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Mathieu Bock-Côté propose un décryptage de l’actualité des deux côtés de l’Atlantique dans #FaceABockCote

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Transcription
00:00En 19h sur CNews, édition spéciale consacrée à cette nouvelle journée de mobilisation dans toute la France
00:07avec plus de 70 000 forces de l'ordre qui sont présentes.
00:11Et vous le voyez à l'image, une situation tendue du côté de Paris en fin de cortège,
00:16du côté de la porte de Vincennes.
00:18Nous sommes évidemment en ce samedi soir avec Mathieu Bocoté.
00:21Bonsoir Mathieu.
00:22Bonsoir.
00:23Arthur de Vatrigan est avec nous, cher Arthur.
00:25Bonsoir.
00:26Bonsoir Elliot.
00:26Olivier Vial en qualité de spécialiste des radicalités est avec nous, cher Olivier.
00:31Bonsoir.
00:32Ophélie Roch est également avec nous.
00:34Bonsoir Elliot.
00:34Essayiste auteure du Nouveau Masculiniste.
00:36Bonsoir Ophélie.
00:37Et nos services sont mobilisés également sur le plateau de CNews avec le service politique
00:43qui est représenté par Elodie Huchard.
00:44Bonsoir chère Elodie.
00:46Et Sabrina Berlin-Bouillet, bonsoir.
00:49Bonsoir Elliot.
00:49Sabrina, avant de faire un point avec vous sur ce qu'il se passe à Paris mais également en région,
00:56je voudrais qu'on s'arrête un instant, Mathieu, parce que vous souhaitez commencer cette émission
00:59en faisant une sorte de survol de l'actualité telle qu'elle se présente à nous, Mathieu.
01:05Oui, mais en fait, simplement quelques remarques qui me sont venues à l'esprit voyant tout cela.
01:09En fait, hier soir, je marchais dans les rues de Paris, ce matin aussi, et ça m'a fait remonter
01:14à la mémoire,
01:14un souvenir très étrange, c'était celui du confinement.
01:17Non. C'est-à-dire qu'il y avait quelque chose qui flottait dans l'air.
01:20Et là, on était passé, on pourrait dire, du confinement sanitaire au confinement sécuritaire.
01:24Mais il y avait... Et comme nous étions dans l'attente, en fait, de ceux qui allaient s'emparer de
01:29la ville pour la mettre à sac,
01:31comme si les uns étaient de nouveau au rendez-vous, mais sous un nouveau visage.
01:35Donc, il y avait quelque chose d'un peu étrange dans l'air qui se conjuguait avec, je pense, l
01:42'information centrale de cette semaine.
01:43C'est l'État qui dit, nous n'aurons plus les moyens de vous défendre.
01:47Nous n'aurons plus les moyens d'assurer la protection de chacun.
01:50Vous, les commerçants, embauchez de la sécurité privée.
01:53Vous, les commerçants, barricadez vos commerces.
01:57Vous, autrement dit, vous ne gagnerez pas l'argent cette journée-là.
01:59Mais mobilisez vos propres économies, votre argent, pour assurer la protection de votre commerce.
02:06Parce que nous, on ne peut pas vous protéger.
02:08Et cela dit, vous devrez payer vos impôts, ne l'oublions pas.
02:10Me frappe aussi, cette semaine, à quel point, aujourd'hui,
02:13toute la théorie sur le monopole de la violence légitime de l'État s'est effondrée devant nous.
02:17Dans les faits, les milices d'ultra-gauche réclament, quant à elle, le droit à la violence légitime de leur
02:22point de vue.
02:22Et sont capables d'imposer leurs règles, d'imposer leur vision du monde à Paris, et en fait un peu
02:27partout en France.
02:28Et tout le monde doit se soumettre à cette agressivité militante des milices d'ultra-gauche.
02:33On a vu aussi, moins aujourd'hui, franchement, il faut le dire quand même, presque pas du tout aujourd'hui,
02:38mais la vague racaille de la semaine dernière nous a fait comprendre, par ailleurs,
02:42que cette vague pouvait revenir en différentes circonstances.
02:45Autre élément qu'il me semble important de mentionner,
02:48eh bien, ce que nous avons vu la semaine dernière, et dimanche aussi, ce que nous voyons aujourd'hui,
02:52une bonne partie du régime souhaiterait qu'on n'en parle pas, tout simplement.
02:56Vous avez peut-être vu passer cette consigne de l'ARCOM qui invite à un traitement équilibré
03:02des émeutes et des manifestations.
03:04Globalement, l'ARCOM veut fixer une ligne éditoriale sur le traitement de ce qui arrive aujourd'hui.
03:10C'est particulier. On appelle ça l'information officielle.
03:13Ça a déjà existé dans d'autres pays.
03:14Mais là, on est devant quelqu'un, enfin, une forme de commissaire politique institutionnalisé
03:19qui dit « voilà ce que nous sommes autorisés à montrer ou de quelle manière et dans quelle position ».
03:24L'ARCOM n'est pas seul. Vous avez peut-être vu aussi sur la 2, la CGT France 2 dit
03:28« le récit des événements qui nous est présenté ne nous convient pas ».
03:32Des étudiants d'école de journalisme disent la même chose.
03:35Nous voulons un récit qui ne mette pas l'accent sur les violences, même si les violences sont atroces.
03:39Et même le président de la République a laissé entendre,
03:41Dieu sait que le respect du monde pour lui,
03:43mais a laissé entendre à l'étranger que, finalement,
03:48c'était une forme de manipulation de l'IA
03:50qui laissait croire que la France connaissait de terribles problèmes aujourd'hui.
03:54Si vous critiquez ce que devient la France, vous n'aimez pas la France.
03:57Dans ce contexte, le premier parti de France, le Rassemblement national qui était à Orléans,
04:01ne peut pas organiser son congrès sans avoir autour de lui une protection maximale
04:07parce qu'il y a une volonté de neutraliser cet événement
04:09organisé par la gauche la plus militante
04:11qui instrumentalise d'odieuse manière, par ailleurs,
04:16le massacre absolument bouleversant qu'on a vu à Trappes.
04:19Il est instrumentalisé de telle manière pour laisser croire
04:21que le RN serait l'expression politique,
04:26le masque politique de la violence atroce et raciste
04:29qui s'est manifestée cette semaine.
04:31Ce qui me frappe aussi dans la circonstance actuelle,
04:34et on l'a vu, ce qui est à Trappes, je le redis,
04:35c'est que certains commencent à faire des listes en disant
04:38« Voici ceux qui, par leur discours public, sont coupables. »
04:41Et quand on décide de faire des listes comme ça,
04:43c'est qu'en effet, on colle une cible au visage et dans le dos des gens
04:46en disant « Voilà ceux qui sont responsables,
04:48voilà ceux qui doivent payer, laissez-vous aller les amis si c'est nécessaire. »
04:52Et là, on s'empare dans la gauche radicale de cette tragédie
04:57pour chercher à déplacer le récit médiatique
04:59et laisser croire que la France serait au seuil de, comment dire,
05:05de massacres à l'endroit des différentes personnes issues d'immigration
05:08qui seraient portées par des racistes en bande déchaînée.
05:11Alors, quoi qu'il en soit, il y a cette espèce de séquence très étrange
05:15que nous avons devant nous,
05:17et on a le sentiment, la peur, la crainte,
05:19parce que samedi prochain, il y aura encore autre chose,
05:21qu'on est peut-être dans une dynamique d'engrenage.
05:23Et on a l'impression qu'il se pourrait que tout cela est de pire en pire
05:27et qu'on ne trouve pas vraiment de raison d'être optimiste à court ou moyen terme.
05:32Donc, voyant tout cela, j'ai l'impression que c'est une semaine de bascule
05:34à l'horizon de la présidentielle
05:36et que tout pourrait être encore pire dans les prochaines semaines.
05:39Le terrain, parce que vous l'avez bien compris,
05:41nous allons jongler entre les analyses autour de ce plateau,
05:45mais également ce qu'il se passe sur le terrain.
05:49Et nos regards sont tournés vers la porte et la cour de Vincennes
05:52en fin de manifestation.
05:54Vous le savez, la manifestation, du moins le parcours,
05:58a été modifié par la préfecture de police
06:02tôt ce matin.
06:04Cela avait été envisagé dès hier soir tard.
06:06Il devait partir de la place de la Bastille
06:08en direction de la place de la Nation.
06:10Et finalement, ce cortège a changé de trajet
06:14puisqu'il est parti de la porte d'Italie
06:16en direction de la porte de Vincennes
06:20où nos équipes sont sur le terrain
06:21avec des affrontements
06:23entre casseurs et des forces de l'ordre
06:26qui tentent justement de disperser
06:28ces groupes radicaux
06:30qui tentent de se former en black bloc.
06:32Plus de 500 casseurs sont cours de Vincennes, visiblement.
06:39des tensions qui ont été beaucoup plus fortes
06:44depuis une heure maintenant.
06:47Et donc, les forces de l'ordre qui progressent
06:48au fur et à mesure sur cette cour de Vincennes.
06:52Ils sont désormais arrivés à porte de Vincennes
06:54au lieu d'arriver normalement de cette manifestation.
06:57Mais je vous le rappelle, les manifestants
06:59avaient tenté d'accéder à la place de la Nation
07:01depuis une heure, des tensions très fortes
07:04avec des jets de projectiles.
07:05On a vu des panneaux de signalisation voler
07:08en direction des forces de l'ordre.
07:11Les forces de l'ordre ont riposté
07:12avec l'utilisation du canon à eau
07:14et de gaz lacrymogène.
07:15Il y a aussi des bombes, des explosifs dragons
07:19qui ont été lancés par les manifestants.
07:22Voilà, donc une tension qui est palpable ici
07:24place de porte de Vincennes désormais.
07:28Et les forces de l'ordre qui tentent
07:29de faire terminer cette manifestation
07:32depuis une heure maintenant
07:34avec justement des charges
07:36et l'utilisation de moyens de dissuasion
07:39avec le canon à eau
07:42ou encore des gaz lacrymogènes.
07:46Merci beaucoup.
07:47Évidemment, on va revenir vers vous
07:49dans quelques instants.
07:52Je rappelle que le week-end dernier
07:53et notamment samedi,
07:55Paris a été le théâtre d'exaction
07:57entre violence contre les forces de l'ordre
07:59et pillage
08:01que plus de 450 commerces
08:05ont été pillés ou vandalisés
08:07le week-end dernier.
08:08Lorsqu'on voit les images
08:10et qu'on les commande depuis plus d'une heure
08:11avec ces séquences d'affrontements
08:13entre forces de l'ordre
08:15et casseurs, éléments radicaux,
08:18on va dire qu'on est sur un format
08:20non pas normal
08:21parce qu'il n'y a rien de normal
08:23dans ce qui est en train de se passer,
08:24bien évidemment,
08:25mais plus classique,
08:27moins inédit
08:28comme le week-end dernier.
08:29Le regard du service police-justice
08:31de CNews,
08:32avec peut-être des éléments
08:33sur des premières interpellations
08:35et les premiers chiffres
08:36qui sont tombés,
08:37je crois que Laurent Nunez
08:38doit tenir un point
08:39presque à 19h30,
08:41donc le ministre de l'Intérieur.
08:43Sabrina Berlain-Bouillet.
08:44Voilà, 19h30,
08:45Laurent Nunez va faire
08:46un premier bilan
08:47de cette journée.
08:48Ce qui est intéressant,
08:49c'est de voir,
08:50c'est qu'il y a déjà eu
08:51une soixantaine d'interpellations
08:52dans Paris,
08:53ça on le sait,
08:54ça doit être un chiffre
08:55bien plus conséquent maintenant
08:56quand on voit les violences
08:58et les exactions
08:58qui sont commises.
08:59Je vous rappelle
08:59qu'au cours de Vincennes,
09:00il y a même des casseurs
09:01qui ont tenté de pénétrer
09:03dans une concession automobile,
09:05mais cette fois,
09:06ils ont été repoussés.
09:07Pourquoi ?
09:07Parce qu'il y a aussi
09:08le nombre des forces de l'ordre
09:09qui est beaucoup plus important
09:11cette fois-ci,
09:12ce week-end sur place.
09:13Il y a des engins Centaure
09:15qui permettent également
09:16de repousser
09:17avec des gaz nécrimogènes
09:18les intervenants,
09:19les différents casseurs
09:20et manifestants violents.
09:21Mais on voit qu'il y a eu aussi
09:23des tensions partout en France.
09:26Je vais vous donner
09:26quelques exemples
09:27qui sont vraiment parlants.
09:28À Bordeaux,
09:29il y a environ
09:291000 individus
09:31qui ont été hostiles,
09:32qui s'en sont pris
09:32aux forces de l'ordre.
09:33Il y a eu là-bas
09:34environ 35 interpellations.
09:36Il y a eu des tensions
09:37à Lille,
09:38à Lyon,
09:39à Marseille
09:40où des pillages sont en cours,
09:41à Strasbourg également
09:42où il y a eu
09:42des affrontements
09:43assez importants
09:45avec les forces de l'ordre.
09:46Des pillages à Nantes,
09:48précisément.
09:49On sait qu'au moins
09:49une bijouterie
09:50a été pillée
09:52et que des renforts policiers
09:53sont demandés sur place
09:55parce que la situation
09:55est vraiment très compliquée
09:57à Nantes.
09:58À Rennes,
09:58également des pillages en cours,
10:00des jets de cocktails
10:01moletov contre les policiers.
10:03Et puis,
10:03quand je vais vous parler
10:04de Marseille,
10:05c'est surtout des affrontements,
10:06une tension vraiment très vive
10:08entre forces de l'ordre
10:09et manifestants
10:10les plus violents.
10:12Voilà,
10:12donc c'est partout
10:13dans le pays
10:14que c'est compliqué
10:15à l'heure où l'on se parle.
10:16des chiffres qui ont été donnés
10:18par le ministère de l'Intérieur.
10:19Ils sont 410 000 manifestants
10:21partout en France
10:22à avoir été mobilisés
10:24aujourd'hui,
10:26ce samedi.
10:26110 000 à Paris.
10:28Et concernant les syndicats,
10:29ils parlent de 800 000 manifestants
10:31partout en France.
10:31Justement,
10:32prenons la direction de Nantes
10:33où vous nous expliquez
10:34qu'une bijouterie
10:35avait été pliée
10:37quelques heures plus tôt
10:39et que vous nous expliquez
10:40également qu'il y a
10:41une demande de renfort
10:43de policiers.
10:44Nantes avait été
10:45le théâtre de violences
10:47et d'exactions
10:47le week-end dernier.
10:49Mais c'est vrai
10:50que les affrontements
10:51auxquels on a pu assister
10:52cet après-midi
10:52à Nantes,
10:53qui est un des bastions
10:54de l'extrême-gauche,
10:56montrent que peut-être
10:57le niveau de tension
10:59contre les forces de l'ordre
11:00est plus important
11:01ce week-end
11:02qu'il ne l'avait été.
11:04Le week-end précédent,
11:06je rappelle qu'il y avait eu
11:07une trentaine de commerces
11:08dégradés ou pliés
11:09du côté de Nantes
11:11le week-end dernier
11:11avec entre...
11:12Alors, c'est toujours difficile
11:13d'avoir un chiffre,
11:15mais entre 20 000
11:16et 50 000 personnes
11:18qui s'étaient rassemblées
11:20le week-end dernier.
11:22Je fais très attention
11:23de ne pas parler
11:23de manifestants
11:24parce que dans ces 20 000
11:25à 50 000 personnes,
11:26vous aviez des gens
11:27qui entendaient porter leur voix,
11:29leur revendication,
11:30mais il y avait aussi
11:31les professionnels de la casse
11:33et les néopillards
11:34qu'on a découvert
11:35le week-end dernier
11:37un peu partout en France.
11:38Que s'est-il passé
11:39cet après-midi
11:40à Nantes ?
11:41Visiblement,
11:43à l'instant T,
11:44la situation est peut-être
11:45un peu plus calme.
11:49Exactement.
11:50Pour l'heure,
11:50la situation est un petit peu
11:52plus calme
11:53et les forces de l'ordre
11:53redoutent cette nuit
11:55que d'autres personnes
11:56viennent pour tenter
11:57de faire des pillages.
11:58On vous parlait
11:59de cette bijouterie
11:59qui a été pillée.
12:01Cinq individus
12:02ont été interpellés.
12:04Il faut savoir
12:04que les forces de l'ordre
12:05qui protégeaient
12:06justement cette boutique
12:08complètement éventrée
12:09par ces nombreux manifestants
12:11qui ont cassé
12:13cette verrière
12:13ont été repoussés
12:16par de nombreux manifestants
12:18qui étaient extrêmement violents
12:20vis-à-vis des forces de l'ordre.
12:21Ils ont jeté
12:22toutes sortes de projectiles.
12:24On parle de bouteilles en verre,
12:26de pavés,
12:26de mobilier urbain.
12:27Mais il y a eu également
12:28deux cocktails Molotov
12:30qui ont été lancés
12:31sur ces forces de l'ordre.
12:32Et là,
12:32vous pouvez voir
12:33sur ces images
12:34les deux centaures
12:36qui ont été utilisés
12:37tout au long de cette journée
12:39pour casser
12:40des barricades de fortune
12:42que les manifestants
12:43enfin manifestants
12:45que les radicaux
12:46que les casseurs
12:47en tout cas
12:47ont installé
12:47un petit peu
12:48tout au long des routes
12:49pour empêcher
12:50la progression
12:51de ces forces de l'ordre.
12:52Des forces de l'ordre
12:53pour l'instant
12:53de ce que l'on sait
12:54c'est qu'il y aurait
12:55entre 3 et 4
12:57forces de l'ordre
12:58blessées
12:59au cours de ces affrontements
13:00qui ont été
13:01extrêmement violents
13:02ici à Nantes.
13:03Merci pour toutes ces informations.
13:05Retournons du côté
13:06de la capitale
13:06où nous le voyons donc
13:08des individus radicaux
13:10sont en train
13:11de se former
13:12en black bloc
13:14utilisent
13:14du mobilier urbain
13:15pour créer
13:16une forme
13:17de barricade
13:18avant d'entrer
13:20en confrontation
13:21avec les forces
13:22de l'ordre.
13:22Je me tourne vers vous
13:23Olivier Vézic.
13:24Vous êtes spécialiste
13:25des radicalités
13:25et c'est vrai
13:26que le week-end dernier
13:27on a assisté
13:28à quelque chose
13:29de nouveau.
13:30Je me permets de vous arrêter
13:30parce qu'on voit l'image
13:32et c'était l'une des promesses
13:33des autorités
13:35notamment du premier
13:36flic de France
13:37Laurent Nunez
13:38qui ce matin
13:39avait demandé
13:40d'être hyperactif
13:41sur le terrain
13:42de ne laisser
13:43aucune place
13:44aux nébuleuses
13:46à ces groupes
13:47justement
13:47qui se forment
13:48en black bloc
13:49et dès lors
13:50qu'il y avait
13:50des premiers groupes
13:51d'intervenir
13:52d'aller au contact
13:53en leur assurant
13:55le soutien
13:55et surtout
13:56en leur disant
13:56je sais que vous intervenez
13:58de manière proportionnée.
14:00Mobile, agile,
14:02mobile, agile,
14:02percutant.
14:03Voilà les mots
14:04utilisés par...
14:04La percussion
14:05on la voit à l'instant
14:07puisque ces éléments
14:09radicaux grimés de noir
14:10n'ont pas eu la possibilité
14:12de se former
14:13en black bloc
14:14et de monter
14:15cette fameuse barricade.
14:16Olivier Vial.
14:17Oui, en fait
14:17ce qu'on voit
14:18la différence
14:18entre samedi dernier
14:20et samedi
14:20au moins
14:21sur la sphère de l'ultra-gauche
14:22un, on voit que l'ultra-gauche
14:23est beaucoup moins mobilisé
14:24notamment parce que
14:25samedi dernier
14:26ils avaient commencé
14:26leurs actions
14:27très tôt le matin
14:28avec des premiers incendies
14:29c'était le modèle
14:30qu'ils avaient déjà lancé
14:32le 10 septembre 2025
14:34les violences du matin
14:35sont un moyen
14:37de faire des publicités
14:38pour la violence
14:39de l'après-midi.
14:40En fait
14:40ils ont fait des actions
14:42avec des incendies
14:43à 7h, 8h du matin
14:44et il y a eu des clips
14:46qui ont été diffusés
14:46sur les réseaux sociaux
14:47à partir de 11h
14:48appelant aux mobilisations
14:49de l'après-midi.
14:50Ça on n'a pas eu ça
14:51ce qui fait que déjà
14:52on a eu un premier indice
14:54d'organisation.
14:55Vous avez raison de dire
14:56que c'est une mobilisation
14:57qui est beaucoup plus classique
14:58c'est même presque
15:01un classicisme
15:01qu'on n'avait pas vu
15:02depuis presque 10 ans
15:03puisque très souvent
15:04même quand c'était
15:05dans la manifestation
15:05le black bloc
15:06commence à intervenir
15:07en pré-cortège
15:08et pas simplement
15:09en fin de cortège.
15:10Là on retrouve un modèle
15:11qu'on avait en gros
15:12depuis le début
15:13des années 2000
15:14et qui est effectivement
15:15en train de se monter là.
15:17Attention classique
15:18ne veut pas dire
15:19que c'est supportable.
15:20Ces images sont absolument
15:21insupportables
15:22et on pense aux forces
15:23de l'ordre
15:23et vous voyez
15:24comme finalement
15:25on oublie
15:26notre histoire
15:27et que le temps
15:28passe si vite.
15:29Vous savez que
15:29la cour de Vincennes
15:31il y a 11 ans
15:33on avait des policiers
15:34qui au péril
15:35de leur vie
15:36ont mis hors d'état
15:37de nuire
15:37un terroriste
15:38qui était entré
15:40dans l'hypercachère.
15:41C'est comme la place
15:42de la République
15:42qui est souvent
15:43le théâtre de violence
15:43contre les forces
15:44de l'ordre.
15:44janvier 2015
15:46ces policiers
15:47avaient été ovationnés
15:49par plus d'un million
15:50de français
15:50qui s'étaient rassemblés
15:52après les attentats
15:54terroristes
15:55contre la rédaction
15:56de Charlie Hebdo
15:57et l'hypercachère.
15:59Et vous voyez
15:59que là
16:00aujourd'hui
16:00c'est le théâtre
16:01de violence
16:02des forces de l'ordre
16:04qui ont pris à partie
16:05sur une cour
16:07de Vincennes
16:08qui a une histoire
16:09pour la rappeler.
16:10Mathieu Bocoté.
16:11Nous avons vécu
16:13je dirais
16:14de 1945
16:14ou de 1950
16:15aux années 2010
16:17dans l'illusion
16:18d'une société pacifiée.
16:19Nous pensions
16:20qu'il n'était pas normal
16:21d'attaquer
16:22de manière milicienne
16:23les policiers.
16:24On s'était déshabitués
16:25à la violence.
16:26La violence était résiduelle
16:27à la marge.
16:28La violence existait encore
16:29mais c'était une violence
16:30de déséquilibré,
16:31de fou,
16:32de déréglé
16:33comme il y en a toujours
16:34dans toute société.
16:35Et là
16:36qu'est-ce qu'on voit
16:36aujourd'hui ?
16:37C'est que les digues
16:38qui contiennent la violence
16:39en société
16:39sont tombées.
16:41La pulsion du chaos
16:42qui existe dans toute société
16:44rejaillit.
16:44Et qu'est-ce qu'on voit ?
16:45Nous sommes devant des milices.
16:46Et moi ça me frappe
16:47parce que depuis 20 ans
16:48on les voit aller quand même.
16:49Qu'ils voient Black Bloc,
16:50Antifa,
16:52Autonome,
16:53différentes tendances
16:54dans tout cela,
16:54différentes stratégies.
16:5550 millions de radicaux.
16:56Mais ce qui est frappant
16:57c'est qu'on reconstitue
16:59des milices d'ultra-gauche
17:01professionnalisées,
17:02entraînées à la guérilla urbaine,
17:03capables de confronter
17:04les policiers
17:05et s'autorisant
17:06une violence
17:06que les policiers
17:07ne s'autorisent pas
17:08eux-mêmes.
17:08Ça leur donne une force,
17:09une puissance d'initiative
17:11bien réelle.
17:11Et de temps en temps
17:12il est fort légitime
17:13que l'État dise clairement
17:15non, nous ne tolérons pas
17:17la confiscation de la cité
17:18par les milices d'ultra-gauche.
17:20Il est 19h46 sur CNews.
17:23Nous sommes en direct bien sûr
17:24et on va poursuivre
17:25tout au long de la soirée
17:26notre édition spéciale
17:29consacrée à ces manifestations
17:30partout en France.
17:31Prenons la direction du terrain
17:32la Cour de Vincennes
17:33où justement
17:34on l'a vu à l'image
17:36les forces de l'ordre
17:37sont très rapidement intervenues
17:39au contact d'un groupe
17:40qui a tenté de se former
17:42en black bloc
17:42et d'ériger une barricade
17:44contre les forces de l'ordre.
17:48Oui, bah écoutez
17:49vous avez toujours
17:49justement ce groupe
17:51qui érige en ce moment
17:53même une barricade
17:54contre les forces de l'ordre
17:55avec toutes ces barrières
17:56de chantier.
17:56Les forces de l'ordre
17:57en ont écarté quelques-unes
17:59pour justement empêcher
18:01les émeutiers
18:03d'utiliser ce matériel
18:04qui peut devenir
18:05des armes par destination
18:08également qui
18:09on a vu tout à l'heure
18:10également des panneaux
18:11de signalisation
18:11être lancés
18:12sur les forces de l'ordre.
18:13Donc là vous avez
18:14des unités de CRS
18:16de gendarmerie
18:17vous avez la BRAVEM
18:18également
18:18de force d'affrontement
18:20et puis vous avez aussi
18:21des pompiers
18:22on l'a vu
18:23des streets médics
18:24du côté
18:25également
18:26qui prennent en charge
18:28potentiellement
18:28des émeutiers
18:30et puis vous voyez
18:30ce commerce
18:32qui se barricade
18:33un autre à côté
18:34avec le rideau de fer
18:35qui a été levé
18:36qui a été arraché
18:37en partie
18:38et puis autour de ça
18:40vous avez toujours
18:41ces volutes
18:42de grenade lacrymone
18:44et le ronronnement
18:45de l'hélicoptère
18:47des forces de l'ordre
18:47qui est toujours présent
18:49au-dessus du cour de Vincennes
18:51Alors malheureusement
18:52les pillages
18:52sont en train de commencer
18:53du côté de la cour de Vincennes
18:55puisque visiblement
18:56c'est un bar tabac
18:57qui en fait les frais
19:03regardez ce bar tabac
19:05qui a été pillé
19:06donc ce rideau de fer
19:08qui a été cassé
19:09derrière
19:09on a également
19:10un pot à cause
19:12une chaîne
19:13de nourriture
19:15de fast food
19:15qui avait également
19:16descendu le rideau de fer
19:17pour l'instant
19:18ils sont épargnés
19:19on a vu pas mal
19:19de barricades
19:20sur cette cour de Vincennes
19:21mais vous voyez
19:22ce tabac
19:22n'a pas pu faire autrement
19:24que d'avoir
19:26son rideau de fer
19:27qui est soulevé
19:28les forces de l'ordre
19:28sont juste à côté
19:29elles tentent
19:30de maintenir
19:31justement
19:33les casseurs
19:34pour éviter
19:35d'autres pillages
19:36les pompiers
19:37sont également présents
19:38on voit là-bas
19:38sur ces images
19:39que des barricades
19:42ont été montées
19:43aussi
19:44par les forces de l'ordre
19:45pour éviter
19:46d'accéder trop rapidement
19:47au rideau de fer
19:48mais voilà
19:49un pillage
19:50au moins
19:50à recenser
19:51sur la cour de Vincennes
19:52c'est ce bar tabac
19:54au numéro 116
19:56de la cour de Vincennes
19:58à portée
19:59à quelques mètres seulement
20:00de la porte de Vincennes
20:03et on a une pensée
20:04pour tous ces commerçants
20:05qui ont dû se barricader
20:07ces centaines
20:08voire peut-être
20:09ces milliers
20:09sur l'ensemble du territoire
20:10qui ont dû se barricader
20:11aujourd'hui
20:12qui ont fait une croix
20:13sur un samedi
20:14qui normalement
20:15permet
20:16à ces commerçants
20:17d'avoir leur activité
20:19qui est florissante
20:20combien de commerçants
20:21nous ont dit
20:22ces derniers jours
20:23et ayant une pensée
20:24pour eux
20:24on a travaillé
20:26pendant des années
20:27Arthur de Vatrigan
20:28on a développé
20:29notre commerce
20:29c'est un peu aussi
20:30notre vie
20:30c'est parfois
20:31des histoires familiales
20:32c'est une entreprise
20:33où on ne compte pas
20:34les heures
20:35et vous avez
20:36des individus
20:37qui sont venus
20:38saccager leur histoire
20:39et saccager leur vie
20:40en quelques heures
20:40avec aussi la crainte
20:42de ce qui peut se passer
20:43dans les prochaines semaines
20:44c'est à dire
20:45de ne pas être soutenu
20:46de finalement
20:47pas avoir les bonnes assurances
20:48et de voir leur histoire
20:50et leur entreprise
20:52tomber
20:52Arthur de Vatrigan
20:53c'est aussi ça
20:54à travers ces images
20:55de casse
20:56de pillage
20:57c'est aussi des vies
20:58qui sont brisées
20:59on paye toujours
21:00la lâcheté des politiques
21:01la lâcheté des gouvernements
21:02et la lâcheté
21:04de la semaine dernière
21:05et des fois précédentes
21:06également
21:06la facture a été présentée
21:08malheureusement
21:09aux français qui bossent
21:11mais alors
21:11c'est vrai que là
21:12on voit
21:12en tout cas
21:13jusqu'à présent
21:14ce samedi
21:15une intensité
21:15et un nombre
21:16de casses
21:17d'affrontements
21:17et de pillages
21:18moins élevés
21:19que samedi dernier
21:21il y a au moins
21:21trois raisons
21:22la première
21:22c'est le dispositif
21:23de police
21:24qui est énorme
21:25deuxième raison
21:26c'est la météo
21:26et troisième raison
21:27c'est qu'en effet
21:29les villes
21:30se sont retrouvées
21:30en état de siège
21:31c'est-à-dire qu'on a
21:32transformé les magasins
21:32en bunkers
21:33sauf qu'on ne peut pas
21:34vivre en bunkers
21:35toute sa vie
21:35parce qu'on ne travaille plus
21:36que dispositif de police
21:38ça veut dire
21:39qu'on déshabille
21:40une partie du territoire
21:41or l'un des lacants
21:42ne s'arrête pas
21:42parce que vous avez
21:43des manifestations
21:44et des émeutes ailleurs
21:45et enfin la météo
21:46si on commence
21:46à compter dessus
21:48pour empêcher les pillages
21:50ça ne va pas le faire
21:51très longtemps
21:51mais ce qu'on voit
21:52quand même
21:53c'est un état
21:54et un pays
21:55qui est au bord de la rupture
21:55parce qu'on sait
21:56que ça va recommencer
21:57et on sait que
21:58l'ultra gauche
21:59quand elle est attendue
22:01elle se déplace moins
22:03et beaucoup
22:04savaient
22:04hier et ce matin
22:05qu'on n'aurait pas eu
22:06les violences
22:07de la semaine dernière
22:08on le savait
22:08la question c'est
22:09on ne sait pas
22:10quand est-ce que
22:10les prochaines vont revenir
22:12en tous les cas
22:12restons prudents
22:13sur est-ce que
22:13c'est moins important
22:14ou plus important
22:15et les chiffres
22:16seront présentés
22:17aux alentours
22:18de 19h30
22:19mais la semaine dernière
22:20le samedi
22:21à la même heure
22:22c'est vrai que
22:22lorsqu'on voyait
22:24les images
22:24qu'on avait
22:25les témoignages
22:25qui nous parvenaient
22:26de l'ensemble du territoire
22:27nous-mêmes
22:28on se disait
22:28rappelez-vous
22:29je vous disais
22:30on n'est pas conscient
22:32du tsunami
22:33insurrectionnel
22:34dans lequel
22:34la France
22:35a été mise
22:37sur ces dernières heures
22:39et peut-être même
22:41dimanche matin
22:42on ne saura pas
22:42à quelle sauce
22:43la France a été mangée
22:45en quelque sorte
22:46et finalement
22:47on a ensuite constaté
22:49l'étendue des dégâts
22:51là où Arthur
22:52de Vatrigan
22:53a raison
22:53c'est qu'aujourd'hui
22:55on a un dispositif
22:56de sécurité
22:57qui est quasi historique
23:00avec une mobilisation
23:02des forces de l'ordre
23:02et des forces de gendarmerie
23:04et l'exécutif
23:05Elodie Huchard
23:06le politique
23:07joue très gros
23:08c'est sa crédibilité
23:10sa responsabilité
23:11qui était en jeu
23:12je rappelle
23:12que le ministre
23:13de l'Intérieur
23:13avait posé
23:14sa démission
23:15et présenté
23:16sa démission
23:16à un président
23:17de la République
23:18l'a refusé
23:19dimanche dernier
23:20oui exactement
23:20et la semaine dernière
23:22on a beaucoup parlé
23:22d'un samedi test
23:23et malheureusement
23:24samedi dernier
23:25de toute évidence
23:26le test
23:26a été un échec total
23:28pour la volonté politique
23:30et pour la doctrine
23:31qui avait été mise en place
23:33forcément
23:33il y a eu beaucoup de critiques
23:34parce que toute la semaine dernière
23:36en amont déjà
23:36de samedi
23:37en ce qui concernait
23:38les mouvements lycéens
23:39Laurent Nunez
23:40a beaucoup changé
23:41de doctrine
23:41de maintien de l'ordre
23:42avec des forces de l'ordre
23:43qui ne comprennent plus
23:44ce qu'elles sont censées faire
23:45ou pas
23:46qui sont totalement tétanisées
23:47à l'idée d'intervenir
23:48avec par-dessus
23:49un président de la République
23:50qui demande un peu d'empathie
23:52quand elles interviennent
23:53donc évidemment
23:53ça fait tâche
23:55et puis on a eu les images
23:56de samedi
23:56et puis le deuxième
23:57aveu d'échec
23:58ça a été dimanche soir
23:59l'allocution du président
24:00de la République
24:01on a Emmanuel Macron
24:03chef de l'État
24:03qui intervient
24:04à la télévision
24:05pour faire des constats
24:07que n'importe quel Français
24:07peut faire
24:08sans présenter
24:09de solutions réelles
24:10c'est le Premier ministre
24:11Sébastien Lecornu
24:12qui les présente
24:12le lendemain
24:13et on était un peu
24:15atterrés
24:15de voir une déclaration
24:16digne d'un commentateur
24:17alors que c'est quand même
24:18le chef de l'État
24:19alors que c'est lui
24:19qui est censé assurer l'ordre
24:21à minima dans ce pays
24:22avec son ministre de l'Intérieur
24:23et que ce n'avait pas été le cas
24:25et évidemment
24:25on a d'un côté
24:26des oppositions
24:27qui pressent
24:27à ce que des mesures
24:28plus fortes soient prises
24:29comme Bruno Rotaillot
24:30qui demande l'état d'urgence
24:31et de l'autre côté
24:32un Jean-Luc Mélenchon
24:33qui profite de la situation
24:34et qui la tise
24:35et qui profite aussi
24:36dans les sondages
24:37d'une dynamique
24:39qui pourrait surprendre
24:40puisque dans ces violences
24:43qu'on a vues
24:44ce week-end dernier
24:46et notamment dans le discours
24:49qui a été développé
24:50par la gauche la plus extrême
24:52on aurait pu imaginer
24:54finalement que cette dynamique
24:56soit descendante
24:57c'est l'inverse
24:58puisque c'est un nouveau sondage
25:00place Jean-Luc Mélenchon
25:01au second tour
25:01dans toutes les configurations
25:04ce samedi soir
25:06Ophélie Roch
25:07ça dit quoi
25:07de notre
25:08vous l'essayiste
25:09la plume
25:09celle qui avait écrit
25:10d'ailleurs
25:12le nouveau masculiniste
25:14ça dit quoi
25:15de l'état
25:15de notre société
25:16il faut faire être prudent
25:18parce que moi
25:18j'ai pas envie de dire
25:19l'état de notre jeunesse
25:20c'est une partie
25:21de notre jeunesse
25:22qui a pu se mobiliser
25:24et on a vu
25:24une autre jeunesse
25:25qui est résiliente
25:27qui est pleine
25:28d'enthousiasme
25:29d'espérance
25:30je n'oublie pas
25:31les 800 à 900 000 personnes
25:33qui se sont rassemblées
25:34sur l'avenue
25:35des Champs-Elysées
25:37au moment
25:37de la venue
25:38du pape
25:39mais qu'est-ce que ça dit
25:40cette violence
25:41cette volonté
25:42d'aller en confrontation
25:43avec les forces de l'ordre
25:44et puis de piller
25:45de saccager
25:46sans parfois
25:48de but précis
25:49on a vu
25:49des magasins
25:51on a vu des pharmacies
25:52pillées par exemple
25:54en fait
25:54c'est là où il y a
25:55un but précis
25:56c'est-à-dire que même
25:56quand vous pillez
25:57une pharmacie
25:58le problème n'est pas
25:59de savoir ce que vous voulez
26:00le problème c'est que
26:01vous le volez
26:01et c'est justement ça
26:02qui fait que ça fait sens
26:03c'est quand
26:05et pour travailler
26:07dans les banlieues
26:07en effet
26:07tous les jeunes
26:08ne sont pas des pilleurs
26:09tous les jeunes
26:10ne sont pas des casseurs
26:11tout le monde n'a pas envie
26:12de dire
26:12je vais descendre sur Paris
26:13et puis je vais m'imposer
26:15en revanche
26:16il est vrai que depuis
26:17une dizaine d'années
26:18on a le sentiment
26:20quand même
26:20que montre la petite mélodie
26:21du finalement
26:23on n'est pas réellement
26:24on ne fait pas réellement
26:25partie de l'État
26:26en fait
26:26on est un petit peu à part
26:28alors c'est souvent
26:29un ressenti
26:30qui vient presque
26:31j'ai envie de vous dire
26:32qui vient d'eux-mêmes
26:33c'est-à-dire qu'ils ont
26:33le sentiment
26:34en effet d'être discriminés
26:36par l'État
26:36alors on a l'impression
26:38parfois qu'on leur demande
26:39mais tu as des exemples précis
26:40tu as des je ne sais pas
26:41des choses dans ton quotidien
26:42qui te font dire
26:43qu'en effet
26:43l'État français
26:44te discrimine
26:45ou qu'en effet
26:46tu es vraiment victime
26:47de racisme au quotidien
26:48et là en fait
26:49souvent ils s'arrêtent
26:50en disant
26:50non j'ai pas d'exemple précis
26:51sur moi
26:52mais j'ai vu
26:53sur les réseaux sociaux
26:54mais j'ai entendu
26:55mais mon grand frère
26:56un jour a expérimenté
26:57etc.
26:58donc on a un vrai problème
26:59c'est-à-dire qu'une partie
27:00de la jeunesse
27:00en effet
27:01ne fait plus corps
27:02avec la nation
27:03et j'ai envie de vous dire
27:04que quand vous êtes persuadés
27:05finalement
27:06que l'autre
27:07c'est-à-dire celui
27:07par exemple
27:08qui a une boutique sur Paris
27:09celui qui habite
27:09à Paris
27:11n'est pas vraiment
27:12quelqu'un finalement
27:12qui fait partie
27:13de votre entourage
27:14ou même de votre nation
27:15vous pouvez très très bien
27:16en effet
27:17le piller
27:18le tabasser
27:19sans qu'il y ait de problème
27:20puisque finalement
27:21autrui n'est presque plus
27:23quelqu'un
27:24qui appartient
27:25à la communauté humaine
27:26alors évidemment
27:27on reste sur les images parisiennes
27:29mais la casse
27:30les pillages
27:31les violences
27:32notamment le week-end dernier
27:33et ce week-end également
27:35ne concernent pas
27:36que la capitale
27:38loin de là
27:38des heures à Nantes
27:39à Rennes
27:40la liste non exhaustive
27:41avait été faite
27:42dès le début de cette émission
27:44avec Sabrina Berlin-Bouillet
27:46et on voit également
27:47que dans les principales villes
27:49de France
27:50mais aussi dans des villes
27:52plus moyennes
27:53il y a eu des exactions
27:54et des violences
27:55du côté de Marseille
27:57parce que Marseille aussi
27:58a été l'un des symboles
28:00de ces violences
28:01le week-end dernier
28:03je rappelle
28:04que vous avez plus de 300 commerces
28:06qui ont été vandalisés
28:07le week-end dernier
28:08que la mairie
28:09de Marseille
28:10a été attaquée
28:11parce qu'au pillage
28:12s'ajoutent
28:13les violences insurrectionnelles
28:14notamment à Limoges
28:16et à Marseille
28:17le terrain
28:17racontez-nous
28:18ce qui se passe
28:19autour de vous
28:20alors qu'on voit
28:21non loin de la gare
28:22Saint-Charles
28:22au fond de l'image
28:26eh bien
28:26un incendie
28:28j'imagine
28:28de mobilier urbain
28:30que se passe-t-il
28:31autour de vous ?
28:33Effectivement
28:34après la manifestation
28:35qui avait été autorisée
28:36à Marseille
28:37la dispersion
28:38a été difficile
28:39et là
28:39ce sont des petits groupes
28:40par dizaines de personnes
28:42qui se sont éparpillées
28:43un peu partout
28:43dans la ville
28:44pour aller allumer
28:45des incendies
28:46à droite
28:47et à gauche
28:47systématiquement
28:48les gendarmes mobiles
28:49ou les CRS
28:50les repousser
28:51les marins pompiers
28:52arrivaient
28:52pour éteindre les incendies
28:53et là
28:53nous sommes
28:54dans le quartier
28:55Lanchon
28:56juste en face
28:56du palais Lanchon
28:57pour ceux qui connaissent
28:59et sur cette voie
29:00du tramway
29:01on aperçoit
29:02que tout au fond
29:02il y a un groupe
29:03d'individus
29:04qui ont effectivement
29:04érigé une barricade
29:06avec du mobilier urbain
29:07de nombreuses poubelles
29:09ils ont mis le feu
29:09et ils sont autour
29:11et donc là
29:11nous sommes positionnés
29:12avec ces gendarmes mobiles
29:14qui viennent du Var
29:16en renfort
29:16et donc là
29:17ils préviennent
29:19cette route
29:20pour que ces casseurs
29:23ne se répandent pas
29:24partout dans la ville
29:25et tout le périmètre
29:27est ainsi sécurisé
29:29si je peux dire
29:30pour un peu
29:31nasser
29:33ces casseurs
29:33pour ne pas qu'ils se répandent
29:35dans la ville
29:35et pour ne pas qu'ils commettent
29:36plus d'infractions
29:37plus d'incidents
29:38partout dans la ville

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