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  • il y a 12 minutes
Jordan Bardella peut-il rester à la tête du Rassemblement national face aux accusations d'antisémitisme à la suite des révélations de Mediapart ? Elle est une figure montante du RN, et vient d'être nommée cheffe de file du RN au Sénat à l'heure où le parti traverse une crise majeure qui fragilise son état-major. Edwige Diaz, sénatrice de Gironde et vice-présidente du Rassemblement national, est l'invitée de Céline Landreau à 7h40 dans RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Céline Landreau du 01 octobre 2026.

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Transcription
00:02RTL Matin, Céline Landreau.
00:057h43, l'invité d'RTL Matin, c'est la nouvelle chef de file des sénateurs RN au Sénat.
00:09Donc un parti dans la tourmente depuis les révélations lundi de Mediapart
00:12qui accuse Jordan Bardella d'avoir tenu des propos antisémites en 2013,
00:16ce que l'intéressé nie formellement.
00:18Bonjour Edwige Diaz.
00:19Bonjour, merci pour votre invitation.
00:21Merci d'être avec nous ce matin.
00:21Vous avez donc été élue sénatrice de Gironde dimanche.
00:24Pour la première fois de son histoire, le RN a pu constituer un groupe au Sénat.
00:28Groupe dont vous prenez la tête, c'est Jordan Bardella qui l'a annoncé mardi.
00:32Mediapart a gâché la fête, non ?
00:34Bon déjà, je voudrais remercier tous les grands électeurs des départements en France
00:39qui ont permis au premier parti de France de faire son entrée massive au Sénat,
00:44de nous permettre de constituer un groupe qui sera la voie des territoires
00:49et qui contribue à opérer finalement un rééquilibrage de représentation
00:54puisqu'il y avait une asymétrie, nous étions très nombreux à l'Assemblée nationale.
00:58140 avec nos alliés de l'UDR.
00:59Et vous n'aviez pas le groupe au Sénat, ce qui est maintenant chose faite.
01:04Mediapart.
01:05Oui, Mediapart.
01:06Alors je voudrais commencer par adresser mon soutien
01:09et mon amitié à Jordan Bardella
01:12qui est un homme courageux
01:16dont la probité n'est plus du tout à démontrer
01:20et qui fait l'objet d'accusations mensongères
01:23et même d'une tentative d'assassinat politique.
01:27Tentative d'assassinat politique, ce sont vos mots.
01:29Vous n'avez aucun doute sur le fait que les termes, les propos rapportés sont défauts ?
01:33Je n'ai aucun doute sur la probité de mon ami Jordan Bardella
01:38et d'ailleurs, c'est pour cette raison
01:41que le Rassemblement national, Jordan Bardella, déposeront plainte.
01:45Premièrement, pour défendre l'honneur de Jordan Bardella.
01:47Donc ces plaintes n'ont pas été déposées à ce stade ?
01:49Alors peut-être que c'est en cours.
01:50En tout cas, voilà, ça a été annoncé, donc ce sera fait.
01:52Pour quel motif ?
01:53Pour défendre l'honneur de Jordan Bardella ?
01:58Et pour protéger la campagne présidentielle
02:01de ces manipulations et de toutes ces tentatives
02:05de déstabilisation de la campagne, voire même d'ingérence.
02:08Donc vous avez l'intention de porter plainte ?
02:10Oui.
02:10J'ai pas très bien compris.
02:11C'est une plainte pour diffamation ou pour faux ?
02:13Les avocats de Jordan Bardella s'exprimeront en temps voulu.
02:16En tout cas, ce qui est clair, c'est que nous ne nous laisserons pas faire.
02:19Nous avons bien conscience que cette campagne sera particulièrement violente.
02:23Pourquoi ?
02:24Eh bien parce que des opposants politiques ou des forces
02:27n'ont pas envie que nous arrivions au pouvoir.
02:30Et c'est peut-être pour cette raison que cette affaire,
02:34qui n'en est pas une, prend autant d'ampleur.
02:35C'est peut-être pour essayer de masquer la dynamique
02:38qui s'empare du Rassemblement national.
02:40Nous l'avons vu au moment des élections sénatoriales.
02:42Nous le voyons aussi au moment de la publication des sondages.
02:47Et nous le voyons sur le terrain.
02:48C'est très largement en tête qu'il y a Marine Le Pen.
02:50Oui, absolument.
02:51Et puis on le voit aussi, vous voyez, par rapport au nombre d'adhérents
02:53que nous enregistrons, plus de 150 000.
02:55Nous avons notre congrès les 24 et 25 octobre à Orléans
03:00où nous organiserons un grand meeting avec Marine et Jordan
03:02qui réunira plus de 10 000 personnes.
03:04Donc tout va bien.
03:04Emmanuel Macron vous demande au Rassemblement national
03:07tout de même de clarifier sa ligne.
03:09Il l'a dit hier.
03:09Est-ce que vous faites suffisamment aujourd'hui
03:11pour ne plus être attaquable sur ces sujets de discrimination ?
03:14De manière générale, vous, Edwige Diaz, vous avez soutenu votre collaborateur,
03:18Jordi Vives-Carselaire, qui a été cadre de la Ligue du Midi, groupuscule identitaire,
03:22qui a publié sur ses réseaux sociaux il y a quelques années un poste
03:26dans lequel il moquait l'origine de l'adjointe.
03:29Non, mais c'est absolument ridicule ce que vous êtes en train de me dire.
03:31Mon collaborateur n'a fait l'objet d'aucune condamnation
03:37et je lui renouvelle absolument mon soutien,
03:39sinon il ne ferait plus partie de mon équipe.
03:41Et pour rebondir sur ce que vous avez dit sur Emmanuel Macron,
03:44je voudrais juste dire que lui, ça lui a été...
03:47Non, mais attendez, Emmanuel, on est en train de parler, là, en fait,
03:50de l'antisémitisme en France.
03:52Nos compatriotes de confession juive
03:54qui ne se sentent plus en sécurité d'un président de la République
04:00qui a refusé de participer à la marche contre l'antisémitisme
04:04qui a eu lieu le 12 novembre 2023
04:07suite aux attentats qui ont eu lieu en 7 octobre.
04:09Ne pas participer à une marche, ça n'a rien d'antisémite.
04:12Non, mais enfin, il a été clairement absent.
04:14Je vais vous dire quelque chose, madame.
04:15Moi, je suis membre du groupe d'amitié France-Israël.
04:19Je participe chaque année à la journée nationale
04:22en hommage au juste de France.
04:23J'ai participé à cette marche contre l'antisémitisme.
04:27Et je peux vous dire que nos compatriotes de confession juive
04:30savent aussi très bien qui est le bouclier
04:33pour la protection des juifs dans notre pays.
04:36Et ils savent très bien aussi qui favorise
04:40le développement de l'antisémitisme en France
04:42puisque 92% de nos compatriotes de confession juive
04:45estiment que la France insoumise, par exemple,
04:48fait augmenter l'antisémitisme dans notre pays.
04:51Et un dernier point sur Mediapart,
04:52puisque vous souhaitez qu'on passe beaucoup de temps sur ce sujet.
04:55Je voudrais juste rappeler d'où cela vient.
04:58Eh bien, il y a deux journalistes de Mediapart
04:59qui ont été condamnés pour financement du djihadisme.
05:02Et je rappelle aussi qu'Edoui Plenheim
05:04a soutenu le mouvement Septembre Noir
05:07qui est quand même responsable des attaques
05:08visant des athlètes israéliens
05:11au moment des Jeux Olympiques de Munich de 1972.
05:15Puisque vous voulez qu'on passe à autre chose,
05:16vous n'êtes pas seulement la chef de file des sénateurs ARN,
05:18vous êtes aussi responsable des parrainages
05:19dans la compénie à la présidentielle.
05:21Est-ce que vous avez une inquiétude ?
05:23Est-ce que vous craignez que cette affaire a une tâche un peu plus compliquée ?
05:26Non, non, pas du tout.
05:28Alors, pour vous parler des parrainages,
05:29en effet, c'est un vrai sujet.
05:31Je remercie Marine Le Pen pour sa confiance.
05:35Nous disposons aujourd'hui d'environ 400 parrainages.
05:38Il en faut 500 pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle.
05:41Nous avons besoin d'une petite marge de sécurité.
05:43Et sur nous, surtout, nous avons besoin
05:45d'obtenir ces parrainages,
05:46ces promesses de parrainages rapidement
05:48pour pouvoir passer à autre chose.
05:50On se souvient qu'en 2022,
05:51nous avions dû suspendre la campagne présidentielle
05:54parce que nous n'avions pas ces parrainages.
05:55Donc, je demande aux maires de France
05:57de nous envoyer rapidement
05:59leurs promesses de parrainage
06:01ou de demander à rentrer en contact avec nous
06:03pour que nous puissions avancer sereinement
06:04sur cette campagne
06:05et pouvoir nous préoccuper, par exemple,
06:07du financement de cette campagne.
06:09Et d'une manière générale,
06:10nous voulons être prêts sur la ligne de départ
06:11le plus rapidement possible
06:12parce que les Français attendent de nous
06:14une véritable rupture
06:17avec la politique actuelle
06:18et nous incarnons l'alternance.
06:19Nous le disons aux Français.
06:20Faites-nous confiance.
06:21Nous avons besoin de vous.
06:22Et mesdames et messieurs,
06:23allez vous inscrire sur les listes électorales
06:24parce qu'en France, c'est un vrai sujet.
06:26Une question sur l'actualité du jour.
06:28Une des autres, l'actualité du jour,
06:30cette mobilisation des lycéens
06:31qui appellent les étudiants
06:32à les rejoindre ce matin
06:33pour jouer l'acte 2.
06:35Est-ce que vous redoutez la suite de la pièce ?
06:37Oui, je redoute
06:39parce que, évidemment,
06:40les revendications sont parfaitement légitimes.
06:43Un manque d'enseignants,
06:44des classes surchargées,
06:46des enseignants sous-payés.
06:48Mais le problème,
06:49c'est que ces revendications légitimes
06:51sont instrumentalisées
06:53par une extrême-gauche
06:54qui est quand même radicalisée,
06:56qui fait de la violence
06:57sa méthode politique
06:58et donc qui menace nos libertés.
07:00Moi, je voudrais avoir une pensée
07:01pour le personnel encadrant.
07:03Vous voyez, dans mon département,
07:05en Gironde,
07:05on a plusieurs lycées,
07:07le lycée Gustave Eiffel,
07:08le lycée Montaigne
07:09et aussi le lycée Max Linder à Libourne
07:11où c'est quand même le proviseur
07:12qui a dû aller lui-même
07:14éteindre un feu
07:15qui a été allumé
07:17par ses opposants,
07:19par ses sédicieux.
07:20Donc, je suis très inquiète
07:21quand t'as l'avenir
07:22et je pense, évidemment,
07:24que l'extrême-gauche...
07:26Vous dites sédicieux ?
07:27Oui, parce que je pense
07:28que l'extrême-gauche
07:28a une grande responsabilité
07:30dans ses débordements.
07:32On a parlé de sauvagerie policière,
07:34on a vu des drapeaux étrangers,
07:36il y a eu des insultes
07:37à l'encontre de Jordan Bardella
07:38et donc, en fait,
07:40ses propos et ses actes
07:41n'ont absolument rien à faire
07:42dans ces revendications
07:43qui, elles,
07:44sont particulièrement légitimes.
07:45Edwige Diaz, pardon,
07:46le gouvernement présente
07:47son projet de budget aujourd'hui.
07:49Marine Le Pen s'est dit prête
07:50il y a 15 jours
07:51à laisser passer un budget imparfait
07:52que ça valait mieux
07:53qu'une loi spéciale.
07:53Oui, non ?
07:54Est-ce qu'en l'État,
07:55vous êtes prêts
07:55à accepter la copie du gouvernement ?
07:57On attend de l'avoir.
07:58En tout cas,
07:59il est clair que Marine Le Pen
08:00a indiqué qu'elle indiquerait
08:02sa trajectoire budgétaire
08:04et son contre-budget
08:04en présence de Jean-Philippe Tanguy
08:06et de Jordan Bardella
08:07avec un projet
08:09de redressement
08:10des comptes publics.
08:11Et ça, ce sera la semaine prochaine.
08:12Ça, ça sera la semaine prochaine.
08:13Et on suivra ça, évidemment,
08:15avec vous.
08:15Merci beaucoup.
08:16Merci à vous.
08:16Edwige Diaz, restez avec nous,
08:17s'il vous plaît.
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