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00:00Europe 1, le journal de 20h, Maël Hassani.
00:05Et à la une ce soir, un attentat terroriste raciste.
00:09C'est ainsi que l'Elysée décrit la fusillade perpétrée ce matin à Trappes et à la Verrière dans les
00:14Yvelines.
00:14Un homme a ouvert le feu sur des passants, bilan 1 mort et 5 blessés.
00:18L'assaillant âgé de 39 ans est toujours en garde à vue.
00:21Que sait-on sur son profil ? Réponse dès le début de ce journal.
00:24Comment éviter de nouvelles émeutes ce samedi partout en France ?
00:28Une question au cœur d'un conseil de défense à l'Elysée à la veille de l'acte 2 de
00:32la mobilisation contre la Vichère.
00:33L'exécutif joue gros et les commerçants se barricadent.
00:37Reportage européen dans les rues de Marseille dans les prochaines minutes.
00:39Dans ce journal, nous serons également à Orléans où le congrès du RN ce week-end est menacé par l
00:45'ultra-gauche.
00:45Certains habitants préfèrent quitter la ville face au risque de débordement.
00:49Un congrès qui constitue un véritable test pour notre démocratie, nous dira la signature européenne du vendredi.
00:55Catherine Ney, rendez-vous dans une quinzaine de minutes.
00:58Et puis le bilan de la tempête austine.
01:00Au moins un mort et des centaines de milliers de foyers privés de courant.
01:04Europe 1
01:06C'est donc selon l'Elysée un attentat terroriste raciste qui s'est produit ce matin dans les Yvelines.
01:13Un homme muni d'une arme automatique a tiré en rafale sur des passants dans les communes de Trappes et
01:18La Verrière.
01:18Bilan, un mort et cinq blessés dont une enfant de 12 ans.
01:22Emmanuel Macron est sur place.
01:23Ce soir, le président de la République est en train de s'exprimer.
01:27Ce qui s'est passé aujourd'hui est un tournant dans la vie de notre République et de notre nation.
01:34Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est un attentat terroriste raciste.
01:37Un homme a été tué ce matin par un de nos copatriotes sur la base d'une idéologie raciste.
01:44On a cinq victimes par ailleurs dont une petite fille de 12 ans qui est en train de se battre
01:49à l'hôpital au moment où on se parle.
01:52Ces personnes, elles ont été visées à raison de leur couleur ou de la religion supposée et pour rien d
01:59'autre.
02:00Mais je vais vous dire aussi que nous ne céderons rien.
02:03Voilà Emmanuel Macron qui vient tout juste de s'exprimer depuis Trappes dans les Yvelines.
02:09Après cette fusillade perpétrée ce matin et qui a donc fait un mort et cinq blessés,
02:14le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête.
02:17Jean-Baptiste Marty, l'assaillant âgé de 39 ans, est en garde à vue en ce moment.
02:22Que sait-on sur son profil ?
02:23Eh bien, il s'agit d'un homme né en 1987 à Saint-Cyr-l'école dans les Yvelines.
02:28Il a 39 ans, selon les informations d'Europe 1.
02:31Il est connu des services de police, notamment pour des délits de droit commun,
02:34pour des dégradations de biens, du recel de vol,
02:36mais aussi pour usage de stupéfiants dans sa voiture lors de son interpellation.
02:41Les enquêteurs ont notamment retrouvé de la drogue, plus précisément de la cocaïne.
02:45Selon les premiers éléments de l'enquête, l'assaillant aurait agi avec préméditation.
02:49Son logement était en effet piégé lors de la perquisition de son domicile.
02:53Les policiers du raid et les démineurs ont découvert des bonbonnes de gaz.
02:57Le suspect les aurait disposées de manière à ce qu'elles soient prêtes à exploser.
03:00Il a donc été interpellé dix minutes après son périple meurtrier.
03:03Il a été placé en garde à vue du chef de meurtre et de tentative de meurtre.
03:07Une garde à vue qui peut durer jusqu'à 96 heures, soit jusqu'à mardi matin.
03:11Jean-Baptiste Marty, journaliste police-justice à la rédaction d'Europe 1.
03:15Et ce soir, le parquet national antiterroriste annonce qu'un membre de l'entourage familial de l'assaillant
03:21est lui aussi placé en garde à vue.
03:23La CRS 8, spécialisée dans le maintien de l'ordre, est déployée à plaisir à la commune de résidence du
03:30tireur.
03:31Et cette terrible attaque intervient dans un contexte social déjà troublé.
03:34À la veille de l'acte 2 de la mobilisation contre la Vichère,
03:38une journée sous haute surveillance après les émeutes et les pillages observés lors de l'acte 1 samedi dernier,
03:43les Français retiennent leur souffle, les commerçants durement touchés le 17 octobre tout particulièrement.
03:49Mais Alexandre Chauveau, les enjeux sont immenses d'abord pour l'exécutif.
03:52Oui, parce que toute la semaine, l'exécutif a dit et répété que tout serait fait
03:56pour que les scènes d'émeutes et de pillages du week-end dernier ne se reproduisent pas aujourd'hui.
04:00Emmanuel Macron a tenu un conseil de sécurité jeudi, un conseil de défense hier matin,
04:05avant de se rendre hier soir auprès des forces de l'ordre à Paris.
04:08Bref, le chef de l'État est à la manœuvre.
04:10Et donc, en première ligne, si de nouvelles violences avaient lieu aujourd'hui,
04:13un scénario que personne n'écarte néanmoins au plus haut sommet de l'État,
04:17en dépit du dispositif de sécurité détaillé par Laurent Nunez,
04:2070 000 policiers et gendarmes partout sur le territoire,
04:23et la mobilisation du GIGN, de la BRI et du RAID.
04:27On est prêts à être extrêmement réactifs, extrêmement fermes,
04:31et on ne laissera absolument rien passer, rien passer.
04:35Laurent Nunez, qui a promis d'être aux commandes aujourd'hui,
04:38et qui lui aussi joue gros si un nouveau week-end de violence devait avoir lieu.
04:42Alexandre Chauveau, du service politique d'Europe 1,
04:45et pour éviter les débordements, les autorités multiplient les restrictions.
04:48À Marseille, une seule manifestation autorisée,
04:51les transports publics suspendus toute la journée.
04:54Un seul cortège également à Paris, entre les portes de Vincennes et d'Italie,
04:58et non plus Bastille Nation.
05:00Trajet modifié par la préfecture, malgré l'opposition des syndicats.
05:03Plusieurs grands musées de la capitale, comme le Louvre, le musée d'Orsay,
05:06ou encore le Grand Palais, resteront fermés.
05:09Autre point chaud de ce samedi de tous les dangers, Orléans.
05:12C'est là-bas que le congrès du Rassemblement National se tiendra,
05:16tout au long du week-end, sous la menace de 20 000 à 30 000 contre-manifestants,
05:20venus dire leur opposition à Marine Le Pen,
05:22parmi eux des milliers d'éléments d'ultra-gauche.
05:24Et malgré le dispositif de sécurité massif prévu par la préfecture,
05:28certains habitants préfèrent se claquemurer,
05:30voire quitter la ville par crainte des violences.
05:33Le reportage de l'envoyé spécial d'Europe 1, Laura Legault.
05:36En centre-ville, les habitants profitent du calme avant l'agitation du week-end
05:39pour faire leur dernière course et éviter de sortir pendant les manifestations.
05:43Samedi, je ne sors pas de chez moi.
05:45Non, non, non, ça c'est sûr.
05:46Il y aurait déjà assez de monde comme ça, c'est pas la peine de venir en mettre un peu
05:49plus.
05:49Oui, dans ces cas-là, j'évite, je fais attention, oui.
05:52Foudia vient faire du shopping en centre-ville.
05:54Elle a la chance d'habiter en périphérie.
05:57Demain, elle restera confinée chez elle.
05:59On vient souvent sur Orléans quand on a des trucs à faire,
06:02mais c'est sûr que samedi, je ne serai pas là.
06:03Si on a décidé de déjeuner avec des amis,
06:06je suis sûre que tout, on va dire,
06:08ben non, pas samedi parce que ça va être chaud.
06:09Il y a ceux qui restent à la maison et ceux qui décident carrément de quitter Orléans.
06:14Comme Claire, elle part au week-end avec son mari.
06:16Même le trajet est adapté pour éviter les violences.
06:20Nous avons prévu de passer par l'autoroute et non pas par le centre-ville,
06:23justement pour éviter toutes ces manifestations intempestives
06:26et qui parfois me semblent un petit peu violentes.
06:29Et ce, malgré le dispositif important de sécurité qui sera déployé.
06:33Ça me rassure, mais pour autant, nous éviterons le centre d'Orléans.
06:37Les habitants fuient et les commerçants se barricadent.
06:39Ils sont nombreux à garder le rideau baissé ce week-end.
06:43Orléans, Laura Legault, Europe 1.
06:44Des commerçants qui se préparent au pire face au spectre d'un deuxième samedi de cauchemars.
06:49Vous l'avez entendu.
06:50Illustration dans les rues de Marseille dans quelques instants.
06:5320h07 sur Europe 1.
06:55Europe 1.
06:57Le journal de...
06:58France Alliance Travel.
06:59Europe 1.
07:00Le journal de 20h.
07:01Maëlle Sany.
07:03La ville de Marseille sera quasiment sous cloche demain par crainte de nouvelles émeutes
07:08à l'occasion de l'acte 2 de la mobilisation contre la vie chère.
07:11Aucun transport public.
07:13Une seule manifestation autorisée.
07:15Pas de quoi rassurer les commerçants de la cité fosséenne.
07:18Profondément choqués par les attaques d'émeutiers contre plus de 300 magasins samedi dernier.
07:22Comme l'a constaté le correspondant d'Europe 1, Stéphane Burgatte.
07:25Une véritable psychose gagne les commerçants du centre-ville, témoigne la coiffeuse
07:29et présidente de l'association des commerces positifs Marie-Pierre Cartier.
07:33Vraiment c'est hyper anxiogène.
07:35On ne sait même pas la personne qui regarde une vitrine si elle repère ou pas.
07:39On a des coups de fil qui sont donnés.
07:41On ne sait pas si c'est un client ou si c'est quelqu'un qui repère ce qu'on
07:45a.
07:45Il y a des gens qui ont été menacés bien sûr.
07:47On va venir éviter ton commerce.
07:49Bon voilà.
07:50On s'assure que là on ne dort pas à la nuit.
07:52Mieux vaut prévenir que guérir poursuit-elle et la solidarité joue pour aider de nombreux commerçants à exfiltrer leurs stocks.
07:58On a beaucoup d'entreprises de la région et ça fait très chaud au cœur.
08:02Les entreprises qui nous prêtent des véhicules pour qu'on puisse sortir tous les stocks, on ne peut pas le
08:07faire à pied.
08:07C'est le cas de la sommelière Nicole Richard-Verspiret, présidente de l'association Commerce 13.
08:12Nous le commerce il va être vidé.
08:13Tout ce qui est de valeur de toute façon on l'a déjà enlevé.
08:16Et tout ce qui reste on va continuer à l'enlever, il n'y aura plus rien.
08:18Donc après si on est cassé, on est cassé, mais on va vider le magasin.
08:22C'est un chantier quoi.
08:22Tout est prévu.
08:23Et dans ces artères commerçantes, le décor n'est plus le même.
08:26Les vitrines ont presque toutes ses dés et la place aux palissades gardées par des vigiles.
08:30Marseille, Stéphane Burgatte, Europe 1.
08:31Et dès le 5 novembre, l'intersyndicale reprendra le flambeau de la contestation.
08:36Journée de grève et de manifestation qui promet d'être très suivie.
08:39C'est une première.
08:40Tous les syndicats de l'enseignement privé sous contrat appellent aujourd'hui à rejoindre cette mobilisation.
08:45Il réclame notamment des augmentations de salaires au niveau de l'inflation.
08:49Dans l'actualité de ce vendredi soir également, un premier revers majeur pour le gouvernement
08:54dans le cadre de l'examen du budget.
08:56Le volet recette du projet de loi de financement de la sécurité sociale rejeté à la quasi-unanimité aujourd'hui.
09:02Un mauvais signal envoyé au marché qui scrute de près la capacité de la France à rétablir ses comptes publics.
09:08L'agence Moody's doit justement actualiser la note de la dette française dans la soirée.
09:13Et puis cette première tempête de l'automne, la dépression austine qui a balayé le quart nord-ouest de la
09:18France.
09:19Le bilan est lourd dans le département de la Manche.
09:21Un mort et deux personnes prises en charge en urgence absolue.
09:26Bonsoir Mathieu Prior.
09:27Bonsoir Maëlle, bonsoir à tous.
09:29Plusieurs régions ont été touchées par des perturbations tout au long de la journée.
09:32Oui, des arbres déracinés, des poteaux déchirés, des toits envolés, 288 600 foyers sont toujours privés d'électricité.
09:40La Bretagne est la région la plus touchée.
09:41Olivier Guégan est le maire de Malguénac dans le Morbihan.
09:44Ce matin, on a dénombré quand même quelques peu d'arbres tombés sur les routes.
09:48Donc il y a une couture dans un village depuis 22h hier soir.
09:51Aussi, on a eu un arbre tombé sur une ligne à haute tension.
09:54Nous c'est très boisé, donc il y a énormément de feuilles, de branches.
09:57Il y a des endroits où on ne va même pas la route.
09:58Les équipes d'Enedis interviennent petit à petit pour rétablir le courant.
10:02Dans le Finistère, on compte 359 interventions des pompiers, notamment pour des toitures arrachées.
10:08Plusieurs ponts sont fermés à la circulation, comme celui de Saint-Nazaire.
10:11Des annulations de vol sont programmées sur l'aéroport de Nantes.
10:14Par précaution, la SNCF a interrompu la circulation ferroviaire sur les lignes normandes,
10:19partiellement sur les voies bretonnes et nordistes.
10:22A Saint-Malo, le village de la route du Rhum qui doit accueillir,
10:25plus d'un million de personnes est fermées jusqu'à nouvel ordre.
10:27La tempête hausse-ligne s'évite aussi en Belgique, où l'on compte 4 personnes blessées.
10:33Mathieu Prior, et ce soir, il n'y a plus aucun département en alerte au vent violent.
10:38Marlène Duré ?
10:39Effectivement, ça régresse petit à petit, sauf du côté de la Méditerranée.
10:43Vous savez que le vent va se renforcer, notamment dans le domaine de la Tramontane,
10:46dans la vallée de l'Aude, près des Côtes-Varoises et autour de la Corse.
10:49Alors, même s'il faiblit demain matin, sachez qu'il pourra souffler encore violemment au niveau des extrémités corse demain
10:55matin,
10:55jusqu'à 110 km à l'heure sur le Cap-Corse.
10:58Ailleurs, eh bien, demain, notez-le, une nouvelle perturbation arrive, pluvieuse, venteuse,
11:03mais même si le vent se renforce près de la Manche, on ne dépassera pas les 60 à 80 km
11:07à l'heure.
11:08Ces pluies vont gagner les régions du Nord-Ouest jusqu'au Pays de la Loire.
11:11Demain après-midi, le Perche, l'Ouest des Hauts-de-France.
11:14A l'avance, c'est-à-dire sur une bonne partie du territoire, le ciel va devenir de plus en
11:18plus gris.
11:19Avec des passages pluvieux, il faudra vraiment se rapprocher des Pyrénées, de la vallée du Rhône et de la Méditerranée
11:23pour trouver du temps sec.
11:24Et puis dimanche, ce sera le front froid de la perturbation qui arrivera.
11:28Et à nouveau, on aura droit à un passage pluvieux.
11:30Les températures pour demain, entre 10 degrés à Langres et 22 à Bastia avec 12 à Paris.
11:34Merci beaucoup Marlène Duret, c'était votre météo 20h13 sur Europe 1.
11:41Dans un instant, l'édito politique de Vincent Trémollet de Villers,
11:44consacré au congrès du RN à Orléans ce week-end, menacé par l'ultra-gauche.
11:57Merci d'écouter Europe 1 en ce vendredi soir.
12:00Place maintenant à vos signatures européennes, celles qui vous réveillent tous les matins
12:04entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
12:08On commence par l'édito politique de Vincent Trémollet de Villers, du Figaro.
12:12Et demain, Vincent, le Rassemblement National organise son congrès à Orléans.
12:16La gauche décide de se mobiliser pour dire son opposition au parti de Marine Le Pen.
12:21On attend des dizaines de milliers de personnes.
12:24Ça nous donne une idée de ce que va être la campagne.
12:26Ça nous donne surtout une idée assez précise de la bêtise de la gauche processionnaire.
12:30Depuis 40 ans, elle n'applique qu'un seul programme, une seule stratégie, une seule morale.
12:35C'est de se mettre en marche contre Le Pen.
12:38Selon la formule d'Albert Camus, le propre de la bêtise, c'est qu'elle insiste.
12:42Eh bien, cette gauche qui a abandonné l'école, la laïcité, la frontière, le travail, l'industrie, insiste.
12:47Elle insiste dans son obsession à pétitionner, vitupérer, manifester.
12:50Elle ne propose rien d'autre qu'une vacuité navrante déguisée en antifascisme.
12:55Et le plus fascinant, c'est que c'est une stratégie catastrophique pour elle.
12:59Dans l'opinion, la gauche n'a jamais été aussi faible.
13:01Et le Rassemblement National, autant attractif à croire que les mutins de panure, je chère un Philippe Muray,
13:07sont devenus les meilleurs agents électoraux de Marine Le Pen.
13:09Vous dites que ça ne marche pas, mais pourtant, ils vont être tous unis à Orlais en ce week-end.
13:13Ils seront tous là.
13:14On retrouvera le cortège des militants socialistes, écologistes, insoumis, communistes,
13:19Bali Bagayoko et Olivier Faurent en tandem, Big Flo et Oli.
13:22L'idéologie en plus et le talent poétique en moins.
13:26Avec eux, toute la gauche fera bloc avec la France insoumise.
13:29Raphaël Glucksmann restera spectateur, comme au bon vieux temps du nouveau Front populaire.
13:33Et c'est un des intérêts de cette histoire.
13:35Elle nous montre que les promesses de rupture des socialistes avec LFI ont tenu quelques jours.
13:40Comme d'habitude, au nom de la lutte contre le RN, la gauche, à la fin, fera alliance avec Jean
13:44-Luc Mélenchon.
13:45Et comme après les européennes en 2024, tout ce petit monde fait comme si Raphaël Glucksmann n'existait pas.
13:51Il a gagné la primaire socialiste, mais les socialistes l'ont déjà effacée.
13:54Effacer ou rendre invisible sur la photo celui qui dérange est un vieux truc,
13:58qui depuis Staline marche très bien à gauche.
14:00On peut aussi voir cette mobilisation comme une volonté de faire prendre conscience
14:04de la force du RN qui s'approche du pouvoir.
14:07Mais dans ce cas, il faudrait faire un cortège à chaque sondage.
14:10On peut tourner les choses comme on veut.
14:13Cette manif n'a aucun sens.
14:15L'objet officiel de la mobilisation, c'est le congrès du RN qui sient ce week-end.
14:19Faut-il comprendre que ce parti n'a pas le droit de se réunir en congrès ?
14:22Ou pire encore, que sa seule existence mérite que l'on déplace 30 000 personnes un samedi après-midi ?
14:27Mais le Rassemblement National se présente aux élections depuis des décennies.
14:30Il a des maires, il a des députés, il a des millions d'électeurs.
14:33Il y a mille façons de s'y opposer.
14:35Pour celui qui veut éviter la victoire de Madarine Le Pen,
14:37le chemin le plus sûr, c'est d'aller voter dans une urne, pas de marcher dans la rue.
14:42Mais ce principe élémentaire, la gauche française n'est plus capable de le comprendre.
14:47Et en fait, comment s'en étonner ? Elle a tout retourné.
14:49Si on l'écoute, c'est la police qui menace les délinquants.
14:52Israël est un pays nazi, un homme est une femme, les autochtones sont des colons,
14:56la France souffre du libéralisme, la culture générale est une domination,
15:00le mérite est un privilège, la volonté populaire c'est une menace,
15:03et la réalité c'est une illusion.
15:05On pourrait en rire, mais si ce fanatisme vertueux ne légitimait pas au nom de principes supérieurs
15:11la destruction de biens et la violence sur les personnes,
15:14parce que derrière cette manifestation de vitrine, il y a des milliers d'activistes
15:19prêts à brûler, à casser et même, on l'a vu à Lyon en février dernier, à tuer.
15:24C'est bien dans cette intimidation, ce harcèlement, cette agressivité des soi-disant antifas
15:29que la démocratie est directement menacée, entre défilé de nian-nian et fièvre de violence,
15:35la gauche processionnaire nous prouve qu'on peut être à la fois bête et méchant,
15:38que ce n'est pas incompatible.
15:40Europe 1, le journal de 20h, Maëlle Hassani.
15:45Vincent Trémolet de Villers, l'édito politique avec nos amis du Figaro,
15:49tous les matins à 7h50 sur Europe 1.
15:51Et on a bien compris que ce congrès du RN à Orléans ce week-end
15:55sera un véritable test pour la démocratie.
15:57L'ultra-gauche pourra-t-elle empêcher Marine Le Pen de réunir ses militants ?
16:01Décryptage avec la signature Europe 1 du vendredi.
16:04Catherine Ney.
16:06Europe 1, le journal de 20h.
16:08Mais oui, combien seront-ils à débarquer dans la capitale du centre Val-de-Loire ?
16:13116 000 habitants, 40 000, dit-on, venus de toute la France,
16:17dont 30 000 antifascistes.
16:19En réalité, c'est fascistes qui viennent avec l'intention de prendre en otage un congrès politique,
16:24une manifestation pacifique, sans prendre aux forces de l'ordre,
16:27menacer les habitants, piller les commerces et dégrader les bâtiments publics.
16:32Marine Le Pen prononcera son discours dimanche après-midi.
16:35La salle Arena avait été louée avant l'été par le Rassemblement National.
16:40Elle peut accueillir 10 000 personnes.
16:41Les militants vont arriver à partir de samedi.
16:44Comment éviter que les gens se croisent ?
16:46Les agressions sont toujours possibles.
16:49Il y a aussi des craintes pour la nuit de samedi à dimanche.
16:52Mais pour que l'ordre triomphe, il faut un travail de préparation sur place en bonne intelligence,
16:56dites-vous Catherine.
16:57Oui, il faut absolument l'entente entre une trinité.
17:01C'est-à-dire d'abord le préfet, qui est le responsable du maintien de l'ordre,
17:04le maire de la ville, et leur entente ne va pas toujours de soi,
17:08la procureure aussi, ce qui n'est pas toujours le cas.
17:10Mais en l'occurrence, à Orléans-Toubaigne, presque un cas d'école.
17:14D'abord le préfet Hugues Boutou, qui n'est pas n'importe qui,
17:16agrégé de droits publics, ex-professeur à l'université Paris-Décart,
17:20est un grand juriste.
17:21En plus, c'est une carrure, bâtie à coups de boxe anglais, judo, rugby,
17:24une stature, une gueule.
17:25L'incarnation de l'autorité, quelqu'un qui ne s'embarrasse pas
17:29de circonvolution diplomatique pour dire les choses.
17:32Il parle de rue.
17:33Et après le fiasco sécuritaire du 17 octobre,
17:36qui a valu à Laurent Nunez de poser sa démission,
17:38qui a été refusé, lui prévient,
17:40il n'y aura aucune excuse à la violence sociale et à la sauvagerie.
17:45Préfet de Léros et des Alpes-Maritimes,
17:47où il fut très impliqué dans la lutte contre l'immigration illégale,
17:50Bruno Retailleau l'avait nommé secrétaire général du ministère de l'Intérieur.
17:54Le voilà dans le Loiret.
17:56C'est un poste de haute confiance.
17:57Un homme qui a eu la surface pour obtenir des moyens spéciaux
18:00en adéquation avec les besoins.
18:02Et outre le déploiement policier,
18:05il a obtenu 14 escadrons de gendarmes mobiles.
18:09Ils ne seront pas là pour dialoguer, prévient-il.
18:12Et il a aussi le maire Serge Gouard,
18:15pardon, excélère, élu, réélu depuis 2001.
18:18Oui, un type formidable, un élu qui ne m'adigne pas avec la sécurité.
18:21Il a été l'un des premiers à installer une vidéoprotection dans sa ville
18:24et il était éreinté par la presse de gauche.
18:27Durant l'été 2001, pour mettre un terme à la délicence des mineurs la nuit,
18:31il avait pris un arrêté pour interdire au moins de 13 ans
18:33de traîner dans les rues entre 23h et 6h du matin.
18:37Eh bien, la presse de gauche l'avait aussi éreinté.
18:39Et Daniel Vaillant, le ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin,
18:42l'avait déféré au Conseil d'État au motif qu'il portait atteinte
18:45aux libertés fondamentales de la République.
18:47Eh bien, figurez-vous que le Conseil d'État, pour une fois, avait donné raison au maire.
18:51Il a été le premier à interdire à stopper les rodéos en moto.
18:54Les motos saisies pouvaient être détruites sous l'autorité du procureur de la République.
18:59La justice fonctionne bien, me dit-il.
19:01Les magistrats, en réalité, sont victimes des modifications incessantes du code pénal.
19:06Le législateur n'arrête pas de complexifier le droit, ce qui retarde tout.
19:11Serge Grouard marche main dans la main avec le préfet.
19:15Il a demandé aux habitants de ne pas utiliser leur voiture pendant le week-end,
19:18aux commerçants de barricader leur commerce.
19:20Le week-end dernier, un seul magasin avait été pillé à Orléans.
19:24Ils vendaient des trottinettes, elles ont toutes été volées.
19:27Et puis, il y a la procureure, madame Bocanek-Purenne.
19:29Oui, un procureur favorable au maintien de l'ordre en amont, ce qui est son appanage,
19:34de signer les réquisitions qui autorisent la procédure pénale
19:37pour autoriser les forces de l'ordre à fouiller les véhicules,
19:39ouvrir les coffres et les bagages à l'entrée des autoroutes et à la sortie des gares.
19:43En aval, lors des comparutions immédiates, évidemment,
19:46tout dépend du juge qui préside l'audience.
19:49En tout cas, un week-end à regarder à la loupe
19:51parce qu'il aura un gros impact sur le déroulé de la future campagne électorale.
20:18L'enquête du vendredi de la rédaction d'Europe 1 en ce vendredi.
20:23L'enquête du vendredi de la rédaction d'Europe 1,
20:25alors que la France redoute ce qui pourrait se passer à nouveau demain
20:28après les saccages du 17 octobre.
20:30Plusieurs voix s'élèvent à droite,
20:32notamment pour réclamer l'état d'urgence ainsi de Bruno Retailleau.
20:36Mais l'exécutif s'y refuse,
20:38estimant que ce serait de nature à troubler l'élection présidentielle.
20:41Alors, qu'est-ce que changerait l'instauration de l'état d'urgence ?
20:45On voit ça avec vous, Christophe Bordet. Bonjour.
20:46Bonjour à tous.
20:47Tout d'abord, rappelez-nous en quoi consiste l'état d'urgence, que permet-il ?
20:50Alors, écoutez, c'est un dispositif exceptionnel déclenché par le gouvernement
20:55lorsque la situation est particulièrement grave.
20:58Il peut concerner tout le pays ou seulement une partie du territoire.
21:03Il donne temporairement aux autorités des moyens supplémentaires
21:07pour rétablir l'ordre et protéger la population.
21:10Alors, ça passe évidemment par la restriction de certaines libertés,
21:14comme l'interdiction de manifester,
21:15les assignations à résidence,
21:17les perquisitions administratives,
21:20la fermeture de lieux de culte
21:22ou de certains sites faisant l'apologie du terrorisme.
21:25En clair, l'état peut agir plus vite
21:28et plus largement lorsque les outils habituels ne suffisent plus.
21:31Mais attention,
21:33l'état d'urgence dure au maximum 12 jours
21:36et il ne peut être prolongé
21:37qu'avec l'aval, l'autorisation du Parlement,
21:40c'est-à-dire évidemment les députés et les sénateurs.
21:43Combien de fois, Christophe,
21:44la France a-t-elle eu recours à l'état d'urgence ?
21:46Alors, j'ai regardé ça de près.
21:48Au total, huit fois.
21:49La première, c'était en 1955.
21:52Pendant la guerre d'Algérie,
21:53les attentats se multipliaient.
21:55Le FLN faisait exploser des bombes
21:58dans une Algérie
21:59qui était encore un territoire français
22:00divisé en départements.
22:02Et puis alors, les dernières fois,
22:042005, au moment des émeutes dans les banlieues,
22:072015, après les attentats de Paris et de Saint-Denis,
22:10l'état d'urgence avait duré pratiquement deux ans.
22:14Et puis la toute dernière fois,
22:15c'était en 2024,
22:17lors de la crise en Nouvelle-Calédonie,
22:19un gendarme avait été tué, il faut le rappeler.
22:21Christophe, en 2021,
22:22le Conseil d'État avait alerté
22:24sur les limites du dispositif d'état d'urgence.
22:27Oui, il avait reconnu son utilité à court terme.
22:30Il permet d'agir rapidement,
22:32cet état d'urgence,
22:33et de prendre des mesures difficiles,
22:35voire impossibles en temps normal.
22:36Mais il ne doit pas devenir
22:38un mode de gouvernement permanent.
22:41Des pouvoirs exceptionnels
22:42ne sont pas faits pour durer
22:44dans une démocratie.
22:45L'efficacité de ces mesures,
22:47selon le Conseil d'État,
22:49dépend en fait de l'adhésion,
22:50de l'acceptation de la population.
22:52Il faut que les Français soient convaincus
22:55de leur bien fondé,
22:56sinon, eh bien, ça ne fonctionne pas.
22:58Et puis, il ne s'agit pas non plus
23:01de déclencher tous les quatre matins,
23:03de le déclencher tous les quatre matins,
23:04sinon, eh bien, on risque de donner le sentiment
23:07que le droit ordinaire ne suffit plus
23:09à faire fonctionner le pays.
23:10D'ailleurs, c'est tout le paradoxe.
23:12L'état d'urgence est prévu pour répondre
23:14à une situation où tout vacille.
23:17Mais s'il devient une habitude,
23:19on finit par sacrifier ce que l'on veut sauver,
23:22c'est-à-dire notre démocratie.
23:23L'enquête de la rédaction d'Europe 1
23:25tous les vendredis à 7h40.
23:28Place à l'édito de Laurent Tessier.
23:30À présent, Laurent, cela faisait longtemps
23:32que l'écologiste Sandrine Rousseau
23:34ne s'en était pas pris à notre consommation de viande.
23:37Eh bien, elle a récidivé hier
23:38à l'Assemblée nationale.
23:40Ah oui, la gauche a de grands combats.
23:42En ce moment, nous sommes dans les débats
23:43sur le projet de loi de financement
23:45de la sécurité sociale.
23:45Le quotidien est déjà difficile
23:47pour bon nombre de familles.
23:48Faire le plein de carburant,
23:49remplir le chariot chaque week-end
23:51au supermarché.
23:51Eh bien, hier, la députée écologiste
23:53Sandrine Rousseau a choisi
23:55de poursuivre sa lutte contre la viande.
23:57Je pense que c'est un amendement
23:58qui va beaucoup plaire
24:00au camp d'en face, là-bas.
24:01C'est une taxe sur la viande.
24:04Ah, il y a tous les chasseurs de mammouths
24:06qui sortent, là.
24:08Qui sortent de leur caverne.
24:10Vous aimez la viande,
24:11vous êtes un chasseur de mammouths.
24:13Et avec la gauche, vous êtes sûr
24:14de trouver toutes les taxes possibles.
24:16Taxer, taxer, encore taxer.
24:17C'est une passion.
24:18La suite des propos de Sandrine Rousseau
24:20hier à l'Assemblée.
24:20L'idée est d'aller chercher
24:21les transformateurs de viande.
24:23Donc, de ne pas taper sur les producteurs
24:26et sur les éleveurs
24:27qui vendent en direct,
24:28mais sur ceux qui transforment de la viande
24:29et qui ajoutent à cette viande
24:31tout un tas de produits.
24:33L'écologiste Sandrine Rousseau
24:34aimerait lancer cette taxe.
24:3510 centimes d'euros par 100 grammes de viande
24:37dans le viseur, notamment les saucisses,
24:39le saucisson.
24:40Et certains vont dire
24:40ce n'est pas grand-chose,
24:41mais encore une taxe
24:42pour ajouter de la difficulté
24:43à des familles qui doivent tout compter
24:44ou chaque euro compte.
24:45Et attention, dans l'esprit de la députée,
24:47ce n'est qu'une première étape.
24:48Tous les organismes qui s'intéressent
24:50à la transformation écologique
24:51disent tous de manière tout à fait unanime
24:53qu'il faut diminuer la viande
24:55d'à peu près 80%.
24:56Et donc, nous vous proposons
24:57de commencer modeste là-dedans.
24:59Alors forcément,
25:00cette dernière idée de l'écologie,
25:01Sandrine Rousseau,
25:02a mis de l'animation hier à l'Assemblée.
25:04Le député RN, Laurent Jacobéli,
25:05lui a répondu quelques instants plus tard.
25:07Le message aux Français est clair.
25:09Si vous ne mangez pas que du quinoa,
25:11du blé dur ou autres graines,
25:13eh bien, on va vous taxer, taxer, taxer.
25:16Madame Rousseau, voyons-nous cet été
25:18autour d'une bonne grillade.
25:20Et discutons !
25:21L'écologiste Sandrine Rousseau
25:23et la viande, c'est une obsession.
25:24En mai dernier,
25:25nous en avions parlé sur Europe 1.
25:26Une idée lui était venue
25:27ne plus dire
25:28« Je mange un steak,
25:29mais je mange un cadavre d'animal ».
25:30Les menus des restaurants
25:32auraient beaucoup plus d'allure
25:34s'il y avait cadavres de vaches
25:38plutôt qu'entre eux.
25:39Et à chaque fois une provocation,
25:40il y a eu le barbecue,
25:41symbole de virilité.
25:42Une élue qui le dit depuis des années,
25:44elle mène une bataille culturelle.
25:45C'est ce qu'elle déclarait en août 2022
25:47aux journées d'été des écologistes.
25:48Et donc, il y a aussi quelque chose
25:49de l'ordre d'une bataille culturelle
25:50vraiment à mener
25:51pour rendre attractif
25:53le repas végétal.
25:55Eh bien, ce n'est pas gagné.
25:56Son amendement pour taxer la viande
25:57a été rejeté hier.
25:5884 voix contre,
25:5914 voix pour.
26:00Mais voilà l'état d'esprit
26:01de certains élus à gauche
26:02obsédés par leur idéologie
26:03et leur taxe en tout genre.
26:09L'édito de Laurent Tessier
26:11tous les matins à 6h15
26:13et 7h20 sur Europe 1.
26:15Très belle soirée.
26:16A l'écoute de votre radio
26:18dans un instant.
26:19Votre journal permanent
26:20suivi du Studio des Légendes
26:22avec Cyril de la Morinerie.