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  • il y a 22 heures

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00:00Europe 1, le journal de 20h. Avec vous, Maëlle Hassani, bonsoir.
00:05Bonsoir à tous, à la une de votre journal, deuxième soirée sous couvre-feu partiel dans plusieurs grandes villes.
00:11C'est le cas à Paris, à Lyon, à Lille ou encore à Nice.
00:15A Marseille, cette mesure s'appliquera des 22h uniquement pour les mineurs.
00:19Comment cette restriction est-elle accueillie sur place ? Réponse avec le correspondant d'Europe 1 dès le début de
00:24ce journal.
00:25Interdiction de circulation décrétée après les émeutes du week-end, marquée notamment par l'incendie de la mairie de Limoges.
00:31Un premier suspect interpellé tôt ce matin, un homme de 34 ans, fiché S pour appartenance à l'ultra-gauche.
00:38Les précisions dans quelques minutes.
00:39Quelles sont les causes de ce chaos dans les rues du pays ?
00:42La culture de l'excuse n'y est pas pour rien, c'est l'analyse de Laurent Tessier.
00:46Vous entendrez son édito dans une vingtaine de minutes.
00:49Dans ce journal également, l'alerte de la Cour des comptes.
00:52Avant l'ouverture des débats autour du budget de la Sécu à l'Assemblée.
00:56Et puis 200 000 tonnes de diesel sécurisées par la France au deuxième jour de la tournée d'Emmanuel Macron
01:01au Moyen-Orient.
01:02Europe 1
01:05Si le calme est revenu la nuit dernière en France, après les émeutes du week-end,
01:10c'est notamment grâce au couvre-feu nocturne appliqué depuis hier dans certains secteurs de plusieurs grandes villes.
01:15Mesures reconduites ce soir à Paris, à Lyon, à Nice ou encore à Lille.
01:20Et instaurées tout à l'heure à 22h à Marseille.
01:23Ce couvre-feu est plutôt bien accueilli sur place, comme l'a constaté le correspondant d'Europe 1 Stéphane Burgatte.
01:30Dans un centre-ville qui va conserver encore longtemps les stigmates et des attaques avec des palissades sur de nombreux
01:35commerces,
01:35la nouvelle est très bien accueillie.
01:57Mais après avoir vu à quel point les forces de l'ordre pouvaient être débordées par le nombre,
02:02la virulence et l'organisation des casseurs, certains ici émettent des doutes.
02:05Bon, est-ce que ça va être respecté ? Est-ce que le couvre-feu va être bien respecté ?
02:09Est-ce que le gouvernement va faire les choses ?
02:11Parce qu'après, c'est bien beau de dire le couvre-feu, couvre-feu, mais il faut avoir des angles.
02:15Sinon, ça va nous mener à une guerre civile.
02:17Doutes partagés côté policier par Arnaud Blaise, représentant du syndicat Unité.
02:22Bah écoutez, le couvre-feu, c'est bien, mais à condition qu'on arrive à le faire respecter.
02:26Pour le faire respecter, il faut des moyens humains.
02:28Et d'autres villes du département seront également concernées par ce couvre-feu.
02:32Marseille, Stéphane Burgatte, Europe 1.
02:34Et depuis les violences du week-end partout en France, au moins 149 suspects ont été incarcérés.
02:40Les comparutions immédiates s'enchaînent dans les tribunaux.
02:42300 personnes présentées à un juge, rien que dans la capitale, sur les 557 gardes à vue prononcées depuis samedi.
02:49Annonce de la procureure de Paris ce soir.
02:52Et parmi les images chocs de samedi dernier, la mairie de Limoges, ravagée par les flammes.
02:56Le Campanile effondré.
02:58Après un incendie volontaire déclenché par des émeutiers.
03:01Trois jours après les faits, l'enquête avance.
03:03Bonsoir Jean-Baptiste Marty.
03:05Bonsoir Maël, bonsoir à tous.
03:06Un premier suspect, un homme de 34 ans, interpellé tôt ce matin dans le département de la Haute-Vienne.
03:12Oui, plus précisément à Valdissoir, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Limoges.
03:17Il a été interpellé vers 6h15 par l'antenne du raid de Bordeaux.
03:21Il s'agit d'un homme connu de la police pour des faits de violence sur personnes dépositaires de l
03:25'autorité publique.
03:26Originaire de la Creuse, il est également fiché S pour appartenance à l'ultra-gauche.
03:30Un habitué donc des actions violentes selon une source policière.
03:34Il est très bien intégré à cette mouvance radicale.
03:37Il serait proche du mouvement des soulèvements de la terre.
03:39Alors, quel a été son rôle précis dans l'incendie ?
03:42Pas de précision pour le moment, mais les enquêteurs le soupçonnent d'être l'un des hommes à l'origine
03:46du feu.
03:47La garde à vue de ce suspect peut durer jusqu'à 96h.
03:50L'enquête, elle, est à ce stade entre les mains de la procureure de Limoges.
03:54Mais la sous-direction antiterroriste, l'ASDAT, est co-saisie du dossier.
03:57Le parquet national antiterroriste fait savoir, de son côté, qu'il reste ce soir toujours en observation.
04:03Jean-Baptiste Marti, journaliste police-justice à la rédaction d'Europe 1.
04:07La soif de violence des émeutiers s'est également déchaînée sur plus de 3000 commerces le week-end dernier.
04:12En plus du chômage partiel et d'un fonds de soutien spécifique,
04:16le gouvernement annonce aujourd'hui la possibilité pour les entreprises vandalisées ou pillées
04:21de demander dès vendredi un prêt à taux zéro auprès de BPI France.
04:25Un prêt pouvant aller jusqu'à 50 000 euros.
04:28D'autres appels à manifester sont déjà lancés par des groupes de gilets jaunes pour samedi prochain, le 24 octobre.
04:34Et pour éviter le retour du chaos, le Premier ministre promet aujourd'hui un dispositif policier massif.
04:40Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, annonce quant à lui la mobilisation d'unités sentinelles de l'armée,
04:45principalement pour des missions de garde statique.
04:48En attendant cette nouvelle journée, à haut risque, d'autres manifestations sont organisées cette semaine dans le calme pour le
04:54moment.
04:54Quelques centaines de lycéens et d'étudiants réunis aujourd'hui à Lille, à Rennes ou encore à Lyon,
05:00où ni les violences ni les vacances scolaires n'ont entamé la détermination des participants.
05:05Le reportage de la correspondante d'Europe 1 dans le Rhône, Noémie Loazel.
05:13Derrière une banderole, étudiants et étudiantes en lutte, des centaines de lycéens et d'étudiants accompagnés de quelques enseignants
05:19défilent dans les rues pour se faire entendre. Parmi eux, Emma et Medeline, 16 ans, sont lycéennes à Brons dans
05:23la métropole de Lyon.
05:24On a pas mal d'ordinateurs qui ne marchent pas, on a des fuites aussi quand il pleut.
05:28On revendique des choses et il faut les entendre à un moment.
05:30Les gens qui brûlent des trucs, qui viennent piller, c'est pas nous. Nous on est un mouvement et eux
05:33c'est des casseurs.
05:34Dans le cortège, les étudiants déplorent que les débordements de samedi aient occulté leurs revendications,
05:38toujours sans réponse du gouvernement selon eux. Charlotte, 22 ans, étudie à l'ENS de Lyon.
05:43C'est important que le mouvement ne s'essouffle pas. J'espère que les revendications puissent être entendues,
05:47c'est-à-dire un meilleur accès à l'éducation, moins d'inégalités sociales. Pour moi, c'est les fondements
05:51de la société, l'éducation.
05:52Les étudiants entendent aussi poursuivre leur mobilisation et appellent à nouveau à une convergence des luttes.
05:56Ce samedi, Nathanael, 20 ans, est membre du syndicat étudiant UNEF.
06:00La mobilisation du 17, elle a réuni des gens du monde du travail, des agriculteurs, des retraités,
06:04des gens qui sont importants pour la société. On appelle à une mobilisation massive, à la grève générale,
06:08parce que c'est comme ça qu'on aura des victoires.
06:09Une manifestation qui s'est déroulée dans le calme, sans incident à déplorer.
06:13Vénitieux, Noémie Loisel, Europain.
06:15Et des scènes d'émeuté de pillage observées également le week-end dernier chez nos voisins italiens,
06:20principalement dans les rues de Milan.
06:22Et la réponse du gouvernement de Georgia Meloni se veut particulièrement ferme.
06:25Le Conseil des ministres donne son feu vert aujourd'hui au déploiement de 500 soldats dans la deuxième ville d
06:31'Italie,
06:31en prévision de nouvelles manifestations dès samedi prochain.
06:35Dans l'actualité de ce mardi soir également, ce lourd bilan des intempéries dans le sud-est de la France.
06:40Un homme de 75 ans est décédé à Saint-Mitre-les-Ramparts ce matin, emporté par les eaux.
06:45En Haute-Corse, département qui vient de sortir de l'alerte rouge, pluie, inondation.
06:50Une personne est toujours portée disparue, record absolu de pluviométrie sur une courte période battue à Solenzara
06:56avec plus de 500 millimètres en l'espace de 6 heures.
06:59Météo complète à la fin de ce journal.
07:02Dans un instant, sur Europain, cette alerte de la Cour des Comptes
07:06a quelques minutes de l'ouverture des débats à l'Assemblée autour du budget de la Sécurité sociale.
07:20Le budget de la Sécurité sociale est examiné dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale dès ce soir.
07:26La copie initiale du gouvernement prévoit de réduire de moitié le déficit de la Sécu
07:31pour le ramener à 12,7 milliards d'euros contre près de 22 milliards cette année.
07:37Objectif ambitieux mais indispensable selon la Cour des Comptes.
07:40Par Télémy Philippe, les sages mettent aujourd'hui la pression sur les députés avant l'ouverture des débats.
07:46Oui, en 2026, le déficit de la Sécu devrait atteindre 21,8 milliards d'euros,
07:51soit un dérapage de près de 3 milliards d'euros par rapport à la cible initiale.
07:55Pour 2027, le gouvernement veut enfin reprendre le contrôle en ramenant le déficit à 12,7 milliards d'euros,
08:03notamment grâce au gel d'une partie des pensions de retraite.
08:06La Cour des Comptes appelle à tenir l'objectif du gouvernement,
08:09sans quoi la viabilité du financement de la Sécurité sociale serait menacée.
08:14Pour autant, des incertitudes planent sur le scénario gouvernemental,
08:18comme l'explique Bernard Lejeune, président de la 6e chambre de la Cour des Comptes.
08:22Il prévoit une augmentation de 1% de la croissance et de 2,4% de la masse salariale en
08:272027.
08:28Or, ces taux sont optimistes et peut-être du coup difficiles à atteindre.
08:33Donc nous avons des incertitudes, un risque que les économies soient moindres que ce qu'on espérait.
08:38L'autre incertitude concerne le sort que l'Assemblée va réserver à la copie gouvernementale.
08:42Le passage du texte en commission fait craindre le pire,
08:45car les amendements adoptés ont porté le déficit prévisionnel de la Sécu de 12,7 à plus de 21 milliards
08:53d'euros.
08:53Les explications de Barthélémy Philippe pour Europe 1 et ce projet de budget de la Sécurité sociale inquiètent également les
09:00entreprises.
09:01Selon le MEDEF, les mesures prévues dans le texte et principalement la réduction des allégements de cotisations patronales
09:07imposent plus de 11 milliards d'euros de surcoût du travail au patron, soit 1,6% de la masse
09:12salariale du secteur privé.
09:14Des économies nécessaires à l'heure d'une nouvelle crise inflationniste directement liée à la situation au Moyen-Orient.
09:20Emmanuel Macron est arrivé hier dans la région pour tenter de sécuriser des approvisionnements énergétiques de la France à l
09:27'approche de l'hiver.
09:28Wilfried de Villers, le président de la République, annonce aujourd'hui avoir négocié 200 000 tonnes de diesel supplémentaires.
09:34Oui, avec des engagements des Émirats arabes unis et de Bahreïn pour 100 000 tonnes de diesel chacun par mois.
09:39A cela s'ajoutent 95 000 tonnes pour octobre et novembre déjà sécurisées auprès de l'Arabie saoudite, 295 000
09:46tonnes au total.
09:47C'est un peu plus de 10% de notre consommation mensuelle.
09:50Selon l'Elysée, ces livraisons vont donc débuter dans les prochains jours en passant par TotalEnergie,
09:56295 000 tonnes de diesel, soit 30% des importations françaises mensuelles de produits raffinés.
10:01Alors que le marché du diesel est particulièrement tendu, que les prix à la pompe s'envolent,
10:05l'Elysée joue tout de même la prudence.
10:07Oui, ces livraisons et les stocks stratégiques déjà libérés auront bien un impact sur les prix,
10:12mais il reste difficile à quantifier pour l'instant.
10:14Ce qui est sûr, c'est que Paris cherche activement à diversifier ses routes d'approvisionnement
10:18pour réduire la dépendance au détroit d'Hormuz, où la circulation des navires demeure très incertaine.
10:24Emmanuel Macron aurait notamment discuté du développement d'infrastructures pétrolières et gazières vers la Méditerranée
10:29en contournant le détroit via l'Arabie saoudite et l'Egypte.
10:32Wilfried de Villers, les réquisitions au procès de Rima Hassan,
10:3610 mois de prison avec sursis et 2 ans d'inéligibilité,
10:40demandée à l'encontre de l'eurodéputée insoumise, jugée pour apologie du terrorisme.
10:44Au cœur du dossier, un message posté en mars dernier par la militante pro-palestinienne sur les réseaux sociaux,
10:50la décision est attendue le 30 novembre prochain.
10:53Et puis le gratin du football mondial se retrouve ce soir sur la pelouse du Parc des Princes.
10:58Le Paris Saint-Germain reçoit le FC Barcelone,
11:00c'est la troisième journée de Ligue des Champions, coup d'envoi à 21h.
11:04Match à suivre sur les antennes de Canal+.
11:06La météo désormais avec vous Marlène Duray et toujours de la pluie dans le sud-est.
11:12Effectivement, c'est une perturbation qui se décale très lentement, qui se dirige vers l'Italie.
11:17Elle s'étend vraiment sur tout le flanc est en ce moment,
11:19jusqu'en Corse où nous avons toujours ces deux départements en alerte orange pluie-inondation,
11:24jusqu'à minuit en Corse.
11:26Et puis du côté du Gard, ce département est toujours en vigilance orange
11:29pour les crues.
11:30Alors demain matin, notre perturbation va s'attarder un petit peu de l'Alsace au Savoie.
11:34Il y en a une nouvelle qui est arrivée en Bretagne
11:36et qui va circuler d'ouest en est.
11:38Alors le matin, elle arrosera les régions Allendeau de France,
11:41aux Pyrénées en passant par la région parisienne.
11:43Et l'après-midi, on la retrouvera du Grand Est aux Alpes du Nord.
11:47Elle sera suivie d'un fameux ciel de traîne,
11:49donc assez changeant avec des averses,
11:50parfois quelques coups de tonnerre,
11:52quelques éclaircies, du vent et les températures.
11:53Alors pas trop de changements, 12 à 16 degrés en général,
11:57parfois moins, 10 par exemple à Aurillac ou Langres.
11:59Comptez 18 à 24 dans le Sud-Est, 24 à Nice.
12:03Merci beaucoup Marlène Duray.
12:05Dans un instant, la suite de votre journal de 20h
12:08avec l'édito politique de nos amis du Figaro.
12:21Merci d'écouter Europe 1 ce mardi soir.
12:24Place maintenant à vos signatures,
12:26Europe 1, celle qui vous réveille tous les matins
12:28entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
12:31A commencer par l'édito politique avec nos amis du Figaro.
12:35Karl Meus revient sur les émeutes du week-end
12:38et sur le début de réponse politique apportée par le gouvernement.
12:41Et Karl, vous avez comme une certaine impression
12:44de déjà vu, déjà entendu.
12:46Europe 1, le journal de 20h.
12:49Quand les Français se sont réveillés lundi matin,
12:51ils ont dû avoir cette désagréable impression
12:53d'avoir déjà vécu ces violences et ces pillages,
12:56d'avoir déjà entendu les représentants de l'État
12:58utiliser les mêmes mots pour dénoncer ces violences et ces pillages.
13:02A écouter la conférence de presse du Premier ministre hier,
13:04on avait en effet l'impression d'être amené en mai dernier
13:07quand au soir de la finale de la Coupe d'Europe
13:08remportée par le PSG,
13:10des émeutes urbaines avaient éclaté à Paris.
13:12Voir en juin 2023,
13:13quand après la mort du jeune Naël à Nanterre,
13:16la France avait connu une semaine d'émeutes violentes
13:18avec là aussi des pillages.
13:19Et peut-être même en 2018-2019
13:22quand tous les week-ends,
13:23les Gilets jaunes bloquaient la France
13:25et certains d'entre eux vandalisaient et pillaient les commerces.
13:27A chaque fois, le scénario est le même.
13:29Au saccage répondent les discours de fermeté du gouvernement.
13:32Le ministre de la Justice fait savoir
13:34qu'il a demandé au procureur de faire preuve de fermeté
13:36dans la réponse pénale.
13:38Le ministre de l'Intérieur annonce qu'il va mettre
13:40plus de force de l'ordre sur le terrain
13:41pour la prochaine manifestation.
13:43Le Premier ministre,
13:44après avoir dénoncé les violences de l'extrême-gauche
13:46qui souffle sur les braises,
13:48rappelle qu'il a demandé aux compagnies d'assurance
13:49d'accélérer les procédures d'indemnisation
13:51des commerçants qui ont tout perdu.
13:53Et le Président de la République qui dit
13:55« Nous serons intraitables avec les casseurs ».
13:57Vous vous souvenez « intraitables » ?
13:59C'est le même mot qu'il avait utilisé en 2020
14:01pour dire qu'il faut être intraitable face aux racistes
14:04et en mai 2026,
14:06après la victoire du PSG.
14:07Ce qu'il ne semble pas voir,
14:09c'est l'exaspération des Français
14:10devant ce jour sans fin
14:12des Français qui redoutent
14:13que rien ne change véritablement.
14:14Vous ne croyez pas le gouvernement capable
14:16de mettre en place la politique de fermeté
14:18qu'il annonce ?
14:19On verra ce que va dire votre invité,
14:21Gérald Darmanin, dans quelques minutes.
14:23Mais on se demande pourquoi ce gouvernement
14:25qui n'a plus que 6 mois d'existence théorique
14:27ferait mieux que ce qu'ont été incapables
14:30de faire ses prédécesseurs
14:31qui avaient la durée pour eux.
14:32Voilà le vrai problème.
14:34Les Français savent bien que les juges
14:35font rarement preuve de fermeté.
14:37A l'heure des charges,
14:39il est extrêmement difficile pour les policiers
14:40d'arriver avec des dossiers
14:41parfaitement ficelés
14:42où ils peuvent assurer à 100%
14:44que le prévenu a commis
14:45les méfaits dont il est accusé.
14:47Les premiers casseurs et pilleurs
14:49sont rarement parmi les prévenus.
14:50En outre, la politique pénale en vigueur
14:52n'envoie pas en prison
14:53les condamnés de moins d'un an.
14:55En mai dernier,
14:56après les violences urbaines,
14:57le gouvernement annonçait
14:58un projet de loi
14:59dit « casseur-payeur ».
15:00Il a fallu les violences
15:02liées au mouvement des lycéens
15:03pour que le gouvernement
15:04accélère sa lecture au Sénat.
15:06Il doit arriver fin octobre,
15:075 mois après les faits,
15:09après déjà deux nouvelles séquences d'émeutes.
15:11Il faut dire qu'entre-temps,
15:12l'Assemblée nationale
15:13avait rejeté l'idée
15:14de faire payer les participants
15:16à un attroupement,
15:17même sans être responsable
15:18des dégâts commis.
15:19La gauche avait évidemment
15:20voté contre,
15:21comme une partie
15:22des députés Renaissance,
15:23le parti du président
15:24de la République
15:24et du Premier ministre.
15:26Comment voulez-vous
15:27que les Français puissent penser
15:28que quelque chose
15:29changera réellement
15:29si au sein même
15:31de la Macronie,
15:31il n'y a pas de consensus
15:32sur les mesures à prendre ?
15:33Vous pensez que la campagne
15:34présidentielle
15:35ne va pas ranger les choses
15:36puisqu'Edouard Philippe
15:37et Gabriel Attal
15:38vont devoir se désolidariser
15:40du bilan d'Emmanuel Macron
15:41s'ils veulent convaincre
15:43les Français de voter pour eux ?
15:44Mais oui, exactement Dimitri.
15:45Edouard Philippe
15:45a d'ailleurs commencé
15:46dès dimanche.
15:47Il a publié un texte
15:48sur le réseau social X
15:49d'une violence incroyable
15:50contre le président
15:51de la République.
15:52Je vous cite une seule phrase,
15:53sa conclusion.
15:54Notre pays a besoin
15:56d'être commandé.
15:57Dit autrement,
15:58ce n'est pas le cas.
16:00Et dans un pays
16:02où l'impression
16:03qui domine
16:03et que plus rien
16:04des comptes publics
16:05à la sécurité
16:06n'est tenu,
16:07c'est effectivement
16:07un bon angle d'attaque.
16:09Mais ça ne vient pas
16:10de Jean-Luc Mélenchon,
16:12ça ne vient pas
16:12de Marine Le Pen,
16:13de Raphaël Luxman
16:14ou de Bruno Retailleau.
16:15Ça vient du premier
16:16chef du gouvernement
16:17d'Emmanuel Macron
16:18en 2017,
16:19soutien du gouvernement
16:20de Sébastien Lecornu.
16:21Les vraies questions
16:22désormais sont donc
16:23de savoir si
16:24et comment
16:25le président
16:26et son premier ministre
16:27pourront tenir encore
16:27six mois
16:28maintenant qu'ils sont
16:29lâchés par leur soutien.
16:34Karl Meus,
16:35l'édito politique
16:36avec nos amis
16:37du Figaro
16:37tous les matins
16:38à 7h50
16:39sur Europe 1.
16:40Ces émeutes
16:41ont touché
16:41dans leur chair
16:42les commerçants
16:43attaqués,
16:43les riverains
16:44agressés,
16:45les forces de l'ordre
16:46et les pompiers
16:46blessés.
16:47Et dans son édito
16:48du jour,
16:49Laurent Tessier
16:49identifie l'une
16:50des coupables
16:51de ce chaos,
16:52la très française
16:53culture de l'excuse.
16:55Europe 1,
16:55le journal de 20h,
16:58Maëlle Assani.
17:00Oui, des années de culture
17:01de l'excuse
17:01et nous en payons
17:02le prix fort aujourd'hui.
17:03Tout cela entretenu
17:03par la gauche
17:04mais aussi le président
17:05de la République
17:05Emmanuel Macron
17:06en janvier 2024.
17:07Il avait organisé
17:08une grande conférence
17:09de presse à l'Elysée.
17:10Le chef de l'État
17:11est intervenu
17:11sur les émeutes,
17:12les violences urbaines
17:13de juin 2023.
17:14D'abord,
17:14elles sont intervenues
17:15fin juin.
17:16C'était beaucoup
17:16de très jeunes
17:17qui étaient dans les rues.
17:18Et c'était des jeunes,
17:19c'est une erreur
17:19qu'on a commise,
17:20qui étaient souvent
17:21sans école
17:22depuis le mois d'avril.
17:23Loisiveté,
17:23c'était des jeunes
17:24qui n'ont pas la chance
17:25d'avoir des familles
17:26et qui les emmènent
17:26à la mer,
17:27à la montagne,
17:27qui justement
17:28n'ont pas assez accès
17:29à la culture,
17:30au sport.
17:30Ils s'ennuyaient.
17:31Et donc maintenant,
17:32c'est quoi le discours ?
17:32Ils s'ennuient aussi
17:33pendant les vacances
17:34de la Toussaint,
17:35des années de culture,
17:36de l'excuse aussi
17:36dans la justice.
17:37Écoutez cet avocat
17:38au barreau de Paris,
17:39Alexis Baudelin,
17:40il défend plusieurs individus
17:41interpellés à la suite
17:42de pillages ce week-end.
17:43Il était hier matin
17:43sur France Info.
17:44C'est le cri de colère
17:46et de désespoir
17:46de toute une jeunesse
17:47qui subit un matraquage
17:49d'une politique néolibérale
17:50qui leur est mortifère.
17:51Ces gens sont présentés
17:52comme des casseurs,
17:53des délinquants
17:54et des pilleurs,
17:55mais ce sont pour la plupart
17:56des personnes
17:56qui ont depuis le départ
17:57des revendications légitimes.
17:59Comment légitimer la casse ?
18:00On marche sur la tête
18:01des années de culture,
18:02de l'excuse alimentée
18:02par une partie
18:03du monde universitaire,
18:04comme cette professeure
18:05de sociologie
18:06à l'université de Rennes.
18:07Elle s'en est prise
18:08ce week-end,
18:08place de la République à Paris,
18:10une mère de famille
18:10qui expliquait avoir été
18:11menacé de viol.
18:12Je dis que ça aille violer
18:13parce que j'étais une sale bourgeoise
18:14parce que je les empêchais
18:15de piller le petit commerce
18:16d'en bas.
18:17C'est un dommage collatéral.
18:20Les militants,
18:20le militantisme pacifiste
18:22ne marche pas.
18:22Nelson Mandela,
18:23il a appelé
18:23à prendre les armes
18:24à un moment donné.
18:25Mais oui,
18:26les saccages en Pérez-Bas,
18:27c'est normal,
18:28c'est la source
18:28de nos problèmes.
18:29C'est un dommage collatéral.
18:31Un dommage collatéral,
18:32dit cette enseignante.
18:33C'est bien ce qu'elle a dit.
18:34Des années de culture,
18:35de l'excuse alimentée
18:36par l'espace médiatique,
18:37le monde culturel,
18:38l'actrice Ariane Ascaride,
18:39hier matin sur France Inter.
18:40Ça fait plus de 40 ans
18:41qu'on ne les a pas inclus
18:43dans la République,
18:44qu'on n'a plus appris
18:45à ces jeunes gens,
18:47à ces enfants
18:48qu'ils pouvaient faire partie
18:49de la République.
18:50Donc ils s'en foutent complètement.
18:52Et puis où sont tous les artistes
18:53pour soutenir nos policiers
18:54et gendarmes blessés ?
18:54Où sont-ils pour défendre
18:55tous ces commerçants pillés ?
18:57Au Marcy,
18:57j'adore l'acteur,
18:58mais la semaine dernière,
18:59ils nous faisaient un grand discours
19:00sur les lycéens,
19:00comment leur parler,
19:01quels mots utiliser,
19:02l'éducation positive.
19:06On se calme ?
19:08Tout le monde se calme
19:10deux secondes.
19:11Qu'est-ce que t'as mon petit ?
19:12T'as mal où ?
19:14Avant de commencer
19:15à répumander.
19:17Voilà le résumé Dimitri
19:18de toutes ces années
19:19de culture de l'excuse en France.
19:21Europe 1
19:21Le journal de 20h
19:23Maël Sani
19:25L'édito de Laurent Tessier
19:26tous les matins à 6h15
19:28et 7h20 sur Europe 1.
19:30Et alors que la France
19:31reste profondément choquée
19:32par les images du week-end,
19:34Emmanuel Macron poursuit
19:35sa tournée au Moyen-Orient.
19:37Quatre pays en deux jours.
19:39C'est le sujet
19:39de l'édito international
19:40de Vincent Hervouet.
19:42Première étape,
19:43hier,
19:43au Koweït,
19:44Vincent.
19:45Europe 1
19:46Le journal de 20h
19:48Il a été magnifiquement accueilli
19:49par l'émir
19:51Meshel Hamad
19:52Al-Jaber Al-Sala.
19:54Vous connaissez ?
19:54Non, je l'ai...
19:55Il ressemble comme
19:56deux gouttes de pétrole
19:57au père du petit Abdallah
19:59d'entraînement
20:00au pays de l'or noir.
20:01La moustache,
20:02les grosses lunettes
20:03aient l'air gentil.
20:04Le président l'a pris dans ses bras
20:05comme un vieux copain
20:06à qui on fait la braseau.
20:07C'est pourtant la première fois
20:08qu'il met les pieds au Koweït.
20:10Il avait l'air ravi d'être là
20:11sur le tapis rouge
20:12qui donne bonne mine
20:13à l'unisson
20:13de l'uniforme écarlate
20:15de la garde koweïtienne
20:17grave
20:17en écoutant la marseillaise
20:19à peine esquinté.
20:20Et les ministres
20:21regardent à vous
20:21la défense,
20:22les affaires étrangères,
20:23l'économie.
20:24Et cette suite dit
20:25l'ambition de la tournée.
20:27Il s'agit d'obtenir
20:28un peu de pétrole brut
20:29et de diesel
20:29pour faire baisser
20:30les prix à la pompe.
20:32C'est ce qu'a dit Dimanchoir.
20:33Le président,
20:34pour expliquer
20:35ce voyage incongru,
20:37ce n'est pas la fuite
20:38à Varennes,
20:38c'est le contraire.
20:39L'entourage répète
20:41qu'il est à l'écoute
20:41des soucis quotidiens
20:42des Français.
20:44Emmanuel Macron
20:44n'est pas dans le golfe
20:45pour une tournée d'adieux,
20:47pour se faire décorer,
20:48pour compléter
20:49son tour du monde.
20:50Non, non, non.
20:51Il fait le tour
20:52des pétro-monarchies
20:53comme on va au souk.
20:54Alors, 375 voyages
20:56à l'étranger en 10 ans.
20:57Vous tenez le compte, Vincent,
20:58et donc au Koweït,
20:59c'était la première fois.
21:00Et pour cause,
21:01Emmanuel Macron
21:02a toujours répété
21:03qu'on aurait
21:03de moins en moins
21:05besoin de pétrole.
21:06Patatra,
21:06il n'y en a plus
21:07de disponibles.
21:08La guerre de Donald Trump
21:08provoque la foire d'empoigne.
21:10Paris a soudain redécouvert
21:11qu'on avait fait
21:12la guerre pour le Koweït.
21:14Mitterrand disait Koweït.
21:15Il y a 35 ans,
21:17Emmanuel Macron
21:17fait sa tournée
21:19Angéricane à la main.
21:20Il a embarqué
21:21les présidents d'ENGIE
21:22et de Total.
21:23Ce ne sera pas trop.
21:24Le Koweït
21:25ne peut plus exporter
21:26son pétrole.
21:26Il a été méchamment bombardé
21:28par les Iraniens
21:29alors qu'il avait été
21:30persécuté par les Irakiens.
21:32C'est le sort cruel
21:33des petits pays
21:34victimes de leurs grands voisins.
21:35Les Français voudraient
21:36qu'il utilise
21:37son fonds souverain
21:38pour faire baisser
21:39les primes
21:40qu'exigent les assureurs
21:42pour garantir
21:42les tanqueurs
21:43qui osent s'aventurer
21:44dans le détroit d'Hormuz.
21:46Une rémie de palabres
21:47avec l'émir
21:47n'a pas suffi.
21:48Les marchandages
21:49exigent du temps.
21:50C'est comme ça.
21:51C'est le contraire
21:52d'une tournée
21:52en coup de vent.
21:53Catherine Vautrin
21:54a quand même
21:54signé des lettres
21:56d'intention
21:56avec le ministre
21:57Koweïtien de la Défense.
21:58Les lettres d'intention
21:59c'est le contraire
22:00des lettres de noblesse.
22:02Elles n'engagent
22:02absolument à rien.
22:03Et la France propose
22:04des partenariats stratégiques.
22:06Comme celui passé
22:07avec les Émirats Arabes Unis
22:08où le président
22:08est depuis hier soir.
22:09Les rafales
22:10qui y sont stationnés
22:11ont contribué
22:12à abattre
22:12les drones iraniens.
22:14Des renforts
22:14pourraient sécuriser
22:15le terminal pétrolier
22:16de Fujaira
22:18sur le golfe d'Omane
22:19qui permet de contourner
22:20le détroit d'Hormuz.
22:21Bon, les Arabes
22:23savent qu'ils ne peuvent
22:23plus compter
22:24sur la protection américaine.
22:26Mais ils regardent
22:26beaucoup la télé
22:28malheureusement.
22:29Et quand ils voient
22:29des milliers de pillards
22:30faire la radia
22:31ils sont indignés.
22:33Quand ils voient
22:33qu'on brandit
22:34des drapeaux palestiniens
22:35à Paris
22:36ils s'affolent.
22:37Ils n'ont pas plus
22:38de compassion pour nous
22:39que leur police
22:40leur police à eux
22:41n'en a pour les opposants.
22:43Ça fait 50 ans
22:44que les pays du golfe
22:45voient défiler
22:46les dirigeants libanais
22:47mendiant de l'aide
22:49pour sauver
22:49leur pays du naufrage
22:50et ils sont blasés.
22:51Et à leurs yeux
22:52la France, incapable
22:54de tenir ses frontières
22:55ses comptes
22:56où ses banlieues
22:57se libanisent.
22:59Prochaine Escalbarayne
23:00depuis le Qatar
23:02et puis demain
23:03on fera les comptes
23:03à la maison.
23:04Europe 1
23:05Le journal de 20h
23:07Maëlle Hassani
23:08L'éditore international
23:10de Vincent Hervouet
23:11tous les matins
23:12à 7h40
23:13sur Europe 1
23:14Très belle soirée
23:15à l'écoute
23:16de votre radio
23:17dans un instant
23:18le journal permanent
23:19suivi de
23:20La France Bouge
23:21avec Elisabeth Assayag.

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