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Délégation aux droits des femmes : Droits des femmes dans l’Union européenne

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00:18:00Mesdames, Messieurs, Chers collègues, Mesdames, La délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes est heureuse de vous accueillir aujourd'hui dans le cadre de cette table ronde consacrée aux droits des femmes au sein de l'Union européenne.
00:18:59Européens et internationaux.
00:20:35l'égalité des genres du Parlement européen, madame Julia Corde-Biolet, chef de la task force
00:20:42égalité du service européen pour l'action extérieure, madame Alice Coffin, coordinatrice
00:20:49du mouvement Ma Voix, Mon Choix, madame Anna Cuesta, présidente et madame Violaine Lucas,
00:20:56directrice générale de Choisir la cause des femmes. Merci infiniment à chacune pour votre
00:21:02participation. J'aurai quelques questions pour chacune d'entre vous. Madame Mélissa Camara,
00:21:09en tant que membre de la Commission des femmes, quelles priorités politiques l'Union européenne
00:21:14devrait-elle, selon vous, porter de manière offensive sur la scène multilatérale ? Par ailleurs,
00:21:21face au recul observé dans certains États membres, comment le Parlement européen peut-il peser davantage
00:21:27pour garantir l'effectivité des droits des femmes au sein même de l'Union ? Madame Julia Corde-Biolet,
00:21:34les mouvements anti-égalité sont-ils pris au sérieux comme une menace pour nos démocraties
00:21:39et un enjeu géopolitique à part entière ? Et comment le SEAE adapte-t-il son action face à cette
00:21:48menace ? Par ailleurs, comment renforcer la cohérence entre les engagements internationaux de l'Union et ses
00:21:55positions internes, notamment dans les enceintes multilatérales comme l'ONU ? Madame Alice Coffin,
00:22:01comment analysez-vous la structuration et l'influence croissante des mouvements anti-droit à l'échelle
00:22:07européenne et leurs liens avec des parties d'extrême droite ? Quel levier concret la société civile peut-elle
00:22:14encore mobiliser pour peser efficacement ? Madame Anna Cuesta et Madame Violaine Lucas, observez-vous une
00:22:21évolution des formes ou de l'intensité des violences sexistes et sexuelles dans le contexte actuel de
00:22:27backlash anti-féministes, y compris en Europe ? Le sous-financement chronique des associations
00:22:33féministes constitue-t-il, selon vous, un risque démocratique majeur ? Et comment l'Union européenne
00:22:40pourrait-elle y répondre de manière pérenne ? Je vais laisser à présent la parole aux rapporteurs,
00:22:46avant de passer aux interventions des orateurs de groupe. Je vous remercie.
00:22:51Merci Madame la Présidente. Mesdames, merci pour votre présence parmi nous aujourd'hui.
00:23:07Et donc, j'excuse effectivement Marie-Noëlle Battistel, qui est retenue à la Commission des affaires
00:23:14économiques qu'elle préside. Et moi-même, malheureusement, je devrais vous abandonner à 17h15
00:23:18pour rejoindre la Présidente de l'Assemblée nationale et d'autres collègues de la délégation.
00:23:25Nous arrivons au terme de nos auditions que nous avons commencées en septembre sur une mission
00:23:31que nous avons voulue à la délégation aux droits des femmes pour voir comment pérenniser
00:23:35notre diplomatie féministe dans le contexte que nous connaissons aujourd'hui, qui n'est plus du tout le même
00:23:40que celui que nous connaissions en 2019, quand nous avons lancé cette diplomatie féministe,
00:23:46et pour voir comment la renforcer. Aussi, merci pour votre présence, parce que, évidemment,
00:23:51la question européenne est centrale dans les réflexions que nous menons.
00:23:55Et en complément des questions de ma collègue Anne-Cécile Violant, serait-il possible pour vous
00:24:03de revenir sur deux éléments structurants aujourd'hui qui évoluent au niveau de l'Union européenne
00:24:08d'avoir votre regard dessus ? D'abord, concernant la nouvelle stratégie en faveur de l'égalité
00:24:14entre les femmes et les hommes portée par la Commission européenne. Quel est votre regard
00:24:18déjà peut-être sur la précédente ? Y a-t-il eu une évaluation de la précédente stratégie ?
00:24:24Et quel est votre regard sur la nouvelle stratégie européenne en matière d'égalité
00:24:29entre les femmes et les hommes ? Deuxième point structurant à aborder, le sujet de la réforme
00:24:36de la coopération internationale européenne. C'est le projet, et vous me corrigerez si je me trompe,
00:24:45qui s'intitule Global Europe et qui vise à regrouper l'ensemble des politiques internationales
00:24:52de l'Union européenne. Quel est votre regard dessus ? Quand je vous demande votre regard,
00:24:59c'est que j'ai le sentiment qu'il y a un véritable risque de venir affaiblir notre aide publique
00:25:04au développement, aussi bien au niveau communautaire qu'au niveau des États, à travers ce regroupement
00:25:10des différents politiques, et tout particulièrement des politiques humanitaires ou des politiques
00:25:15en faveur des droits des femmes, des droits des filles, de l'égalité de genre. Quel est votre regard
00:25:20sur cette évolution de la politique européenne ? Le troisième point concerne votre regard sur le combat
00:25:29pour la reconnaissance du droit à l'avortement et de son accès. Dernièrement, nous avons salué
00:25:35à l'Assemblée nationale l'adoption de la résolution « My Voice, My Choice » au niveau européen.
00:25:41Quels enseignements tirez-vous de cette bataille ? Quels ont été les freins que vous avez pu connaître
00:25:47et observer ? Et peut-on s'appuyer dessus pour mener le combat suivant, qui est celui de la reconnaissance
00:25:55dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne de l'avortement, dans le prolongement
00:25:59de ce que nous avons fait en France avec l'introduction de l'IVG dans la Constitution ?
00:26:05Comment pouvons-nous nous appuyer sur ces travaux ? Un dernier point peut-être, parce que ça fait déjà pas mal
00:26:13de questions en complément de celles de notre collègue Anne-Cécile Violent. C'est notre regard sur la
00:26:19diplomatie féministe française au niveau européen. Comment celle-ci peut-elle s'améliorer ? Y a-t-il des points
00:26:29de faiblesse qui sont à corriger ? Et par ailleurs, aujourd'hui, cette diplomatie féministe
00:26:39interpelle-t-elle d'autres États qui s'engagent ou qui seraient prêts éventuellement à s'engager
00:26:46dans cette direction, au-delà de l'Union européenne, bien entendu, en tant que telle ? Pas de la Commission.
00:26:52Je vous remercie.
00:26:58Merci, chers collègues. Je vois notre collègue Gabriel Catala qui est présente. Peut-être
00:27:04je te laisse prendre la parole et puis comme ça, nos invités pourront répondre aux questions.
00:27:11Merci beaucoup.
00:27:12Merci, Madame la Présidente.
00:27:14Bonjour à toutes et tous. Alors oui, effectivement, ça a été évoqué en préambule.
00:27:20L'initiative My Voice, My Choice a été votée au Parlement européen, mais maintenant, la Commission européenne
00:27:26doit publier le 2 mars une réponse formelle à cette pétition historique.
00:27:30Alors nous, nous appelons à ce que M. Macron et M. Séjourné apportent un soutien formel
00:27:36et à ce stade, nous ne savons pas ce que la Commission européenne va décider, si elle
00:27:42va réellement mettre à l'ordre du jour cette réponse formelle le 2 mars. Est-ce que vous,
00:27:47vous avez des informations à ce sujet ? Et rapidement, sachant au sujet des droits des femmes
00:27:57dans l'Union européenne, c'est vrai qu'il y a des choses qui vont dans le bon sens, notamment
00:28:00ce vote qui a eu lieu au Parlement européen, bien que la résolution soit à minima par rapport
00:28:09à ce que moi je parle pour mon groupe qui s'appelle The Left au Parlement européen, dont
00:28:15fait partie la délégation insoumise, qui voulait une résolution bien plus large, mais
00:28:24qui n'a pas, mais nos amendements n'ont pas pu être retenus, sinon le texte n'aurait
00:28:29pas été voté. Mais au-delà des questions qui touchent l'IVG, il y a quand même une
00:28:34très grosse hypocrisie sur la question des droits des femmes dans l'UE lorsqu'on pense
00:28:39aux femmes migrantes qui sont refoulées en nombre aux frontières de l'Union européenne
00:28:44et qui sont livrées à des violences sexuelles, puisque les femmes migrantes ont, il me semble,
00:28:50quatre fois plus de chances d'être victimes de violences sexuelles que les femmes de nationalité
00:28:57européenne, notamment sur leur parcours migratoire, ce qui s'ajoute à la violence de leurs conditions
00:29:06de séjour sur les territoires, donc en matière de précarité, manque d'hébergement, absence
00:29:13de véritable accompagnement administratif, social et juridique. Qu'est-ce que vous en pensez
00:29:21et est-ce qu'il y a en ce moment des initiatives portées à l'échelle de l'Union européenne
00:29:28pour améliorer le sort de ces femmes ? Merci.
00:29:32Merci beaucoup, chers collègues. Écoutez, je vous propose de pouvoir répondre les unes
00:29:43après les autres. On peut peut-être organiser le temps de parole dans l'ordre des premières
00:29:48questions, peut-être Madame Camara pour commencer, et puis de répondre évidemment à votre guise
00:29:54dans la suite à Monsieur Gouffier-Valente et à Madame Catala. Merci beaucoup.
00:30:00Oui, bonjour. Du coup, je vous propose de commencer à répondre, puis après les autres pourront
00:30:09répondre, puis je pense qu'on fera ça au fil de l'eau. Je vais commencer déjà par répondre aux premières
00:30:17questions. Quelles priorités sur la scène internationale ? Peut-être rappeler, vous l'avez déjà fait,
00:30:23mais rappeler un élément de contexte, c'est-à-dire qu'aujourd'hui au Parlement européen, on se retrouve
00:30:28en tant que député dans une situation où on a deux fronts, c'est-à-dire qu'on a les attaques
00:30:34coordonnées qu'on sait de l'extérieur, on a eu des coupes de financement des ONG, notamment des ONG
00:30:42qui travaillaient sur les droits des femmes, sur les droits des personnes LGBT, sur les droits des minorités,
00:30:47du coup qui se retrouvent absolument affaiblies. On a des attaques aussi massives de la part, je pense,
00:30:52notamment aujourd'hui aux États-Unis de Donald Trump, qui s'attaquent directement aux droits des femmes,
00:30:58aux droits des personnes LGBT. Et on a un front interne, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a le Parlement
00:31:04européen avec le plus de membres de l'extrême droite. On n'a pas moins de trois groupes d'extrême droite
00:31:09qui déroulent leur agenda. Pas plus tard que ce matin, nous avons protesté parce que nous avions une conférence
00:31:17avec une députée d'Ouganda, Lucie Akeyo, qui est l'une des porteuses de la loi en Ouganda
00:31:27pour la peine de mort, qui a instauré la peine de mort ou la prison à vie pour les personnes homosexuelles.
00:31:35On en est là, c'est-à-dire qu'on a une extrême droite qui déroule un agenda.
00:31:40Donc, ils ont plusieurs obsessions et j'y reviendrai parce qu'il y a eu la question sur les questions migratoires.
00:31:47Aujourd'hui, l'extrême droite au Parlement européen, notamment dans la Commission Femmes, a plusieurs combats emblématiques.
00:31:55C'est-à-dire qu'il y a le combat contre les droits sexuels et reproductifs.
00:31:58Donc, ils sont présents à chaque fois qu'il peut y avoir une avancée sur ces droits.
00:32:03Ils sont là pour les contrer. Il y a la question des personnes LGBT, notamment ce qu'on voit dans les États-Unis de Donald Trump,
00:32:11la question des femmes trans qui est au centre de cette obsession transphobe qui est présente au quotidien dans ce Parlement européen.
00:32:19On n'a pas une semaine, pas un mois sans qu'il y ait une conférence dans nos murs sur la question des personnes trans.
00:32:26Et enfin, il y a la question migratoire. Alors, ce n'est pas pour protéger les femmes migrantes, effectivement,
00:32:31qui vivent des violences extrêmes et notamment parce qu'on a créé une Europe forteresse,
00:32:38parce qu'elles ont des chemins migratoires, des parcours migratoires absolument désastreux,
00:32:42parce qu'on ne fait pas de chemin sécurisé pour ces femmes.
00:32:46Et aujourd'hui, ce que l'extrême droite pointe du doigt, c'est les personnes migrantes et les hommes migrants,
00:32:51en nous expliquant que le patriarcat n'existe pas en Europe et que ce serait le fait des personnes migrantes.
00:32:56Donc, on a ces deux fronts, finalement. Et face à ça, les progressistes doivent se rassembler et lutter contre ça.
00:33:07Et donc, les priorités sur la scène internationale aujourd'hui, c'est avoir une diplomatie féministe claire.
00:33:13C'est-à-dire que l'année dernière, j'étais déjà à la CSW et l'un des grands combats des réactionnaires,
00:33:21que ce soit l'Argentine, que ce soit les États-Unis ou d'autres usual suspects,
00:33:26c'était la lutte contre les droits sexuels et reproductifs.
00:33:31Aujourd'hui, l'Union européenne doit avoir une parole très claire sur ces questions.
00:33:34Aujourd'hui, les priorités de l'Union européenne sur la scène internationale,
00:33:41ça doit être notamment cette question des corps des femmes, des corps des personnes minorisées,
00:33:48et comment on ne laisse pas l'extrême droite tenter de reprendre le contrôle sur nos corps.
00:33:55Et ce sera l'un des messages, enfin l'un de mes messages au sein de cette CSW,
00:34:01c'est comment l'Union européenne a une parole forte sur les droits sexuels et reproductifs.
00:34:08Et comment le Parlement doit répondre ? Le Parlement doit répondre en portant,
00:34:14comme on l'a pu le faire avec ma voix, mon choix, avec la résolution qui a été votée,
00:34:19et je vous rappelle, je le dis pour ceux qui ne le savent pas, on a eu une résolution,
00:34:25donc Gabrielle Catala disait qu'elle n'était pas finalement assez forte,
00:34:34mais en fait, en face, on a eu quand même quatre résolutions de la droite et de l'extrême droite,
00:34:40qui tentaient d'empêcher cette résolution de passer,
00:34:44et qui tentaient de reprendre le contrôle sur nos corps.
00:34:47Et donc, on est dans cette adversité.
00:34:50Et l'un des enjeux, ça va être aussi de s'appuyer sur la société civile,
00:34:55parce que ce que les militantes de ma voix, mon choix ont gagné en faisant voter cette résolution,
00:35:06on ne l'a pas fait en tant que député pendant un an et demi.
00:35:09On lutte pied à pied, au quotidien, contre l'extrême droite notamment,
00:35:14mais cette victoire, elle a été possible aussi parce qu'il y avait un million de signatures.
00:35:18Et je pense que ce que doivent faire les progressistes des parlements,
00:35:22c'est aussi créer ces conditions d'un front commun avec la société civile
00:35:25et montrer finalement en face que nous sommes là,
00:35:29que nous sommes nombreuses et nombreux à lutter pour nos droits,
00:35:35et notamment les droits sexuels et reproductifs.
00:35:39Sur les questions migratoires, pour y revenir, parce que c'est un sujet
00:35:46que je traite plus particulièrement ici au Parlement européen,
00:35:51effectivement, il y a un enjeu, et c'est ce qu'on tente de faire en tant que progressiste,
00:35:55à assurer une protection et avoir une perspective intersectionnelle,
00:36:01parce qu'on parlait aussi de quelles priorités pour l'Union européenne.
00:36:04Aujourd'hui, une Union européenne qui fonctionne et qui protège les droits de l'Union européenne,
00:36:08et qui protège les droits de toutes les femmes,
00:36:10c'est une Union européenne qui porte des politiques publiques
00:36:12avec une perspective intersectionnelle.
00:36:14Et ça, c'est ce qu'on porte au quotidien, c'est ce qu'on va porter encore au sein des Nations unies,
00:36:21parce qu'aujourd'hui, les femmes précarisées, les femmes migrantes, les femmes LGBT
00:36:26sont particulièrement touchées par les violences,
00:36:29et c'est à l'Union européenne d'avoir une parole forte.
00:36:33Et on sait que la parole de l'Union européenne a un poids.
00:36:36La dernière, quand on était à New York, les militantes, notamment du Sud global,
00:36:41nous parlaient de la directive contre les violences faites aux femmes.
00:36:46Parce que quand l'Union européenne légifère, quand elle a une directive aussi ambitieuse,
00:36:51qui notamment criminalise les pratiques telles que les mutilations génitales,
00:36:56qui criminalise le mariage forcé, qui parle de cyberharcèlement,
00:37:00qui criminalise le cyberharcèlement, en fait, le Sud global nous regarde.
00:37:04Et c'est aussi en ça que c'est important d'avoir ces lieux de rencontres,
00:37:12ces lieux de discussion, de multilatéralisme, ce que détestent aussi tous les réactionnaires,
00:37:18ces espaces de rencontres et de discussions pour faire avancer les droits.
00:37:22Et c'est ça qu'il faut aussi préserver parce qu'aujourd'hui, il y a des attaques
00:37:26de la part des extrêmes droites mondiales sur ces espaces.
00:37:32Et on l'a vu notamment l'année dernière où l'Argentine et les États-Unis
00:37:36s'étaient rassemblés pour soulever des objections
00:37:39dès que le mot genre était prononcé au sein des Nations unies.
00:37:42Et aujourd'hui, l'Union européenne doit avoir une parole forte,
00:37:45une diplomatie féministe forte, parce que quand l'Union européenne
00:37:48a une parole forte, on peut avoir des avancées considérables un peu partout.
00:37:52Merci beaucoup. Je laisse peut-être la parole à Julia Corde-Biolet, s'il vous plaît, merci.
00:38:01Merci beaucoup. Et tout d'abord, je vous remercie pour votre invitation
00:38:08et pour l'attention constante que vous portez aux droits de femmes et de l'égalité de genre
00:38:15qui constitue, comme Mme Kamara a très bien dit, effectivement une grande priorité fondamentale
00:38:23de l'action extérieure justement à ce moment clé.
00:38:29Dans ce contexte actuel de récomposition géopolitique et l'érosion du multilatéralisme
00:38:38qu'on voit, la montée de tendances autoritaires et la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes
00:38:46pour nous ne relève pas d'un enjeu sectoriel.
00:38:50Elle constitue un impératif stratégique au cœur de la sécurité, de la stabilité
00:38:56et de la prospérité durable de nos sociétés.
00:39:01L'agenda Femmes, Paix et Sécurité, comme l'ensemble des politiques en faveur des droits de femmes,
00:39:06participe directement à la prévention des conflits, au renforcement de la résilience démocratique
00:39:12et à la consolidation de la paix.
00:39:15Il s'agit donc à la fois d'une exigence de valeur, comme vous avez très bien dit, très justement dit pendant votre introduction,
00:39:24mais aussi d'une exigence d'efficacité de notre politique extérieure.
00:39:31Pour répondre à cette ambition, l'Union européenne s'est dotée d'un cadre politique solide et cohérente.
00:39:40Nous disposions d'une architecture complète pour l'agenda Femmes, Paix et Sécurité,
00:39:47comprenant les conclusions du Conseil, l'approche stratégique ainsi que le plan d'action récemment prolongé jusqu'en 2027.
00:39:56Par ailleurs, le plan d'action pour l'égalité de genre 3, le GAP 3, fixe depuis 2021 une feuille de route opérationnelle
00:40:05pour l'ensemble de notre action extérieure.
00:40:10Ce cadre nous permet de mobiliser l'ensemble de nos instruments diplomatiques, financiers, de développement et de sécurité,
00:40:18ainsi que nos partenaires multilatéraux, les gouvernements partenaires, la société civile et le secteur privé,
00:40:26afin de faire l'égalité de genre un livier central d'un développement équitable, durable et inclusif.
00:40:36Concrètement, plus de 85% des nouvelles actions extérieures de l'Union contribuent aujourd'hui à l'égalité de genre.
00:40:45Au-delà de ces stratégies, nous veillons surtout à intégrer cette priorité de manière transversale dans toutes nos politiques.
00:40:55L'agenda Femmes, Paix et Sécurité est donc désormais pleinement inscrit dans notre architecture de sécurité et de défense,
00:41:05notamment la boussole stratégique. Il est également intégré dans la majorité de nos partenariats de sécurité avec des pays partageant nos valeurs.
00:41:18En interne, ici à l'EAS, nous renforçons nos capacités institutionnelles, notamment à travers des formations au leadership sensible
00:41:28au genre destiné à l'encadrement supérieur. Et entre-temps, plus de 80% de nos responsables en ont déjà bénéficié,
00:41:38ce qui a vraiment changé notre approche à l'intégralité transversale d'égalité de genre dans toutes nos politiques extérieures.
00:41:48En même temps, et justement un des questions visées à ça, nous devons reconnaître
00:41:59cet développement extrêmement préoccupant des mouvements opposés à l'égalité de genre qui se structurent,
00:42:08se coordonnent et bénéficient de soutien financier significatif.
00:42:13Ils ne sont ni marginaux ni isolés. Ils s'inscrivent souvent dans des dynamiques plus larges de remise en cause des droits fondamentaux,
00:42:23des contestations des institutions démocratiques et des promotions des modèles autoritaires.
00:42:30Leur capacité d'influence, notamment dans les espaces numériques, contribue à banaliser des discours hostiles aux droits des femmes
00:42:38et à fragiliser les acquis obtenus au cours des dernières décennies.
00:42:44Ces dynamiques constituent un véritable défi géopolitique à part pour l'Union européenne,
00:42:51car elle vise directement les valeurs sur lesquelles notre projet politique est fondé.
00:42:56Face à cela, notre réponse doit être coordonnée, cohérente et résolue.
00:43:03La cohérence qui va justement et qui est d'ailleurs au cœur de notre action multilatérale.
00:43:10En tant que Service européen pour l'action extérieure, notre responsabilité est de porter, dans les enceintes internationales, des positions communes aux 27 États membres.
00:43:23La crédibilité de l'Union dépend de l'alignement entre nos engagements internes et nos prises de positions externes.
00:43:31Nous travaillons donc étroitement avec la Commission et les États membres afin de garantir une voie européenne unifiée pour autant possible,
00:43:43notamment aux Nations unies, au Conseil des droits de l'homme et à la Commission de la condition de la femme.
00:43:49Cette approche équipe Europe renforce significativement notre influence et notre capacité à défendre efficacement les droits des femmes et des filles.
00:44:00Enfin, une attention particulière est portée au soutien des défenseuses des droits des femmes dans le contexte de répression.
00:44:10L'Union intègre systématiquement leur protection dans ses dialogues politiques et ses stratégies bilatérales.
00:44:19Nous apportons un soutien financier et opérationnel direct à travers des mécanismes dédiés, notamment Protect Defenders,
00:44:27qui offrent une assistance d'urgence aux défenseuses menacées.
00:44:32Nous mobilisons également nos régimes de sanctions ciblés lorsque des violations graves des droits sont constatées.
00:44:39Et nos délégations sur le terrain jouent un rôle essentiel de diplomatie, de protection en lien étroit avec la société civile locale.
00:44:50En conclusion, la promotion des droits des femmes constitue pour l'Union européenne à la fois une responsabilité normative et un choix stratégique.
00:45:02C'est une condition de la crédibilité de notre action extérieure et un facteur de stabilité international.
00:45:12Finalement, c'est un élément central de la défense de nos valeurs démocratiques.
00:45:17Pour répondre à une des questions de M. Jouffrier plus précisément,
00:45:26on est justement en train, en étroite coopération avec la Commission,
00:45:34de travailler sur l'élaboration de la nouvelle stratégie pour l'égalité des genres de 2026 à 2030.
00:45:43Donc, l'adoption est prévue en mars et j'y vois clairement une évolution avec un chapitre prévu,
00:45:55c'est pas encore adopté, mais un chapitre prévu entièrement consacré à l'action extérieure
00:46:03en faveur de l'égalité des genres et en détaillant très spécifiquement comment défendre et le besoin de défendre l'égalité en face des mouvements antidroit
00:46:15et des enjeux géopolitiques.
00:46:17Aussi, GAP 4, la prochaine Gender Action Plan, donc l'adoption est prévue en 2027, est structurée,
00:46:30en vise de le structurer pour justement très concrètement s'adresser ces enjeux-là.
00:46:37Toutefois, ici dans la maison, l'une de nos tâches les plus importantes consiste à intégrer de manière transversale l'égalité des genres
00:46:47dans les documents stratégiques afin de garantir qu'il soit au cœur de toutes nos actions politiques.
00:46:55Merci beaucoup.
00:46:59Merci, merci à vous. Madame Coffin, je vous propose de poursuivre. Merci.
00:47:05Bonjour tout le monde. Je vais commencer par répondre par une des bonnes réponses à cette table ronde,
00:47:12parce que je pense qu'un des éléments fondamentaux qui a été posé, c'est quels sont les moyens de levier
00:47:23de l'Europe, notamment par rapport aux organisations activistes.
00:47:30Et je pense que la présence d'élus féministes au niveau européen comme l'est Melissa Camara,
00:47:38la présence ici de représentantes justement élues comme Gabrielle Catala,
00:47:46et ce n'est pas Violaine qui va me contredire ce qu'on pense à Gisèle Halibui,
00:47:50que les élus féministes, c'est compliqué de l'être, j'en sais quelque chose,
00:47:54mais c'est absolument indispensable.
00:47:56Donc ça, je pense que déjà, soutenir ce travail-là, c'est très important.
00:48:00Pour répondre un peu plus sur ma voix, mon choix, moi effectivement,
00:48:03je me suis occupée de la coordination d'une part en France nationale,
00:48:07et puis aussi j'étais présidente au niveau européen.
00:48:12Donc je pense qu'il faut commencer par là.
00:48:15Si on prend au niveau européen, on ne va pas comprendre comment une telle action
00:48:20qui s'est déroulée finalement en un an, un an et demi, ça a été très rapide,
00:48:26elle peut avoir lieu sans des appuis financiers.
00:48:31Moi, on a pu payer des gens pour cette campagne en France,
00:48:35ce qui est rarissime.
00:48:36C'est-à-dire moi, je n'avais jamais vu ça en 25 ans d'activisme,
00:48:39je n'ai pas vu ça.
00:48:40C'est-à-dire qu'on peut vraiment dire aux organisations,
00:48:43aller repérer des activistes et leur dire, bon ben voilà,
00:48:46le boulot qu'on va pouvoir faire.
00:48:48On a pu payer des déplacements dans les campagnes,
00:48:51enfin de campagnes dans différents lieux français.
00:48:54Je dis ça parce que quand on parle d'argent et de budget,
00:48:56c'est souvent absolument essentiel, mais voir un peu ce à quoi ça renvoie
00:49:00et que cette campagne-là, avec un tel succès,
00:49:02la possibilité d'agréger toute une société civile européenne,
00:49:07elle a été très bien financée.
00:49:11Donc il n'y avait pas des fonds vraiment conséquents.
00:49:14Donc ça, c'est important à noter.
00:49:19Et un savoir-faire aussi, qui était un savoir-faire proprement activiste,
00:49:23c'était les Slovenes qui ont initié ça.
00:49:27Et avec, dans la vie politique slovene, des exemples qui peuvent être apportés
00:49:31où les organisations féministes vont peser,
00:49:36alors là, plutôt de l'extérieur, sur la vie politique,
00:49:39mais pas seulement sur des enjeux féministes,
00:49:42mais aussi notamment sur des enjeux environnementaux,
00:49:44par exemple en reliant la question du genre à un ensemble d'autres problématiques.
00:49:50Et je pense que c'est là où je voudrais insister.
00:49:56On a deux mouvements.
00:49:58Vous posiez la question de c'est quoi les conséquences, évidemment,
00:50:01de l'essor des thématiques et positions et groupes d'extrême droite
00:50:10ou tenant des positions similaires ?
00:50:14Il faut d'abord bien comprendre que moi, je n'ai pas constaté ce phénomène-là avant.
00:50:19Ce qu'on peut appeler de manière générale le masculinisme
00:50:22est en train de devenir un marqueur de vote.
00:50:25Ça a été apparu très clairement aux États-Unis avec Donald Trump.
00:50:31Là où, par exemple, le racisme a été un marqueur de vote en France depuis longtemps.
00:50:35C'est-à-dire que si on prend l'essor du Rassemblement national dans les années 80,
00:50:40il va chercher son électorat sur des questions de racisme.
00:50:46Le masculinisme, ce n'est pas encore tout à fait arrivé en France comme ça.
00:50:51Ça peut aussi, mais c'est extrêmement intéressant de le voir aux États-Unis
00:50:54où vraiment, c'était très nettement un levier pour les votes.
00:51:01À cela, je pense que c'est intéressant de voir quelle peut être la réponse
00:51:06et parfois le miroir.
00:51:08Ce n'est pas qui répond à qui ce sont les histoires de backlash et autres
00:51:12comme analyse historique.
00:51:16Justement, avoir mon choix, c'est un très bon exemple.
00:51:18Il y a en Europe, je pense, ce qui manque réellement,
00:51:23ce qui a toujours manqué et ce qui revient toujours dans les propos,
00:51:26c'est une société civile.
00:51:28C'est-à-dire en France, on veut protester contre un gouvernement,
00:51:31on organise une manifestation, on va faire des actions très directes
00:51:36pour faire pression sur le gouvernement
00:51:39ou sur telle ou telle institution française.
00:51:42Au niveau européen, ça ne se passe pas comme ça.
00:51:45C'est-à-dire que la société civile manque presque de repères physiques
00:51:50à qui s'adresser, c'est-à-dire où est-ce que vous allez finir votre manif,
00:51:53devant qui vous faites un petit ting, etc.
00:51:56Il y a Bruxelles, il y a Strasbourg,
00:51:58mais ce n'est pas simple d'aller organiser de telles choses.
00:52:03Et à cet égard-là, mon choix est intéressant parce que les activistes,
00:52:07là, ça fait maintenant plusieurs semaines, plusieurs mois qu'elles squattent à Bruxelles.
00:52:10Et vraiment pour pouvoir, après avoir réuni un peu et lancé des campagnes nationales
00:52:16dans les pays de l'Union européenne, revenir à un contact plus physique,
00:52:22y compris dans les couloirs du Parlement,
00:52:25et vraiment incarner une présence qui est celle avec laquelle on est plus habitués
00:52:32à fonctionner au niveau national.
00:52:35Et ce qui est intéressant aussi, et qui peut nous donner une réponse pour l'Union européenne,
00:52:39on va noter que très souvent, c'est à partir des mouvements féministes
00:52:42que peuvent se créer depuis, c'est souvent là,
00:52:45il y a plusieurs occurrences dans différents pays, mais c'est depuis peu,
00:52:48une véritable modalité de résistance au niveau général des sociétés.
00:52:55Je pense par exemple à la Pologne, qui a été très active comme pays évidemment,
00:52:59car principalement concerné dans cette campagne, mon voix, mon choix,
00:53:04ce que nous expliquait l'ensemble des organisations féministes,
00:53:08c'est que je ne sais pas si vous vous souvenez des manifestations,
00:53:11notamment Fleuve en violet à Varsovie pour défendre le droit à l'avortement,
00:53:17il se trouve que l'ensemble de ces mouvements après,
00:53:19ils ont agrégé plein d'autres organisations de la société civile
00:53:23qui n'étaient pas contentes non plus contre le gouvernement,
00:53:26à tel point qu'à la fin, finalement il y avait des gens qui étaient là au manif,
00:53:30mais sans même savoir que le point de départ était féministe.
00:53:33Ça s'est passé aussi pas mal au Chili ou dans d'autres pays d'Amérique du Sud,
00:53:37où il vraiment, par exemple la nouvelle constituante du Chili, etc.,
00:53:40ça a été initié sur des problématiques féministes.
00:53:42Et ça, c'est donné intéressant sur la façon dont on peut faire du féminisme un objet politique, réel.
00:53:48Et je pense qu'au niveau européen, c'est extrêmement important d'avoir ça en tête.
00:53:53Pour répondre aussi sur ma voix, mon choix, la façon dont nous,
00:53:56on a essayé de mener les choses en France, c'est très très lié,
00:53:59puisqu'on a choisi très volontairement de cibler, d'aller présenter ma voix, mon choix,
00:54:05dans des communes, notamment tenues par l'extrême droite,
00:54:08ou encore une fois, autres parties apparentées.
00:54:12Vous m'entendez encore ?
00:54:19Oui, on t'entend.
00:54:20Oui, pardon.
00:54:21Parfaitement, merci.
00:54:22Ok.
00:54:23Et je trouve que c'est intéressant parce que, là encore, vous voyez qu'en revenant sur la question,
00:54:30parce que quand je dis les questions féministes, en particulier la question de l'avortement,
00:54:33qui associe d'être assez, j'allais dire, consensuelle dans le mouvement féministe,
00:54:37qui a bien le droit d'être divisé sur d'autres sujets, mais qui a toujours porté un élan.
00:54:41Et si on regarde, ce n'est pas pour rien que ce qu'on a appelé les mouvements de libération des femmes,
00:54:44ça se reconstituait autour de la question de l'avortement, qui permet réellement d'avoir quelque chose d'assez fédérateur.
00:54:53Et là, on le voyait, quand on venait présenter cette campagne-là,
00:54:56les groupes qui venaient n'étaient pas simplement des groupes féministes,
00:55:00mais c'était presque souvent la première fois, si on pense, on est allé dans des lieux comme à Bocaire, à Moissac,
00:55:05qui sont plus des contrées vraiment où les militants et les militantes deviennent usés à force de lutter contre tout un système de répression des associations,
00:55:13de la société civile, des institutions culturelles.
00:55:15Et c'est là que ça a pu redonner du souffle.
00:55:17Donc, je pense qu'il y a un savoir-faire aussi à prendre en compte des activistes féministes,
00:55:21et que soutenir les organisations féministes au niveau européen, c'est soutenir bien plus large que les organisations féministes,
00:55:27mais aussi tout un pan, effectivement, de la société civile.
00:55:31Autre point sur lequel on a insisté, et je pense qu'il est très important à avoir en tête au niveau de l'Union européenne, c'est les médias.
00:55:38C'est-à-dire qu'on a vraiment ciblé, les deux pays ont fait un peu différemment,
00:55:41mais nous, sur une représentation médiatique forte, et notamment dans la presse locale,
00:55:46parce qu'on sait aussi qu'en France, il y a une offensive très poussée,
00:55:50et que ce combat-là se joue aussi sur le terrain médiatique.
00:55:54Mais je crois que ça serait intéressant que les parlementaires français et français s'en saisissent,
00:56:00c'est que l'Union européenne a compris ça aussi, puisqu'il y a un nouveau programme qui a été implanté,
00:56:07qui mêle en fait, plutôt reformulé, redimensionné,
00:56:12qui mêle les questions des discriminations à celles des enjeux aussi culturels et médiatiques.
00:56:18Et avec, je vois des budgets en fait un peu nouveaux qui sont alloués à la création,
00:56:25la formation de médias en lien avec les discriminations,
00:56:28et je pense que ça sera un sujet assez majeur dans les temps à venir.
00:56:34Et je peux répondre juste rapidement.
00:56:36Il y a des questions pour Ma Voie, Mon Choix plus concrètes,
00:56:39je suis évidemment dispo, je ne vais pas prendre trop longtemps la parole pour en parler plus longtemps après.
00:56:43On a eu hier une nouvelle date, finalement ce ne sera pas le 2 mars,
00:56:46ce sera le 25 février que sera rendue la chose.
00:56:49Pour l'instant, la façon où ça s'organise, sans être trop technique.
00:56:53En gros, au départ, Ma Voie, Mon Choix, le but c'était plutôt d'aller via le budget santé.
00:57:00Parce que c'était notamment la façon dont on pouvait devenir une...
00:57:05En fait, dans les prérogatives européennes et la santé en études,
00:57:12donc à en dire que finalement l'avortement menaçait la santé de citoyennes européennes.
00:57:19C'est pas super... ça s'est bien passé dans les voies de discussion avec la santé,
00:57:26qui est plutôt représentée de manière plutôt conservatrice.
00:57:30Je crois que c'est notamment les Hongrois qui s'en occupe, donc c'est compliqué.
00:57:33Du coup, c'est passé plutôt justement par le biais des droits des femmes,
00:57:39avec une discussion qui a engagé beaucoup avec les organisations féministes,
00:57:45de savoir finalement, ok, mais alors Ma Voie, Mon Choix, ça va être voté.
00:57:52Ça a été voté, mais l'implémentation, si c'est pour que ça vienne finalement prendre du budget déjà faible,
00:57:59très faible, des autres organisations féministes, c'était vraiment pas le but.
00:58:03Donc, en ce moment, il y a des discussions à ce sujet-là,
00:58:07donc soit pour le laisser au sein du CERC, du programme citoyen égalité,
00:58:14je ne sais pas comment ça s'appelle, mais où sont aussi les organisations féministes,
00:58:20soit justement pour avoir un mécanisme, nous ce qu'on demandait au départ, autonome,
00:58:26qui permettent de financer. Ça a été budgétisé, je crois que le premier budget,
00:58:32qui serait à un début, ça serait 7 millions, et tout ça est budgétisé,
00:58:37tout ça est très très préparé. Encore une fois, les Slovènes,
00:58:40ce sont très professionnels dans leur militantisme.
00:58:43Donc voilà, évidemment, moi je suis à dispo, je ne veux pas m'étendre là-dessus,
00:58:46mais pour d'autres renseignements plus précis, sachant que tout ça est très mouvant,
00:58:50parce que c'est véritablement un travail de lobbying qui est en train de se passer en ce moment.
00:58:56Voilà, voilà, et pour répondre très rapidement sur le CSW,
00:59:01sur la fonction comment on peut faire avec ça, il faut envoyer les activistes aussi, je pense,
00:59:05pour que les délégations prennent aussi en charge les déplacements
00:59:09et la représentation des activistes là-bas.
00:59:13Et puis, il y avait une question sur Global Europe,
00:59:16mais je m'arrête là, mais à laquelle je pourrais aussi apporter quelques précisions.
00:59:24Merci beaucoup, merci. Madame Lucas, je vous propose de poursuivre.
00:59:29Bien, merci beaucoup, merci de cette invitation.
00:59:32J'excuse Anna Cuesta, la présidente qui n'a pas pu venir,
00:59:35parce que comme vous le savez peut-être, à choisir depuis 1971,
00:59:38tout le monde est bénévole, sauf moi depuis un an.
00:59:41Et Anna, donc, qui travaille dans un syndicat, est très prise.
00:59:44Et donc, voilà.
00:59:46Moi, je suis très, très contente qu'on puisse être auditionnée sur la question de la diplomatie féministe.
00:59:51J'avais appelé, je ne sais pas qui j'ai eu, pour préciser que je ne vais peut-être pas répondre à vos questions.
00:59:55Parce qu'en fait, moi, mon vif intérêt, c'est de vous raconter ce qu'on a fait, nous,
01:00:00avec la diplomatie féministe depuis 2022.
01:00:03Parce qu'en fait, moi, en sillonnant l'Europe, comme je l'ai fait toutes ces dernières années,
01:00:08j'avais toujours l'idée de me dire, mais il faut vraiment que je raconte ce qui se passe pour la diplomatie féministe,
01:00:13parce que c'est hyper intéressant.
01:00:15Ce vif intérêt, il est lié au fait…
01:00:20Alors, je vais vous faire une petite présentation en six petits points.
01:00:23Je vais essayer d'être rapide.
01:00:25D'abord, vous dire pourquoi notre projet européen « Choisir la cause des femmes » a un lien avec la diplomatie féministe.
01:00:31Quelle est l'efficacité ? Comment fonctionne cette diplomatie féministe ?
01:00:35Comment on pourrait l'évaluer ?
01:00:37Les plus pour nos associations et les plus pour la diplomatie féministe et les éventuels axes d'amélioration.
01:00:43Ça a l'air long comme ça, mais en fait, je vais essayer de faire vite.
01:00:46L'idée, c'est de dire que…
01:00:48Je ne sais pas s'il faut présenter « Choisir la cause des femmes » qui a été fondée en 71,
01:00:52par Simone de Beauvoir et Gisèle Halimi,
01:00:54et qui agit toujours pour modifier la loi en créant de larges débats nationaux.
01:00:59La question de l'avortement avec le procès de Bobigny,
01:01:01la question du viol, du consentement des genres en 78,
01:01:05la dépénalisation de l'homosexualité ou encore la parité.
01:01:10Nous, en 79, Gisèle Halimi a l'idée,
01:01:14parce que c'est la première élection au suffrage universel direct du Parlement européen,
01:01:18l'idée d'un processus qu'elle va appeler la clause de l'européenne la plus favorisée,
01:01:23où elle dit qu'on va comparer tout ce qui se fait dans l'Union européenne,
01:01:26dans tous les domaines de la vie des femmes,
01:01:27et nous, on ajoute des personnes LGBTQIA+,
01:01:30dans tous les domaines, c'est-à-dire les droits sexuels et la justice reproductive,
01:01:34la lutte contre les violences, l'indépendance économique,
01:01:37le droit de la famille et la participation politique.
01:01:40Dans tous ces domaines-là, on va à partir de 2008,
01:01:43alors en fait, on attaque ce travail-là, moi je rentre à choisir en 2003,
01:01:46et Gisèle me parle de cette idée qu'elle a eue, et c'est en 2005,
01:01:49quand il y a un rejet du traité instituant une constitution pour l'Europe,
01:01:52Gisèle était contre ce traité, et on passe pour d'affreuses eurosceptiques,
01:01:57et donc Gisèle me parle de son projet et dit, mais en fait, l'Europe peut être une chance pour les femmes,
01:02:01mais les femmes aussi peuvent être une chance pour l'Europe.
01:02:04Et donc, on commence notre travail en 2008, on publie un premier livre qui s'appelle
01:02:07La clause de l'européenne la plus favorisée, c'est un travail de droit comparé,
01:02:11mais par des femmes qui ne sont pas forcément des juristes ni des avocates,
01:02:14mais qui veulent s'approprier ce comparatif et faire naître un sentiment de citoyenneté
01:02:19et de l'intérêt que ça peut représenter.
01:02:21Ce livre va donner lieu à cette proposition qui va être reprise par différents partis politiques
01:02:27dans leur programme pour les élections européennes de 2009,
01:02:31et qui sont l'équivalent de The Left au Parlement européen aujourd'hui,
01:02:35des socialistes et démocrates, des écolos et de Renew.
01:02:39Le projet est pris par les partis politiques français qui vont avoir des élus en 2009, en 2014, en 2020, en 2024.
01:02:51Et nous, on constate en 2020, au moment de la disparition de Gisèle Halimi,
01:02:55qu'en réalité, il ne s'est pas passé grand-chose, même s'ils ont inscrit ça dans leur programme politique.
01:03:01Et donc, on va relancer une actualisation de notre livre de 2008.
01:03:08Il faut dire qu'en 2008 ou 2009, on a rencontré Margot Wallström, je ne sais pas si vous situez qui elle est,
01:03:13c'est une ancienne ministre des Affaires étrangères suédoise, qui est commissaire européenne,
01:03:18quand nous, on la rencontre en 2008, je crois, sur la question de la communication, mais je ne suis plus très sûre.
01:03:24Et en fait, Margot Wallström va être un soutien, et c'est elle qui va beaucoup porter la diplomatie féministe en Suède.
01:03:30Et pourquoi c'est intéressant de parler d'elle, c'est que nous, quand on va aller faire notre tour européen en 2022,
01:03:35on passe juste avant l'élection de 2022, qui en Suède va faire monter au pouvoir un assortiment, un assemblage d'une droite,
01:03:46avec des ministres très proches de l'extrême droite.
01:03:49Et le nouveau ministre des Affaires étrangères qui arrive en Suède en septembre 2022,
01:03:55la première chose qu'il fait, le premier jour de sa nomination, il éreille la diplomatie féministe suédoise,
01:04:01alors que c'était le pays pionnier.
01:04:03Mais symboliquement, il dit, ça nous dessert, on ne peut pas continuer à défendre ça, etc.
01:04:07Donc c'est dire que c'est un vrai marqueur, la diplomatie féministe, de la volonté de défendre des hauts standards élevés de défense des droits des femmes et des personnes LGBT.
01:04:19Quand on commence notre actualisation en 2020, les choses ont beaucoup changé par rapport à 15 ans plus tôt.
01:04:27Et ce qu'on se dit, c'est qu'on va se faire aider par la diplomatie féministe pour aller faire un tour européen des associations et des organisations féministes.
01:04:35Donc, juillet 2022, on a lancé nos lignes, en quelque sorte, on a écrit à tous les référents à égalité des ambassades en leur disant,
01:04:43mais voilà, est-ce que dans le cadre de la diplomatie féministe, vous pouvez nous aider à entrer en relation avec des organisations ?
01:04:49Nous allons nous déplacer dans 20 pays à partir de 22 juillet 2022.
01:04:55Alors, on fait ça sur notre temps libre.
01:04:57Donc, c'est ça qui est bien quand on est prof et qu'on a de longues vacances.
01:05:00Donc, on sillonne l'Europe à la rencontre des féministes.
01:05:02Il y a pire quand même comme vacances. C'était quand même extrêmement passionnant de faire toutes ces rencontres.
01:05:08Et la diplomatie féministe, alors en fait, on va suivre le chemin en fonction de la vitesse à laquelle les gens nous ont répondu.
01:05:14Et c'est comme ça qu'on va aller en Croatie, en Slovénie, en Autriche, en Slovaquie, en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie, en Danemark, puis après en Allemagne, en Belgique, en Irlande, en Espagne, à Chypre, en Grèce, en Lituanie, en Lettonie, en Finlande, en Suède.
01:05:29Et donc, ça veut dire qu'au moins dans 20 pays sur 27 de l'Union européenne, on est entré en contact avec des gens de la diplomatie féministe.
01:05:36Et ça, c'est extraordinairement intéressant parce qu'on voit, et je peux vous faire une sorte de…
01:05:42C'était le titre que j'avais donné à la deuxième partie sur l'efficacité.
01:05:48Pratiquement, je pourrais vous faire un guide Michelin de la diplomatie féministe avec les trois étoiles, les deux étoiles, les à éviter absolument de la diplomatie féministe.
01:05:58Parce qu'on a eu des moments… Alors, je pourrais rentrer, il y a de quoi écrire un livre, en fait.
01:06:02Mais pour vous dire, dans ces trois catégories, dans les très au top du top, ce qu'on trouve, c'est en général, si vous avez dans l'ambassade un référent égalité
01:06:11et une ambassadrice ou un ambassadeur qui sont vraiment féministes, et je te rejoins Alice, il n'y a pas de secret, quoi, en fait.
01:06:18Si vous avez des diplomates féministes, vous avez le top du top, le trois étoiles du travail que peut faire un diplomate.
01:06:27Et vous vous retrouvez plutôt invité à un petit déjeuner, un déjeuner, un dîner, à la résidence de l'ambassade avec un panel de gens hyper intéressants.
01:06:36Vous allez avoir des contacts hyper efficaces avec plein de monde.
01:06:39Le deuxième rang, c'est celui qui fait bien le boulot parce qu'il est sérieux, il y a de la conscience professionnelle.
01:06:44Donc, vous allez plutôt à l'ambassade, dans un bureau, vous avez un rendez-vous, vous rencontrez des gens, l'équipe,
01:06:49vous rencontrez des contacts qu'ils ont privilégiés parce que c'est important pour eux de mettre en avant telle ou telle personne.
01:06:55Et puis, vous avez le très bas, très, très bas, où là, vous êtes reçus dans une arrière-salle de l'ambassade,
01:07:01une veille de 14 juillet avec des pupitres dans un coin, c'est poussiéreux, il n'y a pas la lumière.
01:07:06Et on vous dit, bon, ben, allez-y, on vous écoute en regardant par la fenêtre.
01:07:11Passionnant.
01:07:11Ça, c'était le pire, ça n'arrive pas systématiquement, mais ça arrive.
01:07:15Des gens dont on sait bien, en fait, s'ils ne sont pas féministes, ils ne vont rien faire,
01:07:19même s'ils sont finalement, dans le fond, un peu machos.
01:07:23Ben, en fait, ils vont juste faire le service minimum.
01:07:25Et ça, c'est une vraie catastrophe parce que vous repartez du pays en n'ayant pas forcément,
01:07:28en tout cas par le biais institutionnel, rencontré grand monde.
01:07:31Je fais un finalement, je ne suis pas exactement l'ordre, mais ce n'est pas grave.
01:07:35Pourquoi est-ce que c'est intéressant et qui est-ce qu'on a rencontré ?
01:07:39Alors d'abord, c'est intéressant parce que quand le boulot est vraiment bien fait,
01:07:43de la part des gens qu'on rencontre, et on les en remercie parce que c'est vraiment précieux,
01:07:46on a en général une revue de presse, on a une présentation de la situation dans le pays,
01:07:51du point de vue institutionnel, j'insiste bien.
01:07:53On a nos autres réseaux pour aller voir d'autres,
01:07:56pour entrer en contact avec d'autres personnes.
01:07:58Mais quand on veut une approche institutionnelle, on a des infos hyper précieuses.
01:08:02On va rencontrer majoritairement des associations, en général les plus connues,
01:08:06qui sont inscrites dans des dispositifs internationaux, les plannings familiaux,
01:08:09ou dans des dispositifs à portée régionale, comme WAVE,
01:08:13comme d'autres organisations qui luttent contre les violences faites aux femmes,
01:08:16à un niveau de quelques pays dans une région, les pays baltes, les pays d'Europe centrale orientale.
01:08:26Donc ces associations-là, on va les rencontrer, et c'est souvent extrêmement intéressant.
01:08:33Elles ont des soucis, alors je ne comprends pas dans le détail de ce qui se passe dans chaque pays,
01:08:36mais quand vous rencontrez des associations en Hongrie,
01:08:39il est évident que, vous voyez la fin des moyens financiers, la fin de l'aide,
01:08:48vous découvrez que, évidemment, Orbanne ne les aide pas,
01:08:51et qu'elle se débrouille un peu avec les moyens du bord,
01:08:53que parfois il y a des municipalités, et là c'est important aussi d'aller voir l'échelon communal
01:08:58et les autres dimensions politiques, mais des municipalités qui peuvent venir en aide,
01:09:04notamment quand ce sont des capitales, évidemment.
01:09:06Voilà, vous allez rencontrer ce genre de personnes.
01:09:10Le deuxième type de personnes qu'on va rencontrer, c'est des représentants des parlements nationaux,
01:09:15parfois européens, mais le plus souvent les parlements nationaux,
01:09:17donc on va rencontrer des parlementaires, soit de la majorité,
01:09:21soit plutôt, dans les cas très souvent, dans l'opposition.
01:09:25Des institutions nationales indépendantes, type défenseurs des droits,
01:09:28type équivalent du Haut Conseil à l'égalité.
01:09:31D'autres contacts diplomatiques, alors ça c'est vraiment super bien,
01:09:34c'est dans le 3 étoiles, vous avez parfois des diplomates qui vous invitent à rencontrer d'autres diplomates.
01:09:39Dans un pays, on m'a fait rencontrer la représentante de la Roumanie dans ce pays,
01:09:46la représentante de l'Irlande dans ce pays, la représentante, etc.
01:09:50Et on sent derrière qu'il y a un réseau de diplomates féministes
01:09:53qui est prête à tout faire pour que vous ayez le plus d'entrées possible dans tous les pays.
01:09:57Des représentantes aussi, lors de ce même déjeuner,
01:10:00des représentantes du Parlement européen pour ce pays qui nous invitait,
01:10:05ou de la Commission européenne.
01:10:07Donc en fait, ça fait un jeu d'interconnexion pour aller vite au contact des institutions européennes,
01:10:12aussi, et diffuser le message par les voies diplomatiques.
01:10:16Vous avez les instituts français et tous les autres instituts.
01:10:19Alors les instituts français, parce qu'ils font des rencontres autour de nos publications.
01:10:22Quand on a fait, on a mis à jour notre étude de 2008,
01:10:29on a fait ce livre qui s'appelle « Le meilleur de l'Europe pour les femmes »
01:10:33et dans sa version anglaise, qu'on a traduit avec les fonds propres de choisir,
01:10:39je veux dire le degré de sacrifice que ça nous a demandé.
01:10:46On peut faire des présentations de cet ouvrage dans les instituts français
01:10:50et on entre en contact via les instituts français avec les instituts des autres pays dans ce pays-là.
01:10:56Par exemple, l'Institut Goethe à Prague.
01:10:59C'est l'Allemagne à Prague.
01:11:01J'ai rencontré en Hongrie la représentante de l'Institut irlandais à Budapest.
01:11:07C'est-à-dire qu'en fait, là, le réseau, il va se mailler autour des pratiques culturelles.
01:11:14On rencontre beaucoup d'entrepreneurs et d'affaires,
01:11:16parce que ça, on sent que c'est bien le paradigme un peu français.
01:11:19qui n'est pas forcément pour nous celui qui correspond le plus à nos attentes,
01:11:26mais on a quand même ce type de rencontres.
01:11:28On a beaucoup de rencontres avec l'université et la recherche.
01:11:31Et on a aussi des rencontres éventuellement avec les lycées français, avec les lycéens,
01:11:35ou alors avec les lycées nationaux qui ont des sections de langue française.
01:11:40Donc, j'ai parlé de l'évaluation un petit peu plus tôt.
01:11:45Les plus, pour nous, c'est vraiment d'avoir cette entrée facilitée avec les principaux réseaux féministes.
01:11:51Ça nous permet d'avoir un jeu de contacts et de relations plutôt officielles,
01:11:57parce qu'on a aussi des contacts avec les ministères des Affaires étrangères dans les différents pays.
01:12:03Donc, petit à petit, on a un réseau qui est vraiment beaucoup plus dense
01:12:07et parfois aussi d'obtenir peut-être des soutiens financiers,
01:12:14parce que le MEAE voit aussi le travail que nous faisons
01:12:18et que, comme il était jusqu'à présent essentiellement bénévole,
01:12:21effectivement, ça, entre guillemets, c'est impressionnant, sans fausse modestie,
01:12:28le travail qu'on fait est pas mal.
01:12:30Et du coup, les gens le font ou nous soutiennent,
01:12:35parce que c'est effectivement quelque chose qui les sert.
01:12:38Et ça, c'est les plus cette fois-ci pour la diplomatie.
01:12:40Pourquoi est-ce que même entre juillet 2022, où on a commencé,
01:12:43et j'ai refait, je recommence après la publication du livre.
01:12:48Et je me souviens, enfin, Alice, tu étais à Nantes,
01:12:51quand on a fait, fin 2023, l'année, on a publié le livre.
01:12:54On a fait des rencontres féministes européennes,
01:12:56où le ministère des Affaires étrangères nous a soutenus financièrement
01:12:59pour organiser ce moment-là.
01:13:01C'est là, d'ailleurs, qu'il y avait, nous, la première association
01:13:04qu'on a rencontrée dans le Tour Open de 2002,
01:13:06c'était l'Institut du 8 mars, en Slovénie.
01:13:09Donc, en fait, on est presque commencé par elle.
01:13:12Et en fait, elles étaient là.
01:13:14Et en fait, je pense que le truc, aussi, ma voix, mon choix,
01:13:17a commencé aussi à se construire, en fait,
01:13:19depuis le congrès de Nantes et le MEAU.
01:13:22Donc, en fait, on n'est pas, même si on n'a pas été aussi activiste,
01:13:25à 100% sur ma voix, mon choix, parce qu'on avait d'autres trucs à faire.
01:13:29Il faut bien avouer qu'on s'est dit que là,
01:13:30on a été un petit peu aussi créatrice de connexions
01:13:33entre des féministes de plusieurs nationalités.
01:13:36Et ça, c'est aussi un travail qu'on a pu faire
01:13:38grâce à la diplomatie féministe.
01:13:40Même s'il y a aussi notre temps passé qui se chiffre.
01:13:44Pourquoi est-ce que c'est hyper important ?
01:13:47Et pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, particulièrement,
01:13:49c'est important qu'entre juillet 2022 et aujourd'hui,
01:13:52on sent qu'il y a quelque chose ?
01:13:53C'est la qualité des rencontres que nous faisons
01:13:56dans le voyage que j'ai fait,
01:13:58donc à partir de toute l'année 2025
01:14:02et un peu avant 2024,
01:14:03parce qu'il y a eu l'élection européenne,
01:14:05parce qu'il y a eu la dissolution,
01:14:06et que tout ça nous a empêchés de faire concrètement,
01:14:09d'aller faire notre tour d'Europe
01:14:10pour rendre compte du livre
01:14:11et des comptes rendus des ateliers
01:14:13qu'on avait fait dans les rencontres féministes européennes de 2023.
01:14:18C'est important parce qu'on a senti que, par exemple,
01:14:21en 2022, on était passé à Vilnius,
01:14:23on n'avait pas obtenu de rencontres avec l'Institut Ege.
01:14:26Alors que là, la diplomate en charge,
01:14:29la personne qui s'est occupée de notre tour européen,
01:14:32nous a obtenu une audition par l'Institut de Vilnius Ege.
01:14:35Devant tout le staff de Vilnius,
01:14:37j'ai pu présenter notre projet européen.
01:14:40Et à chaque fois, il y a une espèce de truc de se dire
01:14:42« Ah, mais c'est bien parce que ça donne envie ».
01:14:44Et il y a une dynamique parce que là,
01:14:46on voit que si on se compare,
01:14:48si on compare nos droits,
01:14:49et si on se dit qu'on veut le meilleur,
01:14:50alors on s'oppose à ce qui se passe aux États-Unis,
01:14:52on s'oppose à ce qui se passe en Russie ou avec Poutine,
01:14:58et on montre à quel point l'Europe peut être une vraie chance,
01:15:01effectivement, de partis progressistes du monde
01:15:05et qui accueillent,
01:15:07parce que notre projet, il est queer,
01:15:09il est intersectionnel,
01:15:10et il vaut aussi pour toute personne
01:15:12qui entre dans le territoire européen,
01:15:14dans l'Union européenne.
01:15:16Et on voit que ces valeurs-là sont prises très au sérieux.
01:15:19J'ai eu des diplomates qui m'ont dit « C'est fou,
01:15:21vous avez obtenu un rendez-vous avec un ancien ministre de l'Intérieur,
01:15:26c'est fou, vous êtes auditionné par Aigueux,
01:15:29c'est fou, votre projet a un très bon accueil ».
01:15:34Elle le note en tant que diplomate.
01:15:36Et je lui dis « En fait, voulez-vous dire que nous avons une sorte de soft power
01:15:38de la France à travers ce projet européen ? »
01:15:42Et elle me dit « Ben, ouais, c'est pas loin de ça ».
01:15:45C'est-à-dire que je pense que si on se dit qu'on est capable d'être
01:15:48à la hauteur des ambitions qu'on a,
01:15:51et si on se dit qu'on regarde ce que les autres font,
01:15:54les pays qui sont très en avance,
01:15:56l'Espagne sur certains points,
01:15:58sur certaines petites lois,
01:15:59mais ça je ne vais pas rentrer dans le détail de nos conclusions,
01:16:03si on se dit qu'en fait on pourrait toutes se raconter
01:16:06comment ça se passe dans nos pays,
01:16:08et se dire pourquoi ça a marché,
01:16:10comment ça a marché,
01:16:11on se dit qu'on est toutes sœurs,
01:16:15on se dit qu'on a une cause commune,
01:16:17et que quand on nous oppose le « c'est pas faisable »
01:16:19parce que ce n'est pas une compétence européenne,
01:16:21quand on nous oppose « c'est pas faisable »
01:16:24parce que ce n'est pas dans notre culture.
01:16:26Nous, on peut laisser taper les femmes,
01:16:29nous on peut laisser violer les enfants comme en France.
01:16:32C'est-à-dire que la culture du viol,
01:16:33la culture de l'inceste, c'est notre culture.
01:16:35Donc en fait, votre principe ne s'appliquerait pas.
01:16:38Ou etc. etc.
01:16:38Nous, on dit, on compare ce qui se fait,
01:16:41et comparant ce qui se fait,
01:16:42on se dit, est-ce que vraiment les cultures sont différentes ?
01:16:45Non, les femmes, elles veulent toutes choisir leur grossesse,
01:16:48elles veulent toutes vivre en sécurité,
01:16:50les personnes LGBT aussi, etc. etc.
01:16:52En fait, on se rend compte que c'est vraiment
01:16:54la même vision du monde qu'on a.
01:16:56Et donc, cet outil diplomatique devient un levier.
01:17:02On n'est pas dupes, on n'est pas dupes.
01:17:05On sait bien que les diplomates, ils sont très contents,
01:17:08c'est bien, et on est tous très heureux
01:17:10de pouvoir présenter notre projet.
01:17:12Les gens sont plus ou moins convaincus
01:17:13à l'intérieur de la diplomatie féministe.
01:17:15Et nous, on sait bien que la France,
01:17:16elle ne met pas tout en œuvre non plus.
01:17:19Les moyens financiers sont difficiles à aller chercher.
01:17:21Dans les territoires, on a une très belle loi
01:17:22sur l'entrée dans la constitution de l'IVG,
01:17:25mais sur le terrain, les services publics sont exsangues
01:17:28et c'est difficile d'aller avorter dans des conditions
01:17:31où on peut choisir, etc.
01:17:34Mais dans tout ça, ce qui se passe,
01:17:35c'est que nous, notre message, il passe malgré tout.
01:17:38Et il est subversif et il dit,
01:17:40regardons-nous, rassemblons-nous,
01:17:42faisons un réseau européen
01:17:44et militons ensemble avec beaucoup de force.
01:17:48J'ai même entendu dans une diplomatie me dire,
01:17:50la défense de la langue française
01:17:51passe beaucoup par la cause LGBTQIA.
01:17:55C'est-à-dire qu'ils ont observé
01:17:58à quel point la diffusion des activistes
01:18:01et du discours activiste LGBTQIA
01:18:03sert la langue française.
01:18:06Inversement, et à titre de warning,
01:18:08en Roumanie, on nous a dit,
01:18:10attention, votre projet peut avoir
01:18:11des relents colonialistes.
01:18:14Peut-être que le projet a été mal compris.
01:18:16Peut-être que l'universitaire, en l'occurrence,
01:18:18qui nous écoutait,
01:18:19n'avait pas compris qu'en fait,
01:18:20nous, on n'était pas en train de dire,
01:18:21on n'était pas en train de dire,
01:18:22la France est la meilleure
01:18:23et on veut imposer nos standards.
01:18:25Nous, on est très critiques
01:18:26à l'égard des standards français.
01:18:28Mais simplement,
01:18:29il faut qu'on le fasse bien comprendre.
01:18:31Et c'est souvent le reproche
01:18:32qui peut être fait à la diplomatie féministe
01:18:33de vouloir imposer des modèles.
01:18:37Nous, ce n'est pas notre idée.
01:18:38Et l'idée, c'est de dire,
01:18:39effectivement,
01:18:40un monde avancé,
01:18:42un monde qui défend au plus haut niveau
01:18:44les droits des femmes
01:18:45et les droits des personnes LGBT,
01:18:47quel que soit leur statut,
01:18:48citoyen européen ou migrant
01:18:49dans l'Union européenne,
01:18:51avec une approche queer
01:18:51et intersectionnelle,
01:18:53c'est ce message-là
01:18:53qu'on veut faire passer.
01:18:55Et dans un réseau
01:18:56qui est maillé en profondeur,
01:18:58parce que justement,
01:18:58on essaye de voir
01:18:59toutes les strates
01:19:01et tous les acteurs
01:19:02de ces questions-là.
01:19:04L'intérêt pour la diplomatie aussi,
01:19:06ils nous l'ont dit,
01:19:07plusieurs ambassadeurs,
01:19:08c'est que ça actualise
01:19:11leur propre connaissance du terrain.
01:19:13C'est-à-dire que quand on vient
01:19:14et qu'on demande
01:19:15qu'on nous organise des rencontres,
01:19:16eux, ils update tout
01:19:18ce qu'ils ne savent pas forcément.
01:19:20Donc, on actualise de la connaissance
01:19:22et on la rend beaucoup plus efficace
01:19:24en termes d'expertise.
01:19:29Sachant que nous,
01:19:30on va rester sur les grands sujets
01:19:31et l'approche mainstream
01:19:33des droits qui sont défendus.
01:19:36Dans les axes à améliorer,
01:19:37il me semble que la diplomatie féministe
01:19:39pourrait...
01:19:41Je pense qu'il y a des warnings
01:19:42à avoir sur le...
01:19:43Parce que qu'est-ce qu'on fait
01:19:44de cette diplomatie féministe
01:19:45sous un régime d'extrême droite ?
01:19:48Enfin, ça se pose
01:19:48pour tous les fonctionnaires, en fait.
01:19:51Qu'est-ce qu'on fait de ça ?
01:19:53Moi, j'ai des petits signaux
01:19:54qui m'arrivent de gens
01:19:56que j'ai tout à coup
01:19:56dans un institut
01:19:57et qui me disent
01:19:58« Est-ce que vous ne voudriez pas parler
01:20:00avec des associations pro-life ? »
01:20:02Moi, je dis « Ben non, merci. »
01:20:04J'ai beaucoup de choses à faire,
01:20:05beaucoup de monde à rencontrer,
01:20:06mais les pro-life, là,
01:20:07je ne vais pas trop perdre de temps
01:20:08parce que ce n'est pas un axe majeur pour nous.
01:20:11Mais comment se réinstrumentaliser
01:20:13éventuellement, entre guillemets,
01:20:15la diplomatie féministe ?
01:20:16Comment la pensée d'extrême droite
01:20:18peut-elle...
01:20:19Voilà.
01:20:20Nous, notre démarche,
01:20:21elle a été aussi
01:20:22de faire de l'acculturation,
01:20:23notamment à destination de jeunes
01:20:25qui viennent faire des stages
01:20:26dans les ambassades,
01:20:27qui sont des gens de l'ex-ENA
01:20:28et qu'il y avait une promotion
01:20:30Gisèle Halimi
01:20:30qui nous a un peu interrogés sur ça.
01:20:32On leur parle à ces jeunes
01:20:34de « Qui c'est Gisèle Halimi ? »
01:20:35Ce que c'est que le combat anticolonial ?
01:20:38Ce que c'est que, pour nous,
01:20:39la défense à un plus haut niveau
01:20:40d'un féminisme antiraciste,
01:20:44d'un transféminisme,
01:20:45et je reprends effectivement
01:20:47la question de la défense
01:20:47des personnes trans.
01:20:51En Slovaquie, par exemple,
01:20:53on a travaillé avec une femme mannequin
01:20:58et on a travaillé avec elle.
01:21:00Elle a été sollicitée
01:21:01par l'ambassade des Pays-Bas
01:21:03pour être la grande effigie
01:21:05du 8 mars.
01:21:05Et c'est une personne trans.
01:21:08Et ce truc-là,
01:21:09on l'a signalé,
01:21:10en fait, cet événement-là,
01:21:12on l'a signalé
01:21:12à l'ambassade de France
01:21:13en disant « Ça vous honorerait
01:21:15de faire quelque chose
01:21:15d'un peu similaire. »
01:21:18Ils étaient assez ouverts
01:21:18à l'idée, etc.
01:21:19Je ne sais pas s'ils s'étaient suivis des faits.
01:21:21Mais en tout cas,
01:21:22il y a vraiment un outil
01:21:23qui peut être hyper intéressant
01:21:24d'impulser un féminisme
01:21:26queer et intersectionnel.
01:21:27Nous, notre étape prochaine,
01:21:28c'est de créer un secrétariat permanent
01:21:30pour une Europe féministe
01:21:31queer et intersectionnelle.
01:21:33Le projet est volontairement radical.
01:21:35Nous irons chercher
01:21:36les moyens financiers
01:21:37pour le faire
01:21:38auprès de l'Union européenne.
01:21:39Mais je pense que précisément,
01:21:41la diplomatie féministe
01:21:42pourrait nous aider
01:21:43dans la compréhension
01:21:44de comment on va chercher
01:21:45ces fonds européens
01:21:46pour une asso comme nous,
01:21:47essentiellement bénévole jusque-là.
01:21:49Si on a obtenu
01:21:50une aide financière,
01:21:53c'est parce que
01:21:54l'Alliance pour l'égalité
01:21:55entre les genres en Europe,
01:21:56qui est une réunion de fondation
01:21:58qui s'est créée en 2020,
01:22:00est venue à notre rencontre
01:22:01quand on a fait
01:22:02la manifestation à Nantes
01:22:04et nous a dit
01:22:04qu'on peut vous aider
01:22:05parce que votre projet
01:22:06est intéressant, etc.
01:22:07C'est comme ça
01:22:07qu'on a des financements privés.
01:22:09Mais il faut qu'on les pérennise
01:22:10si on va continuer
01:22:11avec la même dynamique
01:22:12parce que pour l'instant,
01:22:13je suis seule en fait
01:22:13à être payée.
01:22:15Et du coup,
01:22:16si j'avais la puissance de tir
01:22:17de My Voice, My Choice,
01:22:19et j'ai besoin de savoir
01:22:20comment My Voice, My Choice
01:22:21est allée chercher des fonds,
01:22:22si la diplomatie voulait
01:22:25et si elle pouvait,
01:22:28elle nous aiderait beaucoup
01:22:29en nous aidant sur ces points-là.
01:22:30La question de la traduction aussi,
01:22:32on a passé beaucoup d'argent
01:22:34pour faire traduire ce livre.
01:22:36Une ambassade en Serbie,
01:22:38donc hors Union européenne,
01:22:39nous a dit
01:22:40qu'on aimerait bien le traduire
01:22:41dans la langue en serbe
01:22:43et pour diffuser l'idée
01:22:46parce qu'il y a des pays
01:22:46qui souhaitent entrer
01:22:47dans l'Union européenne
01:22:48et qui sont très attentifs
01:22:49à la question
01:22:50de comment être à la pointe
01:22:52sur les droits des femmes
01:22:53et des personnes LGBT
01:22:54qu'il y a plus.
01:22:56Le soutien dans la mise en relation
01:22:58avec les commissaires européens.
01:22:59Je ne sais pas si ma voix mon choix,
01:23:00vous avez eu une rencontre
01:23:01avec la commissaire européenne
01:23:03à l'égalité,
01:23:04mais nous,
01:23:04malgré nos contacts en Belgique,
01:23:06etc.,
01:23:06on n'a pas réussi
01:23:07et les ambassades
01:23:08n'ont pas été très aidantes.
01:23:10Donc je pense que voilà,
01:23:11en termes de mise en relation
01:23:12avec des décideurs
01:23:13à plus haut niveau,
01:23:14en termes de la traduction,
01:23:16d'aide à la recherche de financement,
01:23:18ça pourrait être
01:23:18des axes d'amélioration
01:23:19d'une diplomatie féministe
01:23:21à laquelle nous sommes attachés,
01:23:23auquel nous croyons beaucoup.
01:23:25Et je vous remercie
01:23:26de votre attention.
01:23:28J'étais un peu longue, pardon.
01:23:30Non mais merci beaucoup,
01:23:32merci.
01:23:33Je crois que,
01:23:34de fait,
01:23:34à travers la présentation
01:23:35quand même
01:23:35de votre activité,
01:23:37vous avez quand même répondu,
01:23:39en tout cas,
01:23:40d'une manière assez générale
01:23:41sur les questions
01:23:42que j'avais pu aborder.
01:23:44en plus,
01:23:47là,
01:23:47il y a une demande
01:23:47de mise en lien,
01:23:48ce que j'entends aussi,
01:23:50et de conseils justement
01:23:51sur les recherches de financement
01:23:52et les liens
01:23:53et les mises en relation possibles.
01:23:55Écoutez,
01:23:56moi,
01:23:56j'ai vraiment envie
01:23:57de vous remercier déjà
01:23:58encore une fois
01:23:58d'être là aujourd'hui
01:24:01et puis de la magnifique énergie
01:24:03et de cette foi
01:24:06que vous avez justement
01:24:07chacune dans vos combats
01:24:09et dans vos associations.
01:24:10donc vraiment
01:24:11un immense merci
01:24:13pour votre présence aujourd'hui
01:24:14et pour ce que vous faites
01:24:15aussi au quotidien
01:24:17et ça fait du bien
01:24:18vraiment
01:24:19de pouvoir vous écouter
01:24:21et puis effectivement
01:24:21de voir aussi
01:24:22ce que vous faites.
01:24:25Je vois que mes collègues
01:24:27ne sont plus là
01:24:28donc je ne sais pas
01:24:29s'il y a d'autres questions,
01:24:30je ne pense pas.
01:24:32Est-ce que c'est bon pour vous ?
01:24:34Oui,
01:24:35moi,
01:24:35je vais devoir y aller aussi.
01:24:37Ok.
01:24:37Mais c'était super.
01:24:39Oui,
01:24:39merci.
01:24:40Merci beaucoup.
01:24:41Peut-être un dernier mot
01:24:43parce qu'il a été
01:24:43beaucoup question
01:24:44de financement
01:24:46et de MFF.
01:24:49Il y a effectivement
01:24:50AgoraEU
01:24:52qui va arriver là
01:24:54et Alice en a parlé,
01:24:56le Cerve Plus
01:24:58qui a un nouveau financement
01:25:01qui allie la culture,
01:25:03les médias
01:25:03et les droits humains,
01:25:05les droits fondamentaux,
01:25:05la participation démocratique.
01:25:07Et je pense que
01:25:07s'il y a un dernier mot à dire,
01:25:09je serais personnellement,
01:25:10je serais rapporterie
01:25:11sur AgoraEU
01:25:13pour la commission femme,
01:25:15c'est qu'on a besoin
01:25:16de financement.
01:25:17Il n'y a pas de politique publique
01:25:17féministe sans argent
01:25:19et c'est vrai en France
01:25:20et c'est vrai au sein
01:25:21de l'Union européenne
01:25:22et du coup,
01:25:22c'est vraiment le nerf
01:25:23de la guerre aujourd'hui.
01:25:24Les organisations féministes,
01:25:26les organisations LGBT
01:25:27ont besoin de moyens
01:25:29et il est important
01:25:29que les députés,
01:25:31que ce soit en France
01:25:32mais aussi au sein
01:25:32de l'Union européenne,
01:25:34travaillent énormément là-dessus.
01:25:36on a besoin
01:25:37d'une société civile financée
01:25:38parce qu'en fait,
01:25:39s'il n'y a pas de société civile,
01:25:41c'est la démocratie
01:25:42qui est affaiblie
01:25:42et c'est les régimes libéraux
01:25:44qui gagnent à la fin.
01:25:46Et si je peux ajouter aussi,
01:25:47c'est en réponse
01:25:48à une question
01:25:49qui avait été posée
01:25:50par votre collègue
01:25:51qui a dû partir,
01:25:53sur Global Europe,
01:25:54en fait,
01:25:55on a un gros problème
01:25:56avec,
01:25:57donc ça c'est
01:25:57les financements
01:25:58extra-européens
01:25:59extra-européens
01:26:00de l'Union européenne,
01:26:02c'est qu'il y a un refus
01:26:03d'insérer dans Global Europe
01:26:05la question du genre,
01:26:06en fait,
01:26:07et que c'est,
01:26:08on a besoin,
01:26:08donc là,
01:26:08voilà,
01:26:09c'est pour demander de l'argent
01:26:10mais demander
01:26:10tout moyen de pression
01:26:12du Parlement français,
01:26:14de tout ce qui peut être mobilisé
01:26:16parce que c'est incroyable
01:26:16que,
01:26:17ben voilà,
01:26:17dans ce financement-là,
01:26:18on ne puisse pas parler
01:26:19de ces questions-là,
01:26:22donc ça,
01:26:23ça serait un soutien
01:26:24tout à fait appréciable
01:26:25depuis que je réponds
01:26:26parce que la question
01:26:27avait été posée
01:26:28précisément
01:26:29sur Global Europe.
01:26:32Non mais merci,
01:26:33effectivement,
01:26:33la question financière
01:26:34est évidemment
01:26:35absolument cruciale
01:26:36et a fortiori
01:26:37dans un contexte
01:26:38international,
01:26:39cette fois-ci au-delà
01:26:40de l'Europe
01:26:40ou,
01:26:42alors,
01:26:42même en Europe,
01:26:43mais en tout cas
01:26:44au-delà de l'Europe
01:26:45avec la baisse
01:26:46évidemment des aides
01:26:47notamment des États-Unis,
01:26:49c'est un vrai,
01:26:49vrai,
01:26:49vrai sujet
01:26:50et j'ai pu rencontrer
01:26:51aussi certaines
01:26:52de vos collègues
01:26:53qui étaient fort inquiètes
01:26:54justement des conséquences
01:26:56très concrètes
01:26:56sur la baisse
01:26:57de ces financements.
01:26:58Si je peux juste ajouter,
01:27:01parce que après je m'en vais,
01:27:02mais juste sur ce que vous dites,
01:27:03c'est très important évidemment
01:27:04sur les États-Unis,
01:27:05mais en plus on a un autre problème
01:27:06qui est en train de se greffer,
01:27:07c'est que les associations
01:27:08des États-Unis,
01:27:09mais notamment sur la question
01:27:10de l'avortement,
01:27:11sont en train de basculer
01:27:12des sièges
01:27:12en Europe pour pouvoir demander
01:27:15maintenant des financements
01:27:16en fait européens
01:27:18parce qu'elles-mêmes,
01:27:19elles n'y arrivent pas non plus,
01:27:20donc c'est un langage
01:27:21et avec budget fixe,
01:27:23donc voilà,
01:27:24c'est une des problématiques aussi
01:27:25qui est complexe à résoudre.
01:27:27Et je suis désolée,
01:27:28voilà,
01:27:28pardon,
01:27:28je ne t'interroge pas plus
01:27:29parce que je dois vraiment y aller,
01:27:30mais merci beaucoup.
01:27:31Je termine juste en donnant l'agenda
01:27:34parce que je vois
01:27:35qu'on a encore des collaborateurs
01:27:36ou collaboratrices,
01:27:38collaborateurs a priori.
01:27:40La prochaine audition de la délégation
01:27:42aura lieu le 10 février,
01:27:43donc nous nous réunirons
01:27:44pour examiner les conclusions
01:27:45du rapport
01:27:46de nos chers collègues
01:27:47Guillaume Gouffier-Valente
01:27:49et Marie-Noëlle Baptiste
01:27:50sur la diplomatie féministe.
01:27:52Et puis le 18 à 15h
01:27:54dans le cadre de la mission
01:27:55d'information de nos collègues
01:27:56Élise Leboucher et Sandrine Jossot
01:27:58sur le coût des violences
01:27:59sexuelles et sexistes,
01:28:00nous aurons une plénière
01:28:01réunissant les associations
01:28:03qui accompagnent les victimes
01:28:04de violences sexistes et sexuelles
01:28:06et on espère bientôt
01:28:07pouvoir interroger,
01:28:09auditionner notre ministre,
01:28:10Madame Aurore Berger,
01:28:12sur cette thématique.
01:28:14Je vous remercie infiniment,
01:28:15mesdames,
01:28:16prenez bien soin de vous
01:28:17et puis,
01:28:18écoutez,
01:28:19peut-être qu'on se croisera
01:28:20en tout cas pour certaines
01:28:21à New York,
01:28:22manifestement,
01:28:22manifestement oui,
01:28:23en tout cas pour Mélissa.
01:28:25Merci beaucoup.
01:28:25Merci,
01:28:26à nouveau à New York.
01:28:27Au revoir.
01:28:29Au revoir.
01:28:29Merci, au revoir.
01:28:30Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:31Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:32Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:32Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:33Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:34Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:35Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:36Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:37Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:38Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:40Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:40Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:41Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:42Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:43Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:44Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:45Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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