- il y a 2 jours
Délégation aux droits des femmes : La santé des femmes
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Merci.
00:00:30Merci.
00:01:00Merci.
00:01:30Merci.
00:02:00Merci.
00:02:30Merci.
00:03:00Merci.
00:03:30Merci.
00:04:00Merci.
00:04:30Merci.
00:05:00Merci.
00:05:30Merci.
00:06:00Merci.
00:06:30Merci.
00:07:00Merci.
00:07:34Merci.
00:08:00Merci.
00:08:30Merci.
00:09:00Merci.
00:09:30Merci.
00:10:00Merci.
00:10:30Merci.
00:11:00Merci.
00:11:41Bonjour à toutes et tous, mesdames les rapporteurs, chers collègues, mesdames et messieurs, je suis heureuse d'ouvrir cette session
00:11:51sur la présentation du rapport de la mission sur la santé des femmes.
00:11:55C'est évidemment un sujet qui nous concerne toutes et tous et je veux d'abord remercier chaleureusement nos deux
00:12:02rapporteurs, Sandrine Rousseau-Priska-Tegno.
00:12:06C'est un travail qui porte sur deux enjeux majeurs qui bouleversent la vie de millions de femmes, le cancer
00:12:12du sein et l'infertilité.
00:12:14Ce rapport, il montre qu'il existe des sujets sur lesquels nous savons dépasser nos clivages.
00:12:19La santé des femmes, elle en fait partie et c'est l'honneur de notre délégation toujours de le démontrer.
00:12:26Je remercie aussi chacune et chacun, tous ceux qui ont nourri vos travaux, les médecins, les chercheuses, les chercheurs, les
00:12:34institutions, les associations, évidemment.
00:12:37Je remercie surtout les patientes et les couples qui ont accepté de partager leur parcours qui souvent est un parcours
00:12:46intime, souvent douloureux.
00:12:48C'est un rapport qui prolonge un engagement qui est constant de notre délégation pour la santé des femmes.
00:12:54Je vous rappelle un rapport en 2023 sur la santé mentale des femmes que nos collègues Pascal Martin et Anne
00:13:01-Cécile Violon avaient conduit.
00:13:04Après notre événement public en avril dernier également qui est consacré à la santé des femmes à tous les âges
00:13:10de la vie.
00:13:11Après notre rapport sur le PLFSS consacré au parcours de santé des femmes et des enfants victimes de violences portés
00:13:17par Karine Lebon et Agnès Firmin-Lebaudot,
00:13:21nous poursuivons ce combat.
00:13:23Trop longtemps, la médecine, elle a été pensée à partir du corps masculin.
00:13:27Les femmes, elles en paient encore le prix.
00:13:29Les diagnostics sont plus tardifs.
00:13:31Les biais de genre dans la prise en charge.
00:13:33Les recherches sont insuffisantes.
00:13:36Prendre en compte la santé des femmes, c'est évidemment réparer des décennies d'injustices scientifiques, médicales, sociales.
00:13:42Et le premier volet de ce rapport porte sur le cancer du sein.
00:13:46Chaque année, on a plus de 61 000 femmes qui apprennent qu'elles ont un cancer du sein.
00:13:52Et près de 12 800 en meurent.
00:13:56Une femme sur 8 sera touchée au cours de sa vie.
00:13:59Et la France se classe désormais au deuxième rang mondial pour l'incidence de ce cancer juste derrière l'Australie
00:14:05et loin devant l'Allemagne et l'Espagne.
00:14:08Vous avez raison de le souligner dans le rapport.
00:14:11Personne ne peut se satisfaire d'un tel constat.
00:14:14Notre pays dispose pourtant d'atouts réels.
00:14:17La prise en charge en infection longue durée est l'une des plus protectrices du monde.
00:14:21Et notre Assemblée, elle a adopté à l'unanimité la loi du 5 février 2025 pour réduire le reste à
00:14:27charge des patientes.
00:14:29Il nous revient désormais de veiller à ce que ces mesures se traduisent rapidement dans le quotidien des femmes.
00:14:35Mais la situation, elle est encore loin d'être satisfaisante.
00:14:39Et vous le signalez encore sur les questions du reste à charge, des progrès restes à faire dans le dépistage,
00:14:44mais aussi dans l'accompagnement.
00:14:46Et la question évidemment cruciale des facteurs environnementaux.
00:14:49Sur ces sujets, nous devons évidemment passer à la vitesse supérieure.
00:14:54Vos recommandations, qu'elles je souscris pleinement, doivent nous y aider.
00:14:58Octobre Rose doit être un rendez-vous d'action.
00:15:01Pas seulement de sensibilisation.
00:15:03Aujourd'hui, il est trop un temps de sensibilisation.
00:15:06La transformation sur les préventions réelles n'est pas suffisante.
00:15:12Voilà pour la partie sur le cancer.
00:15:14Le second volet porte sur l'infertilité.
00:15:17C'est un sujet qui est massif, mais qui est encore entouré de silence et de tabou.
00:15:22On a 3,3 millions de Français qui sont directement concernés.
00:15:26On a un couple sur 8 qui consulte pour des difficultés à concevoir.
00:15:30Et aujourd'hui, près d'un enfant sur 24 naît grâce à une assistance médicale à la procréation.
00:15:37Évidemment, derrière ces chiffres, il y a des mois d'attente, des traitements qui sont lourds
00:15:42et des taux de réussite qui n'ont rien d'automatique.
00:15:45On sait que moins d'une tentative de FIV sur 4 aboutit réellement à une naissance.
00:15:51La loi bioéthique de 2021 a ouvert des nouveaux droits.
00:15:55C'est une avancée majeure.
00:15:57On peut s'en satisfaire.
00:15:59Du coup, la demande a explosé.
00:16:01C'est 42 300 demandes d'autoconservation qui ont été déposées depuis 4 ans.
00:16:07Et le délai moyen, il attend 13 mois.
00:16:10Je veux le dire clairement, la question de la fertilité n'est pas celle d'une injonction faite aux femmes.
00:16:15C'est évidemment celle de la liberté de choisir.
00:16:18Choisir si elles veulent un enfant, de choisir quand.
00:16:25Et d'en être pleinement informé et d'avoir un égal accès aux soins.
00:16:31La question, c'est aussi celle de l'accompagnement.
00:16:34Celui-ci doit être évidemment amélioré.
00:16:37Et donc, avant de vous laisser la parole, j'aimerais poser une question à chacune d'entre vous deux.
00:16:42Madame Dousseau, votre rapport souligne que le mode de vie et l'hérédité n'expliquent qu'environ la moitié des
00:16:48cancers du sein.
00:16:50Il appelle à Juste-Trice, du coup, à investiguer des causes qui sont environnementales.
00:16:56Peut-être les perturbateurs endocriniens, les pesticides, le cadmium.
00:16:59Est-ce que vous pouvez nous dire un mot sur ces causes environnementales ?
00:17:03Et puis, comment concilier ce temps long de la science avec l'urgence d'agir pour protéger les femmes dès
00:17:09aujourd'hui ?
00:17:10Et d'ailleurs, j'ai été très frappée par les chiffres dont vous faites état sur les cancers chez les
00:17:15jeunes femmes.
00:17:17Comment est-ce qu'on peut mieux prévenir et comment est-ce qu'on peut mieux soigner ce cancer du
00:17:22sein ?
00:17:24Madame Thévenot, sur l'infertilité, le rapport décrit des progrès, certes.
00:17:28On l'a vu, mais aussi des délais qui s'allongent.
00:17:31Des femmes aussi qui peuvent avoir 35, 36 ans et qui vont se tourner vers l'étranger.
00:17:37Quelles sont, selon vous, les modifications, les mesures prioritaires pour garantir à ces femmes, à chaque femme et à chaque
00:17:44couple,
00:17:45un accès qui soit un accès rapide, égal au parcours de cette assistance médicale et d'autoconservation,
00:17:54quel que soit finalement leur lieu de vie.
00:17:56Je vous remercie.
00:17:57Je vous laisse la parole à chacune d'entre vous.
00:17:59Puis ensuite, nous aurons les orateurs de groupe et les questions de nos collègues.
00:18:04Merci à vous.
00:18:10Madame la Présidente, chers collègues.
00:18:12Déjà, avant de commencer, je précise qu'on a travaillé chacune sur un des volets de ce rapport,
00:18:18sur le cancer du sein pour ce qui me concerne et sur l'infertilité,
00:18:21ce qui explique qu'on le présente en deux parties avec chacune une voix.
00:18:26Alors, le temps de cette intervention, le temps que je vais parler là,
00:18:29une femme en France aura appris qu'elle a un cancer du sein.
00:18:32Et dans cette journée, aujourd'hui, 35 femmes vont mourir du cancer du sein.
00:18:37Et demain, encore 35 femmes, chaque jour en fait.
00:18:40Nous sommes en octobre et les monuments s'illuminent en rose,
00:18:43les rubans fleurissent sur les vestes, les rayons se remplissent de produits roses.
00:18:46Pendant ce temps, les malades attendent un rendez-vous, un remboursement et surtout un décret.
00:18:52Elles attendent surtout qu'on leur dise enfin pourquoi.
00:18:55Alors, je vais commencer par elles.
00:18:57Pour ces femmes, la maladie devient vite un parcours du combattant.
00:19:00Prenez une femme de 32 ans.
00:19:02Elle débute sa carrière et elle a peut-être un enfant en bas âge.
00:19:05Un matin, elle sent une boule.
00:19:06Elle n'a pas l'âge du dépistage qui ne commence qu'à 50 ans.
00:19:10Son cancer sera plus agressif.
00:19:13Avant 40 ans, on pratique deux fois plus de mastectomie.
00:19:16Elles sont plus de 3 000 chaque année dans ce cas.
00:19:19Et ce chiffre augmente sans relâche depuis 30 ans.
00:19:22Ensuite, elle attend 12 semaines entre le diagnostic et sa première séance de radiothérapie,
00:19:27soit le double du maximum fixé par la Haute Autorité de Santé.
00:19:31Elle découvre aussi que le prix en charge à 100 % ne veut pas dire véritablement 100 %.
00:19:391 549 euros de reste à charge en moyenne
00:19:43et 1390 euros pour une reconstruction mammaire
00:19:47à laquelle 15 % des femmes renoncent, faute d'argent.
00:19:53Et parfois, elles se retrouvent seules.
00:19:55Quand une femme tombe malade, le couple se sépare dans 20,8 % des cas.
00:19:59Quand c'est un homme, ça n'est que dans 2,9 % des cas.
00:20:04Deux ans après le diagnostic, une femme sur cinq n'a toujours pas repris le travail.
00:20:09Le cancer du sein n'est pas seulement une maladie, c'est une épreuve physique, sociale, économique
00:20:14et trop souvent une épreuve de solitude.
00:20:17Mais ces femmes ont décidé de ne plus se taire.
00:20:19Fleur Bretot, deux fois atteinte du cancer du sein et en pleine chimiothérapie,
00:20:23s'est levée dans les tribunes de l'Assemblée lors du vote de la loi Duplomb.
00:20:26Vous êtes les alliés du cancer, nous le ferons savoir.
00:20:30A-t-elle dit.
00:20:30Derrière elle, il y a eu le collectif cancer-colaire, une pétition de plus de 2 millions de signatures,
00:20:35puis la censure du Conseil constitutionnel.
00:20:37Il y a aussi les associations, Étincelle, Europe Dona, les centres de ressources qui offrent des soins-supports,
00:20:44des ateliers de l'écoute, souvent avec des bouts de ficelle, là où l'État est trop souvent absent.
00:20:49Les écologistes sont à leur côté, et pas seulement en octobre, toute l'année.
00:20:53En juin dernier, notre proposition de loi pour réduire le camion dans les engrais a été adoptée par 144 voix
00:20:59contre 22.
00:21:00Elle attend maintenant le Sénat, je demande au gouvernement d'y inscrire d'ailleurs sans délai.
00:21:04Les malades ne demandent pas de la compassion non plus, elles demandent des comptes.
00:21:07Et leur colère est d'autant plus légitime que notre pays détient un bien triste record.
00:21:12Et je vous demande vraiment de retenir ces chiffres parce que moi ils m'ont alarmée.
00:21:15La France est le deuxième au monde pour l'incidence du cancer du sein,
00:21:19à 103,4 cas pour 100 000 habitants, juste derrière l'Australie, à un dixième près.
00:21:26Et nous sommes restés premiers très longtemps puisque l'étude vient juste d'être réactualisée.
00:21:33Nous sommes à 103,4 cas, l'Allemagne à 80,9.
00:21:39L'Espagne à 69,3.
00:21:42Nos voisins vivent comme nous, mangent comme nous, boivent comme nous, fument comme nous.
00:21:46Et pourtant, ils ont beaucoup moins de cancers du sein que nous.
00:21:50Alors, avec le taux de l'Allemagne, ce serait de l'ordre de 13 000 cancers de moins chaque année
00:21:55qui seraient évités en France.
00:21:58Chez les moins de 50 ans, nous détenons le rapport, le record du monde.
00:22:03C'est-à-dire que pour les cancers du sein des femmes de moins de 50 ans, nous sommes les
00:22:07premiers au monde.
00:22:08Avant 49 ans, la mortalité est supérieure de 82% à celle de la Norvège et de la Suisse.
00:22:1582% supérieure à la Norvège et à la Suisse.
00:22:18Une des premières puissances économiques mondiales, médaille d'argent du cancer du sein,
00:22:22ce n'est pas un podium, c'est un signal d'alarme et même un signal d'urgence.
00:22:26On nous répond que c'est le dépistage, l'alcool, le mode de vie, mais ces explications ne tiennent pas.
00:22:31Le dépistage.
00:22:34Commence par le dépistage.
00:22:35Seuls 46% des femmes y participent, contre 54% en moyenne en Europe
00:22:39et plus de 80% dans les pays nordiques, mais en Guyane, par exemple, c'est juste 14%.
00:22:45L'alcool. Les Allemandes et les Espagnols boivent plus que nous.
00:22:49Sur le dépistage, je dois quand même dire que ça, c'est le dépistage public,
00:22:52mais que si on ajoute le dépistage privé, on est dans la moyenne européenne.
00:22:55L'alcool. Les Allemandes et les Espagnols boivent plus que nous.
00:22:59Le surpoids.
00:23:00La France compte le moins de femmes en surpoids de toute l'Union européenne.
00:23:05Et ce sont les trois facteurs majeurs de l'explication aujourd'hui du cancer du sein.
00:23:09Alcool, tabac, surpoids.
00:23:10Et sur ces trois facteurs-là, nous ne sommes pas en tête des données mondiales.
00:23:14Le mode de vie et l'hérédité n'expliquent que la moitié des cancers du sein.
00:23:18Et l'autre moitié, du coup, d'où vient-elle ?
00:23:20Et étonnamment, à l'heure où je vous parle, on ne cherche pas vraiment d'où vient cette autre moitié.
00:23:26Pourtant, les pistes sont sous nos yeux et elles sont structurelles.
00:23:29Le cadmium, un métal cancérogène présent dans nos engrais, puis dans notre pain, nos céréales.
00:23:3447% des Français dépassent le seuil sanitaire et nos enfants sont six fois plus exposés que les petits Allemands.
00:23:41La raison, une dérogation française qui autorise 90 mg par kilo quand l'Europe fixe la moyenne à 60.
00:23:47Les pesticides, 291 molécules autorisées, ce qui place la France dans le top 3 européen.
00:23:53Les perturbateurs endocriniens présents dans les cosmétiques, les emballages et les produits ménagers
00:23:57sont un facteur de risque avéré du cancer du sein.
00:24:01Le travail de nuit qui augmente le risque de 26%.
00:24:04On demande aux femmes de manger mieux, de boire moins, de bouger plus.
00:24:08On insiste sur la responsabilité individuelle et c'est très bien.
00:24:12Mais on ne demande pas aux industriels d'arrêter de polluer nos assiettes, nos produits cosmétiques, nos produits ménagers.
00:24:19La prévention ne peut pas reposer sur les seules épaules des femmes parce que c'est une charge supplémentaire finalement
00:24:25qui leur est envoyée.
00:24:27Et je rajoute à cela qu'une des grandes surprises des auditions a été que la toxicité des produits chimiques,
00:24:34des perturbateurs endocriniens, etc., est testée sur le sang, mais ils ne sont pas testés sur la glande mammaire
00:24:41qui, a priori, accumule des stocks de produits qui ne s'éliminent pas.
00:24:47Et que c'est sans doute une des pistes à poursuivre.
00:24:49Alors, face à ce constat, nous n'arrivons pas les mains vides.
00:24:52Ce rapport, c'est une feuille de route qui tient en quatre séries de propositions.
00:24:56La première, c'est de financer la recherche et c'est une urgence, c'est vraiment une urgence sanitaire.
00:25:01Il faut un grand programme de recherche sur cette exception française et financer la recherche sur ce qu'on appelle
00:25:07l'exposome,
00:25:08c'est-à-dire l'ensemble des facteurs auxquels nous sommes exposés et qui peuvent avoir des interactions
00:25:13et aggraver la toxicité des produits, c'est-à-dire, voilà, pardon, et notamment leurs effets sur le génome et
00:25:21le séquençage du génome.
00:25:23Deuxièmement, protéger. Il faut mettre fin à la dérogation sur le cadmium, par exemple,
00:25:27rendre obligatoire l'étiquetage sur les perturbateurs endocriniens, puis interdire dans les produits du quotidien
00:25:33et créer une taxe pollueur-payeur sur les pesticides, étendue à la chimie, aux cosmétiques et à l'agroalimentaire.
00:25:40Il faut aussi reconnaître le cancer du sein comme une maladie professionnelle.
00:25:44Je le dis parce que les femmes françaises sont au cœur d'une activité agricole importante,
00:25:51puisqu'on est un des principaux pays agricoles, mais aussi sont parmi les plus grandes consommatrices de cosmétiques, par exemple.
00:25:57Et donc, ça pourrait être l'interaction des deux qui soit au rang des accusés pour ces chiffres dramatiques.
00:26:03Troisièmement, dépister partout, tout le temps. Tous les centres d'imagerie doivent participer au dépistage organisé.
00:26:08Il faut des mamobiles, c'est-à-dire des camions, partout, y compris sur les outre-mer,
00:26:14pour enseigner l'autopalpation dès le lycée sur les réseaux sociaux et permettre l'accès au dépistage de toutes partout
00:26:23où qu'elles vivent et quel que soit son âge et son niveau de vie.
00:26:27Enfin, il faut accompagner. Il faut un soutien psychologique proposé dès l'annonce.
00:26:31Davantage de reconstruction dans le public, un panier de soins de support qui ne plafonne plus à 180 euros par
00:26:36an,
00:26:37comme c'est le cas aujourd'hui, et des financements pluriannuels pour les associations.
00:26:41Et avant même de proposer du nouveau, il faut appliquer ce que nous avons déjà voté.
00:26:45La loi du 5 février 2025, sur le reste à charge, a été votée à l'unanimité, vous le rappeliez,
00:26:52pardon, Madame la Présidente.
00:26:54Plus de 20 mois plus tard, elle n'est toujours pas appliquée.
00:26:57L'arrêté sur les soutiens-gorges est attendu fin 2026, le forfait début 2027.
00:27:03Une loi sans application réelle, c'est une promesse, c'est un espoir pour les malades,
00:27:08mais c'est beaucoup de déceptions et de désillusions.
00:27:11Je veux terminer là où j'ai commencé par Octobre Rose.
00:27:14Octobre Rose est né pour sauver des vies, il est en train de devenir une vitrine.
00:27:18On illumine les monuments, mais on maintient les dérogations.
00:27:21On vend des rubans roses sur les produits qui contiennent parfois des perturbateurs endocriniens.
00:27:25On applaudit les malades un mois par an et on les laisse seuls les 11 autres.
00:27:30Le rose ne soigne pas, ces femmes n'ont pas besoin qu'on les applaudisse en octobre,
00:27:34elles ont besoin qu'on les protège toute l'année.
00:27:36Mais je vous remercie et j'en terminerai par une phrase qui m'a été dite par une association des
00:27:40femmes jeunes atteintes du cancer du sein
00:27:43qui a terminé son audition comme ça, et cette phrase reste dans ma tête.
00:27:46C'est « les lois qui nous empoisonnent sont votées par les hommes et elles rendent malades les femmes ».
00:27:52Elle parlait notamment de la loi du poule.
00:28:03Merci Madame la Présidente, chers collègues.
00:28:05Merci Sandrine.
00:28:06Effectivement, comme ça vous a été rappelé par Sandrine,
00:28:08nous avons séparé le rapport en deux parties sur deux sujets évidents, cancer du sein et infertilité.
00:28:16A noter par ailleurs que nous avons pris en choix ces deux sujets et pas traiter les autres,
00:28:20non pas par mépris, par déni ou par négation,
00:28:22mais parce qu'ils font l'œuvre déjà de nombreux rapports
00:28:25et qu'il n'est pas question ici d'être trop général et donc imprécis et de rater notre cible.
00:28:30L'infertilité donc.
00:28:32Derrière ce sujet, il y a des vies, des femmes, des hommes qui s'interrogent sur leur fertilité.
00:28:36Des couples qui attendent des mois, parfois des années avant d'obtenir un diagnostic.
00:28:40Des patientes qui traversent des parcours d'AMP, longs, éprouvant, physiquement comme psychologiquement.
00:28:47Et puis il y a aussi des femmes dont on parle très peu,
00:28:49qui au moment même où elles apprennent une maladie, doivent en plus porter l'inquiétude de leur fertilité future,
00:28:55notamment dans le sujet du cancer du sein.
00:28:57Ces situations sont nombreuses et différentes les unes des autres,
00:29:01mais elles appellent toutes la même exigence.
00:29:03Que chacun puisse être informé, soigné et accompagné tout au long de son parcours.
00:29:07Et c'est ce fil conducteur de ce rapport qui porte trois priorités.
00:29:12Première priorité, informer et prévenir.
00:29:15La fertilité reste un angle mort.
00:29:17On parle trop peu de son évolution avec l'âge,
00:29:20on parle, pardon, on parle beaucoup de son évolution avec l'âge,
00:29:23chez les femmes comme chez les hommes,
00:29:24mais trop peu de facteurs qui l'altèrent.
00:29:26Des moyens de prévention et des limites de la médecine.
00:29:29Or on ne peut pas demander à chacun de faire des choix éclairés
00:29:31sans lui donner des informations pour les faire.
00:29:33Nous proposons donc d'agir en intégrant la fertilité féminine et masculine
00:29:37dans l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle,
00:29:41et dans les cours de SVT.
00:29:43Soyons clairs ici, il ne s'agit pas de dire aux jeunes
00:29:45quand avoir des enfants,
00:29:46et encore moins de faire peser une responsabilité plutôt plus sur les femmes.
00:29:50Il s'agit de leur donner connaissance,
00:29:53de donner fiable, le plus tôt possible,
00:29:55pour décider en connaissance, le moment venu,
00:29:58des choix qu'ils pourront faire.
00:29:59Mieux se connaître, c'est mieux décider plus tard.
00:30:02Et cette information-là, elle doit...
00:30:04Et cette information ne doit pas s'arrêter là.
00:30:06Nous proposons une consultation de prévention en santé reproductive,
00:30:10ouverte aux femmes comme aux hommes,
00:30:11prise en charge par l'assurance maladie.
00:30:13Un temps pour faire le point,
00:30:14identifier les facteurs de risque,
00:30:15prendre l'évolution de la fertilité
00:30:17et connaître les possibilités de préservation.
00:30:20C'est essentiel par exemple pour l'autoconservation des ovocytes.
00:30:23Elle peut ouvrir une possibilité supplémentaire,
00:30:26mais elle ne garantit pas une grossesse.
00:30:28Or on voit de plus en plus d'informations
00:30:29circuler sur les réseaux sociaux ou autres,
00:30:32expliquant que l'autopréservation serait une solution à tout.
00:30:34C'est une solution, c'est une liberté offerte à de nombreuses femmes,
00:30:38mais avec souvent une méconnaissance de la capacité réelle
00:30:41de pouvoir avoir peut-être un jour une grossesse à terme.
00:30:45Des campagnes régulières devraient pouvoir être relayées
00:30:48par les soignants, par les médias,
00:30:50notamment sur les infos numériques,
00:30:52et compléter ce dispositif, ce besoin.
00:30:55L'information ne doit pas arriver trop tard,
00:30:57car quand les difficultés sont déjà là,
00:30:59informer les vies est souvent trop tard.
00:31:02C'est donner donc ainsi les moyens à chacun de choisir la sienne.
00:31:04La deuxième priorité, garantir l'accès aux soins
00:31:07et la qualité des parcours.
00:31:09L'information est donc essentielle,
00:31:11mais vous conviendrez qu'elle ne suffit pas.
00:31:13Encore faut-il accéder à un diagnostic
00:31:14et une prise en charge réelle.
00:31:16Aujourd'hui, les parcours sont trop longs,
00:31:18trop complexes, trop opaques,
00:31:20et disons-le aussi, souvent, dans notre pays,
00:31:22trop coûteux.
00:31:23Nous proposons de faciliter l'orientation précoce
00:31:25vers un bilan adapté,
00:31:27dès que les difficultés apparaissent
00:31:28ou que les facteurs de risque sont identifiés.
00:31:30Sans imposer les mêmes examens à tous,
00:31:32mais sans laisser personne
00:31:36attendre inutilement.
00:31:37Cette exigence est plus forte encore
00:31:39quand une maladie menace la fertilité.
00:31:41Une patiente qui apprend qu'elle va subir une chimiothérapie
00:31:44ne doit pas avoir à penser seule
00:31:46à préserver sa fertilité
00:31:47au milieu du choc de l'annonce de sa maladie.
00:31:51C'est au système de s'organiser,
00:31:52par une meilleure coordination entre les équipes
00:31:54et les centres spécialisés,
00:31:56sans jamais, bien évidemment,
00:31:58retarder ou altérer le traitement.
00:31:59Nous voulons aussi mieux distinguer deux situations.
00:32:02Quand une pathologie menace la fertilité,
00:32:05l'orientation doit être rapide.
00:32:08Reste la question des moyens.
00:32:10La loi bioéthique de 2021 a ouvert l'AMP
00:32:13aux couples de femmes et aux femmes seules.
00:32:16C'est une avancée majeure,
00:32:18mais en droit ne se mesure pas son inscription dans la loi.
00:32:20Il se mesure à la possibilité concrète d'en bénéficier.
00:32:23Si les centres manquent de personnel,
00:32:25d'équipement ou de place,
00:32:26les délais s'allongent
00:32:27et le droit reste donc un droit de papier.
00:32:30Nous demandons donc d'évaluer précisément
00:32:32les besoins des centres,
00:32:33de renforcer leur capacité
00:32:35et de maintenir une offre publique
00:32:36complète sur tout le territoire.
00:32:38Et pour faire face à la hausse des demandes,
00:32:40nous proposons d'associer davantage
00:32:41les centres privés
00:32:42à l'autoconservation non médicale,
00:32:44dans un cadre, bien évidemment, à définir.
00:32:47L'enjeu n'est pas d'opposer public et privé,
00:32:49mais d'organiser leur complémentarité
00:32:51pour que les patients soient prises en charge
00:32:53dans des délais raisonnables
00:32:55par rapport à leur parcours.
00:32:57Enfin, la PMA n'est pas une simple succession d'actes médicaux.
00:33:00C'est un parcours et souvent une épreuve.
00:33:02Nous préconisons un accompagnement psychologique
00:33:05pris en charge à chaque étape
00:33:06et pas seulement au début.
00:33:08Une meilleure formation des équipes
00:33:09et un référent identifié pour chaque patient.
00:33:12Personne ne doit rester face
00:33:14à la complexité d'un système
00:33:15qui se veut souvent administratif.
00:33:18Troisième et dernière priorité,
00:33:20faire progresser la recherche
00:33:22et encadrer le DPIA.
00:33:24Et pour cela, je salue
00:33:25la présence de notre collègue
00:33:27Constance de Pellichy.
00:33:29La médecine de la reproduction avance.
00:33:32Maturation ovocitaire in vitro,
00:33:34nouvelle technique de préservation,
00:33:35progrès de l'AMP.
00:33:36Nous devons soutenir ces travaux
00:33:38et permettre aux patients
00:33:39de bénéficier des innovations
00:33:40dont la sécurité et l'efficacité
00:33:42sont aujourd'hui établies.
00:33:43C'est dans cet esprit
00:33:44que nous avons examiné
00:33:45le diagnostic préimplantatoire
00:33:47nommé DPIA.
00:33:48Il permet de rechercher
00:33:50certaines anomalies
00:33:51du nombre de chromosomes
00:33:52dans l'embryon
00:33:53avant leur transfert.
00:33:54Il peut aider certaines patientes,
00:33:57âge maternel avancé,
00:33:58échec répidémant implantation,
00:34:00fausse couche à répétition.
00:34:01Mais restons rigoureux,
00:34:03il ne garantit
00:34:03ni l'implantation
00:34:04ni la naissance.
00:34:06Aujourd'hui,
00:34:07de nombreuses Françaises
00:34:08partent à l'étranger
00:34:09pour y accéder.
00:34:10Celles qui peuvent se le payer
00:34:12en d'autres termes.
00:34:13Les autres renoncent
00:34:14et cette inégalité
00:34:15n'est pas acceptable.
00:34:16Les questions éthiques existent,
00:34:18elles sont légitimes,
00:34:19mais c'est justement pour cela
00:34:20qu'il faut fixer
00:34:21des limites claires
00:34:21plutôt que de refuser le débat.
00:34:23Nous proposons donc
00:34:24d'inscrire l'autorisation
00:34:25du DPIA
00:34:26dans un cadre strict,
00:34:27des indications médicales
00:34:28précisément définies,
00:34:29une analyse limitée
00:34:30du nombre de chromosomes,
00:34:32des centres autorisés.
00:34:33Une prise en charge
00:34:34par l'assurance maladie
00:34:35pour que les accès
00:34:36ne dépendent pas
00:34:37des moyens de chacun.
00:34:38Et une évaluation rigoureuse,
00:34:40taux de naissance,
00:34:40fausse couche,
00:34:41nombre de tentations,
00:34:42des tentatives,
00:34:43délais,
00:34:43coûts
00:34:43pour faire évoluer
00:34:44le cadre à la lumière
00:34:45de la science.
00:34:46Ni promesse excessive,
00:34:47ni refus de principe,
00:34:49un cadre strict
00:34:49et transparent.
00:34:51Madame la Présidente,
00:34:52chers collègues,
00:34:52ce rapport part donc
00:34:53d'une idée simple.
00:34:55Face à la fertilité,
00:34:56nous pouvons faire mieux
00:34:56à chaque étape du parcours.
00:34:58Mieux informer
00:34:59pour des choix éclairés,
00:35:01mieux diagnostiquer
00:35:01pour éviter des retards inutiles,
00:35:03mieux accompagner
00:35:04pour que personne
00:35:05ne soit seul.
00:35:06Mieux organiser nos centres
00:35:07pour que les droits
00:35:08deviennent effectivement réels
00:35:09et surtout mieux soutenir
00:35:11la recherche
00:35:11dans un cadre exigeant.
00:35:12Ces propositions ne prétendent
00:35:14pas tout résoudre,
00:35:15mais elles tracent une direction,
00:35:16un système qui anticipe,
00:35:17qui accompagne
00:35:18et qui donne aux soignants
00:35:18les moyens d'agir.
00:35:20Nous l'avons construit
00:35:21dans un esprit transpartisan,
00:35:22avec à partir de constats partagés
00:35:24et surtout d'expertise de terrain.
00:35:27Parce que derrière chaque parcours,
00:35:28il y a des femmes,
00:35:28des hommes,
00:35:29des choix intimes
00:35:30et parfois des attentes douloureuses.
00:35:31Notre devoir est donc
00:35:32de leur garantir
00:35:33d'être informés,
00:35:35accompagnés
00:35:35et soignés
00:35:36dans les meilleures conditions.
00:35:38Je vous remercie.
00:35:40Merci, mesdames,
00:35:41chacune d'entre vous,
00:35:43d'éclairer
00:35:44notre débat
00:35:45sur la santé des femmes
00:35:46qui a quand même
00:35:47de nombreuses années
00:35:51de retard
00:35:52et donc vos travaux
00:35:53sont extrêmement précieux
00:35:54pour continuer
00:35:54de poser des diagnostics précis
00:35:56et des recommandations.
00:35:58Je vous propose
00:35:58qu'on passe aux orateurs,
00:36:00oratrices de groupe
00:36:00pour en tout cas
00:36:01la question
00:36:01et de démarrer
00:36:03en donnant la parole
00:36:03à Élise Leboucher
00:36:04pour la France Insoumise.
00:36:09Merci, madame
00:36:12et la présidente.
00:36:13Collègues,
00:36:14je salue votre travail
00:36:15sur ce rapport
00:36:16sur la santé des femmes.
00:36:18Vous avez choisi
00:36:18deux sujets distincts,
00:36:20sinon il n'existerait
00:36:22des dizaines d'autres.
00:36:23Deux sujets particuliers,
00:36:24à travers eux,
00:36:25vous démontrez bien
00:36:26les difficultés
00:36:26auxquelles sont confrontées
00:36:28les femmes
00:36:28sur tous les points
00:36:29de la santé,
00:36:30que ce soit
00:36:30l'accès à des professionnels
00:36:31formés à la santé féminine,
00:36:33la question de la recherche
00:36:34avec des retards
00:36:35sur les sujets féminins
00:36:36et l'accès aux soins.
00:36:38Nous connaissons
00:36:39tous les parcours
00:36:39d'embûches
00:36:40pour les femmes
00:36:40qui souffrent
00:36:41d'endométriose
00:36:42avec des avancées
00:36:43ces dernières années
00:36:44sur la connaissance,
00:36:45la reconnaissance
00:36:46et la prise en charge
00:36:47des symptômes.
00:36:49Aujourd'hui,
00:36:49sur d'autres sujets,
00:36:50il semble essentiel
00:36:51d'avoir aussi
00:36:51une levée de tabou
00:36:52sur les interruptions
00:36:53spontanées de grossesse,
00:36:54la pré-ménopause
00:36:55et la ménopause
00:36:56d'un point de vue
00:36:56de la santé
00:36:57mais aussi du travail
00:36:58avec la nécessité
00:36:59de congés menstruels
00:37:00ne concernant pas
00:37:01que des règles douloureuses.
00:37:03Je salue l'intégration
00:37:04de ce que j'appelle
00:37:05le croisement des dominations
00:37:06et les recommandations
00:37:07intégrées dans la démarche
00:37:08inclusive
00:37:10sur la prise en charge
00:37:10du cancer
00:37:11et notamment
00:37:11sur le matériel adapté.
00:37:13Cela m'a fait
00:37:14beaucoup écho
00:37:15à des auditions
00:37:15que j'ai menées
00:37:15dans le cadre
00:37:16de la mission d'info
00:37:17sur le coût des VSS
00:37:18et qui concernent
00:37:19finalement les deux sujets.
00:37:20Ce n'est pas vraiment
00:37:21des questions,
00:37:21plutôt des commentaires
00:37:22que je trouve important
00:37:23de partager ici en DDF.
00:37:25Sur la question de la PMA,
00:37:27je n'ai pas de chine spécifique
00:37:28mais de nombreux témoignages
00:37:29retracent tous
00:37:30la même chose,
00:37:31la PMA est censée
00:37:32être accessible à toutes
00:37:34mais dans les faits,
00:37:35les centres conditionnent
00:37:35la PMA à une limite de poids
00:37:37et les femmes grosses
00:37:38ne sont pas prioritaires
00:37:39car elles auraient
00:37:39moins de chances
00:37:40de tomber enceinte.
00:37:41Dans ce contexte,
00:37:41beaucoup de femmes
00:37:42qui se font accéder à la PMA
00:37:43ont recours
00:37:44à la chirurgie bariatrique,
00:37:45aux médicaments
00:37:46contre l'obésité
00:37:47alors même que les pertes
00:37:48de poids rapides
00:37:49altèrent la fertilité.
00:37:51Sur la question
00:37:52des posologies
00:37:53des médicaments,
00:37:55il y a un exemple
00:37:56qui m'était un mot
00:37:56que je ne connaissais pas,
00:37:58c'est l'exemple
00:37:58de la contraception d'urgence
00:37:59qui est moins efficace
00:38:00à partir de 75 kg
00:38:02et donc les pertes
00:38:03en gros sont plus sceptiques
00:38:04d'avoir des fausses couches
00:38:05des interruptions
00:38:06volontaires de grossesse
00:38:07car elles ont du coup
00:38:09une contraception
00:38:10qui n'est pas du tout adaptée,
00:38:12elles ne sont pas informées
00:38:12les professionnels de santé
00:38:13en ont plus.
00:38:15Sur la question
00:38:15de l'accessibilité du matériel,
00:38:17la plupart du matériel
00:38:17n'est pas adapté
00:38:18pour accueillir
00:38:19une personne très grosse
00:38:19par exemple des ILM
00:38:21qui ont une limite de poids
00:38:22ou même tout simplement
00:38:23chez le médecin généraliste
00:38:24au siège
00:38:25avec des accoudoirs trop serrés
00:38:26et accès impossible
00:38:27aux cabinets médicaux.
00:38:28Et je remercie,
00:38:29j'en profite
00:38:29de l'association
00:38:30FAT-Priandli
00:38:31qui m'a exposé
00:38:32ces difficultés
00:38:32que de nombreuses femmes
00:38:33vivent au quotidien
00:38:34et nos politiques publiques
00:38:36doivent intégrer
00:38:36ces questions
00:38:37pour lever les freins
00:38:38pour un accès
00:38:39universel à la prévention
00:38:40au dépistage
00:38:41et aux soins.
00:38:43Merci,
00:38:44chers collègues.
00:38:45la parole pour les socialistes
00:38:48Marie-Noëlle
00:38:49Batistel.
00:38:54Merci Madame la Présidente,
00:38:58Mesdames les rapporteurs,
00:38:59merci beaucoup
00:39:00pour ce travail
00:39:02à la fois
00:39:02sur le cancer du sein
00:39:05et sur l'infertilité.
00:39:06C'est vrai qu'on n'a pas
00:39:07forcément l'habitude
00:39:08d'avoir des rapporteurs
00:39:09qui se focalisent
00:39:10sur deux sujets différents,
00:39:12mais du coup,
00:39:13je trouve ça évidemment
00:39:14très intéressant.
00:39:16Sur la question
00:39:17du cancer du sein,
00:39:18vous dressez finalement
00:39:19un constat
00:39:20assez inquiétant
00:39:21quant à l'efficacité
00:39:23de nos dispositifs
00:39:24sur un cancer
00:39:25qui semble quand même
00:39:26connu
00:39:27et sur lequel
00:39:28on pourrait attendre
00:39:30une efficacité,
00:39:32en tout cas
00:39:33une prise en charge
00:39:34efficace
00:39:35qui,
00:39:35d'après votre rapport,
00:39:37n'est pas du tout
00:39:38le cas.
00:39:39Donc,
00:39:40vous avez émis
00:39:41un certain nombre
00:39:42de recommandations
00:39:43et pointé
00:39:44des difficultés.
00:39:46J'en prendrai
00:39:47une particulière
00:39:49sur la question
00:39:50des inégalités
00:39:51territoriales
00:39:52puisqu'effectivement,
00:39:53je suis députée
00:39:55d'un territoire
00:39:56rural
00:39:57et de montagne
00:39:58où la difficulté
00:39:59d'accès aux soins
00:40:00est peut-être
00:40:01plus prégnante
00:40:02qu'ailleurs.
00:40:04Donc,
00:40:05peut-être nous faire
00:40:06un complément
00:40:07de points
00:40:08sur les difficultés
00:40:09que vous avez relevées.
00:40:12et notamment
00:40:14les propositions
00:40:16que vous feriez
00:40:16par rapport à ça.
00:40:18Sur Octobre Rose,
00:40:20je serai peut-être
00:40:20un peu plus modérée
00:40:22parce que j'ai
00:40:23dans mon territoire
00:40:24une association
00:40:25qui est extrêmement dynamique
00:40:27et qui,
00:40:27au-delà du mois d'octobre,
00:40:29accompagne toute l'année.
00:40:31Alors,
00:40:31j'ai ce regard-là
00:40:32mais qui ne doit pas
00:40:32être développé
00:40:33de partout
00:40:34mais qui accompagne
00:40:36effectivement toute l'année
00:40:37les femmes
00:40:37par des activités
00:40:40ou d'autres
00:40:40ou d'accompagnement
00:40:42dans leur parcours
00:40:43de soi,
00:40:45aller vers le sport,
00:40:46etc.
00:40:47Et donc,
00:40:47je pense qu'il y a
00:40:48des assos
00:40:49qui sont très efficaces
00:40:52et très bienveillantes
00:40:53par rapport aux femmes
00:40:55mais je conviens
00:40:56que ce n'est pas
00:40:57le cas partout
00:40:57et qu'effectivement
00:40:59il n'y a pas
00:40:59que le mois d'octobre
00:41:00où il faut être
00:41:01attentif
00:41:02à l'accompagnement
00:41:03de ces femmes
00:41:05et puis peut-être
00:41:06sur la PMA
00:41:08sur l'autre sujet
00:41:09sur l'infertilité
00:41:10c'est évidemment
00:41:11ça reste un parcours
00:41:13du combattant
00:41:14important
00:41:15encore je crois
00:41:16et
00:41:18cette prise en charge
00:41:20de la fertilité
00:41:21et de la PMA
00:41:22est-ce que
00:41:23vous y voyez
00:41:24un débouché
00:41:24législatif
00:41:25je vois
00:41:26sur votre rapport
00:41:27que vous souhaitez
00:41:28faire évoluer
00:41:29le cadre juridique
00:41:30sur un certain nombre
00:41:31de sujets
00:41:31on a eu beaucoup
00:41:32de débats
00:41:33sur la question
00:41:34de la bioéthique
00:41:35c'est
00:41:36alors pas récemment
00:41:37puisque ça commence
00:41:38à dater un petit peu
00:41:40justement
00:41:41on a
00:41:42depuis
00:41:43je ne peux pas dire
00:41:44de date
00:41:44mais ça fait bien
00:41:454 ans
00:41:46où on n'a pas évoqué
00:41:48ces sujets là
00:41:48et donc on n'a pas
00:41:49d'évolution récente
00:41:50et c'est très bien
00:41:52que vous puissiez
00:41:52pointer cela
00:41:53pour qu'on puisse
00:41:55effectivement
00:41:55peut-être
00:41:56s'emparer
00:41:57de ce sujet
00:41:59et le faire
00:41:59évoluer
00:42:00en tout cas
00:42:00moi j'avais été
00:42:01très engagée
00:42:02sur les premiers débats
00:42:03bioéthiques
00:42:03et je suis évidemment
00:42:04très intéressée
00:42:06pour suivre cela
00:42:07en tout cas
00:42:08merci beaucoup
00:42:09pour votre travail
00:42:09qui est très éclairant
00:42:11et malheureusement
00:42:12un peu inquiétant
00:42:16merci pour le groupe
00:42:17écologiste et social
00:42:18Marie-Charlotte Garin
00:42:20merci madame la présidente
00:42:22et puis merci aux collègues
00:42:23d'avoir choisi
00:42:24d'approfondir la question
00:42:25de ces deux sujets
00:42:27effectivement
00:42:28sans doute donner
00:42:28des chiffres
00:42:29sur les incidences
00:42:30du cancer du sang
00:42:31et sur ce triste podium
00:42:32pour nous
00:42:32des cancers
00:42:33de plus en plus jeunes
00:42:34on pourrait aussi parler
00:42:35des cancers pédiatriques
00:42:36qui sont en explosion
00:42:37même si ce n'était pas
00:42:37le sujet de la mission
00:42:40il y a aussi la question
00:42:41des problèmes de fertilité
00:42:42et en fait sur les deux problématiques
00:42:44ce qu'on observe
00:42:44c'est la tentation du curatif
00:42:46en fait de se dire
00:42:47qu'on va aller résoudre
00:42:48les problèmes plus tard
00:42:50et en parallèle
00:42:51on a la question
00:42:52en fait de la source
00:42:52et des causes
00:42:54de ces problèmes
00:42:55et de fertilité
00:42:56et de cancer
00:42:56on a parlé de canulum
00:42:58on peut parler d'hexan
00:42:59de pifas
00:43:00de pifosate
00:43:00etc etc
00:43:01et en réalité
00:43:02on nous empoisonne
00:43:03et une fois qu'on s'empoisonne
00:43:05on soigne les symptômes
00:43:06et on ne va jamais soigner les causes
00:43:07et d'ailleurs
00:43:09la vraie question fondamentale
00:43:10qu'on doit se poser politiquement
00:43:11c'est de se dire
00:43:12les questions de prise en charge
00:43:13on a avancé
00:43:14on est en train d'avancer dessus
00:43:15que ce soit sur les questions
00:43:16d'infertilité
00:43:16ou les questions de cancer
00:43:17on avance
00:43:18et de plus en plus
00:43:19mais on ne vient jamais
00:43:20vraiment regarder en face
00:43:21la question de
00:43:22comment est-ce qu'on coupe
00:43:23le robinet de la pollution
00:43:24et moi je ne dis même plus
00:43:26de la pollution
00:43:26de l'empoisonnement
00:43:27collectivement
00:43:28et c'est des débats
00:43:29qu'on a eu de manière
00:43:30très affirmée
00:43:31au moment de la loi Duplon
00:43:32parce qu'on a posé la question
00:43:34justement
00:43:34de l'impact sanitaire
00:43:35sur l'infertilité
00:43:38et les cancers en particulier
00:43:39et nous quand on s'est opposé
00:43:41à ça
00:43:42ce n'était pas parce qu'on était
00:43:43des énormes radicales
00:43:44qui n'aimaient pas les agriculteurs
00:43:45c'est parce qu'on pensait
00:43:46les questions de conséquences
00:43:48sanitaires
00:43:49pour tout le monde
00:43:50derrière
00:43:50et donc moi
00:43:51ça m'amène
00:43:52à deux questions
00:43:54finalement
00:43:54comment
00:43:55quand on regarde
00:43:56la question de l'infertilité
00:43:57et la question des cancers
00:43:58on se pose la question
00:43:59d'une meilleure prise en compte
00:44:00de la santé environnementale
00:44:01de manière générale
00:44:02en amont
00:44:02et pas simplement
00:44:03dans le curatif derrière
00:44:05et est-ce qu'il vous semblerait
00:44:07pertinent
00:44:07au regard des travaux
00:44:08que vous avez menés
00:44:10que peut-être
00:44:10on mette en place
00:44:11un principe de précaution
00:44:12pour la santé humaine
00:44:13on l'a pour la santé environnementale
00:44:15aujourd'hui
00:44:15mais est-ce qu'on ne pourrait pas se dire
00:44:16que dès lors qu'on a des doutes
00:44:18raisonnables
00:44:19sur un produit
00:44:20qui peut nuire à la santé humaine
00:44:21avoir des conséquences
00:44:22sur la fertilité
00:44:24sur le développement
00:44:25de cancers
00:44:25par la suite
00:44:26c'est parce que
00:44:26est-ce que par précaution
00:44:27on n'interviendrait pas
00:44:28ces produits
00:44:31merci
00:44:32et puis pour le groupe
00:44:33Lyot
00:44:33Constart de Bellichy
00:44:35merci madame la présidente
00:44:37permettez-moi tout d'abord
00:44:38de remercier
00:44:39de m'accueillir
00:44:39cet après-midi
00:44:40parmi vous
00:44:42et de remercier
00:44:43nos deux rapporteurs
00:44:44qui
00:44:46ouvrent
00:44:47et s'intéressent
00:44:47à un domaine
00:44:49que je trouve
00:44:50particulièrement important
00:44:51ce que je retiens
00:44:52de mon rapport
00:44:55c'est qu'on paye
00:44:56quand même
00:44:56toujours
00:44:57un autre tribut
00:44:59à la fin
00:44:59c'est nous qui payons
00:45:01c'est nous qui payons
00:45:02l'absence de recherche
00:45:04autour de la question
00:45:05du cancer du sein
00:45:06à travers
00:45:07des corps
00:45:08qui sont mutilés
00:45:09à travers
00:45:09des pertes de chance
00:45:10qui sont très fortes
00:45:12à travers
00:45:12des parcours
00:45:13qui sont particulièrement
00:45:14éprouvants
00:45:17et autour
00:45:18d'une recherche
00:45:18on voit
00:45:19qu'elle n'avance
00:45:20pas beaucoup
00:45:22c'est nous
00:45:22qui payons
00:45:23le tribut
00:45:24de parcours
00:45:25de PMA
00:45:26qui sont
00:45:27particulièrement
00:45:27aujourd'hui
00:45:28compliqués
00:45:29douloureux
00:45:31et
00:45:32vous soulevez
00:45:33la question
00:45:33de l'égalité
00:45:34territoriale
00:45:35dans l'accès
00:45:36aux soins
00:45:36qui soit autour
00:45:37de la question
00:45:38du cancer
00:45:38ou autour
00:45:39de la question
00:45:39de la PMA
00:45:40qui est un vrai sujet
00:45:41dans le sujet
00:45:43où
00:45:44qu'on soit
00:45:45de France hexagonale
00:45:46ou d'outre-mer
00:45:47on n'a déjà pas du tout
00:45:48les mêmes chances
00:45:49mais même au sein
00:45:50de la France hexagonale
00:45:52d'un territoire
00:45:53à l'autre
00:45:53on n'a pas
00:45:54les mêmes possibilités
00:45:56moi j'avais envie
00:45:57de soulever
00:45:58une chose
00:45:59qui était commune
00:45:59à vos deux rapports
00:46:00aussi
00:46:01c'est
00:46:04l'impact
00:46:05psychologique
00:46:06de la schizophrénie
00:46:07de l'état
00:46:09qui d'un côté
00:46:11va nous dire
00:46:12qu'il faut
00:46:13absolument
00:46:13essayer
00:46:14de se faire
00:46:15dépister régulièrement
00:46:16prendre soin
00:46:17de sa santé
00:46:18je ne suis pas
00:46:19très loin d'ici
00:46:20je ne suis pas
00:46:20le milieu du Loiret
00:46:22il faut s'accrocher
00:46:23avant de réussir
00:46:24à faire sa mammographie
00:46:25non ?
00:46:26enfin moi
00:46:27au bout de cinq tentatives
00:46:28auprès d'un centre
00:46:29de radiologie
00:46:29j'ai abandonné
00:46:30et puis comme j'ai des moyens
00:46:31j'ai pu trouver
00:46:31un peu d'un centre privé
00:46:32à Paris
00:46:33mais quand vous voyez
00:46:34la pression qu'on a
00:46:35notamment
00:46:36il y a
00:46:36Octobre Rose
00:46:37autour de la question
00:46:38du dépistage
00:46:39des courriers
00:46:40qu'on reçoit
00:46:40pour aller faire
00:46:41mon mammographie
00:46:42prendre soin de soi
00:46:43mais qu'en fait
00:46:44au bout du compte
00:46:45on n'a personne
00:46:46pour nous prendre en charge
00:46:47je trouve que déjà
00:46:48c'est une première
00:46:48de la course
00:46:49on pourrait dire
00:46:50la même chose
00:46:51des parcours de PMA
00:46:53aujourd'hui
00:46:53quand on arrive
00:46:54dans un parcours de PMA
00:46:55on est déjà
00:46:56extrêmement éprouvé
00:46:57le temps joue contre nous
00:46:58on le sait
00:46:59on ne cesse
00:47:00de nous rappeler
00:47:01et pourtant
00:47:02trouver un centre
00:47:03de PMA public
00:47:05il faut se lever
00:47:06de bonheur
00:47:06c'est de pire en pire
00:47:08et on crée
00:47:09de facto
00:47:10une santé
00:47:11à deux vitesses
00:47:13en permanence
00:47:14on alimente
00:47:15en permanence
00:47:15cette santé
00:47:16à deux vitesses
00:47:17entre ceux
00:47:17qui ont les moyens
00:47:18de payer
00:47:18dans le privé
00:47:19et ceux
00:47:20qui n'ont pas
00:47:20les moyens
00:47:21de payer
00:47:21ou qui veulent
00:47:22croire encore
00:47:22à l'institution
00:47:23publique
00:47:24pour terminer
00:47:25sur la question
00:47:26de la PMA
00:47:26effectivement
00:47:27moi je m'engage
00:47:28très fortement
00:47:28sur la question
00:47:29du BTIA
00:47:30on a déposé
00:47:32une proposition
00:47:33de loi transpartisane
00:47:34et je remercie
00:47:35Pris-Cathéon
00:47:36pour son soutien
00:47:36sur le sujet
00:47:38qu'on peut bien
00:47:39voir inscrite
00:47:41lors d'une semaine
00:47:43transpartisane
00:47:45parce qu'à travers
00:47:47le BTIA
00:47:48moi je vois aussi
00:47:49une violence
00:47:49supplémentaire
00:47:50infligée aux femmes
00:47:51d'aller délibérément
00:47:53implanter
00:47:53des engouillons
00:47:54dont on ne sait pas
00:47:55si souviable
00:47:55alors que techniquement
00:47:56on est capable
00:47:57de le déterminer
00:47:58c'est infligé
00:47:59des arrêts
00:48:00spontanés
00:48:00de grossesse
00:48:01supplémentaire
00:48:01dans des barres
00:48:02déjà particulièrement
00:48:03éprouvants
00:48:04et je n'arrive pas
00:48:05à comprendre
00:48:06pourquoi ce doit
00:48:07encore être puni
00:48:09de la sorte
00:48:10et je voulais regretter
00:48:11à ce titre
00:48:12le fait que
00:48:13le débat
00:48:14a été particulièrement
00:48:15violent
00:48:15lors de la dernière
00:48:16loi bioéthique
00:48:18il y avait une petite
00:48:19fenêtre qui s'était
00:48:20ouverte
00:48:20à travers une expérimentation
00:48:22menée
00:48:23par plusieurs hôpitaux
00:48:25sur justement
00:48:26essayer de travailler
00:48:28sur la recherche
00:48:29autour du BTIA
00:48:30et avoir des données
00:48:31concrètes
00:48:31à mettre
00:48:32dans le débat public
00:48:33cette expérimentation
00:48:35a été annulée
00:48:36par la justice
00:48:37à la demande
00:48:37d'une formation
00:48:39d'un collectif
00:48:40très engagé
00:48:41contre le BTIA
00:48:42et la PMA
00:48:43si bien qu'aujourd'hui
00:48:44on a perdu 4 ans
00:48:46on ne peut même pas
00:48:47utiliser cette expérimentation
00:48:49qui était presque à la fin
00:48:50mais dont ils n'ont pas le droit
00:48:51d'utiliser les données
00:48:52puisqu'elle a été annulée
00:48:53et je pense que
00:48:55il est temps d'arrêter
00:48:56de se deflagérer
00:48:57d'arrêter de perdre du temps
00:48:58parce qu'à la fin
00:48:59ce sont des couples
00:49:01et des femmes
00:49:01qui sont en souffrance
00:49:02et qui ont été
00:49:03dans le temps de la tête
00:49:07merci infiniment
00:49:08la richesse
00:49:09de vos interventions
00:49:10donne
00:49:12le ton du travail
00:49:13qui continue
00:49:14de nous engager
00:49:16à mettre en oeuvre
00:49:18concrètement
00:49:18vos recommandations
00:49:19mesdames
00:49:20je vous laisse
00:49:21à nouveau la parole
00:49:22peut-être pour répondre
00:49:22peut-être pas aux questions
00:49:24mais aux sujets
00:49:25qui ont été soulevés
00:49:27Sandrine Rousseau
00:49:30alors plusieurs choses
00:49:31sur les femmes grosses
00:49:32c'est aussi un sujet
00:49:33sur les mammons de bobine
00:49:34par exemple
00:49:36donc ça on l'a mis
00:49:37dans un rapport
00:49:38parce que ça en effet
00:49:38est un sujet important
00:49:40sur l'organisation
00:49:42des soins
00:49:43alors en fait
00:49:44il y a plusieurs facteurs
00:49:45dans l'organisation
00:49:46des soins
00:49:46et dans l'accès aux soins
00:49:47il y a la question
00:49:48du dépistage
00:49:49et là dans le PLFSS
00:49:50on a des amendements
00:49:51par exemple
00:49:52obligatoires
00:49:52dans tous les centres
00:49:55de mammographie
00:49:55une part
00:49:56de dépistage
00:49:57obligatoire
00:49:57parce qu'il y a
00:49:58des centres de mammons
00:49:58qui me refusent
00:49:59en fait
00:49:59de le faire
00:50:00et donc
00:50:04ça fait partie
00:50:05des amendements
00:50:06qui sont en discussion
00:50:07actuellement
00:50:07dans le PLFSS
00:50:08il y a aussi un sujet
00:50:10ah c'est ça
00:50:11c'est moi
00:50:13pas toi
00:50:14il y a aussi un sujet
00:50:16sur l'opération
00:50:19puisque selon
00:50:20que l'opération
00:50:20est faite
00:50:21par un chirurgien
00:50:22qui a l'habitude
00:50:23de le faire
00:50:23et qui donc
00:50:24a une expérience
00:50:25où selon
00:50:26que le chirurgien
00:50:26ne fait que
00:50:27très peu
00:50:28de cas par an
00:50:28et bien
00:50:29les chances
00:50:29de survie
00:50:30et de récidive
00:50:31sont vraiment
00:50:31enfin les risques
00:50:32de récidive
00:50:34sont vraiment
00:50:34très très différents
00:50:35donc il y a quand même
00:50:36une organisation
00:50:37de la chirurgie
00:50:38à penser
00:50:38par une concentration
00:50:40dans des centres spécialisés
00:50:41quitte à ce que
00:50:42la chimiothérapie
00:50:43soit ailleurs
00:50:44mais moi je voudrais
00:50:44juste attirer
00:50:45beaucoup l'attention
00:50:46sur la question
00:50:46des soins-supports
00:50:47dont ils apparaissent
00:50:48absolument déterminants
00:50:50dans l'absence
00:50:51de récidive
00:50:52si vous faites
00:50:52de l'activité
00:50:53physique adaptée
00:50:54si vous faites
00:50:55tout un tas
00:50:56d'activités
00:50:56de la psychologie
00:50:57etc
00:50:58vos risques
00:50:59de récidive
00:51:00diminuent
00:51:00de manière considérable
00:51:01mais là
00:51:02sur les soins-supports
00:51:03il y a une différence
00:51:03territoriale énorme
00:51:05et là
00:51:05avec l'inflation
00:51:06du prix de l'essence
00:51:07je pense à toutes ces femmes
00:51:08qui n'arrivent plus
00:51:09à y aller
00:51:09parce que les transports
00:51:10vers ces soins-supports
00:51:11par exemple
00:51:12ne sont pas pris en charge
00:51:13qu'en plus
00:51:14on sait qu'en ruralité
00:51:15elles sont souvent
00:51:16dépendantes de la voiture
00:51:17de leur conjoint
00:51:18et donc
00:51:19j'ai alerte vraiment
00:51:20là-dessus
00:51:21parce qu'il y a
00:51:21un gros sujet
00:51:22sur la tentation
00:51:24du curatif
00:51:24je suis
00:51:26Octobre Rose
00:51:27d'abord
00:51:28quand je parle
00:51:28d'Octobre Rose
00:51:29je ne parle pas
00:51:29des associations
00:51:30les associations
00:51:31elles font le job
00:51:31toute l'année
00:51:32il y a zéro sujet
00:51:33sur les associations
00:51:33c'est juste
00:51:34quel est le message
00:51:35que l'on envoie
00:51:36au travers d'Octobre Rose
00:51:37est-ce que c'est
00:51:38de la sensibilisation
00:51:39ou est-ce qu'on alerte
00:51:40vraiment sur un enjeu
00:51:41de santé publique
00:51:42et ce n'est pas tout à fait
00:51:43les mêmes canaux
00:51:45et les mêmes messages
00:51:46sur la tentation
00:51:47du curatif
00:51:48je suis absolument d'accord
00:51:49et il y a vraiment
00:51:49on est face à un défaut
00:51:51de préventif
00:51:52de manière très importante
00:51:55sur le
00:51:58sur la
00:51:59moi j'en ai parlé
00:52:00par exemple
00:52:01avec la ministre
00:52:01de la santé
00:52:02dans le cadre
00:52:03des discussions
00:52:03sur le PLFSS
00:52:04et sa réponse
00:52:06c'était
00:52:07bah oui
00:52:07mais la loi Dupont
00:52:09elle relève
00:52:09de l'agriculture
00:52:10moi c'est la santé
00:52:11et en fait
00:52:12on a quand même
00:52:13une explosion
00:52:14des maladies chroniques
00:52:15des ALD etc
00:52:15et qu'il va falloir
00:52:16quand même un peu
00:52:17interroger
00:52:17les autres ministères
00:52:18à un moment
00:52:18je le pose comme ça
00:52:19voilà
00:52:20ensuite sur principe
00:52:21de précaution
00:52:22évidemment
00:52:22quand vous disiez
00:52:24madame Pellichy
00:52:24qu'on paye
00:52:25un lourd tribut
00:52:25oui on paye
00:52:26un très très lourd tribut
00:52:27et c'est pas qu'un tribut
00:52:28sur nos corps
00:52:29c'est un tribut social
00:52:30un tribut économique
00:52:31parce qu'on n'a pas parlé
00:52:32par exemple
00:52:33des femmes en libéral
00:52:34ou des femmes
00:52:34en auto-entrepreneur
00:52:35qui elles n'ont pas
00:52:36la possibilité
00:52:37d'avoir des arrêts
00:52:39maladie long
00:52:40et qui vraiment
00:52:41ont des pertes
00:52:42de revenus
00:52:43mais absolument incroyables
00:52:44et aujourd'hui
00:52:45il n'y a pas de dispositif
00:52:46qui leur permette
00:52:47donc il y en a
00:52:48qui vont en chimio
00:52:49continuer à être avocates
00:52:50ou tenir leur magasin
00:52:53ou leur restaurant
00:52:54parce qu'en fait
00:52:54elles ne peuvent pas
00:52:55faire autrement
00:52:55et que c'est vraiment
00:52:56un sujet
00:52:59ensuite sur octobre rose
00:53:01je reviens un peu là dessus
00:53:03pour moi on mise aussi
00:53:04beaucoup sur les comportements
00:53:06individuels
00:53:06c'est à nous de faire
00:53:07la palpation
00:53:08c'est à nous de ne pas boire
00:53:08de ne pas fumer
00:53:09c'est à nous d'identifier
00:53:11et finalement
00:53:12cette dimension collective
00:53:13systémique
00:53:14et cette responsabilité
00:53:15des politiques publiques
00:53:16et bien elle est très peu
00:53:17interrogée dans la prévention
00:53:19et ça c'est quand même
00:53:21un sujet
00:53:22et je m'en arrêterai là
00:53:23je pense avoir fait
00:53:23à peu près le tour
00:53:26Merci
00:53:26je vais juste compléter
00:53:28du coup
00:53:28sur les enjeux de poids
00:53:30je rajoute les enjeux
00:53:31de genre en fait
00:53:32parce que
00:53:33en réalité
00:53:34dans tout ce qui est
00:53:34lié à ce que vous avez décrit
00:53:36il y a en fait
00:53:37le sujet de la recherche
00:53:38qui a été rappelé
00:53:39par Sandrine
00:53:40et en fait
00:53:40on le dit
00:53:41ça a été rappelé
00:53:42par la présidente
00:53:42tout à l'heure
00:53:43la santé a été
00:53:45conçue
00:53:45testée
00:53:46imaginée
00:53:47pratiquée
00:53:47pour
00:53:48par
00:53:48sur les hommes
00:53:50et ça fait plusieurs fois
00:53:51moi je me souviens
00:53:52du premier rapport
00:53:53pour avis
00:53:54en PLFSS
00:53:55quand je suis arrivée
00:53:56il y a maintenant
00:53:574 ans
00:53:575 ans
00:53:58dans cette assemblée
00:53:59on essayait déjà
00:54:00de faire avancer
00:54:01le sujet
00:54:02en disant que
00:54:02oui en général
00:54:03on teste peu
00:54:04on fait peu de recherches
00:54:05sur les corps féminins
00:54:07parce qu'ils sont trop instables
00:54:08hormonalement
00:54:09dans le mois
00:54:10ok
00:54:10la pluie ça mouille
00:54:12et l'eau
00:54:12et le feu ça brûle
00:54:14c'est super
00:54:14mais c'est ce qu'on vous dit
00:54:15donc on va dire les choses
00:54:16ici aussi tranquillement
00:54:18donc
00:54:18mais oui c'est d'un point de vue
00:54:19donc en fait
00:54:20moi j'adore
00:54:20mais on est en train
00:54:21de parler d'IA
00:54:22on est en train
00:54:23de parler d'innovation
00:54:23et on est encore
00:54:24en train de nous expliquer
00:54:25qu'on ne sait pas tester
00:54:26ni de faire de recherches
00:54:27sur nous
00:54:28je veux bien
00:54:29qu'on se moque de nous
00:54:29mais pas trop longtemps
00:54:31donc je pense que sur ça
00:54:32il faut qu'on continue
00:54:33à pousser et avancer
00:54:34et je le dis d'autant plus
00:54:35mais ça je le dis
00:54:36de manière globale
00:54:38sur la délégation
00:54:39aux droits des femmes
00:54:39c'est un des rares
00:54:41endroits
00:54:41où on arrive à travailler
00:54:42de façon transpartisane
00:54:43et quand on s'y met ensemble
00:54:44on arrive à bouger
00:54:46donc il nous reste
00:54:46très peu de temps là
00:54:48mais on a encore
00:54:49des victoires à mener
00:54:50ensemble
00:54:50et des victoires
00:54:51très concrètes
00:54:52aussi bien au travers
00:54:53du PLFSS
00:54:53c'est la démarche
00:54:55qu'on a eue avec Sandrine
00:54:56mais aussi de manière
00:54:56plus globale
00:54:57sur certains véhicules
00:54:58législatifs
00:54:59qu'on doit pouvoir
00:55:00amener d'ici la fin
00:55:01d'ici la fin de l'année
00:55:02donc sur la recherche
00:55:03je pense qu'il faut
00:55:03qu'on y aille
00:55:04assez fortement
00:55:05soit par des amendements
00:55:06conjoints
00:55:07soit par des amendements
00:55:08identiques différents
00:55:09on sait faire
00:55:09je pense maintenant
00:55:10toutes ici
00:55:11je dis toutes
00:55:12oui toutes
00:55:12bah toutes
00:55:13ok
00:55:14toutes et tous
00:55:15je sais pas
00:55:16pour le principe
00:55:18ensuite
00:55:18sur la prévention
00:55:20oui mais ça relève
00:55:20aussi de la recherche
00:55:21pour éclairer
00:55:22et pour faire en sorte
00:55:23que
00:55:23mais du coup
00:55:24ça veut dire
00:55:25et c'est pas la santé
00:55:25d'un côté
00:55:26l'agriculture de l'autre
00:55:27c'est aussi la recherche
00:55:28en agriculture
00:55:29parce que ce qu'on interdit
00:55:30bah il faut le remplacer
00:55:31parce que sinon
00:55:32on va tourner en rond
00:55:33moi aussi je sais faire du slogan
00:55:34je crois que personne
00:55:35n'a envie de se contaminer
00:55:36personne
00:55:37mais on va importer
00:55:37ce qu'on n'aura pas
00:55:39donc il va falloir aussi
00:55:41accepter
00:55:42de mettre aussi
00:55:42énormément de recherche
00:55:43pour avoir
00:55:44des solutions alternatives
00:55:46sinon
00:55:46bah c'est très beau
00:55:48c'est très joli
00:55:49ça fait un très beau slogan
00:55:50une très belle capsule
00:55:51mais c'est complètement hypocrite
00:55:53on importera
00:55:54ce qu'on ne produit plus
00:55:55dans l'interne
00:55:55et de façon
00:55:56encore moins contrôlée
00:55:58ensuite sur
00:55:59je le pense sincèrement
00:56:02il faut regarder les états
00:56:03ensuite sur
00:56:05le cancer du sein
00:56:06je me permettrais juste
00:56:09pour accentuer
00:56:09et renforcer
00:56:10ce qu'a dit Sandrine
00:56:12sur les soins de support
00:56:14déjà j'ai du mal
00:56:15avec le terme support
00:56:16parce que ça donne
00:56:17l'impression
00:56:17que c'est secondaire
00:56:18or on sait que
00:56:19les soins de support
00:56:21font énormément
00:56:22dans la prise en charge
00:56:24il y a eu
00:56:24énormément de
00:56:29il y a eu énormément
00:56:30de QAG
00:56:32il y a des hommes
00:56:33qui veulent venir
00:56:33dans la réunion
00:56:34il y a eu énormément
00:56:35de QAG dessus
00:56:36je ne sais pas
00:56:36si vous avez entendu
00:56:37la réponse du gouvernement
00:56:38sur la prise en charge
00:56:39des soins de support
00:56:40par rapport à la loi
00:56:41que nous avions tous voté
00:56:43j'ai relancé moi-même
00:56:44par écrit
00:56:45par interpellation
00:56:46je pense qu'il faut
00:56:47qu'on aille un peu plus vite
00:56:47si vous voulez aussi y aller
00:56:48parce que ça concerne
00:56:50aussi les chances
00:56:52de guérison
00:56:53et de non récidive
00:56:54la capacité de non récidive
00:56:56parce que ce que j'ai
00:56:57cru comprendre
00:56:57et j'espère ne plus se tromper
00:56:58c'est pas avant la fin d'année
00:57:00début d'année prochaine
00:57:00c'est trop long
00:57:02c'est beaucoup trop long
00:57:03et j'insiste
00:57:04c'est au-delà du soin de support
00:57:05comme vous voulez dire
00:57:06ensuite sur le cancer du sein
00:57:08aujourd'hui
00:57:08la prise en charge
00:57:10de la prévention
00:57:11commence à partir de 50 ans
00:57:12c'est trop tard
00:57:13partout ailleurs
00:57:14et les recommandations
00:57:15sont à partir
00:57:16de 45 ou 40 ans
00:57:17et on le voit
00:57:18les femmes
00:57:20qui ont des cancers
00:57:21détectés
00:57:21entre 40 et 50 ans
00:57:23sont pas du tout
00:57:24minoritaires
00:57:24et donc ça permet aussi
00:57:26d'accentuer la prévention
00:57:27et de faire en sorte
00:57:28qu'on ait plus de chances
00:57:30de survie
00:57:31et de guérison
00:57:32et donc moins de récidive
00:57:33par la suite
00:57:34donc ça c'est aussi
00:57:34des sujets
00:57:34qu'on peut pousser
00:57:36dans le cadre du PLFSS
00:57:37mais aussi par ailleurs
00:57:38pour être sûr
00:57:39que ça avance
00:57:40et que ce soit
00:57:40un des héritages
00:57:41qu'on puisse léguer
00:57:42au prochain
00:57:44plus globalement
00:57:44et pour terminer
00:57:45sur le DPIA
00:57:46oui
00:57:47alors moi j'étais pas là
00:57:48à ce moment là
00:57:49mais j'ai cru comprendre
00:57:50qu'au moment de la loi biotique
00:57:51ça avait été un sujet
00:57:51assez important
00:57:52qui avait du coup
00:57:52été enlevé
00:57:53pour pouvoir laisser
00:57:54la chance à cette loi
00:57:55de pouvoir poursuivre
00:57:58je pense qu'on est
00:57:59quelques-unes ici
00:57:59à avoir un peu
00:58:00la tête dure
00:58:00il faut qu'on y retourne
00:58:02parce que
00:58:04je sais pas comment
00:58:05le dire autrement
00:58:05que c'est d'une énorme hypocrisie
00:58:08énorme hypocrisie
00:58:08on laisse des femmes
00:58:10des couples
00:58:11aller se soigner
00:58:12à l'étranger
00:58:14avec une inégalité
00:58:15financière monstrueuse
00:58:16avec un coût
00:58:17psychologique
00:58:18familial
00:58:18extrêmement important
00:58:20et un coût sanitaire aussi
00:58:22parce que
00:58:22ce qui est fait ailleurs
00:58:23moi je sais pas
00:58:24quels sont les cadres
00:58:25qui sont mis en place
00:58:25et donc l'hypocrisie
00:58:27qui consiste à dire
00:58:28oui mais il pourrait y avoir
00:58:29des dérives
00:58:29des machins etc
00:58:30en fait on le tolère ailleurs
00:58:31quoi
00:58:32donc potentiellement
00:58:33donc je préfère
00:58:34qu'on ouvre clairement
00:58:35le débat ici
00:58:35je pense qu'on a une assemblée
00:58:37aussi nationale aujourd'hui
00:58:38qui est un peu plus
00:58:39mature sur ces sujets là
00:58:41on a une population
00:58:44qui interroge
00:58:45et qui arrive
00:58:47à saisir
00:58:48ces politiques
00:58:49qui les représentent
00:58:50donc je pense
00:58:51qu'on a une fenêtre
00:58:51de tir
00:58:52d'ici de la fin de l'année
00:58:53donc c'est pour ça
00:58:54que je n'ai pas posé
00:58:54de loi
00:58:55et que je me suis rapprochée
00:58:56de constance
00:58:57pour qu'on puisse le faire
00:58:57donc il serait bien
00:58:58qu'on puisse faire en sorte
00:59:00c'est un petit vœu
00:59:01que j'espère pas pieux
00:59:03qu'on puisse le poser
00:59:04en semaine transpartisane
00:59:05pour qu'on puisse le voir
00:59:07qu'on puisse le voir
00:59:09adopter
00:59:09et ensuite je me permets
00:59:10du coup aussi
00:59:11c'est peut-être en dehors
00:59:12du cadre
00:59:12de simplement ce rapport
00:59:13mais du coup
00:59:13j'en profite pour mobiliser
00:59:15notre présidente dessus
00:59:16pour qu'on puisse
00:59:18si jamais on arrive
00:59:18à l'inscrire
00:59:19en transpartisan
00:59:20une procédure accélérée
00:59:22et donc ça
00:59:23il faudrait qu'on puisse
00:59:24mobiliser le gouvernement
00:59:25dessus
00:59:26parce que sinon
00:59:26ça sera une
00:59:28une pépel
00:59:29simplement slogan
00:59:30on aura fait le début
00:59:31du chemin ici
00:59:31mais on sait pas
00:59:33ce qui pourra arriver
00:59:33après les présidentielles
00:59:37Je crois que Sandrine
00:59:38tu voulais faire ma rebond
00:59:39Oui pardon
00:59:40parce que j'ai oublié
00:59:41de parler de la recherche
00:59:43on a quand même
00:59:46auditionné des chercheurs
00:59:47qui nous ont dit
00:59:47que quand ils faisaient
00:59:48des analyses des tumeurs
00:59:50et qu'ils recherchaient
00:59:51les produits chimiques
00:59:52ils en trouvaient en moyenne
00:59:5342 dans chaque tumeur
00:59:5542 produits chimiques
00:59:56différents dans chaque tumeur
00:59:57et en fait
00:59:58les recherches sont en effet
01:00:00sur le corps des hommes
01:00:01par les hommes
01:00:01pour les hommes
01:00:02ce qui fait que
01:00:03déjà c'est dans le sang
01:00:04c'est pas dans la glande mammaire
01:00:05parce que les hommes
01:00:06n'en ont pas
01:00:06mais en plus
01:00:07on ne pense pas
01:00:09depuis l'exposome
01:00:10c'est à dire depuis
01:00:11le fait que les femmes
01:00:12mettent des produits cosmétiques
01:00:14font plus le ménage
01:00:15donc sont plus exposées
01:00:16aux produits d'entretien
01:00:18plus
01:00:20mangent plus de légumes
01:00:22par exemple
01:00:22ce qui évidemment
01:00:24est un sujet aussi
01:00:26en regard des produits
01:00:27qu'elles absorbent par là
01:00:28donc moi je pense
01:00:28qu'il faudrait vraiment
01:00:29une recherche féministe
01:00:30même sur le cancer du sein
01:00:31au sens où
01:00:32depuis le corps des femmes
01:00:34à quoi elles sont exposées
01:00:35et ce sont des recherches
01:00:37qui sont beaucoup plus compliquées
01:00:38parce que
01:00:38chercher un exposome
01:00:40chercher les interactions
01:00:41c'est beaucoup plus compliqué
01:00:42que de dire juste
01:00:42vous buvez deux verres d'alcool
01:00:43par jour
01:00:44et donc quelle est
01:00:45la courbe
01:00:46et la corrélation
01:00:46entre le nombre
01:00:47de verres d'alcool
01:00:48et ça
01:00:49sur l'agriculture
01:00:50moi je vous alerte aussi
01:00:51sur l'effet de la canicule
01:00:52là actuellement
01:00:53puisque la canicule
01:00:54fait que les niveaux d'eau
01:00:55dans les nappes phréatiques
01:00:56diminuent
01:00:57et donc il y a une concentration
01:00:58des produits chimiques
01:00:59dans les canicules
01:01:01de même qu'il y a eu
01:01:02des expositions
01:01:03à des particules fines
01:01:04qui sont aussi
01:01:05au rang des accusés
01:01:06sur le cancer du sein
01:01:07et donc ça par exemple
01:01:09on n'a aucune donnée
01:01:10sur l'effet de la canicule
01:01:11sur le corps des femmes
01:01:12en particulier
01:01:13qui semble être
01:01:14assez différente
01:01:15en termes de conséquences
01:01:17sur le corps des hommes
01:01:18et par ailleurs
01:01:19quand tu dis
01:01:19on va importer
01:01:20on importe
01:01:21donc on peut consommer
01:01:22ça je suis d'accord avec toi
01:01:23on peut avoir une substitution
01:01:24et donc consommer des produits
01:01:26mais il y a aussi
01:01:26la question de l'épandage
01:01:28des produits
01:01:29dans le sol
01:01:30et donc dans les nappes phréatiques
01:01:31qui reviennent après
01:01:34et qui sont résistants
01:01:35pendant des années
01:01:36et des années
01:01:36et des années
01:01:36et mangeons bio
01:01:38voilà
01:01:40merci infiniment
01:01:42merci sur la qualité
01:01:44des travaux
01:01:45que vous avez réalisés
01:01:47qui sont extrêmement précieux
01:01:49pour documenter
01:01:50préciser
01:01:51on voit bien
01:01:52que la dimension
01:01:52gembrée
01:01:53de la santé
01:01:55il faut qu'on continue
01:01:56d'aller au bout
01:01:57pour transformer
01:01:58moi je voudrais
01:01:59simplement peut-être
01:02:00vous proposer
01:02:03il y a eu
01:02:04donc votre rapport
01:02:05il y a eu des sujets
01:02:06sur la santé mentale
01:02:07des femmes
01:02:08actuellement
01:02:09on est en partie
01:02:10sur l'étude
01:02:11de la loi de financement
01:02:12de la sécurité sociale
01:02:15je vous propose
01:02:16qu'on contacte
01:02:16la ministre
01:02:18Rist
01:02:18vous l'avez déjà
01:02:19eu
01:02:20dans
01:02:21différents
01:02:22de vos échanges
01:02:24pardon
01:02:24mais au titre
01:02:25officiel
01:02:26de la délégation
01:02:27qu'elles viennent
01:02:28et que vous puissiez
01:02:29présenter votre rapport
01:02:33dans un délai
01:02:34assez court
01:02:35moi je trouve
01:02:36que le mois de novembre
01:02:36serait le bienvenu
01:02:38et puis
01:02:38pour la transformation
01:02:40vers des sujets
01:02:41transpartisans
01:02:42je crois qu'on a
01:02:43il y a
01:02:45la semaine
01:02:46de décembre
01:02:47mais il y a
01:02:48peut-être celle
01:02:49qu'il faut viser
01:02:49de janvier
01:02:50du 7 janvier
01:02:51en janvier
01:02:52on aura
01:02:53si on a une procédure
01:02:56à accélérer
01:02:57si on ne la passe
01:02:57en janvier
01:02:58on n'aura pas
01:02:58le temps
01:02:59d'ambassage
01:02:59au Sénat
01:03:00pour ensuite valider
01:03:01le Sénat
01:03:01on sait que ça ne passera
01:03:03jamais
01:03:03avant le 22 février
01:03:05pour valider le Sénat
01:03:06janvier
01:03:06il faut qu'on reprenne
01:03:07les publics
01:03:08qui sont en fin de l'année
01:03:09qui sont déjà
01:03:09associés
01:03:10en fait
01:03:11ça veut dire
01:03:12juste qu'on crainte
01:03:13le sujet
01:03:14de l'opinion publique
01:03:15mais qu'on ne cherche pas
01:03:16à en faire une disposition légale
01:03:17ensuite il peut y avoir
01:03:19aussi une dimension
01:03:20holistique des choses
01:03:20c'est-à-dire
01:03:21on voit bien
01:03:22qu'on travaille aussi
01:03:24au long cours
01:03:25c'est-à-dire
01:03:26est-ce qu'il faut
01:03:28chercher le créneau
01:03:29qui soit le créneau
01:03:30efficace
01:03:30ce qu'on vient de dire là
01:03:32ou faut-il aussi
01:03:33avoir une approche holistique
01:03:35de la dimension de la santé
01:03:37ça je me permets
01:03:37on peut en parler
01:03:38le plus important
01:03:39je pense honnêtement
01:03:39en toute transparence
01:03:40c'est qu'on en parle
01:03:41avec la ministre
01:03:42je trouve que c'est
01:03:42une excellente idée
01:03:43qui est votre proposition
01:03:45parce qu'elle aura
01:03:45une vision plus globale
01:03:47de l'agenda parlementaire
01:03:48si c'est plus important
01:03:49parce que là
01:03:49le sujet c'est pas nous
01:03:50et c'est pas l'Assemblée nationale
01:03:51c'est le texte en lui-même
01:03:52si c'est plus pertinent
01:03:53si ça parle d'abord
01:03:54par le Sénat
01:03:54pour être sûr
01:03:56qu'elle doit être
01:03:56complète
01:03:57dans cette législature
01:03:58je pense qu'il faut aussi
01:03:59regarder ça dans ce sens-là
01:04:00donc je pense que
01:04:01votre proposition
01:04:05et bien prenons
01:04:06cet objectif-là
01:04:08d'obtenir
01:04:13évidemment que nous avons
01:04:15donc un rapport
01:04:16à adopter
01:04:17donc du coup
01:04:18je voudrais simplement
01:04:20mettre au vote
01:04:21voilà
01:04:21et donc savoir
01:04:22qui est favorable
01:04:23à l'adoption du rapport
01:04:25voilà
01:04:26dans un rapport
01:04:28unanimité
01:04:29vous dire également
01:04:31que
01:04:31quand nous terminons
01:04:33une mission
01:04:34notre bureau
01:04:35avait également
01:04:36déjà acté
01:04:37à l'été
01:04:38la création
01:04:39de la mission
01:04:40d'information
01:04:41de type
01:04:41flash
01:04:42sur les violences en ligne
01:04:43c'est le choix
01:04:44qui a été fait
01:04:47donc
01:04:49création
01:04:50d'une mission
01:04:50d'information
01:04:50flash
01:04:51on a deux personnes
01:04:53pour la conduire
01:04:54le groupe
01:04:54de la droite républicaine
01:04:56a désigné
01:04:56Virginie Duby-Muller
01:04:58et le groupe socialiste
01:04:59apparenté
01:04:59Marie-Noël Batistel
01:05:01comme rapporteur
01:05:02donc avant de donner
01:05:03la parole peut-être
01:05:04à madame la rapporteure
01:05:05pour en dire
01:05:07donc nous déclarons
01:05:09cette création
01:05:11de mission
01:05:11flash
01:05:13et je vous en remercie
01:05:15peut-être madame la rapporteure
01:05:16quelques mots
01:05:17sur le démarrage
01:05:18de cette mission
01:05:18oui
01:05:19merci madame la présidente
01:05:21merci madame la présidente
01:05:23je ne suis pas tout à fait
01:05:24encore importante
01:05:24mais a priori
01:05:25je crois que
01:05:26ça devient
01:05:27aujourd'hui
01:05:28voilà
01:05:28donc effectivement
01:05:30c'est un sujet
01:05:31qui nous parait
01:05:32très important
01:05:34d'une part
01:05:35à la faiblesse
01:05:36de la répression
01:05:37des crimes
01:05:37et délits
01:05:38commis en ligne
01:05:39puisque 3% seulement
01:05:40des cyber-violences
01:05:42aboutissent
01:05:42à une plainte
01:05:43ou à des
01:05:44des poursuites
01:05:46donc il y a une espèce
01:05:47de forme
01:05:47d'impunité
01:05:48qui est ressentie
01:05:50et je peux rappeler aussi
01:05:51que
01:05:51les 93%
01:05:53des victimes conjugales
01:05:55ont subi
01:05:55du cyber-contrôle
01:05:58des menaces
01:05:58par téléphone
01:05:59par les réseaux sociaux
01:06:00la géolocalisation
01:06:02qui sont devenus
01:06:03des instruments
01:06:04d'emprise
01:06:05sur les femmes
01:06:06et
01:06:07près d'une victime
01:06:08sur deux
01:06:09ne sait
01:06:09jamais trop
01:06:11comment réagir
01:06:12ni
01:06:12à qui s'adresser
01:06:14donc
01:06:14nous considérons
01:06:16que c'est un sujet
01:06:17qui est important
01:06:18et notamment
01:06:19à l'ordre
01:06:19d'élections présidentielles
01:06:21parce qu'on sait
01:06:22que
01:06:23les femmes
01:06:24ne sont pas visées
01:06:25en ligne
01:06:25par hasard
01:06:26mais qu'elles sont visées
01:06:27parce qu'elles
01:06:28portent des paroles
01:06:29fortes
01:06:30on voit bien
01:06:31pas que les femmes élues
01:06:32mais les journalistes
01:06:34les candidates
01:06:35les chercheuses
01:06:36les créatrices
01:06:36de contenu
01:06:37et qu'on ne peut pas
01:06:39accepter
01:06:39ce qu'on ne peut pas
01:06:41accepter
01:06:41dans une
01:06:41et qu'on ne peut pas
01:07:11et qu'on ne peut pas
01:07:11et qu'on ne peut pas
01:07:11s'adresser
01:07:13par hasard
01:07:15sa
01:07:16de
01:07:17m'oon
01:07:17un
01:07:17un
01:07:17un
01:07:18un
01:07:19un
01:07:19un
01:07:20ce
01:07:20un
01:07:22un
01:07:31un
01:07:32un
01:07:34un
01:07:57Merci.
01:07:58Merci. Par erreur, j'ai testé la fin de la fin de la fin de la fin de la fin
01:08:02de la fin de la fin.
01:08:02Absolument. Du coup, la fin de la fin du propos n'est pas tout à fait... Pardonnez-moi sur cet
01:08:08essai.
01:08:09Non, mais en tout cas, merci pour ce brief et dire effectivement que dans cette année-là, l'objectif généralement,
01:08:18c'est de faire taire les femmes et d'éviter à ce qu'elles s'engagent.
01:08:21Donc notre démocratie a besoin de ne pas perdre ses voix. Et peut-être vous témoignez, puisque je reviens d
01:08:26'une assemblée interparlementaire à l'étranger.
01:08:29Une de nos collègues australiennes a été délibérément renversée et a perdu une jambe.
01:08:39Parce qu'elle portait des combats d'égalité et écolos. Voilà. Un encouragement à ces travaux-là. Rendez-vous donc
01:08:53au plus vite avec un rendez-vous avec Madame la Ministre de la Santé.
01:08:58Et merci à toutes pour vos travaux. Sandrine, tu auras le mot de la fin.
01:09:02Oui, pardon, pour remercier Nathalie Lebars qui a travaillé avec nous sur leur rapport.
01:09:07Et voilà, parce que ça a été un gros travail.
01:09:38Sous-titrage Société Radio-Canada
01:09:39Sous-titrage Société Radio-Canada