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00:00Frédéric Jean Chret.
00:02Bonsoir, ravi de vous retrouver pour une demi-heure d'info.
00:05Gilets jaunes, lycéens, étudiants, militants climatiques, agriculteurs, CGT.
00:10Des rassemblements sont attendus dans tout le pays pour exprimer la colère.
00:13Le point sur la mobilisation sociale de demain, dans un instant.
00:17Le gouvernement sous pression, Sébastien Lecornu, convoque une cellule de crise pour suivre la mobilisation.
00:23Plus de 100 000 personnes pourraient manifester dans tout le pays.
00:27Ça ne va pas calmer la grogne, mais le gouvernement élargit son aide aux grands rouleurs jusqu'à la fin
00:32de l'année.
00:32Un coup de pouce que nous présentera Barthélémy Philippe.
00:35Et juste après ce journal, retrouvez les signatures d'Europe 1 matin,
00:39qui vous réveillent chaque jour entre 7h et 9h, autour de Dimitri Pavlenko,
00:43l'édito politique de Vincent Trémollet de Villers, l'édito de Laurent Tessier et la signature Europe 1 de Catherine
00:49Ney.
00:52Europe 1
00:53Journée de tous les dangers pour le gouvernement.
00:56Le pays sera-t-il paralysé demain samedi ?
00:59Près de 500 actions sont prévues et entre 60 000 et 110 000 manifestations attendues partout en France.
01:06Le renseignement anticipe de nombreuses violences, notamment à Paris, Jean-Baptiste Marty.
01:11Oui, et cela très tôt le matin.
01:13Des éléments radicaux pourraient mener des actions coup de poing dans les gares et sur le périphérique parisien.
01:18Leur objectif, entraver les départs en vacances, des appels à converger vers les lieux de pouvoir ensuite,
01:24c'est-à-dire Matignon ou encore l'Elysée,
01:26circulent aussi sur les groupes de gilets jaunes, sur les messageries cryptées,
01:30des secteurs pourtant interdits par la préfecture de police.
01:33Le préfet a pris un arrêté pour interdire toute manifestation dans cet endroit de Paris.
01:36En revanche, une manifestation est autorisée à ce stade,
01:40celle de la CGT et des gilets jaunes.
01:42Départ prévu à 14h de la place de la République pour rejoindre la place de Clichy.
01:46Un autre cortège est en cours de discussion, celui des étudiants et des lycéens.
01:51Ils souhaitaient défiler de la place de la République à Concorde.
01:54La préfecture a interdit ce trajet car jugé trop dangereux.
01:57Un nouvel itinéraire est en train d'être validé.
02:00Vous le comprenez donc, journée à très haut risque.
02:02De nombreuses forces de l'ordre vont être déployées tout au long de ce samedi.
02:06Jean-Baptiste Marty du service police-justice d'Europe 1.
02:09Emmanuel Macron, de son côté, appelle au calme et apporte son soutien aux forces de l'ordre.
02:14Le chef de l'État s'est exprimé tout à l'heure en marge d'un sommet des 27 membres
02:18de l'Union Européenne à Bruxelles.
02:20Évidemment qu'un message a passé, c'est celui de l'appel au calme.
02:22Il y a un droit constitutionnel de manifester, s'exprimer, il est pleinement respecté.
02:27Ce qui va avec ce droit, c'est le respect.
02:30Le respect des personnes, le respect des biens et donc de ne pas insulter, de ne pas casser.
02:35Et donc moi j'appelle au calme et au respect pour préserver ce droit.
02:38Cette responsabilité, c'est d'organiser les cortèges, comme savent le faire d'ailleurs les grandes formations politiques ou les
02:44syndicats.
02:45Le problème, c'est quand ils sont non organisés et qu'il y a des éléments qui sont là uniquement
02:49pour casser, pour créer du trouble.
02:51Et ça, c'est non.
02:53Je vais ici redire mon soutien aux forces de l'ordre, parce que ce sont des moments qui sont très
02:56durs pour nos forces de l'ordre,
02:57qui sont confrontés à une extrême violence.
02:59Et nul ne s'engage dans la police ou la gendarmerie pour subir des assauts,
03:04comme ceux qu'ils ont subi, par exemple, il y a quelques jours, de la part de gens qui ne
03:08connaissent que la violence et le désordre.
03:09Une mobilisation avec des mots d'ordre, des revendications hétéroclites et bien sûr des risques de débordement.
03:16Face à cela, le gouvernement se prépare.
03:18Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise à Beauvau,
03:22à l'initiative de Laurent Nunez.
03:24Autour de la table, les directeurs de cabinet du Premier ministre, du ministre de l'Intérieur
03:28et des autres membres du gouvernement concerné.
03:31Alexandre Chauveau, le maître mot de l'exécutif, c'est l'extrême vigilance.
03:35Oui, vigilance d'abord sur le fond.
03:37Le gouvernement regardera de près les différentes revendications,
03:40en tentant d'y apporter dans les jours qui suivent les réponses les plus concrètes possibles.
03:44L'objectif, c'est de tenter d'apaiser le mouvement et d'empêcher au maximum que les colères ne s
03:49'agrègent les unes aux autres.
03:50Mais l'exécutif s'attachera aussi et surtout à limiter les débordements.
03:54Laurent Nunez a ainsi réautorisé l'usage des grenades assourdissantes,
03:57qui avait été interdite après qu'un lycéen a eu une main arrachée à Lens le mois dernier.
04:02Le ministre de l'Intérieur détaille sur France 2 sa doctrine de maintien de l'ordre.
04:06Encadrer les manifestations quand elles sont déclarées,
04:08c'est-à-dire faire en sorte qu'elles se déroulent sans débordement,
04:12intervenir quand il y a des exactions et s'il devait y avoir justement ces débordements,
04:16notamment des atteintes aux forces de sécurité intérieure,
04:19des tentatives ou des pillages de commerce, des violences contre les personnes,
04:22il y aura systématiquement intervention.
04:24Et puis pour les rassemblements spontanés de voie publique, s'il devait y en avoir,
04:28y mettre un terme lorsqu'ils causent un trouble à l'ordre public,
04:30et notamment lorsqu'ils entravent la bonne circulation.
04:33Voilà l'exécutif sur le qui-vive, avec la crainte réelle d'un retour des gilets jaunes.
04:38Alexandre Chauveau du service politique d'Europe.
04:41Et notez que Jordan Bardella se dit inquiet des débordements
04:44qui pourraient survenir en marge des manifestations de demain.
04:47Le président du Rassemblement national y voit un prétexte pour l'ensemble des groupuscules d'extrême-gauche
04:52de se rassembler derrière Jean-Luc Mélenchon.
04:54Une pause et nous évoquerons la prolongation de l'aide aux grands rouleurs jusqu'à la fin de l'année.
05:00Cet accident étonnant hier à l'entrée du tunnel sous la Manche,
05:03ou encore la santé du pape.
05:14Et alors que les prix des carburants restent très hauts,
05:17l'exécutif vole au secours des grands rouleurs aux revenus modestes
05:21qui utilisent leurs véhicules pour travailler.
05:22Ce matin, le gouvernement a officialisé par décret la prolongation de l'indemnité carburant.
05:28Barthélémy Philippe, alors de quoi on parle et qui est concerné ?
05:31Et bien cette aide, c'est un chèque de 100 euros versé pour la période d'octobre à décembre.
05:36Objectif, limiter les effets de la flambée des prix des carburants
05:39pour les ménages qui vont travailler en voiture.
05:42Selon le gouvernement, l'indemnité représente une aide de 40 centimes d'euros par litre
05:46pour une consommation moyenne de 3 mois.
05:49Elle sera automatiquement versée aux 3 millions de bénéficiaires de la première aide.
05:54Pour cette deuxième version de l'indemnité carburant,
05:56il y aura 5,5 millions de bénéficiaires potentiels.
06:00Le plafond de ressources prises en compte a été révisé à la hausse
06:03pour intégrer tous les grands rouleurs
06:05dont le revenu fiscal de référence est sous le seuil de 22 770 euros.
06:11Les autres conditions restent inchangées.
06:14Habiter à plus de 15 kilomètres de son lieu de travail
06:17ou parcourir plus de 8000 kilomètres par an à des fins professionnelles,
06:21les nouveaux bénéficiaires devront faire leur demande sur le site impots.gouv.fr
06:26à compter du 27 octobre, ils recevront l'aide sous une dizaine de jours, promet le gouvernement.
06:32Barthélémy Philippe pour Europe 1.
06:34C'est du jamais vu.
06:36Que s'est-il passé à l'entrée du tunnel sous la Manche la nuit dernière ?
06:39Un minibus a heurté un train de fret à l'arrêt sur le quai d'embarquement.
06:44Bilan, deux blessés graves.
06:45Une enquête pour blessures involontaires a été ouverte.
06:48Alors, est-ce que l'on en sait un peu plus sur les circonstances de l'accident ?
06:51Le chauffeur du minibus est-il à l'origine de la collision ?
06:54Le point avec Maximilien Carlier.
06:56Eh bien écoutez, le conducteur a été testé négatif à l'alcool et aux stupéfiants.
07:01C'est ce qu'a annoncé la procureure de Boulogne-sur-Mer dans un communiqué.
07:05Les auditions de l'ensemble des victimes et témoins vont se poursuivre dans les prochains jours, peut-on lire ?
07:10Le chauffeur du minibus était chez Eurotunnel depuis plusieurs années.
07:14Il était chevronné, expérimenté, selon Jérôme Studer, le directeur de Getlink,
07:19qui exploite le tunnel sous la Manche.
07:21Il s'est exprimé ce matin au sujet de la collision survenue hier soir.
07:25En 32 ans d'exploitation d'Eurotunnel, c'est la première fois que ce type d'accident arrive.
07:30Pour des raisons qui restent à déterminer, ce véhicule a quitté sa voie de circulation
07:35avant d'entrer en collision avec une navette, le shuttle.
07:38Je veux exprimer notre émotion et je souhaite adresser nos pensées évidemment
07:41à ces chauffeurs de camions, à leur famille et à leurs proches.
07:45Parmi les conducteurs de poids lourd, il y a deux blessés graves hospitalisés à Lille.
07:49Leur état est stable.
07:50Il faut savoir que lors du trajet sous la Manche, les chauffeurs de camions montent dans les trains
07:56mais ne peuvent pas rester dans leur véhicule.
07:58Question de sécurité.
07:59Ils sont conduits ensuite dans un wagon de tête.
08:02Et c'est lors de ce transfert en minibus que l'accident a eu lieu.
08:06Maximilien Carlier, le correspondant d'Europe 1 dans le Nord.
08:09Le pape Léon XIV va mieux.
08:12Trois jours après son opération réussie à l'hôpital Gemélie de Rome
08:15où le Saint-Père s'est fait retirer un nodule pulmonaire cancéreux,
08:18le Vatican a publié deux premières photos du souverain pontife Marius de Rua.
08:23Oui, deux photos.
08:24Le pape debout, vêtu de ses vêtements sacerdotaux,
08:27chasuble verte et calotte blanche.
08:29Il se trouve devant un hôtel improvisé aux côtés de son secrétaire particulier,
08:34le prêtre péruvien Edgar Rimécuna.
08:36Il est en train de célébrer une messe avec des membres du personnel hospitalier
08:40mais aussi des membres des forces de l'ordre.
08:42La volonté du pape remerciait tous ceux qui s'occupent de lui
08:45pendant cette période de convalescence.
08:47Ses dernières analyses de sang et une radio du thorax
08:49confirment l'amélioration constante de son état général.
08:53Le poumon opéré récupère normalement, a fait savoir, le Vatican.
08:56Léon XIV est désormais capable de reprendre ses activités quotidiennes en toute autonomie.
09:01Des examens sont encore en cours pour déterminer la suite de son traitement
09:04et la date de sa sortie d'hôpital.
09:06Une première apparition publique est prévue dimanche
09:08pour la traditionnelle prière dominicale de l'Angélus.
09:11Reste à savoir si elle se fera depuis le Vatican ou depuis l'hôpital.
09:15Merci beaucoup Marius Druard.
09:17Côté sport, en rugby, un joueur des Lions de Johannesburg
09:22a été retrouvé mort dans son hôtel de l'Île-Dorée
09:25à la veille du match contre La Rochelle en Champions Cup.
09:28De son soproche du dossier, le sud-africain Iron Andrews, 31 ans,
09:32a été retrouvé en arrêt cardio-respiratoire dans une cabine de douche fermée de l'intérieur.
09:37Une première journée de Champions Cup qui ouvre avec le double tenant du titre,
09:43l'Union Bordeaux-Bègle, qui se déplace sur la pelouse des Anglais de Gloucester à 21h.
09:47Et puis notez en tennis de table que les frères Lebrun se sont qualifiés
09:51en finale du championnat d'Europe de tennis de table, donc en Slovénie.
09:54Alexis et Félix ont écarté leurs compatriotes Esteban Dor et Florian Bourrasso en demi-finale 3-7 à 0.
10:01Ils affronteront demain pour le titre continental la perte suédoise Christiane Carlson et Anton Kahlberg.
10:07La fin des temps, c'est un spectacle à voir actuellement à Paris au Théâtre du Châtelet.
10:12La première, c'est ce soir.
10:14C'est une adaptation d'un livre de Murakami,
10:16un des auteurs japonais les plus lus au monde.
10:19« Mise en scène Philippe de Coufflet »,
10:21un événement à la croisée du théâtre, de la danse et de la musique,
10:24les présentations de Sébastien Bordenave.
10:27Une comédie musicale sans chansons, un spectacle hybride,
10:30une histoire abracadabrante dans un monde intérieur,
10:33celui de l'auteur Haruki Murakami.
10:36Vous avez peut-être lu 1Q84.
10:38Là, le livre adapté, c'est « La fin des temps ».
10:41Les comédiens et les danseurs sont tous japonais.
10:43Avec le chorégraphe Philippe de Coufflet,
10:46la bonne entente aidée d'une traductrice a été totale.
10:48Oui, des artistes, c'est des artistes,
10:50mais c'est le système général qui est différent.
10:52Les japonais sont très travailleurs, mais ça bosse là-bas.
10:54Philippe de Coufflet, avant de mettre en scène le spectacle,
10:57a tout dessiné, mais pourquoi ?
10:58Alors pourquoi ?
10:59Le dessin me permet de donner forme aux idées,
11:02de schématiser, et pour la communication
11:05avec des gens qui ne parlent pas la même langue que vous,
11:06c'est assez pratique quand même.
11:07Et dernière question,
11:08Philippe de Coufflet, qui avait en 1992
11:12révolutionné la mise en scène des cérémonies des JO d'Alberville,
11:15a-t-il regardé celle de 2024 ?
11:17Les jeux, j'étais à la campagne,
11:20j'ai regardé sur une mauvaise télévision un petit bout,
11:22voilà, j'ai constaté que le monde avait changé.
11:24Eh bien voilà, les temps changent,
11:25et là le spectacle, c'est la fin des temps.
11:28La fin des temps, c'est au Théâtre du Châtelet à Paris,
11:32et ce, jusqu'au mercredi 21 octobre.
11:35Le bulletin météo de la journée de demain,
11:38présent avec vous, Marlène Duré.
11:39Bonsoir Marlène.
11:40Bonsoir Frédéric.
11:41Alors un temps gris et parfois pluvieux,
11:43du sud-ouest au nord-est.
11:44Oui, ça correspond à la perturbation
11:46qui a traversé le nord-ouest aujourd'hui,
11:48donc elle apporte vraiment beaucoup de nuages,
11:51plus de nuages que de pluies d'ailleurs,
11:52et on la retrouvera effectivement demain,
11:54depuis la Nouvelle-Aquitaine et le Midi-Pyrénées,
11:57jusqu'à l'Alsace,
11:59à la Franche-Comté et aux Alpes du Nord,
12:00en passant par le massif central,
12:02donc Limousin,
12:03une bonne partie de l'Auvergne-Rhône-Alpes,
12:06et puis aussi une partie de la Bourgogne,
12:08avec des pluies qui s'annoncent quand même plus régulières
12:10du côté du Piémont et du relief pyrénéen
12:12par effet de blocage,
12:14sinon c'est assez peu de pluie.
12:15De part et d'autre de cet axe,
12:17nous aurons droit à un ciel un peu changeant,
12:19mais quand même assez lumineux,
12:21avec de belles éclaircies,
12:22du soleil,
12:23soleil parfois voilé,
12:25il y a juste cette petite zone instable
12:26près de la Manche,
12:27où nous aurons droit à des averses,
12:29disons entre le Nord-Pas-de-Calais,
12:31la Seine-Maritime et l'Est de la Basse-Normandie.
12:34Côté vent, en Méditerranée,
12:36Mistral et Tramontane sont de retour,
12:38jusqu'à 60 km à l'heure pour l'après-midi,
12:40et sur le quart nord-ouest,
12:41un vent de nord-est
12:42qui va renforcer la sensation de fraîcheur.
12:45Les températures vont baisser partout demain après-midi,
12:4812 à 17 degrés sur la moitié nord,
12:50en Auvergne-Rhône-Alpes,
12:51ainsi que dans le Limousin.
12:52Le sud du pays affichera 17 à 24 en général,
12:56jusqu'à 25 du côté de Marseille
12:58et 26 dans le sud de la Corse.
13:00La fraîcheur qui va s'accentuer dimanche,
13:02d'ailleurs avec une moyenne de 14 degrés au nord
13:04et 17 au sud,
13:05et avec une limite plus neige
13:07qui se situera autour de 2000 mètres
13:09dans les Alpes du Nord et les Pyrénées.
13:11Pour la journée de dimanche,
13:13de la pluie toujours sur tout le flanc Est du pays,
13:15avec des pluies qui seront plus marquées
13:17entre les Alpes et la Provence à peu près d'Azur.
13:19Merci beaucoup Marlène Duré.
13:22Europe 1, 20h15,
13:24dans un instant,
13:25retrouvez les éditoriaux d'Europe 1 Matin.
13:28Europe 1,
13:29le journal de 20h,
13:30Europe 1,
13:32le journal de 20h,
13:34Frédéric Jean Chret.
13:36Et retrouvez à présent les éditoriaux d'Europe 1 Matin,
13:39diffusés ce vendredi dans l'émission Dimitri Pavlenko
13:42et nous commençons avec l'édito politique
13:44de Vincent Trémollet de Villers.
13:46Europe 1,
13:47le journal de 20h.
13:48Il se passe à droite ce qui vient de se passer à gauche.
13:51Nous en parlions lundi matin.
13:53La gauche qui ne veut pas de Mélenchon chercher son champion,
13:55elle l'a trouvé avec Raphaël Glucksmann.
13:57La droite qui aimerait éviter Le Pen,
13:59cherche son héros.
14:00Elle s'est partagée jusqu'ici entre Edouard Philippe sans enthousiasme
14:04et Bruno Retailleau avec une réelle estime pour son intégrité,
14:07sa force de conviction,
14:09sa tremble d'homme d'Etat,
14:10mais un doute grandissant sur sa capacité d'entraînement.
14:13Et cette droite qui se tourne désormais vers David Lysnard
14:16trouve en lui plusieurs choses.
14:18Le plaisir de la nouveauté,
14:20l'assurance d'une rupture totale,
14:22depuis qu'Emmanuel Macron a été élu,
14:24Lysnard n'a jamais fricoté avec lui,
14:25il n'a pas été son ministre,
14:27le goût d'une certaine liberté,
14:29puisque le maire de Cannes a soutenu franchement Éric Ciotti à la mairie de Nice,
14:33et qu'il s'affiche sans complexe avec Sarah Knafo,
14:35et enfin quelque chose qui ressemble à un élan.
14:38Ce petit sondage est intéressant parce qu'il y a la cristallisation
14:42de ce que tout électeur de droite sent depuis quelques semaines au sujet de David Lysnard.
14:47Il y a eu d'abord une curiosité, puis un intérêt,
14:49et pour les dizaines de milliers de Français qui adhèrent à son mouvement Nouvelle Énergie,
14:53un véritable enthousiasme.
14:54Je vais vous donner un élément très concret.
14:56Lysnard était le deuxième invité de l'émission Empreinte que j'anime au Figaro.
15:00C'est une conversation en long format où vont venir tous les candidats.
15:03Avec 2,5 millions de vues sur tous les réseaux sociaux confondus,
15:07David Lysnard a fait trois fois plus que François Hollande,
15:10un ancien président de la République.
15:12Alors il faut évidemment se méfier des bulles numériques.
15:15Mais quand on retrouve le même phénomène dans les conversations,
15:17sur les réseaux sociaux,
15:19et maintenant dans une enquête d'opinion,
15:21c'est qu'il se passe vraiment quelque chose,
15:22on pourrait comparer cela au succès d'un livre ou d'un film.
15:26La campagne de promotion ne suffit pas
15:28s'il n'y a pas de bouche à oreille qui vient avec.
15:30Et cette alchimie du succès dans la fiction
15:33existe aussi dans l'ordre politique.
15:34Mais donc David Lysnard, qui dépasserait Bruno Retailleau,
15:37qui serait en quelque sorte le nouveau Macron,
15:39d'une certaine manière, c'est une fiction ?
15:41C'est une anticipation téméraire et très hasardeuse.
15:44On parle pour le moment de pourcentages minuscules.
15:47Nous avons un candidat lancé depuis des mois, Bruno Retailleau,
15:50avec un programme solide,
15:51une équipe structurée, une expérience reconnue.
15:53Et David Lysnard est très présent, oui, depuis la rentrée.
15:56Il a, lui, un discours percutant sur la démocratie
15:59et sur l'impuissance publique.
16:00Il a une fanbase très active aussi
16:02et une authenticité qui nous sort du cadre politicien.
16:05Sur le fond, les deux sont d'accord à 98%
16:08et ils sont même complémentaires.
16:11Retailleau promet le retour de l'autorité,
16:14Lysnard promeut le souffle de la liberté.
16:17Humainement, il n'y a pas de contentieux entre eux,
16:18il y a même une estime mutuelle.
16:20On pourrait donc éviter un de ces affrontements débiles et stériles
16:24dont la droite a le secret.
16:25L'un à 6%, l'autre à 5%, ça ne va quand même pas très loin
16:28si on met les deux bout à bout.
16:30Dans ce cas, oui, ça finira chez les Lilliputiens.
16:32Mais si on additionne, en revanche,
16:34on voit un potentiel de plus de 10%
16:36sans compter les 3 ou 4 points qui sont chez Éric Zemmour.
16:39Alors, si on ne fait pas confiance à l'arithmétique des sondages,
16:41à la dynamique de la politique,
16:43si l'on ne parvient pas à s'entendre,
16:44à composer un ticket,
16:45il y a une chose en magasin qui s'appelle la primaire.
16:48A gauche, elle a donné un élan à Raphaël Glucksmann
16:51et les effets sont immédiats.
16:52L'intronisation de Glucksmann compromet les chances de Gabriel Attal
16:55et effrite déjà le socle électoral d'Edouard Philippe.
16:59On connaît tous les arguments des stratèges qui écartent la primaire.
17:02Mais quand il n'y a pas d'évidence,
17:03quand il y a une forte concurrence,
17:06l'élection peut être une providence.
17:08Donc, primaire ou ticket, c'est comme ils veulent.
17:10Mais Lysnard et Retailleau ont une obligation,
17:12celle que leur lancent les électeurs de droite.
17:15Entendez-vous dans la campagne.
17:16Europe 1.
17:17Le journal de 20h.
17:19Frédéric Jean Chret.
17:21Poursuivons votre rendez-vous avec la signature Europe 1 de Catherine Ney
17:25aux côtés de Dimitri Pavlenko dans Europe 1 matin.
17:28Europe 1.
17:29Le journal de 20h.
17:31C'est bien vu, tout augmente.
17:32En effet, la colère gagne.
17:34Indignez-vous.
17:35Vous savez, en 2010, Stéphane Essel,
17:37homme de gauche, résistant, humaniste,
17:39il avait participé à la rédaction de la Déclaration des droits de l'homme à l'ONU en 1948.
17:44Et il avait écrit un petit livre de 32 pages,
17:484 millions d'exemplaires vendus,
17:5044 traductions, pour rendre compte.
17:53Indignez-vous était son testament.
17:54Et il se prévait qu'il fallait s'indigner contre les inégalités de richesse,
17:58contre la politique d'immigration restrictive,
18:00contre le poids de la finance.
18:02Son but était de transformer la colère légitime
18:04en engagement actif pour le bien commun.
18:06Dans les lycées, les professeurs ont encouragé leurs élèves à le lire,
18:10mais s'indigner ne tient pas forcément lieu d'action.
18:13Cela soulage, sert, donne même bonne conscience,
18:16évite aussi de se remettre en question.
18:17Alors, 15 ans plus tard, Jean-Luc Mélenchon se vante
18:20de faire fructifier, justement, l'indignation et la colère.
18:23On a mesuré son rôle dans le soulèvement.
18:25Dans les lycéens, même si, c'est vrai, il faut dire,
18:2795% des établissements n'ont pas bougé.
18:29Oui, alors Stéphane Hesselle voulait changer la société,
18:31mais il projetait une insurrection pacifique.
18:34Mélenchon, lui, attise la colère pour faire la révolution,
18:37mais pour des raisons essentiellement électoralistes,
18:40dirant que c'est pour sa pomme.
18:42Et il est d'une grande habileté,
18:43parce qu'il s'adresse aux esprits les plus malléables, la jeunesse.
18:46Alors, il craque l'allumette, crache le feu,
18:47et le lendemain, il se montre en grand-père Bonas,
18:50qui conseille aux petits de ne pas brûler les cartons et les poubelles,
18:54parce que ça ne sert à rien,
18:55sans condamner, évidemment, les destructions navrantes
18:58à pleurer des établissements qui venaient d'être rénovés.
19:01Lui, rêve d'un vote à 16 ans,
19:03et bien sûr, pour élargir son patrimoine électoral,
19:05en espérant que ses ados viendraient voter.
19:08Jean-Luc Mélenchon, c'est un peu notre Robespierre,
19:11il veut faire la révolution.
19:12Il est surtout notre Hugo Chavez,
19:14l'ex-président du Venezuela,
19:16sa source d'inspiration revendiquée.
19:18Élu président en 1998,
19:20il avait, en l'espace de deux ans,
19:21fait voter une nouvelle constitution,
19:23et sa générosité n'avait pas de limites.
19:25Redistribution des terres en jachère aux petits paysans,
19:28les bénéfices du pétrole,
19:29partagés avec le peuple,
19:30essence quasi gratuite,
19:32comme l'électricité pour eux.
19:33Les patrons, lourdement taxés,
19:36étaient en colère,
19:36et bien ils les avaient virés,
19:37leur entreprise était nationalisée.
19:39Peu à peu, le secteur privé a été raillé de la carte,
19:42avec une multiplication du nombre des fonctionnaires.
19:45C'était le marxisme léniniste du XXIe siècle,
19:48façon bolivarien.
19:49Ses alliés étaient l'Iran et Cuba,
19:51Fidel Castro son frère,
19:52tous ennemis proclamés des Etats-Unis.
19:55Lorsqu'il est mort en 2013,
19:56le Venezuela était un pays en ruine,
19:58et l'est toujours.
19:59Nous sommes en deuil,
20:00pleurait Jean-Luc Mélenchon,
20:01et il faisait sien,
20:03je le cite,
20:04son idéal inépuisable de l'espérance humaniste.
20:07Et vous diriez que le budget pour la France,
20:09que vient de proposer Jean-Luc Mélenchon,
20:11s'inspire du goût de Chavez ?
20:13C'est un vibrant hommage,
20:15puisque c'est un terrain de dépenses publiques supplémentaires,
20:18une explosion de la pression fiscale de 100 milliards par an,
20:21avec bientôt, bien sûr,
20:23un impôt sur la fortune XXL.
20:26Alors, on augmente les salaires des fonctionnaires,
20:28on augmente le nombre de professeurs de 10 000,
20:31toutes les aides sociales et les pensions sont augmentées de 10 %,
20:34les salaires indexés sur l'inflation,
20:36le salaire minimum porté à 1 700 euros par mois,
20:39pour relancer la consommation populaire qui doperait la croissance,
20:42refrains connus,
20:43la retraite à 60 ans,
20:45le remboursement très partiel de la dette,
20:47la flat tax supprimée pour les entreprises,
20:50un projet qualifié de raisonnable par Hugo Mélenchon.
20:54Mais c'est vrai qu'à côté,
20:55les 110 propositions de François Mitterrand en 81,
20:58on prenne un air d'apéro gentil à côté du banquier.
21:01et LFI, une folie.
21:02Alors certes, le pays est très mal géré depuis 40 ans
21:05et encore plus ces dernières années.
21:07Comment redresser la France ?
21:08Gros problème.
21:09En tout cas, avec Mélenchon,
21:10c'est la faillite assurée.
21:16C'était la signature Europe 1 de Catherine Ney.
21:19Place maintenant à l'édito de Laurent Tessier.
21:22Ça nous a énervés,
21:23toujours à côté de Dimitri Pavlenko dans Europe 1 matin.
21:25Oui, c'est un coup de gueule qui n'est quasiment pas relayé
21:27dans l'espace médiatique.
21:28Guillaume Fauri, président exécutif du groupe Airbus,
21:30a été auditionné mercredi par la Commission des Affaires Économiques
21:33de l'Assemblée Nationale.
21:34Il a parlé, je le cite,
21:35du parcours du combattant pour investir en France.
21:38Investir industriellement en France,
21:39c'est le parcours du combattant.
21:41Si on veut s'assurer que les entreprises
21:43arrêtent d'investir en France,
21:44on continue à garder le parcours du combattant.
21:46Là où moi, quand je vais dans d'autres pays,
21:48je vois des pays qui nous disent,
21:49M. Fauri, qu'est-ce qu'on peut faire pour vous ?
21:51Donc on n'est pas, pour toujours,
21:53dans la situation de force dans laquelle on est aujourd'hui.
21:55Les mots du patron d'Airbus sont forts et résument tout.
21:57Aujourd'hui, nous mettons des buts contre notre propre camp,
21:59alors que dans d'autres pays,
22:00il déroule le tapis rouge.
22:02Autre avertissement lancé cette semaine.
22:04Si on ne renouvelle pas les conditions favorables
22:06d'investissement sur des investissements
22:08qui sont de plusieurs dizaines de milliards d'euros
22:10pour Airbus,
22:11et autant pour sa chaîne de fournisseurs,
22:13ces investissements n'auront pas lieu,
22:14ou ils auront lieu ailleurs.
22:15Et aujourd'hui, dans ce que je vois en Europe,
22:17et en particulier en France,
22:18on a du coût du travail,
22:19du coût de l'énergie,
22:20et du coût des barrières réglementaires,
22:22qui sont extrêmement problématiques
22:24pour regarder le futur,
22:27confortablement.
22:27Le problème, c'est qu'aujourd'hui en France,
22:29des élus politiques,
22:29notamment du côté de LFI,
22:31ciblent les grands groupes,
22:31les chefs d'entreprise
22:32qui font vivre des milliers de familles,
22:33qui investissent en France,
22:34qui prennent des risques.
22:35Et ce n'est pas la première fois
22:36qu'un dirigeant alerte à l'Assemblée.
22:38En avril 2025,
22:39le directeur général de Safran,
22:40deuxième équipementier aéronautique mondial,
22:42Olivier Andriès,
22:43avait poussé un coup de gueule
22:44sur le discours d'écologiste.
22:46Il parlait à ce moment-là
22:47de la construction d'une nouvelle usine à Rennes.
22:48Je vais être très très clair avec vous.
22:50Pour moi, il n'est plus question,
22:51aujourd'hui,
22:52d'investir en France
22:54dans une ville
22:56qui est détenue
22:56par une majorité écologiste.
22:59Ce n'est plus possible.
23:00Si c'est pour se faire accueillir
23:01par des tomates,
23:03ce n'est pas la peine,
23:04je ne le ferai pas.
23:04Il faut écouter ces paroles
23:05de chefs d'entreprise.
23:06L'an dernier, en février,
23:07Luca Demeo,
23:08ancien directeur général de Renault Group,
23:10avait été lui aussi auditionné
23:11à l'Assemblée nationale.
23:12C'était quelques jours
23:13après les propos de Sophie Binet,
23:14la secrétaire générale de la CGT,
23:16qui avait déclaré
23:16« Les grands patrons coulent le pays,
23:18les rats quittent le navire. »
23:19Je peux vous dire une chose.
23:20Moi, je travaille
23:2160, 70, 80 heures par semaine.
23:24Vous pensez que je dors
23:25la nuit tranquille
23:26quand il y a ce type de problème ?
23:28Donc, ne me prenez pas
23:29de ce côté-là
23:30parce que nous aussi,
23:31on est des travailleurs.
23:32On est des gens qui mettent tout
23:34et risquent tout dans le truc.
23:35Ça, c'est la vérité.
23:36Les alertes de dirigeants
23:37de grands groupes
23:38se multiplient
23:38en l'espace de quelques mois
23:40et tout se résume
23:40en une phrase du patron d'Airbus.
23:42Là où on fait
23:42un investissement industriel
23:43en deux ans aux Etats-Unis,
23:46il faut cinq ans
23:46pour le faire en France
23:47et ce n'est pas de la théorie.
23:48Voilà, tout est résumé.
23:50Europe 1
23:50Le journal de 20h
23:52Frédéric Jean Chret
23:54Vous écoutez Europe 1
23:55dans un instant
23:56le journal permanent
23:58suivi de Cyril Delamorinerie
24:00avec le studio des légendes.
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