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Délégation aux droits des femmes : Mme Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations

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00:25:28reculer les violences mais sans la loi rien ne bouge ces violences elles sont systémiques elles
00:25:35exigent une réponse globale coordonnée durable un projet de loi a été travaillé l'année dernière
00:25:42issue d'une concertation entre élus et acteurs de terrain une autre proposition de loi issue
00:25:47des travaux de la coalition parlementaire soutenue par de nombreux partis a également
00:25:52été déposée en novembre 2025 à l'initiative de sa première autrice notre collègue céline
00:25:57thiebo martinez nous avons tenu une conférence de presse hier où notre présidente de l'assemblée
00:26:03nationale a annoncé la saisine du conseil d'état pour avis sur cette proposition de loi le premier
00:26:09ministre en a fait de même tel qu'il nous l'a indiqué aux questions gouvernement madame la ministre
00:26:16pouvez-vous nous donner votre avis sur ce texte et la suite de peut-être son inscription à quelle
00:26:24échéance nous pouvons espérer son examen et les membres en tout cas de notre délégation sont prêts à
00:26:30s'engager pour le perfectionner aux côtés du gouvernement et je salue évidemment au nom de la délégation
00:26:36l'avis du conseil d'état qui est toujours de grande qualité pour nos travaux nous avons récemment auditionné le
00:26:44garde des sceaux dans le cadre de la mission d'information que nos collègues sandrine jossot et
00:26:48lise de boucher sur le coût des violences sexistes et sexuelles ce coup il est vertigineux il est humain il
00:26:54est social il est économique 376 mille femmes majeures ont été violités victimes pardon de violences au sein du
00:27:03couple en 2023 141 féminicides ont été recensés en 2024 ces chiffres ils appellent à une réponse coordonnée de
00:27:12tous les pouvoirs publics j'aimerais attirer votre attention madame la ministre à la question de la coordination
00:27:18entre les procédures civiles pénales dans les situations des violences intrafamiliales trop souvent encore les victimes
00:27:24doivent répéter leurs récits naviguer entre plusieurs juridictions subir des décisions
00:27:30contradictoires ou de délais qui sont incompatibles avec l'urgence de la situation la réflexion sur
00:27:36des audiences communes entre le civil et le pénal à l'instar de ce qui a été expérimenté à la
00:27:41cour de
00:27:41poitiers nous semble donc particulièrement importante pour améliorer la protection des victimes et la
00:27:47cohérence de la réponse judiciaire que pensez-vous de l'extension de cette expérimentation des audiences
00:27:52unique au pénal et aux civils dès la première instance pour les affaires familiales plusieurs
00:27:58associations experts entendus lors des différentes auditions de notre délégation appelle de leur vœu la
00:28:03création de juridictions spécialisées pour les violences sexistes et sexuelles avec des magistrats
00:28:10des greffiers des personnels judiciaires qui soient formés spécifiquement sur ces questions le garde des
00:28:15sceaux s'est prononcé en faveur d'une expérimentation de ce type pour une dizaine de tribunaux en France
00:28:21l'idée étant de prendre peut-être le groupe 1 et de prévoir une trajectoire que pensez-vous de cette
00:28:26mesure de plus face à la réalité des violences sexuelles en France le maillage territorial n'est
00:28:32pas une question accessoire c'est une urgence maison des femmes structures hospitalières associations
00:28:38terrain saisie ces dispositifs sont tous débordés et ils sont sous dotés la demande elle ne recule pas
00:28:44comment le gouvernement garantit il aujourd'hui qu'aucune victime ne se retrouve sans réponse faute de
00:28:49structure ou de moyens adaptés sur son territoire les violences sont également endémiques sur les
00:28:56espaces en ligne notre déplacement que nous avons fait au sein de la délégation droits des femmes on
00:29:01est allé visiter farose et ce cette visite nous l'a confirmé 82% des visites des victimes de
00:29:09cyber violence à caractère sexuel sont des femmes l'essor des deepfakes du revenge porn du
00:29:15cyber harcèlement évolue plus vite que notre droit la loi sereine évidemment elle a posé des jalons
00:29:22mais certaines dispositions elles peinent à être opérationnelle on attend encore des décrets madame
00:29:27la ministre assurez vous un suivi spécifique sur leur mise en oeuvre compte tenu de la dimension très
00:29:33sensible de la dimension numérique quelles améliorations concrètes pouvons-nous atteindre à court terme sur le
00:29:40contrôle coercitif ensuite qui loin d'être un concept théorique je sais que vous y êtes très
00:29:45attaché il est en réalité le quotidien de milliers de femmes qui vivent sous l'emprise d'un conjoint ou
00:29:50d'un ex conjoint notre droit doit savoir nommer ces violences invisibles et les sanctionner pouvez
00:29:56vous nous indiquer l'état d'avancement du gouvernement sur ce sujet et peut-on espérer une inscription
00:30:00prochaine à l'ordre du jour de votre proposition de loi après son passage au sénat enfin une question sur
00:30:07l'égalité professionnelle où les chiffres sont en deçà de nos attentes en 2024 le revenu salariel
00:30:14moyen des femmes dans le secteur privé est inférieur de 21,8% celui des hommes selon l'INSEE à
00:30:22temps de
00:30:22travail équivalent l'écart reste de 44 14% il se creuse encore avec l'âge il atteint 25%
00:30:31pour les
00:30:31femmes de plus de 60 ans ça n'est pas une fatalité c'est une injustice structurelle que la directive
00:30:38européenne nous donne précisément les outils de corriger alors nos collègues le bon dubis muller
00:30:44et firman lobodon produit un travail approfondi sur la transposition présenté à la commission des
00:30:49affaires sociales vous avez également destinataire de ce rapport madame la ministre où on est le
00:30:54calendrier de cette transposition le futur projet de loi tiendra t il compte de nos recommandations et
00:31:00comment mobilisez vous vos services celui de du ministre farandou également des comptes de la
00:31:07fonction publique pour ce que ce texte permette une réduction réelle des inégalités madame la ministre
00:31:14nous avons la conviction que ce combat que nous menons contre les violences contre les inégalités
00:31:20pour la dignité réelle des femmes est un marqueur fondamental de nos mandats respectifs nous savons
00:31:27également que les associations sont en attente des crédits du programme 137 pouvez vous nous indiquer
00:31:33qu'en est-il de ces de ces versements et en tout cas vous pouvez compter sur notre délégation
00:31:39transpartisane pour travailler à vos côtés nous sommes prêts à travailler à porter et à défendre je vous
00:31:45remercie je vous cède la parole
00:31:51merci madame la présidente chère véronique rioton et pour votre engagement et celui de l'ensemble des
00:31:56membres évidemment de la délégation mesdames et messieurs les députés cette audition elle était
00:32:00prévue de longue date mais l'actualité nous a toutes et tous rattrapés depuis plusieurs jours
00:32:05notre pays est évidemment bouleversé par la mort d'une enfant liana et comme tous les français je veux à
00:32:10nouveau penser à sa famille ses proches et tous ceux qui aujourd'hui vivent l'indicible nous avons une
00:32:16irresponsabilité et cette responsabilité est immense celle de regarder les faits en face de comprendre et
00:32:21d'agir et cette audition ne doit évidemment pas se transformer en commentaire d'une affaire
00:32:25judiciaire en cours il serait tout aussi irresponsable de faire comme si cette affaire ne nous
00:32:29interrogez pas collectivement parce que ce drame ne surgit pas dans un vide il intervient au moment
00:32:34même où notre pays débat de la protection des enfants de la lutte contre les violences sexuelles de
00:32:39l'accès à la justice des victimes de la capacité de nos institutions à détecter prévenir empêcher les
00:32:44passages à l'acte et à condamner les auteurs en ce sens l'actualité elle ne change pas l'objet
00:32:49de
00:32:49notre audition mais elle lui donne c'est vrai une résonance toute particulière elle nous rappelle
00:32:53que derrière les textes les procédures et les statistiques dont nous parlons aujourd'hui il y a
00:32:58d'abord des vies des enfants des femmes des familles et qu'au fond une seule question nous est posée
00:33:03est
00:33:03toujours la même sommes nous et sommes nous collectivement à la hauteur de notre devoir de
00:33:08protection et je crois qu'il est essentiel de tenir ensemble deux vérités la première est que nous
00:33:14avons encore devant nous du travail beaucoup de travail et la seconde est que nous ne partons pas
00:33:19de rien car reconnaître ce qui reste à accomplir ne doit jamais conduire à effacer aussi les avancées
00:33:24obtenues depuis 2017 nous avons accompli ensemble d'ailleurs avec le parlement des avancées majeures
00:33:30pour mieux protéger mieux accompagner les victimes et leurs enfants et partout en france depuis 9 ans nous
00:33:35avons progressivement construit une politique publique plus ambitieuse structurée efficace pour prévenir les
00:33:40violences protéger les victimes sanctionner les auteurs à l'image de la loi madame la présidente que
00:33:44vous avez porté avec marie charlotte garin par exemple sur le non consentement dans la définition
00:33:49pénale du viol et nous avancerons encore cette année vous m'avez interrogé plus précisément soit notion de
00:33:54contrôle coercitif oui évidemment avant la fin de l'année cette notion doit pouvoir être introduite dans
00:33:59notre droit et le gouvernement s'y est clairement engagé au delà des avancées législatives il y a aussi des
00:34:05avancées procédurales sur lesquelles vous m'avez interrogé notamment la coordination entre les
00:34:10procédures civiles et pénales garantir que dans la même journée à l'instar des initiatives qui ont
00:34:15été prises notamment en effet à poitiers nous puissions juger dans le même mouvement à la fois
00:34:21ici de celui qui a été ou qui pourrait être reconnu coupable de violence à l'encontre de sa
00:34:26compagne et le même jour de la question de l'autorité parentale et de la garde d'enfants cette
00:34:30expérimentation à poitiers elle a conduit à des effets extrêmement clairs et nets les décisions
00:34:35ne sont pas de la même nature la temporalité a été changée et la capacité des victimes à
00:34:40comprendre le système judiciaire s'en est aussi trouvé transformé l'objectif avec le garde des
00:34:45sceaux c'est évidemment de garantir que cela puisse être très largement partagé il n'y a pas
00:34:50besoin de loi pour le faire et je crois que ça permettra aussi évidemment d'aller beaucoup plus vite sur
00:34:57ce
00:34:57sujet là sur les différents autres dispositifs au delà des dispositifs législatifs il y a l'enjeu
00:35:05massif de la formation nous avons renforcé les enjeux de formation force de l'ordre en formation
00:35:09initiale continue et de nos magistrats que je salue parce que je sais aujourd'hui la situation qui
00:35:15est la leur et à quel point il ne faudrait pas que parce qu'il y a où il y
00:35:18aurait les enquêtes
00:35:19que définiront des dysfonctionnements individuels cela jette l'opprobre sur l'intégralité des policiers
00:35:25des gendarmes des magistrats de notre pays nous avons tous rencontré des hommes et des femmes
00:35:30extrêmement engagés compétents et dévoués et je pense que c'est précieux que nous puissions
00:35:34toutes et tous évidemment le rappeler nous avons créé des pôles spécialisés en matière de
00:35:39violences intrafamiliales dans les tribunaux judiciaires et toutes les cours d'appel pour un
00:35:43traitement global des violences dans le foyer et je crois que c'est une réponse qui part qui doit
00:35:47pouvoir aussi être évaluée notamment par rapport à ce que vous dites madame la présidente sur la
00:35:52création de juridictions spécialisées aussi dans le cadre des violences sexuelles c'est une
00:35:57expérimentation que nous allons pouvoir mettre en place puisque le garde des sceaux l'a annoncé
00:36:01et je crois que ça permettra de démontrer l'engagement à la fois sur la question des
00:36:05violences intrafamiliales conjugales et aussi sur la question des violences sexuelles évidemment
00:36:10puisque c'est les deux qu'il faut réussir à appréhender vous m'avez interrogé aussi sur l'autre
00:36:17champ des violences qui aujourd'hui existe la question des violences en ligne j'y ajouterai la
00:36:22question de la lutte contre le porno parce que nous voyons bien à quel point les représentations
00:36:26qui malheureusement sont en permanence dans les esprits de nos enfants infusent évidemment en eux
00:36:33et en elles à la fois sur la question de la prostitution sur la question du recours à la
00:36:37prostitution sur les représentations et les imaginaires vous le savez dans notre pays nous
00:36:42avons une mesure très radicale sur l'interdiction de l'accès à tout site pornographique avant 18 ans
00:36:48certaines plateformes ont considéré qu'il valait mieux dans ces cas là partir de notre pays ça les
00:36:52regarde mais en tout cas nous avons posé un principe d'interdiction et de protection de nos enfants
00:36:57qui est essentiel et dans ce cadre là évidemment le suivi des décrets de la loi sereine est absolument
00:37:02essentiel nous le faisons à la fois avec la ministre du numérique mais aussi en lien très étroit avec
00:37:07l'arcom dont vous savez qu'elle a vu ses prérogatives être élargie pour pouvoir garantir ces éléments là
00:37:17sur les éléments supplémentaires que nous souhaitons engager avec avec le premier ministre pour
00:37:23répondre aussi peut-être plus précisément par rapport notamment aux questions importantes qui
00:37:27ont été posées tout au long des séances de questions au gouvernement il y a énormément de
00:37:31travaux législatifs qui ont été engagés de propositions de loi qui ont été portés notre
00:37:37objectif c'est d'agir et d'agir vite notamment parce que nous avons un véhicule législatif immédiat qui a
00:37:42déjà été présenté en conseil des ministres qui est le projet de loi sur la protection de l'enfance
00:37:47raison pour laquelle nous allons avec le premier ministre et le gouvernement envoyer dès cette
00:37:51semaine une lettre rectificative au conseil d'état de manière à interroger le conseil d'état sur un
00:37:56certain nombre de mesures nouvelles que nous souhaitons voir intégrer au projet de loi dédié à la
00:38:00protection de l'enfance qui sera donc désormais élargie à la lutte contre les violences sexuelles les deux
00:38:06étant évidemment intimement liées avec un examen vous le savez du projet de loi sur la protection de
00:38:13l'enfance et donc relatif aussi à la lutte contre les violences sexuelles prévu à partir du 15 juillet
00:38:18ce qui nous permet d'agir d'agir vite et après avis du conseil d'état sur les mesures clés
00:38:24qui
00:38:24pourraient être ajoutées et qui je crois font écho à un certain nombre de propositions de loi qui ont été
00:38:30portées par vous même en tout cas soutenu par la délégation aux droits des femmes de votre
00:38:35assemblée d'abord nous le savons aujourd'hui sur la dangerosité particulière des auteurs de violences
00:38:41sexuelles un auteur de violences sexuelles en commet rarement une seule nous savons qu'il y a des violences
00:38:46qui sont des violences répétées un violeur en série n'est pas seulement simplement l'auteur de plusieurs
00:38:51infractions la répétition des actes révèle une trajectoire de prédation installée et un risque accru pour les
00:38:57victimes comme pour toute la société lorsque nous savons qu'un auteur de violences sexuelles a rarement fait une
00:39:02seule victime nous devons donc en tirer toutes les conséquences c'est la raison pour laquelle nous
00:39:07souhaitons pouvoir augmenter le quantum des peines en cas de viols sériels jusqu'à la perpétuité à
00:39:13partir du moment où ces viols seraient commis à l'encontre des mineurs c'est en tout cas ce que
00:39:17nous
00:39:18présenterons au conseil d'état est ce que nous proposerons à la représentation nationale nous
00:39:23sommes aussi beaucoup interrogés et les français se sont beaucoup interrogés sur la question des délais de
00:39:27traitement singulièrement malheureusement dans le drame qui a conduit au décès de cet enfant de l'INA
00:39:33c'est la raison pour laquelle nous avons annoncé qu'il y aurait désormais un délai maximal de trois mois
00:39:38maximale qui encadrera la réalisation des principaux actes d'enquête relatifs aux crimes commis contre les
00:39:44mineurs afin que la vérité soit recherchée plus rapidement et que les décisions de protection puissent
00:39:49intervenir et intervenir sans délai en clair lorsque le doute existe ce doute doit toujours être au bénéfice de la
00:39:57protection des plus vulnérables et les plus vulnérables dans notre société ce sont les
00:40:01enfants et puis trop de parents et singulièrement trop de mères disons le qui signalent les violences
00:40:06sexuelles qui auraient été commises sur leur enfant se retrouvent aujourd'hui confrontés à une injonction
00:40:10absolument impossible remettre leur enfant à l'agresseur ou risquer eux mêmes des poursuites en
00:40:16clair aujourd'hui dans notre pays l'inceste est un crime où on considère qu'on doit pouvoir vous laisser
00:40:21au
00:40:21contact de votre bourreau et cela doit cesser les mères aujourd'hui qui refusent de présenter leurs
00:40:27enfants se retrouvent je pense que nous avons toutes et tous eu des affaires de ce cas qui nous ont
00:40:33été
00:40:33remontées dans nos propres territoires et bien se retrouvent dans des situations absolument impossibles
00:40:38et invraisemblables alors qu'elles font uniquement un travail essentiel de protection de leurs enfants il y a
00:40:44plusieurs pistes que nous allons étudier cette semaine soit dépénaliser la non présentation de
00:40:51l'enfant quand il y a un risque ou un soupçon sur la question de la présence de violences sexuelles
00:40:56au foyer soit sur soir au droit de visite et d'hébergement qui existe au bénéfice du deuxième
00:41:02parent pendant le temps de l'instruction judiciaire c'est en tout cas les discussions nous avons commencé à
00:41:07avoir au sein du gouvernement dès ce matin et une de ces deux mesures pourra figurer dans la lettre
00:41:13rectificatif qui sera envoyé qui est à la fois un enjeu de protection de nos enfants et de protection
00:41:17de ceux qui les protègent et de ceux qui sont et de celles qui sont finalement presque des lanceuses
00:41:22d'alerte dans ce qu'elles font et je crois que ça permettra aussi d'éviter un engorgement
00:41:26absolument inutile à la fois police gendarmerie et de nos tribunaux voilà pour les éléments principaux
00:41:34sur les mesures nouvelles mais j'imagine que vous aurez d'autres questions sur le sujet enfin vous avez
00:41:39évoqué la question évidemment des moyens l'engagement qui avait été pris sera un engagement tenu sur les
00:41:46maisons de santé des femmes maisons de santé des femmes qui sont donc adossés vous le savez à des
00:41:51CHU à des établissements de santé puisque nous avons aujourd'hui 122 maisons de santé des femmes
00:41:58en qui sont en activité ou qui ouvriront au cours de l'année 2026 permettant de couvrir c'était
00:42:05l'engagement que nous avons pris et avions pris pardon la totalité de nos départements de la
00:42:12même manière nous sommes en train de vérifier la cartographie puisque cela a été remonté des
00:42:16salles d'audition Mélanie mais il y a bien évidemment des salles d'audition Mélanie dans tous nos
00:42:20départements et nous regardons avec le ministre de l'intérieur pour garantir que cette cartographie
00:42:25puisse exister et que ce soit plus simple dans d'en disposer notamment pour la représentation
00:42:31nationale enfin pour votre question sur la question de l'égalité professionnelle ça n'est pas
00:42:36directement lié aux violences mais c'est quand même évidemment quelque chose d'essentiel puisque
00:42:42nous savons que l'autonomie économique et financière des femmes est quand même la première des libertés
00:42:47la première clé pour l'autonomie et pour l'indépendance j'avais reçu avec vous madame la
00:42:52présidente vos collègues Karine Lebon Virginie Dubimuller et Agnès Firmin-Lebaud qui m'avait remis votre
00:42:58rapport le calendrier de transposition nous y travaillons avec le ministre ministre du
00:43:03travail puisque l'objectif est que nous ayons à la fois un travail qui concerne le monde privé
00:43:09les salariats privés mais aussi évidemment la question de la de la fonction publique nous
00:43:14avons très clairement redit et ce sera évidemment dans le texte qui sera transmis au conseil d'état
00:43:19que nous n'accepterions aucun retour en arrière par rapport à l'index qui existe puisque vous le
00:43:24savez il y a une différence entre la directive sur le seuil nombre de salariés qui seraient
00:43:29concernés nous nous avons souhaité que des 50 salariés ça puisse être la règle et donc nous
00:43:34allons maintenir évidemment cette règle avec des aménagements sur le nouvel indicateur qui pourrait
00:43:39être mis en place et qui n'est pas un indicateur automatique le septième indicateur puisqu'on n'est
00:43:44pas exactement la même posture entre une entreprise de 50 salariés et une entreprise qui excède le nombre
00:43:51de 100 salariés voilà pour essayer d'être rapide à la fois sur le propos liminaire que je voulais
00:43:56avoir et sur la réponse je crois à l'ensemble des questions que vous m'avez posées je vous
00:44:01remercie très sincèrement pour l'engagement qui est le vôtre au sein de cette délégation et qui
00:44:06est particulièrement précieux et qui je crois aujourd'hui enfin un engagement très partagé de
00:44:12l'ensemble de la société en espérant que cet engagement ne faiblisse pas dans les semaines dans
00:44:16les mois et j'espère même dans les années à venir merci infiniment madame la ministre alors pour
00:44:24nos orateurs des groupes j'invite pour le groupe ensemble pour la république guillaume gouffier
00:44:32valente et puis ensuite on fera l'ensemble des orateurs de groupe merci madame la présidente madame la
00:44:40ministre je m'associe pleinement à l'émotion qui est la vôtre à celle de mes collègues également
00:44:46et tiens à dresser mes sincères condoléances à la famille et aux proches de liana mais aussi à
00:44:51toutes les autres victimes connues ou inconnues mineurs et majeurs dans notre pays le fléau des
00:44:57violences envers les femmes et les enfants est profond dans le pays nous nous devons de continuer
00:45:01d'agir madame la ministre comme vous le savez nous nous sommes récemment rendus à madrid avec plusieurs de
00:45:08mes collègues de la délégation dont michael garin dominique verrien nathalie caugia à l'occasion de
00:45:14la cinquième conférence sur les politiques étrangères féministes à cette occasion nous
00:45:18avons pu échanger avec la ministre de l'égalité espagnole anna rodondo mais aussi visiter leur
00:45:22unité judiciaire de coordination des politiques de lutte contre les violences de genre ainsi que
00:45:26découvrir leur fichier national bio rennes de suivi des auteurs et de protection des victimes l'espagne
00:45:32est bien souvent cité comme l'exemple de la lutte contre les violences de genre et pour cause leur
00:45:37loi intégrale date de 2004 et leur pacte d'état de 2017 alors échange après échange nous avons
00:45:42cherché à comprendre qu'est ce qui fait la différence comment arrive-t-il à avancer à
00:45:47faire baisser le nombre de féminicides et de violences commises il y a un engagement de
00:45:54toute la société globale déjà qui est à noter la réponse ensuite se tient dans plusieurs éléments
00:45:59qui peuvent paraître simples la lutte contre les violences de genre est une priorité politique
00:46:03portée au plus haut niveau de l'état mais surtout cette priorité se traduit concrètement par une
00:46:06organisation structurée à chaque échelon ainsi que par des moyens financiers humains à la hauteur
00:46:11de l'enjeu cette loi cadre portée par nos collègues espagnols a permis de transformer en profondeur le
00:46:15système existant une fille inefficace hérité du vieux monde qui minimise les violences et torpille
00:46:20les victimes cette loi cadre a permis de transformer en profondeur le système existant en imposant des
00:46:25objectifs des résultats à une véritable coordination des politiques publiques à tous les échelons au niveau
00:46:30local comme au niveau régional comme au niveau national mais dame madame la ministre depuis plus d'un
00:46:35ans nous travaillons sans relâche animé autour de notre collègue député céline thibault martinez que
00:46:38je remercie pour qu'une loi intégrale de lutte contre les violences de genre puisse aussi voir le
00:46:42jour oui ce pays progressiste de défense des droits humains qui a constitutionnalisé l'ivg il y a deux
00:46:47ans doit encore s'améliorer madame la ministre vous même vous nous avez associé à des groupes de
00:46:51travail également pour faire émerger un texte de consensus parce que je le sais vous partagez cette
00:46:56conviction que nous devons avancer sur une vision globale de la lutte contre ces violences pourriez-vous
00:47:01nous indiquer où en est ce texte cette démarche comment avancer ensemble notre groupe de travail
00:47:05parlementaire se tient à votre disposition bien entendu et puis j'aurais une toute dernière
00:47:10question peut-être si vous pouviez nous faire quelques retours sur les conclusions de la
00:47:14cinquième conférence sur la diplomatie féministe qui s'est tenue à madrid je vous remercie
00:47:20merci chers collègues pour le groupe de la france insoumise élise le boucher
00:47:28merci madame la présidente madame la ministre la mort de liana est un drame à lui seul il incarne des
00:47:35années de manque de protection des enfants et d'abandon des victimes ce n'est pas un
00:47:38dysfonctionnement c'est la marque d'un problème systémique quelle honte quand on sait que le
00:47:44rassemblement en hommage à liana était interdit place vendôme pour risque de troubles à l'ordre
00:47:48public des militantes mises en garde à vue bien plus rapidement que patrick bruel le véritable
00:47:53trouble à l'ordre public ce n'est pas les manifestantes mais le maintien d'une société
00:47:57patriarcale et adultiste où l'on n'écoute pas les victimes où l'on banalise les violentes les
00:48:01violences faites aux enfants vous dites faire des violences une priorité mais faisons le bilan depuis
00:48:06votre arrivée au ministère en janvier 2024 on compte 378 féminicides les signalements pour
00:48:12violences sexuelles augmentent les masculinismes montent les délais de procédure s'allongent et
00:48:16les victimes ne tiennent toujours pas justice vous nous dites avoir formé 190 mille policiers
00:48:22gendarmes et magistrats mais ces derniers croulent sous le nombre de plaintes en france les victimes
00:48:26de viol attendent en moyenne six ans pour voir leur affaire juger vous avez soutenu l'extension
00:48:31du téléphone grave danger aux victimes de violences sexuelles mais vous avez refusé de financer
00:48:35l'achat de téléphones supplémentaires ce qui conduira mécaniquement à laisser des victimes
00:48:40en situation de danger imminent sans solution rien n'est fait pour enrayer la fabrique des
00:48:45agresseurs vous avez publié un nouveau programme evars mais à ce jour votre gouvernement est
00:48:49incapable de communiquer le budget précis déployé ni le nombre d'élèves formés et laisse la porte
00:48:55ouverte aux associations réactionnaires qui s'infiltrent dans les écoles l'état consacre 15 fois moins
00:49:00d'argent violences sexuelles que le budget réclamé par les associations et pire alors que 71% des
00:49:05associations féministes déclarent une situation financière dégradée ou très dégradée votre
00:49:10priorité était d'enquêter sur leurs déclarations pro palestine et pour celles qui ne partagent pas
00:49:14vos positions vous menaciez de supprimer leur financement vous utilisez les violences sexistes
00:49:19et sexuelles comme cheval de troie pour une politique du tout sécuritaire vous cachez mal
00:49:24vos années d'indifférence à la parole des victimes et les doubles standards dont vous faites preuve il ya une
00:49:28ambiance ces dernières années qui participent aussi à tout ça on nous a pas entendu défendre les féministes
00:49:33traité de salcone par brigitte macron alors qu'elle joue un rôle indispensable dans la dénonciation des
00:49:38violences on ne vous a pas entendu vous scandaliser de la nomination d'un ministre accusé de viol ni vous
00:49:43demander quel message cela renverra aux victimes le collègue gouffier valente a parlé de l'espagne
00:49:48et on ne vous a pas entendu non plus dénoncer le soutien d'emmanuel macron à gérard de pardieu qui
00:49:51tient des propos insupportables envers une jeune fille et si je fais écho à l'espagne c'est qu'au
00:49:54même
00:49:55moment en espagne l'ensemble de la société de la classe politique dénonça avec force le baiser forcé
00:49:59de l'entraîneur de foot tant qu'il y aura des bourreaux dans tous les rouages du système personne
00:50:03n'aura intérêt à faire des violences sexistes et sexuelles une priorité de l'action judiciaire
00:50:07madame la ministre vous engagez vous à défendre les trois milliards d'euros demandés par les
00:50:11actions féministes et enfantiste dans le cadre du prochain budget du gouvernement pour réellement
00:50:16prendre en compte la parole accompagner les victimes au niveau de la justice mais aussi du
00:50:19soin du psycho trauma d'ailleurs vous avez évoqué le déploiement de maisons des femmes et qu'en est
00:50:25tient des centres régionaux en psychotrauma en france nous en avons 30 alors que pour répondre
00:50:30à la convention d'istamboul nous devrions être à 300 et surtout voilà c'est ces trois milliards
00:50:36d'euros pour en effet enrayer la fabrique des agresseurs pour en premier lieu protéger les enfants
00:50:44merci chers collègues pour les écologistes et le groupe écologiste et social marie charlotte
00:50:53merci madame la présidente comme la collègue miller tout à l'heure en hémicycle j'avais
00:50:57préparé une intervention et en réalité je vais pas la lire parce que je suis un peu fatigué moi
00:51:02je suis lue depuis 2022 je suis arrivée dans cette assemblée en féministe et depuis 2022 j'ai le
00:51:07sentiment que à chaque audition en tournant on pose toujours les mêmes questions depuis quatre ans
00:51:12qu'on a quelques avancées arrachées collectivement à droite à gauche mais que finalement on est toujours
00:51:18heurté à la même question la question des moyens la question de l'information et la question de la
00:51:22prise en charge sérieuse réelle de la question des violences sexistes et sexuelles là on fait
00:51:29face collectivement un drame qui est celui du meurtre de la petite liana qui explose dans la
00:51:36bulle médiatique mais c'est un drame parmi d'autres il ya eu des centaines de femmes et d'enfants
00:51:43qui sont
00:51:44morts ces dernières années centaines de milliers même qui ont été agressés sexuellement depuis que
00:51:49le président macron est au pouvoir j'ai fait le calcul on a eu plus d'un million d'enfants
00:51:54qui ont été
00:51:55victimes de violences sexuelles et ça c'est un bilan et une responsabilité collective de notre
00:52:01inaction on est tous comptables de ça parce qu'on n'a pas agi et qu'on n'a pas
00:52:04agi assez fort face à une
00:52:06menace qui est systémique et là avec ce nouveau drame j'ai l'impression que finalement ça va être comme
00:52:11tous
00:52:11les autres avant c'est tout change pour que rien ne change moi j'ai posé une question il ya
00:52:15trois
00:52:16semaines au premier ministre sur la question des féminicides en mai on a eu six femmes qui sont
00:52:19mortes en neuf jours j'ai posé ce qu'on a tous demandé aujourd'hui une loi intégrale 3 milliards
00:52:25et
00:52:25un vrai engagement du gouvernement bah il ya trois semaines apparemment six féminicides c'était pas
00:52:29assez pour faire réagir le gouvernement et la classe politique qu'est ce que ça dit de nous dans notre
00:52:34capacité à répondre à un fléau qui est systémique dans notre société moi j'ai honte de ça et je
00:52:40crois qu'on est
00:52:40un certain nombre sur ses bancs à partager ce sentiment et en réalité là on a enfin un accord
00:52:45sur la question de la loi intégrale et on se retrouve quand même il faut le dire à étudier
00:52:51une proposition de loi de parlementaires c'est pas normal en réalité on devrait avoir un projet de loi
00:52:56du gouvernement parce que c'est un fléau comme en espagne on en parlait avec on a fait cette visite
00:53:01avec le collègue gouvier valente c'est pas normal qu'on soit là à bricoler avec des bouts de ficelle
00:53:07alors
00:53:07qu'on devrait avoir une vraie volonté du gouvernement et je le dis aussi madame la ministre
00:53:13c'est pas faute pour vous d'avoir essayé on a été mis autour de la table de manière transpartisane
00:53:18sur
00:53:18la question de la loi intégrale mais on a le sentiment que la montagne a accouché d'une souris
00:53:22puisqu'on n'a pas eu de pjl derrière parce qu'il ya une question de volonté politique des hommes
00:53:28dans
00:53:28ce gouvernement qui ont peut-être un certain pouvoir notamment sur les priorités budgétaires et ça je ne suis pas
00:53:35sûr qu'on soit nous en mesure de lever cet obstacle mais j'espère que la pression populaire qui est
00:53:40en
00:53:40train de monter de cette colère de l'inaction va suffire à faire ça et dans les réponses qui sont
00:53:48apportées là dans le débat public moi je suis choquée parce que ce qu'on entend c'est des ministres
00:53:51qui
00:53:52prennent la parole et qui vont de leur petite surenchère avec des mesures plus virilistes
00:53:56répressives les unes que les autres sans forcément je pense à monsieur d'un manin je pense à monsieur
00:54:00tailleau qui qui vraiment c'est la c'est la foire à l'empoigne sans sans mesure qui soit demandée
00:54:05par
00:54:05les associations et on en revient toujours à la question du budget il n'y a pas de budget pour
00:54:10la prévention il n'y a pas de budget pour l'accompagnement des victimes et des auteurs
00:54:14puisqu'il faut aussi accompagner les auteurs et puis les empêcher de devenir auteurs si possible
00:54:18et là quand je vous entends parler d'une mesure sur les délais de maximum trois mois pour les enquêtes
00:54:23pour les crimes contre mineurs mais quel argent comment est ce qu'on va tenir les délais de trois mois
00:54:28si on n'a
00:54:29pas plus de moyens pour nos forces de police et nos forces de justice et je veux que ça soit
00:54:33clair
00:54:33les infanticides les féminicides des violences sexuelles tout ça appartient au même continuum
00:54:37et tout ça n'est pas une fatalité et la question du choix politique derrière c'est la question des
00:54:42moyens et de l'argent donc qu'allez vous faire pour qu'on ait trois milliards sur la table au
00:54:45prochain budget
00:54:49chers collègues la parole maintenant est aux démocrates avec sandrine jossau
00:54:56merci madame la présidente madame la ministre chers collègues nous sommes ravis de vous accueillir
00:55:03aujourd'hui au sein de la délégation et avec ma collègue élise le boucher nous allons remettre
00:55:09au mois de septembre un rapport sur le coût des violences sexistes et sexuelles et j'espère qu'on
00:55:14aura le plaisir de vous le présenter alors la protection et l'accompagnement des victimes c'est un
00:55:19thème qui nous tient à coeur tous ici et quelles que soient nos appartenances politiques évidemment
00:55:25l'actualité récente nous rappelle que lorsque les victimes ne sont pas entendues pas écoutées pas
00:55:31prises suffisamment au sérieux et bien nous laissons perpétuer ces violences et les violences dans notre
00:55:37pays c'est une lame de fond alors nous avons collectivement tous à faire beaucoup mieux il y a
00:55:47actuellement des travaux en cours pour améliorer l'évaluation du danger en matière de violences
00:55:51conjugales par exemple des grilles d'évaluation du danger remplies par les forces de l'ordre et nous
00:55:57aimerions savoir dans quelle voilà dans quelle mesure vous y associez et vous avez aussi parlé
00:56:03tout à l'heure d'un autre sujet qui est le contrôle coercitif est-ce que ce sera plutôt par
00:56:10exemple par
00:56:10votre loi qui reviendra à l'assemblée nationale qu'on pourra verser cela au débat ou pas
00:56:17oui madame la présidente par les à côté ok alors autrement vous avez aussi entendu et renforcer la
00:56:30coopération entre les professionnels et je pense par exemple aux associations aux forces de l'ordre à la
00:56:37justice comment pensez vous qu'on puisse continuer à pérenniser tout ça et pour terminer depuis plus d'un
00:56:46an je vous ai remis un rapport sur la soumission chimique et je vous remercie d'ailleurs pour
00:56:50votre soutien et j'aimerais vous entendre sur les mesures qui ont été prises notamment les formations
00:56:57des professionnels directement au contact des victimes par exemple les sapeurs-pompiers les
00:57:01médecins voilà est-ce que la formation continue sera quelque chose que vous soutiendrez en matière de
00:57:09soumission chimique et également dans le cadre de notre rapport nous souhaitons en fait qui est de
00:57:16manière annuelle une sensibilisation par une grande campagne de sensibilisation avec l'association
00:57:22mandor pas donc cette année elle va avoir lieu mais est-ce que ça va pouvoir se pérenniser dans
00:57:27les années suivantes et je vous remercie merci chers collègues et dernière oratrice de groupe anne
00:57:35cécile violan pour le groupe horizon
00:57:40merci madame la présidente madame la ministre chers collègues à chaque tragédie nous exprimons notre
00:57:45émotion notre indignation notre solidarité à chaque tragédie nous entend nous entendons plus jamais ça
00:57:51pourtant les drames continuent de se produire et de se reproduire au sein de cette assemblée nous l'avons vu
00:57:56cet après-midi on s'invective on se renvoie la balle on jette l'opprobre mais sur le fond depuis
00:58:00plusieurs années il faut reconnaître que notre pays a progressé dans la reconnaissance des violences
00:58:04faites aux femmes et aux enfants les dispositifs d'écoute de protection l'attention portée aux
00:58:08victimes se sont renforcés et madame la ministre je vous remercie votre engagement infaillible sur
00:58:12ces enjeux mais une question demeure encore insuffisamment traitée celle des auteurs or tant
00:58:18que nous ne traiterons pas efficacement les auteurs de violences nous continuerons à gérer les
00:58:22conséquences sans réellement empêcher la récidive car derrière chaque féminicide ou infanticide
00:58:28derrière chaque enfant exposé aux violences intra ou extra familiales il y a très souvent un continuum
00:58:33de violences déjà connues plaintes intérieures signalement comportement de contrôle menaces
00:58:37violences psychologiques ou physiques répétées l'actualité madame la ministre vous l'avez dit
00:58:43nous rattrape et je veux avoir une pensée pour yana sa famille ses proches et toutes les lianas
00:58:47à passer et peut-être à venir si nous n'agissons pas beaucoup de victimes ont encore le sentiment
00:58:52terrible que les auteurs restent insuffisamment empêchés insuffisamment suivis et parfois malheureusement
00:58:58trop souvent insuffisamment sanctionnés nous avons construit progressivement une politique de protection
00:59:03des victimes et avons nous réellement construit une politique publique du traitement des auteurs
00:59:07c'est une question centrale parce que s'il ne s'agit pas seulement de punir après coup il s
00:59:12'agit d'empêcher
00:59:13le passage à l'acte suivant aujourd'hui les réponses apparaissent encore fragmentées disparité
00:59:19territoriale manque de place dans les structures spécialisées suivi psycho criminologique insuffisant
00:59:26faible articulation entre justice santé et services sociaux et parfois difficulté à évaluer
00:59:33concrètement la dangerosité dans ce contexte j'aimerais vous interroger sur plusieurs points
00:59:38tout d'abord quel bilan tirez vous réellement des centres de prise en charge des auteurs de violences
00:59:42conjugales disposez vous d'un d'indicateurs objectivés sur cette récidive combien d'auteurs
00:59:48suivis rechutent malgré les dispositifs existants réellement suivis pourquoi l'évaluation la
00:59:54dangerosité reste-t-elle encore aussi hétérogène selon les territoires comment expliquer que certaines
00:59:59femmes assassinées avaient déjà multiplié les alertes avant le passage à l'acte le gouvernement
01:00:05est-il prêt à aller vers des mesures plus contraignantes pour les auteurs les plus dangereux généralisation
01:00:10du suivi obligatoire injonction de soins renforcés et contrôler effectivement contrôle judiciaire plus
01:00:17strict développement des bracelets anti rapprochement et vous l'avez évoqué aussi les questions de garde
01:00:22et d'autorité parentale des parents auteurs de violences la question des enfants est essentielle un
01:00:27enfant exposé aux violences conjugales est une victime à part entière et nous savons aussi que la
01:00:32violence se reproduit parfois de génération en génération lorsqu'elle n'est pas traitée à la source il
01:00:37s'agit de processus psychologique parfaitement identifié les moyens de la justice sont-ils
01:00:43réellement à la hauteur des ambitions affichées manifestement non beaucoup de professionnels
01:00:47décrivent encore une saturation des magistrats des spips des associations et des structures de
01:00:52soins j'interrogeais pas plus tard que dans cette même délégation le ministre de la justice et notamment
01:00:57sur la circonscription enfin une dernière question la france consacre t elle aujourd'hui suffisamment
01:01:04de moyens au traitement des auteurs ou restons nous encore dans une logique essentiellement réactive
01:01:09intervenant après les drames plutôt qu'avant parce qu'au fond protéger les victimes suppose aussi
01:01:14d'assumer une politique exigeante de responsabilisation des octes des auteurs et je vais reprendre les
01:01:20propos de ma collègue nathalie colin serlé de tout à l'heure l'état n'a pas le droit d
01:01:24'attendre la
01:01:25prochaine victime pour mettre un prédateur hors d'état de nuire cette politique doit être à la
01:01:29fois ferme structurée évaluée et capable de prévenir durablement la récidive je vous remercie
01:01:37merci chère collègue madame la ministre je vous propose qu'on enchaîne avec deux questions de nos
01:01:42collègues tout d'abord prisca tevenot merci madame la présidente madame la ministre une question avec deux
01:01:51incises la première va rejoindre celle de notre collègue marie charlotte garin sur la loi intégrale
01:01:57salué le travail qui est fait par la parlementaire céline thievaux martinez qui est un travail de
01:02:02longue haleine de long mois vous le savez et nous avons pu échanger par message sur ce sujet je
01:02:08loin de moi l'idée de vouloir créer une polémique ici simplement quand des parlementaires interrogent
01:02:13c'est bien parce que nous devons rendre compte de ce que nous faisons ici collectivement et où
01:02:18d'autant plus au sein de la délégation droits des femmes je crois que vous pouvez le voir par
01:02:22vous même un travail transpartisan a toujours été mené s'enrichissant extrêmement fortement des
01:02:27nuances et des avis qui peuvent être de temps en temps divergents ici mais qui permettent aussi
01:02:32de transcrire ce que nous pouvons entendre par ailleurs sur le terrain donc ma question sur la
01:02:36loi intégrale est assez simple quelle sera la position du gouvernement sur ce texte à savoir j'espère
01:02:44qu'il n'y aura pas simplement un avis de sagesse mais bien une volonté forte et assumée de ce
01:02:49que
01:02:49j'ai pu entendre aux questions au gouvernement tout à l'heure je pense que ça va dans ce sens
01:02:52là mais ensuite il se pose aussi la question du budget alloué derrière cette loi parce que une
01:02:56loi sans budget est une loi bavarde mais peu efficace deuxième point et je m'excuse si vous
01:03:03l'avez annoncé en préambule j'ai été en train de revenir tout à l'heure des qhg pouvez vous
01:03:08nous faire
01:03:08un retour sur la consultation le travail qui a été organisé par le premier ministre aujourd'hui à
01:03:14maintenir avec les ministres en charge si bien sûr cela est possible sur les suites à mener aussi
01:03:20bien au niveau du gouvernement que du parlement pour que nous puissions aussi nous nous préparer
01:03:24à d'éventuels travaux qui pourraient être menés dans le cadre du sujet qui occupe et bouleverse le
01:03:30pays en ce moment je vous remercie merci et enfin delphine lingman merci madame la présidente madame la
01:03:39ministre alors je ne vais pas revenir sur la loi intégrale que nous appelons évidemment toutes et
01:03:46tous de nos voeux et sur laquelle nous avons travaillé avec vous madame la ministre mes collègues
01:03:51l'ont déjà fait je rejoins bien évidemment leur demande ayant moi même déjà formulé lors d'une qhg
01:03:56que j'avais posé en 2024 ce que je regrette aussi c'est qu'aujourd'hui cette audition n'est
01:04:01pas
01:04:01lyon à huis clos comme certaines auditions parce que je pense que il ya des sujets pour aller au fond
01:04:08pour éviter voilà d'afficher de la politique qu'on puisse finalement voilà je pense que ça serait moins
01:04:17d'affichage politique alors aujourd'hui je vais vous parler d'un autre d'un autre d'un autre sujet
01:04:22moins
01:04:23grave mais qui impacte des millions de femmes celui de la parentalité c'est un sujet qui me tient à
01:04:28coeur il
01:04:29ya un an avec notre collègue sarah le grain nous remettions notre rapport sur les politiques
01:04:34d'accompagnement à la parentalité après six mois de travaux et d'audition et notre conviction elle
01:04:38était simple c'est que la parentalité aujourd'hui est une source d'inégalité dans de société alors
01:04:44même qu'elle demeure le parent pauvre de toutes les politiques publiques depuis des décennies les
01:04:49chiffres sont sans appel près de 90% des écarts de revenus entre les femmes et les hommes sont liés
01:04:55à
01:04:55l'arrivée de l'enfant du premier enfant là où la paternité a peu d'effet sur les trajectoires
01:05:00professionnelles les mères voient leur revenu diminuer de près de 40% dans les dix ans qui
01:05:05suivent une naissance est ce qu'on appelle la parenté la pénalité maternelle notre système
01:05:11d'accueil aussi du jeune enfant demeure insuffisant un parent sur cinq contraint de garder lui même son
01:05:16enfant faute de solution de garde 94% des congés parentaux sont pris par les mères alors un an plus
01:05:24tard
01:05:24le constat reste le même alors certes des avancées ont été obtenues notamment lors dans le cadre du
01:05:30dernier PLFSS avec le nouveau congé de naissance qui entrera en vigueur au 1er juillet prochain il
01:05:38ya eu des assises nationales de la parentalité le haut conseil de la famille a appelé aussi à
01:05:43renforcer soutien aux parents combien de rapports faudrait-il encore depuis plus de 20 ans les
01:05:48diagnostics s'accumulent les recommandations sont connues et les besoins des familles aussi et
01:05:54pendant ce temps les inégalités persistent alors que les inégalités persistent notre pays connaît une baisse
01:06:00historique de sa natalité 645 000 naissances en 2025 soit près d'un quart de moins qu'en 2010 alors
01:06:08madame la ministre alors que le gouvernement quelles sont les mesures concrètes que le gouvernement entend
01:06:16prendre pour faire de la parenté une véritable politique publique et permettre aux parents de
01:06:22conseiller vie familiale vie professionnelle et égalité au sein des couples les jeunes parents
01:06:28d'aujourd'hui n'aspirent plus au modèle d'hier ils veulent pouvoir partager je pense les responsabilités
01:06:33parentales sans que la naissance d'un enfant ne pénalise systématiquement les femmes comment le
01:06:39gouvernement compte-il accompagner l'émergence d'une parentalité plus égalitaire qui correspond aux
01:06:45attentes de nos jeunes générations et qui constitue l'une des clés de l'égalité réelle entre les femmes et
01:06:50les
01:06:50hommes je vous remercie merci chers collègues madame la ministre vous avez eu l'intégralité de nos
01:06:56interventions je vous laisse la parole merci madame la présidente et merci monsieur et mesdames les
01:07:02députés je répondrai si on est d'accord plutôt à la fin pour répondre aux questions particulières avant
01:07:06et plus et plus directe d'abord auprès de la députée sandrine jossot pour saluer à nouveau évidemment son
01:07:14engagement et elle nous a réunis encore il ya quelques jours à l'assemblée nationale beaucoup d'entre nous
01:07:19étions à ses côtés pour en effet ponctuer les un an de la remise du rapport depuis on a avancé
01:07:24on
01:07:24était ensemble justement à nantes sur le lancement de l'expérimentation sur la question des prélèvements
01:07:30en matière de soumission chimique vous savez que c'est progressivement déployé et l'objectif c'est
01:07:34évidemment la généralisation mais je ne doute pas que dans le proche dans le cadre du plfss vous
01:07:39même et sans doute d'autres parlementaires soutiendrez cette cette disposition par ailleurs je
01:07:44m'y étais engagé sur une grande campagne nationale de communication d'information sur ce qu'est la
01:07:49soumission chimique parce qu'il y a j'allais dire les présupposés que nous avons tous l'image un peu
01:07:54d'épinal qui existe certes mais il y a aussi parce que la soumission chimique c'est une soumission en
01:07:59vue notamment d'obtenir des rapports sexuels et nous savons dans 9 cas sur 10 malheureusement les
01:08:05femmes connaissent leurs agresseurs donc on a la nécessité de mieux prendre en contre ce fléau
01:08:10et donc il y aura bien comme j'y étais engagé une grande campagne nationale pour garantir en lien
01:08:16notamment avec l'association mandor pas porté par caroline darian et vous même d'ailleurs pour que ça
01:08:22puisse être mis en place évidemment dès dès cette année sur la question plus internationale posée par
01:08:30le député guillaume gouffier valente et je sais son engagement d'ailleurs pour porter la voix de la
01:08:34france dans de très nombreuses instances à vos côtés madame la présidente on a affaire à ce qu'on appelle
01:08:39un
01:08:39backlash en effet où malheureusement la france est contracyclique dans le bon sens c'est à dire que
01:08:45nous nous souhaitons faire plus et mieux en matière d'égalité de lutte contre les violences
01:08:49de lutte contre les violences sexuelles et nous voyons que dans un certain nombre de démocratie
01:08:53y compris celle qui est supposée être la plus grande au monde il y a un mouvement de recul extrêmement
01:08:57manifeste qui attaque l'autonomie des femmes la question du corps des femmes la question de leur
01:09:02indépendance donc c'est pour ça que c'est extrêmement important que la france continue à porter cette voie de
01:09:07diplomatie féministe dans toutes les instances et les nord carouette qui était au nom du gouvernement à
01:09:13madrid est ce qui est intéressant c'est surtout qu'on a pu élargir encore le noyau de la coalition
01:09:18d'état qui ont souhaité rejoindre la voie de la france et cet enjeu de diplomatie féministe avec
01:09:24des pays très divers à la fois ceux du continent européen comme chypre la macédoine du nord mais aussi
01:09:30le rwanda dont on sait qu'il est extrêmement engagé singulièrement d'ailleurs sur la représentation des femmes
01:09:34dans la vie politique où il est plus avancé que notre propre pays vous le savez aussi nous avons
01:09:40le g7 actuellement dans le cadre du g7 nous travaillons aussi évidemment sur la question
01:09:46notamment numérique et la question du risque de violence par rapport aux femmes qui dont on sait
01:09:53qu'elles peuvent être aggravées sur sur cet enjeu là et en juillet il y aura aussi la france qui
01:09:59accueillera en conférence internationale de l'ocde qui sera aussi un levier pour nous encore une fois avec
01:10:04l'ensemble de nos partenaires de l'ocde de pouvoir oeuvrer sur les enjeux de diplomatie
01:10:09féministe et évidemment les parlementaires y seront associés sur la question de la parentalité je salue
01:10:14vos travaux chère Delphine Ingeman et aussi celui de votre collègue sarah sarah le grain il y a eu
01:10:19aussi une commission d'enquête sur ces sujets donc l'assemblée s'est largement emparée de ce défi sur
01:10:24la question de la dénatalité ou de la natalité contrairement à ce que certains aimeraient faire
01:10:28croire ce n'est pas parce que aujourd'hui les femmes souhaitent concilier vie familiale et
01:10:32professionnelle qu'elles ont moins d'enfants c'est parce qu'elles craignent de ne pas réussir à
01:10:36concilier vie familiale et vie professionnelle qu'elles pourraient renoncer au fait d'avoir
01:10:39des enfants ce qui n'est pas pareil en clair ça n'est pas un risque pour la société que
01:10:43les
01:10:43femmes travaillent il faut juste que la société garantisse que la parentalité soit partagée que
01:10:47la parentalité ce ne soit pas uniquement la maternité raison pour laquelle on a avancé sur
01:10:53la question des congés parentaux à la fois depuis 2017 singulièrement sur à la fois des
01:10:58difficultés qui existaient pour certaines catégories de femmes qui n'étaient pas salariées je pense aux
01:11:03femmes agricultrices par exemple dont on sait qu'elles étaient particulièrement en retard on
01:11:07a vu l'occasion de les rencontrer avec anne-cécile violon dans son département mais aussi sur la
01:11:12question du congé paternité dont vous savez qu'il a été doublé sur le nombre de jours aujourd'hui
01:11:17qui peuvent être pris et c'est une bonne chose et on voit qu'on a un taux de recours
01:11:20qui augmente année
01:11:21après année plus de 70% même si on a encore il faut le dire des écarts types en fonction
01:11:25des typologies de
01:11:27père c'est à dire plus vous êtes cadre et plus finalement c'est bien vu dans la société désormais
01:11:31de dire qu'on a recours à un congé paternité quand vous êtes plutôt dans des catégories employés
01:11:36ouvriers vraisemblablement il ya encore des choses qui persistent et qui sont plus difficiles je sais
01:11:40qu'il y a toujours eu ce débat qui reviendra sans doute sur est-ce qu'il faut le rendre
01:11:44obligatoire
01:11:45ou pas ce qui est important c'est qu'il y a encore un mouvement que j'espère irréversible de
01:11:49parentalité
01:11:50vous savez qu'au 1er juillet et bien il y aura la création du congé de naissance avec rétroactivité pour
01:11:56les enfants qui sont nés c'est ces derniers mois sur la question des cpca posée par anne-cécile
01:12:02violon c'est à dire la manière avec laquelle nous pouvons mieux accompagner et soutenir les femmes
01:12:09parce que nous soutiendrions mieux la question des auteurs c'est une politique qui n'est pas
01:12:14toujours évidente à faire comprendre aux français pourquoi nous investirions de l'argent sur le suivi
01:12:20des auteurs sur la prise en charge des auteurs sur l'hébergement même des auteurs tout simplement
01:12:24pourquoi parce que nous souhaitons que les femmes et la liberté de choix la liberté de choix par
01:12:28exemple à l'issue des violences qu'elles ont subi qu'elles ont dénoncé de rester à leur domicile et
01:12:33donc de garantir l'éviction du conjoint violent mais pour cela encore faut-il dans le cadre de la
01:12:38procédure judiciaire s'il n'y a pas un mandat de dépôt par exemple et bien qu'il y ait
01:12:43aussi
01:12:43l'hébergement pour les auteurs de violences ou liberté de la femme évidemment de s'extraire du foyer de
01:12:48s'extraire du domicile si elle considère qu'elle ne veut plus y avoir sa place sur les cpca aujourd
01:12:53'hui on a
01:12:5430 cpca donc centre de prise en charge des auteurs et leurs antennes qui sont répartis sur 87 départements
01:13:01métropolitains et cinq départements et territoires d'outre-mer l'objectif c'est évidemment que chaque
01:13:08région puisse être pourvu d'un centre c'est l'engagement que nous avions pris et c'est l'engagement
01:13:13que nous
01:13:13tiendrons pour vous donner le dernier chiffre à date mais on pourra l'actualiser progressivement
01:13:18évidemment en 2025 de manière précise près de plus de près de 21 mille pardon près de 21 mille
01:13:26hauteurs ont été orientés vers les cpca ce qui est intéressant à noter c'est que 12% d'entre
01:13:30eux étaient
01:13:31volontaires dans cette démarche et donc ils sont allés directement vers ces centres de prise en charge avant
01:13:37justement le risque d'un passage à l'acte ce qui est une bonne chose je crois pour la société
01:13:42qu'on est
01:13:43aussi cette cette dynamique et l'état continuera évidemment à soutenir les centres de prise en
01:13:48charge des auteurs parce que c'est un enjeu de lutte contre la récidive et c'est un enjeu évidemment
01:13:54de
01:13:54protection des victimes et c'est pour cela que l'état investit ensuite sur les différentes questions
01:14:00qui m'ont été posées qui se rejoignent évidemment les unes les autres sur la question de la loi intégrale
01:14:06ou loi cadre je préfère penser loi cadre parce que je ne sais pas si une loi pourra jamais être
01:14:11intégrale
01:14:12c'est à dire définitive et réussir à couvrir tous les champs et toutes les évolutions de la de la
01:14:17société
01:14:17et la manière avec laquelle le gouvernement entend agir et agir vite sur le sujet il y a deux choses
01:14:26qui sont en
01:14:27parallèle déjà la présidente de l'assemblée nationale vous l'avez mentionné madame présidente mais aussi le
01:14:32gouvernement nous avons saisi le conseil d'état sur la proposition de loi portée par la députée
01:14:38celine thiebo martinez donc nous aurons le retour du conseil d'état sur l'intégralité des mesures qui
01:14:44sont contenues dans cette dans cette proposition de loi ce qui me paraît extrêmement importante en
01:14:48termes aussi de sécurité juridique nous l'avions fait d'ailleurs avec je crois efficacité sur la
01:14:53proposition de loi sur la définition et l'introduction pardon de la notion de non consentement dans la
01:14:59définition pénale du viol et par ailleurs nous avons le projet de loi protection de l'enfance le véhicule
01:15:06existe a été présenté en conseil des ministres et nous pouvons faire ce que j'indiquais en préambule
01:15:11c'est à dire une lettre rectificative c'est à dire que dès cette semaine nous pouvons envoyer au
01:15:16conseil d'état une lettre rectificative qui permet d'élargir le périmètre de ce projet de loi
01:15:21gouvernemental et vous êtes vous même à dire qu'il vaut mieux parfois passer par des projets de loi que
01:15:27par des propositions de loi et garantir un examen qui puisse être rapide puisque l'examen est programmé à
01:15:34l'assemblée nationale à partir du 15 juillet prochain donc c'est la raison pour laquelle nous
01:15:40souhaitons avoir cette lettre rectificative qui part au conseil d'état dès cette semaine et ce qui a
01:15:45été acté par le premier ministre ce matin qui nous a réunis et en garantir l'examen dès dès le
01:15:5215 dès le 15 juillet et les jours évidemment qui vont suivre un certain nombre de mesures parce que
01:15:57nous sommes encore en train de les définir et nous avons annoncé avec le premier ministre que nous
01:16:00recevrions d'ailleurs les parlementaires engagés sur ce sujet en cette fin de semaine donc je peux
01:16:05pas vous dire de manière définitive toutes les mesures qui vont y figurer je peux vous dire celle
01:16:09dont je suis sûr qu'elles vont à minima pouvoir y figurer en attente évidemment de l'avis qui sera
01:16:14rendu par le conseil d'état d'abord la question de l'aggravation des peines sur la question des viols
01:16:21en série on le sait ce que je disais quelqu'un qui a commis un viol une violence sexuelle en
01:16:26commet rarement une
01:16:27seule or aujourd'hui il n'est pas possible de sanctionner différemment celui qui commet un
01:16:32viol de celui qui a récidivé sur le viol c'était une mesure d'ailleurs portée par laurence rossignol
01:16:37notamment au sénat donc l'idée c'est que en cas de viol dit en série ou sérielle il puisse
01:16:43y avoir
01:16:44une condamnation jusqu'à la perpétuité dans le cadre de violences sexuelles commises à l'encontre des
01:16:50enfants la question de la prescription glissante nous le savons on a des enjeux majeurs sur la question des délais
01:16:56de
01:16:56de prescription la prescription glissante permet que le dernier le dernier viol qui aurait été commis
01:17:04puisse devenir le point de départ pour rouvrir les viols précédents qui auraient déjà eux mêmes
01:17:11été couverts par la prescription donc prescription glissante sur les victimes majeures de viol et de
01:17:18violences sexuelles la question des délais de traitement parce que oui je comprends l'interrogation
01:17:23qui m'a été posée sur les 70 mille plaintes qui vont être réexaminées et aussi évidemment sur la manière
01:17:30avec laquelle ce délai
01:17:31de trois mois maximal pourrait être être tenu c'est aussi assumer qu'il y a une hiérarchie
01:17:37dans ce que la société estime comme le plus prioritaire et nous considérons que ce qu'il y a de
01:17:43plus prioritaire dans une société
01:17:45c'est de protéger les plus vulnérables et les plus vulnérables ce sont nos enfants singulièrement quand il s'agit
01:17:50des violences sexuelles et donc que ça doit être
01:17:53une priorité dans l'examen qui doit être conduit donc il y aurait dans la loi un délai maximal qui
01:17:59serait écrit pour garantir que les procureurs généraux et les enquêteurs
01:18:04puissent faire tous les actes d'enquête nécessaires et définir si cela nécessite une garde à vue par exemple de
01:18:10l'auteur présumé
01:18:11ou pas évidemment en fonction de ce que les actes d'enquête
01:18:16pourraient évidemment signifier ensuite il y a la question nous le savons du classement sans suite qui revient de manière
01:18:23extrêmement importante
01:18:24je crois à chaque fois que nous parlons de la question des violences sexuelles et qui peut être un frein
01:18:29aussi
01:18:29pour porter ou ne pas porter plainte si on pense que finalement tout cela n'a pas vraiment d'utilité
01:18:35dans le sens où ça ne peut pas réussir à aboutir
01:18:38donc il y a cette réflexion autour du classement sans suite notamment sur la nécessité de motiver le classement sans
01:18:44suite c'est à dire de justifier
01:18:46pourquoi il a été impossible de poursuivre aujourd'hui les victimes ont quelques mois après leur dépôt de plainte parfois
01:18:53même plus si on est honnête
01:18:55un courrier avec une case qui est cochée en mettant infraction insuffisamment caractérisée
01:19:00c'est à la fois très brutal très froid très distant et ça ne dit rien de ce qui a
01:19:05permis d'en arriver là
01:19:07le fait de motiver un classement sans suite permettra sans doute déjà de vérifier que tous les moyens d'enquête
01:19:12ont été mobilisés pour que ça puisse être possible
01:19:17et vis-à-vis de la victime permettra de lever évidemment aussi un certain nombre de doutes qui peuvent exister
01:19:23donc il y a ça qui est mis sur la table est-ce que c'est la motivation du classement
01:19:27sans suite il y a aussi des questions qui se posent
01:19:28sur la collégialité de la décision qui est rendue en cas de classement sans suite puisque aujourd'hui c'est
01:19:33une personne seule au parquet qui décide
01:19:35est-ce qu'il faut ou pas une collégialité pour la prise en compte de ces décisions là encore c
01:19:40'est soumis au débat
01:19:41et nous trancherons d'ici la fin de semaine sur ce qui sera envoyé au conseil d'état
01:19:45enfin je le disais aujourd'hui on est soumis à une double difficulté parfois injonction paradoxale
01:19:51on demande aux enfants de parler mais quand ils parlent on ne les croit pas on demande aux familles de
01:19:55protéger singulièrement aux mères
01:19:56mais quand elles protègent finalement c'est elles sur lesquelles le soupçon va peser la suspicion va peser
01:20:03c'est ce que nous voulons lever là encore avec plusieurs options qui sont mises sur la table
01:20:07soit la dépénalisation de la non-présentation d'enfant dans le cas où une mère dite protectrice
01:20:13aurait refusé de livrer son enfant à celui qui aurait commis des violences sexuelles à son encontre
01:20:20c'est à dire le père pour dire les choses soit sur soir au droit de visite ou d'hébergement
01:20:26pendant la durée de l'instruction judiciaire pour que l'enfant n'ait pas l'obligation de rester en contact
01:20:32ou à tout le moins le faire uniquement dans un cadre de visite médiatisée c'est à dire en présence
01:20:37de tiers
01:20:37donc voilà sur les éléments principaux je ne dis pas que ce seront les seuls je dis que ce sont
01:20:42ceux sur lesquels
01:20:43nous avons pu dès ce matin échanger sous l'autorité du premier ministre avec le garde des sceaux avec le
01:20:48ministre de l'intérieur
01:20:49la ministre de la santé le ministre de l'éducation nationale et moi même pour garantir d'avancer
01:20:55et d'avancer vite en parallèle encore une fois de l'envoi au conseil d'état de l'intégralité de
01:21:00la proposition loi
01:21:02mais en tout cas le véhicule le plus rapide pour pouvoir avancer sur la question des violences sexuelles
01:21:07c'est le projet de loi protection de l'enfance élargie à la lutte contre les violences sexuelles commises à
01:21:13l'encontre des mineurs et des majeurs
01:21:14sachant que dans ce projet de loi vous le savez il y avait un certain nombre de mesures sur ces
01:21:17sujets
01:21:18singulièrement cette fameuse liste noire pour garantir que quelqu'un qui aurait été évincé du périscolaire
01:21:23ne puisse pas demain se retrouver dans le monde scolaire ou ne puisse pas demain se retrouver dans l'animation
01:21:27par exemple sportive
01:21:28puisqu'il n'y avait pas de correspondance entre ces différents fichiers et qu'on se retrouvait avec des personnes
01:21:33qui avaient été exclues pour des raisons impérieuses et des suspicions importantes
01:21:39et qui ensuite pouvaient se retrouver salariés d'autres structures parce qu'il n'y avait pas de communication
01:21:44donc il y avait déjà des éléments importants sur la question de la protection des mineurs
01:21:48et protection sur la question des violences sexuelles qui existaient dans ce projet de loi
01:21:52qui serait donc élargée. Et la présente me souffle une dernière question
01:21:56sur le versement des crédits du programme 137
01:21:59oui ça me permet évidemment de rassurer sur ce sujet là plusieurs choses
01:22:05vous le savez au niveau des crédits centraux
01:22:08nous essayons de fonctionner de manière systématiquement pluriannuelle
01:22:12pour garantir aux associations de la visibilité
01:22:15c'est le cas par exemple pour la FNSF pour le 39-19
01:22:18le planning familial, la Fédération nationale des CIDFF
01:22:21pour ne citer que quelques-unes des associations
01:22:24la Miqueldu-Ni ou autre
01:22:25donc ça évidemment ces crédits sont quelque part sanctuarisés
01:22:28sur plusieurs années en tout cas sur trois ans
01:22:31et on a en plus les crédits déconcentrés
01:22:34et les crédits déconcentrés vont l'être dans les jours qui viennent
01:22:37à l'ensemble des régions
01:22:38et ensuite instruits vous le savez
01:22:39en lien avec les préfets, les délégués régionaux
01:22:43et délégués régionales et départementales
01:22:45pour attribuer évidemment ces subventions
01:22:48qu'ils seront entre trois et six semaines
01:22:49on sait, on a un décalage aujourd'hui de trésorerie
01:22:52et parce que quand on adopte un budget en mars
01:22:54et qu'on ne l'adopte pas en décembre
01:22:56forcément on ne peut pas donner instruction au service
01:22:58de commencer à déléguer ces crédits
01:23:00tant que les crédits n'ont pas été définitivement validés
01:23:03quelle qu'en soit la forme, votée ou pas
01:23:05et donc on a besoin de pouvoir avoir cette enveloppe
01:23:08définitivement attribuée
01:23:10pour encore une fois pouvoir la verser
01:23:13que ce soit pour les crédits centraux
01:23:15ou pour les crédits déconcentrés
01:23:16mais ce sera entre trois et six semaines
01:23:18à compter d'aujourd'hui
01:23:24Sur les centres régionaux de psychotrauma
01:23:26notamment sur l'égide de Caroline Ingrand
01:23:28qui a énormément travaillé sur ces questions-là
01:23:30et qui a été très précurseur à Nancy
01:23:33même que certains d'entre vous ont déjà visité
01:23:35et la connaissent
01:23:36en tout cas je sais que Sandrine Jossot la connaît très bien
01:23:39l'objectif c'est évidemment de continuer à déployer
01:23:42ces centres de psychotrauma
01:23:43singulièrement sur la question des violences sexuelles
01:23:46évidemment l'objectif c'est de le faire en complémentarité
01:23:48aussi avec les maisons de santé des femmes
01:23:50puisque ce sont des objets qui sont complémentaires
01:23:52les maisons de santé des femmes
01:23:53l'objectif c'est quoi ?
01:23:54C'est de permettre un parcours et un accompagnement global
01:23:57des femmes victimes de violences in situ
01:23:58puis qu'elles ont accès non seulement à des professionnels de santé
01:24:01des intervenants sociaux, des assistants sociaux
01:24:03mais aussi, et c'est important de le dire
01:24:05ce sont des centres de ressources
01:24:06pour l'ensemble des professionnels de santé
01:24:08d'un département
01:24:09et évidemment la question des centres de psychotrauma
01:24:12mais je pourrais vous revenir avec les chiffres précis
01:24:13si vous le souhaitez
01:24:14sur l'évolution des centres de psychotrauma
01:24:16et la prise en charge nécessaire
01:24:18qui est portée
01:24:19mais on a revu Dr Ingrand il y a peu de temps
01:24:22et l'objectif c'est évidemment que cette pratique se diffuse
01:24:24et là on a un enjeu
01:24:25qui n'est pas uniquement sur les centres eux-mêmes de psychotrauma
01:24:28mais qui est un enjeu de formation
01:24:29des professionnels de santé
01:24:30et je crois que là-dessus
01:24:32on a, et en ministre de la Santé
01:24:33on est totalement conscients
01:24:34des améliorations, disons, importantes
01:24:37qui pourraient encore être réalisées
01:24:39sur la détection, le repérage
01:24:41la prise en charge
01:24:42et l'accompagnement
01:24:42des femmes et des enfants d'ailleurs
01:24:45victimes de violences
01:24:46singulièrement sur les violences sexuelles
01:24:51sur la question des moyens
01:24:53et du budget
01:24:54écoutez, nous avons rendez-vous pour tout
01:24:55vous dire demain à Bercy
01:24:57pour discuter du budget
01:24:59qui sera celui de mon ministère
01:25:01évidemment
01:25:01et vous savez bien évidemment
01:25:03que le budget de l'État
01:25:05consacrer à la lutte contre les violences
01:25:07faites aux femmes
01:25:07ne se résume pas à mon ministère seul
01:25:09et au fameux P137
01:25:11que chacune et chacun connaît ici
01:25:12et je ne doute pas d'ailleurs
01:25:13des initiatives parlementaires nombreuses
01:25:15qui seront portées pour renforcer
01:25:18les crédits de ce programme
01:25:20parce que c'est évidemment
01:25:21extrêmement partagé
01:25:23quand vous additionnez ce qui est fait
01:25:24entre à la fois le fameux P137
01:25:27et la lutte contre les violences
01:25:30faites aux femmes
01:25:31protection des femmes
01:25:32récidive, amélioration de la santé des femmes
01:25:34EGAPRO, culture de l'égalité
01:25:36on est aujourd'hui à 2 milliards
01:25:38sans compter l'engagement
01:25:39qui est fait à l'international
01:25:40où je rappelle que la France
01:25:41est le premier pays au monde
01:25:43contributeur en soutien aux ONG
01:25:45là où beaucoup d'autres pays
01:25:46ont renoncé à toute politique
01:25:48de soutien à l'égard des ONG
01:25:52qui accompagnent les femmes
01:25:53victimes de violences
01:25:54ou la santé des femmes
01:25:55à travers le monde
01:25:56où là on est à près de 500 millions d'euros
01:25:58qui sont dédiés à l'international
01:26:00à cette question-là
01:26:01le premier ministre a eu l'occasion
01:26:02même de l'écrire dans son courrier
01:26:03en disant qu'à minima
01:26:05tout cela serait sanctuarisé
01:26:06voire même encore mieux fléché
01:26:07et piloté sur la lutte
01:26:09contre les violences faites aux femmes
01:26:10je crois que quand il y a un écrit
01:26:11le premier ministre
01:26:12on peut, il me semble en tout cas
01:26:14dans notre pays, y croire
01:26:15et donc on aura ces discussions budgétaires demain
01:26:18et de toute façon après
01:26:19les parlementaires seront évidemment
01:26:21associés par principe
01:26:22à l'ensemble des discussions budgétaires
01:26:24que nous aurons dans les semaines
01:26:26et dans les mois qui viennent
01:26:27je vous remercie
01:26:28merci madame la ministre
01:26:30pour vos réponses précises
01:26:32j'aimerais simplement souligner
01:26:34qu'on a bien entendu
01:26:36l'élargissement finalement
01:26:38du texte de la protection de l'enfance
01:26:40vous dire que
01:26:41le caractère transpartisan
01:26:43de nos travaux
01:26:45prévaut toujours
01:26:46dans notre délégation
01:26:48droits des femmes
01:26:49et qu'on est très attaché
01:26:50à la proposition
01:26:51de loi
01:26:52pour laquelle nous
01:26:54nous sommes
01:26:56collectivement engagés
01:26:57particulièrement hier
01:26:58et que nous serons très attentifs
01:27:00à l'avis finalement
01:27:01du Conseil d'Etat
01:27:02qui sera très déterminant
01:27:03à la fois peut-être
01:27:04pour fixer les choses
01:27:06qui sont de l'ordre
01:27:07du législatif
01:27:08ou du réglementaire
01:27:09et que nous souhaitons
01:27:11nous renouvelons
01:27:11notre demande
01:27:13que celui-ci soit peut-être
01:27:15inscrit
01:27:15dans la session extraordinaire
01:27:17du mois de septembre
01:27:19chers collègues
01:27:20je vous demande
01:27:20un peu d'attention
01:27:21pour vous proposer
01:27:22un petit save the debt
01:27:24comme d'habitude
01:27:25et donc je rappelle
01:27:26le vendredi 26 juin
01:27:28nous sommes à Pontoise
01:27:30où nous allons
01:27:32regarder effectivement
01:27:33la rencontre
01:27:34des professionnels
01:27:35sur l'audience
01:27:36conjointe civile pénale
01:27:38et deux intentions
01:27:39que nous avions actées
01:27:40en bureau
01:27:41d'ici la fin de la session
01:27:43nous sommes en attente
01:27:45de date
01:27:45avec le ministre
01:27:46Jean-Noël Barraud
01:27:47cher Guillaume
01:27:49pour faire le point
01:27:51en plénière
01:27:52sur notre stratégie
01:27:52de la diplomatie féministe
01:27:54et donc la date
01:27:55vous sera communiquée
01:27:56dès que possible
01:27:56et également
01:27:57le contact
01:27:58avec le ministre
01:28:00Édouard Geffray
01:28:01pour faire un bilan
01:28:03sur la mise en oeuvre
01:28:04de cette première année
01:28:05de Evars
01:28:05puisque à chaque fois
01:28:07que nous traitons
01:28:08des questions
01:28:09d'inégalité
01:28:10la réponse est souvent
01:28:11dans la culture
01:28:13de l'égalité
01:28:14et la formation
01:28:15donc nous voulons
01:28:16avoir un bilan
01:28:18très précis
01:28:18de ce développement
01:28:21d'Evars
01:28:21voilà je vous remercie
01:28:24madame la ministre
01:28:25très précis
01:28:26très précis
01:28:26très précis
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