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00:00Covoituré.
00:30Il impose à l'exécutif de presser le pas sur le sujet.
00:33Et connaissez-vous les mamobiles ?
00:35Ces camions tout équipés pour dépister le cancer du sein au plus proche des populations.
00:40Le reportage à venir de Stéphane Burgatte.
00:43Europe 1
00:46400 à 500 établissements scolaires seront fermés partiellement ou totalement demain.
00:52C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'éducation nationale, Edouard Geffray, sur le service public.
00:56Il a indiqué que 24 collèges ou lycées ont été incendiés ou saccagés.
01:01Et que 78 personnels ont été blessés depuis le début des manifestations lycéennes.
01:07Des blessés en en dénombre également 83 du côté des forces de l'ordre.
01:11Parmi eux, le chef du renseignement départemental lynché à Belfort.
01:16Le policier avait été violemment frappé à terre après avoir tenté d'interpeller un jeune protestataire.
01:21Aujourd'hui, le procureur de la République a tenu une conférence de presse.
01:25Ces 4 personnes ont été identifiées, 2 ont été arrêtées, Charles Bouchin.
01:29Oui, il s'agit de 2 mineurs du lycée Gustave Courbet à Belfort.
01:33Ils ont 17 et 15 ans.
01:35C'est le plus âgé que le policier avait tenté d'interpeller quelques minutes plus tard avant son lynchage.
01:40Il est de nationalité bulgare.
01:41Il a participé activement aux violences urbaines cette semaine.
01:45Lancé de cailloux sur les forces de l'ordre et volonté de mettre le feu à une poubelle.
01:48En garde à vue, il reconnaît avoir frappé le policier, explique le procureur de Belfort, Pierre-Édouard Lalloy.
01:54Il a reconnu les violences commises sur le commandant de police en expliquant, je le cite,
01:59« Je ne sais pas si c'est à cause de l'adrénaline, je lui ai mis deux coups de
02:02pied dans la tête ».
02:03Ce jeune homme explique avoir porté ses coups alors que le commandant de police était effectivement au sol
02:07et que les autres individus l'agressaient.
02:09Quant à l'autre adolescent natif de Belfort, il a admis avoir voulu porter un coup de pied au policier
02:14avant de se retenir, ce qui n'est pas avéré pour le moment.
02:17Il aurait dévié sa trajectoire à la dernière seconde et que donc il n'aurait pas frappé le policier.
02:23Cette version apparaît, semble-t-il, contredite par les éléments vidéo.
02:27Le parquet de Belfort a ouvert une information judiciaire à l'encontre de ces deux mineurs
02:31pour violences sur fonctionnaires de la police nationale, un délit passible de dix ans d'emprisonnement.
02:36Charles Bouchin pour Europe 1. Quant à l'avocat du principal suspect, il dément la version du procureur
02:42et affirme qu'il a menti. Il a annoncé porter plainte pour tentative de meurtre à l'encontre du policier.
02:49A Marseille, un lycéen de 16 ans de la Ciotat a été placé en garde à vue.
02:53Il est soupçonné d'avoir aspergé d'essence puis donné un coup à un professeur de 59 ans
02:57vendredi lors d'un rassemblement devant un lycée.
03:00La victime était intervenue pour empêcher un début d'incendie au pied d'un arbre.
03:04Et à Marseille, toujours mis en examen pour acte de barbarie et placement détention provisoire du lycéen de 15 ans
03:12soupçonné d'avoir actionné un spray enflammé sur le visage d'une passante jeudi matin.
03:16Le parquet a précisé que l'adolescent interpellé vendredi soir a reconnu les faits, exprimé de profonds regrets
03:22et qu'il était élève en seconde service d'aide à la personne.
03:27Et face aux violences qui accompagnent depuis plusieurs jours le mouvement lycéen,
03:31le gouvernement accélère sur le projet de loi casseur-payeur.
03:34Selon les informations du Parisien, Sébastien Lecornu a décidé d'avancer son examen au Parlement.
03:39Le texte sera inscrit à l'ordre du jour du Sénat dès ce mois d'octobre, Jacques Serret.
03:44Oui, jusqu'ici aucune date d'examen n'avait été fixée.
03:48Mais les violences de ces derniers jours ont changé la donne.
03:51Sébastien Lecornu veut désormais faire examiner le texte dans les toutes prochaines semaines,
03:55dès le mois d'octobre au Sénat.
03:58L'objectif est de faire payer les casseurs.
04:01Aujourd'hui, pour obtenir réparation, il faut en principe établir la responsabilité de celui qui a causé le dommage.
04:08Le projet de loi veut permettre de réclamer jusqu'à 10 000 euros
04:12à une personne ayant sciemment participé à un groupe
04:16au sein duquel des violences, des vols ou des dégradations ont été commises.
04:20Il vise également ceux qui restent volontairement dans un attroupement violent après les sommations.
04:26Ce texte avait été imaginé après les violences qui avaient accompagné la victoire du PSG en Ligue des Champions au
04:32printemps dernier.
04:32Le gouvernement le remet donc aujourd'hui au premier plan avec les débordements autour des lycées.
04:38Une manière de répondre aux critiques concernant la gestion de cette crise.
04:43Jacques Serret du service politique d'Europe 1 est noté que 83% des Français se prononcent
04:48pour poursuivre en justice les responsables politiques qui encouragent la violence des lycéens pendant le blocus des lycées.
04:53C'est le résultat d'un sondage CSA pour Europe 1.
04:55CNews et le journal du dimanche.
04:58Europe 1, le journal de 20h, Frédéric Jean Chrey.
05:03Un vaisselle, bijoux de famille ou vieilles pièces face au retour de l'inflation.
05:07De nombreux Français vident leur placard et revendent leurs objets en or ou en argent.
05:11Le tout pour arrondir leur fin de mois.
05:13Romy Azoulay s'est rendu dans un comptoir de rachat de métaux précieux.
05:17Sur le comptoir de cette boutique, une ménagère en argent, celle de la maman de Fabien, 53 ans.
05:22C'est couvert, il dormait depuis 50 ans.
05:24Ce professeur de musique touche à peine le SMIC.
05:27Forcément, avec la hausse des prix, les loisirs passent à la trappe.
05:30Il espère tirer au moins 2000 euros de cette argenterie pour en faire profiter son épouse.
05:34C'est l'occasion, ça nous permettrait de partir en vacances sur le montant.
05:38À un moment, il faut vendre.
05:39C'est le seul moyen pour trouver un peu d'argent.
05:41Parce que c'est de plus en plus dur, ça appauvrit, c'est une catastrophe.
05:45Ce cas de figure est loin d'être isolé.
05:47Julie, responsable de cette agence, voit les clients affluer en boutique en quête de pouvoir d'achat.
05:52On est à peu près sur 25% de transactions supplémentaires sur cette année.
05:56Il y a ceux qui sont très clairs en disant, aujourd'hui j'ai des enfants, la vie est chère,
05:59j'ai des impôts à payer, donc je viens vendre de l'or pour combler la fin du mois.
06:03Ses clients, souvent trentenaires, dit-elle, n'avaient pour la plupart jamais vendu d'or.
06:07Et elle le constate, à chaque remontée du cours du métal jaune, sa boutique est remplie.
06:12Le reportage de Romy Azoulay pour Europe 1.
06:15Et c'est parti pour Octobre Rose pour amener l'offre de dépistage du cancer du sein
06:20au plus proche des populations éloignées des hôpitaux.
06:23Le pays développe le concept des mamobiles, des camions tout équipés,
06:27des dispositifs cofinancés par l'ARS et les conseils régionaux,
06:30comme en Provence-Alpes-Côte d'Azur, le reportage de notre correspondant Stéphane Burgette.
06:35Tout un service de dépistage hospitalier compacté dans un semi-remorque rose,
06:39durée totale de l'examen 20 minutes, selon la manipulatrice radio Sarah Balcaïde.
06:44La dame a une cabine qui respecte l'intimité comme un service de mammographie.
06:47On fait les clichés de mammographie.
06:49Et ensuite la patiente voit le médecin, la radiologue qui est présente avec nous dans le camion,
06:52qui fait l'examen clinique, la palpation, et qui fera une échographie si nécessaire.
06:56Le mammobile permet de faciliter le dépistage dans les zones les plus reculées des hôpitaux,
07:01selon Claire Major, chef d'équipe en imagerie médicale à l'Institut Paoli Calmette.
07:05On vient au plus près pour celles qui ne peuvent pas se déplacer
07:08ou qui sont dans des zones auxquelles elles ne peuvent pas accéder aux mammographies.
07:12Il y en a qui ne font pas la démarche, il y en a qui sont isolées,
07:14il y en a qui ont tout simplement peur et du coup le dépistage peut être fait.
07:17Et du côté du conseiller régional qui cofinance le projet,
07:20le vice-président François de Cançon n'exclut pas d'étendre le dispositif.
07:24Le but du jeu c'est de monter en puissance et si demain il faut un autre mammobile,
07:28on fera en sorte d'en mettre deux à disposition.
07:31Car le taux de dépistage du sein dans la région est 10% en dessous de la moyenne nationale.
07:35Marseille, Stéphane Burgatte, Europe 1.
07:37Et côté sport, Max Verstappen a signé sa première victoire de la saison à Sepang
07:41lors du Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn devant Kimi Antonelli et Lewis Hamilton
07:45et fin de la cinquième journée de top 14 ce soir avec l'affiche Montpellier-Toulon
07:49à 21h05 sur Canal+.
07:52Le bulletin météo de la journée de demain avec vous, Estelle Lafon, bonsoir.
07:57Et bonsoir Frédéric.
07:58Une bonne moitié nord de la carte va conserver jalousement son soleil demain toute la journée.
08:03Légères exceptions sur les premières heures du matin dans le nord-est et près de la Manche
08:07avec de nombreuses grisailles et des brouillards matinaux.
08:09Mais l'après-midi, le soleil ne souffrira aucun rival.
08:12Sur l'Aquitaine, la situation est influencée par ce qui se passe côté Golfe du Lion
08:16avec de nombreux nuages le matin.
08:18Quelques averses sont possibles.
08:20C'est aussi nuageux côté Méditerranée sans forcément beaucoup d'eau dans la matinée
08:24sur la partie PACA.
08:25Mais près du Golfe du Lion, on va retrouver les mêmes ingrédients qu'aujourd'hui.
08:29Cumule de pluie toujours important.
08:30Quelques orages encore dans la matinée.
08:32C'est surtout sur le Languedoc que ça tombe.
08:34Ça tire un petit peu vers la côte d'Azur et sur la Corse.
08:37Ça commence d'ailleurs dans la matinée sur la partie est de l'île.
08:39Et ça se renforce l'après-midi avec des pluies et averses bien drues.
08:43On s'attend à des températures fraîches le matin dans la moitié nord en cause.
08:47Ce ciel dégagé, donc 9 degrés tout juste à l'île et Strasbourg.
08:5010 pour Rouen et Verdun.
08:5212 à Poitiers, Auxerre et Laval.
08:5413 sur Grenoble, Saint-Etienne et Lorient.
08:56Comptez 14 dans la capitale.
08:5816 sur Biarritz et Pau.
09:00Et entre 17 et 19 sur la proche Méditerranée.
09:03Merci beaucoup Estelle Laffont.
09:05Europe 1, 20h09.
09:07On va se retrouver pour la suite de nos programmes.
09:15Europe 1, le journal de 20h.
09:18Frédéric Jean Chret.
09:20Retrouvez à présent les éditoriaux d'Europe 1 matin diffusés ce dimanche dans l'émission d'Alexis de la Fléchère.
09:25Et nous commençons avec l'édito politique d'Alexandre Devecchio.
09:32Mediapart, Alexandre, on le sait, prête donc à Jordan Bardella des propos antisémites tenus en 2013.
09:38Bardella dément, parle de faux et porte plainte.
09:41Est-ce que cette affaire peut plomber la campagne du Rassemblement National ?
09:46Incontestablement, cela vient fragiliser la dynamique du parti qui était jusqu'alors positive.
09:51D'abord parce que cette affaire ramène le RN à ses vieux démons.
09:54Elle semble donner raison à ceux qui répètent que la dédiabolisation n'est qu'une façade.
09:58Ensuite, parce qu'elle touche Bardella lui-même.
10:01Jusqu'ici, c'était le visage jeune et rassurant du parti.
10:04Celui qui n'avait rien à voir avec le passé, qui ne s'appelait pas Le Pen.
10:07A quelques jours du congrès du RN, le 24 et 25 octobre, où il devait être réélu triomphalement,
10:14c'est un coup dur pour le parti et sa jeune figure.
10:16Et pour l'instant, force est de constater que les Français ne semblent pas vraiment le sanctionner.
10:20Oui Alexis, rien ne bouge.
10:22Dans le dernier sondage IFOP, Marine Le Pen reste indéboulonnable entre 33 et 35%.
10:27Alors qu'une partie de l'enquête a été réalisée après les révélations.
10:31Même chose pour le classement de popularité des labs.
10:33Bardella et Le Pen restent stables à 37% d'opinions positives.
10:38Pendant ce temps-là, Jean-Luc Mélenchon, lui, perd 2 points à 15%.
10:42Et d'après une enquête YouGov, seule une minorité de Français estime que Jordan Bardella doit démissionner.
10:48Alors comment vous expliquez tout ça Alexandre ?
10:50Les Français font la part des choses.
10:52Que ces propos détestables soient authentiques ou non,
10:54ils ne reflètent en rien les positions actuelles du RN,
10:57ni celles de Jordan Bardella qui étaient mineurs au moment des faits.
11:01Et puis personne n'est dupe.
11:02Mediapart traque les supposés antisémites d'il y a 13 ans,
11:05mais ferme les yeux sur l'antisionisme radical d'une partie de l'extrême gauche
11:09et sur l'antisémitisme islamiste, celui qui tue.
11:13Aujourd'hui, beaucoup de Français, à commencer par les Français juifs,
11:16ont davantage peur de cet extrême gauche que du RN.
11:20Et les violences autour des blocus de lycées ne font que renforcer cette inquiétude face à LFI.
11:25Enfin, l'antifascisme ne fonctionne plus.
11:28Les Français sont lassés de cette rhétorique anachronique à géométrie variable,
11:32qu'on leur sert depuis 40 ans.
11:34La ficelle est trop grosse et trop usée.
11:36Au fond, le Rassemblement National serait devenu insubmersible.
11:40Ouf, la campagne est encore longue et il est trop tôt pour le dire,
11:43mais le RN, c'est vrai, est porté par une vague.
11:46Une vague très profonde, comme celle qui ont porté d'autres leaders populistes,
11:49en Europe et en Occident.
11:51On l'a vu avec Trump aux Etats-Unis, on le voit aujourd'hui avec l'AFD en Allemagne.
11:55Les affaires, les polémiques, les dérapages glissent sur eux.
11:58C'est d'abord une vague d'adhésion.
12:00Sur la sécurité, sur l'immigration, mais aussi sur la souveraineté,
12:03les idées du RN sont devenues majoritaires.
12:06Et c'est aussi une vague de dégagisme.
12:08Les partis traditionnels n'ont pas su répondre aux problèmes des Français.
12:11Aux yeux d'une grande partie de ces derniers, ils sont disqualifiés.
12:14Pire, ils sont jugés responsables du déclin.
12:17Une affaire même grave ne suffira pas à faire refluer cette lame de fond.
12:26Place maintenant à l'édito international de Michel Fayad,
12:29aux côtés d'Alexis de la Fléchère, dans Europe 1 Matin.
12:35On a parlé du Brésil hier.
12:36Le Brésil vote aujourd'hui, je le rappelle aux auditeurs d'Europe 1.
12:39Mais tout autre sujet ce matin, le Québec va voter demain.
12:43Les indépendantistes, Michel Fayad, peuvent-ils revenir au pouvoir ?
12:48Oui Alexis, et l'enjeu dépasse le changement de gouvernement.
12:51Qui décidera de l'avenir du Québec ?
12:53Le Québec fait partie du Canada, mais possède son propre gouvernement.
12:57Demain, les électeurs choisissent ses 127 députés.
13:00Le favori Paul Saint-Pierre Plamondon le dirige le Parti québécois.
13:03Il veut faire du Québec un pays.
13:05Le sondage Léger, publié samedi, le donne à 29%.
13:09Devant les libéraux à 25% et les conservateurs d'Éric Duhaime à 20%.
13:13Mais regardez le parti au pouvoir.
13:15La coalition Avenir Québec de Christine Fréchette.
13:18En 2022, il remportait 90 sièges.
13:21Dans sa projection du 2 octobre, QC125, qui estime les résultats à partir des sondages,
13:27lui en prévoit 0 avec une fourchette de 0 à 7.
13:31Une estimation, pas un verdict, mais le risque est clair, une déroute.
13:35Alors, qu'est-ce qui explique, pardon, Michel Fayette, cette volonté de changement ?
13:39Le coût de la vie, le logement et les services publics dominent les préoccupations des électeurs.
13:45Le Parti québécois y ajoute une question nationale.
13:47Comment préserver une société de langue française en Amérique du Nord ?
13:50Il promet de réduire l'immigration et de renforcer les exigences de français.
13:55Il relie les arrivées au logement disponible et à la capacité de soigner, d'instruire et d'intégrer.
14:01Ma conviction, Alexis ? Défendre le niveau de vie et une langue commune,
14:05c'est défendre la possibilité de continuer à vivre ensemble.
14:08Le Parti québécois relie ces deux combats, voilà sa force politique.
14:12Reste à obtenir les moyens d'agir.
14:1564 députés pour gouverner seuls, sinon il faudra des alliés.
14:19Un seul tour, dans chaque territoire électoral, le premier gagne.
14:22Avec des adversaires divisés, moins d'un tiers des voix peut ouvrir les portes du pouvoir.
14:27Et le référendum sur l'indépendance, c'est pour quand ?
14:30Après Trump, pas avant le 20 janvier 2029.
14:33Un référendum, c'est un vote où les citoyens répondent directement oui ou non.
14:37Paul Saint-Pierre Plamondon promet celui sur l'indépendance pendant son premier mandat,
14:41mais après le départ du président américain.
14:44J'y vois un choix stratégique,
14:45empêcher Trump de devenir le personnage principal d'un débat qui appartient aux Québécois.
14:50Le projet reste, le rendez-vous est reporté.
14:53Mais mesurez le poids américain.
14:54Même ceux qui veulent quitter un pays, règle leur montre sur Washington.
14:58Pour nous, Français, ce scrutin engage l'avenir d'un peuple qui fait vivre notre langue en Amérique du Nord.
15:04Demain, les Québécois ne votent pas encore sur leur indépendance,
15:07mais s'ils portent ces partisans au pouvoir, ils ouvrent la voie au référendum.
15:11Le vote est demain, ses conséquences dureront bien plus longtemps.
15:19Poursuivons votre rendez-vous avec l'édito de Laurent Tessier.
15:22Ça nous a énervé cette semaine, toujours aux côtés d'Alexis de la Fléchelle.
15:28Bonjour Laurent.
15:29Bonjour Alexis.
15:30Bonjour à tous.
15:31Face aux violences lors des blocages de lycées,
15:35vous vous interrogez ce matin, où est l'autorité de l'État ?
15:38Oui, parce qu'Alexis, chaque jour, cette semaine, nous sommes montés dans la violence.
15:41Chaque jour, le nombre de policiers et gendarmes blessés a augmenté.
15:43Eh bien, pour répondre à ces agressions, ces dégradations,
15:46pour montrer l'autorité de l'État, pour sonner la fin de la récréation,
15:49le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray, a sorti cette semaine une grande mesure.
15:53Nous allons ouvrir une grande plateforme de concertation
15:55à laquelle tous les lycéens, soit à titre individuel, soit à titre collectif,
16:01pourront, j'allais dire, contribuer, ils pourront alimenter cette plateforme.
16:04Ils pourront faire part de toutes leurs demandes, de leurs inquiétudes, de leurs angoisses,
16:09de leurs incompréhensions, de leurs revendications aussi.
16:12Une grande plateforme de concertation pour faire part de leurs revendications.
16:16Où est l'autorité là-dedans ?
16:17Et vous avez peut-être vu ces images de professeurs frappés,
16:20poursuivis dans la rue, mises au sol, ces feux de poubelle, ces incendies.
16:22Et le ministre de l'Éducation nationale a donc lancé cette semaine...
16:27Nous allons ouvrir une grande plateforme de concertation.
16:30Bah oui, quand on n'a pas trop d'idées,
16:32quand on ne sait pas comment montrer son autorité,
16:33on lance soit un numéro vert, soit une grande concertation,
16:36comme Emmanuel Macron lors d'un discours le 27 novembre 2018
16:39pendant le mouvement des Gilets jaunes.
16:40Je souhaite que partout sur le territoire,
16:42cette décision de concertation puisse être déclinée
16:45et que partout sur nos territoires, sur les réseaux sociaux aussi,
16:49ce débat puisse se tenir.
16:50Cette grande concertation de terrain sur la transition écologique et sociale...
16:54En attendant la grande plateforme de concertation,
16:56où est l'autorité quand des syndicats comme l'Union étudiante
16:59et l'Union syndicale lycéenne partagent sur les réseaux sociaux
17:02un tuto ?
17:03Cinq étapes pour bloquer sa fac ou son lycée,
17:05c'est une oeuvre d'art.
17:09Je vous lis ce qui est écrit.
17:11Première étape, réunir du monde,
17:13créer un groupe où tous les membres sont prêts à bloquer à 6h30 le lendemain.
17:16Bah oui, il faut se lever tôt, ce n'est pas évident.
17:18Étape 2, prévoir des pancartes, des enceintes, des slogans.
17:21Voici quelques idées, je cite,
17:23Macron nous fait la guerre et sa police aussi,
17:25mais on reste déter, déterminés, pour bloquer le pays.
17:27Voilà, voilà.
17:28L'étape 3 maintenant, venir à 6h30 et bloquer.
17:31Pour bloquer, je les cite, il faut venir en avance
17:33pour avoir le temps de trouver des poubelles, barrières à mettre devant l'établissement.
17:37Ils n'ont vraiment que ça à faire et crier
17:38Pas content ! Pas content ! Pas content !
17:41Étape 4, tout filmer et les partager au syndicat lycéen-étudiant.
17:45Et alors là, Alexis, l'étape 5, faire face à la répression.
17:48Filmer les interventions de policiers pour montrer les violences policières.
17:51Il y a des conseils aussi, dissimuler votre visage,
17:54ne peut a priori pas vous contraindre à une garde à vue.
17:56En garde à vue, garder le silence, demander à avoir un avocat, fin de citation.
18:00Voilà ce que font des lycéens et des étudiants au lieu de travailler pour la réunir.
18:03Encore une fois, où sont les parents ?
18:05Mais soyons rassurés avec cette grande annonce cette semaine.
18:08Nous allons ouvrir une grande plateforme de concertation.
18:11Tout va bien !
18:12Une grande plateforme de consultation.
18:15Bon, on verra si ça fonctionne ou pas.
18:17Merci beaucoup, Laurent Tessier.
18:24Et nous finissons avec la chronique
18:25Ai-je le droit de Roland Pérez, ce matin,
18:28aux côtés d'Alexis de la Fléchère.
18:32Bonjour mon cher Roland.
18:34Bonjour Alexis, bonjour à tous.
18:35Depuis le 1er octobre 2026,
18:37les familles qui organisent des obsèques ont droit à une information plus claire,
18:41plus complète.
18:42Les opérateurs funéraires doivent leur remettre une notice standardisée.
18:46Alors concrètement, qu'est-ce que cette notice va changer, Roland Pérez, pour ces familles ?
18:50Oui, alors cette notice va permettre de mieux connaître ses droits,
18:53de comparer les offres et surtout de distinguer ce qui est obligatoire,
18:57de ce qui n'est pas, de ce qui est facultatif en fait.
18:59Cette notice devrait être remise par tous les opérateurs funéraires,
19:03les entreprises de pompe funèbre,
19:04mais aussi les communes et les associations qui proposent ce type de service.
19:08Alors allons dans le détail ce matin, Roland Pérez.
19:11Quelles informations trouvera-t-on dans ce document ?
19:13D'abord la liberté qu'ont les familles de choisir l'entreprise de pompe funèbre.
19:17Elles ne sont pas obligées de retenir celle qui intervient habituellement
19:19dans un établissement ou une commune.
19:21Et la notice rappellera également les principales démarches à accomplir après un décès.
19:25Alors, on s'interroge également sur les prestations obligatoires.
19:30On imagine d'abord la fourniture du cercueil avec une plaque d'identité,
19:33une cuvette étanche et quatre poignées.
19:35Et la notice précisera aussi les obligations particulières selon que la famille choisit.
19:39une inhumation ou une crémation.
19:41L'objectif est d'éviter qu'une famille dans un moment particulièrement difficile
19:45paie pour une prestation qui n'est pas obligatoire ou qui ne correspond pas à sa situation.
19:49On évite ainsi les abus, les dérives.
19:52Est-ce que le document Roland Pérez va-t-il également donner des informations très pratiques ?
19:56Oui, alors d'abord elle rappellera que le devis funéraire est gratuit et sans engagement.
20:01Les familles pourront donc demander plusieurs devis
20:04et comparer les prestations et les tarifs avant de prendre une décision.
20:07C'est un point important.
20:09Alors si ça peut arriver, un litige survient avec une entreprise de pompe funèbre.
20:13Que fait-on ?
20:14La notice va indiquer justement les recours possibles.
20:16Et en cas de désaccord, la famille peut d'abord adresser une réclamation à l'opérateur.
20:19Et si le problème n'est pas réglé, elle peut ensuite saisir le médiateur de la consommation
20:24auquel l'opérateur adhère.
20:26On peut terminer Roland Pérez avec un dernier conseil pour toutes ces personnes qui vivent un deuil ?
20:32Depuis le 1er octobre 2026, demandez cette notice, prenez le temps de la lire, comparez plusieurs devis,
20:38vérifiez ce qui est obligatoire et ce qui ne l'est pas.
20:41Et c'était important de préciser tout ça à Roland Pérez parce que c'est vrai qu'il y a
20:44des foyers modestes
20:45et un enterrement, ça peut vite coûter cher.
20:48Il faut avoir toutes les clés en main pour éviter que la note s'envole.
20:54Merci Roland Pérez.
20:55Merci à vous.
20:56Merci à vous messieurs.
20:58C'était la chronique A-je le droit de Roland Pérez dans Europe 1 matin, animé par Alexis Delaflécher.
21:03Vous écoutez Europe 1, il est 20h25.
21:06Dans un instant, le journal permanent.