- il y a 2 jours
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés.
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00:00:01Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau de Polyjustice. 24 heures en France, votre nouveau
00:00:06rendez-vous d'information en direct tous les jours de 13 à 15 heures sur l'antenne de CNews.
00:00:09Quand les faits divers deviennent des faits de société, évidemment ça se passe ici sur notre
00:00:13antenne. C'est parti pour le sommaire du jour avec, vous vous en doutez, une nouvelle édition spéciale
00:00:18de 24 heures en France autour du chaos dans notre pays. Nous allons poser la question qui dérange.
00:00:24Et si la haine de la France était un des moteurs de cette violence ? Si une partie de ceux
00:00:29qui
00:00:29cassent, qui frappent, qui blessent nos policiers, est émue par cette haine car désormais certaines
00:00:35personnalités françaises n'hésitent pas à dire qu'elles n'aiment pas la France et ça
00:00:38paraît assez aberrant. Un seul exemple. Hier, Rokhaya Diallo, sur un plateau télé, le disait
00:00:43clairement, bien non, je n'aime pas la France, provoquant la consternation. Vous l'entendrez
00:00:48et nous y reviendrons dans le débat. Autre sujet qui n'est pas traité dans les médias,
00:00:52le rôle de la religion musulmane. On entend de plus en plus une expression « Bismillah,
00:00:56c'est les ténèbres », « Bismillah » signifiant en arabe « au nom de Dieu ». Alors,
00:00:59que vient de faire ce slogan au milieu ? Là encore, nous allons en parler, tout comme
00:01:03du rôle de l'immigration dans les violences. Vous le voyez, on va donc faire tomber plusieurs
00:01:07tabous cet après-midi. Le diable qui se cache toujours dans les détails, avec six camions
00:01:12de police autour de la chocolaterie trogneuse, c'est la famille de Brigitte Macron. C'est
00:01:18peut-être un détail, mais c'est aussi un symbole. La preuve de Nicolas Dupont-Aignan à la France
00:01:24Insoumise, de nombreux messages s'émeuvent d'avoir vu samedi six camions de police autour
00:01:29de cette boutique trogneuse à Amiens. Six camions, alors que partout en France, alors
00:01:34qu'il n'y avait pas assez de policiers pour protéger des commerçants anonymes qui, eux,
00:01:37se sont fait piller. Le syndicat Allianz demande même des explications et le préfet vient
00:01:42d'en donner. Donc, vous entendrez tout cela. Et si, en France, on appliquait la méthode
00:01:47dure, la méthode italienne par exemple ? Depuis plusieurs jours, vous le savez, Milan est également
00:01:52confronté à des émeutes et Giorgia Meloni a annoncé le déploiement de 500 militaires
00:01:57dans la ville afin d'apporter leur soutien à la police. Ces soldats qui resteront en place
00:02:02jusqu'à la fin de l'année, d'ailleurs. Alors, faut-il envoyer l'armée en France samedi ? Vous
00:02:06êtes nombreux à l'évoquer dans vos messages. Personne n'écoute pour l'instant. Nous allons
00:02:10vous répondre et tenter de comprendre si c'est possible, tout simplement. Tout de suite, il est 13h,
00:02:14passé de quelques secondes. On retrouve Somaïa Labidi pour le journal. Bonjour.
00:02:21Bonjour Nelly. Bonjour Nelly et bonjour à tous. En tournée dans les pays du Golfe, Emmanuel Macron
00:02:25est revenu sur le chaos du week-end dernier. Le chef de l'État demande la transparence sur
00:02:31les violences, la casse et les pillages. Le président dénonce des scènes inacceptables
00:02:36qui ne doivent pas recommencer ce samedi. Une situation qui, toutefois, ne requiert pas
00:02:40l'état d'urgence, dit-il. À la une également, Gérald Darmanin en déplacement à Marseille.
00:02:46Le garde des Sceaux est revenu sur les dégradations inacceptables du week-end. Le ministre de la
00:02:50Justice prône la fermeté à l'encontre des casseurs. Parle d'un taux de poursuite extrêmement
00:02:55important. Tous les dépôts des tribunaux sont pleins et fait état. De nombreuses comparutions
00:03:00immédiates en cours, dont 174 incarcérations en France depuis samedi. Pendant ce temps, le ministre
00:03:07de la ville justifie sa circulaire pour que les revenus issus de la revente des produits volés
00:03:12soient déduits des aides sociales. L'idée, c'est de dire on arrête de verser des aides à des gens
00:03:17qui ont des revenus illicites et frauduleux et a fortiori les casseurs qui ont saccagé notre beau
00:03:22pays ce week-end, a déclaré ce matin Vincent Jambres. L'actualité, c'est aussi cette ours contre la
00:03:28montre dans le nord de la France. Des recherches sont toujours en cours pour retrouver le deuxième
00:03:33membre d'équipage après le crash d'un avion de chasse Mirage 2000 hier soir, près de Nancy. Des
00:03:38recherches dans des conditions météo difficiles. C'est ce qu'indique ce matin Yves Segui préfet de
00:03:42Morte-et-Moselle. Un accident au cours d'un vol d'entraînement et qui a fait au moins un mort
00:03:47selon l'armée de l'air et de l'espace. Et puis on termine avec le réchauffement diplomatique entre
00:03:52Washington et Moscou qui se poursuit. Steve Woodcock, émissaire de Donald Trump, dit avoir apporté à Vladimir Poutine
00:03:59des idées pour un accord de paix en Ukraine. Déclaration en amont de sa rencontre avec le
00:04:03chef du Kremlin prévu à Saint-Pétersbourg. Et après, une détente entre les deux pays amorcée
00:04:08grâce à un accord sur la livraison de pétrole russe qui a fait bondir toute la communauté internationale.
00:04:16Merci à vous. Et bien sûr, de nouvelles infos en votre compagnie à 14h. Restez avec nous dans un instant.
00:04:21On va vous expliquer pourquoi la haine de la France, celle qui est proférée par des personnalités
00:04:27publics, finit par infuser auprès des autres. Et cette haine débridée qui s'exprime, au fond,
00:04:32elle est peut-être systémique chez certains. Voilà de quoi nous allons traiter entre autres sujets.
00:04:37On parlera aussi de ces commerçants qui ont été pillés, qui ont tout perdu, mais qui ont tenté
00:04:41de s'interposer jusqu'au bout pour sauver coûte que coûte ce qu'ils avaient mis toute une vie
00:04:45à construire. A tout de suite dans Polyjustice 24h en France.
00:04:52De retour dans Polyjustice 24h en France. Merci à tous de nous suivre de plus en plus
00:04:57nombre. Nouvelle édition, évidemment, autour du chaos dans notre pays. Avec aujourd'hui
00:05:01cette question qui dérange et qu'on va se poser sans embâge. Et si la haine de la France
00:05:05était un des moteurs de cette violence qu'on observe ? Si une partie de ceux qui cassent,
00:05:10qui frappent, qui blessent nos policiers est émue tout simplement par cette haine viscérale ?
00:05:15Désormais aussi, certaines personnalités françaises n'hésitent pas à dire qu'elles
00:05:19n'aiment pas la France, elles n'aiment pas leur pays. Ça paraît aberrant. Un seul
00:05:23exemple, hier, Rocaya Diallo, qui sur un plateau télé l'a dit, bien non, je n'aime
00:05:28pas la France, ça a provoqué un peu de consternation, il faut le dire, sur le plateau.
00:05:32Je vous propose de regarder ça.
00:05:34Je pense que c'est important de faire l'expérience à Polyjustice.
00:05:37Mais vous aimez la France ?
00:05:37Pas telle qu'elle est aujourd'hui, non.
00:05:39Ah bah voilà, merci.
00:05:40Mais j'espère qu'elle ira mieux.
00:05:42Ah, vous n'aimez pas la France ?
00:05:43Telle qu'elle est aujourd'hui, non. Patriarcale, non.
00:05:47Bon, vous voyez, c'est très court, mais bon, elle le réitère avec des mots.
00:05:52Florence Traut, Maître Rau, vous êtes avocat pénaliste.
00:05:55Vous voyez la consternation, la sidération même que ça provoque.
00:05:58Et elle le dit, c'est le cri du cœur en fait. On a l'impression qu'elle n'hésite
00:06:01même pas à le dire.
00:06:02Ah non, elle n'hésite pas. Non, ça c'est sûr, elle le revendique même presque.
00:06:06Ce qui est dommage, c'est qu'il y a des jeunes qui ne savent pas trop où ils vont
00:06:09et qui entendent ça et qui peuvent s'approprier cette idée, cette mouvance.
00:06:15Ils ne savent pas pourquoi, mais ils peuvent aller dessus.
00:06:17Alors, on a quand même envie de lui poser une question.
00:06:19Mais madame, si vous n'êtes pas bien ici, pourquoi vous y restez ?
00:06:22Moi, je ne reste pas dans un endroit que je déteste.
00:06:24Marie-Lyne Barénès, vous êtes experte judiciaire, docteure en psychologie.
00:06:29Vous êtes aussi spécialiste du traumatisme.
00:06:31La question, c'est pourquoi, en effet, ces gens qui n'aiment pas la France, ils restent ?
00:06:35Qu'est-ce qu'ils cherchent à faire ?
00:06:37Est-ce qu'ils ont tellement un message politique imprégné en eux
00:06:41qu'il faut qu'ils le fassent passer coûte que coûte,
00:06:43quitte à être mécontents et malheureux, comme ils le disent ?
00:06:46Je crois qu'il y a de plus en plus de propos insensés.
00:06:49Il n'y a plus de sens.
00:06:51Donc, on dit « j'aime pas la France »,
00:06:53mais je crois que les gens ne savent même pas ce que veut dire « aimer » et « ne
00:06:56pas aimer ».
00:06:57Donc, en fait, il y a de plus en plus de jeunes qui, on le voit dans des manifestations,
00:07:03ont des drapeaux avec des revendications politiques
00:07:08alors qu'ils sont là pour autre chose,
00:07:12avec des foulards palestiniens.
00:07:16En fait, il y a une confusion totale.
00:07:21Alors, pas dans le pays, mais pour cette jeunesse.
00:07:24Et le problème, c'est que ça va être un long travail,
00:07:28mais il va falloir du courage et de la confiance
00:07:31aux gens qui sont là et qui sont prêts à se battre,
00:07:35se battre pour des générales de Gaulle
00:07:37qui ont fait de la France quelque chose quand elle était perdue.
00:07:43Donc, on doit absolument aujourd'hui redonner de la confiance à cette jeunesse.
00:07:49Et ça, ça va être un travail de fond et difficile,
00:07:52mais il faut avoir ce courage-là.
00:07:53Et il y en a un qui a voulu adresser un message précisément
00:07:56à tous ceux qui n'aiment pas la France et qui le disent comme ça.
00:07:59C'est Amine El Khatmi du Printemps Républicain.
00:08:02Eh bien, si vous n'aimez pas la France,
00:08:05allez-vous-en, cassez-vous.
00:08:08Et pourquoi j'en veux, moi, à ces gamins ?
00:08:10C'est que le comportement d'un groupe de racailles décérébrées
00:08:13qui est là, et je le répète, à enchaîner,
00:08:15« Wallah, nique ta mère, nique la France »,
00:08:17il jette aussi l'opprobre sur tous ceux qui se comportent bien,
00:08:20qui sont issus des mêmes milieux que nous,
00:08:22des mêmes origines que nous, de la même religion que nous,
00:08:25qui travaillent, qui sont sérieux,
00:08:26qui transmettent des valeurs à leurs enfants.
00:08:28Et sur eux, le soupçon sera jeté.
00:08:30Sur eux, de mauvais regards seront posés demain
00:08:33parce qu'ils seront amalgamés
00:08:34avec une minorité de voyous et de racailles.
00:08:37Donc, moi, je dis à tous ceux qui ont envie de s'en sortir,
00:08:40il y a une place pour vous dans la communauté nationale,
00:08:42mais à tous ceux qui détestent ce pays,
00:08:44qui a tout donné à leurs parents,
00:08:46qui leur a tout donné à eux-mêmes,
00:08:48qui nous a accueillis dans de très bonnes conditions,
00:08:51scolaires, médicales, sociales,
00:08:53qui a offert tout ce qu'on pouvait attendre d'un pays développé,
00:08:56si vous n'aimez pas la France,
00:08:58rien ne vous retient d'y rester.
00:08:59Parce que moi, je ne veux pas vivre dans un pays
00:09:01où, moi, je suis victime de discrimination et de racisme,
00:09:04alors que je suis patriote
00:09:06et que je défends intrinsèquement
00:09:07du plus profond de mes tripes, la France,
00:09:09parce qu'une racaille n'aime pas la France
00:09:11et n'aime pas y vivre.
00:09:12Eh bien, si tu n'aimes pas la France, va-t'en.
00:09:16Sabrina, ce qu'il dit, en somme,
00:09:17c'est que, de toute façon, c'est contre-productif
00:09:19et c'est stigmatisant pour les autres.
00:09:20Et c'est ces autres-là qui vont peut-être finir aussi
00:09:22par se réveiller et s'élever contre ça.
00:09:25Et il a raison, parce qu'il parle des milieux sociaux,
00:09:26c'est-à-dire des jeunes qui viennent de banlieues.
00:09:28Il parle du côté racial de ces jeunes issus de l'immigration
00:09:32qui vont maintenant apporter cette responsabilité
00:09:35qu'il y a peut-être un amalgame
00:09:37qui sera fait sur d'autres citoyens français.
00:09:41Et c'est intolérable.
00:09:43Et il a raison de le dire.
00:09:44On n'a pas beaucoup entendu encore cette voix
00:09:46et elle commence à se faire entendre
00:09:47parce qu'il va y avoir une conséquence assez dramatique
00:09:51suite à ces émeutes
00:09:53pour toute une catégorie de Français.
00:09:55Et il faut vraiment le souligner.
00:09:57Et moi, je pense beaucoup à eux.
00:09:58Je pense aussi à la nouvelle génération,
00:10:00à ces enfants métisses,
00:10:02je sais de quoi je parle,
00:10:03qui vont devoir porter cette lourde responsabilité.
00:10:07Et ils n'ont pas envie de choisir.
00:10:08Ils n'en ont aucune, eux, de responsabilité.
00:10:10Bien sûr.
00:10:11Ça va faire un amalgame qui est désastreux.
00:10:14Amoribucot est avec nous également.
00:10:15C'est vrai que maintenant,
00:10:17certaines voix, là je repense à Rocaïa Diallo,
00:10:20disent au grand jour ce qu'elles ont sur le cœur.
00:10:22Parfois, c'était un peu caché, masqué.
00:10:24Mais alors là, elle a parlé du tac au tac.
00:10:27C'est sorti tout seul.
00:10:28Je crois qu'il y a deux détestations de la France
00:10:30qui sont très différentes et qu'on a vu dans ces émeutes.
00:10:32Vous avez l'ultra-gauche qui déteste la France
00:10:34pour des raisons politiques.
00:10:36Et vous avez une fracture identitaire.
00:10:38Et là, c'est plutôt chez les enfants de l'immigration
00:10:40où il y en a qui détestent la France.
00:10:42Mais pour des raisons, je ne vais pas dire tellement politiques,
00:10:45pour des raisons d'identité.
00:10:47Et donc, c'est très différent.
00:10:48Je pense que ces deux catégories, en revanche,
00:10:50se rejoignent effectivement dans une détestation commune de la France
00:10:53par contagion de l'État et par contagion encore de la police.
00:10:57Ce qui fait que parfois, quand elles se retrouvent entre elles,
00:10:58comme c'était ce week-end, c'est un véritable chaos.
00:11:01Alors, il y a un autre sujet qui n'est pas très traité par les médias.
00:11:04C'est le rôle de la religion musulmane.
00:11:07On entend de plus en plus cette expression
00:11:08qui a été reprise comme une ancienne
00:11:10et qui est devenue un peu le slogan de la mobilisation.
00:11:13Bismillah, c'est les ténèbres.
00:11:15Bismillah, je le rappelle, signifiant en arabe au nom de Dieu.
00:11:18On se demande quand même ce que tout cela vient faire au milieu.
00:11:21Là encore, on va en parler.
00:11:23Mais en tout cas, rapidement, cette phrase s'est imposée
00:11:26auprès des lycéens mobilisés.
00:11:28Ça a circulé sur tous les réseaux sociaux,
00:11:31que ce soit Snapchat, TikTok, Instagram et j'en passe.
00:11:34Mais maintenant, vous allez voir dans les cortèges,
00:11:36il y a certains musulmans qui sont furieux
00:11:38de voir Dieu arriver au milieu de tout ça
00:11:40et qui s'en prennent à ceux qui prétendent les défendre.
00:11:43Regardez, tout cela est complètement ubuesque.
00:11:45Regardez cette séquence.
00:11:47Il y a le nom d'Allah, il y a le nom d'Allah,
00:11:48il faut enlever ça tout de suite.
00:11:49Il y a le nom de Dieu.
00:11:51Il y a le nom de Dieu, il faut enlever ça tout de suite.
00:11:53Tu te trouves pas, t'as compris ou pas ?
00:11:55Ça, c'est le nom de Dieu.
00:11:56On ne joue pas avec l'islam.
00:11:57Il y a un manque de respect de mettre ma religion dans ce genre de trucs.
00:12:00Du coup, je vais juste te l'enlever
00:12:01ou sinon, tu t'enlèves le truc, c'est bon ?
00:12:03C'est bon, merci.
00:12:05Oh frère, attends, attends.
00:12:06Tu vois ici, le bout, là.
00:12:07Ça, il faut le déchirer.
00:12:08Attends, mec, mec.
00:12:08Ça, il faut le déchirer.
00:12:09Mais là, c'est les ténèbres, ce n'est pas un jeu.
00:12:11L'islam, ce n'est pas un jeu.
00:12:12Tu lâches.
00:12:12Lâches, lâches, lâches, lâches.
00:12:15Lâches.
00:12:16Je vais reprendre mot pour mot ce que vous venez de me dire.
00:12:19Maureen Bicot, c'est à la fois effrayant
00:12:21et réjouissant parce qu'ils se prennent la réalité en pleine face.
00:12:24Effrayant parce qu'on voit quelqu'un
00:12:25qui est en train de faire de la censure au nom de sa religion
00:12:27qui dit voilà, l'islam, vous pouvez pas...
00:12:29En fait, il vient faire des procès en blasphème
00:12:31et en même temps réjouissant parce qu'on se rend compte que
00:12:33excusez-moi pour le terme, mais ces manifestants gauchistes
00:12:36qui sont souvent fascinés par l'islam
00:12:38et qui prennent l'islam pour le nouveau prolétariat
00:12:40des pauvres petites personnes qui les victimisent
00:12:42se rendent compte qu'en fait, ils ont en face d'eux
00:12:45des gens parfois, j'allais dire, presque radicalisés.
00:12:47Enfin, je pense que là, on peut le dire
00:12:48qui ont une vision de leur religion extrêmement rigide
00:12:51et pas du tout ouverte comme ils l'espèreraient.
00:12:53Ça montre aussi qu'il n'y a plus du tout de notion de respect.
00:12:56Cette mobilisation, on voit que le respect,
00:12:58il est nulle part ni autour du sacré,
00:13:00ni autour de la France, ni autour du respect de la vie humaine,
00:13:04du commerçant, du travail d'autrui.
00:13:06En fait, tout est cassé.
00:13:08Il n'y a pas de sens, en fait.
00:13:09C'est ce que disait Marie-Hélène tout à l'heure.
00:13:10Il n'y a aucun sens à tout ça.
00:13:12Non, mais j'aimerais quand même qu'on revienne
00:13:13sur la séquence en question.
00:13:14Marie-Hélène Marénès, vous qui êtes docteure en psychologie,
00:13:17en fait, c'est le règne de la terreur.
00:13:19C'est-à-dire qu'il n'est pas là pour négocier et discuter
00:13:21et lui dire, écoute-moi, je me sens offensé dans ma religion
00:13:24ou je ne sais quoi.
00:13:25Il lui arrache le panneau et l'autre ne dit rien.
00:13:27En fait, c'est la loi du plus fort, encore une fois, qui s'exerce.
00:13:30Et c'est ça, en fait, la mobilisation aussi.
00:13:32On voit que c'est le plus fort qui est le dernier mot.
00:13:34Alors, on voit de la violence.
00:13:36On voit de la violence et on voit de l'ignardise.
00:13:40Et ça, c'est là-dessus qu'il va falloir se battre.
00:13:45Le problème, c'est que quand les jeunes mettent des panneaux,
00:13:48vous parlez de l'extrême-gauche et de leur fonction politique,
00:13:54mais il n'y a pas qu'une fonction politique dans l'extrême-gauche.
00:13:57Il y a aussi une fonction haineuse
00:14:04d'insinuer du mal pour faire du mal,
00:14:07de l'ignorance totale.
00:14:10Ce n'est pas vraiment le cas.
00:14:11Moi, ces panneaux, ce n'est pas ça.
00:14:12Je pense qu'ils sont contents de mettre Bismillah,
00:14:14parce que pour eux, il y a quand même le mot islamo-gauchisme,
00:14:16c'est quand même quelque chose qui existe.
00:14:18Je pense que pour eux, ils sont fascinés quand même par l'islam.
00:14:21Ils ont envie de tendre la main, je pense, à ce point politique.
00:14:24Dans une forme de culpabilité un peu cohérente.
00:14:27Et Bismillah, moi, je le vois un peu comme ça,
00:14:30avec d'autres expressions qui reviennent souvent aussi
00:14:32dans la bouche de certains militants de gauche.
00:14:34Donc, je pense qu'il y a une fascination pour l'islam,
00:14:35mais qu'en fait, en boomerang,
00:14:37ils se retrouvent face à des personnes extrêmement virulentes.
00:14:40pour moi, radicalisées.
00:14:43Moi, quand je vois ça...
00:14:44C'est juste qu'il ne veut pas d'instrumentalisation de sa religion.
00:14:49Je ne suis pas d'accord.
00:14:50On est en France, dans l'espace public,
00:14:51on fait ce qu'on veut.
00:14:52On a le droit d'utiliser un mot musulman.
00:14:53Il n'a pas arraché sa pancarte.
00:14:56Oui, mais son message à lui, en tout cas,
00:14:57c'est de ne pas laisser instrumentaliser sa religion.
00:15:00C'est ça.
00:15:01Moi, ça me fait penser à...
00:15:04Je suis désolée, ça me fait penser à Charlie Hebdo,
00:15:06à la liberté d'expression.
00:15:07Il y aurait marqué au nom de Dieu sur une pancarte,
00:15:09dans une manifestation,
00:15:10et il y aurait un catholique intégriste qui dirait
00:15:13« Vous n'avez pas le droit à écrire Dieu,
00:15:14vous m'arrachez ça tout de suite,
00:15:15c'est ça, c'est moi qui le fais. »
00:15:17Je suis désolée, ça serait scandaleux.
00:15:18Il y a quelque chose de répréhensible dans le propos
00:15:20et dans l'acte lui-même, quand même, Sabrina,
00:15:22il faut le dire.
00:15:23Mais alors, écoutez...
00:15:24Maître Rau.
00:15:24Oui, oui, mais si vous dites
00:15:27qu'ils sont fascinés par l'islam,
00:15:28moi, je ne pense pas ça
00:15:30et je pense qu'ils ne connaissent rien à l'islam.
00:15:32Ah, ça, c'est certain.
00:15:32Ah, mais c'est pour ça qu'ils sont fascinés.
00:15:34Mais oui, donc le problème n'est pas de dire
00:15:38« On est en république et en démocratie,
00:15:40moi, je suis fascinée par... »
00:15:42Et donc, si tu es fasciné,
00:15:43tu connais exactement le sujet qui te fascine.
00:15:46Et donc, quand on est religieux,
00:15:48quelle que soit la religion,
00:15:50quand on est fasciné,
00:15:51on ne met pas des pancartes en disant...
00:15:53Alors, je ne sais même pas ce que veut dire...
00:15:55Mais c'est là, c'est une expression d'être...
00:15:57Non, mais d'accord, le nom de Dieu.
00:15:58C'est aussi un chant pour les enfants.
00:16:00Mais oui, c'est ça.
00:16:00Il y a plein de choses.
00:16:01Ce n'est pas non plus quelque chose de sacré.
00:16:03Enfin, ça ne devrait pas.
00:16:03Eh bien, normalement, les religieux
00:16:05vont vous dire que le nom de Dieu est sacré.
00:16:07Bien sûr, oui.
00:16:08Oui, il ne faut pas de représenter dans la religion.
00:16:09Mais en France,
00:16:11ils sont fascinés par l'ignorance.
00:16:15De toute façon,
00:16:15ça me paraît plus basique que ça.
00:16:16C'est qu'en fait,
00:16:17ils veulent juste se faire bien voir.
00:16:18Donc, ils mettent des secondes.
00:16:19L'espérance, ça va leur plaire.
00:16:20Sauf que ça leur plaît pas.
00:16:21Encore une fois,
00:16:21on tourne toujours autour des mêmes propos.
00:16:24C'est-à-dire qu'ils ne connaissent rien, rien.
00:16:26Ils sont ignores.
00:16:27Ils sont idiots.
00:16:28Ils sont ignorants.
00:16:29Et surtout, ils ont vu ça sur TikTok.
00:16:30Mais ils voient ça sur TikTok.
00:16:32C'est formidable.
00:16:33Et ils le reproduisent.
00:16:34Et ils ne savent pas
00:16:35quel sens donner à tout ça.
00:16:36Un mot quand même.
00:16:37Puisqu'on parle de religion,
00:16:37je voulais vous dire
00:16:38qu'il y a eu un message du cardinal Aveline.
00:16:41Vous savez, c'est l'archevêque de Marseille.
00:16:43Et il révèle
00:16:44qu'en marche des manifestations du week-end,
00:16:46plusieurs églises ont été forcées.
00:16:48Et là encore, on se dit
00:16:49pourquoi ?
00:16:50Quel rapport ?
00:16:50Et surtout, pourquoi ?
00:16:51Personne n'en parle.
00:16:53Je vais vous lire une partie du message.
00:16:54Hier, dit-il,
00:16:55notre ville, comme bien d'autres en France,
00:16:56a été la proie de violences inacceptables.
00:16:59Des magasins pillés,
00:17:00des églises forcées.
00:17:01Avec toute l'église de Marseille,
00:17:03je souhaite exprimer mon soutien
00:17:04et ma solidarité
00:17:05aux personnes qui ont été blessées.
00:17:07Voilà.
00:17:08Il nous dit quand même, au passage,
00:17:10qu'il ne faut pas se laisser emporter,
00:17:12évidemment, par l'engrenage de la violence.
00:17:13Mais il le dit bien.
00:17:14Il y a des églises
00:17:15à qui on sent les prix.
00:17:17Ce n'est pas tout à fait nouveau.
00:17:17Amor et Bucro, ça devient récurrent.
00:17:19Non, mais ce n'est pas étonnant.
00:17:20Moi, je pense que ceux qui étaient dans la rue
00:17:22et qui ont fait toutes ces exactions,
00:17:23a priori, ce n'est pas des personnes
00:17:24qui respectent ce sacré-là.
00:17:26Ils ont d'autres sacrés.
00:17:27Ils ne respectent pas grand-chose.
00:17:29Non, mais ce que je veux dire,
00:17:30c'est que...
00:17:30Non, parce que ce sacré-là,
00:17:31c'est de la mécréance, en fait, pour eux.
00:17:33Oui, exactement.
00:17:33Voilà, je pense que ce n'est pas la population
00:17:35qu'on a vue venir voir le pape
00:17:36où tout s'est très bien passé.
00:17:37Évidemment, ce n'est pas du tout
00:17:38la même population.
00:17:39Donc, il n'y a pas de raison
00:17:40qu'ils respectent l'église catholique.
00:17:41Ils sont dans une autre dimension.
00:17:42J'allais dire parfois presque
00:17:43dans une autre forme de civilisation
00:17:45ou de civilité.
00:17:46Je ne sais pas comment on pourrait dire.
00:17:47Et donc, pour eux, une église...
00:17:48Je ne sais pas où on peut parler de civilité
00:17:49quand il n'y a de respect de rien.
00:17:51Voilà.
00:17:51Et ce n'est pas que de la religion
00:17:52qu'on n'a pas de respect.
00:17:53C'est d'aucune règle.
00:17:55Non, on ne respecte pas.
00:17:56C'est d'autrui.
00:17:58Absolument.
00:17:58Absolument.
00:17:59Et là, vous voyez,
00:18:00quand vous regardez un peu les tiktokeries,
00:18:02c'est effarant.
00:18:04Là, ils appellent à venir piquer
00:18:05au Louvre, par exemple,
00:18:07samedi prochain.
00:18:08Ils vont essayer de se servir
00:18:09là où ils n'ont pas pu aller jusqu'à présent.
00:18:11Voilà.
00:18:11Alors, ce qui serait intéressant
00:18:12pour les églises,
00:18:13ce serait quand même de savoir
00:18:13qui est rentré à dégrader les églises
00:18:15parce que je rappelle
00:18:15qu'il y avait deux types de populations.
00:18:17Non, on ne sait pas.
00:18:17On a juste la communication
00:18:18de Monseigneur...
00:18:18Ce que je veux dire,
00:18:19c'est est-ce que c'est des militants
00:18:20politisés anticléricaux
00:18:21de gauche radicale
00:18:22comme c'était le cas depuis très longtemps
00:18:24ou est-ce que c'est des jeunes de banlieue
00:18:25qui, à priori,
00:18:26ne sont pas catholiques
00:18:26et donc se disent
00:18:27pour moi, ce n'est pas du sacré
00:18:28voire on peut avoir une hostilité
00:18:30envers cette religion
00:18:30et donc se rentrer
00:18:31pour la détériorer.
00:18:33Enfin là, on est quand même
00:18:34loin des revendications étudiantes
00:18:35puisque au départ,
00:18:36c'était quand même
00:18:36les étudiants
00:18:37qui avaient des revendications
00:18:38à faire valoir.
00:18:39On ne les entend plus du tout.
00:18:40On va marquer une petite pause.
00:18:41On vous retrouvera bien sûr
00:18:42pour toutes les infos
00:18:43qu'on n'a pas aperçues ailleurs,
00:18:45des infos inédites
00:18:46en police justice
00:18:47à Mori Bucco.
00:18:48Ce sera votre journal.
00:18:49Et puis bien sûr,
00:18:50ce lien, ce tabou
00:18:51toujours ancestral en France
00:18:54lié à la religion
00:18:56et à l'immigration aussi.
00:18:58On a parlé de la religion,
00:18:59on pourrait parler
00:18:59du lien qui fait
00:19:00entre délinquance
00:19:01et immigration.
00:19:02Beaucoup le disaient
00:19:02du bout des lèvres.
00:19:03D'autres commencent
00:19:04à le voir de plein fouet.
00:19:06On entendra d'ailleurs
00:19:06Laurent Auberton
00:19:07qui a beaucoup écrit
00:19:08sur la question.
00:19:08A tout de suite.
00:19:13De retour avec vous
00:19:14police justice
00:19:1524h en France.
00:19:16C'est la suite
00:19:16avec un nouveau journal
00:19:19consacré à toutes ces infos
00:19:20que vous avez peut-être ratées
00:19:21qui sont passées
00:19:21sur les réseaux sociaux
00:19:22que d'autres n'ont pas traité.
00:19:23Et c'est avec vous,
00:19:24évidemment,
00:19:25Amori Bucco.
00:19:26On va commencer d'ailleurs
00:19:28avec cette information
00:19:30sur le pillage du Darty
00:19:31et de l'intersport
00:19:32de la Place de la République.
00:19:33C'était samedi soir,
00:19:34bien sûr,
00:19:35à Paris.
00:19:3624 pillards ont été pris
00:19:37la main dans le sac
00:19:38et aucun n'est en prison.
00:19:40Et oui,
00:19:40ça tranche avec,
00:19:41évidemment,
00:19:41les directives
00:19:42de fermeté
00:19:43de Gérald Darmanin.
00:19:45un samedi vers 20h30,
00:19:46les gendarmes mobiles
00:19:46bouclent deux magasins
00:19:48en plein pillage
00:19:48et interpellent
00:19:4924 de ces pilleurs présumés.
00:19:52Sur eux,
00:19:52plus de 150 objets volés,
00:19:55des enceintes,
00:19:55des écouteurs,
00:19:56des montres,
00:19:56des cartes Pokémon,
00:19:57des tickets gratis
00:19:58qui laissent à penser
00:19:58qu'ils étaient allés ailleurs.
00:20:00Et selon nos informations,
00:20:01sur les 24 interpellés,
00:20:0218 sont majeurs,
00:20:036 sont mineurs,
00:20:0517 sont déjà connus
00:20:06des services de police,
00:20:08l'un pour plus de 20 antécédents.
00:20:10C'est-à-dire qu'il avait déjà
00:20:11été interpellé à 20 reprises.
00:20:1317 sont des...
00:20:13Pardon, excusez-moi,
00:20:14je me répète.
00:20:157 sont étrangers,
00:20:16dont 5 sans titre de séjour.
00:20:18Tous ont nié les faits,
00:20:20on affirmait être là par hasard.
00:20:21Mais leur téléphone montre
00:20:23qu'ils étaient pourtant venus
00:20:23à Paris pour pied.
00:20:25L'un criait, par exemple,
00:20:26sur Snapchat,
00:20:27j'ai des courses à faire.
00:20:28Préjudice,
00:20:291,3 million d'euros
00:20:30pour les magasins.
00:20:31Et résultat,
00:20:32deux mineurs déférés,
00:20:3311 convocations,
00:20:34au tribunal,
00:20:35donc en vocation ultérieure.
00:20:36Et 11 classements sans suite,
00:20:38donc effectivement,
00:20:38tout le monde est dehors.
00:20:39Et toujours à Paris,
00:20:41dans la série Images choc,
00:20:42des images tournées
00:20:43de l'intérieur d'un supermarché
00:20:45en plein pillage.
00:20:46C'était au Carrefour Express
00:20:47du boulevard Richard-Lenoir,
00:20:48dans le 11e arrondissement.
00:20:50L'auteur de la vidéo,
00:20:51vous allez voir,
00:20:52film en immersion
00:20:53au milieu des pilleurs.
00:20:55Autour de lui,
00:20:56les rayons sont vidés
00:20:57méthodiquement,
00:20:58sans précipitation.
00:20:59En fait,
00:21:00le magasin est mis à sac
00:21:01en seulement quelques minutes.
00:21:02Des appels au pillage
00:21:04qui visent désormais
00:21:05les centres commerciaux.
00:21:07On va regarder des images
00:21:08qui ont été tournées
00:21:08mardi à Créteil.
00:21:09Mardi, vers 14h,
00:21:11le centre commercial Créteil-Soleil
00:21:13a été vidé
00:21:14après des appels
00:21:15sur les réseaux sociaux
00:21:16à un rassemblement
00:21:17de pilleurs à 16h.
00:21:18Sur les vidéos
00:21:19qu'on voit à l'écran,
00:21:20on voit des mouvements de foule,
00:21:21la panique
00:21:21et finalement,
00:21:22l'intervention de la police.
00:21:24Heureusement,
00:21:24finalement,
00:21:24aucun pillage n'a eu lieu.
00:21:26La préfecture de police
00:21:27dément toutefois
00:21:28avoir ordonné
00:21:28une évacuation des lieux.
00:21:30Et la veille,
00:21:31c'est le centre commercial
00:21:32Vélizy 2
00:21:33qui avait été visé
00:21:33par le même type d'appel.
00:21:35Face à ces pillages,
00:21:36les commerçants
00:21:38s'organisent
00:21:38comme ils le peuvent.
00:21:40Certains s'arment,
00:21:41d'autres ne quittent
00:21:42carrément plus leur boutique.
00:21:43Oui, à Saint-Etienne
00:21:44et on a aussi
00:21:44d'autres formes
00:21:45de...
00:21:45Vous allez voir,
00:21:46à Saint-Etienne
00:21:46où une centaine de commerces
00:21:48a été pillé samedi,
00:21:49une armurie du centre-ville
00:21:50a épuisé son stock
00:21:52de bombes lacrymogènes
00:21:55dès marty matin.
00:21:56Ses ventes sur son site
00:21:57ont doublé.
00:21:58Ce ne sont que des commerçants
00:22:00qui sont vraiment
00:22:01au bord de la crise de nerfs
00:22:02et qui viennent donc s'armer,
00:22:03explique un vendeur au progrès.
00:22:05Et à Paris,
00:22:05vous avez aussi
00:22:06des restaurateurs,
00:22:08c'est ce que rapporte
00:22:09le Parisien,
00:22:10qui ne sont pas rentrés
00:22:11chez eux depuis samedi.
00:22:12Ils dorment sur place
00:22:13et font des rondes
00:22:14toute la nuit
00:22:14devant leurs établissements
00:22:15pour ne pas
00:22:17que ça se reproduise.
00:22:18Et puis pour finir,
00:22:19la police qui fait
00:22:20appel à des témoins.
00:22:22Voici d'ailleurs
00:22:22la plateforme
00:22:23qui a été mise en place
00:22:24par la préfecture de police.
00:22:26Oui, toute personne
00:22:26ayant filmé des violences,
00:22:29des dégradations
00:22:29ou des pillages
00:22:30ces derniers jours
00:22:32peut se rendre
00:22:33sur une plateforme
00:22:35dédiée
00:22:35qui a été ouverte
00:22:36par la préfecture de police
00:22:37de Paris.
00:22:38L'objectif,
00:22:39c'est d'aider les enquêteurs
00:22:40à identifier et interpeller
00:22:41rapidement les auteurs.
00:22:42C'est aussi une manière
00:22:43de faire participer
00:22:44les citoyens
00:22:45et de transformer
00:22:46les milliers de vidéos
00:22:47tournées
00:22:47par les passants
00:22:48en éléments de preuve
00:22:50pour la justice.
00:22:51Merci et bien sûr
00:22:52vous allez nous redonner
00:22:53d'autres infos
00:22:54encore inédites.
00:22:55A 14h30,
00:22:56ce sera votre nouveau
00:22:57journal tour d'horizon
00:22:58des faits liés
00:23:00à ce chaos.
00:23:02Après,
00:23:02le tabou lié
00:23:03à l'amour de la France
00:23:04dont on a parlé,
00:23:05le tabou lié
00:23:06à la religion
00:23:06que nous avons évoqué
00:23:08dans la première demi-heure,
00:23:09le tabou du lien
00:23:10maintenant
00:23:11avec l'immigration.
00:23:13Ça aussi,
00:23:13on n'a pas le droit
00:23:14d'en parler
00:23:14et pourtant,
00:23:16certains,
00:23:16là encore,
00:23:17osent le dire
00:23:18maintenant
00:23:19à l'image
00:23:20du préfet
00:23:20des Alpes-Maritimes.
00:23:22Écoutez,
00:23:22c'est très court.
00:23:24Un tiers
00:23:24des interpellés
00:23:25sont des personnes
00:23:27étrangères
00:23:28et que quand vous êtes
00:23:30dans un pays
00:23:30qui a la chance
00:23:31de vous accueillir,
00:23:32vous en respectez
00:23:33les règles.
00:23:34Voilà,
00:23:34vous avez entendu
00:23:35la phrase fait mouche,
00:23:37maître Rau,
00:23:37pourquoi est-ce que
00:23:38c'est tabou ?
00:23:38Pourquoi il y a
00:23:39ce silence pesant,
00:23:40cette chape de plomb
00:23:41autour de cette notion ?
00:23:42Vous savez,
00:23:43ça fait déjà
00:23:43maintenant longtemps
00:23:44qu'il ne faut plus
00:23:45s'attaquer à ce problème,
00:23:46qu'il ne faut pas
00:23:47en parler.
00:23:48Il y a eu,
00:23:48rappelez-vous,
00:23:49il y a quelque temps,
00:23:50tous ces immigrés
00:23:51qui étaient à Paris
00:23:51avant les JO
00:23:52qu'on a exfiltrés
00:23:55tranquillement
00:23:56pour ne pas faire
00:23:57de vagues.
00:23:58Et puis,
00:23:59tout ce problème
00:24:00des mineurs
00:24:01non accompagnés
00:24:01qui coûtent une fortune
00:24:03à la France
00:24:04et qui envahissent
00:24:05les aiseux
00:24:05et pour lesquels
00:24:07il ne faut jamais
00:24:07rien dire non plus.
00:24:08Donc,
00:24:09non,
00:24:09on ne peut pas,
00:24:10ils sont étrangers
00:24:10donc forcément
00:24:11on ne peut pas en parler.
00:24:12Oui,
00:24:12puis il y a toujours
00:24:13la question
00:24:13des statistiques ethniques,
00:24:14c'est quelque chose
00:24:15de très réglementé
00:24:16quand même
00:24:17dans notre pays.
00:24:18J'allais dire,
00:24:18certains sont étrangers
00:24:20en effet
00:24:20et certains même
00:24:21sous OQTF
00:24:22et pourtant
00:24:23dans les condamnations,
00:24:24eh bien,
00:24:25il n'y a pas
00:24:25d'avancée là-dessus.
00:24:27Je donne un exemple,
00:24:27Marseille,
00:24:28hier,
00:24:29comparution immédiate
00:24:30d'un ressortissant
00:24:31algérien,
00:24:32il a 21 ans,
00:24:33il est sous OQTF
00:24:34et lui,
00:24:35il a été pris
00:24:37la main dans le sac
00:24:38avec une valise
00:24:39encore dotée
00:24:39d'un antivol
00:24:40dans laquelle se trouvent
00:24:4138 articles
00:24:42volés au monoprix
00:24:43du coin.
00:24:44Il passe donc
00:24:45en comparution immédiate,
00:24:47le procureur
00:24:48demande
00:24:49un an
00:24:50de prison ferme
00:24:50avec mandat de dépôt
00:24:51et interdiction
00:24:52définitive du territoire.
00:24:55Résultat,
00:24:55six mois de prison
00:24:56avec sursis
00:24:57pour recel
00:24:57et pas un mot,
00:24:59pas de mention
00:24:59sur une interdiction
00:25:00du territoire
00:25:01alors que cet homme
00:25:02algérien,
00:25:03étranger,
00:25:03était sous OQTF.
00:25:04Vous savez pourquoi ?
00:25:04Parce qu'on n'arrivera pas
00:25:05à leur envoyer du territoire.
00:25:07Sans doute.
00:25:07Mais vous voyez
00:25:08que la décision de justice
00:25:09en tout cas
00:25:10compte.
00:25:11Bien sûr.
00:25:11Et même si elle ne va pas
00:25:12au bout administrativement,
00:25:14c'est important
00:25:15qu'elle soit notifiée
00:25:16tout de même
00:25:16cette décision de justice.
00:25:17Écoutez aussi
00:25:18ce qu'on disait
00:25:18sur notre antenne
00:25:19Laurent Oberton
00:25:20parce que lui,
00:25:21il a écrit
00:25:22foison de littérature
00:25:23à ce propos.
00:25:25Le lien,
00:25:25il est manifeste.
00:25:26Il suffit
00:25:27de dresser
00:25:28des statistiques
00:25:30sur les
00:25:31les profils
00:25:31des interpellés,
00:25:32les profils
00:25:33des condamnés.
00:25:35Moi,
00:25:35j'avais évalué
00:25:36à peu près
00:25:37au deux tiers
00:25:38des crimes et délits
00:25:39à l'époque,
00:25:39en 2013,
00:25:40la part
00:25:42d'individus
00:25:43issus d'immigration
00:25:44dans cette insécurité.
00:25:46Donc,
00:25:47elle est absolument
00:25:47considérable.
00:25:48Aujourd'hui,
00:25:48on parle souvent,
00:25:49on restreint
00:25:50cette analyse
00:25:51aux seuls étrangers
00:25:53qui sont évidemment
00:25:54qui n'ont pas
00:25:55la nationalité française.
00:25:56Et moi,
00:25:57j'étais allé plus loin
00:25:57en m'intéressant
00:25:58aux individus
00:25:59issus d'immigration.
00:26:00les Français
00:26:02nés de parents
00:26:03immigrés
00:26:04de plusieurs générations
00:26:06d'ailleurs
00:26:06et on arrivait
00:26:07à ce constat édifiant
00:26:09loin de mieux
00:26:10s'assimiler.
00:26:11Il y avait encore
00:26:12davantage de criminels
00:26:13qui étaient issus
00:26:14de l'immigration
00:26:15que simplement
00:26:15immigrés eux-mêmes,
00:26:17que les immigrés eux-mêmes.
00:26:18Donc,
00:26:18oui,
00:26:19ce constat,
00:26:19il est toujours
00:26:20absolument valable.
00:26:21S'y ajoute,
00:26:22c'est pas seulement,
00:26:23pas seulement des individus
00:26:25issus de l'immigration,
00:26:25on l'a très bien vu aussi,
00:26:26s'ajoute toute cette frange
00:26:28qui cherche
00:26:29à s'assimiler
00:26:30à cette culture
00:26:31de la violence,
00:26:31une frange autochtone,
00:26:33une frange souvent
00:26:34classée à l'ultra-gauche
00:26:35et il y a une forme
00:26:37de convergence,
00:26:39on ne peut pas parler
00:26:40de lutte,
00:26:40une convergence
00:26:41d'une volonté
00:26:42de l'anti-France.
00:26:44Marie-Lyne Baralès,
00:26:46ce qu'il nous dit
00:26:46en substance,
00:26:47c'est que l'assimilation
00:26:49pour certains
00:26:50n'a absolument pas fonctionné,
00:26:51voire même ça s'aggrave
00:26:53en fait,
00:26:53au fil des générations.
00:26:55Il y a quelque chose
00:26:56de l'ordre de...
00:26:56On parlait de transgénérationnel hier.
00:26:58Il y a quelque chose
00:26:59qui s'est instillé
00:27:00et qui se révèle
00:27:02encore plus au grand jour
00:27:03alors que vous êtes là
00:27:04depuis vos grands-parents,
00:27:06vos arrière-grands-parents
00:27:07parfois même maintenant.
00:27:08Oui,
00:27:09le transgénérationnel,
00:27:10c'est quelque chose
00:27:11qui passe de génération
00:27:13en génération
00:27:13mais à l'insu
00:27:15de la conscience.
00:27:17Ça veut dire que
00:27:18les enfants démigrés
00:27:23auraient compris
00:27:24que leurs parents
00:27:25étaient là
00:27:26mais pas heureux
00:27:27d'être là
00:27:28et cette génération-là
00:27:30transmet à la génération
00:27:32d'après
00:27:33que finalement,
00:27:34être dans ce pays
00:27:35c'est quelque chose
00:27:38où on ne nous prend
00:27:39pas en compte
00:27:40et la troisième génération
00:27:42c'est-à-dire celle d'aujourd'hui
00:27:43dit
00:27:43bah écoutez,
00:27:44c'est simple
00:27:45on va se venger.
00:27:47Mais j'ai envie de dire
00:27:49que concernant l'autorité
00:27:50c'est-à-dire restaurer l'autorité
00:27:52et en même temps
00:27:53la certitude de la sanction,
00:27:55je crois que ce qu'il faut comprendre
00:27:56c'est que l'autorité
00:27:57ne repose pas seulement
00:27:59sur la peur permanente.
00:28:01L'autorité,
00:28:02et je parle sous votre couvert,
00:28:03elle repose sur la certitude
00:28:05que les règles sont connues,
00:28:08légitimes
00:28:09et appliquées.
00:28:10Et donc c'est ça
00:28:11qui est important aujourd'hui.
00:28:13C'est ça qu'il faut absolument,
00:28:16ce n'est pas de se dire
00:28:17on va tout de suite faire des prisons,
00:28:19c'est bien sûr
00:28:20il faut en faire,
00:28:21etc.
00:28:21Ce n'est pas le sujet.
00:28:22Le sujet c'est
00:28:22qu'on doit dans ce pays,
00:28:24la jeunesse doit comprendre
00:28:25que la sanction
00:28:26va être appliquée,
00:28:28elle existe.
00:28:28C'est la certitude-là.
00:28:30Et ce n'est pas la peur,
00:28:31ce n'est pas sur la peur
00:28:32qu'on va construire.
00:28:33Bien sûr,
00:28:33mais bien sûr.
00:28:34Et le problème c'est que
00:28:35derrière les lois
00:28:36ne sont pas appliquées
00:28:37et que la répression
00:28:38n'est pas appliquée.
00:28:39Alors il ne s'agit pas
00:28:40d'être répressif à tout voir
00:28:41mais il y a quand même
00:28:42des images qui sont choquantes
00:28:43sur tout ce que j'ai vu
00:28:44mais que tout le monde
00:28:45avait vu sur les réseaux.
00:28:47C'est ces individus
00:28:48qui pillent
00:28:49et qui pillent tranquillement.
00:28:50Regardez dans le supermarché
00:28:51tout à l'heure,
00:28:52ils sont là,
00:28:53ils sont tranquilles
00:28:53parce qu'ils savent
00:28:54qu'il ne va rien leur arriver
00:28:55et que personne
00:28:55surtout va venir les autres.
00:28:58Bien sûr qu'il ricane
00:28:59et bien sûr qu'il nargue.
00:29:00Et ce n'est pas qu'il ricane,
00:29:01il nargue.
00:29:02Je ne veux pas dire
00:29:02que ses propos sont prophétiques
00:29:04mais enfin,
00:29:05quand même,
00:29:05écoutez,
00:29:06Donald Trump,
00:29:07depuis les Etats-Unis,
00:29:09il est d'accord
00:29:10et il revient
00:29:11au message
00:29:12qu'il avait transmis
00:29:13en son temps
00:29:14à Emmanuel Macron
00:29:15à ce sujet.
00:29:20Il y a des gens
00:29:21qui arrivent dans des pays
00:29:22dont ils n'aiment pas la culture.
00:29:23Quelqu'un l'a très bien dit,
00:29:24je l'ai très bien dit moi-même.
00:29:26Il n'aime pas les bâtiments,
00:29:27il n'aime pas l'art,
00:29:28il n'aime rien de ce pays
00:29:29et il n'aime pas ses habitants.
00:29:34Ils n'ont aucune raison
00:29:35de ne pas agir
00:29:36comme ils l'ont fait en France.
00:29:37Je l'ai dit au président Macron
00:29:39qui est un ami,
00:29:39je le connais depuis le tout début.
00:29:41Je l'ai rencontré
00:29:42juste après ma première élection
00:29:43et il m'a plu.
00:29:44Il me plaît toujours.
00:29:45Mais je lui ai dit,
00:29:47si vous ne résolvez pas
00:29:48le problème de l'immigration,
00:29:49il ne restera plus rien
00:29:50de votre pays.
00:29:51S'ils ne mettent pas
00:29:51un terme à tout cela
00:29:52et ne renvoient pas
00:29:53ces personnes,
00:29:54je ne parle pas seulement
00:29:55d'arrêter les arrivées.
00:29:56Il faut faire partir les gens,
00:29:57les virer purement
00:29:58et simplement.
00:29:59Alors,
00:29:59il ne restera plus rien.
00:30:03Il le dit sans détour.
00:30:04Et il dit,
00:30:05alors lui,
00:30:06il va loin.
00:30:06En fait,
00:30:06il prône la remigration
00:30:07dans ce qu'on entend
00:30:08à Moribuco
00:30:09et puis je sombrerai votre avis.
00:30:11Oui,
00:30:11mais c'est ce qu'il dit.
00:30:13Mais le problème,
00:30:15c'est comme on parle
00:30:15de personnes
00:30:16qui sont français
00:30:17de troisième génération,
00:30:18c'est-à-dire
00:30:19que c'est leurs grands-parents
00:30:20qui ont immigré,
00:30:20ne peuvent pas renvoyer les gens.
00:30:21Mais lui,
00:30:22il voit ça avec son regard
00:30:23d'américain
00:30:23jusqu'au boutiste.
00:30:24Franchement,
00:30:25je trouve que parfois
00:30:25Donald Trump
00:30:26dit des choses
00:30:26sur la France
00:30:27tellement caricaturale.
00:30:28Là,
00:30:28il a dit récemment
00:30:30que c'était carrément
00:30:30des islamistes
00:30:31qui étaient dans la rue,
00:30:32etc.
00:30:32Je trouve ça dommage
00:30:33parce que je pense
00:30:34que la droite
00:30:34a un regard plus subtil
00:30:36sur la chose.
00:30:37Ça desserre la cause.
00:30:37Ça desserre presque la cause
00:30:39parce que ça devient
00:30:39n'importe quoi.
00:30:40Je veux dire...
00:30:41Mais après,
00:30:42il a raison évidemment
00:30:42sur le constat de l'immigration
00:30:43et il n'a pas effectivement
00:30:44le tabou qu'on a
00:30:45parce que l'immigration
00:30:46aux Etats-Unis
00:30:46n'a rien à voir
00:30:47avec ce qu'elle a en fait.
00:30:48Surtout,
00:30:48il dit,
00:30:48le petit message distillé,
00:30:50c'est que j'avais parlé
00:30:50à Emmanuel Macron.
00:30:51En gros,
00:30:52il est resté sourd à tout ça.
00:30:53Marine Baranès.
00:30:54Moi,
00:30:55tout à l'heure,
00:30:56on parlait d'ignorance,
00:30:57d'ignardise.
00:30:58J'entendais des gens
00:31:00décérébrés.
00:31:01Et je crois qu'il faut refaire
00:31:02de l'éducation
00:31:03une priorité nationale
00:31:04parce que l'éducation,
00:31:06l'école,
00:31:07ce n'est pas seulement
00:31:08transmettre de la connaissance.
00:31:09L'école,
00:31:10ça doit apprendre
00:31:11à vivre ensemble.
00:31:13On doit apprendre
00:31:14à faire des efforts,
00:31:15à respecter autrui,
00:31:17à devenir libre
00:31:18par le savoir.
00:31:19C'est ça,
00:31:20l'école.
00:31:22Oui,
00:31:22mais c'est à la base.
00:31:23je sais,
00:31:23mais tous les consensivismes
00:31:25et sur l'éducation civile,
00:31:27etc.,
00:31:27ça a été un fort total.
00:31:27Il va bien falloir
00:31:28commencer par un bout.
00:31:29Mais quel est le rapport
00:31:29avec ce que dit Donald Trump ?
00:31:31Le rapport,
00:31:31c'est qu'en fait,
00:31:33les émigrés aux Etats-Unis
00:31:35sont des gens
00:31:36qui respectent leur pays.
00:31:37C'est vrai qu'il y a
00:31:37une culture du drapeau.
00:31:39Oui,
00:31:39mais la culture du drapeau,
00:31:41c'est la culture du respect.
00:31:43C'est la culture de dire
00:31:44« J'ai ma carte
00:31:45qui me permet
00:31:46de rester dans ce pays. »
00:31:47c'est que les grands discours
00:31:48que vous faites,
00:31:48on les fait depuis 40 ans
00:31:49et ça ne marche pas.
00:31:50Ah,
00:31:51parce qu'il ne s'agit pas
00:31:51de faire de discours.
00:31:52Moi,
00:31:52je ne fais aucun discours.
00:31:53Je vais vous dire
00:31:53à quoi ça tient,
00:31:54en fait.
00:31:54Je connais bien les Etats-Unis
00:31:55pour y avoir vécu
00:31:56de longues années.
00:31:57C'est parce que les Etats-Unis
00:31:58ont assumé depuis très longtemps
00:31:59de pratiquer ce qu'on appelle
00:32:00une immigration choisie
00:32:01et que ce mot,
00:32:02en France,
00:32:03est resté tabou
00:32:03très, très longtemps.
00:32:05C'est clair.
00:32:05Non,
00:32:05mais vous êtes d'accord ?
00:32:06Tout à fait.
00:32:07Il ne faut surtout pas
00:32:08évoquer ce sujet.
00:32:10Il ne faut surtout pas
00:32:10le dire.
00:32:11C'est plus que tabou.
00:32:13C'est interdit.
00:32:13C'est inhumain même.
00:32:14C'est presque.
00:32:15C'est presque inhumain.
00:32:16Voilà, absolument.
00:32:17Mais en France,
00:32:18on a accueilli
00:32:19des émigrés de partout.
00:32:20On a accueilli
00:32:21des gens du Maghreb,
00:32:23des Portugais,
00:32:24des Espagnols.
00:32:25Tout à fait.
00:32:26Mais là,
00:32:27on a accueilli tout le monde.
00:32:28On ne maîtrise plus rien.
00:32:29On ne va pas faire
00:32:30le débat de l'immigration
00:32:31parce qu'après,
00:32:31on peut se demander
00:32:32à quel moment ça va basculer
00:32:33entre immigration de travail
00:32:34qui en effet a été choisi
00:32:35en ce moment.
00:32:36Et puis après,
00:32:37immigration de regroupement familial.
00:32:38Mais c'est un autre débat.
00:32:39J'aimerais qu'on revienne
00:32:40quand même aux préoccupations
00:32:40des gens sur le terrain.
00:32:41Une semaine
00:32:42ou presque après
00:32:44la nuit du 17 octobre,
00:32:45Lyon et Nantes,
00:32:46entre autres villes,
00:32:47redoutent la suite.
00:32:49Samedi prochain,
00:32:50à Lyon,
00:32:50il y a un rendez-vous
00:32:50qui a déjà été donné.
00:32:5113h30,
00:32:52Place Bellecourt,
00:32:53la même où tout avait commencé.
00:32:54Donc vous voyez,
00:32:54ils veulent rééditer.
00:32:56Ils se disent
00:32:56pourquoi pas continuer.
00:32:58On rappelle quand même
00:32:59que 200 magasins
00:32:59ont été attaqués
00:33:00ou pillés.
00:33:01l'office du tourisme incendié.
00:33:04Ça a été très impressionnant.
00:33:05Et 160 personnes
00:33:06placées en garde à vue.
00:33:07Et depuis,
00:33:08l'hypercentre Vissou
00:33:09couvre-feu de 21h à 6h.
00:33:11À Nantes,
00:33:11le préfet a pris
00:33:12un arrêté anti-pillage,
00:33:14anti-casse.
00:33:15Et malgré cela,
00:33:16vous allez voir,
00:33:16les habitants restent
00:33:17très inquiets.
00:33:1824h en France,
00:33:19vous donne la parole.
00:33:21Direction Nantes,
00:33:22pour commencer.
00:33:23Je pense qu'il y a une partie
00:33:24de gens qui sont un peu dégoûtés,
00:33:26je pense,
00:33:26de ce qui s'est passé.
00:33:27Après,
00:33:28oui,
00:33:29il y aura du monde,
00:33:29certainement,
00:33:31j'espère pas autant
00:33:32de dégâts toujours.
00:33:34Autant de manifestants,
00:33:35oui,
00:33:35parce que je pense
00:33:37que les manifestations,
00:33:38elles ont du sens.
00:33:40C'est pas déconnant,
00:33:41mais là,
00:33:42en fait,
00:33:42on n'a rien retenu
00:33:43de ce qui s'est passé
00:33:44au niveau des manifestations.
00:33:46On est tous tendus,
00:33:47on est tous inquiets.
00:33:48Voilà,
00:33:50on a l'impression
00:33:50d'être seul au monde,
00:33:52donc c'est vrai
00:33:52que c'est inquiétant.
00:33:53On s'attend à la même chose
00:33:55que samedi dernier,
00:33:56donc on va voir
00:33:57comment on va réagir,
00:33:58mais c'est sûr
00:33:58qu'on a un système compliqué.
00:34:01Étant donné que celle
00:34:02de samedi qui est passée,
00:34:04elle était quand même
00:34:04assez violente,
00:34:06j'ai un peu peur
00:34:07qu'elle soit tout aussi violente,
00:34:08mais j'espère que non,
00:34:09parce que c'est pas non plus
00:34:11la manière dont on veut
00:34:13faire monter nos revendications.
00:34:17Bruno Bartocchetti
00:34:17est avec nous
00:34:18pour le syndicat
00:34:19Unité SGP Police
00:34:20pour la zone sud.
00:34:21Bonjour Bruno.
00:34:22Qu'est-ce qu'on peut leur dire
00:34:23à ces gens,
00:34:24à ces commerçants
00:34:25qui pour certains ont tout perdu
00:34:26et qui pour d'autres
00:34:27redoutent la suite
00:34:29pour les rassurer
00:34:30et tout simplement,
00:34:31j'ai envie de dire,
00:34:32est-ce qu'il y a de quoi
00:34:32les rassurer
00:34:33sur le dispositif
00:34:35qui va être mis en place ?
00:34:38Oui, bonjour.
00:34:39De quoi les rassurer ?
00:34:40On va mettre tout en œuvre
00:34:42encore une fois
00:34:43samedi prochain
00:34:44pour pouvoir justement
00:34:44y intervenir,
00:34:45mais ce qui compte,
00:34:46c'est que nous-mêmes,
00:34:47nous soyons rassurés
00:34:48dans notre travail,
00:34:49c'est qu'on nous donne
00:34:50la possibilité
00:34:51d'intervenir immédiatement
00:34:52à l'endroit
00:34:54des fauteurs de troubles,
00:34:55pas forcément
00:34:56des manifestations
00:34:57qui sont déclarées,
00:34:58mais dès qu'il y aura
00:34:59des regroupements,
00:35:00il faudra qu'on intervienne
00:35:01rapidement.
00:35:02Pour les rassurer,
00:35:03lorsqu'on interpellera
00:35:04et lorsqu'il y aura
00:35:04une garde à vue
00:35:05mineure ou majeure,
00:35:06il faudra que la procédure
00:35:07suive d'une manière précise
00:35:10et surtout avec
00:35:11des sanctions immédiates.
00:35:13Et tout ceci
00:35:14va collaborer
00:35:15à rassurer
00:35:16ces commerçants.
00:35:17Ce n'est pas normal
00:35:18aujourd'hui
00:35:18qu'on ne puisse pas intervenir
00:35:20comme ça a été le cas
00:35:22le week-end dernier.
00:35:23J'ajouterais également
00:35:24que mes collègues
00:35:25ont besoin d'être rassurés.
00:35:26Pourquoi ?
00:35:27Parce qu'ils sont fatigués,
00:35:28c'est des dizaines de jours
00:35:29sans repos,
00:35:30en travaillant 12 heures
00:35:31ou 15 heures par jour.
00:35:32Donc samedi prochain,
00:35:33il va y avoir un rapport
00:35:33de policiers,
00:35:34de CRS et de gendarmes
00:35:35sur leurs jours de repos
00:35:37encore une fois.
00:35:37Et là,
00:35:38il va falloir leur donner
00:35:39la possibilité
00:35:40d'intervenir immédiatement.
00:35:41C'est à nous
00:35:42à encercler
00:35:44les troubles
00:35:45faites,
00:35:45pour ne pas dire
00:35:46ces tueurs
00:35:46qu'on a sous les yeux
00:35:47et ce n'est pas à eux
00:35:48à nous encercler.
00:35:49Donc déjà,
00:35:49nous qu'on puisse travailler
00:35:50et là,
00:35:51vous verrez que la population
00:35:52sera rassurée.
00:35:53Regardez,
00:35:54un autre échantillon
00:35:5424h en France
00:35:55qui part cette fois
00:35:56donner la parole
00:35:57direction Lyon.
00:36:01Samedi dernier,
00:36:02nous nous sommes sentis
00:36:03complètement abandonnés.
00:36:05On s'est sentis seuls.
00:36:06On a eu l'impression
00:36:07qu'on était livrés
00:36:09à nous-mêmes
00:36:09face à tous ces saccages.
00:36:11Là, aujourd'hui,
00:36:12entre commerçants,
00:36:13on se pose tous la question
00:36:14qu'est-ce qu'il faut
00:36:15qu'on fasse.
00:36:16On doit faire vivre
00:36:17nos commerces,
00:36:18on doit faire vivre
00:36:19nos entreprises,
00:36:19on a besoin de clients
00:36:20et aujourd'hui,
00:36:21on est dans un contexte
00:36:22d'insécurité la plus totale
00:36:23et malheureusement,
00:36:25les gens ont peur
00:36:26de venir en ville.
00:36:27Il n'y a pas de raison
00:36:28qu'ils ne reviennent pas
00:36:28parce que de toute façon,
00:36:29ils sont tranquilles
00:36:30pour faire leur marché.
00:36:31Donc, on peut tout imaginer
00:36:33puisque c'est le supermarché
00:36:35à ciel ouvert
00:36:35et si ça recommence,
00:36:37je crains qu'il y ait
00:36:39des débordements,
00:36:40qu'un jour,
00:36:41un commerçant se défende
00:36:43un peu plus
00:36:44que jusqu'à maintenant
00:36:45et j'espère
00:36:47qu'on n'en arrivera pas là.
00:36:49Bon, Bruno Bartocetti,
00:36:50vous avez entendu
00:36:51le désarroi
00:36:52et la crainte.
00:36:54Vous parliez
00:36:55de renforcer le dispositif.
00:36:57On a entendu 80 000 hommes.
00:36:58Est-ce qu'on arrive
00:36:58à les trouver ?
00:36:59Est-ce qu'on sait déjà
00:36:59comment ils seront déployés
00:37:00pour éviter,
00:37:01parce que vous avez entendu
00:37:02ces commerçants,
00:37:03qu'on se retrouve
00:37:04avec des gens
00:37:04qui nous disent
00:37:05le lendemain,
00:37:06j'ai tenu la baraque
00:37:07tout seul jusqu'à 3 heures
00:37:08du matin
00:37:08et je n'ai rien vu venir ?
00:37:11Voilà, notre volonté,
00:37:12bien évidemment,
00:37:13c'est d'être présent
00:37:13sur tous les points
00:37:14au même moment.
00:37:15Comme vous le dites,
00:37:1680 000 hommes
00:37:17vont se retrouver
00:37:18dans tous les axes
00:37:20compliqués
00:37:21de la capitale,
00:37:23même d'ailleurs.
00:37:24C'est sûr
00:37:24que ça va demander
00:37:26un engagement
00:37:28important de policiers.
00:37:29J'insiste
00:37:30sur le fait
00:37:31qu'il va falloir
00:37:32avoir plus de mobilité.
00:37:34Vous savez que ces groupes
00:37:35se déplacent
00:37:35avec les réseaux sociaux,
00:37:36donc il va falloir
00:37:36qu'on soit
00:37:37beaucoup plus mobile,
00:37:38qu'on soit aussi présent
00:37:39pour sécuriser
00:37:40les commerces.
00:37:41vous avez plusieurs schémas
00:37:43aussi à appréhender.
00:37:45Vous avez l'ultra-gauche
00:37:46qui s'en prend
00:37:49aux préfectures,
00:37:50aux mairies
00:37:50et puis vous avez
00:37:51ces pilleurs,
00:37:53ces casseurs,
00:37:53ces tueurs
00:37:54qui eux cherchent
00:37:55à casser du flic
00:37:56et à casser
00:37:57les magasins
00:37:57pour piller.
00:37:58Donc il va falloir
00:37:58qu'on soit beaucoup
00:37:59plus mobile.
00:37:59Il va falloir aussi
00:38:00qu'il y ait une logistique
00:38:01pour que les procédures
00:38:02puissent se suivre
00:38:03parce que je vous rappelle
00:38:04quand même,
00:38:04il y a les enquêteurs
00:38:05qui doivent après
00:38:06amener les gardes à vue
00:38:07pour qu'elles soient
00:38:07bien tenues
00:38:08jusqu'au magistrat.
00:38:10Donc effectivement,
00:38:11on va renforcer
00:38:12les effectifs
00:38:13le week-end prochain
00:38:14et les week-ends d'après.
00:38:16Il va falloir réfléchir
00:38:17surtout sur les mois à venir.
00:38:19Est-ce que c'est normal
00:38:20qu'on nous demande
00:38:21de travailler en permanence
00:38:227 jours sur 7,
00:38:2312 heures par jour ?
00:38:24Non, il va falloir
00:38:25qu'on soit beaucoup
00:38:25plus structurés
00:38:26et c'est ce qu'on demande
00:38:27depuis très longtemps,
00:38:29très longtemps
00:38:29mais pas au ministre
00:38:30de l'Intérieur,
00:38:31à notre gouvernement,
00:38:31au chef de l'État,
00:38:32de faire comprendre
00:38:33une bonne chose pour toutes
00:38:34que l'autorité
00:38:35ne doit pas être
00:38:36un sujet tabou.
00:38:37Lorsqu'on intervient,
00:38:38ce n'est pas pour empêcher
00:38:39les lycéens de manifester.
00:38:40Lorsqu'on intervient,
00:38:41c'est justement pour écarter
00:38:43ces voleurs,
00:38:44ces pilleurs,
00:38:44ces tueurs.
00:38:45Il va falloir que ça suive
00:38:46à tous les niveaux de l'État.
00:38:47Il faut maintenant
00:38:48vraiment...
00:38:48On était à genoux
00:38:49samedi dernier.
00:38:50J'espère qu'on va être
00:38:51au début samedi prochain.
00:38:52Restez avec nous
00:38:53parce que vous allez voir,
00:38:54il y a vraiment matière
00:38:55à vous faire commenter
00:38:56aujourd'hui.
00:38:56Un mot peut-être
00:38:57de précision
00:38:58sur le dispositif,
00:38:58ma chère Sabrina ?
00:38:59Oui, le ministère de l'Intérieur,
00:39:00le ministre Laurent Nunez
00:39:02a parlé de ces nouvelles mesures
00:39:04qu'il va appliquer
00:39:05de sécurité le 24 octobre.
00:39:06Il dit qu'il y aura
00:39:07une interdiction
00:39:08des manifestations
00:39:09non déclarées
00:39:10et porteuses de troubles
00:39:11à l'ordre public.
00:39:12D'une part.
00:39:13D'autre part,
00:39:14il compte déployer
00:39:15la force sentinelle,
00:39:16c'est-à-dire que ce sont
00:39:16des militaires
00:39:17qui viendront participer
00:39:19à la sécurisation des rues
00:39:20et puis renforcer les moyens.
00:39:22On l'a beaucoup critiqué
00:39:22là-dessus, évidemment.
00:39:24Il dit donc qu'il faut
00:39:25renforcer le volume d'effectifs.
00:39:27Il rajoutera le GIGN,
00:39:29la BRI,
00:39:30le RAID,
00:39:31des hélicoptères.
00:39:31Il parle de ces fameux
00:39:32blindés de la gendarmerie,
00:39:33les centaures
00:39:34qui sont spécialisées
00:39:35dans le maintien de l'ordre
00:39:37et puis également
00:39:38les engins lanceurs d'eau
00:39:39qui étaient eux déjà présents
00:39:41sur le terrain
00:39:42samedi dernier.
00:39:43Pas moins de six camions
00:39:44de police.
00:39:45On parlait des dispositifs
00:39:46et de la difficulté
00:39:47de sécuriser les lieux.
00:39:48Pas moins de six camions
00:39:49autour de la chocolaterie
00:39:50trogneux.
00:39:51On le sait maintenant.
00:39:52Elle appartient à la famille
00:39:52de Brigitte Macron.
00:39:54C'est peut-être un détail
00:39:54mais c'est surtout un symbole.
00:39:56Nicolas Aignan,
00:39:57la France Insoumise,
00:39:58tous ont publié
00:40:00des messages.
00:40:01C'est émouvant
00:40:01de la présence
00:40:03de ces nombreux camions
00:40:04qui vraiment bloquaient,
00:40:06encerclaient le trottoir.
00:40:07Et même le syndicat Allianz
00:40:09demande des explications
00:40:10au préfet.
00:40:10Il en a donné.
00:40:13On va commencer peut-être
00:40:14avec Nicolas Dupont-Aignan.
00:40:16Jusqu'où iront-ils,
00:40:17dit-il,
00:40:18six fourgons de police
00:40:19présents pour protéger
00:40:20la boutique ?
00:40:21Tous les autres commerçants
00:40:21de France, eux,
00:40:22ont été abandonnés.
00:40:23Ce mépris et ces privilèges
00:40:24à notre temps,
00:40:25ce qui est vrai,
00:40:25sont insupportables
00:40:26en lettres capitales.
00:40:29Vous le voyez.
00:40:30Regardez aussi cette vidéo
00:40:31faite par la tête de liste
00:40:32LFI
00:40:33au municipal.
00:40:36Un samedi après-midi,
00:40:37tu peux faire du shopping,
00:40:38tu peux aller acheter
00:40:39de la vaisselle,
00:40:40des vêtements.
00:40:40Par contre,
00:40:41dans la France à Macron,
00:40:43l'argent public,
00:40:44il est utilisé
00:40:45pour défendre
00:40:45une entreprise privée,
00:40:46l'entreprise de Brigitte.
00:40:50Et puis,
00:40:51il y a ceux qui ironisent
00:40:52en passant devant la boutique
00:40:53qui nous disent en substance
00:40:54« ça va,
00:40:54les macarons seront bien protégés ».
00:40:58Les macarons sont bien protégés.
00:41:00Les macarons...
00:41:01Ah bah là...
00:41:07Les macarons sont bien protégés.
00:41:18protégés.
00:41:18Il n'y aura pas de macarons.
00:41:23Protégeons les macarons.
00:41:25Et puis,
00:41:26le canard enchaîné
00:41:27sur une publication Twitter
00:41:28assure que cette compagnie de CRS
00:41:30qu'on a aperçue
00:41:31a été spécialement dépêchée
00:41:32pour monter la garde
00:41:33devant les boutiques
00:41:34à la fois du frère
00:41:35de Brigitte Macron
00:41:36à Amiens,
00:41:37mais aussi au Touquet.
00:41:38Et alors,
00:41:39le syndicat de police Alliance,
00:41:40je vous le disais,
00:41:41s'emmêle.
00:41:42Regardez cette affiche
00:41:43« Monsieur Macron,
00:41:43la République n'est pas
00:41:44votre propriété privée ».
00:41:47Alors,
00:41:47réaction de la préfecture
00:41:50de la Somme
00:41:51ce matin.
00:41:53Selon la préfecture,
00:41:54plusieurs centaines
00:41:54d'individus hostiles
00:41:55avaient tenté
00:41:58pendant près de trois heures
00:41:59de forcer
00:41:59les barrages mis en place.
00:42:00Le préfet de la Somme
00:42:01dément l'allégation
00:42:02selon laquelle
00:42:02les effectifs
00:42:03auraient été dédiés
00:42:04à la protection
00:42:05du magasin
00:42:06trogneux.
00:42:07Voilà,
00:42:07ça fait beaucoup
00:42:08et ça fait un peu
00:42:09de désordre quand même
00:42:10à Moribucco.
00:42:11et on va bien sûr
00:42:11faire réagir
00:42:12Bruno Bartogici
00:42:13pour comprendre
00:42:13comment on arrive là
00:42:14et que disent les hommes.
00:42:15Il y a quand même
00:42:16un élément de contexte
00:42:16qu'il faut prendre en compte,
00:42:17c'est que pendant le mouvement
00:42:19des Gilets jaunes,
00:42:20la boutique trogneux
00:42:21notamment à Amiens,
00:42:22on avait fait très vite
00:42:23le lien entre trogneux
00:42:24et Brigitte Macron
00:42:25et donc elle avait été visée
00:42:26à plusieurs reprises.
00:42:27Donc c'était un lieu
00:42:28jugé,
00:42:28j'imagine sensible.
00:42:30On savait qu'à priori
00:42:31il y avait eu la casse.
00:42:32Le problème,
00:42:32ce que n'avait pas anticipé
00:42:33le gouvernement,
00:42:34c'est qu'il y aurait
00:42:35ce magasin
00:42:36serait ciblé
00:42:36mais comme tous les autres
00:42:37et donc on a ce déséquilibre
00:42:39absurde
00:42:40avec effectivement
00:42:41des fourgons de CRS
00:42:42qui protègent un magasin
00:42:43quand d'autres
00:42:43sont en train de se faire piller
00:42:44mais ce n'est pas
00:42:44le seul problème par exemple.
00:42:46Il y a aussi
00:42:46des renforts de gendarmerie
00:42:48qui ont été envoyés
00:42:49à la lanterne.
00:42:50Vous savez,
00:42:50c'est la résidence secondaire
00:42:51d'Emmanuel Macron
00:42:52pendant le week-end.
00:42:52Oui, bon ça c'est pour
00:42:52la protection du chef de l'État.
00:42:55Non, mais je ne vous dis pas
00:42:55le contraire.
00:42:56Ce que je veux dire
00:42:56c'est qu'on a disposé
00:42:59des policiers à certains endroits
00:43:00qu'on a jugés sensibles
00:43:06Il y a quand même
00:43:06juste un peu l'impression
00:43:07que les forces de l'ordre
00:43:08sont privatisées là.
00:43:09Il ne faut quand même
00:43:09pas exagérer.
00:43:10C'est comme ça
00:43:11que l'on prie d'ailleurs
00:43:12les forces de l'ordre.
00:43:13Il y en a d'autres derrière.
00:43:17il y en avait d'autres
00:43:18si ça parle.
00:43:19Bruno Bartochetti,
00:43:20vous qui êtes policier
00:43:21est-ce que vous êtes en phase
00:43:22avec vos collègues d'Alliance
00:43:23et vous dites
00:43:23ça suffit en fait
00:43:24la France des privilèges.
00:43:26En effet,
00:43:26c'est un privilège
00:43:27qui a été accordé
00:43:28là où d'autres
00:43:29ont tout perdu
00:43:30et ça prend encore plus
00:43:32lourd de sens
00:43:33et ça énerve encore plus
00:43:34au sortir de cette séquence.
00:43:37Mais complètement.
00:43:38De toute façon,
00:43:39nous tenons le même discours.
00:43:40À partir du moment
00:43:41où ça devient indécent
00:43:42et décalé,
00:43:43on ne peut pas cautionner.
00:43:44Donc effectivement,
00:43:45l'unité n'a pas attendu
00:43:46après Alliance
00:43:47pour s'exprimer dans ce sens
00:43:49comme nous l'avions fait
00:43:50lorsqu'il s'est exprimé
00:43:50en disant qu'on devait avoir
00:43:51de l'empathie pour les lycéens.
00:43:53Nous avons de l'empathie
00:43:54pour les lycéens
00:43:54dans la mesure où
00:43:55les lycéens,
00:43:55ce sont nos enfants.
00:43:57Là où on doit s'exprimer,
00:43:58c'est à l'endroit
00:43:58de toute la population,
00:43:59de tous les commerces
00:44:00et d'une manière
00:44:01tout à fait équitable,
00:44:02tout à fait respectueuse
00:44:03de l'endroit
00:44:03de toute la population
00:44:04qui a besoin de nous.
00:44:05Et lorsqu'il y a
00:44:06un décalage
00:44:07et lorsqu'il y a quelque chose
00:44:08qui n'est pas du tout équilibré,
00:44:10vous comprenez bien
00:44:10qu'on ne peut pas cautionner
00:44:11et accepter ce qui se passe.
00:44:13Aujourd'hui,
00:44:14on est sur le terrain,
00:44:15on répond aux ordres.
00:44:16Après tout,
00:44:16c'est vers eux
00:44:17qu'on doit se tourner.
00:44:18Les policiers sur le terrain
00:44:19n'ont pas le choix
00:44:20que d'obéir.
00:44:21Et c'est sûr que
00:44:22quand on a
00:44:23un nombre incalculable
00:44:25de policiers
00:44:26pour sécuriser un commerce
00:44:28quel qu'il soit
00:44:28par rapport à un autre,
00:44:29eh bien on dénonce,
00:44:31on trouve ça scandaleux
00:44:31et on ne peut pas cautionner
00:44:33bien sûr
00:44:34qu'il y ait un lien
00:44:35de parenté ou pas
00:44:35avec le chef de l'État.
00:44:37C'est quelque chose
00:44:37de tout à fait intolérable.
00:44:39Merci.
00:44:40Restez avec nous
00:44:41puisqu'on parle de détails
00:44:41et du couple Macron.
00:44:42Vous savez,
00:44:43cette information
00:44:43qui a largement circulé
00:44:45sur la présence
00:44:45du couple au concert
00:44:47de Céline Dion
00:44:48à la veille d'un chaos
00:44:49qui était déjà
00:44:51la chronique
00:44:52d'une journée catastrophique
00:44:53annoncée
00:44:54et d'un mouvement social
00:44:55qu'on avait quand même
00:44:55un petit peu anticipé
00:44:57comme puissant et violent.
00:44:58Eh bien,
00:44:58ils sont allés
00:45:00les Macron
00:45:01au concert
00:45:02de Céline Dion
00:45:03et la lettre confidentielle
00:45:06L'Infiltré révèle
00:45:08que toute une série
00:45:08de ratages
00:45:09ont émaillé
00:45:11cette soirée.
00:45:12C'est Jules Torres
00:45:12qui est rédacte-chef
00:45:13à L'Infiltré
00:45:14qui le raconte.
00:45:15C'est un naufrage.
00:45:16Quand on a des Français
00:45:18qui vont sur les plateaux
00:45:19de télévision et de radio
00:45:20qui disent
00:45:20qu'ils sont découragés,
00:45:22qui disent que l'État
00:45:23les a abandonnés
00:45:24et qu'on voit
00:45:25un président de la République
00:45:26qui est complètement déconnecté,
00:45:28ce n'est pas complètement anecdotique.
00:45:30Et c'est pour l'anecdote,
00:45:31c'est qu'Emmanuel Macron,
00:45:32on l'a vu,
00:45:32était au concert de Céline Dion
00:45:34vendredi soir dernier.
00:45:35Ça a beaucoup tourné.
00:45:37Le problème,
00:45:38c'est qu'Emmanuel Macron
00:45:39d'abord est arrivé
00:45:40au moment où il y avait
00:45:40la musique
00:45:41dans un autre monde.
00:45:42donc c'est là aussi
00:45:43une sorte de mimétisme.
00:45:45Et puis surtout,
00:45:46d'abord il arrive en retard,
00:45:47ça on ne le sait pas,
00:45:48au concert de Céline Dion.
00:45:49Ça a mis Céline Dion
00:45:50et ses équipes en colère.
00:45:53Emmanuel Macron,
00:45:53au milieu du concert,
00:45:55sur une vidéo
00:45:55que vous avez sans doute vue
00:45:56de Paris Match,
00:45:57eh bien,
00:45:58parle à l'oreille,
00:45:59chuchote à l'oreille
00:46:00de Brigitte Macron
00:46:01et je ne sais pas
00:46:01si vous savez
00:46:02puisque nous avons obtenu
00:46:03l'information d'un témoin
00:46:04de la scène
00:46:05et lui a demandé
00:46:05qu'elle arrête de se dandiner
00:46:06et qu'elle arrête de danser,
00:46:07Brigitte Macron.
00:46:08Et puis ensuite,
00:46:09c'est le patriarcat peut-être,
00:46:12vous avez donc
00:46:13Emmanuel Macron
00:46:14et Brigitte Macron
00:46:15qui sont retournés en loge.
00:46:16Ils ne voulaient pas rentrer
00:46:17à l'Elysée ou à la Lanterne
00:46:18et donc ils ont attendu
00:46:20que Céline Dion
00:46:21les invite dans sa loge
00:46:22ce que Céline Dion a refusé.
00:46:23Elle les a et conduit.
00:46:24Voilà le bilan
00:46:26d'Emmanuel Macron
00:46:27vendredi soir
00:46:27à la veille
00:46:28de la France du chaos,
00:46:30des violences urbaines
00:46:31que nous avons vécues
00:46:32et ensuite,
00:46:33il y a eu cette allocution
00:46:33de dimanche soir
00:46:34que les Français
00:46:34ont particulièrement suivie
00:46:35puisqu'il y a eu
00:46:36beaucoup d'annonces.
00:46:37Au fond,
00:46:37il y a tout dans ce déroulé.
00:46:38Ça résume tout, Sabrina.
00:46:39Oui, et quelque chose d'autre
00:46:41qui résume tout.
00:46:42Il y a une heure,
00:46:42il a pris la parole,
00:46:43notre président de la République
00:46:44et quand on lui parle
00:46:45des violences du 17 octobre,
00:46:47il dit que ce sont
00:46:48des événements très sérieux
00:46:49qui n'ont pas donné lieu
00:46:50à des victimes.
00:46:52Alors, il a vite ajouté
00:46:52derrière à des morts.
00:46:54Mais parlons de victimes,
00:46:55tout de même,
00:46:56pas donner lieu à des victimes,
00:46:58que fait-il de tous
00:46:59ces policiers blessés,
00:47:00de ces manifestants blessés
00:47:01et de tous ces commerçants
00:47:03qui ont été pillés,
00:47:04qui sont désœuvrés aujourd'hui,
00:47:06qui sont abandonnés ?
00:47:08Comment peut-il dire
00:47:09qu'il n'y a pas eu de victimes ?
00:47:10Alors, si pour lui,
00:47:10des victimes,
00:47:11ce sont des morts,
00:47:12c'est tout de même
00:47:12le président de la France
00:47:13qui parle.
00:47:14C'est des commerçants
00:47:14qui sont ruinés maintenant,
00:47:15qui sont ruinés.
00:47:16Oui, Marilyn Baranès,
00:47:18le roi est nu,
00:47:19ça fait référence
00:47:20à un comte,
00:47:22l'empereur d'Andersen.
00:47:24Le roi est nu,
00:47:26il est retranché
00:47:26dans sa tour d'ivoire
00:47:27et il ne voit plus la réalité,
00:47:29il est déconnecté,
00:47:30en fait,
00:47:30de ce qui se passe.
00:47:31Ça, c'est...
00:47:32Le pouvoir isole,
00:47:33mais à ce point,
00:47:34c'est quand même saisissant.
00:47:37C'est sûr
00:47:38qu'à la limite,
00:47:40Brigitte aurait pu aller,
00:47:42Brigitte Macron aurait pu aller
00:47:43vendredi soir
00:47:45au concert de Céline Don,
00:47:46mais le président de la République,
00:47:47c'est quand même inquiétant.
00:47:50Je trouve que c'est inquiétant.
00:47:52L'inquiétude, d'ailleurs,
00:47:53on l'entend quand il dit,
00:47:54il fait ce petit lapsus,
00:47:56il dit,
00:47:57il n'y a pas eu de victimes,
00:47:58virgule,
00:47:58enfin, de mort.
00:48:00Et effectivement,
00:48:01aujourd'hui,
00:48:03il a l'air complètement,
00:48:05je ne sais pas,
00:48:06déconnecté.
00:48:07Il est dépassé
00:48:08ou il s'en fout ?
00:48:09Alors ça,
00:48:09je ne pense pas
00:48:11qu'un président de la République
00:48:12se foute de son pays.
00:48:15Ça,
00:48:15je n'y crois pas.
00:48:16Mais je pense
00:48:18qu'il est dépassé
00:48:19et qu'aujourd'hui,
00:48:20on est dans un tel climat
00:48:21de violence
00:48:22qu'on en arrive naturellement
00:48:24à penser,
00:48:25et même le président de la République,
00:48:26qu'on doit s'inquiéter
00:48:28s'il y a des morts.
00:48:29Et en fait,
00:48:30ça nous montre
00:48:32quelque chose
00:48:33de très grave
00:48:34qui est qu'on est tellement
00:48:35habitués à la violence
00:48:37qu'aujourd'hui,
00:48:38on ne réagit que
00:48:39s'il y a des morts.
00:48:40Ça manque un manque
00:48:41d'empathie.
00:48:42Et d'ailleurs,
00:48:43on a prévu
00:48:43qu'il est le président.
00:48:44On privilégie l'atteinte
00:48:45aux personnes
00:48:46et l'atteinte aux biens,
00:48:47en fait,
00:48:47on s'en fout.
00:48:48Parce que sur le terrain,
00:48:50ça s'est traduit
00:48:50par les pillages
00:48:51qui ont été
00:48:53totalement impunis.
00:48:54Oui,
00:48:54moi,
00:48:54je ne suis pas d'accord
00:48:54avec vous,
00:48:55en fait.
00:48:55Je pense qu'il s'en fout
00:48:56parce que sinon,
00:48:56il ne serait pas allé
00:48:57dans la loge
00:48:57en espérant qu'elles viennent.
00:48:58Il n'aurait pas perdu de temps
00:48:59et il serait dit
00:49:00« Allez, on rentre,
00:49:01j'ai peut-être des choses
00:49:01à gérer un peu plus importantes
00:49:03pour le sort de la France. »
00:49:04C'était mon petit billet
00:49:05d'humeur à moi.
00:49:06Il est 14h,
00:49:07le JT de Sommayel Abidi.
00:49:12Vous en parliez à l'instant
00:49:14avec vos invités en plateau.
00:49:15En tournée dans les pays du Golfe,
00:49:17Emmanuel Macron est revenu
00:49:18sur le chaos du week-end de dernier.
00:49:20Le chef de l'État
00:49:21demande la transparence
00:49:22sur les violences,
00:49:23la casse et les pillages.
00:49:24Le président dénonce
00:49:25des scènes inacceptables
00:49:27qui ne doivent pas recommencer
00:49:28ce samedi.
00:49:29Une situation qui,
00:49:30toutefois,
00:49:30ne requiert pas
00:49:31l'état d'urgence,
00:49:32selon lui.
00:49:33À la une également,
00:49:35la très attendue loi
00:49:36casseur-payeur
00:49:36entame son parcours législatif
00:49:38avec comme première étape
00:49:39son examen en commission au Sénat
00:49:42où le texte pourrait être durci.
00:49:44En cause,
00:49:44les violences inouïes
00:49:46et destructions du week-end de dernier.
00:49:48Évidemment,
00:49:48un projet de loi
00:49:49qui, je vous le rappelle,
00:49:50vise à instaurer
00:49:51une responsabilité civile collective
00:49:53pour les dommages causés
00:49:54lors d'attroupements.
00:49:56À la une également,
00:49:57un procès très médiatique.
00:49:58Le député insoumis
00:49:59Sébastien Le Delogu
00:50:00est juge GD
00:50:01cet après-midi
00:50:02pour diffusion
00:50:03de documents privés volés
00:50:05dans le cadre
00:50:05d'un conflit social.
00:50:06Un ancien responsable du CRIF
00:50:08plus de détails
00:50:09avec Anaïs Boucher,
00:50:10notre reporter sur place.
00:50:13C'est une affaire
00:50:14qui débute en septembre 2024
00:50:15sur fond de conflit social
00:50:16dans une entreprise
00:50:17de nettoyage marseillaise.
00:50:19Le 19 septembre,
00:50:20des salariés en grève
00:50:21envahissent le bureau
00:50:21du dirigeant
00:50:22de laser propreté
00:50:23Isidore Aragonès,
00:50:24nommé depuis une semaine.
00:50:26Son bureau est saccagé
00:50:27et il constate
00:50:27qu'un dossier personnel
00:50:28qui contient notamment
00:50:30ses mails imprimés
00:50:30lui a été dérobé.
00:50:32Le 25 septembre,
00:50:33le député Alaphis
00:50:34Sébastien Delogu
00:50:35publie sur Instagram
00:50:36une partie de ses documents.
00:50:37Aujourd'hui,
00:50:38Isidore Aragonès
00:50:39estime que ses publications
00:50:40l'ont exposé à des menaces
00:50:41et ont fait de lui
00:50:42une cible.
00:50:43Un procès qui a aussi
00:50:44un enjeu politique.
00:50:45Sébastien Delogu
00:50:46encourt jusqu'à 50 prisons,
00:50:47750 000 euros d'amende
00:50:49et une peine complémentaire
00:50:50d'inéligibilité.
00:50:52Dans le reste de l'actualité,
00:50:53une enquête judiciaire
00:50:54ouverte a pris
00:50:55plusieurs survols
00:50:56de drones aériens
00:50:57non autorisés
00:50:57détectés aux abords
00:50:59et au-dessus
00:50:59de sites militaires
00:51:00lors de récentes manœuvres
00:51:02militaires
00:51:02dans la région de Toulon.
00:51:03des incidents
00:51:04qui ont eu lieu
00:51:05pendant la première quinzaine
00:51:06du mois d'octobre.
00:51:08Et puis,
00:51:08le GIGN endeuillé,
00:51:10Paul Barry,
00:51:11le cofondateur
00:51:11et numéro 2
00:51:12de cette unité d'élite
00:51:13de la gendarmerie nationale,
00:51:15s'est éteint hier soir
00:51:16à l'âge de 80 ans.
00:51:17Il s'était reconverti
00:51:18dans les années 80
00:51:19dans la sécurité privée
00:51:20et la protection
00:51:21de personnalités
00:51:22et a conseillé
00:51:23différents chefs d'État,
00:51:24notamment en Afrique
00:51:25et plus particulièrement
00:51:26au Rwanda.
00:51:28Merci,
00:51:29à vous.
00:51:31Retour au débat,
00:51:32police justice,
00:51:3424 heures en France
00:51:34avec un document
00:51:35et vous allez entendre
00:51:36à visage découvert
00:51:37Martin.
00:51:37Alors Martin,
00:51:38il a accepté
00:51:39de nous décrire
00:51:39la haine
00:51:40contre la police
00:51:41qu'il a vue
00:51:42dans le menu détail.
00:51:43C'était à Marseille.
00:51:45Moi,
00:51:45j'ai trouvé ce document,
00:51:47ce témoignage très précis
00:51:48et effrayant.
00:51:50Vous vous en écoutez.
00:52:01Alors ça aussi,
00:52:01on va le revoir
00:52:02dans son entièreté
00:52:03parce que vous voyez,
00:52:04il y a les sirènes
00:52:05qui ont retentit.
00:52:05C'est à Marseille aussi,
00:52:06au centre Bourse,
00:52:07pas loin.
00:52:07Écoutons Martin
00:52:08pour commencer.
00:52:09Ce qui s'est passé,
00:52:10c'est qu'à 9h30,
00:52:11on a ouvert la boutique,
00:52:12tout se passait bien
00:52:13et on voyait
00:52:13que ça commençait
00:52:14à dégénérer
00:52:14devant le commissariat
00:52:15de Noailles
00:52:16et à 10h,
00:52:17on a vu 2000 personnes
00:52:18partir en courant
00:52:19et se diriger vers
00:52:20le commissariat
00:52:21de la police municipale
00:52:23qui est en face
00:52:23du magasin
00:52:24et en l'espace
00:52:25de deux minutes,
00:52:26ils ont complètement
00:52:26pillé le commissariat
00:52:27et ils ont mis le feu.
00:52:28Ils ont commencé
00:52:29à piller l'armurie.
00:52:30Après avoir pillé
00:52:30le commissariat,
00:52:31ils disaient
00:52:32venez,
00:52:32il y a une armurie,
00:52:33il y a une armurie,
00:52:33il y a une armurie,
00:52:34venez,
00:52:34on se fait l'armurie,
00:52:34on se fait l'armurie
00:52:35et une minute après,
00:52:37voilà,
00:52:38ils sont arrivés,
00:52:39ils ont défoncé l'armurie
00:52:40et on a attendu
00:52:40un quart d'heure
00:52:41avant que la police arrive.
00:52:42Donc,
00:52:42il y avait un vrai décalage
00:52:45des forces.
00:52:47Ils étaient,
00:52:47je ne sais pas combien
00:52:48de milliers,
00:52:49de dizaines de milliers
00:52:49de personnes
00:52:50et c'était l'anarchie
00:52:51complète.
00:52:52L'anarchie complète,
00:52:53ils nous ont arraché
00:52:53les poteaux,
00:52:54ils arrachaient
00:52:55les pavés au sol
00:52:55avec leurs ongles
00:52:56et des fourchettes
00:52:57pour canarder
00:52:59les forces de l'ordre
00:53:00et avec mon ami,
00:53:01on était devant le magasin
00:53:02pour essayer
00:53:02de le protéger
00:53:03et on a ramassé
00:53:05les policiers,
00:53:05on les a portés
00:53:06parce qu'ils étaient
00:53:07en sang,
00:53:08ils n'étaient pas du tout
00:53:08équipés,
00:53:09pas du tout préparés,
00:53:10ils n'avaient pas du tout
00:53:10anticiper ça
00:53:11et on a ramassé des gars,
00:53:13il y avait le tibia fracassé,
00:53:15ils ont,
00:53:15vous imaginez quand même
00:53:16la chose,
00:53:17c'est-à-dire qu'ils ont
00:53:17pris des extincteurs,
00:53:18les manifestants,
00:53:19ils lançaient,
00:53:21ils mettaient
00:53:22du produit extincteur
00:53:23par terre au sol
00:53:24de telle sorte
00:53:25que les policiers
00:53:26quand ils chargent
00:53:26glissent dans l'angle
00:53:27et donc les policiers
00:53:29sont arrivés en courant
00:53:30toute la compagnie
00:53:31elle a glissé,
00:53:32ils se sont fait fracasser,
00:53:33il y en a un
00:53:33il s'est cassé la cheville,
00:53:34l'autre s'est ouvert le tibia,
00:53:35l'autre s'est pris un pavé
00:53:36sur la clavicule,
00:53:37la clavicule explosait
00:53:38et les policiers
00:53:39ils tombaient comme
00:53:40des mouches quoi
00:53:41et on n'avait pas du tout
00:53:42à faire à des étudiants,
00:53:43on avait à faire
00:53:43à des fous furieux en fait,
00:53:45c'est pas autre chose,
00:53:46c'était des fous furieux
00:53:47et ils avaient une vraie envie,
00:53:49c'était de tuer,
00:53:51c'était pas de casser
00:53:52ou quoi que ce soit,
00:53:52c'était une envie de tuer,
00:53:54voilà,
00:53:54ils voulaient littéralement
00:53:55tuer les policiers.
00:53:58Bruno Bartocitti
00:53:59toujours avec nous,
00:53:59unité SGP Police,
00:54:00la zone sud,
00:54:01c'est votre secteur,
00:54:02donc ce qu'il dit
00:54:04en fait il y a deux choses
00:54:05et c'est ça qui est glaçant,
00:54:06déjà on retiendra évidemment
00:54:08qu'ils étaient venus pour tuer
00:54:09et ce qui est effrayant
00:54:11aussi pour vous
00:54:11c'est que vous étiez
00:54:12en sous-nombre
00:54:12et donc vous n'avez pas
00:54:12pu faire face
00:54:13et ça,
00:54:14les langues se sont déliées
00:54:15depuis.
00:54:19Oui,
00:54:19alors les langues
00:54:20se sont déliées
00:54:21dès le départ
00:54:21parce qu'on s'est exprimé
00:54:23dans ce sens
00:54:23en disant que finalement
00:54:24nous devions être présents
00:54:26pour encercler
00:54:26les voleurs
00:54:27et les tueurs
00:54:28et je l'ai souvent dit
00:54:29des tentatives
00:54:30de meurtre
00:54:31à l'emploi des policiers
00:54:32et puis c'est l'inverse
00:54:32qui s'est produit.
00:54:33Lorsque vous interpellez
00:54:34des individus
00:54:35avec des sabres
00:54:36avec des revolvers
00:54:37vous comprenez bien
00:54:37qui viennent pas
00:54:38sur les points
00:54:39pour vouer aux dominos.
00:54:40Donc aujourd'hui
00:54:41ce que je regarde également
00:54:42c'est que parmi
00:54:42les interpellations
00:54:43il y a des sanctions
00:54:44qui ont été données
00:54:45mais est-ce qu'il y a
00:54:46des sanctions
00:54:46pour tentatives d'homicide ?
00:54:48Je ne crois pas
00:54:48qu'il y en ait beaucoup
00:54:49en tout cas de procédures
00:54:50qui ont été retenues
00:54:51comme ça
00:54:51ainsi par le parquet.
00:54:52Donc c'est sûr
00:54:53qu'au-delà du travail
00:54:54que nous allons mettre
00:54:55en place samedi
00:54:56pour j'espère inverser
00:54:58la vapeur
00:54:59j'espère également
00:55:00que toutes les personnes
00:55:01qui vont être interpellées
00:55:02vont être là aussi
00:55:03sanctionnées
00:55:04d'une manière très sévère.
00:55:05Notre volonté
00:55:06c'est de travailler
00:55:06en sécurité.
00:55:07Ça a été dit
00:55:08en face de nous
00:55:09on n'avait pas des lycéens
00:55:10on avait des tueurs
00:55:11des casseurs
00:55:11donc ça ne doit plus
00:55:12se reproduire.
00:55:13Nous étions à genoux
00:55:14la dernière fois.
00:55:15Ça a été sous-estimé
00:55:16nous le savons
00:55:17nous avons fait remonter
00:55:18très rapidement
00:55:18ces difficultés
00:55:19pour travailler.
00:55:20À partir de 14h
00:55:21à 15h
00:55:21dans certains endroits
00:55:22on n'avait plus de munitions
00:55:23on n'avait plus de grenades
00:55:24de désencerclement.
00:55:25C'est intolérable
00:55:26dans notre pays.
00:55:27Il faut que cette autorité
00:55:28prenne sa place
00:55:29ça ne doit pas être
00:55:29un sujet tabou.
00:55:30Ça a été dit sur le plateau
00:55:31je crois que c'est
00:55:32votre consoeur Sabrina
00:55:34qui l'a dit
00:55:34on attend du président
00:55:36de la République
00:55:37qui défilait de l'empathie
00:55:38pour sa police
00:55:39parce qu'elle souffre
00:55:40aujourd'hui.
00:55:41Et si elle est debout
00:55:41c'est justement
00:55:42pour défendre
00:55:42les intérêts de la République
00:55:43et il en est
00:55:44normalement le garant.
00:55:46Donc il a intérêt
00:55:47franchement aujourd'hui
00:55:48d'avoir autre chose
00:55:49que des mots
00:55:49mais c'est de donner
00:55:50les moyens
00:55:50aux ministres de l'Intérieur
00:55:52de pouvoir aller
00:55:53plus loin.
00:55:53Il faut qu'on agisse
00:55:55et pas qu'on réagisse
00:55:56comme on est en train
00:55:56de le faire après.
00:55:57Merci.
00:55:58Merci beaucoup.
00:55:59L'image de sirène
00:56:01qui retentisse
00:56:01dans le centre-bourse
00:56:02on est toujours à Marseille
00:56:04les voici
00:56:04vous allez voir
00:56:05il n'y a plus personne
00:56:06à part les pilleurs
00:56:07dans le centre commercial
00:56:08et ça ne les affole pas
00:56:10plus que ça
00:56:10ils continuent à vaquer
00:56:11à leurs occupations.
00:56:36Alors pour ceux qui connaissent
00:56:37un petit peu
00:56:38le centre de la cité faussienne
00:56:40c'est le plus grand centre
00:56:40commercial de Marseille
00:56:41centre
00:56:42et donc il a gardé
00:56:43ses rideaux baissés
00:56:4433 commerces sur 34
00:56:45pillés ou saccagés
00:56:46et il reste fermé
00:56:48jusqu'à nouvel ordre.
00:56:48Regardez.
00:56:50Free shopping
00:56:51shopping gratuit
00:56:53taguées sur la façade
00:56:54les émeutiers
00:56:55avaient clairement
00:56:56affiché leur objectif
00:56:57à deux pas du Vieux-Port
00:56:58dans ce centre commercial
00:57:00marseillais
00:57:0033 magasins
00:57:02sur 34
00:57:02ont été pillés
00:57:03juste à l'entrée
00:57:05cette enseigne
00:57:06de décoration
00:57:06a elle aussi
00:57:07été sinistrée.
00:57:08Ils ont tout découpé
00:57:09et ils sont entrés
00:57:11ici
00:57:11ils ont prété la vitrine
00:57:13et ils sont arrêtés
00:57:15ils ont saccagé
00:57:17tout
00:57:17l'entrée du magasin.
00:57:19Les responsables régionaux
00:57:21des autres boutiques
00:57:22du groupe
00:57:22sont venus prêter
00:57:23main forte.
00:57:24Tout est pillé
00:57:25tout est détérioré
00:57:27il n'y a qu'à voir
00:57:28il y a un rame-t-il général
00:57:30plaisir de café
00:57:32vandalisme
00:57:33méchanceté pure et gratuite
00:57:34maintenant
00:57:35demain
00:57:36je ne sais pas
00:57:36ce qui se fera
00:57:37vers où on va
00:57:38ici à force
00:57:40ça vient casser
00:57:41casser
00:57:41casser
00:57:42casser
00:57:42on se posera la question
00:57:43de rester ou pas
00:57:44ça c'est clair.
00:57:46Les habitants sont consternés
00:57:47et inquiets également
00:57:49pour l'avenir.
00:57:50Très mal
00:57:50on le prend très très mal
00:57:52très très très mal
00:57:54ça passe pas
00:57:55c'est
00:57:57on est tout fait
00:57:57on est
00:57:58c'est horrible
00:58:00ah oui
00:58:00c'est vraiment
00:58:01c'est je sais pas
00:58:02c'est trop
00:58:03c'est trop là
00:58:04le centre commercial
00:58:06reste fermé
00:58:07jusqu'à nouvel ordre
00:58:10un mot
00:58:11Marie-Lyne Baranès
00:58:12sur ces deux derniers témoignages
00:58:13parce que moi
00:58:14elles m'ont touchée
00:58:14en fait ces deux femmes
00:58:15et on sent
00:58:15dans la voix de beaucoup de gens
00:58:16à l'image de ces femmes marseillaises
00:58:19beaucoup de désabus
00:58:20en fait
00:58:21tout le monde est désabusé
00:58:22et il y a une immense tristesse
00:58:24et lassitude
00:58:25mais ça
00:58:25il ne faut pas laisser ça
00:58:26s'installer
00:58:27parce que c'est comme ça
00:58:28qu'on commence à renoncer
00:58:28en fait
00:58:29oui
00:58:29il y a du désespoir
00:58:31et c'est pour ça
00:58:32que tout à l'heure
00:58:32j'ai utilisé
00:58:34les mots confiance
00:58:35et courage
00:58:36parce qu'il ne faut
00:58:37surtout pas
00:58:38que le désespoir
00:58:38s'installe
00:58:39et pourquoi
00:58:40on a du désespoir
00:58:41parce que
00:58:42en fait
00:58:43ce qu'on voit
00:58:43dans ces
00:58:46pilleurs
00:58:46ces casseurs
00:58:47je ne sais pas
00:58:48comment les appeler
00:58:49mais en fait
00:58:50on voit simplement
00:58:50une volonté
00:58:53destructrice
00:58:53ils sont animés
00:58:56par la destruction
00:58:57ils sont eux-mêmes
00:58:59la destruction
00:59:00et ils ne veulent pas
00:59:02s'en prendre
00:59:03simplement
00:59:03à des magasins
00:59:04de renom
00:59:05de luxe
00:59:06ils s'en prennent
00:59:07à tout
00:59:07on les a vu
00:59:08sur les images
00:59:09que ça aille
00:59:10de Dior
00:59:10à Sephora
00:59:13à la pharmacie
00:59:14à la pharmacie
00:59:16à la bistro
00:59:17donc ils ne veulent pas
00:59:18simplement
00:59:19passer un message politique
00:59:21qui dit
00:59:21voilà
00:59:22les riches sont trop riches
00:59:22etc
00:59:23non
00:59:23ils disent
00:59:24en fait
00:59:25ils disent rien
00:59:26ils font
00:59:27et qu'est-ce qu'ils font
00:59:27ils détruisent
00:59:29donc ils incarnent
00:59:29la destruction
00:59:30et il faut absolument
00:59:31s'inscrire en faux
00:59:33par rapport à ça
00:59:33et aujourd'hui
00:59:34ne pas être dans le désespoir
00:59:36mais être dans un message
00:59:37de reconstruction
00:59:38c'est dur
00:59:39mais il faut du courage
00:59:40et de la confiance
00:59:40il faut que les gens
00:59:41soient ensemble solidaires
00:59:43on a perdu aussi
00:59:44cette notion-là
00:59:45si vous parlez de dureté
00:59:47on va s'intéresser
00:59:48à la méthode
00:59:49si on appliquait nous aussi
00:59:50la méthode dure
00:59:51la méthode italienne
00:59:52par exemple
00:59:52depuis plusieurs jours
00:59:53Milan est également
00:59:54confronté à des émeutes
00:59:55Giorgia Meloni
00:59:56a annoncé le déploiement
00:59:58de 500 militaires
00:59:59dans la ville
01:00:00afin d'apporter
01:00:01le soutien
01:00:02d'épauler la police
01:00:03en ces circonstances
01:00:04et d'ailleurs
01:00:05les soldats
01:00:05ils resteront en place
01:00:06jusqu'à la fin de l'année
01:00:07et mieux encore
01:00:09le conseil des ministres
01:00:10a approuvé
01:00:11des mesures
01:00:12visant à faciliter
01:00:13le placement en détention
01:00:14des mineurs
01:00:15infliger des amendes
01:00:17aux parents
01:00:17en cas de dégâts
01:00:18ou alors instaurer
01:00:19ce que la France
01:00:20se refuse à faire
01:00:21depuis plusieurs années
01:00:22le délit de participation
01:00:23violente
01:00:24à une manifestation
01:00:26je vous propose
01:00:27de regarder
01:00:27ce qui est en jeu
01:00:28dans ce reportage
01:00:29et puis on accueillera
01:00:30Matteo Gisalberti
01:00:31qui est journaliste
01:00:32spécialiste de l'Italie
01:00:35Après les pillages
01:00:36et les affrontements
01:00:37entre la police
01:00:38et les manifestants
01:00:39qui ont eu lieu
01:00:39ce week-end
01:00:40à Bologne
01:00:40Bergame
01:00:41mais surtout à Milan
01:00:42la première ministre
01:00:43italienne
01:00:44Giorgia Meloni
01:00:45a annoncé
01:00:45sur les réseaux sociaux
01:00:46le déploiement
01:00:47de 500 soldats
01:00:48dans la capitale italienne
01:00:50de la mode
01:00:50afin d'apporter
01:00:51leur soutien
01:00:52à la police
01:00:52et ce jusqu'à la fin
01:00:54de l'année
01:00:54Manifester est un droit
01:00:56mettre nos villes
01:00:57à feu
01:00:57il y a 100
01:00:57n'en est pas un
01:00:58Ces scènes sont inacceptables
01:01:00et personne ne peut songer
01:01:01à les minimiser
01:01:01ou à les justifier
01:01:02C'est pourquoi
01:01:03le conseil des ministres
01:01:04a approuvé aujourd'hui
01:01:05un décret
01:01:06prévoyant de nouvelles mesures
01:01:08pour prévenir
01:01:08et combattre ces violences
01:01:10Elle s'ajoute
01:01:11à celles déjà adoptées
01:01:12ces derniers mois
01:01:12notamment l'identification biométrique
01:01:15y compris à l'aide
01:01:15de l'intelligence artificielle
01:01:17afin de mettre un nom
01:01:18sur ceux
01:01:18qui se cachent derrière une capuche
01:01:20Un tour de vie sécuritaire
01:01:22avec ces mesures
01:01:23qui visent à faciliter
01:01:24le placement en détention
01:01:25des mineurs
01:01:26dès 14 ans
01:01:27à infliger des amendes
01:01:28à leurs parents
01:01:29en cas de dégâts
01:01:30jusqu'à 15 000 euros
01:01:31a instauré le délit
01:01:33de participation violente
01:01:34à une manifestation
01:01:35et une obligation
01:01:36de caution financière
01:01:37pourrait également
01:01:38viser les organisateurs
01:01:40de manifestations à risque
01:01:41Un décret qui doit être adopté
01:01:44avant ce week-end
01:01:44A Milan
01:01:46plusieurs boutiques
01:01:47restent fermées
01:01:47cette semaine
01:01:48tandis que d'autres
01:01:49ont renforcé la sécurité
01:01:50alors que de nouvelles manifestations
01:01:52sont attendues samedi
01:01:55Matteo Gisalberti
01:01:56est donc avec nous
01:01:57Merci de nous avoir rejoints
01:01:58Vous êtes journaliste italien
01:02:00Vous êtes évidemment spécialiste
01:02:02de ce qui se passe
01:02:02dans votre pays
01:02:03Première question
01:02:04c'est
01:02:04là on rigole plus
01:02:05c'est la méthode forte
01:02:06quand même
01:02:06il faut le dire
01:02:07qui est appliquée
01:02:07Comment c'est perçu
01:02:08par les Italiens
01:02:09tout simplement
01:02:10Est-ce qu'ils sont à fond
01:02:10derrière Mélonie aujourd'hui ?
01:02:12Disons qu'il y a toujours
01:02:14de la stupeur
01:02:15surtout en Italie
01:02:16où il y a un tissu social
01:02:18un peu différent
01:02:18par rapport à celui de la France
01:02:20Nous avons été pendant des décennies
01:02:22un peuple des migrants
01:02:23et là on se retrouve
01:02:25à être confronté
01:02:26avec des vagues migratoires
01:02:28très importantes
01:02:30qui ont eu aussi
01:02:31une répercussion
01:02:31un peu sur la composition
01:02:33de nos sociétés
01:02:34En ce qui concerne les gens
01:02:36les retours que j'ai
01:02:38dans les grandes villes
01:02:38on est vraiment énervé
01:02:40dans les petites villes
01:02:42et moyennes villes
01:02:43de Provence
01:02:43c'est un peu plus
01:02:45bah oui
01:02:45c'est un peu plus
01:02:47pour la tolérance
01:02:48sauf que
01:02:49par exemple
01:02:50aussi pour ce samedi
01:02:51on annonce
01:02:52des manifestations
01:02:53aussi dans des petites villes
01:02:54d'ailleurs très belles
01:02:55comme la mienne
01:02:56par exemple
01:02:57Vergames
01:02:57Ferrars
01:02:58qui sont
01:02:59de 150 000 habitants
01:03:02maximum
01:03:02et donc
01:03:03peut-être
01:03:04cette chose
01:03:05va un peu changer
01:03:06la donne
01:03:06mais on va le voir
01:03:07quand vous dites
01:03:07les gens sont énervés
01:03:08ils sont énervés
01:03:09de ce qui s'est passé
01:03:09ou ils sont énervés
01:03:10de la mesure Mélanie ?
01:03:11Non
01:03:11ils sont énervés
01:03:11pour les dégâts
01:03:13parce que
01:03:14c'est vraiment
01:03:14du gâchis
01:03:15pour rien
01:03:16et puis
01:03:16ils soutiennent
01:03:17donc les mesures
01:03:18qui ont été prises
01:03:18oui
01:03:19parce qu'il faut dire
01:03:20aussi que
01:03:21là
01:03:21les journalistes italiens
01:03:22ont aussi eu accès
01:03:24au chat
01:03:25avec les messages
01:03:27qui s'est échangé
01:03:27et là par exemple
01:03:28moi je suis tombé
01:03:29sur un sondage
01:03:30Whatsapp
01:03:31dans lequel
01:03:32les participants
01:03:33pendant cette manifestation
01:03:34je mets les guillemets
01:03:36parler de
01:03:37Apple
01:03:38Footlooker
01:03:39Mike
01:03:40en fait
01:03:40c'était les marques
01:03:41des magasins
01:03:42qui étaient
01:03:43pourvoité
01:03:45et puis
01:03:46en tout cas
01:03:46les 104 000
01:03:48militaires
01:03:49c'est intéressant
01:03:49parce que
01:03:50c'est pas rien
01:03:51en 98
01:03:52le gouvernement italien
01:03:54avait envoyé
01:03:54150 000 militaires
01:03:57en Sicile
01:03:58pour contrer
01:03:58contraster la mafia
01:03:59et dans une opération
01:04:01qu'on appelait
01:04:01les vêtres siciliens
01:04:02et donc
01:04:03si vous considérez
01:04:04qu'ils en avaient envoyé
01:04:06150 000
01:04:07pour
01:04:08c'est pas la même échelle
01:04:09c'est pas la même échelle
01:04:10mais 150 000
01:04:10c'est quand même
01:04:11un troisième
01:04:12de cette
01:04:13alors 50 000
01:04:13c'est pour toute l'Italie
01:04:14pour toute l'Italie
01:04:16mais là
01:04:16on s'est concentré
01:04:17effectivement
01:04:17vous allez revoir
01:04:18point par point
01:04:19les mesures phares
01:04:20à retenir
01:04:21c'est 500 militaires
01:04:22pour la seule ville
01:04:23de Milan
01:04:24c'est déjà pas mal
01:04:26le placement des mineurs
01:04:27en détention
01:04:27qui est facilité
01:04:28l'amende aux parents
01:04:29en cas de dégâts
01:04:30la création
01:04:30d'un délit
01:04:31de participation violente
01:04:32à une manifestation
01:04:32Bruno Bartoczetti
01:04:33vous connaissez bien
01:04:35la configuration italienne
01:04:36et vous pouvez comparer
01:04:37les deux pays
01:04:37mais est-ce qu'en France
01:04:39on serait capable
01:04:40d'assumer
01:04:40pareilles mesures
01:04:41par les temps qui courent
01:04:44oui et avant de vous répondre
01:04:45je vais juste vous dire
01:04:47quel aveu d'échec
01:04:47pour la France
01:04:49si on devait mettre
01:04:50les militaires
01:04:51sur le territoire
01:04:52pour défendre
01:04:53notre société
01:04:53quel aveu d'échec
01:04:54alors que ça fait
01:04:55des années et des années
01:04:56que nous demandons
01:04:57de renforcer les CRS
01:04:58qui sont des spécialistes
01:05:00du maintien de l'ordre
01:05:00je rappelle également
01:05:01que les gendarmes
01:05:02sont des militaires
01:05:03donc pourquoi pas
01:05:04mettre aujourd'hui
01:05:04puisqu'on est dans l'échec
01:05:05finalement
01:05:06des militaires
01:05:07mais attention
01:05:08ce ne sont pas
01:05:09des spécialistes
01:05:10du maintien de l'ordre
01:05:10ils ne sont pas
01:05:12tout à fait
01:05:12dans la même configuration
01:05:13donc les militaires
01:05:14pour préserver
01:05:15les édifices
01:05:16comme les mairies
01:05:17les édifices religieux
01:05:19les préfectures
01:05:20ça me paraît
01:05:21aujourd'hui
01:05:22une réflexion
01:05:24plus qu'intéressante
01:05:25pour permettre
01:05:25justement aux policiers
01:05:26et gendarmes
01:05:27de travailler
01:05:27sur le cœur du métier
01:05:28l'interpellation
01:05:29des voyous
01:05:30et le maintien de l'ordre
01:05:31sur tous les angles
01:05:32qui sont aujourd'hui
01:05:33occupés par les voyous
01:05:34Maître Rau
01:05:35le placement des mineurs
01:05:36en détention
01:05:37facilitées
01:05:38ça c'est quelque chose
01:05:39de compliqué
01:05:40parce qu'il y a 10 détentions
01:05:42ici c'est plutôt
01:05:43on est dans des centres
01:05:44de rééducation
01:05:46on va dire
01:05:46oui enfin même
01:05:47pas encore d'ailleurs
01:05:48parce que la plupart du temps
01:05:49vous avez des remises
01:05:51aux parents par exemple
01:05:51donc le pauvre petit
01:05:53il est petit
01:05:54c'est un enfant
01:05:55vous savez
01:05:55donc il ne peut pas être
01:05:57sermonné à ce point
01:05:58on est dans cette
01:05:59mouvance là maintenant
01:06:01donc c'est vrai
01:06:01qu'il y a aussi
01:06:03évidemment toujours
01:06:04des dérapages
01:06:05mais malgré tout
01:06:06là on voit
01:06:08je ne sais plus
01:06:09je crois que c'était
01:06:10la pharmacienne
01:06:10de la République
01:06:11de la place de la République
01:06:12qui disait
01:06:13qu'elle a été choquée
01:06:14de voir la tête
01:06:15d'un gamin
01:06:16de 12 ans
01:06:18à 12 ans
01:06:19évidemment
01:06:19on ne va pas le mettre
01:06:20en prison
01:06:20mais en même temps
01:06:21ce gamin de 12 ans
01:06:22il faut peut-être
01:06:22lui apprendre
01:06:23ce que c'est que la vie
01:06:24vous avez une question
01:06:25à poser à moi
01:06:25oui je voulais savoir
01:06:26est-ce que les personnes
01:06:28qui ont fait ces dégâts
01:06:30c'est à peu près
01:06:30les mêmes sociologiques
01:06:32qu'en France
01:06:32ultra-gauche
01:06:34j'allais dire délinquants
01:06:36et immigration
01:06:37ou c'est comment ça
01:06:39c'est
01:06:39grosso modo
01:06:39grosso modo
01:06:40oui
01:06:41disons qu'il faut
01:06:42se rappeler aussi
01:06:43qu'il y a des mouvements
01:06:44aussi d'extrême gauche
01:06:46qui s'illustrent aussi déjà
01:06:50par exemple
01:06:50dans les contestations
01:06:52pour la ligne
01:06:53de haute vitesse
01:06:54de grande vitesse
01:06:54entre Turin et Lyon
01:06:57et donc on connaît
01:06:58déjà cette mouvance
01:07:00il faut aussi se rappeler
01:07:01par contre
01:07:01que dès l'arrivée
01:07:03au pouvoir
01:07:03de Giorgia Meloni
01:07:04on a eu tout de suite
01:07:05une loi contre
01:07:05les raves
01:07:06parties sauvages
01:07:08et donc là
01:07:10on a déjà des outils
01:07:11mais les pillages
01:07:12est-ce que c'est le fait
01:07:12des migrants
01:07:13on sait qu'il y a eu
01:07:13des régularisations
01:07:14en bagaille
01:07:15ça y avait des reprochés
01:07:16d'ailleurs
01:07:16c'est intéressant
01:07:17parce qu'en Italien
01:07:18on a utilisé un mot
01:07:20qui est Maranza
01:07:21ça veut dire
01:07:22un peu l'équivalent
01:07:23de Hakaï
01:07:25mais en fait
01:07:26on identifie
01:07:27le code vestimentaire
01:07:29qui est exactement
01:07:30le même
01:07:31et puis il y a
01:07:32des black blocs aussi
01:07:33oui mais d'ailleurs
01:07:34les Italiens viennent
01:07:35souvent en France
01:07:35pour mettre la bagaille
01:07:36aussi
01:07:36pareil
01:07:37juste un mot
01:07:38attendez
01:07:38un mot
01:07:40je voudrais juste
01:07:41qu'on détaille
01:07:42un tout petit peu
01:07:44les mesures
01:07:46le placement des mineurs
01:07:47en détention
01:07:47facilité
01:07:48ça concerne quel âge
01:07:49on a des précisions
01:07:50sur les âges
01:07:51qui sont concernés
01:07:51en fait
01:07:52après les 14 ans
01:07:54et puis pour les 16 ans
01:07:56on a quelque chose
01:07:57d'encore plus dur
01:07:58dans le sens
01:07:58que l'excuse
01:07:59de minorité
01:08:00est mise
01:08:01entre parenthèses
01:08:02parce que justement
01:08:02on estime
01:08:03qu'il y a
01:08:04quand même
01:08:04une présence
01:08:07une volonté
01:08:08parce qu'on est
01:08:09suffisamment grand
01:08:10pour se rendre compte
01:08:11qu'on est en train
01:08:11de casser quelque chose
01:08:12et un dernier mot
01:08:14avant d'avoir
01:08:14l'avis peut-être
01:08:15de la psychologue
01:08:17là-dessus
01:08:18l'amende aux parents
01:08:19en cas de dégâts
01:08:19alors en France
01:08:20ça passe par la suppression
01:08:21des aides sociales
01:08:22est-ce que c'est le même
01:08:23système en Italie
01:08:24ou on va vraiment
01:08:25les toucher au portefeuille
01:08:26c'est un peu différent
01:08:27parce qu'on n'a pas
01:08:29l'état social
01:08:29qu'on a en France
01:08:30grosso modo
01:08:31mais c'est vrai
01:08:31qu'il y a
01:08:32des parents
01:08:33qui quand même
01:08:35habitent dans des HLM
01:08:36etc
01:08:37et puis qui peuvent
01:08:38être ponctionnés
01:08:39par le fisc
01:08:40je n'ai pas regardé
01:08:41encore tous les détails
01:08:42parce qu'ils sont
01:08:42en train de sortir
01:08:43parce que là
01:08:43amende ça ne veut pas
01:08:43dire suppression
01:08:44des aides sociales
01:08:45c'est carrément
01:08:46justement on a
01:08:46moins d'aides publiques
01:08:48donc c'est plus difficile
01:08:49de les repérer
01:08:50une amende
01:08:50c'est quelque chose
01:08:51Marie-Lyne Barénès
01:08:52sur la mise
01:08:54en détention
01:08:55d'un mineur
01:08:56âgé de moins de 15 ans
01:08:58moins de 16 ans
01:08:59c'est compliqué
01:09:00d'un point de vue
01:09:02psychologique
01:09:02alors
01:09:03d'un point de vue
01:09:04psychologique
01:09:06c'est pas
01:09:07que c'est compliqué
01:09:09je crois que le sens
01:09:10en fait
01:09:10qu'est-ce que c'est
01:09:11que la prison
01:09:12c'est le sens
01:09:13de redonner
01:09:14du repère
01:09:15et de la loi
01:09:16et c'est ce qui manque
01:09:17tout à l'heure
01:09:18on parlait d'un jeune
01:09:19de 12 ans
01:09:20qui était en train
01:09:21de casser
01:09:22la pharmacie
01:09:23ou je ne sais quoi
01:09:24et en fait
01:09:25qu'est-ce que ça vient
01:09:26nous dire
01:09:26sur la société
01:09:27ça vient nous dire
01:09:27qu'il n'y a plus
01:09:28de repère
01:09:29il n'y a plus
01:09:30de loi
01:09:30alors la loi
01:09:32c'est
01:09:34psychanalistiquement parlant
01:09:35c'est ce qui va faire
01:09:36foi
01:09:37pour nous donner
01:09:38le sens des interdits
01:09:40c'est-à-dire que je ne peux pas
01:09:41aller au-delà
01:09:42de cet endroit-là
01:09:44parce qu'il va y avoir
01:09:46une punition derrière
01:09:48et c'est ça qu'il n'y a plus
01:09:49c'est ça qu'il n'y a plus
01:09:50dans les familles
01:09:51manifestement
01:09:52pour que des enfants
01:09:53n'aient plus peur
01:09:54ni de leur père
01:09:54ni de leur mère
01:09:55ni de personne
01:09:56ni de la justice
01:09:57ni de la police
01:09:58ni de personne
01:10:00donc en fait
01:10:02le sens de mettre
01:10:03un enfant en prison
01:10:04c'est surtout pour lui redire
01:10:06ou pour lui montrer
01:10:07que là où ça a failli ailleurs
01:10:09c'est-à-dire
01:10:10qu'il manque
01:10:11des repères
01:10:12et il manque de l'interdit
01:10:13et c'est cet interdit
01:10:14c'est la peur de l'interdit
01:10:15qui doit nous faire avancer
01:10:17aujourd'hui
01:10:17l'interdit n'existe plus
01:10:18plus personne n'a peur de rien
01:10:19un dernier mot
01:10:20ce que je trouve intéressant
01:10:22avec le cas de l'Italie
01:10:22et avec d'ailleurs
01:10:23d'autres capitales européennes
01:10:24c'est qu'on voit
01:10:25en fait une scission
01:10:26et c'est là où peut-être
01:10:26Donald Trump a raison
01:10:27on voit une scission
01:10:28entre l'Europe occidentale
01:10:30de l'Ouest
01:10:31qui a ouvert ses frontières
01:10:32et l'Europe de l'Est
01:10:34qui nous regarde
01:10:35et qui se dit
01:10:36ok nous le modèle
01:10:38multiculturaliste
01:10:38que voudrait nous imposer
01:10:39l'Europe
01:10:40ça donne ça
01:10:41on ne veut pas
01:10:42et maintenant
01:10:42on sait très bien
01:10:43pourquoi on ne veut pas
01:10:44de ce modèle
01:10:44ils n'ont pas tout à fait
01:10:45les mêmes contraintes
01:10:46géographiques non plus
01:10:47parce que la facette maritime
01:10:48voilà ils ne l'ont pas
01:10:49mais néanmoins
01:10:50ils ont mis les choses au clair
01:10:52et la route par la Turquie
01:10:53ça arrive aussi
01:10:54en Europe de l'Est
01:10:54c'est vrai
01:10:54mais ils ont fait en sorte
01:10:56aussi que ce soit
01:10:56peut-être moins attractif
01:10:57comme système d'accueil
01:10:59merci
01:11:00on va marquer une petite pause
01:11:01et on reviendra aussi
01:11:02à la stratégie LFI
01:11:04de bordélisation
01:11:05qui se poursuit
01:11:05alors c'était vraiment animé
01:11:07à l'Assemblée nationale
01:11:08vous restez avec nous
01:11:09vous allez nous dire
01:11:09comment ça se passe aussi
01:11:10les séances en Italie
01:11:12à tout de suite
01:11:19Retour de notre débat
01:11:20et vous le savez
01:11:21vous en avez l'habitude
01:11:22maintenant
01:11:22nouveau journal
01:11:23nouvelles infos
01:11:24et nouvelles images
01:11:25sur le cas ou du week-end
01:11:26avec vous
01:11:27dès 14h30
01:11:28tous les jours
01:11:28à Maury Buco
01:11:29on va commencer
01:11:30avec les violences de samedi
01:11:32et l'affaire de ce street médic
01:11:35dont la mort a été annoncée
01:11:36à tort
01:11:37sur les réseaux sociaux
01:11:38samedi vers 16h30
01:11:39classe de la République
01:11:40un street médic
01:11:42vous savez ce sont ces personnes
01:11:43chargées de soigner
01:11:44les manifestants blessés
01:11:45refusent de reculer
01:11:46face au CRL
01:11:47il semble même
01:11:48les provoquer
01:11:49et sur les vidéos
01:11:50il est gazé à bout portant
01:11:51projeté au sol
01:11:52puis apparaît inerte
01:11:54le visage en sang
01:11:55sur les réseaux sociaux
01:11:57sa mort a même été annoncée
01:11:59mais c'est faux
01:11:59on apprend lundi
01:12:00qu'il a lui-même
01:12:01finalement publié un message
01:12:02il est vivant
01:12:03mais il souffre quand même
01:12:04d'un traumatisme crânien
01:12:05une enquête a été ouverte
01:12:07après qu'il s'est déclaré
01:12:08victime de violences illégitimes
01:12:10à Toulouse à présent
01:12:11c'est l'université
01:12:12qui a été visée
01:12:13la nuit dernière
01:12:13selon les informations
01:12:14un incendie a même été déclenché
01:12:16vers 3h du matin
01:12:17un groupe d'individus
01:12:18a mis le feu
01:12:18à une barricade
01:12:19dressée contre la façade
01:12:21de la faculté des sciences
01:12:22les pompiers
01:12:23ont rapidement
01:12:24maîtrisé l'incendie
01:12:25mais la façade
01:12:26a été dégradée
01:12:27plusieurs salles de cours
01:12:28ont été enfumées
01:12:29et les images
01:12:30de vidéoprotection
01:12:31évidemment
01:12:32sont en cours
01:12:32d'exploitation
01:12:33pour l'enquête
01:12:34direction
01:12:35la Seine-et-Marne
01:12:36avec des violences
01:12:36qui se sont poursuivies
01:12:37lundi soir
01:12:37et des policiers
01:12:38encore prépourcibles
01:12:39c'était à Noiselle
01:12:40peu après 19h
01:12:42après un différent
01:12:43entre deux groupes
01:12:44une centaine de jeunes
01:12:45ont dressé des barricades
01:12:47et tiré des mortiers
01:12:48d'artifice
01:12:48sur les policiers
01:12:50venus intervenir
01:12:50le calme
01:12:51n'est revenu
01:12:52que deux heures plus tard
01:12:53dans la soirée
01:12:54des policiers
01:12:55ont également été visés
01:12:56par des tirs de mortiers
01:12:57à Damarille et Lys
01:12:59les violences urbaines
01:13:00continuent donc
01:13:01comme avant
01:13:02et puis
01:13:03pendant que les commerçants
01:13:03appelaient la police
01:13:04en désespoir de cause
01:13:06un lieu bénéficiel
01:13:07lui d'une protection
01:13:08tout à fait renforcée
01:13:09et oui
01:13:09samedi soir
01:13:10la lanterne
01:13:11c'est la résidence
01:13:12présidentielle de Versailles
01:13:14où Emmanuel Macron
01:13:15passe ses week-ends
01:13:15elle a été sécurisée
01:13:17à l'intérieur
01:13:18comme à l'extérieur
01:13:19jusqu'à 1h du matin
01:13:20en raison
01:13:21d'un renseignement
01:13:22issu des réseaux sociaux
01:13:24qui évoquait
01:13:25une possible action
01:13:26contre ce site
01:13:27emblématique
01:13:28dix gendarmes
01:13:29des Yvelines
01:13:30sont venus
01:13:30en renfort
01:13:31de la garde
01:13:31républicaine
01:13:32qui était déjà
01:13:32présente sur place
01:13:33pour sécuriser
01:13:34le lieu
01:13:34enfin pour finir
01:13:35puisqu'on parle
01:13:36des lieux
01:13:36de la république
01:13:37à l'Assemblée nationale
01:13:38certains députés
01:13:39ne sont pas pressés
01:13:41de siéger
01:13:42ce week-end
01:13:42c'est le moins
01:13:43qu'on puisse dire
01:13:43mardi
01:13:44des groupes parlementaires
01:13:45ont demandé
01:13:46la fermeture
01:13:47du palais
01:13:48Bourbon
01:13:49samedi et dimanche
01:13:50par crainte
01:13:51de débordement
01:13:52voire d'intrusion
01:13:52donc vous voyez
01:13:53que la peur
01:13:53gagne tout le monde
01:13:54puisqu'il y aura
01:13:55l'acte 2
01:13:56prévu ce samedi
01:13:57autre argument
01:13:58avancé par des députés
01:13:59le nombre d'amendements
01:14:00sur le budget
01:14:01de la sécurité sociale
01:14:02rendrait la séance
01:14:03des week-ends
01:14:04peu utile
01:14:05le gouvernement
01:14:06lui souhaite
01:14:07maintenir
01:14:08les débats
01:14:09pour l'instant
01:14:09aucune fermeture
01:14:11n'est confirmée
01:14:12affaire à suivre
01:14:13merci beaucoup
01:14:15un témoignage
01:14:16à présent
01:14:16et on le remercie
01:14:18d'être venu
01:14:18sur le plateau
01:14:19bonjour
01:14:20Raphaël
01:14:21merci d'être parmi nous
01:14:22cet après-midi
01:14:23vous êtes
01:14:24une de ces victimes
01:14:25on en parlait
01:14:26tout à l'heure
01:14:26de ce qui s'est passé
01:14:27de l'horreur
01:14:28subi ce week-end
01:14:29vous êtes garagiste
01:14:30vous avez des motos
01:14:31c'est dans le 11ème
01:14:33arrondissement
01:14:33et vous
01:14:34vous avez refusé
01:14:35avec plusieurs
01:14:36de vos amis
01:14:37et bien tout simplement
01:14:38de laisser les casseurs
01:14:39piller trop facilement
01:14:41des amis qui sont venus
01:14:42vous prêter main forte
01:14:43tout le monde
01:14:43a monté la garde
01:14:44et vous avez subi
01:14:46non pas un
01:14:46mais deux
01:14:47préjudices
01:14:49racontez-nous
01:14:50on voit les images
01:14:51là
01:14:51de votre commerce
01:14:52racontez-nous
01:14:53ce qui s'est passé
01:14:54comment vous avez
01:14:56vu ces hordes
01:14:58arriver
01:14:58et tout simplement
01:15:00le film de la nuit
01:15:00quoi
01:15:01alors bonjour
01:15:02merci de me recevoir
01:15:03sur ce plateau
01:15:04effectivement
01:15:06je suis commerçant
01:15:07sur Paris 11ème
01:15:09et on a dû faire face
01:15:11samedi soir
01:15:11à des scènes de chaos
01:15:12total
01:15:13chose que
01:15:14je n'avais jamais vue
01:15:15jusqu'à présent
01:15:16comme je disais
01:15:17sur d'autres plateaux
01:15:18on est habitué
01:15:19des manifestations
01:15:21sur le boulevard
01:15:21auquel je suis
01:15:23on a toujours
01:15:24un maintien de l'ordre
01:15:25en place
01:15:26avec des policiers
01:15:28des CRS
01:15:28qui arrivent à contenir
01:15:30les énergumènes
01:15:32qui veulent s'en prendre
01:15:33à des commerces
01:15:34sauf que là
01:15:35samedi soir
01:15:36on était dans une autre dimension
01:15:38il n'y avait rien
01:15:39de tout cela
01:15:40ou du moins
01:15:40les équipages
01:15:41étaient en
01:15:42trop
01:15:43il y avait trop peu
01:15:45de présence policière
01:15:46par rapport au nombre
01:15:46de casseurs
01:15:48j'ai reçu un appel
01:15:49vers 7h30 du soir
01:15:50de mes salariés
01:15:52qui m'informaient
01:15:53que le magasin
01:15:54venait d'être pillé
01:15:55donc je m'y suis rendu
01:15:57directement
01:15:58sans comprendre
01:15:59ce qui se passait
01:16:01et sans pouvoir
01:16:03mesurer vraiment
01:16:04l'ampleur des dégâts
01:16:04en arrivant sur place
01:16:06je me suis retrouvé
01:16:08face à des casseurs
01:16:09toujours présents
01:16:10cagoulés
01:16:11équipés
01:16:13casqués
01:16:13gantés
01:16:14donc on était vraiment
01:16:15sur des scènes
01:16:17apocalyptiques
01:16:18excusez-moi
01:16:18mais ils étaient
01:16:19combien
01:16:19en grosso modo
01:16:21de ce que j'ai vu
01:16:22en arrivant sur place
01:16:23il y avait au moins
01:16:23une vingtaine de groupes
01:16:26présents encore
01:16:26sur le boulevard
01:16:27des groupes
01:16:28constitués
01:16:28de 7 à 10 personnes
01:16:30réparties sur le boulevard
01:16:32donc moi
01:16:32je les ai vus
01:16:32en essayant de me garer
01:16:34tout simplement
01:16:34parce qu'on pouvait
01:16:35ce qui était incroyable
01:16:35c'est qu'on pouvait
01:16:36quand même circuler
01:16:36en voiture
01:16:38donc ça montre
01:16:39le réel problème
01:16:41avec le dispositif policier
01:16:42puisque habituellement
01:16:43dans ce genre de manifestation
01:16:44on ne peut pas y accéder
01:16:46donc là j'ai pu parfaitement
01:16:48me garer
01:16:48arriver devant ma boutique
01:16:50et me retrouver
01:16:50face à des casseurs
01:16:51qui passaient devant
01:16:52et mesurer l'ampleur
01:16:53des dégâts
01:16:54donc en fait
01:16:54ils arrivent
01:16:55et ils forcent le passage
01:16:57et comment vous arrivez
01:16:58vous et vos amis
01:16:59je ne sais pas combien
01:16:59vous étiez
01:17:00à résister
01:17:01comment ça se passe
01:17:02ce face à face là
01:17:02alors sur les vidéos
01:17:04qu'on voit
01:17:04c'est une boutique
01:17:05qui était fermée
01:17:06au moment des faits
01:17:07où je n'étais pas encore présent
01:17:09donc ils ont tout cassé
01:17:10tout pillé
01:17:11pendant qu'il s'était fermé
01:17:12ils ont tout volé
01:17:13des motos
01:17:14des accessoires
01:17:15enfin ils ont vraiment
01:17:16détruit les lieux
01:17:17arraché les télés des murs
01:17:18cassé les murs
01:17:19le sol
01:17:20enfin vraiment
01:17:20c'est des scènes
01:17:21de chaos
01:17:22et donc en arrivant sur place
01:17:23sur les coups de 7h30
01:17:24enfin 8h15 pardon
01:17:27je n'ai plus que constaté
01:17:28les dégâts
01:17:28et c'est à ce moment là
01:17:29où sur le même boulevard
01:17:31j'ai une deuxième boutique
01:17:32qui est située
01:17:33à une cinquantaine de mètres
01:17:36où j'ai entendu
01:17:37du bruit métallique
01:17:39et en tournant ma tête
01:17:40j'ai compris
01:17:40qu'il y avait
01:17:41des personnes
01:17:42en train de vandaliser
01:17:43mon deuxième magasin
01:17:44et c'est à ce moment là
01:17:46où j'ai pas mesuré
01:17:48j'ai pas réfléchi
01:17:50à ce moment là
01:17:51où j'ai couru vers eux
01:17:52et je me suis retrouvé
01:17:54donc face à 40 personnes
01:17:55ils vous ont menacé ?
01:17:57ah bah ils étaient en train
01:17:58d'arracher mon rideau
01:17:59quand je suis arrivé
01:18:00ils se sont mis à courir
01:18:03je sais pas
01:18:04peut-être que le fait
01:18:04de me voir arriver en courant
01:18:06ça les a peut-être
01:18:07pas intimidés
01:18:08mais de se dire peut-être
01:18:10que la police est arrivée derrière
01:18:10donc ils ont couru
01:18:11mais ils sont revenus
01:18:13à la charge
01:18:14en me disant
01:18:16qu'ils voulaient récupérer
01:18:17des motos
01:18:18et cette fois-ci
01:18:19je leur ai dit
01:18:19qu'ils ne pourraient pas faire
01:18:20ce qu'ils avaient fait
01:18:21sur le magasin précédent
01:18:22alors c'est peut-être pas eux
01:18:23mais ce que je venais de subir
01:18:24sur l'autre magasin
01:18:25ça allait pas se reproduire
01:18:26parce que là
01:18:26c'était deux fois de trop
01:18:29et j'ai pas réagi
01:18:30à ce moment-là
01:18:31et à ce moment-là
01:18:32ils se contentent de ça
01:18:32et ils repartent
01:18:33ou bien ils commencent
01:18:34à vous intimider physiquement ?
01:18:35non non non
01:18:35ils sont approchés de moi
01:18:37ils ont
01:18:39je dirais pas
01:18:40ils ont peut-être pas
01:18:40voulu en découdre
01:18:41mais ils ont essayé
01:18:42en tout cas
01:18:42de montrer leur supériorité
01:18:45moi j'ai été rejoint
01:18:46par mes frères
01:18:47à ce moment-là
01:18:49et on a dû
01:18:50leur faire comprendre
01:18:50qu'ils allaient rien faire du tout
01:18:52et que ce magasin
01:18:53allait rester protégé
01:18:54parce que tout était dedans
01:18:55vous aviez de quoi
01:18:56vous défendre ?
01:18:57on avait de quoi se défendre
01:18:58très sommairement
01:18:59on a pris des choses
01:19:00qu'on trouvait par terre
01:19:01des barres de fer
01:19:03des barres de bois
01:19:04qui restaient par terre
01:19:05un club de golf
01:19:07j'avais un club de golf
01:19:08avec moi
01:19:09histoire d'intimider
01:19:10je dirais
01:19:11mais en réalité
01:19:11face à 40 personnes
01:19:13si c'était passé quelque chose
01:19:14je pense qu'on
01:19:15qu'on a eu
01:19:16de graves problèmes
01:19:17ça a duré longtemps ?
01:19:18ça a duré
01:19:20moins de deux minutes
01:19:22mais deux minutes
01:19:23c'est très long
01:19:23face à 40 personnes
01:19:25à essayer de
01:19:26de se défendre
01:19:28si je puis dire
01:19:29en faisant comprendre
01:19:30qu'on ne lâcherait pas
01:19:33et c'est vrai que moi
01:19:34j'espérais qu'un équipage
01:19:34passe à ce moment-là
01:19:35malheureusement
01:19:36personne
01:19:37au final
01:19:38ils ont compris
01:19:39qu'ils ne pourraient pas
01:19:40rentrer aussi facilement
01:19:41dans le magasin
01:19:41ils sont repartis
01:19:42et c'est à ce moment-là
01:19:43où j'ai croisé un équipage
01:19:44de police
01:19:44je les interpellais
01:19:45en leur disant
01:19:46ce qui venait de se passer
01:19:47et malheureusement
01:19:48ils m'ont dit
01:19:48qu'ils étaient
01:19:493% hommes
01:19:50et qu'on était
01:19:51nous 7 ici
01:19:52et qu'on avait de quoi
01:19:53se défendre
01:19:53et qu'ils me souhaitaient
01:19:54bonne chance
01:19:55c'est ça qu'on vous a dit
01:19:57les policiers ont dit
01:19:58on a autre chose à faire
01:19:59on ne peut pas rester
01:20:00c'est pas qu'ils avaient
01:20:01vraiment autre chose à faire
01:20:02mais qu'ils étaient
01:20:04complètement dépassés
01:20:04ils étaient vraiment
01:20:08totalement perdus
01:20:09face à ce qui se passait
01:20:10pardon mais
01:20:11comment on fait
01:20:12pour vouer une moto
01:20:13ou des motos
01:20:14en ce qui vous concerne
01:20:15ils n'avaient pas accès aux clés
01:20:16comment ils ont fait ?
01:20:17c'est très simple
01:20:17ils ont déjà commencé
01:20:18par casser le rideau métallique
01:20:20parce que le magasin
01:20:21est quand même protégé
01:20:21par un rideau métallique
01:20:22qui pèse des centaines de kilos
01:20:24donc c'est quand même
01:20:24relativement lourd
01:20:25ils ont réussi à l'arracher
01:20:26le détruire
01:20:27briser les vitrines
01:20:28à coups d'extincteurs
01:20:29donc les dévisions
01:20:30s'est procurées
01:20:31via les réseaux sociaux
01:20:34après avoir fait ça
01:20:35ils ont pu rentrer
01:20:35dans le magasin
01:20:36il faut savoir que déjà
01:20:36en faisant ça
01:20:37ça prend quand même
01:20:37quelques minutes
01:20:38ils n'arrivent pas
01:20:38à le faire en quelques secondes
01:20:40tout ce temps là
01:20:40pas de police
01:20:41ils sont rentrés dans le magasin
01:20:42en cassant toutes les vitrines
01:20:44les motos étaient face à eux
01:20:45donc la plupart
01:20:46ils sont rentrés vraiment
01:20:47à des dizaines et des dizaines
01:20:49comme on peut le voir
01:20:50sur les images
01:20:51nous les clés sont stockées
01:20:53dans un armoire à clés
01:20:54un peu comme une agence immobilière
01:20:55où on va vraiment
01:20:56avoir des clés en sécurité
01:20:58ils ont cherché ça
01:20:58ils ont fouillé
01:20:59ils ont cassé le coffre à clés
01:21:01ils ont pris les clés
01:21:02ils sont repartis avec des motos
01:21:03en roulant
01:21:04il y a des vidéos d'ailleurs
01:21:05qui circulent sur les réseaux
01:21:06et d'autres qu'ils ont laissé
01:21:07ils m'en ont laissé deux
01:21:08par terre dans le magasin
01:21:09sans les clés
01:21:10bien évidemment
01:21:10ils sont partis avec
01:21:12et voilà
01:21:13et vous en avez même retrouvé
01:21:14vous me disiez une dans la rue
01:21:15un peu plus loin
01:21:16qu'ils ont abandonné
01:21:17ils ont abandonné
01:21:17donc moi j'ai été recueillir
01:21:19le témoignage des commerçants
01:21:20autour
01:21:20vraiment qui étaient
01:21:23désabusés
01:21:23de ce qu'ils avaient pu voir
01:21:25toute la journée
01:21:26en étant tout à fait
01:21:27désolé pour nous
01:21:28en nous disant
01:21:29qu'ils n'ont rien pu faire
01:21:30mais ce qui est logique
01:21:31on ne peut pas non plus intervenir
01:21:32sur des situations pareilles
01:21:33donc ils m'ont dit
01:21:34là où étaient partis
01:21:35les gars avec les motos
01:21:36j'ai été dans la rue
01:21:37donc de derrière
01:21:38j'ai trouvé un de mes véhicules
01:21:40garé
01:21:41plutôt bien garé d'ailleurs
01:21:43mais sans les clés
01:21:44ils ne l'avaient pas saccagé au moins
01:21:45ils l'ont fait tomber
01:21:46donc il y a quelques dégâts
01:21:48matériels sur le véhicule
01:21:50mais j'ai dû aller le repousser
01:21:51pour le remettre en sécurité
01:21:53derrière
01:21:54votre préjudice
01:21:55vous l'estimez à combien
01:21:56et ça va m'emmener
01:21:57vers la suite de mes questions
01:21:58sur ce que vous attendez
01:21:59maintenant comme réparation
01:22:00alors on est encore
01:22:01en plein inventaire
01:22:02je n'ai pas l'ampleur
01:22:03des dégâts précis
01:22:04mais je peux déjà vous dire
01:22:05que ça se situe
01:22:06à plusieurs centaines
01:22:07de milliers d'euros
01:22:09ce qui est très difficile
01:22:10c'est que maintenant
01:22:11pour la réparation du préjudice
01:22:12on sollicite nos assureurs
01:22:14et là on est obligé
01:22:16de lire les contrats
01:22:17de lire entre les lignes
01:22:18je pense que chacun d'entre nous
01:22:19ici ne lit pas forcément
01:22:20toutes les conditions générales
01:22:22les conditions particulières
01:22:23de tous les contrats
01:22:23et c'est là où on s'aperçoit
01:22:25qu'il y a quelques petits trucs
01:22:26qui vont nous coûter
01:22:27beaucoup d'argent
01:22:28vous vous dites
01:22:29je ne vais pas récupérer
01:22:29bon l'argent
01:22:30si facilement que ça ?
01:22:31je ne vais pas récupérer
01:22:31tout le préjudice
01:22:32ça c'est sûr et certain
01:22:33le magasin
01:22:34vous allez pouvoir le rouvrir
01:22:35et à quelle échéance ?
01:22:37on va pouvoir le rouvrir
01:22:38en faisant les travaux
01:22:39en étant indemnisé pour ça
01:22:40parce que pareil
01:22:40il faut de la trésorerie
01:22:41pour pouvoir financer tout ça
01:22:42et de la trésorerie
01:22:43avec les temps qui courent
01:22:44ça devient très difficile
01:22:46déjà rien que pour
01:22:46la sécurisation de la boutique
01:22:48après les événements
01:22:49samedi soir
01:22:51c'est une facture
01:22:52qui s'élève à plus de 3000 euros
01:22:52quand même
01:22:53pour des panneaux de bois
01:22:54il faut les régler tout de suite
01:22:56les travaux
01:22:56il faut les engager rapidement
01:22:57le remplacement de la vitrine
01:22:59il faut l'engager rapidement
01:23:00donc ça présente
01:23:01des coûts importants
01:23:01qu'on ne peut pas maîtriser
01:23:02pour l'instant
01:23:02et à titre personnel
01:23:03sur une note plus personnelle
01:23:04bon ça se voit
01:23:05vous êtes un bonhomme
01:23:06un sacré gaillard
01:23:07on voit que vous n'avez pas peur
01:23:08d'ailleurs l'effet le prouve
01:23:09mais comment vous vous sentez aujourd'hui
01:23:11vous êtes en colère
01:23:12vous êtes dépité
01:23:13triste
01:23:14un peu détroit
01:23:15je suis très en colère
01:23:17par rapport à ce qui s'est passé
01:23:18je ne comprends pas
01:23:19comment ça a pu arriver
01:23:20en France
01:23:21des événements pareils
01:23:23que dans tout le pays
01:23:24on a dû faire face
01:23:27à des événements similaires
01:23:28parce que je ne suis pas le seul
01:23:29à cette fait piller
01:23:32je ne comprends pas
01:23:33où se trouve
01:23:36l'état
01:23:36à ce moment là
01:23:37de défendre
01:23:38ses concitoyens
01:23:39de défendre les commerces
01:23:39on paye énormément de charges
01:23:41énormément d'impôts
01:23:41comme tout le monde
01:23:43qu'est-ce qu'on fait avec ça
01:23:44on a des dépenses partout
01:23:45et nous
01:23:46on se retrouve
01:23:47seul
01:23:47dans la rue
01:23:48à devoir se défendre nous-mêmes
01:23:49donc je suis très en colère
01:23:50par rapport à ça
01:23:51je suis très peiné aussi
01:23:52parce que c'est des années de travail
01:23:54et ces casseurs
01:23:55ne se rendent pas compte
01:23:56de ce qui brise derrière
01:23:58je ne suis qu'un simple patron
01:23:59j'ai du personnel
01:24:00je perds de famille
01:24:01je travaille pour ma famille
01:24:03comme tout le monde
01:24:04et là tout est mis à mal
01:24:06parce qu'ils en ont décidé
01:24:07alors moi j'ai une petite question
01:24:09vous savez qu'il y a la présomption
01:24:10de légitime défense
01:24:11quand on est pillé
01:24:11quand on est un commerçant
01:24:13est-ce que vous pensez
01:24:14justement à vous armer
01:24:15en vous disant
01:24:15si ça se reproduit
01:24:16que la police n'est pas là
01:24:17et qu'il faut que je protège
01:24:19moi-même ma boutique
01:24:19il faut que je sois mieux équipé
01:24:21c'est très difficile
01:24:23de pouvoir imaginer
01:24:25un tel scénario
01:24:26mais je ne vous cache pas
01:24:27que forcément
01:24:28c'est des idées
01:24:28qui traversent l'esprit
01:24:29bien évidemment
01:24:30parce que mine de rien
01:24:31face à des hordes
01:24:32de sauvages
01:24:35enragés
01:24:36qui sont prêts à tout
01:24:37pour faire ce qu'ils veulent
01:24:41on se dit que
01:24:42peut-être si on est abandonné
01:24:42par la police
01:24:43il faudrait peut-être
01:24:43trouver des solutions alternatives
01:24:45ce que je n'espère pas
01:24:46Je ne sais pas qu'il veut réagir
01:24:47peut-être Marine Baranès
01:24:48parce que c'est un traumatisme
01:24:49qu'il a subi
01:24:49c'est ce que j'allais dire
01:24:52moi j'entends
01:24:54et j'entends ce que vous dites
01:24:57de ce sentiment
01:24:59de peur
01:25:00qui a dû vous envahir
01:25:02au moment où
01:25:02vous êtes face
01:25:04à 20 ou 30 ou 40 personnes
01:25:07qui veulent tout casser
01:25:08et aujourd'hui
01:25:10j'ai envie de vous dire
01:25:11comment vous avez dormi
01:25:14oui mais vous voyez
01:25:15les préjudices
01:25:17c'est évidemment financier
01:25:20mais c'est aussi psychique
01:25:21c'est-à-dire que
01:25:23ça fait des victimes
01:25:25psychiques
01:25:26qui vont demain
01:25:27élever leurs enfants
01:25:28en disant
01:25:29attention
01:25:30ou quand il va y avoir du bruit
01:25:31ou quand on va voir
01:25:32quelqu'un tout en noir
01:25:33avec un casque
01:25:34qui va avoir
01:25:35des réminiscences psychiques
01:25:36ce pays malade
01:25:37psychiquement
01:25:38il va falloir
01:25:39le reconstruire
01:25:39Est-ce que vous avez bien dormi
01:25:41comment vous vous sentez
01:25:41globalement ?
01:25:42Non bien évidemment
01:25:44samedi soir
01:25:44je n'ai absolument pas dormi
01:25:46je suis rentré chez moi
01:25:47sur les coups de 4h du matin
01:25:49le téléphone en main
01:25:50essayer de scruter les réseaux
01:25:51essayer de scruter des vidéos
01:25:52où je pouvais retrouver des choses
01:25:54vraiment
01:25:54des réactions post-traumatiques
01:25:55voilà
01:25:56je n'ai pas dormi
01:25:57le dimanche
01:25:58j'ai dû y retourner
01:25:59pour vraiment bien mesurer
01:26:01l'ampleur des dégâts
01:26:01parce que c'est quelque chose
01:26:02que je voulais faire samedi soir
01:26:03sauf que finalement
01:26:04en me retrouvant face à ces ordres
01:26:05de gars
01:26:06je n'ai rien fait de tout ça
01:26:08j'étais en train d'essayer
01:26:09de trouver des solutions
01:26:09pour se protéger
01:26:11Maître Rowe
01:26:11vous n'avez pas attendu
01:26:12une dernière réaction
01:26:12peut-être
01:26:13si vous voulez lui poser une question
01:26:14vous adressez à lui
01:26:14moi c'est un peu inquiétant
01:26:15parce que je comprends
01:26:16votre position
01:26:18quand Amory vous demande
01:26:20si légitime défense
01:26:21vous ne pourriez pas envisager
01:26:22de vous armer
01:26:24le problème
01:26:25c'est que
01:26:25quand on est face
01:26:26à 30 personnes
01:26:27ils n'avaient quand même
01:26:29pas l'air non plus
01:26:29d'être très pacifistes
01:26:31et très calmes
01:26:33vous seriez avancé
01:26:34si vous aviez eu
01:26:35de quoi vous défendre ?
01:26:37alors je ne saurais pas
01:26:38vous dire très honnêtement
01:26:39parce que c'est une réaction
01:26:40je pense d'instinct
01:26:43et sans réflexion
01:26:44parce que si je pense
01:26:45si j'avais réfléchi
01:26:46je pense que
01:26:47je n'y aurais pas été
01:26:48j'ai quand même 3 enfants
01:26:49et vous notez bien
01:26:50que face à 40 personnes
01:26:51je n'aurais pas eu
01:26:52envie de me retrouver
01:26:52vous avez quand même bien jugé
01:26:53les choses à ce moment-là aussi
01:26:54vous n'avez pas fait n'importe quoi
01:26:57et puis est-ce que c'est utile
01:26:58de se mettre en risque
01:26:59à tel point ?
01:27:03franchement
01:27:05moi c'est mon gain de pain
01:27:06vous n'avez pas d'art
01:27:07vous l'avez fait sans rien
01:27:09je peux me mettre en danger
01:27:11pour mon avenir
01:27:13est-ce que ce n'est pas
01:27:15ce que certains cherchent
01:27:16je pense d'ailleurs
01:27:16qu'on peut se poser la question
01:27:18que les gens s'arment
01:27:20il faut se battre
01:27:21contre la banalisation
01:27:22de la violence
01:27:22que ce soit le chaos total
01:27:24mais la guerre civile
01:27:25pour le coup
01:27:26merci beaucoup
01:27:26en tout cas
01:27:27on vous souhaite
01:27:28bien du courage
01:27:28merci beaucoup
01:27:29d'avoir accepté
01:27:30de témoigner
01:27:30et on suivra évidemment
01:27:32ce qui se passe
01:27:33pour votre boutique
01:27:33en particulier
01:27:34dans les jours
01:27:35et semaines à venir
01:27:36merci à tous
01:27:36dans un instant
01:27:37l'info de Villeneuve
01:27:38à la suite
01:27:38de l'actu
01:27:39bien sûr
01:27:39sur ces news
01:27:40et je vous dis
01:27:41à demain
01:27:41dès 13h
01:27:42pour Polyjustice
01:27:4324h en France
01:27:44merci à tous
01:27:45merci à tous