
05:29Quand vous voyez
05:30Jean-Luc Mélenchon
05:31qui était présent
05:32dans le cortège parisien hier,
05:33qui lance cet avertissement
05:34à Emmanuel Macron,
05:35il dit,
05:35le leader insoumis,
05:37je le cite,
05:37il est temps encore
05:38pour lui,
05:39pour Macron,
05:40donc de céder.
05:41Après,
05:41il ne lui restera plus
05:42que la porte de sortie
05:44vous y voyez
05:45une forme
05:45d'injonction,
05:46de menace.
05:47D'abord,
05:47ça fait plusieurs fois
05:48qu'il lui adresse
05:49la direction de la porte.
05:51Moi,
05:51mon sentiment,
05:52c'est que
05:53Jean-Luc Mélenchon
05:54pense qu'il peut prospérer
05:56sur la situation actuelle.
05:57Je pense qu'il fait une erreur
05:59pour la simple et bonne raison
06:00c'est que les Français
06:00ne veulent pas le chaos
06:01et les sondages
06:02que vous évoquiez
06:03tout à l'heure
06:04le démontrent.
06:05Ils estiment
06:06qu'aujourd'hui,
06:07on a besoin
06:07de concorde,
06:09on a besoin
06:10d'apaisement
06:11et pas d'excitation,
06:13en tout cas,
06:13de remettre de l'huile
06:14sur le feu
06:14et que ce soit
06:15du côté
06:16du Rassemblement National
06:17ou que ce soit
06:18du côté,
06:18bien évidemment,
06:19des LFI,
06:20je pense que leur comportement,
06:21ils peuvent le payer cher
06:22dans les élections présidentielles.
06:24Dans le même ordre d'idée
06:26Franck Louvrier,
06:27Jean-Luc Mélenchon
06:28a également publié
06:29sur X
06:30ce message
06:31dans lequel
06:32il parle
06:32des soi-disant
06:33forces de l'ordre,
06:34je le cite,
06:36il accuse la police
06:37de provoquer
06:37les incidents,
06:38il met aussi en cause
06:39les chaînes de télévision
06:40dans le contexte
06:41de la tuerie
06:42de trappe.
06:43Que vous inspirent
06:44ces accusations ?
06:45D'abord,
06:45Jean-Luc Mélenchon
06:46est un récidiviste
06:47en la matière,
06:48notamment à l'endroit
06:49des forces de l'ordre.
06:50Quand vous voyez
06:51qu'il ne condamne pas
06:52le slogan
06:53les flics sont des bâtards.
06:55Il estime que
06:56dans une manifestation
06:57c'est normal
06:57de s'exprimer de la sorte
06:59comme on disait
07:00Morovache.
07:01C'est inadmissible.
07:02Ça devrait être condamné
07:04immédiatement
07:05par les Français.
07:06Je suis désolé,
07:07les forces de l'ordre
07:07sont là
07:08pour justement
07:09nous protéger
07:10et pas se retrouver
07:12dans des situations
07:13de ce type.
07:14Et mon sentiment
07:15très clair,
07:16c'est qu'il veut
07:17remonter la France,
07:18une partie de la France
07:19contre une autre
07:19parce que là-dessus aussi
07:21il pense pouvoir profiter
07:23de ses dérives.
07:25Je pense qu'il fait erreur,
07:26je pense qu'il fait fausse route
07:27parce que les Français,
07:29vous savez,
07:30ils sont très sereins
07:31à l'endroit
07:32de ce qui peut se passer.
07:33Ils estiment
07:34qu'il va falloir
07:35prendre des responsabilités
07:36et que le chef
07:37de l'État prochain
07:39devra prendre
07:40ces responsabilités-là
07:40et pas avec
07:42des arguments
07:43de ce type.
07:44Quand on se dit
07:44que la gauche
07:45va se rassembler
07:46au plus près de l'élection,
07:48qu'il va infléchir
07:49sa position,
07:50adoucir son discours,
07:52pour faire le plein
07:53des voix...
07:54Contrairement à ce que vous croyez,
07:55moi je pense que la gauche
07:56peut être éliminée
07:56dès le premier tour
07:57comme ça l'a été en 2002.
07:58Ah bon ?
07:59Très clairement,
08:00vous savez,
08:01une gauche divisée,
08:01une gauche avec plusieurs candidats,
08:03c'est une gauche
08:03qui peut disparaître
08:04à condition bien évidemment
08:05qu'en face,
08:06vous ayez un seul candidat
08:08de la droite et du centre.
08:10Et ça,
08:10c'est toute la difficulté
08:11de la période du moment.
08:12Quand vous voyez
08:12l'épisode de Trappes,
08:13Franck Louvrier,
08:14qu'est-ce que vous dites ?
08:15C'est ignoble.
08:15C'est ignoble
08:16et c'est surtout
08:17que ce sont des relents
08:21où on avait eu
08:23l'opération
08:24faite par Mohamed Merah
08:26à Toulouse.
08:26On était en pleine
08:27campagne présidentielle.
08:28On rentrait dans la campagne
08:30présidentielle à l'époque.
08:31C'était Nicolas Sarkozy
08:32qui était chef de l'État.
08:32C'était juste avant.
08:33Et on se retrouve
08:34là aussi
08:35dans des comportements
08:36qui sont...
08:38qu'on ne voudrait plus...
08:39qui ne voudraient plus
08:40exister aujourd'hui.
08:41Mais c'est la vraie
08:42difficulté du moment,
08:43c'est qu'il y a
08:45aujourd'hui
08:46des excitations
08:47qui sont entretenues.
08:48Alors à la fois,
08:49c'est vrai
08:49par les réseaux sociaux,
08:51mais à la fois
08:51par des comportements
08:52inadmissibles
08:53et notamment
08:53des hommes
08:54et des femmes politiques.
08:55Le maire
08:55Génération de Trappes
08:57à l'Irabé
08:58accuse le Rassemblement
08:59National,
09:00Jordan Bardella,
09:00d'avoir au fond
09:01quelque part motivé
09:02l'auteur
09:03de la tuerie
09:05de Trappes
09:06dans des déclarations...
09:08Je suis maire.
09:09Je pense que...
09:09Une sorte de désinhibition
09:10qui serait...
09:11Je pense que
09:12ce n'est pas correct
09:14de tout de suite
09:15retrouver un responsable
09:17si ça avait lieu,
09:18si c'était celui-là.
09:19Et surtout,
09:20je pense que
09:20vous êtes maire,
09:21vous restez auprès
09:21de votre population,
09:22vous n'allez pas défiler
09:23à Orléans
09:24le lendemain.
09:25C'est plutôt mon sentiment.
09:26Il n'était pas à sa place.
09:28Il est là pour être
09:28au plus près de ses concitoyens,
09:30pas pour faire
09:31de la politique politicienne,
09:33d'autant plus
09:33dans la période actuelle.
09:34Franck Louvrier,
09:34vous avez été longtemps
09:35à la communication
09:36de la Place Beauvau
09:38avec des affaires
09:39de maintien de l'ordre.
09:41Notamment,
09:41il y a eu les émeutes
09:42au début
09:43du mandat
09:44de la nomination
09:46de la nomination
09:46de la place Beauvau
09:47de Nicolas Sarkozy.
09:47Qu'est-ce que vous dites ?
09:48Est-ce qu'il faut
09:48un choc d'autorité
09:49aujourd'hui dans ce pays ?
09:50Oui,
09:51on peut utiliser
09:52tous les termes
09:53de choc d'autorité.
09:54Moi,
09:54je pense qu'il faut
09:54des mesures.
09:56Par exemple,
09:58très simplement,
09:58je ne comprends pas
09:59pourquoi la présidente
10:00de l'Assemblée nationale
10:02ne met pas à l'ordre du jour
10:03le texte
10:04sur les polices municipales.
10:05Ça fait 4 ans
10:06qu'on le demande.
10:07Ce texte est prêt,
10:08il a été voté
10:08en première lecture
10:09au mois de février
10:09au Sénat.
10:10Il est aujourd'hui
10:11dans les tuyaux,
10:12il n'est pas programmé.
10:13Que dit ce texte ?
10:17Là,
10:18dans la chaîne pénale
10:20et la chaîne judiciaire.
10:21Alors,
10:22bien évidemment,
10:23ça peut soulager
10:24nos forces de l'ordre,
10:25notamment notre police nationale.
10:26Mais qu'a-t-on ?
10:27Qu'a-t-on en la matière ?
10:29Je ne comprends pas.
10:30Le maire de Marseille,
10:31Benoît Payan,
10:32dit que ce n'est pas
10:33le rôle des...
10:33Il avait dit ça
10:34au 17 octobre.
10:36Ce n'est pas le rôle
10:36des polices municipales
10:37de la police municipale.
10:38Ils ont toujours eu un problème.
10:39Ils ont eu un problème
10:40avec la vidéoprotection
10:41au départ,
10:42maintenant,
10:42ils sont pour.
10:43Ils ont eu un problème
10:44avec l'armement
10:44des polices municipales,
10:45maintenant,
10:45ils sont pour.
10:46Non,
10:47la police municipale,
10:48elle a un rôle,
10:49notamment,
10:49elle soulage aussi
10:50les actions,
10:51parce que c'est une police
10:51de proximité,
10:52les actions de la police nationale.
10:54Donc,
10:54tout ça,
10:54c'est complémentaire
10:55avec, bien sûr,
10:57nos compagnies républicaines
10:58de sécurité,
10:58avec, bien évidemment,
11:00l'ensemble des acteurs
11:01qui peuvent être
11:02dans cette chaîne pénale.
11:04Et je pense,
11:04notamment,
11:04aussi,
11:05à l'ensemble
11:06du monde judiciaire.
11:07Mais,
11:07il faut que tout le monde,
11:09tous ces acteurs...
11:09Vous avez à peu près
11:1170 000 forces de l'ordre
11:12qui sont mobilisées
11:12ce week-end.
11:13Vous en auriez 30 000
11:14qui pourraient apporter
11:15leur soutien
11:16à ces 70 000.
11:17Je pense que
11:17ce ne serait pas inutile.
11:18Donc,
11:18que dit le texte,
11:19pour être bien précis
11:20pour ceux qui nous écoutent,
11:21Franck Louvrier ?
11:22Qu'est-ce qui changerait
11:23dans le statut
11:24de la police municipale ?
11:25Il donne des possibilités
11:26aux policiers municipales
11:27de pouvoir agir
11:28sur le terrain.
11:28Juste faire, par exemple,
11:29des vérifications d'identité.
11:31Juste, par exemple,
11:31contrôler un coffre.
11:32Juste, par exemple,
11:33être là quand il le faut
11:35et avec un pouvoir
11:37qu'il n'a pas aujourd'hui
11:38entre ses mains.
11:39Donc,
11:39c'est indispensable
11:40d'avoir ce texte opérationnel.
11:42Il y a juste
11:43à le mettre
11:45à l'ordre du jour
11:45de l'Assemblée.
11:46Nous avons le congrès
11:47des maires
11:47dans quelques semaines.
11:48Je crains
11:49que pas beaucoup de ministres
11:50ne vont pouvoir fréquenter
11:51ce congrès des maires
11:51s'il n'y a pas d'actions
11:52qui sont prises dans la matière.
11:54Qu'est-ce que vous dites
11:54donc également
11:55sur le maintien de l'ordre,
11:56Franck Louvrier ?
11:57On a vu qu'il y a eu
11:57moins de violence hier
11:58par rapport à la semaine précédente.
12:00Est-ce qu'il y a une doctrine
12:01particulière
12:02qu'il faudrait adopter ?
12:02D'abord,
12:03sur le maintien de l'ordre,
12:04la France est assez exemplaire
12:05contrairement à ce qu'on entend
12:06et ce qu'on dit.
12:07Parce qu'on dit que la France
12:07est trop brutale
12:08par rapport aux autres pays.
12:09Non, non, non.
12:10Et la France,
12:10je dirais même,
12:11est exemplaire
12:12par rapport à d'autres pays
12:13et va même parfois
12:15expliquer ce qu'ils font
12:16et leur réussite.
12:17La France a une expérience
12:19malheureusement peut-être
12:21des forces de l'ordre
12:22et notamment du maintien de l'ordre
12:24depuis longtemps.
12:25Mais je pense qu'il y a eu
12:27bien sûr des corrections apportées
12:29comme toujours
12:29parce que vos adversaires
12:31qui sont en face
12:32s'adaptent aussi
12:33par rapport aux moyens
12:34que vous avez.
12:35Donc c'est là toute la difficulté.
12:36Mais franchement,
12:37il faut les soutenir.
12:38Ce sont des gens
12:39qui sont en permanence
12:41dans la confrontation
12:42par devoir républicain
12:44et donc il faut les aider.
12:45Il ne faut pas essayer
12:46bien sûr de les mettre
12:47en difficulté.
12:48Ce sont aussi des pères de famille
12:49qui sont sous les casques
12:50et bien sûr
12:50et parfois
12:51ils ont des enfants
12:53qui sont lycéens
12:53donc ils comprennent
12:54la situation
12:55dans laquelle nous sommes.
12:56Franck Louvrier,
12:57il y a la politique
12:57il y a la présidentielle
12:58qui arrive
12:58qui est dans 6 mois.
12:59Est-ce que vous vous estimez
13:00que ces manifestations
13:01à répétition
13:02façon gilet jaune
13:03ça nous rappelle
13:04ce qui s'est passé
13:04à 8 ans
13:05sont à même peut-être
13:06de troubler
13:06la campagne présidentielle ?
13:08Bien sûr.
13:09Mais d'abord
13:09elles sont faites pour ça.
13:10Et c'est rare
13:11quand on arrive proche
13:12d'une période présidentielle
13:14où vous avez
13:15des conflits
13:16aussi importants.
13:17Et donc il faut
13:19agir,
13:19agir vite
13:20et je pense que
13:22bien sûr
13:22il faut avoir
13:24des regroupements
13:25de candidatures.
13:26Les primaires
13:27à la droite
13:27et du centre
13:28s'imposent.
13:28Vous le savez très bien
13:29il n'y aura pas
13:30de victoire possible
13:31pour la droite et le centre
13:32s'il n'y a pas
13:32qu'un seul candidat
13:34et donc tout le monde
13:35doit s'y mettre
13:36pour essayer d'avancer.
13:37Alors on peut encore
13:38laisser faire à la campagne
13:39pendant quelques semaines
13:39mais à un moment donné
13:40il y aura un point
13:41de non-retour.
13:42Qui est-ce que vous soutenez
13:42au juste vous
13:43Franck Louvrier ?
13:44Moi je soutiens
13:44un candidat unique
13:45et pour l'instant
13:46aucun est parti
13:47sur cette candidature-là.
13:48Si vous deviez prononcer
13:49un non là ce matin
13:50même s'il est prêt
13:50non je ne souhaite pas
13:53contribuer à la situation
13:54du moment.
13:55Je souhaite qu'il n'y ait
13:56qu'un seul candidat
13:56et pas plusieurs.
13:57Ce n'est pas Bruno Retailleau
13:58le patron de votre parti ?
13:58Bruno Retailleau
13:59j'ai beaucoup d'amitié
14:00pour lui
14:00et je pense que
14:01c'est quelqu'un
14:02qui est très ordonné
14:03et qui a un programme
14:05très limpide
14:06mais aujourd'hui
14:07il n'en faut qu'un seul
14:08et le problème
14:09c'est que chacun
14:10pense qu'ils sont
14:11dans la compétition
14:12et qu'ils peuvent gagner.
14:13Non, il n'y en aura qu'un seul
14:14qui gagnera.
14:15Donc il va falloir
14:15qu'on en désigne un seul.
14:17Il va falloir que chacun
14:18puisse s'organiser
14:20pour pouvoir
14:21avoir un seul candidat
14:22et pour pouvoir
14:22avoir un seul candidat
14:23peut-être que
14:24Gérard Larcher par exemple
14:25pourrait être celui
14:26qui coordonne tout ça
14:27et déclenche une primaire.
14:29Vous savez il faut
14:29quelques semaines
14:30pour faire une primaire.
14:31Ce n'est pas compliqué
14:31mais il faut vraiment
14:32qu'on ait la possibilité
14:34d'avoir un seul candidat
14:34sinon la victoire
14:35ne sera pas au rendez-vous.
14:36Une primaire qui irait
14:37de Gabriel Attal
14:39et Eric Zémin ?
14:39Une primaire qui ira
14:40sur une charte
14:42qui pourra mettre
14:43je dirais
14:44d'accord tout le monde
14:45sur des valeurs communes
14:46et c'est ça l'enjeu.
14:48Avec Eric Zémin ?
14:49Vous savez d'abord
14:49celui qui sera en dehors
14:50de la primaire
14:51il sera sûr de perdre.
14:52Donc il faudra mieux
14:52qu'il soit à l'intérieur.
14:53Avec Eric Zémin ?
14:54Avec Gabriel Attal ?
14:55Je ne pense pas
14:55parce que je ne pense pas
14:56qu'Eric Zémin
14:57ait vraiment les mêmes valeurs
14:58que l'ensemble
14:59des autres candidats
15:00de la droite et du centre.
15:01Franck Louvrier
15:01pas de primaire
15:02c'est la défaite assurée
15:03pour la droite ?
15:04Pas de primaire
15:04c'est la défaite assurée.
15:06Plusieurs candidats
15:07c'est la défaite assurée.
15:07Je dirais même
15:08deux candidats
15:09c'est la défaite assurée.
15:10Et donc
15:11il faut vraiment agir vite
15:12pour pouvoir
15:13répondre
15:14à cette urgence politique.
15:16Quand vous voyez
15:17Marine Le Pen
15:17elle est aujourd'hui
15:18en meeting à Orléans
15:19elle prononce
15:19un discours à 15h
15:20elle caracole
15:22en tête
15:23de toutes les intentions
15:24de vote
15:24premier et deuxième tour
15:25et c'est une chose
15:27qui est en train
15:27de s'ancrer
15:28dans les enquêtes
15:29d'opinion
15:29semaine après semaine.
15:30Franck Louvrier
15:31elle a quasiment
15:32une victoire
15:33à portée de main.
15:34Vous la souhaitez
15:35cette victoire
15:35ou vous la redoutez ?
15:37Est-ce que vous pensez
15:37que c'est...
15:37Moi je combattrais
15:38bien évidemment
15:39les extrêmes
15:40quels qu'ils soient
15:41et je pense foncièrement
15:42qu'aujourd'hui
15:43elle peut être battue
15:46mais ça dépendra
15:47du comportement
15:49de ceux qui
15:50sont ses adversaires.
15:52Quand on lit
15:52qu'il y a des accords
15:53en ce moment
15:54qui seraient en train
15:55de se nouer secrètement
15:56entre le RN
15:57et peut-être
15:58une partie des Républicains
15:59par-delà
16:00M. Sociotti
16:00Vous savez
16:01on dit beaucoup de choses
16:02surtout dans
16:03en période préélectorale
16:04et je dirais
16:05en période présidentielle
16:06la question est de savoir
16:07est-ce qu'on est d'accord
16:08sur le fond
16:09Marine Le Pen
16:10est une femme de gauche
16:11aujourd'hui
16:11elle défend des idées
16:12de gauche
16:13notamment au niveau économique
16:14donc moi
16:15elle le dit
16:16elle dit qu'elle n'est pas de droite
16:17donc quand vous n'êtes pas de droite
16:17vous êtes plutôt de gauche
16:19ça me semble cohérent
16:20donc voilà
16:21à partir de ce moment-là
16:23pourquoi je soutiendrai
16:24quelqu'un
16:24qui ne défend pas
16:25les mêmes idées
16:25que les miennes ?
16:27Il nous reste une minute
16:28Franck Louvrier
16:29vous êtes inquiet
16:30vous avez l'expérience
16:31de l'Elysée
16:32jadis ?
16:33Non je ne suis pas inquiet
16:34je suis attentif
16:35je ne veux pas être inquiet
16:37parce que
16:37quand vous êtes responsable politique
16:39je pense que le pays
16:40peut être sauvé
16:41mais il va falloir agir
16:43et agir fortement
16:44on le voit
16:45les élus locaux
16:46regardez Christelle Morancès
16:47ce qu'elle a fait
16:48dans la région
16:48des pays de la Loire
16:49elle a montré
16:50qu'avec l'action
16:51on pouvait sortir
16:53de la difficulté économique
16:54donc il faut qu'on agisse tous
16:55à notre niveau
16:56et il faut que ce pays
16:57puisse se redresser
16:58très rapidement
17:00et la preuve
17:01c'est que d'autres pays
17:02européens ont réussi
17:02à le faire
17:02pourquoi pas nous
17:03Allez merci
17:04une note d'espoir
17:04pour terminer
17:05merci Franck Louvrier
17:06maire les républicains
17:08de la Bolle
17:09et vous êtes également
17:09la région
17:10en charge de l'économie
17:12de l'économie
17:13merci à vous
17:14d'avoir été notre invité politique
17:15ce matin sur Sud Radio

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