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  • il y a 8 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:01Europe 1 Soir, 18h, 20h, Hélène Roué.
00:04Toujours avec mes débatteurs Jules Torres et Vincent Roy,
00:07je vous propose d'écouter un grand commentateur de la vie politique française.
00:11Il s'appelle Donald Trump.
00:12Et alors il nous livre une bonne analyse parce qu'il nous dit que demain va probablement être une très
00:16mauvaise journée en France.
00:18Je pense que demain va probablement être une mauvaise journée en France.
00:23La France est vraiment en difficulté.
00:25C'est ce qui arrive quand on va à gauche.
00:27C'est ce qui se passe quand vous autorisez un nombre illimité de personnes à entrer dans votre pays,
00:32en provenance de pays très hostiles.
00:35Alors Vincent Roy, Donald Trump fait le lien avec l'immigration.
00:38Emmanuel Petit fait le lien avec l'immigration.
00:40Éric Zemmour fait le lien avec l'immigration.
00:42Peter Maga aussi, le héros effectivement du centre qui a réussi à battre Victor Orban en Hongrie,
00:47fait le lien avec l'immigration.
00:48On a besoin que ce soit des personnalités de l'étranger qui nous le disent pour le comprendre ?
00:51Mais il y a un lien avec l'immigration.
00:54Une partie de l'immigration.
00:56Oui, évidemment.
00:57Mais il y a un lien entre les événements auxquels nous avons assisté et notre politique migratoire.
01:04Oui, notre politique migratoire depuis des années.
01:07Ce n'est pas la politique migratoire d'il y a un an.
01:11Il y a effectivement un lien.
01:13On a vu des billards appartenir à l'immigration, bien entendu.
01:23Je rappelle également que le préfet des Alpes-Maritimes disait qu'un tiers des interpellés étaient étrangers.
01:28Donc pas du tout des populations issues de l'immigration qui sont français, ils sont étrangers.
01:32Jules Torres, j'avais une question.
01:34Au vu de ce qui s'est passé ce matin à Trappes, l'Elysée parle d'un attentat raciste, d
01:38'un attentat terroriste.
01:40Est-ce que les deux sujets entre Trappes et Demain peuvent être liés ?
01:43Est-ce que justement, comme maintenant le mobile raciste a été invoqué dans cet attentat-là,
01:48est-ce que ça ne peut pas exciter, motiver encore plus davantage des antifas, des personnalités d'extrême-gauche,
01:54ou notamment cette fameuse jeunesse issue de banlieue qui était sortie dans les rues de France la semaine dernière ?
01:59Si, si, ça peut devenir un cocktail tout à fait explosif, sachant qu'on a déjà plusieurs notes des services
02:04de renseignement
02:05qui sont sortis ces dernières heures et ces derniers jours,
02:08qui nous montrent que l'ultra-gauche ne va pas se calmer ce week-end et ne va pas se
02:11calmer demain après-midi,
02:13que par définition il y aura donc cette extrême-gauche qui est minoritaire, résiduelle,
02:19mais qui est extrêmement bruyante, extrêmement violente,
02:21qui est composée entre 5 à 10 000 personnalités d'ultra-gauche, dont 5 000 sont fichiers S.
02:26Donc ça on le sait, ils existent, on ne sait pas en revanche combien il y aura de pillards,
02:31des meutiers comme la semaine dernière avec les fameux opportunistes qui arrivent,
02:34mais c'est sûr que ce qui s'est passé à Trappes ce matin autour de 10h30
02:38va apporter de l'eau à leur moulin si je puis dire, parce qu'évidemment c'est un drame,
02:44c'est quelque chose de dramatique, le président de la République parle d'une attaque terroriste raciste,
02:49donc évidemment pour l'instant il n'y a aucun parti politique qui est ciblé,
02:52il n'y a aucun parti politique qui est lié à ce drame,
02:55mais on voit bien qu'il y a d'ores et déjà dans la construction médiatique de cette affaire,
03:00une volonté de dire, vous voyez, le Rassemblement National installe un climat de tension dans le pays,
03:05installe un climat de tension raciale dans le pays,
03:08et donc il y a leurs affidés qui ont décidé de s'en prendre aux mains,
03:15de passer des mots aux actes, évidemment c'est absolument faux,
03:18mais on le voit déjà au sein de la France Insoumise,
03:21chez les Verts, avec des élus qui font des tweets pour quasiment reprocher ce qui s'est passé à Trappes
03:25ce matin,
03:25à des élus du Rassemblement National,
03:27donc bien sûr que ça va s'ajouter à cela,
03:30après, de toute manière, la question c'est est-ce que l'État sera au rendez-vous demain,
03:34est-ce que les forces déployées seront nécessaires,
03:38et seront à la hauteur du nombre de pillards et du nombre d'émeutiers,
03:42parce que la semaine dernière quand le préfet Jacques Witzkowski des Bouches-du-Rhône
03:45vous dit qu'il y avait 30 000 pillards et 8 000 émeutiers,
03:49bon, je ne sais pas combien il y a exactement de policiers et de gendarmes à Marseille et dans sa
03:53périphérie,
03:53mais je ne pense pas déjà qu'il y en ait autant,
03:55et je ne pense pas qu'ils puissent tous être disponibles pour éviter ce genre de choses.
03:59Signe d'impuissance de l'État, je voulais également qu'on parle de ces commerçants
04:03et de cette réflexion absolument lunaire du préfet de police de Paris, Patrice Fort,
04:07qui a d'ailleurs rectifié le tien, parce que c'était tellement lunaire, voilà.
04:10Il a conseillé par courrier aux commerçants de recourir, donc demain,
04:13pour cette journée sous haute tension, à des vigiles privées,
04:16estimant que le dispositif de maintien de l'ordre ne pourrait garantir à lui seul
04:19la protection de chaque établissement.
04:21Comme je le disais, face au tollé, venu de tous bords politiques,
04:23il a rectifié le tir, il a dit, il reconnaît des recommandations
04:26qui étaient peut-être maladroites, alors ça a évidemment fait énormément réagir.
04:30Éric Zemmour, il dit en une semaine, le gouvernement est passé de
04:32« il n'y aura rien à débrouiller vous sans nous ».
04:35Éric Larchevêque, le cofondateur de Ledger, lui de son côté, a dit
04:37« si l'État ne peut plus nous protéger, c'est simple, alors on arrête de payer ».
04:41Comment on peut dire, c'est effectivement une chose pareille,
04:44sans tout simplement dire et sans avouer que l'État a failli, Vincent Roy ?
04:49Que l'État n'est plus capable d'assurer la sécurité des citoyens,
04:54mais c'est le cas, on l'a vu.
04:55Ah super, on fait quoi ?
04:56Des commerçants, il n'est plus en mesure d'assurer la sécurité des commerçants.
05:01Les images que nous avons vues samedi dernier vont dans ce sens.
05:07Enfin, vous voyez bien que de surcroît, comme le disait Jean-Michel Fauvergue,
05:13l'ancien patron du RAID, même les policiers ne veulent plus aller au contact.
05:19Ils ont peur de ce qui peut leur arriver.
05:22Donc, ils laissent faire.
05:24Et je suis certain que les consignes, alors ça c'est moi qui m'engage là-dessus,
05:29mais les consignes de demain, à rebours de ce qu'a dit M. Munez,
05:34on ne laissera rien passer, etc.
05:36Je peux vous assurer que les émeutiers violents
05:44qui vont rentrer dans un magasin Nike pour partir avec une paire de chaussures,
05:48repartiront avec une paire de chaussures.
05:50Car aller à leur contact, c'est prendre un risque très important
05:56pour les empêcher de rentrer dans ce magasin
05:59ou pour aller les interpeller dans ce magasin.
06:01C'est prendre un risque de violence.
06:03et prendre le risque suivant qui consisterait à mettre un émeutier en péril
06:09ou à le blesser.
06:10Et je pense que les CRS, que les gendarmes, etc.
06:14ne risqueront pas cela parce qu'ils ont vu comment ils étaient traités
06:18ensuite par la justice et combien ils pouvaient être inquiétés.
06:22Donc, selon moi, demain, de la même manière,
06:26on ne rétablira pas l'ordre.
06:29Deuxièmement, jusqu'à plus ample informé,
06:32et selon ce que j'ai vu samedi,
06:34on n'a pas fait du maintien de l'ordre,
06:36on a fait du maintien du désordre.

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