- il y a 1 jour
Avec Farah RK, Éditorialiste politique et essayiste et Stanislas Rigault, Ancien porte-parole d'Éric Zemmour et de Reconquête
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NewsTranscription
00:01Avec nos deux invités, Farah Erka, bonjour.
00:04Bonjour Jean-François Akil.
00:05Éditorialiste politique, créatrice de contenu, essayiste, une importante communauté,
00:10vous suit sur TikTok, YouTube et Instagram, ça c'est impressionnant d'ailleurs.
00:14Et bonjour Stanislas Rigaud.
00:17Bonjour.
00:17Ancien porte-parole d'Eric Zemmour et de Reconquête, cofondateur de Nexus,
00:22agence de communication et d'influence.
00:24Question Farah Erka, l'acte 2 des manifestations de ce samedi 24 octobre.
00:29Est-ce qu'il faut craindre encore une journée comme celle que nous avons vécue et endurée il y a
00:34une semaine ?
00:36Je vous pose la question ce matin, est-ce que vous redoutez, vous, cette journée qui arrive ?
00:40Écoutez, redoutez, je ne sais pas.
00:42Parce que je sais que vous avez l'œil sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup d'échanges.
00:45J'ai l'œil un peu sur tout et ce qui est arrivé la semaine dernière, on aurait pu le
00:49prévoir.
00:49C'est-à-dire que c'est quand même, on l'avait dit, une convergence des luttes, les colères sont
00:53en train de monter.
00:53Alors bien sûr, il y a eu des débordements, il est inacceptable de voir des violences contre des petits commerçants
00:59par exemple.
01:00Maintenant, ce qui se passe actuellement en France, c'est quelque chose qui était prévisible.
01:02Ça fait des années qu'on n'écoute pas les Français et que les colères ne font que monter.
01:05Aujourd'hui, on a la preuve que quand les Français s'unissent et que quand on n'écoute pas les
01:09gens,
01:10à un moment donné, la colère elle gronde et malheureusement elle monte.
01:13Bien sûr, je l'ai déjà dit la semaine dernière, la violence ne justifie pas, mais elle s'explique.
01:17Qu'est-ce qui va se passer aujourd'hui ? Je n'en sais rien.
01:18Parce qu'il y a quand même un grand dispositif de sécurité qui a été mis en place par le
01:22gouvernement.
01:22Pour être très honnête, il y a même des gens sur les réseaux sociaux qui disaient potentiellement
01:25ne pas vouloir aller à cette manifestation par peur de l'effectif policier qui a été déployé
01:30et qu'ils iraient potentiellement à d'autres.
01:32On a vu hier soir encore une fois qu'on n'avait pas de parcours défini.
01:35C'est-à-dire que c'est quand même un grand bazar du côté du gouvernement.
01:38On sécurise un parcours.
01:38Vous parlez du cortège parisien.
01:40Exactement, qui de base devait aller de Bastille à Nation, il me semble,
01:44et qui finalement a été déplacé de la porte d'Italie à la porte de Vincennes.
01:47Mais il y a un référé en cours et il y a une décision qui va tomber dans les heures
01:51qui viennent.
01:52Ce sera ou l'un ou l'autre.
01:53Donc j'ai du mal à comprendre comment on essaye de sécuriser un endroit
01:56et comment on essaye de faire en sorte que les choses se passent bien
01:57quand à la dernière minute, les moyens de sécurité qui ont été mis en place sont déplacés pour aller ailleurs.
02:02Tanissa Strigo ?
02:03Écoutez, je redoute évidemment ce qu'il va se passer aujourd'hui,
02:06mais pas tant pour moi que pour les commerçants, pour les policiers,
02:08pour les manifestants qui justement, eux, veulent manifester dans le calme et exprimer une colère.
02:12Maintenant, il y a deux éléments qui sont pour moi très importants.
02:15C'est qu'il y a d'un côté les responsables.
02:16Les responsables, c'est le gouvernement, pour différentes raisons.
02:19Un, pour leur nullité depuis dix ans.
02:21C'est que dans tous les domaines, ils ont échoué.
02:23Et la deuxième chose, c'est qu'il y a les coupables.
02:24Les coupables, c'est à l'inverse les mouvements d'extrême-gauche,
02:27notamment évidemment la France insoumise,
02:29qui depuis maintenant des semaines, des semaines, des mois, voire des années,
02:33appellent en réalité à cette fameuse révolution.
02:36Mais quand on entend parler Farah qui dit, ce sont des débordements,
02:40ce ne sont pas des débordements.
02:44Quand il y a près de 3 000 commerces pillés,
02:47quand il y a près de 2 000 policiers blessés, dont plusieurs grièvements,
02:51ce n'est pas simplement des débordements.
02:53Je distingue, moi, par exemple, un blocus lycéen
02:56où les types renversent des poubelles et font trois feux pour s'amuser.
03:00Et là, quand des commerçants ou des domiciles sont pillés,
03:03à Douai, par exemple,
03:04mais c'est amusant parce que je vais finir sur quelque chose,
03:05puisqu'on a déjà débattu ensemble,
03:06à Douai, à Douai,
03:08à Douai, il y a quand même des domiciles qui ont été pillés.
03:11Et après, je finis sur un truc hyper...
03:14Le débat, on va dire, le point central,
03:16c'est très important.
03:17C'est très intéressant.
03:18Parce qu'après, on va dire, oui, je te coupe,
03:20je ne t'ai pas coupé, là.
03:21Oui, c'est vrai, pour une fois,
03:22la dernière fois que l'on a débattu ensemble,
03:23j'ai commencé en parlant des violences,
03:24tu me dis, mais les violences, ça n'existe pas.
03:25Eh bien, les violences, si, ça existe,
03:27et c'est en plein cœur du débat.
03:28Attends, il y a deux semaines,
03:31tu m'as dit, trois poubelles qui brûlent,
03:32c'est des émeutes.
03:36Je suis ravi de voir que ton discours a évolué
03:42en deux semaines, Stanislas,
03:43parce qu'il y a deux semaines,
03:44sur cette même antenne,
03:45tu disais que trois poubelles qui brûlent
03:46devant un lycée, c'était des émeutes.
03:48Tu as voulu des émeutes, là,
03:49tu as vu que c'est des émeutes.
03:50Si, si, tu l'as dit,
03:51on peut très bien ressortir les archives.
03:53Tu as dit très clairement
03:54que trois poubelles qui brûlaient,
03:55c'était des émeutes.
03:56Et là, je t'entends enfin faire la distinction
03:58entre les manifestants et les casseurs.
04:00On avance dans le débat, c'est très bien.
04:02Ce n'était même pas des lycéens,
04:02justement, la semaine dernière.
04:04Ce que je disais,
04:04c'est qu'il y avait une différence
04:05entre les casseurs, les bloqueurs
04:06et les lycéens.
04:07Et que la plupart étaient des petits bourgeois,
04:08ce qui n'est pas le cas aujourd'hui,
04:09puisque ceux-là, c'est des pillards
04:10qui viennent de banlieues
04:11et qui viennent coupéter.
04:12Et ensuite, de réduire tout ça
04:12à la France insoumise,
04:13je crois qu'il va falloir arrêter.
04:14Franchement, je ne vais pas défendre
04:17la France insoumise et la gauche,
04:18mais il y a un moment...
04:19C'était mal à l'aise.
04:19Non, mais rien à voir,
04:21parce que moi, déjà,
04:21je n'ai pas d'étiquette politique.
04:22On va commencer par ça,
04:23contrairement à toi, Stanislas.
04:24On n'est plus non plus dans ce cas-là.
04:25Et deuxièmement...
04:26Si, tu as quand même encore
04:26une étiquette chez Reconquête.
04:27Et deuxièmement,
04:30il y a un moment donné,
04:31on va continuer à mettre
04:32les responsabilités sur le dos
04:33d'un parti politique
04:34pendant combien de temps ?
04:35Regardons les responsabilités
04:36de ce qui se passe réellement
04:38et les problèmes de fond,
04:39de ce qu'il y a.
04:39C'est trop facile de dire
04:41c'est la gauche et la France insoumise.
04:42Tu ne m'écoutes pas alors.
04:42Si, mais...
04:43J'ai commencé par le gouvernement.
04:46D'un côté, tu commences par dire
04:47c'est Macron pour enchaîner
04:48en disant c'est la France insoumise.
04:50Donc, c'est facile
04:51de mettre les responsabilités
04:52sur le dos.
04:53Il faut regarder les problèmes de fond.
04:54Pour être bien clair,
04:54Farerka, chacun d'abord
04:55parler à son tour,
04:57c'est plus simple
04:57pour ceux qui nous écoutent
04:58parce que sinon
04:58c'est un peu compliqué.
05:01Farerka, pour vous,
05:02il y a des responsabilités
05:05partagées dans cette histoire ?
05:06Mais il y a des responsabilités
05:07qui viennent du gouvernement
05:08dans cette histoire.
05:09Les responsabilités,
05:10elles ne viennent pas
05:10de la France insoumise.
05:12La France insoumise,
05:13elle n'est pas au pouvoir.
05:14C'est-à-dire que ça fait dix ans
05:16que les Français descendent
05:17dans la rue
05:17qu'on ne les entend pas.
05:18On a eu les gilets jaunes,
05:19on a eu la réforme des retraites
05:20et j'en passais des meilleurs.
05:21Là, de rattacher
05:22ce qui est en train de se passer
05:23à un parti politique,
05:24je pense que ça n'est pas
05:25comprendre le fond
05:26de ce qui est en train
05:26de se passer aujourd'hui.
05:27Je l'ai dit,
05:28une convergence des luttes,
05:29une convergence des colères
05:29et dans la rue, Stanislas.
05:31Il n'y a pas que des gens
05:31de la France insoumise,
05:33malheureusement.
05:33C'est dommage
05:34de ne pas écouter ce que je dis.
05:37Ah si, j'ai entendu,
05:38mais tu dis que c'est Macron
05:39et la France insoumise
05:40et les casseurs
05:41et les manifestants.
05:42C'est un gooby-googa d'idée.
05:44Quand on explique,
05:44comme le fait
05:45une grande partie
05:46de l'extrême-gauche,
05:47que c'est la violence
05:48qui permettra
05:49de résoudre les problèmes,
05:50oui, c'est un problème.
05:51Alors, je sais qu'en plus,
05:52tu vas pas avec moi.
05:54Mais je ne m'adressais pas
05:55à toi quand je dis ça, pardon.
05:56Tu n'es pas encore
05:57le centre du monde,
05:58peut-être le centre du débat
05:59aujourd'hui.
05:59Je vais vous soumettre
06:00la déclaration
06:01qui a été faite
06:02par le Premier ministre
06:04Sébastien Lecornu,
06:04c'est très court,
06:05rassurez-vous,
06:05c'était hier soir.
06:06Il était en visite
06:12de plusieurs natures.
06:13La première,
06:14l'ultra-gauche.
06:15Maintenant,
06:16et l'extrême-gauche radicale.
06:17Je sens
06:18une forme de complaisance
06:19parfois,
06:20un peu comme
06:21le maire de Limoges.
06:22On le répète,
06:23on a l'impression
06:24qu'on n'est pas toujours cru.
06:25Ce qui s'est passé ici
06:26la semaine dernière
06:27n'a rien à voir
06:28avec un mouvement social
06:29ou un mouvement lycéen.
06:30Il y reste deux minutes
06:31avant la pause
06:32et on revient après.
06:33Farah FK, complaisance ?
06:34Non, mais de toute façon,
06:37c'est exactement
06:38ce que je viens de dire.
06:38C'est-à-dire que
06:39la responsabilité...
06:40Pardon,
06:42Stanislas,
06:42Sébastien Lecornu
06:43a le même argument que toi.
06:44La responsabilité
06:45elle est sur le dos
06:46de la France insoumise.
06:48Donc là,
06:48il y a un moment
06:48où il faut arrêter.
06:49Il va falloir regarder
06:50les choses en face.
06:51On arrive à la fin
06:52d'un cycle politique
06:53et si le gouvernement
06:54ne prend pas
06:55des mesures radicales
06:56et des vraies décisions
06:57malgré les six mois
06:58de mandat qui restent,
06:59on court à la catastrophe.
07:00Voilà,
07:01il faut être très clair.
07:02On ne va faire
07:03que faire grandir la colère
07:04et ce qu'on est en train
07:05de voir en ce moment,
07:06ça ne va pas s'arrêter
07:06de si tôt.
07:07Là-dessus,
07:10quand il y a des mairies
07:11qui sont brûlées,
07:12des mairies qui sont détruites,
07:13ce n'est pas de la colère sociale,
07:15c'est de la haine anti-France,
07:16c'est de la volonté
07:16de détruire l'État
07:18et donc à un moment donné
07:19qu'il y ait des revendications sociales
07:20et j'ai commencé par ça,
07:21c'est un sujet
07:22et les revendications
07:23peuvent être légitimes.
07:25Pardon,
07:25brûler la mairie de Limoges
07:26et c'est des militants
07:27ultra-glouches,
07:27il n'y a absolument...
07:30Encore une fois,
07:30on ne parle jamais de fond,
07:34c'est ça qui me passionne.
07:36Mais tu n'as pas une solution non plus.
07:37À partir,
07:37il faut les écouter.
07:38Écoute,
07:39vu que tu engages
07:39la conversation toujours
07:40en disant que c'est la responsabilité...
07:42Moi, je te dis,
07:43la solution,
07:44elle est simple,
07:45il va falloir que le gouvernement...
07:46On va lâcher des milliards.
07:47J'insiste.
07:48Les milliards,
07:49ils sont en train de partir en fumée
07:50parce que justement,
07:50il y a des mecs
07:51qui sont en train de tout cramer.
07:52On n'a jamais dit
07:52de lâcher des milliards,
07:53on a dit de prendre des mesures,
07:54ne serait-ce que de laisser un message
07:55qui sous-entend qu'on entend les Français,
07:57Stanislas,
07:58c'est un minimum.
07:59Allez,
07:59on va marquer une pause tous les deux,
08:01vous allez pouvoir respirer.
08:03Nous serons dans un instant
08:04en lien téléphonique
08:06avec Lucas Planavergne,
08:08journaliste au JDD
08:09qui est régulièrement
08:10dans ce débat du samedi
08:12qui se trouve à Orléans
08:15où est organisé
08:16le Congrès national
08:17du Rassemblement national
08:18avec évidemment
08:20une journée sous tension,
08:213000 policiers et gendarmes
08:23déployés autour du Zénith
08:25et dans la ville d'Orléans
08:27et nous poursuivons ce débat
08:28avec tous les deux
08:29dans un instant.
08:30A tout de suite.
08:31Sud Radio
08:35Sud Radio,
08:36le grand matin week-end,
08:386h-10h,
08:40Jean-François Kéli.
08:41La suite du débat
08:41sur Sud Radio
08:43de ce samedi,
08:44je vous rappelle,
08:440826 300 300,
08:46vous aurez antenne ouverte
08:47dans 9h30.
08:49Jérémy attend vos appels
08:51sur cette actualité du jour,
08:52sur ce qui s'est passé
08:53à Trapp hier soir
08:54et également sur cette journée
08:56Acte 2.
08:57Allez-vous y participer ?
08:58Est-ce que vous redoutez
08:59des troubles ?
09:00Et nous sommes à Orléans
09:01avec vous,
09:03Lucas Planavergne.
09:04Bonjour Lucas.
09:06Bonjour Jean-François.
09:07Je rappelle,
09:07un journaliste
09:08au journal du dimanche
09:09au JDD,
09:10vous êtes, vous,
09:10un reportage
09:11pour le JDD
09:12à Orléans
09:13aux abords du Zénith.
09:14J'imagine là où va se dérouler
09:16le congrès
09:16du Rassemblement national.
09:18Ville sous tension Orléans
09:19aujourd'hui.
09:21Oui,
09:22je peux vous dire
09:22que sur place
09:23on sent l'attention.
09:24Déjà dans le train,
09:26il y avait
09:26beaucoup de policiers présents
09:28à la gare des Aubray
09:29qui sépare
09:30et qui est à quelques minutes
09:31d'Orléans.
09:31Il y avait
09:31des murs de CRS
09:34rebelotes
09:34à l'arrivée
09:35à la gare d'Orléans.
09:36Toute la ville est préparée,
09:37les magasins sont barricadés,
09:39les trams et les vélos
09:40sont interrompus.
09:42Le parcours de la manif
09:43a été modifié
09:43pour ne pas passer
09:44par le centre-ville
09:45histoire d'éviter la casse
09:47et comme vous le dites
09:48Jean-François,
09:48du côté de GRN,
09:50ça se passe un peu
09:50à l'extérieur de la ville
09:51aux Zéniths.
09:52On est prêt également.
09:54Les portes vont ouvrir
09:56vers midi
09:57et ce matin,
09:59un policier nous confiait
10:00que tout est serein
10:01pour le moment.
10:02On espère que ce n'est pas
10:03le calme avant la tempête.
10:05Allez, bon reportage à vous.
10:06Merci pour ce témoignage rapide.
10:08Lucas Planarvien,
10:08je sais que vous avez
10:09beaucoup à faire
10:10pour le JDD.
10:11Une journée de reportage
10:12pour vous
10:12dans une ville sous tension
10:14avec 3000 policiers
10:15et gendarmes rassemblés.
10:17Farah Erkain,
10:18c'est la somme
10:19de toutes les peurs
10:20aujourd'hui.
10:21Nous avons une crainte
10:23de débordement
10:24partout en France
10:24et ce congrès du RN
10:26à Orléans
10:27qui concentre
10:28on va dire
10:29toutes les passions aussi.
10:30C'est la somme
10:30de toutes les peurs
10:31et de toutes les colères.
10:32On a vu ce qui s'est passé
10:32à Trappes hier soir aussi.
10:33C'est-à-dire que là
10:34on est dans un moment
10:35et moi j'en veux beaucoup
10:36à la classe politique
10:37on est dans un moment
10:38où on range les français
10:39par cases ces derniers temps
10:40par catégorie de personnes
10:42par catégorie de contestation
10:44par catégorie politique
10:45par classe sociale
10:46les gens passaient des meilleurs
10:47et ces cases
10:48elles servent à quoi ?
10:48À diviser les français
10:49et voilà le résultat
10:50de la politique actuelle
10:51et voilà le résultat
10:52des débats qu'on a en ce moment
10:53c'est qu'à force
10:55de monter les français
10:55les uns contre les autres
10:56on a fini par créer
10:57des cassures
10:57et ces cassures
10:58on les ressent aujourd'hui.
11:00Je ne pense pas plus
11:01à dire que ça.
11:02Ce qui est en train
11:03de se passer
11:04c'est le mal complet
11:05de la société française
11:06et malheureusement
11:07la politique française
11:08et les mots qui sont portés
11:09soit en politique
11:09soit dans les débats publics
11:11etc.
11:11n'aident pas non plus
11:12à faire en sorte
11:12qu'on soit de nouveau unis.
11:13C'est un essai à Srigaud
11:14sur la tenue du débat politique
11:17nous sommes à six mois
11:18d'élection présidentielle
11:20et ce que décrit à l'instant
11:21Farah Erka
11:22vous pensez que
11:23les personnalités politiques
11:25ont une responsabilité
11:27jusqu'au sommet de l'État
11:28là-dessus
11:28sur le climat ?
11:29Toute personne publique
11:30a de toute façon
11:31une responsabilité
11:31dès lors qu'elle peut
11:33exercer une influence
11:34sur l'opinion.
11:35Maintenant
11:35encore une fois
11:36pardon de le dire
11:37mais très précis
11:38de ce qui se passe
11:38à Orléans
11:39le Rassemblement National
11:40qui est un parti
11:41qui est largement
11:42en tête des sondages
11:42qui a de nombreux élus
11:44se retrouve menacé
11:46dans sa sécurité physique
11:48par des manifestants
11:50dont certains
11:51visiblement
11:51d'après les services
11:52de renseignement
11:52seraient violents
11:53et le tout
11:54accompagné encore une fois
11:55désolé de le dire
11:56d'élus de maires
11:57donc à un moment donné
11:58on ne peut pas
11:59prener sur les plateaux
11:59le dialogue
12:00le débat
12:01et le fait
12:01de décloisonner
12:02les opinions des français
12:03de dire
12:03on doit tous se parler
12:04et d'un côté
12:05des gens
12:05qui vont traiter
12:06d'autres fascistes
12:08qui vont les menacer
12:09avec des militants
12:09extrêmement violents
12:10mais c'est pareil
12:11partout
12:11j'entends parfaitement
12:15ton point
12:15dire
12:15il faut se parler
12:16il ne faut pas mettre
12:17des cases
12:17etc
12:18très bien
12:18mettons pas de cases
12:19mais dans ce cas-là
12:19n'allons pas manifester
12:22violemment devant le meeting
12:22du premier parti de France
12:23désolé
12:24ils ont le droit
12:24d'avoir un meeting
12:25ils ont le droit
12:26de faire un problème
12:27mais bien sûr
12:29la démocratie
12:29appelle à ce qu'on respecte
12:31toutes les classes
12:31de la démocratie
12:32il y a aujourd'hui
12:3411 millions
12:34d'électeurs
12:35au Rassemblement National
12:36mais je vais prendre
12:36un peu le contre-pied
12:37de ce que tu disais
12:37tout à l'heure
12:38en reparlant de la France Insoumise
12:39on a aussi entendu
12:40qu'il y avait des gens
12:41qui étaient pour supprimer
12:42la France Insoumise
12:42donc ça va dans un sens
12:44mais ce qui va dans un sens
12:46c'est censé aussi
12:46aller dans l'autre
12:47en fait
12:47100% d'accord
12:48moi je suis contre
12:49la dissolution
12:49de la France Insoumise
12:50je trouve que c'est
12:51un mauvais argument
12:51ce sont deux partis élus
12:55mais par exemple
12:55M. Bompard
12:56il est élu
12:57je respecte le fait
12:58que M. Bompard soit élu
12:59et à aucun moment
13:00je remets en cause
13:01sa légitimité démocratique
13:02maintenant manifester
13:03c'est un droit quand même
13:04on ne va pas l'oublier
13:05donc s'il y a des français
13:06qui ont envie d'aller manifester
13:07pour dire qu'ils sont
13:07contre le Rassemblement National
13:09et demain
13:09si le Rassemblement National
13:10veut aller manifester
13:11pour dire qu'ils sont
13:12contre la France Insoumise
13:13ça s'appelle la démocratie
13:14Farère qu'à vous évoquiez
13:15Trapp
13:16je voudrais vous faire réentendre
13:17les mots du président
13:18de la République
13:19Emmanuel Macron hier soir
13:20ce qui s'est passé aujourd'hui
13:22je le dis
13:22c'est un tournant
13:23parce que c'est la première fois
13:24qu'il y a un acte terroriste
13:26planifié
13:27pour tuer
13:29nos compatriotes
13:30nos enfants
13:32à raison de leur couleur de peau
13:34ou de la religion
13:35qu'on leur donne
13:37réaction à ces mots
13:38Stanislas Trigo
13:39écoutez la première chose
13:40c'est quand même l'effroi
13:41qu'on a tous découvert hier
13:42la nouvelle de cette
13:44de cette attaque
13:46évidemment pour les victimes
13:47en espérant qu'elles sont
13:48qu'elles s'en sortent
13:49et évidemment pour la personne décédée
13:51sur les propos
13:52d'un point de vue plus politique
13:53du président de la République
13:56c'est affligeant
13:59c'est affligeant
14:00et surtout d'un mépris immense
14:01pour les autres victimes
14:02on pense évidemment
14:03aux victimes de Mohamed Merah
14:04on pense à Samuel Paty
14:05on pense au père Hamel
14:08moi je suis désolé
14:09mais quand j'entends
14:10ce président de la République
14:10prendre la parole
14:11de cette façon là
14:12c'est absolument répugnant
14:14et ça prouve
14:16c'est l'incarnation
14:16de ces 10 ans
14:17de mépris
14:18ces 10 ans
14:18de déconnexion
14:19et ces 10 ans
14:20de mauvais quinquennat
14:23qui Dieu merci
14:23se termine dans 6 mois
14:25Farah Arka
14:25c'est encore la preuve
14:27que notre président
14:28est un petit peu hors sol
14:29c'est un manque de respect
14:30mais après ça me fait
14:30doucement rigoler
14:31d'entendre ce que Stanislas
14:32Rigaud dit
14:33puisque je te rappelle
14:34que tu soutiens
14:34un parti qui s'appelle
14:35Reconquête
14:36qui a fait partie
14:37des partis
14:37qui ont dit
14:38que des territoires
14:39comme Trappes
14:40les Mureaux
14:41etc.
14:41étaient sous menaces
14:43islamistes
14:44que c'était des territoires
14:45qui ressemblaient
14:45à Kaboul et à l'Afghanistan
14:47donc je pense que
14:48malheureusement
14:48des partis comme le tien
14:50ont une part de responsabilité
14:51dans ce qui s'est passé
14:52hier à Trappes
14:52et on en revient
14:53à ce que je disais
14:54tout à l'heure
14:54avec les divisions
14:55des français
14:55c'est facile de mettre
14:56les français dans des cases
14:57mais à la fin
14:58il faut en assumer
14:58les conséquences
14:59donc là je ne vais même pas
15:00m'arrêter sur ce qu'a dit
15:00Emmanuel Macron
15:01parce que ce qu'a dit
15:02Emmanuel Macron
15:03je pense qu'on est tous
15:03d'accord là-dessus
15:04mais de t'entendre
15:05d'un coup
15:06prendre le parti
15:07de ce qui s'est passé hier
15:07et nous faire des grandes morales
15:08alors que tu fais partie
15:09des gens qui passent leur temps
15:10à taper sur les musulmans
15:11sur les arabes
15:12sur les gens qui ont des voiles
15:13voilà où est-ce que ça nous emmène
15:15la division dans laquelle
15:16vous nous menez ces derniers temps
15:16et je parle pour tous les partis là
15:18il y a une responsabilité politique
15:19vos mots ont une portée
15:21et les mots ont une portée
15:22on voit les portées
15:22de certains actes
15:23et on l'a vu hier à Trappes
15:24Stanislas Rigaud vous répond
15:25c'est ridicule
15:27je crois qu'on peut tout à fait
15:29être contre l'immigration
15:29on peut être contre l'islamisation
15:31de la société
15:31et déplorer le fait
15:32qu'un homme se fasse tuer
15:34on peut être contre l'immigration
15:36et considérer que Trappes
15:37en effet est une ville
15:38qui est par beaucoup d'aspects remplacée
15:39et considérer que c'est un drabe
15:41moi vous voyez
15:41j'aurais pu prendre la voie
15:43d'être un militant activiste
15:44dans la rue
15:45j'ai pris plutôt la voie
15:46de débattre sur les plateaux
15:47et de le faire de façon
15:48relativement apaisée
15:49en fonction de la teneur des débats
15:50mais tu vois
15:51il y a 2,7 homicides par jour
15:53en France
15:542,7
15:54elle a du change de sujet
15:55à Trappes
15:57il y a un retraité
15:58Michel
15:58à 66 ans
15:59c'est un territoire français
16:00ça vient de ton camp
16:01je vais te prendre un exemple
16:03qui a été égorgé
16:04t'en as pas parlé
16:05ça t'a pas choqué à l'époque
16:06tu vois
16:07c'est grave ce que t'es en train de faire
16:08il y a des gens qui vivient
16:09on subit une attaque terroriste
16:11c'est toute la différence
16:13entre toi et moi
16:13c'est que je commence mes propos
16:15en déplorant ce qui s'est passé
16:16toi par contre
16:17on t'entend pas
16:18quand il y a d'autres victimes
16:19donc c'est un peu facile
16:21donc à un moment donné
16:22tu peux pas me reprocher
16:23moi d'avoir des positions politiques
16:24et d'être après responsable
16:26d'actes absolument atroces
16:27que je condamne
16:27donc en fait
16:28il faut à peu être cohérent
16:29on a le droit d'avoir des positions politiques
16:30dans ce pays
16:30oui l'immigration est un souci
16:32sur beaucoup d'aspects
16:33oui l'islamisation
16:33est un problème
16:35sur énormément d'aspects
16:36et pour autant
16:37on n'est pas évidemment
16:38pour ce qui s'est passé hier
16:39c'est vrai qu'à vous lui répondez
16:41répondez
16:41on commence par parler de trappe
16:43t'arrives à me parler
16:44de changer de sujet
16:46et rebondir sur quelqu'un
16:46qui s'est fait égorger
16:48épais à son âme
16:48et moi je dénonce
16:49toutes les violences
16:50en revanche
16:51en revanche
16:52de nier la part de responsabilité
16:54que vous avez
16:55dans des attaques
16:56comme il y a eu
16:56mais quand tu portes des discours
16:57quand tu portes des discours
16:59de haine en permanence
17:01que tu dis que sur notre propre territoire
17:03il y a des gens
17:04qui viennent grand remplacer
17:05les français
17:06mais enfin pardon
17:07à un moment donné
17:08les noms ont des actes
17:09on va te rappeler
17:10les centaines de morts
17:11du terrorisme
17:11et ensuite tu me parles
17:12d'immigration
17:12vous ne faites aucune
17:13on va te parler du lien
17:14entre l'immigration
17:15et la délinquance
17:16non mais stop
17:16c'est pas sérieux là
17:17juste là c'est pas sérieux
17:18je termine ma phrase quand même
17:19tu ne fais aucune différence
17:23là ça me fait rigoler
17:24ton discours
17:24là oui on parle de l'immigration
17:26non non
17:27vous ne faites aucune différence
17:28entre les musulmans
17:28les femmes voilées
17:30les radicaux
17:31et j'en passais des meilleurs
17:32et ça mène à ces résultats là
17:33regardez la vérité
17:34en raconte
17:35pardon c'est important
17:36on peut faire beaucoup de reproches
17:38pas de celui de ne pas dire ce qu'on pense
17:39donc à un moment donné
17:40ton discours il est ridicule
17:41non mais vous avez
17:42t'as un discours de haine en permanence
17:44t'as un discours de...
17:45moi j'ai un discours de rassemble
17:46qui rassemble
17:47t'as un discours qui divise
17:48rien du tout
17:49nous terminons
17:49et puis le nom dit les beaux
17:50il y a des nounours
17:51qui traînent
17:51nous terminons ce débat
17:52avec un désaccord manifeste
17:55tous les deux
17:55on l'a commencé aussi avec
17:56sur cette question
17:58je rappelle quand même
17:59qu'il y a eu dans cette
18:01dans cette tuerie
18:04un mort et cinq blessés
18:06et c'est une attaque raciste
18:06une fillette de 12 ans
18:07qui lutte toujours
18:10pour sa survie
18:12merci à tous les deux
18:13merci Farah Erka
18:14je rappelle
18:15éditorialiste politique
18:16créatrice de contenu
18:17essayiste
18:17et merci à vous
18:19Stanislas Rigaud
18:20ancien porte-parole
18:21d'Aric Zemmour
18:21de Reconquête
18:22et co-fondateur
18:23de l'agence Nexus
18:24d'avoir débattu
18:26ce matin
18:27et à 9h30
18:290826 300 300
18:30antenne ouverte
18:32vous avez la parole
18:32vous le savez
18:33vous nous appelez
18:34à tout de suite
18:36Sud Radio
18:38Parlons Vrai