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Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE
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00:00:00Vous indiquez que depuis ce matin, nous suivons cet escadron de gendarmes mobiles qui viennent du Var.
00:00:05Ils ont été appelés ici en renfort pour cette journée ici à Marseille.
00:00:09Et tout au long de la journée, ils ont contrôlé aléatoirement des individus qui se rendaient à la manifestation.
00:00:14Et on a pu assister à un individu qui avait un énorme sac.
00:00:18Ils l'ont interpellé car à l'intérieur de ce sac, il y avait de nombreux gros pétards.
00:00:22Il y avait du gaz, des bombes de peinture, mais aussi un pont américain.
00:00:26Cet homme a été interpellé.
00:00:32Bonsoir, merci de nous accueillir.
00:00:34Nous poursuivons notre édition spéciale consacrée à cette nouvelle journée de mobilisation en France pour le pouvoir d'achat.
00:00:40Les Gilets jaunes ont d'ailleurs confirmé ce samedi une nouvelle mobilisation, donc le 31 octobre,
00:00:45contre une dérive autoritaire, dérive autoritaire attribuée au gouvernement.
00:00:49Bien évidemment, on y reviendra.
00:00:50Ce samedi, 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés.
00:00:55Laurent Nunez a rappelé que les forces de l'ordre seront intraitables.
00:00:57On verra cela, la mi-journée, il y avait 135 interpellations, mais le chiffre, on peut s'en douter, a
00:01:02évidemment évolué.
00:01:04On verra cela avec Sabrina Pirlin-Bouillet.
00:01:06Nous serons partout en France, à Paris bien sûr, à Lyon, où il y a eu des gaz lacrymogènes.
00:01:12À Nantes, dans quelques instants, 3 000 personnes se sont rassemblées malgré l'interdiction de cette manifestation.
00:01:16Là aussi, il y a eu des tensions, comme d'habitude, serais-je tenté de dire.
00:01:20Nous serons aussi à Bordeaux, là aussi il y a des tensions.
00:01:23Nous irons à Marseille et nous serons aussi à Orléans.
00:01:2611 000 personnes ont manifesté en marge du convain du RN, où Jordan Bardera, il faut le rappeler, a été
00:01:31réélu avec 98,98% des voix à la présidence du RN.
00:01:35C'était cet après-midi, mais tout de suite, priorité au terrain, avant de vous présenter notre équipe.
00:01:40On va prendre la direction de Nantes, où, comme d'habitude, je le disais, il y a des tensions.
00:01:48La situation est extrêmement tendue ici à Nantes.
00:01:51Les manifestants, les casseurs qui se trouvaient ici, sur cette place Foch-Tente, de venir au niveau de la préfecture.
00:02:00Et là, vous pouvez voir, à l'instant, sur ces images, ce nouveau jet de cocktail Molotov.
00:02:06C'est le deuxième que nous voyons ici, qui est lancé directement sur les forces de l'ordre,
00:02:10qui font usage de gaz lacrymogène, de grenades de désencerclement,
00:02:15pour tenter de faire fuir cette foule qui se trouve dans le centre-ville de Nantes,
00:02:19où il y avait interdiction de manifester.
00:02:23Ce qu'on peut vous dire, c'est que la situation, elle est extrêmement tendue.
00:02:25Il y a vraiment un rapport de force qui se fait ici,
00:02:29qui fuir sur ces forces de l'ordre, puisqu'on leur jette toutes sortes de projectiles.
00:02:33On a pu voir des bouteilles en verre, on a pu voir des tirs de mortiers et d'artifices.
00:02:37Et encore une nouvelle fois, il y a ce cocktail Molotov sur les forces de l'ordre,
00:02:41qui tente désespérément de faire fuir cette foule.
00:02:45C'est plus de 3000 individus hostiles qui se sont rassemblés ici, dans le centre-ville de Nantes,
00:02:51alors que ce n'était pas autorisé.
00:02:53Merci beaucoup, et on vous retrouvera tout au long de cette édition spéciale.
00:02:56Et pour bien connaître la ville, nous sommes non loin de la place Louis XVI,
00:03:00au cœur de la ville de Nantes, une place très symbolique pour la cité des Ducs.
00:03:05Je vous présente l'équipe qui m'accompagne ce soir.
00:03:07Pascal Bito-Panelli, expert en sécurité, est avec nous.
00:03:09Bonsoir.
00:03:10Axel Ronde devrait nous rejoindre.
00:03:12Naïma Mfadel, essayiste, et qui vient de sortir un livre,
00:03:16Le peuple sacrifié, la trahison des élites, chez Fayard.
00:03:18On en parlera si nous avons le temps, évidemment.
00:03:20Et c'est un livre de circonstances.
00:03:21Bonsoir Naïma.
00:03:22Bonsoir.
00:03:22Et le Duchar, notre spécialiste politique, est avec nous, sans oublier.
00:03:26Sabouina Birlin-Bouillet, notre spécialiste police-justice.
00:03:30Au moment où on se parle, est-ce qu'on peut faire un point précis sur la situation en France,
00:03:35précisément, où certaines situations semblent dégénérer, sans aucune surprise,
00:03:39dans certaines villes, dont Nantes, dans Lyon, et dont Bordeaux.
00:03:42Il y a eu quelques échefois également du côté de Marseille, me semble-t-il.
00:03:45On en est où, précisément ?
00:03:46Tout à fait.
00:03:46Alors, commençons sur Paris.
00:03:48La préfecture de police de Paris nous informe que, selon elle,
00:03:52les manifestants seraient au nombre de 110 000 personnes présentes sur la manifestation.
00:03:57Ça, ce sont les chiffres que donne la préfecture de police de Paris.
00:04:00Ça veut dire que ça serait sensiblement pareil que le 17 octobre dernier.
00:04:05nous précise également que la situation est calme pour l'instant sur Paris.
00:04:09Mais je vous rappelle que c'est qu'à partir de ces dernières minutes que se fait la dispersion.
00:04:13On arrive en fin de cortège.
00:04:14C'est à partir de maintenant, donc, qu'il faut être particulièrement attentif en matière de sécurité.
00:04:19On nous précise également plus de 3 000 contrôles qui ont été faits,
00:04:2265 interpellations réalisées pour Paris.
00:04:25Pour le reste de la France, on a vu que la situation était particulièrement tendue,
00:04:29vous l'aviez dit, à Nantes, où des effectifs de renforts ont été demandés,
00:04:33notamment à Saint-Nazaire, pour que la situation à Nantes ne dégénère pas,
00:04:37puisqu'il y a déjà des débuts d'affrontements, disons,
00:04:41et une situation tendue entre manifestants et forces de l'ordre.
00:04:44On sait également que la tension est présente à Strasbourg,
00:04:48où la manifestation est en train de dégénérer.
00:04:52Voilà, il y a plusieurs villes comme ça, Bordeaux aussi,
00:04:55qui fait voie des premiers affrontements avec les forces de l'ordre.
00:04:58Il y a déjà à peu près une demi-heure, il y a eu des barricades qui ont été érigées,
00:05:01place de la Bourg, des jets de projectiles contre les policiers.
00:05:05Donc, vous voyez plusieurs villes comme ça qui sont sous tension actuellement.
00:05:09Et Arnaud Clasfeld, je me disais bien que j'ai oublié de présenter quelqu'un.
00:05:12Richard m'a fait signe, mais vous êtes pilier de cette émission.
00:05:14Je sais que vous ne m'en voulez pas.
00:05:15Non, non, j'ai même pas remarqué d'ailleurs.
00:05:18Je n'ai même pas remarqué que vous ne m'avez pas présenté.
00:05:22Pardonnez-moi, Arnaud.
00:05:23Je commence avec vous, Edé Huchard.
00:05:26L'or lunaise, qu'on a vu beaucoup depuis ce matin,
00:05:29qui a pris la parole, on attend une nouvelle prise de parole pour faire un point très précis.
00:05:34Il joue gros aujourd'hui, non ?
00:05:35Puisqu'il a dit, nous serons intraitables.
00:05:38Et là, visiblement, malgré le dispositif XXL, les choses semblent dégénérer.
00:05:43Oui, on n'a pas non plus les mêmes images, on ne les a pas eues aussi tôt que le
00:05:46week-end dernier.
00:05:47Le problème, c'est que forcément, la responsabilité politique a été pointée.
00:05:51Puisque clairement, la semaine dernière, il y avait un défaut d'anticipation.
00:05:55Un défaut d'anticipation d'une partie des renseignements.
00:05:57Et ensuite, un défaut de réponse politique en amont.
00:06:01Donc effectivement, Laurent Nunez, on le rappelle, a présenté sa démission au président de la République en début de semaine.
00:06:06Des missions qu'il a refusées.
00:06:08Mais évidemment que la semaine dernière, on a beaucoup dit que ce samedi 17 octobre était en test.
00:06:12Que le test pour le gouvernement et pour l'État de droit a totalement été un échec.
00:06:17Donc là, il faut forcément pour le gouvernement que cela se passe mieux.
00:06:21On sait que le gouvernement a voulu une présence policière plus importante,
00:06:25avec 20% d'effectifs en plus.
00:06:27A voulu que les armes intermédiaires puissent être autorisées.
00:06:30Et qu'il y ait aussi cette dissuasion.
00:06:31Il y a des centaures notamment.
00:06:32Il y a même un centaure devant l'Assemblée nationale.
00:06:34Donc une vraie volonté de dissuasion.
00:06:37Et puis être intraitable derrière.
00:06:39C'est ce qui se passe après malheureusement.
00:06:41Notamment en matière de justice.
00:06:42Et donc le gouvernement a été mobilisé toute la semaine.
00:06:45Notamment aux côtés des commerces.
00:06:46Mais évidemment qu'en termes de communication politique,
00:06:49la semaine a été assez catastrophique du côté du ministère de l'Intérieur.
00:06:52Axel Ronde nous a donc rejoint à porte-parole CFTC.
00:06:55Bonsoir Axel.
00:06:56Je le disais juste avant que vous n'arriviez.
00:06:58Je disais que Laurent Nunez jouait gros aujourd'hui.
00:07:00En vertu de ce qui s'est passé il y a une semaine, jour pour jour.
00:07:03Là il y a un dispositif, un gros dispositif.
00:07:05Et on voit, hélas, dans certaines villes,
00:07:08notamment la ville de Nantes que je connais bien,
00:07:09où on voit que les choses dégénèrent.
00:07:11On va voir comment les choses évoluent à Paris.
00:07:13Mais le moins qu'on puisse dire, c'est vrai qu'il y a eu un gros dispositif
00:07:16avec des moyens comme vient de le rappeler Elodie Huchard.
00:07:19Oui, effectivement.
00:07:20Et on voit bien aussi que c'est le ministre de l'Intérieur
00:07:22qui est clairement à la manœuvre.
00:07:24Puisqu'il s'est rendu dans...
00:07:26Très présent aujourd'hui.
00:07:27Très présent. Donc on voit bien qu'il est derrière ce dispositif de sécurité
00:07:31qui va donner les ordres clairs, nets et précis.
00:07:34En tout cas, il dit qu'il faut tout de suite disperser
00:07:36les individus les plus virulents.
00:07:39Il faut les impacter.
00:07:41Clairement, il faut aller au contact
00:07:44et interpeller les individus et les fauteurs de troubles.
00:07:47Il ne faut pas, bien évidemment, leur laisser la domination du terrain.
00:07:52C'est pour ça qu'il faut occuper rapidement l'espace saturé en gaz lacrymogène
00:07:57et au-delà de ça, faire avancer en bon offensive
00:08:02les forces de sécurité, les CRS, les gendarmes mobiles,
00:08:06les compagnies d'intervention et avec les brigades anticriminalités
00:08:10pour procéder aux interpellations.
00:08:12Il faut une très très grande réactivité
00:08:14et en tous les cas, c'est ce que semblent nous montrer les images.
00:08:18En tous les cas, l'air police actuellement est à la manœuvre
00:08:22pour ramener l'ordre.
00:08:24Savoyen, vers la bouillée.
00:08:25Oui, et à Nantes particulièrement, où la situation se tend,
00:08:29des pillages seraient en cours dans le centre-ville
00:08:32puisque apparemment les manifestants se sont dispersés.
00:08:36Et je vous l'ai dit, il y a plusieurs compagnies
00:08:38qui sont demandées en renfort justement pour ne pas perdre le contrôle.
00:08:41On parle de plusieurs potentiels pillages qui seraient en cours.
00:08:444500 individus environ qui seraient hostiles.
00:08:47Pas de blessés pour l'instant du côté des forces de l'ordre.
00:08:49Mais on comprend que c'est le moment de la bascule
00:08:52qui est en train de jouer là précisément à Nantes.
00:08:55Et on parle de deux interpellations pour le moment.
00:08:57Oui, parce que tout à l'heure, là, on voyait les affrontements
00:08:59avec notre équipe, place Louis XVI que je connais bien.
00:09:01Les commerces ne sont pas là.
00:09:02Vraiment, c'est une immense place.
00:09:03C'est un lieu idéal pour l'affrontement avec les forces de l'ordre
00:09:06et un lieu traditionnel bien connu à Nantes.
00:09:10Et priorité à nos équipes également.
00:09:11On va prendre la direction de Paris.
00:09:13On va prendre la direction du cours de Vincennes.
00:09:15Retrouvez l'une de nos équipes.
00:09:18Oui, nous sommes au cours de Vincennes.
00:09:22Donc entre la porte de Vincennes et la place de la nation.
00:09:25On connaît la place de la nation pour ses arrivées de manifestations habituelles.
00:09:31Et au milieu de cette cour de Vincennes, donc vraiment à mi-chemin entre les deux,
00:09:36on voit cette ligne de gendarmerie présente.
00:09:39Donc il y a des hommes mais il y a aussi leur fourgon ainsi qu'un camion de canon à
00:09:46eau présent ici.
00:09:47Donc à mi-chemin, les gendarmes invitent depuis plus d'une demi-heure les manifestants
00:09:51à prendre le métro cours de Vincennes pour se rendre chez eux.
00:09:56Pour l'instant, bon nombre de manifestants restent encore cours de Vincennes.
00:10:01Mais d'ici quelques instants, forcément, il y aura des sommations pour disperser ces manifestants encore présents.
00:10:09Ils sont en nombre ici, porte de Vincennes, et s'étalent jusqu'à la porte de Vincennes.
00:10:14Oui, on va voir comment les choses se déroulent au moment de la dispersion, comme d'habitude.
00:10:18Pascal Bito-Panelli, vous êtes un expert en sécurité.
00:10:20Merci d'être avec nous dans cette édition spéciale.
00:10:22On l'a vu, on le répète.
00:10:24Là, on a essayé de tirer des enseignements de ce qui s'est passé la semaine dernière
00:10:28avec un dispositif plus conséquent.
00:10:31Mais ça ne semble pas suffire dans certaines villes.
00:10:34Tout à fait Thierry.
00:10:35Et aujourd'hui, pour le ministre de l'Intérieur, c'est quelque part un test de vérité.
00:10:41Il faut qu'il puisse...
00:10:42Je disais, il joue gros là.
00:10:43Tout à fait.
00:10:43Il doit démontrer que l'État, aujourd'hui, ne vacillera pas et va tenir le pays.
00:10:49Or, la difficulté, c'est que l'ordre public et le maintien de l'ordre ne sont pas des sciences
00:10:55exactes.
00:10:56Et que même quand on change les cartes, c'est-à-dire quand on anticipe mieux,
00:11:01quand on a un meilleur calibrage des effectifs, un meilleur déploiement,
00:11:06quand on utilise des moyens plus lourds, quand on met plus de monde sur le terrain,
00:11:12logiquement, on a un contrôle, on a une intelligence opérationnelle
00:11:17qui nous permet de mieux contrôler l'ensemble des points.
00:11:21Sauf à considérer, vous l'avez dit, qu'aujourd'hui, le maintien de l'ordre
00:11:25est confronté à une nouvelle difficulté qu'il faut résoudre.
00:11:29Des groupes plus violents, plus mobiles, et qui se recomposent aussi vite qu'ils ont disparu.
00:11:37C'est une nouvelle donne du maintien de l'ordre qu'il faut traiter.
00:11:40Et on voit aujourd'hui qu'il y a quand même des points de tension, des points de cristallisation,
00:11:46et qu'avec les minutes qui passent, la température monte dans certains endroits.
00:11:51Dès que la nuit arrive, c'est toujours comme ça, et on verra que pour moi les choses évoluent.
00:11:55Ce qui est important de dire, Sabouina Berlain-Boulay, c'est qu'il y a eu des contrôles en amont.
00:11:58Laurent Dunez l'a dit ce matin, elle l'a souligné.
00:12:00Il y a eu des saisies, de boules de pétanque, de différentes choses qui n'avaient rien à voir
00:12:05quand on veut, généralement, défendre une cause.
00:12:09Mais on est bien loin de cette cause du pouvoir d'achat, malheureusement, même si certains sont là pour ça.
00:12:13Oui, voilà, dans le principe de sécurisation qu'a instauré le ministre de l'Intérieur,
00:12:17il y a eu des contrôles en amont qui ont été faits, vous l'avez dit, des contrôles de flux,
00:12:21donc avec des saisies, surtout de matériel, qui pouvaient éventuellement servir d'armes par destination.
00:12:28Le ministre de l'Intérieur qui nous avait précisé que des boules de pétanque ont été saisies, perquisitionnées,
00:12:34même un katana, vous voyez, des armes très dangereuses.
00:12:39Il y a eu également des interpellations dans ce sens.
00:12:41On parle de 135 interpellations, rien que pour des saisies de ce type.
00:12:46Donc oui, il y a eu déjà cet effort en amont qui a été fait, ces contrôles,
00:12:49pour permettre déjà de sécuriser avant le début des manifestations.
00:12:55Naïm M. Fadel, je ne vous ai pas encore donné la parole,
00:12:57la colère sur le pouvoir d'achat est en train de devenir une véritable crise majeure.
00:13:01Et vous en parlez dans votre livre, entre autres, et ça ne vous surprend pas.
00:13:05Écoutez, moi je parle notamment de cette situation qu'on connaît aujourd'hui,
00:13:10qui est la conséquence aussi de plus de 40 ans de déni, de déni, de laxisme,
00:13:17d'affaiblissement de l'État, de son autorité, de la justice qui aujourd'hui n'est plus au service des
00:13:26citoyens et des victimes,
00:13:27et malheureusement qui a été plutôt dérivé vers plutôt le service d'une espèce d'excuse culturelle et d'excuse
00:13:39sociale que je regrette.
00:13:41Donc ce que je vois moi aujourd'hui, c'est malheureusement une situation qui m'inquiète énormément.
00:13:47Parce que je me dis, mais comment on va faire pour revenir à l'unité de la nation,
00:13:53et notamment à un État de droit qui est fort de ses missions régaliennes.
00:13:58Quand vous voyez effectivement notre police aujourd'hui qui n'a plus du tout les moyens,
00:14:02et qui nous policier, c'est même, on peut le dire, la peur au ventre qu'ils doivent remplir leur
00:14:08mission,
00:14:08parce qu'ils ont peur, ils ont peur qu'effectivement qu'il y ait, alors souvent on parle de Malik
00:14:16Oussekin,
00:14:17qu'il y ait malheureusement un drame et qu'ils reçoivent en boomerang la vindique notamment de nos gouvernants.
00:14:28Je vais vous dire, on n'y arrivera pas si justement les forces de l'ordre, l'État et les
00:14:37forces de l'ordre,
00:14:38n'assiment pas cette légitimité de la violence. On n'y arrivera pas.
00:14:42C'est-à-dire qu'à un moment, on doit dissuader en disant, la police n'est pas là pour
00:14:47faire reset,
00:14:47elle est là pour la sécurité, la protection des citoyens, elle est là pour la sécurité, la protection des biens
00:14:53publics.
00:14:54On ne saccage pas, on ne plie pas impunément. Mais aujourd'hui, ça s'est banalisé.
00:15:00On va trouver l'une de nos équipes sur le terrain, une autre équipe du côté du cours de Vincennes.
00:15:05Quel est le point, puisqu'on n'est pas très loin de la dispersion de cette manifestation ?
00:15:12Où vous trouvez-vous très précisément ? Racontez-nous.
00:15:17Eh bien Thierry, oui, les messages de dispersion continuent d'être annoncés par les forces de l'ordre.
00:15:22Les forces de l'ordre qui demandent aux manifestants de rejoindre le métro pour évacuer les lieux.
00:15:27Et puis, je voulais vous montrer tous ces véhicules de la gendarmerie, notamment, qui sont mobilisés pour constituer une sorte
00:15:35de barrage,
00:15:36pour éviter que les manifestants ne rejoignent la place de la nation, place stratégique,
00:15:41et bien souvent utilisée par les manifestants pour se regrouper ou encore pour commettre des exactions.
00:15:46Vous le voyez, ces gendarmes qui sont bien équipés.
00:15:49Et puis, ce véhicule, alors je n'ai pas le nom précis, puisque les forces de l'ordre ne souhaitent
00:15:55pas non plus communiquer sur la stratégie utilisée,
00:15:59mais ce véhicule quand même assez impressionnant de la police nationale, qui est positionné face aux manifestants.
00:16:05Comme je vous le montre sur ces images, ils sont face aux forces de l'ordre.
00:16:10On vient déjà d'entendre de premiers projectiles qui viennent d'être lancés,
00:16:14puisque aussi dans le ciel, un hélicoptère est en train de survoler la zone pour sécuriser les lieux.
00:16:20Mais la tension est palpable.
00:16:21Les manifestants les plus virulents, les plus radicaux, ne souhaitent pas quitter les lieux.
00:16:25Cela promet une dispersion sous tension pour les forces de l'ordre qui restent très vigilantes.
00:16:31Et comme d'habitude, on voit sur ces images, les drapeaux palestiniens, etc.,
00:16:35au cœur de ces manifestations accélérantes, on voit ces moyens déployés par vos collègues gendarmes.
00:16:42Voilà. En tous les cas, il y a des moyens.
00:16:44On va voir comment les choses vont se dérouler.
00:16:46Mais je crois qu'on connaisse déjà le scénario.
00:16:49En tous les cas, tout va être mis en œuvre pour éviter un scénario catastrophe,
00:16:53comme on a pu connaître le week-end dernier.
00:16:55Là, la mesure actuellement, c'est qu'on fait des barrages fermes
00:17:00pour éviter, effectivement, comme a dit votre journaliste,
00:17:03que les manifestants viennent, rentrent dans Paris via la place de la Nation.
00:17:09Donc c'est pour ça qu'on va mettre des barrages extrêmement fixes, extrêmement lourds,
00:17:14pour éviter que ces manifestants se dirigent vers là.
00:17:17Là, on les appelle clairement à se disperser et à rejoindre leurs endroits par le métro.
00:17:24Je pense aussi qu'on ne veut pas qu'ils rentrent de l'autre côté,
00:17:27au niveau de Saint-Mandé et de Vincennes.
00:17:31En tous les cas, tous les dispositifs de sécurité sont mis en place
00:17:35pour que la dispersion de la manifestation se passe dans le plus grand cas.
00:17:39Mais je crains, je crains que, malheureusement, il y ait des éléments radicaux,
00:17:43puisqu'on les a déjà un petit peu repérés ici ou là,
00:17:46qui veulent commettre quelques exactions,
00:17:48au vu du grand nombre de matériels retrouvés sur certains individus
00:17:53qu'on a contrôlés tout au long de la journée.
00:17:57Comme vous l'avez rappelé, des bouteilles en verre, des boules de pétanque,
00:18:02des billes en acier et des frondes et j'en passe.
00:18:05En tous les cas, c'est la grande réactivité qui est demandée aux effectifs de police.
00:18:10Mais encore une fois, il faudra assumer clairement la force que va employer les policiers
00:18:16et il ne faudra pas qu'à la fin, ce soit les policiers les responsables
00:18:20via des ouvertures d'informations judiciaires.
00:18:24On a constaté ce matin, avec la prise de parole de Laurent Nunez,
00:18:27une petite nuance entre les propos tenus par Emmanuel Macron et Laurent Nunez,
00:18:30avec un langage de fermeté, très très ferme.
00:18:35On va, alors attendez, on prend une direction,
00:18:38je n'ai pas entendu où nous allions, on retourne à Paris.
00:18:43Nous sommes dans quel secteur ?
00:18:44On va retrouver l'une de nos équipes sur Paris.
00:18:46Je vous donne la parole à Arnaud, évidemment.
00:18:48Élodie reviendra aussi sur peut-être les propos de Laurent Nunez
00:18:51à ses fermes ce matin au cours de sa première visite avec les forces de police
00:18:55avant le début des manifestations.
00:18:57Nous sommes où à Paris précisément là ?
00:19:03Nous sommes toujours cours de Vincennes.
00:19:05Vous voyez cet hélico qui survole depuis plus d'une minute maintenant.
00:19:11La manifestation, le rassemblement en tout cas, qu'il y a cours de Vincennes
00:19:15parce que les manifestants ont tenté d'aller à la place de la nation.
00:19:19Ma collègue le disait, un lieu stratégique et habituel
00:19:22pour les fins de manifestations parisiennes.
00:19:25Cet hélico, cet hélicoptère de la gendarmerie survole donc
00:19:29la porte de Vincennes, la cour de Vincennes
00:19:32et pour, en attendant, que les manifestants se dispersent.
00:19:37On rappelle que depuis de longues minutes maintenant,
00:19:39les gendarmes appellent à la dispersion, à rentrer chez eux pour les manifestants
00:19:45par le métro de cour de Vincennes qui est ouvert pour rejoindre Paris ensuite.
00:19:51Donc voilà, de nombreuses forces de l'ordre présentes.
00:19:54Cet hélicoptère ainsi que tous ces fourgons de gendarmerie
00:19:58et ce camion de cano à eau qui est également présent en attendant la dispersion.
00:20:05Mais pour l'instant, l'ambiance est calme ici sur la cour de Vincennes.
00:20:09entre Place de la Nation et Porte de Vincennes.
00:20:12Restez bien connectés évidemment, on va vous retrouver tout au long de cette édition spéciale.
00:20:16Arnaud Classe, pardonnez-moi, je ne vous ai pas encore donné la parole.
00:20:19J'ai l'impression que vous êtes totalement désabusé lorsque vous voyez ces images ou pas ?
00:20:23Non, je ne suis pas désabusé, non.
00:20:25Je vous vois, je vous observe.
00:20:27Non, parce que je suis un peu...
00:20:30Non, je trouve qu'il y a une amélioration par rapport à la semaine dernière.
00:20:34La semaine dernière, les lieux de pouvoir comme l'Elysée, la Place Beauvaux
00:20:38étaient entourés de black blocs violents qui montaient des barricades et qui allumaient des incendies.
00:20:44Ce n'est pas le cas.
00:20:45Les boutiques de luxe des quartiers bourgeois étaient pillées.
00:20:49Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
00:20:51La mairie de Marseille était prise d'assaut.
00:20:54Ce n'est pas le cas non plus.
00:20:55La mairie de Limoges était incendiée.
00:20:57Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
00:20:59Il y a des individus violents et déterminés qui ont vu que l'État avait été faible la semaine dernière.
00:21:05On est dans un état de droit, donc ils continuent à être déterminés.
00:21:10Mais la situation est moins dramatique que la semaine dernière.
00:21:14En tous les cas, l'État a repris du poil de la bête et tâche de se faire respecter.
00:21:20J'espère que l'État y parviendra pour le bien de tous.
00:21:24Je le disais, on va prendre priorité avec nos équipes, on va prendre la direction de Nantes
00:21:30où la situation évolue, mais pas favorablement, comme vous le savez, depuis le début de cette édition spéciale.
00:21:36Et là, comme je le vois, nous sommes au cœur de la ville de Nantes, près des rues commerciales
00:21:42et où il y a un grand nombre de boutiques.
00:21:44Hélas, je serais-je tenté de dire.
00:21:46Et on retrouve l'une de nos équipes sur le terrain.
00:21:50Exactement, nous on se trouve, Commerce, où il y a eu pas mal d'affrontements
00:21:54avec les forces de l'ordre, des jets de gaz lacrymogènes.
00:21:56Et vous voyez cette boutique de bijoux qui a été fracturée, qui a été pillée.
00:22:02Ce que l'on sait, c'est qu'il y a eu cinq interpellations de personnes
00:22:06qui ont volé des choses qui se trouvent à l'intérieur de cette boutique.
00:22:10Et vous voyez ces forces de l'ordre qui sont positionnées ici pour essayer de protéger
00:22:15et empêcher d'éventuels pilleurs de revenir ici et de se servir dans cette boutique.
00:22:21Ce qu'on peut vous dire, c'est que tout au long de cette journée, malgré la pluie,
00:22:25il y a quand même près de 4000 à 4500 individus hostiles qui sont dans les rues de Nantes.
00:22:33L'objectif pour eux, c'était d'arriver en centre-ville.
00:22:36Un centre-ville qui, de base, devait être fermé avec des forces de l'ordre.
00:22:40Et ici, ce qu'on peut vous dire, c'est qu'il y a encore énormément de tensions des tirs
00:22:45de mortiers d'artifice
00:22:46de la part des casseurs, des radicaux en tout cas qui se trouvent ici.
00:22:53Ils ont également lancé à deux reprises des cocktails Molotov en direction de ces forces de l'ordre
00:23:00qui ont dû répliquer avec du gaz lacrymogène, des tirs de LBD,
00:23:05mais également des grenades de désencerclement pour tenter de disperser cette foule
00:23:12qui se trouve en centre-ville de Nantes, une manifestation qui n'était pas autorisée.
00:23:16Et pour bien connaître cette ville de Nantes, vous n'êtes pas loin du cours des 50 otages.
00:23:20Et je peux vous dire que les affrontements auront lieu là et risquent de durer
00:23:25parce que c'est le théâtre traditionnel des affrontements dès qu'il y a la moindre manifestation à Nantes.
00:23:31C'est le terrain de jeu de ces casseurs, terrain de jeu privilégié.
00:23:35Et notamment depuis cette fameuse ZAD qui s'est installée à Nantes.
00:23:39Et je peux vous dire que c'est là que ça va se passer tout au long de cette soirée.
00:23:43Et comme vous le dites, ils vont jouer au chat et à la souris.
00:23:46Et on peut craindre le pire quant aux boutiques.
00:23:48Je ne veux pas jouer à l'oiseau de mauvaise augure,
00:23:49mais je connais bien la situation et je connais bien la ville et je connais bien le théâtre de jeu
00:23:54de ces casseurs.
00:23:55Et j'accueille avec beaucoup de plaisir Bertin Mallet, inspecteur de la gendarmerie Bobine.
00:24:01Bonsoir Bertin Mallet.
00:24:03Quel est votre regard sur l'évolution de la situation ?
00:24:05Il est 17h25.
00:24:07On avait le sentiment que les choses allaient se dérouler dans le calme.
00:24:10Ça a été le cas, mais on le voit dans certaines villes comme Nantes, comme Lyon, comme Marseille, comme Bordeaux.
00:24:16Et on verra comment les choses ont évolué à Paris.
00:24:18Et malheureusement, malgré la mobilisation XXL, on voit que c'est très difficile.
00:24:23Alors je vous donne la parole dans quelques instants.
00:24:24Mes priorités à nos équipes.
00:24:25On retourne au cours de Vincennes et je vous donne la parole Bertin Mallet.
00:24:32Oui Thierry, la tension qui monte d'un cran,
00:24:34puisque après plusieurs sommations et plusieurs demandes de la part des forces de l'ordre
00:24:37de quitter les lieux et de regagner les transports en commun,
00:24:41il y a eu des jets de projectiles de la part de manifestants sur les gendarmes.
00:24:45Vous les voyez, ces gendarmes qui sont donc mobilisés, qui ont fait déjà une première charge
00:24:49pour repousser ces manifestants qui donc, eh bien, continuent de jeter des bouteilles en verre.
00:24:55C'est vraiment des individus très radicaux puisqu'ils sont tous habillés de noir, le visage dissimulé.
00:25:00Et vous le voyez, eh bien, ces gendarmes qui sont prêts à faire une nouvelle charge.
00:25:05Ils avaient à lancer aussi des grenades de désencerclement,
00:25:07puisqu'on a déjà eu l'occasion d'avoir des grenades lacrymogènes il y a quelques instants.
00:25:13Des individus, eh bien, qui n'ont pas peur, eh bien, de soit repousser ces grenades,
00:25:18de tirer dedans ou encore de les prendre à la main.
00:25:21Vous entendez peut-être à l'antenne ces bouts de verre, ces débris de verre
00:25:24qui sont lancés à l'encontre des gendarmes.
00:25:26Des gendarmes qui restent, eh bien, très calmes, très vigilants.
00:25:29Ils essayent aussi de repousser ces manifestants.
00:25:31En tout cas, pour le moment, eh bien, une situation qui commence à se tendre.
00:25:34Et pourtant, le cortège s'était très bien passé tout à l'heure.
00:25:38Merci beaucoup. Et on vous retrouve. N'hésitez pas à nous alerter.
00:25:42Évidemment, en fonction de l'évolution de la situation.
00:25:44Bertrand Manet, pardonnez-moi, mais les choses bougent.
00:25:46Je le disais, il y a des moyens considérables, et notamment à Paris, entre autres.
00:25:50Et malgré tout, comme d'habitude, dès qu'il y a dispersion,
00:25:54dès qu'il y a dispersion, c'est là où les choses se gâtent.
00:25:56Triste scénario. Je note comme technicien que là, on est dans un cadre
00:26:02où c'est la manifestation encore qui dégénère, même si c'est la queue de comète.
00:26:07Et qu'on a entendu votre reporter parler de sommation,
00:26:11parler... Il y a une certaine immobilité de l'escadron qui tente de contenir.
00:26:17On a entendu parler de grenades.
00:26:19Effectivement, parce que le lacrymogène face à des gens masqués
00:26:22n'a pas son effet naturel.
00:26:24Donc, ils sont obligés d'utiliser des moyens intermédiaires du cran du dessus
00:26:27et qui est à distinguer peut-être d'une autre phase qu'on voit sur d'autres villes
00:26:33qui va être des scènes en périphérie qui vont enlever plus du pillage et des exactions.
00:26:39Et là, qui vont nécessiter des dispositifs beaucoup plus mobiles,
00:26:43de quadrillage offensif dans les quartiers,
00:26:46avec des points fixes et des unités très mobiles.
00:26:49Et là, on a vu une de nos équipes décriver les moyens,
00:26:54les véhicules qui étaient disposés.
00:26:56Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu davantage ?
00:26:58Alors, les images, je le montrais.
00:27:00Nos véhicules nous servent, certes, à nous déplacer ou à transporter la logistique,
00:27:06mais ce sont des points d'appui qui peuvent protéger les hommes.
00:27:08Et là, je n'ai pas le regard sur le dispositif global,
00:27:12mais il est probable qu'on leur interdit une direction,
00:27:15qu'on prépare une dispersion dans une bonne direction,
00:27:19tout ça doit être pensé à l'avance,
00:27:21avant d'impacter un groupe aussi hostile soit-il.
00:27:26Et vous avez remarqué que les gendarmes, la discipline collective,
00:27:30le commandement, doivent encaisser une partie de la violence.
00:27:34C'est les règles du jeu, il y a un côté exutoire,
00:27:36sans se mettre en danger outre mesure,
00:27:40jusqu'à temps où il faudra disperser ou agir.
00:27:44Mais là, on laisse le temps aux citoyens égarés, si vous me permettez cette expression,
00:27:49d'encore changer d'avis, d'encore écouter les sommations qui ont placé en délit tous ces gens-là.
00:27:55La sommation transforme en délit le maintien à cet endroit-là, au-delà des violences subies.
00:28:00Quand on voit ce qui s'est passé la semaine dernière, j'entends ce que vous dites,
00:28:03et c'est normal, vous êtes dans votre rôle, c'est votre mission,
00:28:05et c'est très bien que ces énergumènes qui sévissent se moquent,
00:28:11mais vraiment, c'est le cadet de leurs soucis, des sommations.
00:28:13Ils se moquent.
00:28:14On est obligés de respecter cette gradation, ces étapes,
00:28:19ça nous serait reproché après, surtout par des gens de mauvaise foi.
00:28:21Vous êtes observés.
00:28:22Et donc, la rigueur de l'exécution est très importante pour le gendarme mobile.
00:28:27Sabouina, est-ce que vous avez de nouvelles informations sur ce qui se passe en France,
00:28:32ou d'ailleurs à Paris, est-ce que vous avez des informations récentes encore ?
00:28:36Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a une situation particulièrement tendue
00:28:39dans plusieurs villes, Bordeaux par exemple, mais aussi à Rennes,
00:28:42où des pillages seraient en cours.
00:28:45Il y a des charges de la part des policiers,
00:28:48mais également, ils s'appuient sur les fameuses centaures,
00:28:53ces blindés de la gendarmerie, pour faire reculer les manifestants
00:28:57qui leur jettent des cocktails Molotov.
00:28:59Donc, on est dans cette tension-là concernant Rennes, pardon.
00:29:05Je regarde également Marseille.
00:29:06Au Marseille, il y a également des exactions qui sont commises
00:29:09de la violence envers les forces de police.
00:29:12La situation, elle est très tendue à Marseille.
00:29:15On parle également, selon nos sources policières,
00:29:17d'une tentative d'intrusion dans le commissariat de Noailles.
00:29:20Vous voyez qu'à Lille également,
00:29:22tension qui commence à se mettre en place.
00:29:24Alors, je vous coupe, et je vous coupe,
00:29:26parce que priorité, vous le savez, on va prendre la direction de Nantes,
00:29:30où là, évidemment, les choses évoluent et c'est très chaud.
00:29:33Regardez sur ces images.
00:29:34Nous sommes à Nantes, au cœur de ville, c'est ce que je vous disais.
00:29:37On va retrouver l'une de nos équipes.
00:29:41Exactement, ce qu'on peut vous dire,
00:29:42c'est qu'il y avait ces deux groupes qui ont été scindées en deux tout à l'heure,
00:29:45qui se sont réunies ici à Commerce,
00:29:47qui essaient de faire fuir les forces de l'ordre
00:29:51qui se trouvaient ici en petit nombre
00:29:53pour tenter de protéger la boutique Histoire d'Or.
00:29:56Ce qu'on peut vous dire, c'est que la situation,
00:29:58elle est extrêmement compliquée,
00:30:00parce qu'il y a eu énormément de jets de projectifs sur les forces de l'ordre,
00:30:02des bouteilles en verre, des pavés du mobilier urbain,
00:30:06et ces forces de l'ordre qui essaient de contenir cette fourre
00:30:11particulièrement violente, particulièrement véhémente,
00:30:13qui cherchent l'affrutement direct avec les forces de l'ordre.
00:30:17Ils utilisent du gaz lacrymogène, des grenades,
00:30:20des encerclements pour tenter de faire fuir ce groupe hostile
00:30:25qui se trouve ici à Commerce.
00:30:27Une situation extrêmement tendue.
00:30:29Vous pouvez voir encore une nouvelle fois
00:30:30cette Histoire d'Or qui est une nouvelle fois en proie à des casses.
00:30:36Et vous entendez également cette foule qui demande à la police de partir.
00:30:43La situation ici, je peux vous dire, elle est extrêmement tendue.
00:30:47Et merci beaucoup.
00:30:48Et on reste connectés.
00:30:49On voit évidemment le début de ce saccage de cette boutique.
00:30:52Je vois parfaitement bien sa situation.
00:30:54Soyez prudente surtout avec votre caméraman
00:30:58qui est avec vous et qui vous accompagne.
00:31:00Et vous voyez ces manifestants en train de filmer.
00:31:03C'est le symbole.
00:31:04On filme la casse, Sabine Lambertin-Bouillet.
00:31:06Cette bijouterie que vous voyez qui a donc été pillée,
00:31:09qui et des interpellations ont suivi.
00:31:11Cinq interpellations selon notre journaliste sur place.
00:31:14Mais il faut savoir que des effectifs en renfort ont été demandés
00:31:17pour que justement la situation puisse être à nouveau sous contrôle.
00:31:21Les effectifs qui ont été demandés à Saint-Nazaire, à la Bôle,
00:31:24ont justement appuyé les forces présentes à Nantes
00:31:26parce qu'on voit que c'est de plus en plus tendu
00:31:28et qu'il y a cette crainte que des pillages se reproduisent dans la ville.
00:31:33Et Naïma Mfadel me le rappelait évidemment,
00:31:35et c'est important de le rappeler une nouvelle fois,
00:31:38il n'y avait pas de manifestation autorisée à Nantes, Naïma Mfadel.
00:31:40– Je veux bien qu'on dise que grâce au nouveau maintien de l'ordre,
00:31:48nos forces de l'ordre sont en train de reprendre la main.
00:31:51Moi je suis désolée, mais on voit bien qu'aujourd'hui
00:31:54ils subissent plus qu'ils ne reprennent la main.
00:31:56Et ils font ce qu'ils peuvent,
00:31:58parce que justement on les a délégitimés depuis des années
00:32:02et on a banalisé le fait qu'ils se fassent malmenés,
00:32:06qu'il y ait des refus d'obtempérer,
00:32:08et qu'ils se fassent agresser, etc.
00:32:12– Je vous interromps 30 secondes et je vous donne la parole,
00:32:14Sabouina Berlin-Bouillet, à quelques précisions.
00:32:15– Et notre journaliste sur place le dit,
00:32:17à Nantes en ce moment même, d'autres pillages sont en cours,
00:32:20notamment une même bijouterie de la même ancienne
00:32:22que celle qui vient d'être pillée dans les rues de Nantes,
00:32:25donc d'autres pillages en cours dans les rues de Nantes.
00:32:28– Naïma, pardonnez-moi.
00:32:30– Non mais moi je voulais juste attirer l'attention sur ça,
00:32:33c'est que le mal, enfin je veux dire,
00:32:35l'État est affaibli et extrêmement affaibli.
00:32:40– Et c'est ce que je me permettais dire.
00:32:42– Et moi, ce qu'on peut voir nous en tant que citoyens
00:32:44qui ne connaissons pas grand-chose,
00:32:46et encore une fois, force à nos forces de l'ordre,
00:32:49c'est pas eux qu'on incrimine,
00:32:50c'est l'État régalien, l'État de droit,
00:32:53qui ne donne pas la force, mais vraiment,
00:32:56à nos forces de l'ordre pour qu'ils remplissent
00:32:58leur mission de sécurité et de protection du pays.
00:33:01– Direction Lyon, là aussi les choses évoluent,
00:33:04et pas favorablement, on retrouve l'une de nos équipes à Lyon.
00:33:07Tiens donc, Nantes, Lyon, c'est souvent les mêmes villes
00:33:09qui sont touchées par ces violences.
00:33:11Lyon, on retrouve l'une de nos équipes.
00:33:13– Effectivement, la situation est toujours un petit peu confuse,
00:33:19même si l'intensité des affrontements est quelque peu retombée,
00:33:25les groupes se sont dispersés un petit peu partout
00:33:27dans ce septième arrondissement,
00:33:29et effectivement, les groupes montent régulièrement des barricades.
00:33:33Vous avez sur les images actuellement,
00:33:37je ne sais pas exactement ce qui a été incendié,
00:33:39en tout cas sur cette rue,
00:33:41les pompiers sont arrivés,
00:33:43ils attendent désormais certainement la protection des forces de l'ordre
00:33:47avant de pouvoir intervenir en toute sécurité,
00:33:49car il y a encore quelques échauffourées aux abords,
00:33:53en tout cas dans le quartier où nous nous situons actuellement.
00:33:56À ce stade, il y a 25 interpellations,
00:34:01et effectivement, les forces de l'ordre ont dû faire face à des groupes plutôt hostiles,
00:34:08bien souvent masqués, cagoulés, armés parfois de bâtons,
00:34:14qui visaient les forces de l'ordre avec des projectiles,
00:34:16notamment des billes de verre,
00:34:18et c'est donc une situation un petit peu tendue
00:34:21qu'on a connue tout au long de cet après-midi,
00:34:23alors même que cette manifestation était interdite,
00:34:26puisqu'elle était dans ce périmètre d'interdiction,
00:34:30un arrêté préfectoral qui interdit tout rassemblement
00:34:33depuis 10h21 jusqu'à 23h,
00:34:35dans un large périmètre qui va de la Presqu'Île
00:34:38jusqu'à une partie du 3e et du 6e arrondissement,
00:34:40non loin du quartier de la Part-Dieu.
00:34:43Merci, et on vous retrouve tout au long de cette édition spéciale,
00:34:45bien évidemment, Nantes, Lyon,
00:34:48même combat, Sabouina-Bérin-Bouillet,
00:34:50des manifestations interdites,
00:34:52et malgré tout, on voit les mêmes images
00:34:55que la semaine dernière.
00:34:56Alors évidemment, à Lyon, je rappelle
00:34:57qu'il y a l'office de tourisme qui a été incendié,
00:35:00on se rappelle que le maire de Lyon
00:35:02a été littéralement sifflé par des habitants de Lyon,
00:35:06et on voit même scène, même cause.
00:35:08Voilà, c'est ce que tout le monde craignait,
00:35:10c'est-à-dire de réitérer ces exactions,
00:35:13c'est-à-dire les pillages particulièrement,
00:35:15c'est ce qui est en train de se produire
00:35:17du côté de Nantes, dans les rues de Nantes,
00:35:19où la manifestation avait été interdite,
00:35:21et vous voyez, ils se sont dirigés vers les centres-villes,
00:35:24et ils s'en sont pris à cette boutique,
00:35:27cette bijouterie qui a été pillée,
00:35:30cinq interpellations suivies,
00:35:31selon notre journaliste, sur place,
00:35:33et ça continue, d'autres pillages sont en cours,
00:35:35qui visent aussi la même enseigne de bijouterie,
00:35:39et donc des renforts sont demandés
00:35:41du côté de Nantes,
00:35:42parce qu'il faut absolument maîtriser la situation,
00:35:45il ne faut pas que ces pillages continuent,
00:35:47il faut tout de suite arriver à sécuriser le maximum,
00:35:49pour ne pas que ça gagne,
00:35:51vous voyez, en intensité et en ampleur,
00:35:54et puis du côté de Lyon,
00:35:55vous voyez les sapeurs-pompiers
00:35:57qui sont en train d'être à la manœuvre.
00:35:58Et voilà, deux images,
00:36:00même ambiance est là,
00:36:01et on va retourner à Paris finalement,
00:36:05on va à Cours de Vincennes,
00:36:06où les choses là aussi évoluent,
00:36:08Cours de Vincennes,
00:36:08on retournera à Nantes,
00:36:09Sabouina,
00:36:10dans quelques instants,
00:36:11mais d'abord Paris,
00:36:11Cours de Vincennes.
00:36:12Parlez-vous là !
00:36:14Parlez-vous là !
00:36:15Allez vous mettre sur le côté !
00:36:16Je ne sais pas si vous m'attendez,
00:36:18mais il y a beaucoup de postants ici
00:36:20qui se font en scène
00:36:21entre le passé de l'ordre,
00:36:23et le manifestant,
00:36:24et le manifestant,
00:36:24notamment,
00:36:25avec un panorama,
00:36:26et un panorama,
00:36:27et un panorama,
00:36:28et un panorama,
00:36:29et un panorama,
00:36:30et un panorama,
00:36:30et un panorama,
00:36:32et un panorama,
00:36:32mais voilà,
00:36:33l'attention qui est montée d'un point,
00:36:35à l'espace de 4 minutes,
00:36:37et de la scène,
00:36:38entre les manifestants,
00:36:39des forces de l'ordre,
00:36:40d'utilisation de canoins,
00:36:43assis,
00:36:43avec deux casse-là.
00:36:45On ne vous entend pas,
00:36:47mais on voit que les choses évoluent,
00:36:49et on assiste à des affrontements,
00:36:50je ne sais pas entre qui et qui,
00:36:52en tous les cas,
00:36:52mais on a vu des affrontements,
00:36:53Sabouina Pernouillet,
00:36:54on va essayer de se reconnecter,
00:36:56avec notre équipe,
00:36:58mais vous imaginez bien,
00:36:59que les conditions du direct,
00:37:00sont excessivement compliquées,
00:37:02mais les choses dégénèrent,
00:37:03Sabouina.
00:37:03Voilà, parce que c'est la bascule,
00:37:05il est à 17h38,
00:37:07on est en fin de manifestation,
00:37:08c'est là qu'il est,
00:37:10il est supposé avoir la dispersion,
00:37:11et c'est là que ça se complique,
00:37:12c'était déjà le cas la semaine dernière,
00:37:15et donc vous voyez,
00:37:16il y a une résistance,
00:37:18qui est menée par des manifestants,
00:37:21face aux forces de l'ordre,
00:37:22la situation elle est tendue,
00:37:23je vous rappelle qu'il y a eu déjà,
00:37:25plusieurs interpellations dans Paris,
00:37:26au moins 65 interpellations à ce stade,
00:37:30et puis on sait également,
00:37:31qu'il y a une tentative,
00:37:32de bloquer le périphérique,
00:37:34mais vu le peu de manifestants,
00:37:37qui ont tenté,
00:37:38et la force bien plus présente,
00:37:39cette fois-ci,
00:37:40des forces de l'ordre,
00:37:41et bien cela a été repoussé.
00:37:42On compte énormément sur le nombre
00:37:44d'effectifs déployés aujourd'hui,
00:37:46à Paris notamment,
00:37:48pour contrer justement,
00:37:49les violences volues,
00:37:50volues,
00:37:51par certains de ces manifestants.
00:37:53Bertin Mallet,
00:37:54vous évoquiez tout à l'heure,
00:37:55les sommations,
00:37:56je vous disais malheureusement,
00:37:57et vous êtes dans votre rôle,
00:37:58et c'est tout à fait légitime,
00:38:00et quand je vous disais que ces jeunes,
00:38:01se moquent,
00:38:02mais vraiment,
00:38:03de ces sommations,
00:38:04parce qu'ils sont passés à autre chose,
00:38:06depuis bien longtemps,
00:38:07et ce qu'ils attendent,
00:38:08et bien c'est tout simplement,
00:38:09cet affrontement ou pas ?
00:38:10Alors,
00:38:11évidemment c'est ce qu'ils recherchent,
00:38:12les images précédentes,
00:38:14de pillages de boutiques,
00:38:16ne relèvent pas du tout du même cadre,
00:38:17et là,
00:38:18on est dans le cadre de l'antidélinquance,
00:38:20des violences urbaines,
00:38:21et là,
00:38:22les forces de l'ordre,
00:38:23quand elles seront arrivées,
00:38:24n'appuieront pas du tout le même protocole.
00:38:26Le but,
00:38:27c'est d'impacter immédiatement le groupe,
00:38:29le disperser,
00:38:30en fonction de la résistance,
00:38:32d'utiliser les moyens de force intermédiaires
00:38:35qui sont à leur disposition,
00:38:36et de faire des interpellations,
00:38:38avec toute une chaîne derrière de traitement,
00:38:39ce qui n'est pas toujours évident,
00:38:40quand vous avez des scènes comme ça,
00:38:42de partout,
00:38:43il faut que la chaîne soit efficace.
00:38:46Et il faut,
00:38:47il faut surprendre
00:38:49ces groupuscules
00:38:50ou qui sont trop contents
00:38:53de trouver des dispositifs
00:38:55statiques au coin des rues
00:38:56et qu'on doit aborder
00:38:58par les arrières,
00:38:59par les latérales,
00:38:59avec des équipes beaucoup plus mobiles.
00:39:01Mais les sommations servent même
00:39:02d'un point de vue légal,
00:39:03elles serviront d'ailleurs
00:39:05si la loi casseur-payeur
00:39:08est votée
00:39:08d'un point de vue civil,
00:39:10c'est-à-dire qu'au moment
00:39:11où les sommations
00:39:12sont prononcées
00:39:14une fois ou deux fois,
00:39:16après il y a une responsabilité
00:39:17collective du groupe
00:39:19qui se trouve proche
00:39:21des lieux
00:39:22qui sont cassés
00:39:23ou pillés
00:39:24et il y a une responsabilité
00:39:25collective
00:39:26qui pourra être mise en œuvre
00:39:28à la hauteur de 10 000 euros
00:39:29pour chaque individu
00:39:31qui s'est trouvé
00:39:31sur les lieux
00:39:32et qui ne s'est pas dispersé
00:39:34après les sommations
00:39:36si la loi est votée.
00:39:38Il y a une accélération
00:39:38vous avez vu,
00:39:39une accélération
00:39:39sur cette loi
00:39:40qu'elle se repère.
00:39:41J'en profite pour vous montrer
00:39:42toutes ces images.
00:39:43Nos équipes,
00:39:44CNews,
00:39:44est au cœur
00:39:45de ces manifestations
00:39:47qui dégénèrent hélas.
00:39:48Nous sommes à Lyon,
00:39:49nous sommes à Nantes,
00:39:50nous sommes à Paris
00:39:51et vous voyez ces scènes
00:39:53qui nous rappellent
00:39:53les scènes de la semaine dernière.
00:39:56Hélas,
00:39:56Pascal Bito,
00:39:57Panelli.
00:39:58Oui Thierry,
00:39:59on constate que malheureusement
00:40:01dans plusieurs endroits,
00:40:02les architectes du chaos
00:40:04sont là
00:40:05pour venir profiter
00:40:07comme sur un champ de bataille
00:40:09de la situation
00:40:10des flux de la densité
00:40:12et que donc
00:40:13l'ordre public
00:40:15réunit
00:40:17des contextes
00:40:17techniques
00:40:18très difficiles.
00:40:19Je vous interromps
00:40:20et je vous donne la parole
00:40:21derrière
00:40:21le cours de Vincennes
00:40:22parce que les choses évoluent
00:40:23au cours de Vincennes à Paris
00:40:24et je vous donne la parole
00:40:25à Pascal Bito,
00:40:26Panelli,
00:40:26juste après.
00:40:26Le cours de Vincennes
00:40:27avec notre équipe,
00:40:28l'une de nos équipes.
00:40:37C'est moi ?
00:40:39Est-ce que vous m'entendez
00:40:44ou pas ?
00:40:46On voit que la situation
00:40:47évolue
00:40:48et que les choses dégénèrent
00:40:49et on voit l'affrontement
00:40:51qui semble se dessiner.
00:40:53Est-ce qu'on peut
00:40:54vous entendre ou pas ?
00:40:55Est-ce que vous êtes là ?
00:40:56Je m'entendais.
00:40:59Visiblement,
00:40:59notre équipe ne nous entend pas.
00:41:03Axel Ronde,
00:41:04on voit
00:41:04la mise en place
00:41:07de cet affrontement
00:41:08et les forces de l'ordre
00:41:09qui sont agressées
00:41:10sans aucune surprise.
00:41:11Oui, il semble qu'il y a eu
00:41:12un bon offensif
00:41:13des forces de l'ordre
00:41:15et là,
00:41:15ils sont en train
00:41:16de reculer
00:41:17pour se réorganiser
00:41:19et pour regagner
00:41:20encore une fois.
00:41:20Alors ça y est,
00:41:21on a retrouvé,
00:41:21je vous redonne la parole,
00:41:22pardonnez-moi,
00:41:23mais c'est difficile évidemment
00:41:24avec nos équipes
00:41:25et je vous redonne la parole
00:41:26juste après.
00:41:26Notre équipe sur place,
00:41:28l'affrontement débute,
00:41:30racontez-nous.
00:41:33Eh bien Thierry,
00:41:35c'est le chaos ici
00:41:36au cours de Vincennes,
00:41:36vous le voyez,
00:41:37beaucoup de fumée
00:41:37puisque des bombes lacrymogènes
00:41:39ont été lancées
00:41:40par les forces de l'ordre
00:41:41pour disperser
00:41:42les manifestants
00:41:43après plusieurs sommations,
00:41:45plusieurs avertissements
00:41:46comme quoi il fallait
00:41:48eh bien partir,
00:41:49quitter les lieux
00:41:50avant un usage
00:41:51de la force
00:41:52de la part des forces
00:41:52de l'ordre.
00:41:53Eh bien,
00:41:53les gendarmes
00:41:54ont fait quelques charges
00:41:56pour repousser les manifestants
00:41:58pour qu'ils quittent
00:41:58les lieux
00:41:59et quittent.
00:42:03Voilà,
00:42:04des sommations
00:42:04de ce genre,
00:42:05des messages vocaux
00:42:06et puis vous voyez,
00:42:08ces containers à verre
00:42:10eh bien,
00:42:11sont utilisés
00:42:12par les manifestants
00:42:13pour utiliser
00:42:14des projectiles
00:42:15et les lancer
00:42:15à l'encontre
00:42:16des forces de l'ordre.
00:42:16il y a plusieurs bâtons,
00:42:20plusieurs barres de fer
00:42:21qui sont lancées
00:42:21contre les forces
00:42:22de l'ordre.
00:42:23Il y a,
00:42:23vous voyez,
00:42:24des tirs lacrymogènes,
00:42:25des bombes lacrymogènes
00:42:26qui sont lancées
00:42:26pour disperser
00:42:27tout le monde.
00:42:28Je vais vous laisser,
00:42:29Thierry,
00:42:30avec ces images
00:42:30sans les commenter.
00:42:32Évidemment,
00:42:32mais elles se passent
00:42:33de commentaires,
00:42:34hélas,
00:42:35sur des scènes
00:42:35qu'on a vécues
00:42:36la semaine dernière.
00:42:36Axel Ron,
00:42:37je vous ai coupé la parole.
00:42:37Oui,
00:42:38en tous les cas,
00:42:38le but,
00:42:39c'est clairement
00:42:40de disperser ces individus
00:42:41dans un endroit
00:42:42où on a décidé.
00:42:43des personnes maintenant
00:42:44qui se maintiennent
00:42:45pourront faire l'objet
00:42:46d'interpellations.
00:42:47Mais vous voyez,
00:42:48le but d'avoir choisi
00:42:49cet endroit,
00:42:50c'est qu'il n'y a pas
00:42:50trop de commerce.
00:42:52Donc ça contiendra
00:42:53plus ou moins
00:42:54les pillages.
00:42:56En tous les cas,
00:42:56le but,
00:42:57c'est clairement
00:42:57de faire disperser
00:43:00ces individus
00:43:01en utilisant
00:43:02les moyens lacrymogènes
00:43:04et avec l'appui
00:43:05du canon à eau
00:43:06qui était en fonction
00:43:09il y a quelques instants.
00:43:10Le mélange
00:43:11gaz lacrymogène
00:43:12et canon à eau
00:43:14est quand même
00:43:14assez efficace
00:43:17parce que
00:43:17quand vous êtes mouillé
00:43:18et avec le gaz lacrymogène,
00:43:20ça pénètre à l'intérieur
00:43:21des protections
00:43:22des individus
00:43:23puisque vous savez très bien
00:43:24les individus radicalisés
00:43:26utilisent tout type
00:43:27de protection
00:43:29pour éviter,
00:43:30pour annuler finalement
00:43:31le gaz lacrymogène.
00:43:33Avec le canon à eau,
00:43:33ça pénètre plus facilement
00:43:35ces protections
00:43:36et ça les empêche
00:43:38si vous voulez
00:43:38de continuer
00:43:39leurs actions violentes
00:43:40contre les forces de l'ordre.
00:43:42Bertin Mallet,
00:43:43les sommations
00:43:43on les a entendues
00:43:44en direct
00:43:44grâce à notre journaliste
00:43:45qui est sur place
00:43:46et là maintenant
00:43:47c'est en retour
00:43:49au tour de Vincennes
00:43:50et je vous donne
00:43:50la parole juste après.
00:43:52Cour de Vincennes
00:43:53avec une autre de nos équipes.
00:43:57Oui, de nombreux projectiles
00:43:59ont été lancés
00:44:00par les manifestants.
00:44:01Vous le voyez,
00:44:02il y a beaucoup
00:44:04de barres de fer
00:44:05ou encore des rondants de bois
00:44:07qui sont lancés.
00:44:08De nombreux affrontements
00:44:09ont eu lieu
00:44:10dans les dernières minutes
00:44:12avec notamment
00:44:13l'utilisation du camion
00:44:14en haut,
00:44:14de nombreuses charges
00:44:15de force de l'ordre aussi
00:44:16qui ont riposté
00:44:18avec des gaz lacrymogènes.
00:44:20La tension est montée d'un cran
00:44:21depuis une quinzaine de minutes
00:44:23à Cour de Vincennes.
00:44:24Elle ne va pas redescendre
00:44:26tant que les manifestants
00:44:27ne respecteront pas
00:44:29la demande des forces de l'ordre
00:44:31de quitter
00:44:31la Cour de Vincennes
00:44:33à la fin
00:44:33de cette manifestation
00:44:36déclarée
00:44:36par les gendarmes
00:44:37qui sont présents ici
00:44:38pour garder leur position.
00:44:42Merci beaucoup
00:44:42et on reste évidemment connectés
00:44:44pardonnez-moi Bertin
00:44:45à Malek.
00:44:46Je disais voilà
00:44:47on est passé
00:44:47à une autre phase
00:44:48les situations ont été
00:44:49agencées.
00:44:50Je rebondis
00:44:50l'eau est en plus efficace
00:44:52quand on est à l'approche
00:44:52de l'hiver.
00:44:54Je rebondis
00:44:55parce qu'on parle beaucoup
00:44:56des moyens des forces de l'ordre
00:44:57vous avez cité
00:44:58les projectiles
00:44:59que ce soit
00:45:00aujourd'hui
00:45:01nos forces de l'ordre.
00:45:04Il y a une asymétrie.
00:45:06Ces individus
00:45:07sont de plus en plus protégés
00:45:09physiquement
00:45:10ils viennent au combat.
00:45:11Les moyens intermédiaires
00:45:12ont eu un impact
00:45:13très limité
00:45:14sur une partie
00:45:15des gens
00:45:16qui sont dans nos rues.
00:45:17Deuxièmement
00:45:19outre
00:45:19les boules de pétanque
00:45:21les cocktails Molotov
00:45:22j'ai entendu tout à l'heure
00:45:23les bombes à l'acide
00:45:24qui se fabriquent
00:45:25à la maison
00:45:27j'attire l'attention
00:45:28sur les armes
00:45:28pyrotechniques
00:45:29qui ont une longue portée
00:45:31qui impactent plus
00:45:32qu'un lanceur
00:45:33de balles de défense
00:45:33aujourd'hui
00:45:35qui nécessitent
00:45:35une grande prudence
00:45:36des troupes
00:45:38et donc
00:45:40un niveau
00:45:41de riposte
00:45:42parce que là
00:45:42on n'est pas dans le cadre
00:45:43d'une dispersion
00:45:44ordonnée par
00:45:45l'autorité civile.
00:45:46Là on est dans le cadre
00:45:48de violences caractérisées
00:45:49à l'encontre
00:45:50des forces de l'ordre.
00:45:50C'est encore un autre cadre
00:45:51où ils peuvent faire
00:45:52usage
00:45:52d'initiatives
00:45:54de leurs moyens
00:45:55et ils pourraient même
00:45:55s'affranchir des sommations
00:45:56s'ils le voulaient
00:45:57parce que là
00:45:58c'est des agressions
00:45:58des forces de l'ordre.
00:46:00Systématique.
00:46:02Déjà il y a cette première précaution
00:46:03qui est prise
00:46:04par les forces de l'ordre
00:46:05pour ne pas envenimer
00:46:06la situation.
00:46:07L'idée c'est de rétablir
00:46:08le calme
00:46:08c'est de ne pas basculer
00:46:10dans le chaos.
00:46:11Mais ils n'attendent que ça
00:46:11d'ailleurs.
00:46:12Le problème c'est que
00:46:12depuis des années
00:46:13on a désarmé finalement
00:46:15les forces de l'ordre
00:46:15en leur retirant
00:46:16les moyens intermédiaires.
00:46:18Je parle de la grenade
00:46:18offensive par exemple
00:46:19qui avait un effet
00:46:21de blast
00:46:21qui permettait
00:46:22si vous voulez
00:46:23une maîtrise du terrain.
00:46:25Sauf qu'au fil
00:46:26d'accidents
00:46:28tragiques
00:46:29vous avez des ministres
00:46:30qui ont retiré
00:46:31ces types de grenades.
00:46:32à un moment donné
00:46:34on se retrouve
00:46:35complètement démunis
00:46:36avec des professionnels
00:46:37de la casse
00:46:38qui eux
00:46:38se comportent
00:46:39clairement
00:46:40comme des forces
00:46:41qui viennent pour le combat
00:46:43et qui sont équipées
00:46:44à la guerre.
00:46:44Ce sont de la guérilla
00:46:45urbaine.
00:46:46Il va falloir
00:46:47que le gouvernement
00:46:48comprenne clairement
00:46:49qu'en face de nous
00:46:51nous avons des émeutiers.
00:46:52On pourra mettre
00:46:53un nombre important
00:46:55de forces de l'ordre
00:46:56mais si vous ne donnez pas
00:46:57les armes intermédiaires
00:46:58efficaces
00:46:59ça ne pourra pas fonctionner.
00:47:00Là ils ont quoi faire
00:47:00normalement
00:47:01mais vous voyez
00:47:02la bascule
00:47:03elle s'illustre
00:47:04toujours de cette manière
00:47:04c'est-à-dire
00:47:05il y a des violences
00:47:06commises contre les policiers
00:47:07avec des tirs de mortier
00:47:08des projectiles
00:47:09et puis des incendies
00:47:10provoqués
00:47:11comme ce qu'on voit
00:47:11sur les images
00:47:13qui se succèdent.
00:47:15Alors je vous interromps
00:47:15parce que nos équipes
00:47:17sont dans le cœur
00:47:18de ces manifestants
00:47:19et nous allons prendre
00:47:20le cours de Vincennes
00:47:21à nouveau
00:47:21avec l'une de nos équipes
00:47:22sur place.
00:47:23Racontez-nous.
00:47:27La pluie qui est présente
00:47:29à Paris
00:47:30ne dissuade pas
00:47:31les manifestants
00:47:32ils ont même réussi
00:47:33vous le voyez
00:47:33à faire un feu
00:47:34en utilisant
00:47:35cet arbre
00:47:37qui est donc
00:47:38cours de Vincennes
00:47:39et les affrontements
00:47:40continuent
00:47:40vous le voyez
00:47:41sur ces images
00:47:41beaucoup
00:47:42de fumée
00:47:43de gaz lacrymogène
00:47:44lancée par les forces
00:47:45de l'ordre
00:47:45après les charges
00:47:46qu'ils ont exercées
00:47:48il y a quelques instants
00:47:49maintenant.
00:47:50des manifestants
00:47:51ne partent pas
00:47:52pour l'instant
00:47:52de place de Vincennes
00:47:53alors qu'ils ont été invités
00:47:55de cours de Vincennes
00:47:56alors qu'ils ont été invités
00:47:57à prendre le métro
00:47:58pour rentrer chez eux
00:48:00la manifestation
00:48:00est terminée
00:48:02à annoncer
00:48:02la gendarmerie
00:48:03qui tient
00:48:04ses positions
00:48:05en utilisant
00:48:06donc des gaz lacrymogène
00:48:08ainsi que le camion à eau.
00:48:10Et on va rester
00:48:10avec les images
00:48:11de Paris
00:48:12je vous dis
00:48:13toutes nos équipes
00:48:13sont mobilisées
00:48:14aux quatre coins de France
00:48:15pour faire vivre
00:48:16cette nouvelle journée
00:48:17de mobilisation
00:48:18on l'évoquait tout à l'heure
00:48:20avec Sabrina Berlin-Bouillet
00:48:21on va parler
00:48:22de la situation à Rennes
00:48:23nous sommes avec
00:48:24Samuel Soulier
00:48:25maire horizon
00:48:26du sixième arrondissement
00:48:27merci Samuel Soulier
00:48:28d'être avec nous
00:48:28encore une fois
00:48:29ça a dégénéré
00:48:30à Rennes
00:48:31ça a dégénéré
00:48:32à Nantes
00:48:32ça a dégénéré
00:48:33à Lyon
00:48:34Rennes
00:48:35pas de surprise
00:48:35Samuel Soulier
00:48:39et la réalité
00:48:40c'est que
00:48:41les maires
00:48:42qui ont appelé
00:48:43le gouvernement
00:48:43et les préfets
00:48:44à maintenir
00:48:45ces manifestations
00:48:45auront une responsabilité
00:48:47dans ce qui se passe
00:48:48aujourd'hui
00:48:48moi je salue
00:48:50la décision
00:48:50du préfet
00:48:51du Rhône
00:48:51d'avoir interdit
00:48:52la manifestation
00:48:53à Lyon
00:48:53puisque effectivement
00:48:55on a actuellement
00:48:55des heures
00:48:56sur Lyon
00:48:58mais en tout état
00:48:59de cause
00:49:00on n'a pas
00:49:01de tout le cassé
00:49:01pour l'instant
00:49:02on a des commerçants
00:49:04qui souffrent
00:49:04on a des commerçants
00:49:05qui ont une perte
00:49:06de chiffre d'affaires
00:49:07monumentale
00:49:09mais en tout cas
00:49:12nous n'avons pas
00:49:13de casse
00:49:14pour l'instant
00:49:14sur les commerces
00:49:15Mais sans surprise
00:49:17les situations
00:49:18dégénèrent toujours
00:49:19dans les mêmes villes
00:49:20je serais tenté
00:49:21de dire
00:49:21Samuel Soulier
00:49:23Oui malheureusement
00:49:24effectivement
00:49:24on voit que
00:49:25des villes
00:49:26qui sont très ancrées
00:49:28à gauche
00:49:29ou à l'extrême gauche
00:49:29vous parliez de Nantes
00:49:30vous parliez
00:49:31effectivement de Lyon
00:49:32ce sont malheureusement
00:49:33des scènes
00:49:34que l'on a trop
00:49:35l'habitude de voir
00:49:36depuis quelques années
00:49:37Et vous me confirmez
00:49:38pour le moment
00:49:38pas de casse
00:49:39du côté de Rennes
00:49:40votre information
00:49:41est sûre et certaine
00:49:43Du côté de Lyon
00:49:44du côté de Lyon
00:49:45on n'a pas de
00:49:46on n'a pas de
00:49:47on n'a pas de
00:49:47on n'a pas de casse
00:49:48de commerçants
00:49:48à l'heure actuelle
00:49:50visiblement
00:49:50on a des quartiers
00:49:51très commerçants
00:49:52comme le 6ème arrondissement
00:49:54ou la Presqu'Île
00:49:56qui ont vraiment été
00:49:57fortement protégés
00:49:58par les forces de l'ordre
00:49:58donc il y a des dégradations
00:50:00sur l'espace public
00:50:01de mobilier urbain
00:50:02de poubelles
00:50:02de silos à verre
00:50:03d'abri but
00:50:03mais en tout cas
00:50:04il n'y a pas de dégradation
00:50:06au niveau des commerces
00:50:07Merci Samuel Soulier
00:50:08pour ce point précis
00:50:09mais au horizon
00:50:09du 6ème arrondissement
00:50:10de Lyon
00:50:12Arnaud
00:50:13Arnaud
00:50:13Je peux dire un mot
00:50:14parce qu'il y a des choses
00:50:16pour lesquelles je peux
00:50:16être bienveillant
00:50:17mais les incendies
00:50:18qui sont allumés
00:50:19ça je ne suis vraiment
00:50:20pas bienveillant
00:50:21parce que ça peut provoquer
00:50:22vraiment de graves dangers
00:50:24pour les gens
00:50:24et je veux lire
00:50:25cet article 322-6
00:50:27du code pénal
00:50:27je voudrais bien
00:50:28qu'il soit appliqué
00:50:29la destruction
00:50:30la dégradation
00:50:31ou la détérioration
00:50:31d'un bien appartenant
00:50:33à autrui
00:50:33par l'effet
00:50:34d'une substance
00:50:35explosive
00:50:36d'un incendie
00:50:36ou de tout autre
00:50:37moyen de nature
00:50:38à créer un danger
00:50:39pour les personnes
00:50:40est puni
00:50:41de 10 ans
00:50:42d'emprisonnement
00:50:43et de 150 000 euros
00:50:44d'amende
00:50:45alors peut-être
00:50:46pas les 10 ans
00:50:47mais au moins
00:50:47les 150 000 euros
00:50:48d'amende
00:50:50devraient être appliqués
00:50:51quand même
00:50:52parce que
00:50:52j'ai vu la semaine dernière
00:50:54près de chez moi
00:50:55les gens allumer
00:50:55des incendies
00:50:56devant les façades
00:50:58des immeubles
00:50:59c'est totalement
00:51:00une mise en danger
00:51:01il y a vraiment
00:51:02une mise en danger
00:51:03il y a des gens
00:51:04qui habitent
00:51:04dans les immeubles
00:51:05il y a des enfants
00:51:06et tout ça
00:51:06c'est totalement
00:51:08aberrant
00:51:09mais les peines
00:51:09justement
00:51:11la loi n'est jamais appliquée
00:51:12on sait très bien
00:51:13que même quand il y a
00:51:15des peines
00:51:15qui sont prononcées
00:51:16il suffit de voir
00:51:17le juste des applications
00:51:17de peine
00:51:18et on se retrouve
00:51:19avec des peines
00:51:20qui sont extrêmement allégées
00:51:21le problème
00:51:22qu'on a
00:51:23c'est qu'on n'y croit plus
00:51:24en fait
00:51:24en tant que citoyen
00:51:25c'est parfaitement
00:51:26qu'on a effectivement
00:51:27ce qu'il faut
00:51:28en termes de peine
00:51:29mais c'est jamais appliqué
00:51:30c'est jamais appliqué
00:51:31vous avez entendu
00:51:32vous avez entendu
00:51:32la parole à Emmanuel Macron
00:51:33oui
00:51:34il y aura de la fermeté
00:51:35oui
00:51:36enfin
00:51:36on a envie de croire
00:51:38la justice
00:51:39c'est indépendante
00:51:40mais justement
00:51:41alors moi je me pose
00:51:42cette question là
00:51:42c'est intéressant
00:51:43ce que vous venez de dire
00:51:44Arnaud
00:51:44ça veut dire quoi
00:51:45la justice elle est indépendante
00:51:46il me semble que la justice
00:51:48elle est rendue
00:51:48au nom du peuple
00:51:49d'accord
00:51:50mais en fait
00:51:51si à un moment
00:51:52vous avez un garde des sceaux
00:51:54mais finalement
00:51:55les juges
00:51:57entre guillemets
00:51:57ne lui obéissent pas
00:51:58à quoi ça sert en fait
00:51:59non
00:51:59le garde des sceaux
00:52:01le garde des sceaux
00:52:01a une autorité
00:52:04générale
00:52:04sur le parquet
00:52:05mais il n'a pas d'autorité
00:52:06sur le juge du siège
00:52:07qui prononce les peines
00:52:08donc
00:52:09donc
00:52:10on n'a pas une justice
00:52:12qui est
00:52:13au nom du peuple
00:52:14puisque nous
00:52:15nous sommes censés
00:52:17voter pour des gens
00:52:18élire
00:52:19par exemple
00:52:20un président
00:52:20un gouvernement
00:52:21par rapport à ce qu'il peut
00:52:22nous promoter
00:52:22etc
00:52:23on sait pertinemment
00:52:24que quand il y aura
00:52:25un garde des sceaux
00:52:25il n'a aucune capacité
00:52:27et d'ailleurs
00:52:27j'ai pour preuve
00:52:28qu'il a donné
00:52:29des directives
00:52:30qui n'ont absolument pas
00:52:31été acceptées
00:52:32et que pire
00:52:33pire
00:52:34vous avez des magistrats
00:52:34syndicats de la magistrature
00:52:36qui lui
00:52:37revient sur
00:52:38les directives
00:52:41je vous coupe
00:52:42parce que
00:52:43nos équipes
00:52:44sont à Paris
00:52:45ils sont partout
00:52:45vous le savez
00:52:46on va retourner
00:52:47cours de Vincennes
00:52:48où on assiste
00:52:48à ces affrontements
00:52:49malgré les sommations
00:52:51annoncées
00:52:51et que vous avez pu vivre
00:52:52en direct
00:52:53on trouve l'une de nos équipes
00:52:54quelle est la situation
00:52:56on voit bien
00:52:57cet affrontement
00:52:58qui s'est instauré
00:52:59depuis quelques instants
00:53:00maintenant
00:53:00racontez-nous
00:53:04effectivement
00:53:04Thierry
00:53:05malgré les nombreuses
00:53:06sommations
00:53:06des sommations
00:53:07qui continuent
00:53:07d'être annoncées
00:53:09des invertissements
00:53:09sonores
00:53:10de la part
00:53:10des forces de l'ordre
00:53:11nous sommes sous
00:53:12une pluie
00:53:13de projectiles
00:53:13une pluie
00:53:14de cailloux
00:53:16les casseurs
00:53:17ont utilisé
00:53:18aussi les barricades
00:53:19que les commerçants
00:53:20avaient utilisées
00:53:21pour protéger
00:53:21leur commerce
00:53:22pour se protéger
00:53:24des forces de l'ordre
00:53:25tout à l'heure
00:53:25nous avons assisté
00:53:27à une tentative
00:53:27de pillage
00:53:28d'une concession
00:53:29automobile
00:53:30en fait
00:53:31ils ont essayé
00:53:31de prendre les barricades
00:53:33pour éventuellement
00:53:34se protéger
00:53:35des charges
00:53:36des forces de l'ordre
00:53:37vous le voyez ici
00:53:38c'est vraiment le chaos
00:53:39en cours de Vincennes
00:53:40nous sommes en pleine fumée
00:53:41les forces de l'ordre
00:53:43utilisent leurs armes
00:53:45intermédiaires de défense
00:53:46mais vous assistez
00:53:47aussi à ces tirs de mortier
00:53:49plusieurs personnes
00:53:50et bien les parisiens
00:53:50se trouvent refuge
00:53:52dans les restaurants
00:53:54comme nous
00:53:54et c'est vrai
00:53:55que c'est pas facile
00:53:56de travailler
00:53:57aujourd'hui
00:54:00on va vous laisser
00:54:01c'est important
00:54:01mais j'ai pas envie
00:54:02que vous preniez
00:54:03le moindre risque
00:54:03sincèrement
00:54:04mettez-vous à l'abri
00:54:05parce qu'on voit
00:54:05on voit ces tirs
00:54:06on voit ces images
00:54:08et même si vous faites
00:54:10votre métier
00:54:11et bravo encore
00:54:12et bravo
00:54:13j'en profite pour saluer
00:54:13toutes les équipes
00:54:14de CNews
00:54:15qui sont sur le terrain
00:54:16ne prenez pas
00:54:16le moindre risque
00:54:17vraiment
00:54:18sincèrement
00:54:19et je vous le demande
00:54:20instamment
00:54:21et on voit
00:54:22cette situation
00:54:23en train de
00:54:24dégénérer
00:54:25Bertin Mallet
00:54:26et notre équipe
00:54:27le disait
00:54:27il y a des sommations
00:54:29mais ils s'en moquent
00:54:30comme de l'an 40
00:54:31indiscutablement
00:54:32vous remarquerez
00:54:33qu'il y a
00:54:34des individus
00:54:35effectivement
00:54:35équipés
00:54:36armés
00:54:37qui reviennent
00:54:37au contact
00:54:40la population
00:54:40des journalistes
00:54:41qui exercent
00:54:42leur métier
00:54:42qui sont
00:54:43potentiellement en danger
00:54:44mais qui sont
00:54:45au milieu de tout ça
00:54:45et quelques sympathisants
00:54:47qui reviennent derrière
00:54:49systématiquement
00:54:51entraînés
00:54:51ou avec le souci
00:54:52d'adrénaline
00:54:54si les forces
00:54:55ne bougent pas
00:54:56j'imagine
00:54:58que dans un souci
00:54:59parce que là
00:55:00on n'est pas dans des pillages
00:55:01on est bien dans une confrontation
00:55:02avec les forces de l'ordre
00:55:02et un refus de se disperser
00:55:04j'imagine
00:55:06qu'on joue le temps
00:55:08au bout d'un moment
00:55:09peut-être que
00:55:10les gens vont se trier
00:55:13et qu'il n'est pas
00:55:17intéressant
00:55:17d'immédiatement
00:55:18réduire complètement
00:55:19cet attroupement
00:55:20d'autant qu'on ne sait pas
00:55:21si il y a ce souci là
00:55:22les bouches de métro
00:55:24sont-elles
00:55:25encombrées derrière
00:55:26il y a toujours
00:55:27ces effets
00:55:28qu'on ne voit pas
00:55:29là
00:55:30immédiatement
00:55:31devant les gendarmes
00:55:31de troubles plus grands
00:55:33qu'ils ne le seraient
00:55:34si on repoussait les gens
00:55:35en trop grand nombre
00:55:36dans des métros
00:55:37par exemple
00:55:38donc
00:55:40je ne vois pas
00:55:41vous dire exactement
00:55:42ce qu'il se passe
00:55:43en train de charger
00:55:45c'est ce qu'on voit
00:55:46à l'image en direct
00:55:47alors à un moment donné
00:55:48il est probable
00:55:50qu'on assiste
00:55:51à un dégagement
00:55:51de la place
00:55:52on essaye de les prendre
00:55:54en panneille
00:55:55par rapport
00:55:55aux axes
00:55:57qui sont sur
00:55:58les côtés
00:55:59pour essayer
00:56:00d'interpeller
00:56:01au plus vite
00:56:02ces individus
00:56:03on peut
00:56:04s'appuyer
00:56:04sur les compagnies
00:56:06d'intervention
00:56:07et aussi
00:56:08les unités légères
00:56:10les ULIS
00:56:11et les unités légères
00:56:12d'intervention
00:56:13de la préfecture
00:56:13de police
00:56:14qui ont une capacité
00:56:15clairement
00:56:16d'aller à l'interpellation
00:56:17donc
00:56:18de l'autre côté
00:56:19de nos camarades
00:56:20de gendarmes
00:56:20alors je vous interromps
00:56:21au cours de Vincennes
00:56:22et je vous donne la parole
00:56:22pardonnez-moi
00:56:23mais nos équipes
00:56:23sont au coeur
00:56:24de cet affrontement
00:56:25racontez-nous
00:56:31Oui
00:56:31il y a une charge de police
00:56:32qui a été
00:56:33de gendarmerie
00:56:33qui a été très longue
00:56:34près de 100 mètres
00:56:36de terrain
00:56:37franchi
00:56:38par les forces
00:56:39de l'ordre
00:56:39qui sont harcelées
00:56:41par les manifestants
00:56:42ils sont venus
00:56:43sur la route
00:56:46de Cour de Vincennes
00:56:47vous ne reculez actuellement
00:56:48parce que
00:56:49ils sont visés
00:56:49par des projectiles
00:56:51de plus en plus gros
00:56:52moi qui étais
00:56:53à Place de la République
00:56:54la semaine dernière
00:56:55il y avait de nouveau
00:56:56des barres de fer
00:56:57et des pavés
00:56:58lancés
00:56:59sur les forces
00:57:01de l'ordre
00:57:01donc une manifestation
00:57:03qui commence à se tendre
00:57:04vous le voyez
00:57:05des jets de peinture
00:57:05des tiens de mort
00:57:06qui également
00:57:07ont été réalisés
00:57:09par ces manifestants
00:57:10donc voilà
00:57:11la tension
00:57:12qui est vraiment
00:57:14très haute
00:57:15place
00:57:16courante
00:57:17alors que
00:57:18la situation
00:57:19était calme
00:57:20il y a encore
00:57:20une dernière
00:57:21maintenant
00:57:22faites attention
00:57:23à vous
00:57:23surtout vraiment
00:57:24faites attention
00:57:25je le redis
00:57:25et je ne le répéterai
00:57:27jamais assez
00:57:27accélérant
00:57:28on voit là
00:57:28ce sont vraiment
00:57:29des scènes d'affrontement
00:57:30on voit les forces
00:57:31de l'ordre
00:57:31contraintes
00:57:32de reculer
00:57:33et regardez
00:57:35tous ces manifestants
00:57:36qui captent
00:57:38ces images
00:57:39qui filment
00:57:40on fait des bons
00:57:41offensifs
00:57:42et on gagne
00:57:42du territoire
00:57:43à chaque fois
00:57:44c'est le but
00:57:45de la manœuvre
00:57:46on va très loin
00:57:47dans les lignes
00:57:49on va très loin
00:57:50dans les lignes
00:57:51on essaye d'interpeller
00:57:52et après on recule
00:57:53mais au-delà de ça
00:57:53on a gagné
00:57:54quelques mètres
00:57:55ça c'est le but
00:57:56de l'opération
00:57:57c'est clairement
00:57:58saturé en nombre
00:57:59d'effectifs
00:58:00pour pouvoir
00:58:01mener à bien
00:58:02les opérations
00:58:03d'interpellation
00:58:04mais au-delà de ça
00:58:04nous sommes appuyés
00:58:05aussi maintenant
00:58:06par des drones
00:58:06il faut savoir
00:58:07que les drones
00:58:07ont été déployés
00:58:08et ça nous permet
00:58:09d'avoir une vision
00:58:12assez panoramique
00:58:13à 365 degrés
00:58:14en hauteur
00:58:15pour pouvoir
00:58:15bien manœuvrer
00:58:16au niveau
00:58:16de la salle de commandement
00:58:18de la préfecture de police
00:58:19toutes ces unités au sol
00:58:20ces images sont spectaculaires
00:58:22on va les garder
00:58:23aussi à l'image
00:58:24mais on va prendre
00:58:24la direction
00:58:24d'une autre ville
00:58:25on va prendre
00:58:25la direction
00:58:26de Bordeaux
00:58:26avec l'une de nos équipes
00:58:28nous sommes aux quatre
00:58:29au coin de France
00:58:29avec toutes nos équipes
00:58:30ces news au plus près
00:58:32de ces manifestations
00:58:33qui dégénèrent
00:58:34quel est le point
00:58:34du côté de Bordeaux
00:58:35à quasiment 18h ce soir
00:58:41oui Thierry ici
00:58:42place de la route
00:58:43des centaines de personnes
00:58:44sont rassemblées
00:58:45les forts de l'ordre
00:58:45tentent de disperser
00:58:47on le rappelle
00:58:48ici les rassemblements
00:58:49sont interdits
00:58:49on le voit
00:58:50ils sont rassemblés
00:58:51sur la place
00:58:52et ne partent pas
00:58:53malgré les gaz lacrymogènes
00:58:55la situation
00:58:55a dégénéré
00:58:57à quelques reprises
00:58:57il y a eu
00:58:58des tirs de mortier d'artifice
00:58:59et des tirs de projectiles
00:59:01sur les forts de l'ordre
00:59:02qui ont tenté
00:59:02comme je l'ai dit
00:59:03de disperser la foule
00:59:04la foule à plusieurs reprises
00:59:06alors des groupes d'individus
00:59:07qui se dispersent
00:59:09et qui reviennent
00:59:09à chaque fois
00:59:10par des ruelles
00:59:11et qui se rassemblent
00:59:12de nouveau
00:59:12sur la place de la bourse
00:59:13que vous apercevez
00:59:14sur les images
00:59:15alors on voit au loin
00:59:16les portes de l'ordre
00:59:17qui tentent de ramener le calme
00:59:19il y a plusieurs d'individus
00:59:20cagoulés
00:59:21et masqués
00:59:21qui circulent
00:59:22on rappelle également
00:59:23le dispositif
00:59:24a été renforcé aujourd'hui
00:59:25il y a des équipes
00:59:26qui sont mobilisées
00:59:27voilà on a un petit problème
00:59:28de liaison
00:59:29mais c'est bien compréhensible
00:59:30avec la situation à Bordeaux
00:59:32pardonnez-moi Axel
00:59:33je vous ai coupé
00:59:34dans votre élan
00:59:35mais on voit Lyon
00:59:36Bordeaux
00:59:37Arène
00:59:37Paris
00:59:38et ces scènes de casse
00:59:40dès que la nuit
00:59:40commence à prendre
00:59:42le bout de son nez
00:59:42et que ces manifestations
00:59:44sont censées se terminer
00:59:45et certaines
00:59:46qui ne sont pas autorisées
00:59:47comme à Nantes
00:59:48bien évidemment
00:59:48vous avez une nouvelle population
00:59:50qui est en train
00:59:51de se greffer
00:59:52qui est en train
00:59:52d'arriver sur la zone
00:59:53pour commettre
00:59:54toutes ces exactions
00:59:55le but étant clairement
00:59:57d'attaquer
00:59:58les fonctionnaires de police
00:59:59d'ailleurs
00:59:59tout au long du parcours
01:00:00on a pu entendre
01:00:01des individus
01:00:02insulter
01:00:03les forces de l'ordre
01:00:06et clairement
01:00:07il y avait déjà
01:00:08des éléments
01:00:09qui étaient
01:00:10dans le cortège
01:00:11et maintenant
01:00:12ils tentent clairement
01:00:13d'affronter
01:00:14les policiers
01:00:15pour pouvoir passer
01:00:16nos barrages
01:00:17pour pouvoir aller
01:00:18à la place de la nation
01:00:19sur Paris
01:00:20puisque c'est le groupe
01:00:21enfin c'est l'endroit
01:00:22en général
01:00:22qu'ils aiment se retrouver
01:00:23il est 18h
01:00:25nous sommes en édition spéciale
01:00:26depuis le début de cette journée
01:00:27vous êtes bien sur CNews
01:00:28CNews aux quatre coins de France
01:00:30pour vous faire vivre
01:00:31cette mobilisation
01:00:32qui malheureusement
01:00:33dégénère
01:00:34dans un gros
01:00:35dans un grand nombre de villes
01:00:37et on retourne
01:00:37cours de Vincennes
01:00:38ensuite on rejoint
01:00:39on fera un point précis
01:00:40avec Sabrina Birlin-Bouillet
01:00:41mais cours de Vincennes
01:00:42avec l'une de nos équipes
01:00:42au coeur de ces manifestations
01:00:47Oui alors à l'instant
01:00:48où l'on parle
01:00:49vous avez des grenades
01:00:49lacrymogènes justement
01:00:50qui sont lancées
01:00:51pour disperser
01:00:52les manifestants
01:00:53les émeutiers
01:00:54qui se sont une nouvelle fois
01:00:56rapprochés
01:00:56des forces de police
01:00:57on a vu des émeutiers
01:00:59avec des barres de fer
01:01:00on en a vu d'autres
01:01:01qui lançaient
01:01:01différents projectiles
01:01:03sur les forces de l'ordre
01:01:03et vous avez ce mouvement
01:01:05de va-et-vient
01:01:05donc depuis
01:01:06des dizaines de minutes
01:01:08déjà avec
01:01:09les policiers
01:01:10puis qui chargent à nouveau
01:01:11pour disperser
01:01:13les manifestants
01:01:13et puis ces manifestants
01:01:15qui à chaque fois
01:01:16se rapprochent
01:01:16une fois que
01:01:17les gaz lacrymogènes
01:01:18se sont distipés
01:01:20et donc la situation
01:01:23qui est toujours
01:01:24très tendue
01:01:24ici cours de Vincennes
01:01:26Et faites attention à vous
01:01:27je rappelle
01:01:28ce conseil évidemment
01:01:30il est un peu plus de 18h
01:01:31Sabrina Birlin-Bouillet
01:01:32c'est le moment
01:01:32de faire un point précis
01:01:33sur cette journée
01:01:35qu'est-ce qu'on peut dire
01:01:36au moment où nous nous parlons
01:01:37sur la situation en France
01:01:38Je vais vous parler
01:01:39de nos régions
01:01:40de France
01:01:41Bordeaux
01:01:41Bordeaux
01:01:42avec notre correspondante
01:01:43qui nous disait
01:01:44qu'environ 1000 individus
01:01:45sont sur place
01:01:46hostiles
01:01:47il y a déjà eu
01:01:47plus de 35 interpellations
01:01:49mais la situation
01:01:50elle est sous tension
01:01:51des tensions aussi
01:01:51à Lille
01:01:52à Lyon
01:01:53à Marseille
01:01:54où il y a des violences
01:01:55et des affrontements
01:01:57contre les forces de l'ordre
01:01:59Strasbourg
01:01:59où des affrontements
01:02:01sont en cours
01:02:01en ce moment même
01:02:02également dans les rues
01:02:03de Strasbourg
01:02:05à Nantes
01:02:05ce sont des pillages
01:02:06qui sont en cours
01:02:07il y a des affrontements
01:02:08avec les forces de l'ordre
01:02:09mais des pillages
01:02:10qui sont en train
01:02:11de se répéter
01:02:12des renforts policiers
01:02:13ont été demandés
01:02:14pour la ville de Nantes
01:02:15et puis à Rennes
01:02:16où des pillages
01:02:17également sont en cours
01:02:18il y a eu des jets
01:02:19de cocktails Molotov
01:02:20contre les policiers
01:02:21donc une tension
01:02:22très forte pour ces villes
01:02:23particulièrement
01:02:24Marseille
01:02:24Strasbourg
01:02:25pour Nantes
01:02:26Rennes
01:02:26et puis Paris
01:02:27Cours de Vincennes
01:02:28donc la fin en fait
01:02:29du cortège
01:02:30et c'est à ce moment-là
01:02:31le moment redouté
01:02:32de la dispersion
01:02:33qui se passe mal
01:02:34puisque l'on voit
01:02:35qu'il y a une confrontation
01:02:38des jets de projectiles
01:02:39contre les forces de l'ordre
01:02:40il y a eu l'utilisation
01:02:41des canons lanceurs d'eau
01:02:42de gaz lacrymogènes
01:02:44pour disperser
01:02:45ces manifestants
01:02:46hostiles, violents
01:02:47on parle déjà
01:02:48de plus d'une soixantaine
01:02:49d'interpellations
01:02:50dans la ville de Paris
01:02:52mais on voit bien
01:02:52que les tensions
01:02:53continuent
01:02:53et s'accentuent pour Paris
01:02:55Pascal Bito Panelli
01:02:56est avec nous
01:02:57expert en sécurité
01:02:58Oui Thierry
01:03:00on voit très bien
01:03:00les difficultés
01:03:01de l'ordre public
01:03:02et du maintien de l'ordre
01:03:03où minute après minute
01:03:05tout peut basculer
01:03:07ce qui veut dire
01:03:08que nos forces
01:03:09On a un peu le sentiment
01:03:09que les choses basculent
01:03:10au moment où on se passe
01:03:10quand on voit les images
01:03:11on regarde
01:03:11nous sommes à Nantes
01:03:12nous observons
01:03:13nous sommes à Paris
01:03:14Nos forces de l'ordre
01:03:15doivent tout savoir faire
01:03:16contrôler les espaces
01:03:18les flux
01:03:19avoir des unités
01:03:20de maintien de l'ordre
01:03:21fixes
01:03:21mais aussi mobiles
01:03:22en dynamique
01:03:23et des unités
01:03:24qui savent être mobiles
01:03:25réactifs
01:03:26pour travailler
01:03:27en profondeur
01:03:28et aller interpeller
01:03:30tous ces profils
01:03:31à risque
01:03:31qu'on voit sur vos images
01:03:33on en voit
01:03:34de plus en plus
01:03:35il y a 20 ans
01:03:36on avait peur
01:03:36des forces de l'ordre
01:03:37aujourd'hui
01:03:38on vient les affronter
01:03:40on vient au contact
01:03:41c'est un changement
01:03:43de civilisation
01:03:44quelle sera
01:03:45la prochaine étape
01:03:45C'est ce que disait
01:03:46Naïma M. Fadel
01:03:47c'est ce qu'elle dit
01:03:47en gros dans son livre
01:03:49Arnaud Classe Ferd
01:03:49et Naïma M. Fadel
01:03:50et ensuite
01:03:50nous continuons
01:03:52à retrouver
01:03:53nos équipes
01:03:53sur le terrain
01:03:54au plus près
01:03:55de ces manifestations
01:03:57qui dégénèrent
01:03:58hélas
01:03:59je voulais dire
01:04:00ma reconnaissance
01:04:01c'est celle
01:04:02de l'ensemble
01:04:03de la population française
01:04:04puisque 90%
01:04:06de la population française
01:04:08soutient
01:04:09ces forces de l'ordre
01:04:10de la police
01:04:11et de la gendarmerie
01:04:12qui sont toutes deux
01:04:13républicaines
01:04:14et qui protègent
01:04:15la démocratie
01:04:16contre des
01:04:16casseurs violents
01:04:18qui ne sont pas là
01:04:19pour manifester
01:04:19mais pour mettre à bas
01:04:21la société
01:04:22et donc
01:04:23il faut soutenir
01:04:24la police républicaine
01:04:25et on entend
01:04:26une petite minorité
01:04:27de gens qui crient
01:04:28à câble à câble
01:04:29mort aux flics
01:04:30mort aux flics
01:04:31mais la vaste majorité
01:04:33de la population française
01:04:34les soutient
01:04:36ardemment
01:04:36et voit ce que serait
01:04:37la société
01:04:38s'il n'y avait pas
01:04:39la police
01:04:40ou la gendarmerie
01:04:41et c'est ça
01:04:41qui arrive en temps
01:04:42en fait
01:04:42alors attendez
01:04:43on va à Nantes
01:04:44et je vous donne
01:04:44la parole
01:04:44Naïman Fadel
01:04:45Nantes
01:04:45où la situation
01:04:46est excessivement tendue
01:04:48et le mot est faible
01:04:49nous sommes à Nantes
01:04:53exactement
01:04:53nous on se trouve
01:04:54à côté du CHU
01:04:55de Nantes
01:04:56et ce qu'on peut vous dire
01:04:56c'est qu'il y avait
01:04:57plusieurs personnes
01:04:58extrêmement violentes
01:05:00vis-à-vis des forces
01:05:01de l'ordre
01:05:01qui leur ont jeté
01:05:02toutes sortes de projectiles
01:05:04on a pu voir
01:05:04des bouteilles en verre
01:05:06des pavés
01:05:07et ces individus
01:05:08qui ont également
01:05:08utilisé
01:05:10des espèces
01:05:11de barricades
01:05:12de chantier
01:05:13pour essayer
01:05:14de faire
01:05:15une barricade
01:05:16ici non loin
01:05:16du CHU
01:05:17de Nantes
01:05:18et les forces
01:05:18de l'ordre
01:05:19ont dû utiliser
01:05:20du gaz lacrymogène
01:05:21pour tenter
01:05:21de repousser
01:05:22cette foule
01:05:23on peut vous montrer
01:05:24également ce camion
01:05:24qui a été incendié
01:05:27il s'agirait
01:05:28d'un camion
01:05:29de personnes
01:05:30qui ont participé
01:05:31également
01:05:31à cette manifestation
01:05:33c'est un camion
01:05:34qui a brûlé
01:05:34en début
01:05:36d'après-midi
01:05:37et vous pouvez voir
01:05:37également
01:05:38ces forces de l'ordre
01:05:39qui essaient
01:05:40tant bien que pas
01:05:40de gagner
01:05:41du terrain
01:05:42pour faire en sorte
01:05:43que les individus
01:05:45quittent le centre-ville
01:05:46de Nantes
01:05:47ici
01:05:48merci
01:05:48on reste
01:05:50connecté
01:05:50évidemment
01:05:51avec vous
01:05:52parce que je pense
01:05:52et je crains
01:05:53que la soirée soit longue
01:05:54du côté de Nantes
01:05:55c'est un immense terrain de jeu
01:05:56entre le centre hospitalier
01:05:58et le cours des 50 otages
01:06:00la mairie n'est pas loin
01:06:01la préfecture n'est pas loin
01:06:02et c'est le terrain de jeu
01:06:04préféré
01:06:04des casseurs à Nantes
01:06:06et c'est le centre névralgique
01:06:07de toutes les manifestations
01:06:09qui dégénèrent au cœur de Nantes
01:06:10et on sera dans quelques instants
01:06:12avec Valérie Oppelt
01:06:13ancienne députée
01:06:14conseillère municipale
01:06:14de Renaissance de Nantes
01:06:15que j'interrogerai
01:06:19qui j'ai coupé la parole ?
01:06:20C'est une même Fadel
01:06:21pardonnez-moi
01:06:22non mais justement
01:06:23c'est pour rebondir
01:06:24sur ce qu'a dit Arnaud
01:06:25effectivement
01:06:26nos forces de l'ordre
01:06:27encore une fois
01:06:28sont là
01:06:29pour notre sécurité
01:06:30et notre protection
01:06:31ils sont soutenus
01:06:32par la majorité des français
01:06:33mais ils ne sont pas soutenus
01:06:35par l'état
01:06:36justement
01:06:36c'est ça
01:06:37qui moi me met en colère
01:06:38parce qu'aujourd'hui
01:06:39il y a danger
01:06:41la démocratie
01:06:42la république
01:06:42est en danger
01:06:44et c'est vrai
01:06:45que quand j'entends
01:06:45des partis politiques
01:06:46crier
01:06:47la police tue
01:06:48et quand je vois
01:06:50qu'il y a des partis
01:06:50un parti politique
01:06:51notamment les filles
01:06:52mais je dirais
01:06:53que la gauche aussi
01:06:54en général
01:06:54était dans une posture
01:06:56aussi de rejeter
01:06:58notre police républicaine
01:07:00alors qu'ils sont censés
01:07:01être justement
01:07:02les protecteurs
01:07:03de cet état de droit
01:07:04les protecteurs
01:07:05de la république
01:07:06les protecteurs
01:07:07de la démocratie
01:07:08moi je suis très inquiète
01:07:09et j'attends vraiment
01:07:10l'homme ou la femme politique
01:07:12qui va nous annoncer
01:07:14comment ils vont faire
01:07:15pour renverser la table
01:07:16et redonner
01:07:17redonner force
01:07:18encore une fois
01:07:19à nos forces de l'ordre
01:07:20et nous sommes
01:07:21je vous l'avais dit
01:07:22avec Valérie Oppelt
01:07:23ancienne députée
01:07:23conseillère municipale
01:07:24renaissance de Nantes
01:07:25bonsoir Valérie Oppelt
01:07:26vous le voyez
01:07:27si vous suivez
01:07:28notre émission
01:07:29vous voyez ces images
01:07:30de Nantes
01:07:31et je le disais
01:07:32c'est traditionnel
01:07:33à Nantes
01:07:34le terrain de jeu
01:07:35de ces casseurs
01:07:36c'est entre
01:07:36le centre hospitalier
01:07:37de Nantes
01:07:38le cours des 50 otages
01:07:40avec toutes ces boutiques
01:07:41et on est habitué
01:07:42malheureusement
01:07:42à ces scènes d'affrontement
01:07:43à ces fins de manifestation
01:07:44Valérie Oppelt
01:07:46alors non
01:07:47clairement
01:07:49la situation
01:07:50est très différente
01:07:51pour en avoir échangé
01:07:52notamment avec un policier
01:07:53une violence extrême
01:07:55qu'il n'avait jamais vue
01:07:56en réalité
01:07:58des pillages
01:07:59qui sont les nouvelles méthodes
01:08:01j'étais tout à l'heure
01:08:02notamment avec des commerçants
01:08:03ils ne font pas
01:08:04un euro de chiffre d'affaires
01:08:05certains sont armés
01:08:07ils sont prêts
01:08:08à se défendre eux-mêmes
01:08:09c'est vraiment inquiétant
01:08:10et ça c'est du jamais vu
01:08:12et même à Nantes
01:08:13alors qu'on connaît
01:08:13en effet
01:08:14des situations
01:08:15de casse habituelles
01:08:17et liées notamment
01:08:18à Notre-Dame-des-Landes
01:08:19et les Gilets jaunes
01:08:20en fait vous me dites non
01:08:21mais en fait moi je vous dis oui
01:08:22parce qu'en fait
01:08:22je fais référence au théâtre
01:08:26et aux scènes préférées
01:08:27des casseurs
01:08:28c'est toujours au même endroit
01:08:29c'était ça
01:08:29ce que je vous disais
01:08:30c'est toujours entre le CHU
01:08:32et le cœur de Nantes
01:08:33et je connais bien la ville
01:08:35donc pour avoir couvert
01:08:36un grand nombre
01:08:36de manifestations
01:08:37moi je vous dis oui
01:08:38mais je pense qu'on n'est pas compliqué
01:08:39le sens de ma formule
01:08:41mais c'est toujours
01:08:42au même endroit
01:08:43que les manifestations
01:08:44dégénèrent à Nantes
01:08:46hélas
01:08:47oui alors évidemment
01:08:49pour les zones
01:08:50on avait un préfet
01:08:52qui avait une très grande fermeté
01:08:54et là aussi
01:08:55j'ai envie de dire
01:08:56que c'est assez nouveau
01:08:56avait interdit
01:08:58le centre-ville
01:08:59pour la manifestation
01:09:00il faut savoir
01:09:01qu'à Nantes
01:09:01historiquement
01:09:02depuis qu'un syndicaliste
01:09:04avait été tué
01:09:04dans les années 55
01:09:06historiquement
01:09:07les manifestations
01:09:08ne sont pas déclarées
01:09:09pour les trajets
01:09:10et cette fois-ci
01:09:11on a quand même
01:09:11un préfet
01:09:12qui a donc interdit
01:09:14le centre-ville
01:09:15justement
01:09:16parce que
01:09:17la manifestation
01:09:18n'avait pas été déclarée
01:09:19cependant
01:09:20ils ont réussi
01:09:21à intégrer ce centre
01:09:23et commencer à piller
01:09:24et ça c'est une réelle question
01:09:25parce que je pense
01:09:26qu'en face
01:09:27on a des policiers
01:09:28épuisés
01:09:29qui sont insultés
01:09:30systématiquement
01:09:31et qui tentent
01:09:32pourtant
01:09:33d'apaiser
01:09:34la situation
01:09:35et je pense
01:09:36qu'ils ne se sentent pas
01:09:37en réalité
01:09:38très soutenus
01:09:39et encore une fois
01:09:40je serais tenté de dire
01:09:40encore une fois
01:09:41ça se passe à Nantes
01:09:42Valérie Opel
01:09:42à Lyon
01:09:44nous étions à Lyon
01:09:45tout à l'heure
01:09:45nous étions à Bordeaux
01:09:47Rennes aussi
01:09:48ça a été assez tendu
01:09:49mais Nantes revient
01:09:51alors qu'il fut un temps
01:09:52ce n'était pas le cas
01:09:53et aujourd'hui c'est le cas
01:09:54alors
01:09:54oui Nantes aussi revient
01:09:56parce qu'on a
01:09:56le maire
01:09:58madame Johanna Roland
01:09:59qui étonnamment
01:10:01est très silencieuse
01:10:02n'est même pas venue
01:10:03d'ailleurs au rassemblement
01:10:05organisé par l'association
01:10:06des maires de France
01:10:07qui ne réagit pas
01:10:08et une France insoumise
01:10:09là qui vous explique
01:10:11que c'est un zéro
01:10:12pour la rue
01:10:13donc qui soutient
01:10:14en réalité
01:10:14ces casseurs
01:10:16ces pilleurs
01:10:16qui finalement
01:10:17en font un jeu
01:10:18un jeu contre la police
01:10:21Merci Valérie Opel
01:10:22pour ce témoignage
01:10:23je rappelle que vous êtes
01:10:23ancienne députée
01:10:24et conseillère
01:10:25municipale renaissance
01:10:26de Nantes
01:10:27vous souhaitez intervenir
01:10:28Bertin
01:10:29Malet
01:10:29Je voulais rebondir
01:10:31sur l'analyse
01:10:32des images
01:10:33du comportement
01:10:34des troupes
01:10:35on observe
01:10:36une grande discipline
01:10:37collective
01:10:38le maintien de l'ordre
01:10:40c'est aussi cela
01:10:40il n'y a pas d'acte
01:10:41individuel inconsidéré
01:10:42malgré la fatigue
01:10:44malgré l'usure
01:10:45malgré l'agression
01:10:46parfois personnelle
01:10:47le rôle du commandement
01:10:50je note
01:10:51s'agissant de la genre
01:10:52immobile
01:10:52que nos unités
01:10:53sont assez jeunes
01:10:54les gens
01:10:55sortant d'école
01:10:56qui ont l'honneur
01:10:57de choisir
01:10:57la genre immobile
01:10:58volontairement
01:10:59s'engage
01:11:00pour quelques années
01:11:00il n'y a que l'encadrement
01:11:01qui va rester
01:11:02peut-être toute sa carrière
01:11:03et certains
01:11:04c'est peut-être
01:11:05leur premier maintien
01:11:05de l'ordre
01:11:08le capacitaire
01:11:09les outils
01:11:10les moyens
01:11:10dont vous avez parlé
01:11:11bien sûr
01:11:11c'est important
01:11:12les cadres juridiques
01:11:13pour aider
01:11:14pour aider les forces
01:11:15de l'ordre
01:11:15à remplir
01:11:16mission
01:11:16c'est très important
01:11:17et j'incite toujours
01:11:17aussi sur la formation
01:11:19ça apparaît au schéma
01:11:20national du maintien
01:11:21de l'ordre
01:11:22l'empilement des crises
01:11:23des dix dernières années
01:11:26écrasent souvent
01:11:26nos périodes
01:11:27de formation
01:11:28or
01:11:29les mises en cause
01:11:30sont de plus en plus
01:11:31courantes
01:11:32les situations
01:11:33sont de plus en plus
01:11:33dégradées
01:11:34vous l'avez souligné
01:11:35sur ce plateau
01:11:36et on doit
01:11:37laisser le temps
01:11:38à des unités
01:11:38professionnelles
01:11:39de se préparer
01:11:41et c'est très difficile
01:11:43typiquement
01:11:44un week-end
01:11:45comme celui-là
01:11:46mobilise
01:11:47quasiment
01:11:47toutes les forces
01:11:48et ça va
01:11:49on va avoir
01:11:51s'assurer
01:11:52de la soutenabilité
01:11:52dans le temps
01:11:53et pendant ce temps-là
01:11:54on ne fait pas
01:11:55de la formation
01:11:55et si on n'y veille pas
01:11:58on va fragiliser
01:11:59le professionnalisme
01:12:01de nos forces
01:12:03et l'efficacité
01:12:05attendu sur le terrain
01:12:06merci beaucoup
01:12:06pour ce point précis
01:12:07c'est important
01:12:08de le rappeler
01:12:08c'est un baptême du feu
01:12:09souvent pour
01:12:10de jeunes
01:12:11de jeunes gendarmes
01:12:12c'est ça que vous êtes
01:12:13en train de nous dire
01:12:14et je rappelle que vous êtes
01:12:14inspecteur de la gendarmerie
01:12:16mobile
01:12:16et merci à cette jeunesse
01:12:18vous savez qu'on n'a pas
01:12:19de problème de recrutement
01:12:20des jeunes français
01:12:21aujourd'hui
01:12:21quand on voit
01:12:22les dossiers
01:12:22l'uniforme
01:12:24viennent servir les autres
01:12:25quitte à se mettre
01:12:26en danger
01:12:26et quand on voit
01:12:27les scènes
01:12:28il faut avoir envie
01:12:28il faut avoir envie
01:12:29quand on voit ces scènes
01:12:30il faut être motivé
01:12:31il faut aimer le métier
01:12:32vraiment sincèrement
01:12:33Sabouina Berlain-Boulier
01:12:34vous avez des nouveaux chiffres
01:12:36qui viennent de tomber
01:12:36les chiffres oui
01:12:37de la mobilisation
01:12:38alors selon le ministère
01:12:39de l'intérieur
01:12:40ils sont 410 000 manifestants
01:12:43aujourd'hui
01:12:44dans les rues de France
01:12:45dont 110 000 à Paris
01:12:47ça ce sont les chiffres
01:12:48du ministère de l'intérieur
01:12:49pour les syndicats
01:12:50il serait près de 800 000
01:12:52manifestants aujourd'hui
01:12:53à travers la France
01:12:54Axel Ronde
01:12:55quand vous entendez
01:12:56votre collègue Bertin
01:12:57Malet de la gendarmerie mobile
01:12:59c'est vrai que
01:13:00comme le disait Sabouina
01:13:02le recrutement est peut-être
01:13:04un petit peu plus difficile
01:13:05du côté de la police
01:13:05ça vous confirmez ?
01:13:06écoutez oui
01:13:07parce que si vous voulez
01:13:08malheureusement
01:13:09depuis des années
01:13:10les conditions d'exercice
01:13:11sont de plus en plus
01:13:12difficiles
01:13:13et finalement
01:13:13le pouvoir d'achat
01:13:15que nous n'avons plus
01:13:16dans la police aussi
01:13:17n'intéresse plus
01:13:19certaines catégories
01:13:19de la population
01:13:20qui venaient massivement
01:13:21dans les rangs
01:13:22de la police nationale
01:13:23c'est pour ça que d'ailleurs
01:13:24nous sommes toujours
01:13:24un mouvement de policiers
01:13:26en colère
01:13:26et nous sommes toujours
01:13:27en attente
01:13:28de nous
01:13:29de satisfaire
01:13:31à nos revendications
01:13:32d'augmentation salariale
01:13:34de l'ISSP
01:13:34par exemple
01:13:35donc ça fait
01:13:36plusieurs mois
01:13:38qu'on alerte
01:13:39le ministre de l'Intérieur
01:13:40et au-delà ça
01:13:41le gouvernement
01:13:42et on a toujours eu
01:13:43une réponse
01:13:44de non recevoir
01:13:45à un moment d'aussi
01:13:46vous savez
01:13:47dans les rangs
01:13:47de la police nationale
01:13:48ça commence aussi
01:13:49à craquer
01:13:50il y a beaucoup de collègues
01:13:51qui en ont un petit peu
01:13:52ras-le-bol
01:13:52d'être maltraités
01:13:53aussi par ce qui se passe
01:13:55sur le terrain
01:13:56et de ne pas avoir aussi
01:13:57des armes intermédiaires
01:13:59efficaces
01:14:00on a diminué
01:14:01toutes les puissances
01:14:01vous parlez de terrain
01:14:02je vous interromps
01:14:03mais regardez ce qui se passe
01:14:04on va retrouver l'une de nos équipes
01:14:05au coeur de cette manifestation
01:14:07on va retrouver l'une de nos équipes
01:14:08à Cour de Vincennes
01:14:09à Paris
01:14:09pardonnez-moi
01:14:11oui alors que justement
01:14:13les policiers viennent de lancer
01:14:14des grenades lacrymogènes
01:14:15qui ont reculé
01:14:16les manifestants
01:14:17avec la police
01:14:19qui a chargé
01:14:20pour disperser
01:14:20les manifestants
01:14:21qui s'étaient réunis
01:14:23autour de l'Inde
01:14:23qui avait mis
01:14:24une rouge
01:14:25il n'y a que
01:14:26des intents
01:14:27de cela
01:14:27et
01:14:28il fait
01:14:29non
01:14:30alors un petit problème
01:14:31on a un petit problème
01:14:32de ligne
01:14:33et on peut le comprendre
01:14:34vu ces échanges
01:14:36Naïm Fadel
01:14:37quand on voit ces images
01:14:39et le recours massif
01:14:41aux forces de l'ordre
01:14:42est nécessaire
01:14:42qui est devenu inévitable
01:14:46ça révèle indiscutablement
01:14:48un échec
01:14:48et un échec
01:14:49du côté du dialogue social
01:14:51clairement
01:14:51mais je me
01:14:52vous savez
01:14:52on en finit par oublier
01:14:54ce dialogue social
01:14:55on se dit
01:14:56on finit par oublier
01:14:57que certains manifestés
01:14:59à Juste Street
01:15:01pour le pouvoir d'achat
01:15:03sur la question aussi
01:15:05des carburants
01:15:06etc
01:15:07mais on finit par oublier ça
01:15:09parce que
01:15:10ces casseurs
01:15:12ces pilleurs
01:15:12cette extrême gauche
01:15:15elle vient aussi balayer
01:15:17un peu la revendication
01:15:19noble
01:15:20des personnes
01:15:21qui veulent juste manifester
01:15:22on ne peut plus
01:15:23en France manifester
01:15:24moi je vous avais raconté
01:15:25une fois
01:15:26quand je manifestais
01:15:27le premier mai
01:15:30avec mes enfants
01:15:32en poussette
01:15:33et c'était bon enfant
01:15:35voilà
01:15:36on allait acheter
01:15:36le muguet
01:15:37les gens étaient heureux
01:15:39il y avait de la musique
01:15:40et aujourd'hui
01:15:41on n'en peut plus
01:15:42on n'en peut plus
01:15:42parce qu'on se met même
01:15:43en danger
01:15:44quand on veut manifester
01:15:46après cette mobilisation
01:15:47depuis le premier jour
01:15:48liée au blocage
01:15:50des lycéens
01:15:50avait été faite
01:15:52dans la violence
01:15:52c'est une mobilisation
01:15:53que le ministre de l'Intérieur
01:15:55avait qualifiée d'inédite
01:15:56par le fait que justement
01:15:57la violence était présente
01:15:58dès le premier jour
01:15:59c'est pas venu au fur et à mesure
01:16:01des différentes mobilisations
01:16:02donc c'est la suite
01:16:04malheureusement
01:16:05des choses
01:16:05c'était très coordonné
01:16:06les actions étaient très coordonnées
01:16:08on reprend
01:16:08mais nous allons retourner
01:16:10au cours de Vincennes
01:16:10avec l'une de nos équipes
01:16:11au coeur de cette fin de manifestation
01:16:14qui se termine mal
01:16:15avec ces affrontements
01:16:16que vous voyez
01:16:17que vous découvrez
01:16:17sur ces images
01:16:18et la charge
01:16:19c'est la bravème
01:16:21c'est la bravème
01:16:22on retrouve notre équipe
01:16:23sur place
01:16:23au coeur de ces affrontements
01:16:26vous pouvez voir
01:16:27juste en ce moment
01:16:28des tirs de mortier
01:16:29en face
01:16:31de là où on se trouve
01:16:31avec la bravème
01:16:33qui vient nous charger
01:16:34pour disperser
01:16:34des manifestants
01:16:35vous avez à la fois
01:16:37des unités de CRM
01:16:38à la fois la bravème
01:16:40avec des
01:16:43qui lancent
01:16:44des grenades lacrynogènes
01:16:45avec également
01:16:46des boucliers
01:16:47stroboscopiques
01:16:48pour tout cet armement
01:16:50intermédiaire
01:16:51qui permet
01:16:51de disperser
01:16:52les manifestants
01:16:53et puis vous avez
01:16:54ces manifestants
01:16:55qui depuis tout à l'heure
01:16:56chantent à cab
01:16:57et des slogans
01:16:57anti-police aussi
01:16:58avec un certain nombre
01:17:00d'entre eux
01:17:00qui veulent clairement
01:17:01en découdre
01:17:02avec les forces de l'ordre
01:17:03qui à chaque fois
01:17:04se rapprochent
01:17:05les provoquent
01:17:05avec des tirs de mortier
01:17:07tout à l'heure
01:17:08l'un d'eux
01:17:08est reparti
01:17:09provoquer les CRS
01:17:11avec un fumigène
01:17:12entraînant avec lui
01:17:14un certain nombre
01:17:14de manifestants
01:17:15donc vous pouvez voir
01:17:16cette situation
01:17:17toujours très tendue
01:17:18ici au cours de Vincennes
01:17:20et faites attention
01:17:22encore une fois
01:17:22protégez-vous
01:17:23on va prendre
01:17:24la direction de Nantes
01:17:25où nous étions à Nantes
01:17:26Nantes
01:17:27comment évolue
01:17:28la situation
01:17:29je suppose
01:17:30que les affrontements
01:17:31se poursuivent
01:17:32et je pense
01:17:33qu'ils vont se poursuivre
01:17:33assez longtemps
01:17:34malheureusement
01:17:37exactement
01:17:37la situation
01:17:38reste extrêmement tendue
01:17:39ici à Nantes
01:17:40vous pouvez voir
01:17:40sur ces images
01:17:41ces deux centaures
01:17:42qui ont été positionnés
01:17:44au niveau du CHU
01:17:46de Nantes
01:17:46juste à côté
01:17:48dans la rue
01:17:48qui se trouve
01:17:49juste à côté
01:17:50c'est un énorme incendie
01:17:52qui a été allumé
01:17:54par des radicaux
01:17:56ici
01:17:56en feu
01:17:57de poubelle
01:17:58au milieu
01:17:58de la route
01:17:59pour permettre
01:18:00d'empêcher
01:18:01en tout cas
01:18:01les forces de l'ordre
01:18:02d'essayer
01:18:03de gagner du terrain
01:18:04mais c'est pas
01:18:05finalement
01:18:06la seule chose
01:18:07qui a été
01:18:07mise en place
01:18:08par les manifestants
01:18:11enfin les casseurs
01:18:12ici
01:18:12puisque regardez
01:18:13également
01:18:13ces poubelles
01:18:14ces barricades
01:18:15de fortune
01:18:16qui ont été
01:18:16installées
01:18:17pour empêcher
01:18:18cette progression
01:18:19rapide
01:18:20des forces de l'ordre
01:18:21et vous pouvez
01:18:21également
01:18:22assister en direct
01:18:23à ce contrôle
01:18:25de sac
01:18:26de la part
01:18:27de ce jeune
01:18:27qui vient d'être
01:18:28interpellé
01:18:29par ce force de l'ordre
01:18:30ce qu'on peut vous dire
01:18:31c'est que la situation
01:18:32à Nantes
01:18:33elle reste
01:18:34extrêmement tendue
01:18:35les affrontements
01:18:36contre la police
01:18:38restent
01:18:39très violents
01:18:40on a pu voir
01:18:41énormément
01:18:42de jets
01:18:43notamment
01:18:43des jets
01:18:44de cocktail
01:18:44molotov
01:18:45contre ces forces
01:18:46de l'ordre
01:18:47qui depuis
01:18:48le début
01:18:49essaient de disperser
01:18:50ces 4000
01:18:51à 4500
01:18:54individus
01:18:54hostiles
01:18:55qui sont entrés
01:18:56dans le centre-ville
01:18:57du Nantes
01:18:57où la manifestation
01:18:59était interdite
01:18:59et c'est important
01:19:01de le rappeler
01:19:01cette manifestation
01:19:02était effectivement
01:19:03interdite
01:19:03et pourtant
01:19:05retour
01:19:05cours de Vincennes
01:19:07avec l'une de nos équipes
01:19:08où la manifestation
01:19:09dégénère
01:19:10que se passe-t-il
01:19:11on a vu la Bravem
01:19:12chargée
01:19:13où en est-on
01:19:14précisément ?
01:19:18Il y a eu
01:19:19des rapports
01:19:19du côté
01:19:20des forces de l'ordre
01:19:20avec la Bravem
01:19:21qui est arrivée
01:19:22des unités
01:19:22de la police nationale
01:19:24également présentes
01:19:25puisque la tension
01:19:26est montée
01:19:26vous allez voir
01:19:27sur ces images
01:19:28ici
01:19:28il y a
01:19:29les barricades
01:19:29du concessionnaire
01:19:30Audi
01:19:31qui est présent
01:19:32cours de Vincennes
01:19:33et qui s'était protégé
01:19:34les manifestants
01:19:35utilisaient ces barricades
01:19:36pour se protéger
01:19:37du canot à eau
01:19:38et des gaz lacrymogènes
01:19:40lancés par les forces
01:19:41de l'ordre
01:19:41on a vu également
01:19:42quelques interpellations
01:19:44depuis une heure
01:19:46maintenant
01:19:46il y a également eu
01:19:47des forces
01:19:48de l'ordre
01:19:49qui ont été blessées
01:19:51voilà la tension
01:19:52qui monte
01:19:53et qui ne redescend pas
01:19:54pour l'instant
01:19:55cours de Vincennes
01:19:56avec de nombreux
01:19:57effectifs de police
01:19:58qui viennent d'arriver
01:19:59en renfort
01:19:59il y a quelques instants
01:20:01alors pardonnez-moi
01:20:03pardonnez-moi
01:20:04de vous recouper
01:20:04dans votre élan
01:20:05on va revenir vers vous
01:20:07dans quelques instants
01:20:09j'ai une question
01:20:10à vous poser
01:20:10à tous les deux
01:20:12Axel Ronde
01:20:13et Bertin Malet
01:20:14quand on voit
01:20:15ce qui se passe
01:20:15à Paris
01:20:17à Nantes
01:20:18à Lyon
01:20:19est-ce que
01:20:20c'est pas
01:20:20le symbole
01:20:21d'une certaine
01:20:22difficulté croissante
01:20:23à maintenir l'ordre
01:20:25dans ces grandes villes
01:20:26je vous pose volontairement
01:20:27cette question
01:20:28à tous les deux
01:20:30l'agent à Marie
01:20:31est responsable
01:20:32de 96% du territoire
01:20:33et les grandes villes
01:20:34ne sont pas
01:20:35dans son périmètre
01:20:36bien sûr
01:20:36c'est plutôt
01:20:37le périmètre
01:20:38je m'adresse
01:20:39à tous les deux
01:20:39mais je sais que
01:20:40vous
01:20:41ce ne sont pas
01:20:42les grandes villes
01:20:43même si l'agent à Marie
01:20:44mobile
01:20:45va renforcer
01:20:45les obrées
01:20:46il y a des troubles
01:20:46et c'est plutôt
01:20:47les grandes agglomérations
01:20:48mais à tous les deux
01:20:49quel est votre regard
01:20:50par rapport à ça
01:20:51par rapport à la question
01:20:51que je vous pose
01:20:53écoutez
01:20:53c'est toujours
01:20:54la même situation
01:20:55on a affaire à des individus
01:20:56qui ne respectent plus rien
01:20:58et qui ne respectent pas
01:20:59l'autorité
01:21:00de la loi
01:21:02puisque
01:21:02on leur demande
01:21:04clairement
01:21:04de quitter les lieux
01:21:05et ces individus
01:21:06s'y maintiennent
01:21:07et au contraire
01:21:08ils commettent
01:21:09des violences
01:21:10envers les policiers
01:21:13les gendarmes
01:21:14mais aussi
01:21:14les particuliers
01:21:15les biens
01:21:16à un moment donné
01:21:17il va falloir
01:21:18donner clairement
01:21:19des moyens
01:21:20pour rétablir l'ordre
01:21:21je tiens bien
01:21:23à souligner
01:21:23c'est le rétablissement
01:21:24de l'ordre
01:21:25qui pose problème
01:21:27dans notre pays
01:21:27parce que nous n'avons pas
01:21:29les capacités policières
01:21:31pour y répondre
01:21:32parce qu'on nous a retirés
01:21:34au fil des années
01:21:35alors attendez
01:21:35on va regarder
01:21:36je vous interromps
01:21:36regardez ces images
01:21:37je vois qu'on les commente
01:21:38ensemble
01:21:39ce sont des
01:21:41c'est la Bravem
01:21:42vous me confirmez
01:21:43il y a la Bravem
01:21:44et les compagnies d'intervention
01:21:45qui sont présentes
01:21:45de la préfecture de police
01:21:46qui sont spécialisées
01:21:49pour établir l'ordre
01:21:50et pour procéder
01:21:51à des interpellations
01:21:52donc ils font
01:21:53des bons offensifs
01:21:54pour identifier
01:21:56les individus
01:21:57qui veulent
01:21:57on voit une interpellation
01:21:58en direct
01:21:59du saut de Vincennes
01:22:00voilà
01:22:01donc on va justement
01:22:02faire cet effet
01:22:03de surprise
01:22:04de ces bons offensifs
01:22:06pour aller sur une cible
01:22:07qu'on a bien identifiée
01:22:09comme étant
01:22:09un des meneurs
01:22:10un des leaders
01:22:11ou un des individus
01:22:12qui nous jettent
01:22:14des projectiles
01:22:15et on retrouve
01:22:16l'une de nos équipes
01:22:17mobilisées
01:22:17au cours de Vincennes
01:22:18avec ses scènes
01:22:19d'interpellations
01:22:20et la Bravem
01:22:21en action
01:22:22racontez-nous
01:22:25oui Thierry
01:22:26et bien
01:22:26les forces de l'ordre
01:22:27ont pu avancer
01:22:29un peu plus
01:22:29avec de multiples charges
01:22:31en utilisant
01:22:33et bien évidemment
01:22:33leurs moyens
01:22:35intermédiaires
01:22:36de défense
01:22:37vous avez vu
01:22:38sur ces images
01:22:39et bien
01:22:39plusieurs interpellations
01:22:40dans ce chaos
01:22:41il faut souligner
01:22:42quand même
01:22:43le travail
01:22:44des forces de l'ordre
01:22:45qui réussissent
01:22:45à identifier
01:22:46et à interpeller
01:22:47les fauteurs de trouble
01:22:48à interpeller
01:22:49ceux qui s'en prennent
01:22:50à eux
01:22:50puisque vraiment
01:22:51sur place
01:22:52c'est le chaos
01:22:53ces individus
01:22:54souhaitent blesser
01:22:55les forces de l'ordre
01:22:56ils utilisent
01:22:57des mortiers d'artifices
01:22:58ils utilisent
01:22:59des projectiles
01:23:00ils utilisent
01:23:01des pavés
01:23:01ils utilisent
01:23:02des barres de fer
01:23:02ils ont même réussi
01:23:03à enlever
01:23:04les panneaux
01:23:05qui protégeaient
01:23:06une concession automobile
01:23:08pour et bien
01:23:09se former derrière
01:23:11se protéger
01:23:12ils sont très organisés
01:23:13ces individus
01:23:14ils sont radicaux
01:23:15ils sont
01:23:15vêtus de noir
01:23:17et ils sont très
01:23:18très bien organisés
01:23:19en tout cas
01:23:20les forces de l'ordre
01:23:21ont fait plusieurs sommations
01:23:23ils les ont prévenus
01:23:23mais ils n'ont pas souhaité
01:23:25obéir
01:23:26et quitter les lieux
01:23:26et c'est pour cela
01:23:27qu'on arrive à une situation
01:23:28très tendue
01:23:29du cours de Vincennes
01:23:29et on reste
01:23:30en connexion
01:23:31évidemment
01:23:32avec toutes nos équipes
01:23:33qui sont sur le terrain
01:23:34pour vous faire vivre
01:23:34cette journée de mobilisation
01:23:35aux quatre coins de France
01:23:36Abouina Bélin-Bouille
01:23:37et dernières informations
01:23:38situation très tendue
01:23:39et qui risque
01:23:40d'engendrer
01:23:40des blessés
01:23:41il faut vraiment
01:23:43saisir cela
01:23:43parce qu'on nous rapporte
01:23:44qu'à Nantes
01:23:45il y a déjà
01:23:45trois ou quatre forces de l'ordre
01:23:46qui sont blessés
01:23:47nous dit la journaliste
01:23:49présente sur place
01:23:50on sait aussi
01:23:51qu'à Toulouse
01:23:51aujourd'hui
01:23:52c'est un manifestant
01:23:53un jeune de 20 ans
01:23:54qui a été grièvement blessé
01:23:55à la main
01:23:56en fin de cortège
01:23:57Toulouse
01:23:57où ils étaient tout de même
01:23:59plus de 26 000 réunis
01:24:00et c'était en fin de cortège
01:24:02lorsqu'il y a eu
01:24:03affrontement
01:24:03obligé de projectiles
01:24:04sur les forces de l'ordre
01:24:05qu'il y a eu ce drame
01:24:06dans la main
01:24:07de ce jeune homme de 20 ans
01:24:08donc vous voyez
01:24:10il y a un vrai risque
01:24:11il faut se rendre compte
01:24:12ce n'est pas qu'une histoire
01:24:14d'image
01:24:14ce n'est pas qu'une histoire
01:24:15de violence
01:24:16il y a des blessés derrière
01:24:17des deux côtés
01:24:18donc il faut quand même
01:24:20se rendre compte
01:24:20de la sensibilité
01:24:22de ce moment
01:24:23de la dangerosité
01:24:24de ce moment
01:24:24Est-ce que vous savez
01:24:25si Laurent Dunez
01:24:25a prévu d'intervenir ce soir
01:24:28ou pas
01:24:28et à quel moment
01:24:29on le sait ou pas
01:24:30parce qu'il est interviewé
01:24:31déjà deux fois
01:24:32Tout à fait
01:24:32Alors a priori
01:24:33et s'il ne le décale pas
01:24:34le ministre de l'Intérieur
01:24:35prendra la parole
01:24:36vers 19h30
01:24:37à Beauvau
01:24:38au ministère
01:24:39directement
01:24:40et il donnera déjà
01:24:41des premiers chiffres
01:24:42un premier bilan
01:24:42en cette fin de journée
01:24:44Pascal Bito Panelli
01:24:46quand vous voyez
01:24:46ces scènes
01:24:47et cette mobilisation
01:24:48de...
01:24:49Toutes ces images
01:24:50Quel regard portez-vous ?
01:24:52Toutes ces images
01:24:53nous prouvent
01:24:53que notre pays va mal
01:24:55qui souffre de
01:24:56je dirais
01:24:57de trois fractures
01:24:58une fracture sociale
01:24:59une fracture d'autorité
01:25:01une fracture du rapport
01:25:03à la loi
01:25:04Les violences
01:25:05ne sont pas que dans la rue
01:25:06elles sont aussi
01:25:07dans les esprits
01:25:09et on a l'impression
01:25:10qu'on franchit
01:25:12de plus en plus
01:25:13des limites
01:25:13que notre société
01:25:15ne devrait pas franchir
01:25:17et ça c'est très inquiétant
01:25:18Bertrand Mallet
01:25:19inspecteur
01:25:19donc la gendarmerie mobile
01:25:20vous attendiez
01:25:22à ça
01:25:22aujourd'hui
01:25:23malgré cette mobilisation
01:25:25annoncée
01:25:26par le ministre
01:25:26de l'Intérieur
01:25:27nous serons
01:25:27tous les professionnels
01:25:28s'étaient préparés
01:25:30à ce genre de scénario
01:25:33la journée
01:25:34s'est globalement
01:25:35bien passée
01:25:36au départ
01:25:36au départ
01:25:37le droit
01:25:38d'exprimer
01:25:40son opinion
01:25:41a été protégé
01:25:42et on bascule
01:25:43dans un autre cadre
01:25:44à présent
01:25:45je rebondis
01:25:46sur le
01:25:47le rapport
01:25:48à la loi
01:25:48et le rapport
01:25:50et l'augmentation
01:25:51de la violence
01:25:53c'est complètement
01:25:54objectivé
01:25:56par les gens
01:25:58chargés
01:25:58de la sécurité
01:25:59et au-delà
01:26:00du maintien
01:26:00de l'ordre
01:26:01aujourd'hui
01:26:03depuis le début
01:26:04de l'année
01:26:05nous en sommes
01:26:06à plus
01:26:077%
01:26:09par rapport
01:26:10à la dernière
01:26:10de gendarmes
01:26:11agressés
01:26:12et parmi ceux-là
01:26:13plus 20%
01:26:14de gendarmes
01:26:15blessés
01:26:16suite à agression
01:26:17attention
01:26:18en général
01:26:18je ne parle pas
01:26:19que
01:26:19et on le voit
01:26:22quand
01:26:22d'autres
01:26:25professions
01:26:25sont agressées
01:26:26nos sapeurs-pompiers
01:26:28nos élus
01:26:29il y a quelques semaines
01:26:30c'était
01:26:31les gens
01:26:32qui enseignent
01:26:32et qui s'occupent
01:26:34des enfants
01:26:34vous avez des travailleurs sociaux
01:26:36des infirmières
01:26:37tous les jours
01:26:37on parlait des violences
01:26:38des violences
01:26:41intrafamiliales
01:26:41et tout ce contentieux
01:26:42que vous connaissez bien
01:26:44continue
01:26:44nos unités
01:26:46pendant ce temps-là
01:26:47continuent à s'occuper
01:26:48des autres victimes
01:26:49en plus de gérer
01:26:50leur public
01:26:50allez on reprendre
01:26:51la direction
01:26:51du cours de Vincennes
01:26:52s'il vous plaît
01:26:56oui vous voyez
01:26:57de nombreuses forces
01:26:58de police
01:26:59viennent d'arriver
01:27:00ils gagnent du terrain
01:27:01vraiment sur cette cour
01:27:02de Vincennes
01:27:02on s'approche
01:27:03on est à une cinquantaine
01:27:05de mètres
01:27:05de Porto de Vincennes
01:27:06alors que la Bravem
01:27:09justement monte aussi
01:27:10avec ses forces de police
01:27:12on en est en train
01:27:13de passer de l'autre côté
01:27:14de la barre
01:27:14donc c'est compliqué
01:27:15vous voyez
01:27:15ces forces de l'ordre
01:27:16qui sont justement
01:27:17en train de pousser
01:27:18tous ces manifestants
01:27:19qui ont été invités
01:27:20à rentrer chez eux
01:27:21par le métro
01:27:22désormais
01:27:22c'est par la force
01:27:23que les forces de l'ordre
01:27:25travaillent
01:27:26pour vider justement
01:27:27enfin terminer
01:27:29cette manifestation
01:27:30avec des tensions
01:27:31qui ont été très fortes
01:27:32le canon a été utilisé
01:27:33des interpellations aussi
01:27:34et des forces de l'ordre
01:27:36blessées
01:27:36durant cette dernière heure
01:27:39toujours des gaz
01:27:40acrymotion
01:27:40de lancers
01:27:41des projectiles
01:27:42lancés par les manifestants
01:27:44qui sont poussés
01:27:45vous le voyez
01:27:46sur ces images
01:27:46par les forces de l'ordre
01:27:47qui avancent
01:27:48d'un pas
01:27:48très rapide
01:27:50et déterminé
01:27:51armé
01:27:51et armé
01:27:52d'une matraque
01:27:53et d'un bouclier
01:27:53pour pouvoir pousser
01:27:55les manifestants
01:27:55qui tenteraient
01:27:56de résister
01:28:00merci et bonsoir à tous
01:28:01merci et bonsoir à tous