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  • il y a 3 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur les menaces de l'ultragauche qui pèsent sur le congrès annuel du RN à Orléans ce samedi.

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Transcription
00:00Pour intervenir dans une seconde, la ville d'Orléans sous haute surveillance,
00:03il y en a marre de la bordélisation de ce pays par une minorité de personnes
00:08qui empêchent les autres de vivre, c'est absolument insupportable.
00:11Voyez le sujet de Corentin Alonso et on en parle avec le maire d'Orléans.
00:16Pour son congrès et le lancement de campagne de Marine Le Pen,
00:20le Rassemblement National s'apprête à réunir 5000 personnes ce samedi
00:24et plus de 10 000 le dimanche.
00:26Mais plusieurs associations, partis et syndicats de gauche
00:29ont annoncé leur intention de manifester dans le Loiret
00:33pour contrer la présence du RN.
00:35Il y a effectivement des manifestations qui sont prévues.
00:39Une qui a été déclarée par des partis politiques, des organisations syndicales,
00:43c'est le samedi, et puis une autre le dimanche.
00:47Nous allons encadrer les manifestations qui ont été déclarées
00:50dont on peut penser que pour certaines, et c'est le cas au moins de celles du dimanche,
00:54elles pourraient essayer d'attenter au dit événement.
00:57Parmi les personnalités ayant annoncé leur présence à Orléans,
01:00le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure,
01:04mais également le maire insoumis de Saint-Denis, Bali Bagayoko,
01:08ou encore Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT.
01:12Un rassemblement qui agace vivement Marine Le Pen.
01:16On va s'arrêter de respirer parce que des gauchistes ont décidé de foutre à terre notre démocratie.
01:21On empêche les partis politiques de se réunir, on arrête les meetings, on ferme des médias.
01:26Non, on n'arrêtera rien du tout. C'est eux qui vont s'arrêter.
01:30L'article 4 de la Constitution indique pourtant que les partis politiques concourent à l'expression du suffrage,
01:36se forment et exercent leur activité librement.
01:40De son côté, le maire d'hiver droite d'Orléans, Serge Grouard,
01:43a présidé plusieurs cellules de crise cette semaine afin de prévenir tout débordement.
01:50La bordélisation du pays, ça suffit.
01:52Vraiment, les gens commencent à en avoir ras-le-bol.
01:54On est ce matin avec Serge Grouard et je pense ce matin, monsieur le maire, d'abord je pense à
01:58vous,
01:59je pense aux habitants d'Orléans, je pense aux commerçants d'Orléans,
02:03je pense aux policiers d'Orléans, ça suffit.
02:08C'est exactement cela et donc, pour ce qui me concerne, comme vous l'avez dit,
02:13je réunis depuis plusieurs jours une cellule de crise et nous mettons tout en place
02:17pour empêcher cette bordélisation parce que, comme vous le dites, il y en a ras-le-bol.
02:21Mais oui, mais comment vous allez faire ?
02:23Je sais que le préfet a pris des mesures très importantes,
02:27mais est-ce que, par exemple, les manifestants vont pouvoir,
02:30je ne sais pas où a lieu d'ailleurs ce congrès, j'imagine dans un endroit qui sera sécurisé,
02:35mais comment on peut empêcher ces 40 000 personnes,
02:39et j'ai vu qu'il y avait Olivier Faure, je l'ai dit,
02:42qui sont des irresponsables, ces gens sont irresponsables en fait.
02:45Ils mettent notre démocratie en danger, monsieur Faure,
02:48il devrait dire l'ERN a le droit de parler, l'ERN fait son congrès,
02:53l'ERN s'exprime et c'est la démocratie.
02:55Et tous les éditorialistes de France devraient dire la même chose.
02:58Mais tous ces gens, manifestement, souhaitent aussi la bordélisation du pays, monsieur Grouard.
03:03– Écoutez, moi je prends la situation telle qu'elle est, effectivement,
03:07je considère que dans le moment que nous vivons,
03:10il eût été plus sage et responsable de ne pas faire cette manifestation,
03:14maintenant elle est là, moi je suis maire,
03:16et comme vous l'avez dit, mon objectif c'est de protéger Orléans,
03:20les Orléanais et notamment les commerçants,
03:23qui en ont particulièrement ras-le-bolche,
03:25je les ai réunis hier soir,
03:27et là, effectivement, nous construisons avec le préfet
03:31des mesures extrêmement précises et je le pense efficace.
03:35Et à situation exceptionnelle, moi j'ai demandé un dispositif exceptionnel,
03:39nous l'avons, nous allons le mettre en œuvre,
03:42et je vous le dis, moi je vais faire tout ce que je peux et au-delà
03:47pour qu'il n'y ait pas cette bordélisation, je le dis très clairement.
03:50Voilà, donc le dispositif, il est là,
03:53et on va être à la manœuvre.
03:55Maintenant, en tant que, ça je le dis en tant que maire,
03:58mais en tant que citoyen, j'en ai encore plus ras-le-bol que vous,
04:02et je vois le pays qui sombre dans le chaos et la déliquescence.
04:05C'est aussi pour cela que j'ai appelé le président de la République
04:08à mettre en œuvre le fameux article 16 de la Constitution
04:11pour tout simplement mettre un terme à ce chaos.
04:15J'entends bien, mais le président d'abord, il attend peut-être que ça,
04:18Emmanuel Macron, d'avoir les pleins pouvoirs,
04:20et l'article 16, mais il y a peut-être des étapes avant cet article 16,
04:24simplement, je pense aux commerçants,
04:27parce que les récents événements nous montrent
04:31que la sécurisation n'est jamais assez efficace.
04:35La violence de ces manifestants, de ces éléments-là,
04:41fait qu'elle est quasiment ingérable sur le terrain,
04:46d'autant qu'il y aura beaucoup de policiers qui seront déjà à Paris.
04:49Est-ce que, par exemple, l'armée sera déployée à Orléans comme elle l'est ?
04:55J'ai vu qu'elle était déployée sur certains sites parisiens.
04:59Non, l'armée ne peut pas être déployée,
05:01parce que si vous mettez l'armée, qu'est-ce que vous faites ?
05:04Vous tirez.
05:05Donc, ce n'est pas de propos.
05:08Il y a d'autres moyens pour empêcher que la rue ne prenne le pouvoir.
05:13Voilà.
05:13Et moi, j'attends que l'on mette en œuvre ces moyens.
05:16Je vous l'ai dit, on les a.
05:17Maintenant, il y a une question aussi de doctrine d'emploi des forces.
05:21Et nous n'allons pas faire ce qui s'est passé,
05:23notamment à Paris ou ailleurs, la semaine dernière.
05:26Voilà.
05:27C'est très clair.
05:27Maintenant, je ne vais pas, vous le comprenez bien, en dire plus,
05:30parce que je n'ai pas l'intention de dévoiler le dispositif
05:34que nous mettons en place avec le préfet.
05:36Je vous ai posé plusieurs fois quels sont les moyens que vous préconisez,
05:40mais j'ai compris à travers vos réponses que vous ne souhaitiez pas en dire davantage.
05:45Effectivement, j'en suis désolé.
05:46Mais vous comprenez bien que si nous en disons davantage,
05:49on se crée également des faiblesses.
05:52Donc, il n'en est pas question.
05:53Mais je le dis encore une fois,
05:54il est temps d'arrêter ce pouvoir violent de la rue.
05:59Il y en a ras-le-bol et on peut le faire.
06:01J'entendais Robert Monard à juste titre tout à l'heure qui disait
06:03« Vous imaginez si des militants du Rassemblement National
06:07empêchaient le Parti communiste, la fête de l'humanité ? »
06:10Effectivement, ça serait un tollé dans tout l'espace médiatique.
06:13Vous n'êtes pas surpris que personne dans l'espace médiatique,
06:17aucun éditorialiste, aucun artiste, aucun intellectuel,
06:20tous ces gens participent à la bordélisation du pays en se taisant.
06:24Ils se taisent, ce sont des lâches.
06:27Ce sont des lâches.
06:28Tous ces gens participent à la bordélisation du pays par leur silence.
06:33Moi, je vous assure, c'est extravagant ce qui se passe dans ce pays.
06:36C'est une minorité de gens et ceux qui ont un pouvoir médiatique,
06:42personnalité, je le répète, éditorialiste, intellectuel, écrivain, artiste,
06:46qui va vouloir dire « mais arrêtez, laissez le Rassemblement National faire son congrès tranquillement
06:51et puis allez voter si vous voulez pour eux ou pas ? »
06:55Mais il va falloir, Pascal, à un moment, que cette majorité silencieuse,
07:00elle puisse s'exprimer et qu'elle dise effectivement ce ras-le-bol.
07:04Voilà.
07:05Rappelez-vous, je vais revenir longtemps dans l'histoire, en 68,
07:10que s'est-il passé ?
07:11Il y a eu une manif en faveur du général de Gaulle
07:14qui a réuni plus d'un million de personnes.
07:18Et 68, ça a été terminé.
07:20Je suis d'accord avec vous, mais moi, la peur que j'ai aujourd'hui,
07:22c'est que cette manif, souvent je cite cette manif du 30 mai 68,
07:25je trouve que les Français, ils acceptent beaucoup de choses, pour tout vous dire.
07:28Ils acceptent tout.
07:29Ils ont accepté le Covid, ils ont accepté les masques, ils acceptent tout.
07:32Et ils se révoltent assez peu.
07:34Et ils devraient se révolter beaucoup plus après ce qui s'est passé ce samedi.
07:36Et je pense qu'en face, les gens l'ont compris qu'ils se révoltent assez peu,
07:40qu'ils bougent assez peu.
07:41Donc ils acceptent, ils acceptent, ils acceptent.
07:43Mais moi, j'entends ce que vous dites.
07:45Mais je vous assure, la manif du 30 mai 68, c'est comme la manif après Charlie.
07:50J'aimerais qu'on puisse encore la faire aujourd'hui.
07:52Je n'en suis pas forcément certain.
07:53En revanche, notre temps de parole est terminé, M. Grouard.
07:57Parce que ce qu'il a fallu aussi...
07:58J'en suis désolé.
07:59Vous n'imaginez pas ce qu'il a fallu aujourd'hui
08:01pour vous faire parler pendant cinq minutes.
08:04Parce que, comme vous êtes d'hiver droite, que le temps de parole est compté,
08:08sur un événement aussi important, on doit faire des calculs
08:11pour simplement donner la parole à Serge Grouard.
08:14Ce pays est fou.
08:15Dans tout, n'importe quelle part, ce pays est fou.
08:18Donc, qu'est-ce que vous voulez que je dise ?
08:19Vous savez, la technostructure est au pouvoir.
08:22Et c'est ça, le fond du problème.
08:23Bon, merci en tout cas.
08:25Et bon courage à vous.
08:26Bon courage à cette merveilleuse ville d'Orléans.
08:28Bon courage aux commerçants, aux citoyens, etc.
08:30Et peut-être quelques réactions.
08:32Merci Serge Grouard.
08:33Merci beaucoup.
08:33Ce qu'on peut dire quand même, c'est qu'à la fois, on a Serge Grouard...

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