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  • il y a 37 minutes
Plusieurs dizaines de milliers de contre-manifestants sont attendus en marge du congrès du RN à Orléans ce week-end, a annoncé le ministre de l'Intérieur. Le parti, qui doit reconduire Jordan Bardella à sa tête et donner le coup d'envoi de sa campagne avec un premier meeting dimanche, pourra-t-il maintenir son programme ? Laure Lavalette, députée RN et porte-parole du parti, est l'invitée de Céline Landreau à 7h40 dans RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Céline Landreau du 22 octobre 2026.

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Transcription
00:01Faire
00:02RTL Matin, Céline Landreau
00:057h44, l'invité d'RTL Matin maintenant. Bonjour Laure Lavalette.
00:08Bonjour Céline Landreau.
00:09Vous êtes porte-parole du Rassemblement National, députée du VAR
00:12et vous serez ce week-end à Orléans pour le congrès du RN
00:14qui doit officialiser la réélection de Jordan Bardella à sa tête.
00:18Congrès sous tension, plusieurs dizaines de milliers de contre-manifestants
00:21attendus selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nouniez.
00:24Vous êtes inquiète ?
00:25Pas du tout, je ne suis pas inquiète.
00:27On a eu des garanties, vous savez, des pouvoirs publics qui ont bien compris
00:30qu'il y avait un enjeu de sécurité.
00:32Je pense que toutes les forces de l'ordre seront déployées
00:34pour que nous puissions avoir ce grand moment démocratique
00:37parce que c'est quoi un congrès, c'est ça ?
00:38C'est un grand moment démocratique où on va réélire notre président,
00:41on va valider les statuts et on va élire les membres du Conseil National.
00:45Donc voilà, je suis très étonnée d'ailleurs que Mme Tondelier,
00:50M. Bagayoko, M. Fort viennent faire le pied de grue à Orléans.
00:53Je veux dire, les partis politiques sont censés avoir une libre administration.
00:57Vous voyez, c'est censé être un grand moment de démocratie.
00:59Je suis très étonnée que des politiques essayent d'entraver ça.
01:03Vous parliez des moyens déployés pour sécuriser ce congrès.
01:06RTL le révélait hier, c'est 16 unités de force mobile samedi, 14 dimanches,
01:10qui seront déployées.
01:12Pour faire simple, c'est entre 1000 et 1200 CRS ou gendarmes par jour.
01:16Vous vous sentez donc suffisamment protégé.
01:19Aujourd'hui, vous dites à vos adhérents qu'ils peuvent venir sans crainte.
01:22Ils seront moins nombreux à priori que les contre-manifestants à Orléans.
01:25Non, je ne pense pas.
01:26Vous voyez, on attend 10 000 personnes et je ne pense pas qu'ils soient moins nombreux.
01:28Et si le ministre de l'Intérieur dit attendre plusieurs dizaines de milliers de contre-manifestants ?
01:32En tout cas, cette petite musique qui est là aussi pour un peu faire peur et faire flop à notre
01:37congrès,
01:38je pense, ne fonctionnera pas.
01:39Vous voyez, les Français qui nous suivent sont des Français déterminés,
01:42qui ont très envie de ce moment démocratique.
01:44Il y a un grand moment familial aussi.
01:45On a un village des régions que tout le monde attend avec plaisir.
01:49Moi, je pense vraiment que la sécurité sera là.
01:50Le préfet a interdit les manifestations autour du congrès.
01:54Donc, il n'y aura aucune difficulté à se mouvoir et à être là.
01:58Donc, on vous entend très confiante sur le dispositif policier déployé à Orléans ?
02:02J'ai confiance dans les forces de l'ordre de mon pays.
02:04Je sais très bien qu'ils feront exactement ce qu'il faut.
02:06Je pense que le préfet a l'air tout à fait déterminé.
02:08Et puis, j'imagine bien que l'exécutif a pris la mesure de ce qui s'est passé le week
02:12-end dernier.
02:12Ou a priori, on verra, avec cette commission d'enquête, on aura peut-être l'occasion d'en parler.
02:16On va en parler, effectivement.
02:17Vous avez confiance sur le dispositif déployé à Orléans pour protéger le congrès du RN ?
02:21Est-ce que vous avez confiance sur le dispositif déployé ailleurs dans le pays
02:25pour encadrer cet acte 2 des Gilets jaunes et ne pas revoir les scènes qu'on a vécues le week
02:29-end dernier ?
02:29Je ne peux pas imaginer qu'une fois de plus, l'État faillisse, voyez-vous.
02:34Ce qu'on a vécu le week-end dernier était absolument hallucinant, lunaire.
02:37Moi, j'avais passé la semaine sur les plateaux avant où tout le monde parlait d'insurrection.
02:41Je ne peux pas croire qu'il y ait eu une malappréciation.
02:46C'est très étonnant.
02:47Mais vous savez, j'ai posé une question au gouvernement mardi, à M. Nunez,
02:50qui a fini par me répondre, n'ayez crainte, ce week-end, c'est moi.
02:53C'est moi qui gère, c'est moi qui suis aux manettes.
02:55Est-ce que vous avez entendu que ce n'était pas lui le week-end dernier ?
02:57Je m'interroge, je m'interroge.
02:59Donc, de deux choses l'une, où il y a eu un espèce de laisser-faire.
03:01Et à ce moment-là, c'est quand même très dramatique pour les Français,
03:04pour la démocratie et pour tous ceux qui ont perdu qui ?
03:07Une pharmacie, un restaurant.
03:09Ou alors, il y a vraiment une impréparation.
03:10Et à ce moment-là, il faut vraiment qu'ils laissent les clés de la boutique rapidement.
03:13Vous vous interrogez, Laure Lavalette, sur les raisons de ce qu'on a appelé un fiasco sécuritaire.
03:19Une partie des réponses, on les obtiendra peut-être par la commission d'enquête parlementaire
03:23qui a été lancée, commission que le Rassemblement National a décidé de boycotter.
03:28Et pourquoi, si vous voulez obtenir des réponses sur les mouvements ?
03:30Alors, il faut que vous expliquiez pourquoi.
03:31Vous savez bien que finalement, le seul parti politique qui n'a aucune responsabilité dans les menaces
03:35a été écarté d'être rapporteur.
03:37Ce qui est absolument quand même hallucinant.
03:39Il y a trois rapporteurs dans cette commission.
03:41Effectivement, il n'y a pas de rapporteur du Rassemblement National.
03:44Il n'y a pas non plus de rapporteur La France Insoumise
03:47qui dit et qui affirme être le premier groupe à gauche
03:50et qui n'a pas obtenu de poste de rapporteur non plus,
03:52mais qui va participer à cette commission.
03:54Même sans rapporteur, vous avez le droit de poser des questions dans une commission parlementaire.
03:58Vous auriez pu, en plus souvent c'est public, c'est diffusé,
04:01vous auriez pu utiliser ce levier-là ?
04:02Eh bien, si vous voulez, nous sommes le premier groupe,
04:05ce n'est même pas le premier groupe d'opposition à l'Assemblée Nationale,
04:07nous sommes le premier groupe tout court.
04:09Et imaginez que nous n'ayons pas de rapporteur,
04:11alors que nous la portions aussi de nos voeux,
04:13c'est absolument scandaleux.
04:14Et moi, la crainte que j'ai, c'est que cette commission soit une commission anti-flic.
04:18Et c'était, j'allais dire, l'écueil qu'il fallait éviter.
04:21Et quand on voit les rapporteurs et quand on voit la façon dont ça s'est passé,
04:27c'est un déni de démocratie quand même fondamental
04:29de se dire que nous ne sommes pas rapporteurs.
04:31J'ai peur que cette commission...
04:34Eh bien, figurez-vous que ce coup-ci, non,
04:38quand vous n'êtes pas rapporteur,
04:39vous avez quand même beaucoup moins de poids dans cette commission.
04:41Donc cette commission se fera sans nous.
04:43Nous verrons si l'adéquation avec la réponse pénale
04:45que demandait Marine Le Pen comme cinquième point
04:47sera ou pas prise en compte par cette commission.
04:52Mais là, nous avons évidemment décidé de la boycotter.
04:55Et vous ne craignez pas que cette commission exonère
04:58d'une certaine manière le gouvernement en y participant ?
05:00Non, mais si vous voulez,
05:01dans la responsabilité de ce qu'on a vu le week-end dernier,
05:03il y en a trois des responsabilités.
05:05Il y a ceux qui ont jeté des pavés,
05:06il y a ceux qui ont soufflé sur les braises,
05:08qui ont armé,
05:09ceux qui ont moralement,
05:10ceux qui ont jeté des pavés.
05:11Je pense évidemment à la France Insoumise,
05:13à ce parti politique
05:16qui n'a de cesse que de prôner l'insurrection.
05:19Moi, je les vois,
05:20ça fait quatre ans que je les subis,
05:21c'est des révolutionnaires.
05:23Et la France Insoumise ?
05:24Oui, enfin, ils les ont armés moralement,
05:26mais je porte aussi la responsabilité sur le bloc central.
05:29Je vous rappelle quand même que
05:30qui a renforcé LFI à l'Assemblée nationale,
05:32c'est évidemment le bloc central.
05:34Un député sur deux de la Macronie
05:36doit sa place au désistement de la France Insoumise.
05:39Donc moi, je veux bien qu'on pousse des cris d'orfraie.
05:40Mais je veux bien du NFP,
05:42du Nouveau Front Populaire.
05:43Excusez-moi de vous dire qu'on les retrouve là
05:45avec des écolos complètement dingos
05:46qui, eux aussi, appellent parfois à l'insurrection.
05:49Dingos, les écolos ?
05:50Oui, parfois, oui, oui.
05:51Vous êtes aussi observatrice de la vie politique.
05:53Vous voyez un peu, parfois,
05:54comment ça se passe à l'Assemblée nationale.
05:56Voilà, donc si vous voulez,
05:57quand c'est uniquement les personnes
05:58qui portent des responsabilités
05:59qui vont faire cette commission d'enquête,
06:01nous n'y avons évidemment pas notre place.
06:03Par contre, nous avons des solutions.
06:04Ça, vous le savez, évidemment.
06:05On veut une justice pénale bien plus forte.
06:08On veut aussi que le casseur...
06:11Pour l'instant, quand vous regardez à Tours
06:14ce qui s'est passé au tribunal de Tours
06:15et que vous voyez sur plus de 30 comparutions,
06:18il n'y a pratiquement eu que des classements sans suite,
06:20je m'interroge.
06:21Pourquoi est-ce que les procureurs ne poursuivent pas ?
06:23C'est quand même une vraie question.
06:24Ça sera intéressant aussi de faire part aux Français,
06:27de voir tribunal par tribunal.
06:29On a un manque crucial de magistrats.
06:31Pour l'instant, on en a un pour 100 000.
06:33Nous aimerions doubler.
06:34On va avoir 2 pour 100 000.
06:3574 incarcérations déjà à la suite de ces violences,
06:38des peines qui sont allées jusqu'à 5 ans de prison.
06:40C'est ce que Charles Darmanin a annoncé.
06:42D'accord.
06:42Il y a eu plus de 1 000 policiers qui ont été touchés.
06:45Typiquement, nous, au Rassemblement National,
06:46on pense que quand vous touchez un policier,
06:47vous devez dormir en prison.
06:48Donc, il y en a déjà au moins 1 000
06:49qui auraient dû dormir en prison directement.
06:52La réponse pénale, elle n'est pas adaptée.
06:54On paye aussi ce laxisme pénal.
06:56On paye cette immigration dérégulée.
06:59On paye nos renoncements culturels
07:01et on paye un manque de volonté politique.
07:04Alors, La Vallette, justement,
07:05vous parlez de la volonté politique.
07:06Les partis sont reçus tout à l'heure
07:08à Matignon par le Premier ministre.
07:09Alors, ni Jordan Bardella,
07:11ni Marine Le Pen ne s'y rendront.
07:12Ils sont représentés par Edwige Diaz et Louis Alliot.
07:14Quel geste politique vous attendez aujourd'hui
07:17de la part du gouvernement ?
07:18En fait, dès que le gouvernement
07:20est un peu en difficulté,
07:20il fait une réunion
07:21où il demande aux chefs de partis de venir.
07:23Ce n'est pas ce qu'on attend de ce gouvernement.
07:24Les représentants du RN vont y aller ?
07:26Pour dire quoi ?
07:27Pour attendre quoi ?
07:28En fait, vous savez comment ça se passe.
07:29Vous écoutez que le monarque
07:32vous dise pourquoi
07:33ce qu'il va faire éventuellement.
07:34Nous, on demande de l'ordre.
07:36Ce que vivent les Français,
07:37ce n'est pas une fatalité.
07:38C'est la conséquence de choix politiques
07:40que nous ne trouvons pas bon.
07:41Et donc concrètement, vous demandez quoi ?
07:43Typiquement, il faut absolument
07:44que cette loi casseur-payeur
07:45arrive très rapidement.
07:46Il faut que quand vous ayez cassé un abribus,
07:48vous le remboursiez.
07:49Ce n'est pas aux Français de payer.
07:51Ce n'est pas la solidarité.
07:52C'est dans le projet de loi.
07:52Oui, d'accord, mais ça fait dix ans
07:54qu'ils sont au pouvoir, Mme Landreau.
07:55Ça fait dix ans qu'ils sont là.
07:56Ça fait dix ans que nous demandons
07:58à ce qu'on sorte de ce chaos migratoire,
08:02de ce chaos sécuritaire,
08:03de ce chaos pénal.
08:04Il faut reprendre les choses en main
08:05avec de la volonté politique.
08:06Ils ne l'ont pas eu pendant dix ans.
08:07Je ne vois pas comment ils vont faire demain
08:09alors qu'ils restent six mois
08:10avant les élections,
08:11ce qu'ils n'ont pas fait
08:12les dix dernières années.
08:13Donc, on retiendra quoi de ces dix ans ?
08:15On retiendra qu'ils ont fait
08:161400 milliards de dettes,
08:17autant de dettes qu'entre la fin
08:18de la Seconde Guerre mondiale
08:19et les années 2000.
08:20Et on retiendra ce chaos,
08:22le chaos sécuritaire que vivent les Français,
08:24ce chaos migratoire,
08:25ce chaos budgétaire.
08:26Merci, Laure.
08:27Merci beaucoup à vous.
08:28Merci pour parler du Rassemblement national.
08:29Restez avec nous, Sylvie.

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