- il y a 2 jours
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Police, justice, 24h en France, bonjour à tous.
00:00:05Édition spéciale aujourd'hui, vous l'aurez compris, avec ce chaos qui se poursuit en France,
00:00:10qui s'est poursuivi bien au-delà de samedi, et l'État qui tente de répondre et qui décrète,
00:00:15il y a quelques minutes, des couvre-feux partiels dans certaines villes, dans certains centres-villes de France.
00:00:21On verra d'ailleurs dès le début de l'émission ce que cela veut dire et ce que cela implique.
00:00:25Aussi, on entendra Sébastien Lecornu qui vient de s'exprimer depuis la place Beauvau.
00:00:29Pendant ce temps, dans la majorité, silencieuse, la colère monte.
00:00:33Certaines voix commencent à s'élever, comme le champion du monde de foot, Emmanuel Petit,
00:00:38qui dit tout haut ce que beaucoup d'entre nous pensons tout bas désormais, vous l'entendrez.
00:00:42Vous verrez aussi toutes les images fortes de ce week-end et on s'arrêtera longuement sur la détresse des
00:00:48commerçants
00:00:48qui voient leur boutique pillée sous leurs yeux, alors que les casseurs les narguent sur les réseaux sociaux
00:00:53et les menacent en pleine rue.
00:00:56Alors certains propriétaires et particuliers menacent désormais de s'armer et de se faire justice eux-mêmes.
00:01:02C'est ce qu'on appelle l'autodéfense.
00:01:03Et le risque, c'est que cela se transforme en guerre civile.
00:01:06Nous allons bien évidemment y revenir.
00:01:09Un ministre qui a donc présenté sa démission hier, on l'a appris ce matin,
00:01:12mais le président l'a refusé et lui a d'ailleurs demandé de déployer de nouveaux moyens face aux casseurs.
00:01:17C'est ce qu'on détaillera aussi dans l'émission.
00:01:20A Marseille, le maire semble complètement hors sol.
00:01:24Benoît Payan a expliqué très sérieusement hier que les casseurs étaient restés plutôt tranquilles dans sa ville.
00:01:29Et pourtant, vous le verrez, les images sont effrayantes.
00:01:32Parce que tous les magasins de la Cannebière, les rues Saint-Féréol, Paradis, Grignan et Mont-Grand sont dévastés.
00:01:39Aujourd'hui, on fera réagir d'ailleurs en direct la présidente de l'association des commerçants du centre-ville de
00:01:45Marseille.
00:01:45Un maire aveuglé par l'idéologie, comme la maire de Nantes, qui a refusé que sa police municipale intervienne pour
00:01:51lutter contre les casseurs.
00:01:53Nous allons évidemment, là aussi, y revenir.
00:01:56Page spéciale, donc vous l'aurez compris, dans un instant, dans 24h en France, mais tout de suite, il est
00:02:0013h, passé de quelques secondes.
00:02:02Toute l'actualité, c'est avec vous Somaïa Labidi. Bonjour.
00:02:08Bonjour Nélier, bonjour à tous.
00:02:10Après avoir présidé la cellule interministérielle de crise, Sébastien Lecornu fustige un désordre organisé de manière successive par l'ultra
00:02:17-gauche et des délinquants,
00:02:19promet une réponse pénale élevée face aux violences.
00:02:21Une opération massive pour retrouver les pilleurs, 200 enquêteurs mobilisés pour les identifier.
00:02:27Et pour faire revenir le calme, le Premier ministre annonce la mise en place de couvre-feu partiel dans certains
00:02:32centres-villes.
00:02:34Des rassemblements courent devant les mairies un peu partout en France.
00:02:37C'est le cas à Lille, Nice, Limoges, Toulouse, Bordeaux ou encore Paris.
00:02:41Des rassemblements pour dénoncer les violences, pillages et incendies de bâtiments publics constatés en marge de la mobilisation de samedi.
00:02:49Des attaques graves qui constituent un vrai risque pour toute la nation, écrit dans un communiqué, l'Association des maires
00:02:55de France.
00:02:57Plus de 2000 commerces directement touchés par les violences du week-end.
00:03:01D'estimation du Président du Réseau des Chambres de Commerce et d'Industrie.
00:03:05À l'indique Rechenzo, qui évalue les dégâts, je cite à des centaines de millions d'euros,
00:03:09a demandé des mesures d'urgence pour soutenir les sinistrés lors de la réunion d'urgence ce matin avec le
00:03:15ministre du Commerce, Serge Papin.
00:03:17Première mesure annoncée par le gouvernement, le chômage partiel dès demain à 100% pour tous les commerçants touchés.
00:03:23Et puis, lui aussi fait son mea culpa, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, reconnaît ce matin que les
00:03:30autorités ont, je cite,
00:03:31failli incontestablement face aux violences qui ont secoué le pays pendant tout le week-end et estime qu'il y
00:03:36a eu un défaut dans les renseignements,
00:03:38services qui ne savent pas lutter correctement contre l'ultra-gauche.
00:03:42Le garde des Sceaux ajoute qu'il y a eu 2331 gardes à vue pendant le week-end dont plus
00:03:46de 80% font l'objet de poursuites.
00:03:50Merci à vous de vos points, bien sûr, à 14h, en votre compagnie.
00:03:54Les invités qui seront avec moi pour cette édition spéciale, bonjour Maître Tomazini, je rappelle que vous êtes avocate pénaliste,
00:03:59vous êtes également l'auteur de ce livre qu'on voit s'afficher qui s'intitule « Scandaleuse justice ».
00:04:04À vos côtés, Catherine Grandjard, bonjour.
00:04:06Vous êtes psychologue, merci d'avoir répondu à notre invitation.
00:04:08Bruno Pommard est là également, ex-instructeur opérationnel au RAID, Mathieu Devez pour le service politique de la justice.
00:04:15Et puis dans un instant, Maxime Le Guet aussi, du service politique de CNews.
00:04:19Parce qu'on va faire le point, juste après cette petite pause, sur les mesures, les premières mesures au sortir
00:04:25de ce week-end cataclysmique,
00:04:27annoncées par l'État, avec le Premier ministre en personne, qui est venu sur le perron de la place Vauveau,
00:04:33flanqué de Laurent Nunez et d'autres ministres, annoncées quelques mesures,
00:04:37à commencer bien sûr par ces couvre-feux qui seront décrétés, déclenchés dans plusieurs centres-villes.
00:04:43Et on en saura plus évidemment avec vous et avec Elodie Huchard, qu'on retrouve dans un instant.
00:04:46A tout de suite dans Police Justice 24h.
00:04:52De retour avec vous dans Police Justice 24h en France.
00:04:56Et donc cette édition spéciale bien sûr sur notre antenne avec le chaos qui s'est poursuivi tout au long
00:05:02du week-end jusqu'à tard hier soir en France.
00:05:05L'État qui prend donc un certain nombre de mesures désormais et qui essaie de tirer les leçons de ce
00:05:10qui s'est passé.
00:05:10A l'instant on a entendu Sébastien Lecornu annoncer des couvre-feux partiels dans plusieurs centres-villes.
00:05:17Je vous propose d'écouter à nouveau le Premier ministre.
00:05:20Aussi j'ai demandé aux préfets de déclencher un certain nombre de couvre-feux pour ce soir.
00:05:25couvre-feu partiel dans lequel les préfets vont faire ce travail de discussion non seulement avec les maires mais aussi
00:05:31avec les chambres de commerce et d'industrie.
00:05:32Parce que l'un des enjeux de ce couvre-feu c'est la protection des personnes mais aussi des biens
00:05:36et singulièrement des commerces.
00:05:37On n'est pas sur une délinquance générale classique.
00:05:42On est véritablement sur une délinquance générale très précise, très spécifique de pillage, de revente d'ailleurs d'un certain
00:05:48nombre de ces biens pillés.
00:05:49Il n'est pas question que les choses s'installent comme ça dans la durée, c'est le moins qu
00:05:53'on puisse dire.
00:05:54Bonjour Elodie Huchard, vous êtes sur place au ministère de l'Intérieur.
00:05:58Vous avez suivi toutes ces prises de parole.
00:06:01Et ce qu'on retient en somme c'est que effectivement ces couvre-feux partiels, ils seront quand même décrétés
00:06:07ça et là.
00:06:08Ça ne sera pas national, c'est ce qu'on a compris surtout.
00:06:10On laisse un peu la main aux préfets en la matière.
00:06:17Oui Nelly, c'est en fait la suite de ce que disait le président de la République hier lors de
00:06:21son allocution.
00:06:22Le fameux duo maire-préfet que nous ressort l'exécutif.
00:06:25Effectivement des couvre-feux territorialisés.
00:06:27Ce n'est pas toute la France mais les quartiers qui ont été les plus gangrénés par la violence.
00:06:32Il en a cité certains, le Premier ministre.
00:06:34Bien sûr, ce n'est pas exhaustif.
00:06:35On peut penser à Paris par exemple au quartier de Châtelet ou bien encore à République.
00:06:39C'est l'une des mesures annoncées par le Premier ministre.
00:06:42Des couvre-feux qui peuvent entrer en vigueur dès ce soir.
00:06:45Il y aura des discussions dans la journée.
00:06:46C'est le ministère de l'Intérieur qui nous communiquera les quartiers qui sont visés.
00:06:50Des décisions aussi en concernant la justice.
00:06:53Gérald Darmanin l'avait déjà dit.
00:06:55Il veut une réponse ferme.
00:06:56Ce qui va simplifier un peu les choses, c'est que deux tiers des interpellés sont majeurs.
00:07:00Il peut donc y avoir des comparutions immédiates.
00:07:02Et déjà connu aussi des services de police.
00:07:04Et pour les pilleurs que le Premier ministre a qualifiés ironiquement bien sûr de génies qui ne portent pas de
00:07:10cagoule,
00:07:10200 enquêteurs vont regarder les images de vidéosurveillance et vont tenter de les retrouver évidemment pour les punir.
00:07:17Concernant les commerçants, le Premier ministre l'assure, c'est à ceux qui ont cassé de payer.
00:07:22Il réitère sa proposition, Sébastien Lecornu, de toucher aussi aux allocations familiales quand cela est nécessaire pour récupérer un peu
00:07:29d'argent.
00:07:30Et puis avec cette annonce chômage partiel, dès demain à 100% pour les commerçants qui ont été touchés.
00:07:35Pour l'instant, pas d'état d'urgence décrété.
00:07:37Le Premier ministre a dit qu'il était déterminé qu'il utiliserait tous les outils à sa disposition.
00:07:42Néanmoins, il ne veut pas en faire un outil politique.
00:07:44Et puis un dernier mot sur l'élection présidentielle.
00:07:47Nelly, puisque Sébastien Lecornu, vous l'avez entendu, a beaucoup cité l'ultra-gauche qui l'accuse de vouloir perturber
00:07:53l'élection présidentielle.
00:07:54C'est pour ça que Sébastien Lecornu veut rencontrer les forces politiques.
00:07:58Il veut assurer la sécurité des candidats à l'élection présidentielle, bien sûr.
00:08:02Mais aussi des meetings, de toutes les réunions publiques qui pourront avoir lieu.
00:08:06Et il veut une bonne tenue aussi du débat démocratique.
00:08:09Merci à vous. Merci pour toutes ces précisions, bien sûr.
00:08:11Élodie Huchard en direct de la pièce Bouveau.
00:08:13Maxime Leguay est là également du service politique.
00:08:15On avait déjà vu les rassemblements interdits, notamment à Marseille.
00:08:20Je pense à Marseille.
00:08:20Là, on passe à l'étape couvre-feu.
00:08:23Elle nous dit qu'on va savoir assez rapidement.
00:08:25Il faut que ça aille vite parce qu'une troisième journée, personne n'a envie de la voir.
00:08:28Donc là, on s'attend à des annonces bientôt.
00:08:29Cet après-midi, la carte des couvre-feu exactes nous sera communiquée.
00:08:34C'est ce que nous a dit le Premier ministre en lien direct avec le ministère de l'Intérieur.
00:08:38Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a deux types de couvre-feu possibles.
00:08:41Il y a l'artillerie lourde, si vous voulez.
00:08:43C'est le couvre-feu national qui est décrété directement par Matignon.
00:08:47Et puis, il y a ce fameux deuxième échelon, le couvre-feu territorialisé, localisé, partiel.
00:08:54Et c'est celui-là qu'a pour l'instant décidé le Premier ministre en lien direct avec les préfectures
00:08:58pour voir quelles sont les zones à risque,
00:09:01identifiées comme sensibles pour qu'il y ait des répliques et donc que le couvre-feu soit mis en place.
00:09:06Intéressant aussi à noter dans la prise de parole du Premier ministre, il ne ferme pas la porte à l
00:09:10'état d'urgence.
00:09:11Il dit, si cela est nécessaire, nous pourrons le mettre en place.
00:09:14Pour l'instant, on estime que les couvre-feu est le plus adapté.
00:09:18C'est-à-dire qu'on est dans la gradation, il se laisse une marge de manœuvre supplémentaire.
00:09:21Pour rappel, l'état d'urgence, c'est un régime dérogatoire du droit commun qui permet en termes de perquisition,
00:09:27d'assignation à résidence, d'interdiction de rassemblement, d'aller beaucoup plus vite sans donner une justification tout de suite,
00:09:33immédiate.
00:09:34Et puis, le Premier ministre a réitéré son soutien à Laurent Nunez, se posait la question de son maintien.
00:09:39Il a déposé et demandé sa démission auprès du Président de la République qui l'a refusé.
00:09:46Le Premier ministre nous dit, non, j'ai toute ma confiance en Laurent Nunez.
00:09:49Des effectifs de police seront renforcés dès ce week-end, nous dit-il.
00:09:54Ça, c'était pour le volet sécuritaire.
00:09:55Et puis, il y avait le volet financier où Sébastien Lecornu nous dit que le chômage partiel sera déclenché dès
00:10:01mardi pour les commerces sinistrés
00:10:02et qui annonce un fonds de soutien spécifique.
00:10:04Voilà pour les deux annonces principales du Premier ministre.
00:10:06Merci, on aura d'ailleurs un certain nombre de commerçants tout au long de l'après-midi.
00:10:09Ils nous diront ce qu'ils pensent et ce qu'ils attendent, évidemment, de ces aides ciblées, de ce fameux
00:10:12fonds de soutien spécifique.
00:10:14Bruno Pommard, revenons au rétablissement de l'ordre.
00:10:18Parce qu'on n'est plus dans le maintien de l'ordre.
00:10:20Il faut absolument rétablir l'ordre et force doit rester à la loi dans les rues.
00:10:23C'est ce qu'il fallait faire, selon vous, en gradation.
00:10:26C'est-à-dire qu'il fallait commencer par des couvre-feux partiels.
00:10:28Il a cité d'ailleurs un certain nombre de quartiers qui avaient posé problème, les arrivées de transport.
00:10:32Donc, il a assumé que c'était des arrivées massives de banlieue qui venaient pour piller le Premier ministre.
00:10:37Écoutez, je suis désespéré, en fait.
00:10:41Entre la déclaration du Président de la République et celle du Premier ministre, couvre-feu partiel.
00:10:46C'est là où on voit qu'il y a une espèce de ventre mou dans les décisions politiques qui
00:10:49m'exaspèrent.
00:10:49Parce que sur le terrain, vous savez, on a mis les policiers qui sont blessés, dont certains très gravement.
00:10:53On l'a vu pendant 48 heures, les policiers se faire assaillir.
00:10:57C'est-à-dire que ce n'est même pas eux qui arrivaient à prendre le dessus, c'est quasiment
00:11:00les assaillants.
00:11:01Et à un moment donné, je pense qu'il faut que ces gens-là prennent leur responsabilité.
00:11:04Le couvre-feu et laisser la main à Laurent Nunez.
00:11:07Parce que, pourquoi je vous dis ça ?
00:11:08Tout simplement parce qu'on voit quand même le Président de la République qui, à part partir se balader dans
00:11:12les Émirats pour aller parler de l'essence et je ne sais quoi,
00:11:16il aurait dû, c'est un chef de guerre, il aurait dû rester là, évidemment.
00:11:18Évidemment, moi quand j'étais au red, j'avais un chef au-dessus, quand il nous disait d'y aller,
00:11:22on y allait.
00:11:22Là, on voit la désescalade, on voit M. Lecornu qui prend des décisions en demandant au préfet d'interdire des
00:11:30manifestations.
00:11:31Comme si les manifestants et comme les casseurs s'en foutent complètement de ce qu'on peut dire.
00:11:36Donc, à un moment donné, laissez la main.
00:11:37Vous avez fait un couvre-feu national, en gros ?
00:11:39Oui, oui, oui, absolument.
00:11:41Et laisser la main à Laurent Nunez qui pourra mobiliser lui, s'il veut, j'en suis sûr, et c
00:11:46'est sa volonté, des effectifs considérables.
00:11:49On en a besoin.
00:11:49On a besoin de 60 à 80 000 personnes sur le terrain pour assurer la sécurité.
00:11:53En tout cas, ce qu'on observe déjà avant hier soir, parce qu'on a tous eu ces conversations dans
00:11:59notre entourage,
00:12:00la majorité silencieuse est en colère, cette colère qui gronde.
00:12:04Elle n'est plus seulement sourde, elle s'exprime maintenant de plus en plus.
00:12:07Et certaines voix commencent à s'élever.
00:12:09Peut-être inédit et étonnant, celle du champion du monde de foot, Emmanuel Petit,
00:12:13qui dit tout haut ce que beaucoup, jusqu'ici, disaient encore tout bas.
00:12:18J'ai été témoin, comme beaucoup, beaucoup de personnes, de ce qui s'est passé hier,
00:12:26donc le samedi 17 octobre.
00:12:29Et je trouve que c'est un pur scandale.
00:12:31Il n'y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens.
00:12:34J'ai une colère profonde au fond de moi sur des gens qui sont censés être comme moi,
00:12:39nés français, mais apparemment ils se branlent complètement d'avoir le passeport français.
00:12:44Je suis même persuadé qu'ils détestent la France.
00:12:47J'ai beaucoup de pensées, à la fois pour les forces de l'ordre,
00:12:50mais également pour tous les gens qui ont perdu leur métier et leur travail hier,
00:12:55des années de labeur, de sacrifice, pour avoir une vie honnête,
00:13:00que ce soit français ou même des immigrés qui essayent de s'intégrer en France.
00:13:05Aujourd'hui, j'ai envie de descendre dans la rue et de me friter avec tous ces petits cons,
00:13:10parce qu'il n'y a pas d'autre mot.
00:13:12Tous ces gens que j'ai vus d'ailleurs au soir des finales de Champions League du Paris Saint-Germain,
00:13:16parce que c'est le même mode opératoire, c'est cagoulé,
00:13:20parce que la lâcheté, c'est ce qui les unit.
00:13:25On détruit tout, on brûle tout, on casse tout, on pille, on vole, on blesse, on agresse, on insulte.
00:13:31J'ai un message pour toutes les personnes qui croient encore profondément, comme moi,
00:13:36que la France est un superbe pays, qui ouvre ses portes à bras ouverts.
00:13:41Toutes les personnes qui souhaitent vivre, venir ici en France,
00:13:45et bien continuez, parce que moi je suis comme vous.
00:13:47J'adore mon pays, j'adore tous les étrangers qui adorent mon pays, qui veulent s'intégrer.
00:13:52Mais tous les autres, à commencer par les Français,
00:13:54qui ne souhaitent pas justement que la France continue à être ce qu'elle est,
00:13:59« Retournez d'où vous venez, on n'a pas besoin de vous. »
00:14:02Et tous ceux qui sont nés avec un passeport français,
00:14:04« Cassez-vous ! On ne veut plus de vous ! »
00:14:08Catherine Grandjard, vous êtes psychanalyste, il sort ses tripes et son courage là.
00:14:12Alors on sent qu'il y a énormément de colère,
00:14:14c'est d'autant plus courageux qu'il y a peu, voire pas, de personnalités publiques
00:14:18qui ont parlé ou qui osent parler dans ce genre de situation aujourd'hui dans notre pays.
00:14:22En fait, chacun peut avoir une opinion.
00:14:25Donc là, on entend une opinion.
00:14:27Moi, dans mon cabinet, j'entends des gens inquiets, anxieux par les événements
00:14:34et pas simplement les événements des derniers jours.
00:14:38J'ai envie vraiment d'attirer l'attention sur le désir de paix,
00:14:43sur le désir de fonctionner les uns avec les autres.
00:14:48Vous ne croyez pas que ce message-là, pardon, j'entends, vous vous essayez de mettre ça sur un plan
00:14:52un peu sociétal,
00:14:53mais là, ce message-là, il est inaudible pour la plupart des gens avec ce qu'ils ont vu ce
00:14:57week-end.
00:14:57Ils ont eu peur en fait.
00:14:59Si vous aviez été dans ces fameux quartiers concernés, je pense que vous aussi auriez eu peur.
00:15:03Même à distance, quand on n'habite pas dans Paris, on a peur aujourd'hui.
00:15:06Il est clair que nous avons peur, mais il est clair aussi qu'ici, on a la responsabilité d'amener
00:15:13un peu de sérénité.
00:15:15Et moi, c'est pour ça que je viens sur un plateau.
00:15:18C'est pour réfléchir ensemble, avec cette grande majorité silencieuse qui nous regarde, les téléspectateurs,
00:15:25qu'est-ce que nous pouvons faire pour calmer le jeu et non pas mettre de l'huile sur le
00:15:29feu.
00:15:30C'est ça ma conviction.
00:15:32Maître Tomasini, quand vous entendez Emmanuel Petit qui dit, au fond,
00:15:35si vous n'êtes pas d'accord avec votre passeport et si vous n'êtes pas content d'être français,
00:15:38parce qu'on a entendu beaucoup de messages anti-France,
00:15:41cette haine de la France qui s'exprime chez beaucoup de ces individus,
00:15:45cassez-vous, c'est le cri du cœur et il est relayé par des millions de Français en ce sens
00:15:49aujourd'hui.
00:15:50Oui, c'est une réaction...
00:15:52Il faut arrêter d'être surpris en fait par ce genre de réaction.
00:15:55On n'est pas surpris, c'est une réaction que j'attends, que j'attendais de la part de nombreux
00:16:02Français.
00:16:03Et on peut le comprendre, aujourd'hui on est arrivé à un moment de l'histoire de notre démocratie
00:16:09où les défaillances générales de nos gouvernants, que ce soit au niveau de l'éducation, de la justice, de la
00:16:18santé,
00:16:19ont ouvert la porte à une foule en colère, une foule furieuse.
00:16:24Mais qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui ?
00:16:26On est obligé, et je voudrais rebondir sur ce qui a été dit par notre psychologue,
00:16:32cette anxiété qu'elle ressent, cette anxiété qu'elle ressent chez ses patients.
00:16:37Pourquoi il y a de l'anxiété ?
00:16:38Tout simplement aussi parce qu'il n'y a pas d'action.
00:16:41On est anxieux quand on paralyse l'action.
00:16:44Aujourd'hui, avec le tout en même temps d'Emmanuel Macron,
00:16:48on ne réagit plus, on n'agit plus parce qu'on a peur d'agir.
00:16:53Mais c'est catastrophique.
00:16:55L'État a le monopole, justement, de la force légitime.
00:17:00Et on doit l'employer parce que nécessairement, sinon, c'est l'invasion de toutes les violences.
00:17:05Bruno Pommard, l'État a le monopole de la force, mais ceux qui critiquaient...
00:17:09La violence, on dit même.
00:17:11Je n'aime pas trop le terme.
00:17:11Alors moi, j'aime bien employer le terme de la force légitime.
00:17:14Non, mais ceux qui critiquaient quand même l'action des policiers,
00:17:16il y a encore trois jours, en disant qu'il y avait des violences policières,
00:17:19étaient les mêmes qui disaient hier, à un moment donné,
00:17:21il faut peut-être qu'ils se regardent en face et qu'ils soient en accord et en phase avec
00:17:25eux-mêmes.
00:17:26Ils disaient qu'il n'y avait pas assez de monde sur le terrain.
00:17:28Mais il faudrait savoir, quand il y en a trop, on vient provoquer les manifestants.
00:17:31Quand il n'y en a pas assez, alors on est en dessous de tout, franchement.
00:17:33Il y en a certains qui ont dit, d'ailleurs, pour avoir fait quelques plateaux avec Mme Tondelier et d
00:17:37'autres,
00:17:38qui ont dit, en gros, qu'il y a quand même des policiers qui se sont un peu acharnés sur
00:17:42les manifestants.
00:17:43Je vais rappeler, non.
00:17:44Mais même hier soir, on entendait encore ça.
00:17:46Oui, mais tout à fait.
00:17:46C'est le jeu politique, évidemment.
00:17:48Et vous ne pouvez pas vous attendre à autre chose, de l'ultra-gauche,
00:17:50qui dise des choses sympathiques à l'égard des policiers.
00:17:53Non, il manquait effectivement des effectifs.
00:17:56Les renseignements généraux, effectivement, auront sûrement un retexte à faire sur tout ce qui s'est passé.
00:18:01Je pense que déjà, Laurent Nunez a les éléments.
00:18:03Et on va pouvoir passer à une autre phase de sécurisation qui va être totale.
00:18:08Je le pense, je l'espère.
00:18:09Parce que vous savez, vous, il y a des matchs qui se préparent, des matchs de foot aussi.
00:18:12Donc, il y a tout un tas d'éléments à mettre en place.
00:18:14Mais oui, effectivement, la police sera toujours critiquée.
00:18:16On peut imaginer qu'à l'aune du PSG Barcelone, de toute façon, il y aura un couvre-feu à
00:18:20Paris demain.
00:18:21Oui, et Laurent Nunez, sur ce point précisément, a dit que le match était maintenu.
00:18:25Parce que la question se posait de savoir,
00:18:27au égard à ce qu'on a vu des débordements post-match de football du Paris Saint-Germain,
00:18:30il a dit à ce stade, le match est maintenu.
00:18:33Bon, je propose...
00:18:34Pardon, on réagit un petit peu comme avec le terrorisme.
00:18:36Il y a eu du terrorisme, on a continué à faire des événements.
00:18:38Moi, je serais un peu plus...
00:18:39On doit marquer, merci, une courte pause.
00:18:43Mais on reviendra pour parler aussi de ces Français.
00:18:46Celui, il est courageux, Emmanuel Petit,
00:18:48mais il y a aussi ceux qui vont au-devant des émeutiers, des pilleurs,
00:18:52et qui leur disent, mais arrêtez,
00:18:54qu'est-ce que vous êtes en train de faire à tout casser ?
00:18:57Et qui se prend, parce qu'il les traite de pilleurs,
00:19:00des insultes et des invectives, il se fait traiter de racistes.
00:19:03Vous voyez comment on mélange tout, aujourd'hui, dans ce pays ?
00:19:06On y revient, séquence à l'appui,
00:19:08à tout de suite, dans Poli-Justice 24h en France.
00:19:15De retour avec vous dans Poli-Justice 24h en France,
00:19:18édition spéciale avec le JT d'Amory Bucco sur les violences de ce week-end.
00:19:23Amory, vous allez nous raconter des histoires humaines
00:19:25qu'on n'a pas vues sur tous les médias,
00:19:28qui n'ont pas fait la une de l'actualité,
00:19:30mais de gens qui ont été confrontés directement à cette violence.
00:19:33Et on va commencer avec samedi,
00:19:35cette fameuse journée de mobilisation qui a viré au chaos
00:19:38dans plusieurs villes de France.
00:19:40Plus de 1500 commerçants, on le rappelle,
00:19:42ont été victimes de pillages ou de dégradations,
00:19:44mais également d'agressions directes, physiques,
00:19:47contre leurs personnes.
00:19:49Parmi ces personnes, Aline, elle est buraliste à Paris
00:19:52et on va entendre son témoignage.
00:19:54Oui, Aline, elle tient le bar-tabac, la barrique,
00:19:56près de la place de la République à Paris.
00:19:58Samedi, vers 14h, elle avait tout fermé,
00:20:01mais des dizaines de pilleurs ont scandé tabac-tabac
00:20:03ont soulevé ensemble le rideau de fer
00:20:05et cassé les grilles de son commerce.
00:20:07Ils sont repartis avec des cartouches de cigarettes,
00:20:09des jeux à gratter, de l'alcool,
00:20:11avant que l'intérieur de son commerce ne parte en fumée.
00:20:14Et Aline, la gérante, elle se trouvait sur place
00:20:17avec son mari et ses enfants.
00:20:19Elle a été frappée, probablement avec une barre de fer,
00:20:22elle a eu des points de suture sur le front,
00:20:23elle a un oeil tuméfié.
00:20:25Elle raconte avoir aperçu des garçons de 12 à 13 ans
00:20:28en première ligne dans son magasin.
00:20:31La police débordée n'a pas pu intervenir.
00:20:33Une cagnotte a été lancée pour l'aider.
00:20:40Je pensais qu'on allait l'entendre Aline, c'est pas grave.
00:20:42Toujours à Paris, dans le 11e arrondissement,
00:20:44un commerçant a diffusé les images de vidéosurveillance de son magasin.
00:20:48Elles ont été filmées pendant toute la nuit.
00:20:49Pendant des heures, les pilleurs défilent dans sa boutique
00:20:52et se servent sans qu'aucun policier n'intervienne.
00:20:54Le commerçant a compté une centaine de pilleurs sur les images.
00:20:59On voit notamment un jeune homme, à l'allure plutôt bourgeoise,
00:21:01s'emparer tranquillement d'un sac comme s'il faisait ses courses.
00:21:04Écoutez.
00:21:08Alors, on n'a pas la séquence en ligne, Amaury,
00:21:10mais on va se demander qui sont ces pilleurs.
00:21:12Contrairement aux idées reçues, il n'y avait pas que des jeunes hommes d'ailleurs.
00:21:14C'est ça.
00:21:15Ce qu'on voit, c'est que ça dure pendant toute la nuit.
00:21:16Ça dure très longtemps.
00:21:17Il y a des va-et-vient dans sa boutique.
00:21:19Et lui, regarde ça impuissant,
00:21:21les images de vidéosurveillance sur son téléphone.
00:21:23C'est désespérant.
00:21:25Et il ne peut absolument rien faire à ce moment-là.
00:21:26Les procédures de police qu'on a pu consulter, je vous le disais,
00:21:29révèlent aussi la présence de jeunes filles.
00:21:31Vous parliez d'enfants de 12-13 ans,
00:21:32mais il y avait aussi beaucoup de filles dans ces cortés.
00:21:34Et oui, d'ailleurs, Aline, la buraliste dont je vous ai parlé,
00:21:36a remarqué aussi que parmi les casseurs,
00:21:38il y avait des filles venues avec des sacs solides
00:21:40pour emporter le maximum de marchandises.
00:21:42Du coup, en Essonne, on est aussi dans la nuit de samedi à dimanche,
00:21:45deux adolescentes qui ont été interpellées à Saint-Germain-les-Arpajon
00:21:48en train de traîner deux sacs remplis de maquillage et de nourriture.
00:21:52L'une d'elles n'avait que 14 ans.
00:21:54Elles avaient quitté leur foyer pour rejoindre Paris et ses pillages.
00:21:58Et dans le téléphone de l'une d'entre elles,
00:22:00les enquêteurs ont trouvé des vidéos de scènes de pillages
00:22:02et des messages incitants à commettre ses pillages.
00:22:04D'ailleurs, elle a reconnu être entrée dans un Franprix et un Marionneau.
00:22:07Sa camarade, elle, a assuré n'avoir fait que ramasser des objets déjà volés.
00:22:11Et puis, à la gare de Juvisy-sur-Orge,
00:22:13c'est une jeune femme de 26 ans qui a aussi été contrôlée
00:22:16avec un sac rempli de vêtements neufs.
00:22:18Les violences qui n'ont donc pas épargné les petites communes à Maury,
00:22:22très loin des grandes villes,
00:22:23parce que selon nos informations,
00:22:25plusieurs mairies et postes de police municipales,
00:22:27eux aussi, ont été pris pour cible.
00:22:29Et oui, on en parle moins.
00:22:30Mais par exemple, à Bailly-Romain-Villiers,
00:22:32c'est en Seine-et-Marne, une ville de 7000 habitants,
00:22:34des individus ont visé dans la nuit de samedi à dimanche
00:22:37le poste de police municipale,
00:22:38dont la porte et les vitres portent encore des impacts.
00:22:41Ils sont aussi entrés dans la mairie et ont brisé des vitres
00:22:43et détruit un photocopieur.
00:22:44A Lézigny, toujours en Seine-et-Marne,
00:22:46les locaux de la police municipale ont été tagués
00:22:48du slogan d'extrême-gauche « Aqab »
00:22:50et même chose à Garancière dans les Yvelines,
00:22:52petit village de 2600 habitants
00:22:54où la mairie a été couverte de tags antipolistes
00:22:57et d'un doigt d'honneur.
00:22:59Bon, et puis pour finir une scène surréaliste,
00:23:02ça se passe à Grenoble.
00:23:03Là, vous avez les images.
00:23:04Tout à fait.
00:23:05Samedi, des émettiers ont pris la commande
00:23:07du petit train touristique de la ville.
00:23:09On les voit foncer à toute allure dans les rues de Grenoble,
00:23:12il l'a, au volant de ce véhicule,
00:23:14normalement, évidemment, réservé aux promenades des touristes.
00:23:17La balade s'est heureusement arrêtée nette
00:23:20face à un cordon de CRS.
00:23:22Le chauffeur a abandonné le véhicule et pris la fuite.
00:23:25Franchement, c'est affligeant.
00:23:28Affligeant et en plus, regardez l'allure à laquelle il va.
00:23:31Il aurait pu tuer 10 personnes sur ce passage.
00:23:34Tout ça, c'est une stratégie de provocation.
00:23:35Hier, on a vu des images, alors pas vraiment similaires,
00:23:37mais c'est du même acabus.
00:23:38On provoque les forces de l'ordre.
00:23:40On avait le Joker dans Paris, hier.
00:23:43On avait Captain America.
00:23:44On avait Batman avec des boucliers face à des canons en haut.
00:23:47Napoléon aussi.
00:23:47Napoléon.
00:23:48Il pense que c'est un jeu, en fait.
00:23:49Oui, c'est un jeu.
00:23:50Ils se moquent, en fait, des forces de l'ordre.
00:23:52Ils sont là pour se filmer en direct sur les réseaux sociaux et provoquer.
00:23:55Alors, on a entendu Emmanuel Petit,
00:23:57mais certains Français, je vous le disais,
00:23:58osent également affronter directement dans la rue.
00:24:01Ils n'écoutent que leur courage,
00:24:03ceux qui viennent pour s'en prendre au commerce.
00:24:06à l'image de ce monsieur qui a eu le courage d'aller dire
00:24:10arrêtez de tout casser.
00:24:11Mais vous allez voir, la séquence est assez révoltante
00:24:13parce qu'en guise de réponse,
00:24:15eh bien, il se prend des insultes.
00:24:18Les casseurs le qualifient de raciste
00:24:20et ils se mettent tous en cœur à lui crier dessus.
00:24:23Regardez.
00:24:25« OK ? Non, tu n'as pas le droit de le faire.
00:24:27Non, tu n'as pas le droit.
00:24:28Mais c'est bon, vôtre-le.
00:24:29Attendez, vous faites plus.
00:24:30OK ? Non, mais ça commence à suffire.
00:24:33Vous respectez les pompiers, d'accord ?
00:24:35Vous respectez les pompiers.
00:24:36Mais vous, si vous êtes restés,
00:24:37attendez plus l'État.
00:24:38Vous, si vous êtes restés, vous êtes restés.
00:24:41Bonnard !
00:24:44Bonnard !
00:24:45Bonnard !
00:24:45Bonnard !
00:24:46Bonnard !
00:24:46Bonnard !
00:24:46C'est bon !
00:24:48Oh !
00:24:48Oh !
00:24:48Oh !
00:24:49Oh !
00:24:50Oh !
00:24:51Oh !
00:24:53Oh !
00:24:53Oh !
00:24:56Oh !
00:24:57Oh !
00:24:59Oh !
00:25:00Oh !
00:25:01Oh !
00:25:02Oh !
00:25:03Oh !
00:25:04Oh !
00:25:05Oh !
00:25:06Oh !
00:25:07Oh !
00:25:07Oh !
00:25:08Oh !
00:25:09Oh !
00:25:10Oh !
00:25:11Oh !
00:25:13Oh !
00:25:19Maître Tomazini,
00:25:21quelle débilité profonde en fait,
00:25:23de tous reprendre un slogan, ils n'ont même pas entendu pour la plupart ceux qui sont au lointain ce
00:25:29que disait cet homme
00:25:29qui leur demandait juste d'arrêter et tout de suite ça y est, c'est raciste et on scande et
00:25:33on reprend en cœur
00:25:34comme si c'était un chant guerrier. Mais c'est la honte.
00:25:39Oui, moi si vous voulez ce que je ne comprends pas, je ne comprends pas qu'on s'attaque à
00:25:45des petits commerces
00:25:47comme des pharmacies, des boulangeries, rien ne peut le justifier. Parce que même si on essaye de comprendre
00:25:55les revendications, là on voit bien que c'est de la violence pure et dure. En fait, il n'y
00:25:59a pas de revendication
00:26:01qui soit légitimée d'une manière ou d'une autre. Ce n'est plus possible et on est obligé malheureusement
00:26:08d'en arriver à réprimer.
00:26:11Oui, Amoré, vous voulez rajouter un peu ?
00:26:13Non mais ce qui est intéressant, c'est qu'il n'est pas traité de raciste parce qu'il s
00:26:16'oppose
00:26:17au casseur. Malheureusement, il est traité de raciste parce qu'il s'oppose au casseur
00:26:20et parce qu'il est blanc. Et en fait, il y a une dimension un peu ethnique. C'est-à
00:26:23-dire
00:26:23que s'il est blanc et qu'on le traite de raciste, c'est parce qu'en face, manifestement,
00:26:27les personnes ne sont pas blanches. Et c'est ça qui est terrible, ça révèle aussi
00:26:30de la nature de ces émeutes. Où je ne dirais pas que le facteur principal pour moi n'est
00:26:35pas ethnique. Ce n'est pas le cas. Mais il y a une dimension, je pense, à prendre en compte
00:26:38ethnique.
00:26:39Mais c'est-à-dire qu'eux-mêmes l'ont réalisé en fait. Puisqu'ils voient la différence
00:26:41sur toi, en fait, qui ont eu cette idée tordue en tête. Je voudrais qu'on avance
00:26:45un petit peu avec une autre image de ces Français qui ont eu le courage de s'opposer
00:26:50au casseur. Une dame qui va aller leur dire, vous avez peut-être vu cette séquence, d'aller
00:26:54de cesser, de briser les vitrines et d'arrêter de monter des barricades. Et on va bien écouter
00:26:59ce que répond un de ces jeunes. À un moment, soyez attentifs. Il lui dit « Mais laisse-nous
00:27:03tranquille, toi, tu peux continuer à aller bosser comme une conne si tu en as envie. »
00:27:08« Arrêtez, pour ma mère, pourquoi vous faites ça ? C'est un truc de balade ! »
00:27:19« Si tu voulais faire ça marche, si tu veux aller bosser comme une conne, c'est ton
00:27:26ordre. » « Oui, c'est vrai, on va arrêter de bosser, t'as raison, ça, c'est la solution.
00:27:30»
00:27:30« Non, je ne te parle pas d'arrêter de bosser, je te parle de bosser dans de bonnes conditions
00:27:33et de ne pas toucher la moitié, moins de la moitié de ton salaire. »
00:27:45Mathieu Devez, on en a vu beaucoup, beaucoup des séquences comme ça tout au long du week-end.
00:27:49Il y a beaucoup de gens en fait qui n'ont écouté que leur courage et qui, devant l'agressivité
00:27:55et la sauvagerie de certains, ne se sont pas tues. Et moi, je trouve que ça force le respect quand
00:28:00même.
00:28:00« Oui, effectivement. Et d'ailleurs, vous avez de plus en plus de scènes dans Paris.
00:28:03Des dimanches matins, vous avez des riverains, des commerçants qui sont sortis, pas forcément
00:28:07pour aller dans les rues de leur quartier ou pas forcément pour aller ramasser tout
00:28:11ce qui avait été volé et pillé, mais juste par solidarité. Et ça, ça fait du bien à voir.
00:28:15Vous avez une autre scène, moi, qui m'a marqué à Paris. Vous avez des pilleurs, casseurs
00:28:19qui étaient en train de saccager un commerce. Et vous avez un individu qui est sorti de chez lui,
00:28:24qui s'est positionné pour empêcher. Et un autre homme qui est arrivé et qui lui a dit
00:28:29« Si j'étais toi, j'irais me servir, donc un homme d'une quarantaine, cinquantaine d'années,
00:28:33pour prendre des chaussures et les donner à ton fils. »
00:28:36Donc, il y a vraiment un clivage dans la société face à ces scènes de pillage et de casseurs.
00:28:40Et puis, une autre image à Paris de celui qui est le gérant d'un supermarché
00:28:46qui tente d'arrêter les casseurs. Il leur dit en substance « Écoutez-moi, je suis père de famille
00:28:50et je gagne ma vie comme ça. » Regardez cet échange.
00:28:54C'est un directeur dans le magasin. Regardez comment il pleure. Regardez-là. Bravo à vous.
00:28:59Regardez. C'est honteux. Putain, c'est honteux.
00:29:10C'est pas possible. Et Allah est la manière pour rebondiquer les gens.
00:29:15Rebondiquer avec classe. Mais pas comme ça, bordel.
00:29:19On a fait quoi, nous ? On est des pères de famille.
00:29:22C'est notre putain de magasin. Comment on va s'en sortir maintenant ?
00:29:25Je cours derrière l'assurance.
00:29:29C'est malheureux, putain.
00:29:33C'est avec moi que vous rebondiquer votre roi.
00:29:40Écoutez, on a envie de pleurer avec eux. Ils sont désespérés.
00:29:43Moi, j'ai versé quelques larmes ce week-end.
00:29:45Je me suis dit « Mais comment on peut retrouver son pays dans un tel état ? »
00:29:49Cet homme, on l'a retrouvé. On est allé le voir un petit peu après.
00:29:51Et vous allez entendre une fois de plus son désespoir.
00:29:55Voilà l'état du magasin.
00:29:59Regardez vous-même l'état du magasin.
00:30:02Qu'est-ce que vous ressentez quand vous voyez ça ?
00:30:04À votre avis, à votre avis, ce qu'on peut ressentir quand on vient,
00:30:10on massacre son propre en magasin.
00:30:13Gratuitement.
00:30:15Voilà, comment on va s'en sortir comme ça ?
00:30:17Il nous faut combien de temps maintenant pour rétablir le magasin et le remettre au carré ?
00:30:22Regardez.
00:30:23Je ne parle même pas des salariés comme on les a traumatisés.
00:30:26Regardez l'état du magasin.
00:30:29Regardez.
00:30:35Catherine, vous êtes psy.
00:30:37On a coutume de dire que quand on vous cambriole ou qu'on rentre chez vous,
00:30:40c'est comme un viol.
00:30:41Ces gens qui sont traumatisés, ils ont subi un viol en fait.
00:30:43Un viol de leur personne, un viol de leur intégrité,
00:30:46un viol de toute leur vie qui s'effondre devant leurs yeux.
00:30:48C'est ça la réalité aujourd'hui ?
00:30:50C'est inacceptable.
00:30:52C'est absolument traumatisant.
00:30:54On est absolument d'accord.
00:30:57Or, il y a des limites à ne jamais franchir, des passages à l'acte qui ne sont pas défendables.
00:31:05Il y a des voyous.
00:31:06Il y a tout ceci, c'est vrai.
00:31:09Là où je dis qu'il faut réfléchir, c'est que si on répond sur le même ton,
00:31:16si on répond par la même violence, on bascule dans quelque chose qui n'est plus une civilisation française.
00:31:22Pardon, il ne s'agit pas de répondre par la violence, il s'agit de rétablir l'ordre.
00:31:27Parce que la première des libertés des citoyens français, c'est la sécurité au quotidien.
00:31:31Et c'est de faire en sorte qu'autrui ne devienne pas une nuisance et une menace pour vous-même.
00:31:36Et à un moment, c'est le rôle de l'État que de s'acquitter de cette tâche.
00:31:39Et je pense que tout le monde en est à constater ça aujourd'hui.
00:31:42Bien sûr, d'accord.
00:31:44Alors moi, je voulais juste dire, ce qui est intéressant, c'est que ce commerçant, il dit je suis père
00:31:47de famille.
00:31:48Ce qui est assez terrible, c'est que moi, j'ai eu par exemple les échos d'une femme qui
00:31:52habite Marseille,
00:31:53qui m'a raconté que des familles venaient se servir lors des pillages.
00:31:56Il y avait des familles, la mère avec les enfants, le papa et le papa.
00:31:59Il a vu des vidéos d'ailleurs.
00:31:59Donc en fait, je pense qu'il y a vraiment deux Frances.
00:32:02Il y a une France honnête qui travaille, une France qui profite du chaos.
00:32:07Et c'est malheureusement cette France-là sur laquelle la France s'insoumise mise et dont ils veulent faire cette
00:32:14nouvelle France.
00:32:14C'est la rupture du contrat social.
00:32:16C'est assez incroyable de se dire que finalement, vous avez cet homme qui dit moi, je suis père de
00:32:20famille, j'ai besoin de vivre.
00:32:20Et vous avez des familles qui profitent de ce chaos.
00:32:22Et regardez, ce n'est pas fini.
00:32:24Un autre commerçant à Paris qui lui est désespéré parce que non seulement ils ont pillé, mais en plus, ils
00:32:28ont cassé.
00:32:28Et je crois que c'est ça qu'il désespère le plus, c'est cette casse gratuite, la destruction pour
00:32:33la destruction.
00:32:35Voici l'état de mon magasin après le 17 octobre, les gars.
00:32:38Vous ne rêvez pas, ils ont tout cassé, ils ont tout pris.
00:32:41Donc comme vous pouvez le voir, il n'y a plus de vitrine à l'avant.
00:32:43Ils ont pété mon rideau.
00:32:44Bien sûr, ils n'ont pas ouvert les vitrines gentiment.
00:32:47Ils les ont pété à coups de poing, à coups de pied.
00:32:49Ils ont récupéré les téléphones, les tablettes.
00:32:51Tous les sacs de luxe et bijoux ont aussi été volés.
00:32:53Comme vous pouvez le voir là-haut, il reste un petit sac parce qu'il est un petit peu moche.
00:32:56Donc ils se sont dit, on va le laisser.
00:32:58Regardez-moi ça.
00:32:58En fait, ils ont tout pété.
00:33:00Regardez, même des trucs au sol.
00:33:02Devant le magasin, il y avait des cartes Pokémon à 100 balles.
00:33:04Tellement, ils s'en battaient les couilles, les gars.
00:33:06Vous ne vous rendez même pas compte du travail que c'est, tout ça.
00:33:09Le temps qu'on a passé, le stock qu'il y avait pour Noël, etc.
00:33:14Le nombre de gens que vous allez mettre au chômage technique avec ce qui vient de se passer.
00:33:17Il y a cinq personnes en CDI dans ce magasin.
00:33:20Il y a deux personnes qui ont plus de 50 ans.
00:33:22Si clairement, mon patron ne peut pas remettre d'argent dans l'affaire, qu'est-ce qui se passe en
00:33:25fait ?
00:33:25Qu'est-ce qui se passe ?
00:33:26Eh bien, tout simplement, ça va être liquidation.
00:33:29Liquidation et les gens de 55 ans vont perdre leur métier.
00:33:31Et ne retrouvons pas de travail.
00:33:32Vous avez créé des vraies problématiques de vie.
00:33:35Vous avez volé aux pauvres pour donner aux pauvres.
00:33:36Bravo à vous.
00:33:37La chance qu'on a, entre guillemets, c'est que personne n'a pris de dégâts physiques dans le personnel.
00:33:42Malheureusement, moralement, ça ne va pas.
00:33:43Vous savez, c'est quoi le plus grave ?
00:33:45C'est que des commerces comme le mien, Apple Cash, Easy Cash, Cash Express,
00:33:47ça permet à des familles, à la fin du mois, qui n'ont pas d'argent malheureusement,
00:33:51de me revendre la Wii qu'il y avait dans le salon, la PS4,
00:33:54des sacs qui traînaient, etc.
00:33:55pour récupérer un petit billet et pouvoir faire des courses pour la fin du mois et nourrir les enfants.
00:34:00Et bien aujourd'hui, il y a un commerce en moins, pendant plusieurs mois peut-être même définitivement,
00:34:03qui ne pourra plus gérer les fins de mois de certaines familles en France qui sont dans le besoin.
00:34:07Bravo à vous, vous êtes des grosses merdes.
00:34:10J'aime bien cette dernière phrase.
00:34:12Mais c'est le cri du cœur, encore une fois.
00:34:13Mais Maître Tomazini, qu'on arrête de nous dire qu'on est allé s'en prendre aux nantis.
00:34:16Parce qu'en fait, ils sont allés s'en prendre à des gens qui sont comme eux,
00:34:19voire dans des situations pires que les leurs.
00:34:21Mais c'est exactement ce que je disais tout à l'heure.
00:34:23Si, à la limite, je ne cautionne absolument pas,
00:34:27mais on peut comprendre qu'on s'en prenne à des grandes enseignes,
00:34:31comme Christian Dior.
00:34:32Non, mais si on peut imaginer, mais là, c'est le contre-exemple absolu.
00:34:39On ne peut pas s'en prendre à ce qu'il travaille.
00:34:40Non, mais attendez, des petits commerces comme ça, c'est un scandale.
00:34:44Et au-delà de l'indemnisation de l'État ou des assurances,
00:34:48qui vont prendre des mois, voire des années,
00:34:51ce que moi je vois, c'est le trouble et l'impact psychologique intense de ces pillages.
00:34:59Et c'est trop malin.
00:35:01Qui va les indemniser ?
00:35:03M. Thomas-Enis, qui me gêne ?
00:35:04Parce que vous dites, on s'en prend à nos grandes enseignes.
00:35:06Donc à 8 ans, par exemple, à Dior, etc.
00:35:09Non, je crois que dans ces grandes entreprises,
00:35:11il y a aussi beaucoup de gens qui travaillent.
00:35:13La convoitise ne permet pas tout.
00:35:14Non, ce que je veux dire, c'est que si on se met dans la peau
00:35:18de certains êtres qui, par la violence, revendiquent
00:35:21le fait que l'État, l'État capitaliste, etc.
00:35:26J'entends ça, mais je ne le cautionne pas.
00:35:28Non, mais là, on a un contre-exemple.
00:35:30Vous confondez deux populations.
00:35:31Il y a les casseurs d'extrême-gauche
00:35:33qui, effectivement, s'en prennent à des symboles du capitalisme
00:35:36et les pilleurs venus principalement de la périphérie
00:35:40qui, eux, n'ont pas de mobile politique.
00:35:42En fait, eux veulent profiter du capitalisme.
00:35:44Et eux, c'est de l'opportunisme pire.
00:35:47Il n'y a pas de démarche politique.
00:35:48Il y a seulement une démarche d'enrichissement personnel.
00:35:51Ils peuvent s'en prendre à des magasins,
00:35:52racketter des gens, agresser sexuellement des jeunes femmes.
00:35:55Mais nous disons la même chose.
00:35:57C'est-à-dire que là, aucune justification, aucune,
00:36:03ne peut être mise en avant.
00:36:05Aucune.
00:36:05Autre image.
00:36:06Marseille, cette fois.
00:36:07Un commerçant va carrément sortir dans la rue.
00:36:09Lui, il va jusqu'à poursuivre les pilleurs, les voleurs.
00:36:13Il se met même à se battre avec eux
00:36:16pour tenter, tant bien que mal, de récupérer ses vêtements.
00:36:37Bruno Pommard, c'est pas la lutte des classes, là.
00:36:39Il n'y a rien à faire.
00:36:40Non, pas du tout.
00:36:40Il y a des gens qui protègent leur commerce.
00:36:42C'est des petits commerçants.
00:36:43Mais vous savez, l'étape suivante,
00:36:46ces racailles, ces voyous,
00:36:47comme vous voulez, il n'y a pas de terme
00:36:49pour les qualifier.
00:36:51Mais ils vont finir par même poignarder les gens.
00:36:53Écoutez bien ce que je vais vous dire.
00:36:54Je crois que c'est l'étape, malheureusement,
00:36:56par arriver parce que c'est courageux.
00:36:57Et en même temps, ils ont pris énormément de risques,
00:36:59ces gens-là, de vouloir défendre leur commerce.
00:37:01Je leur dis, laissez faire
00:37:02parce que la vie est la plus importante.
00:37:03Parce que certains se sont sentis revigorés
00:37:06et regonflés à bloc
00:37:07par peut-être la faiblesse de la réponse initiale
00:37:09de l'État, Mathieu Levesse.
00:37:10Et ça y est, Gérald Darmanin-Haus-Leton
00:37:12qui demande de la fermeté.
00:37:13Ça va passer par de la détention provisoire.
00:37:15C'est-à-dire qu'à chaque fois...
00:37:16Alors c'est surtout quand on s'en prend
00:37:17aux forces de l'ordre.
00:37:18C'est-à-dire policiers, gendarmes
00:37:20et sapeurs-pompiers.
00:37:21Juste un chiffre, un sur ces commerces.
00:37:22Ça y est, on a dépassé le seuil
00:37:24des 3 000 commerces pillés
00:37:26ou saccagés.
00:37:28Donc c'est le gouvernement
00:37:29qui l'a annoncé dès demain
00:37:30des aides de chômage partiel
00:37:32et les comparutions immédiates,
00:37:33puisque vous parlez de la réponse pénale,
00:37:34dès 13h30, donc avec 80% de majeurs.
00:37:38Et donc eux, on peut les juger
00:37:39en comparution immédiate.
00:37:40C'est-à-dire qu'ils ont pillé, dégradé,
00:37:42ils se sont masqués, cagoulés
00:37:44quand ils ont pseudo-manifesté
00:37:46et ils se sont plus en force de l'ordre.
00:37:47Non mais bravo, on va les mettre où ?
00:37:49On n'a pas de classe de prison suffisante.
00:37:52On va trouver, je pense.
00:37:54C'est aussi grave et que ça met
00:37:56la stabilité du pays en péril,
00:37:58je pense qu'on va trouver.
00:37:58Sur le principe, je suis entièrement d'accord.
00:38:00Après, il y a également
00:38:02le problème pratique
00:38:04qui est qu'effectivement,
00:38:06au niveau des places de prison,
00:38:07on en a très peu.
00:38:08Mais surtout, ce n'est pas Gérald Darmanin
00:38:09qui peut décider de mettre les gens en prison,
00:38:12en détention provisoire,
00:38:12ça va être les juges.
00:38:13Oui, parce que la justice reste indépendante.
00:38:15Voilà, ils sont indépendants,
00:38:16ils vont faire ce qu'ils veulent.
00:38:17Oui, mais malgré tout,
00:38:18il y a eu des ordres vis-à-vis
00:38:20des procureurs généraux.
00:38:22Mais ce n'est pas le parquet
00:38:22qui décide de place en dehors.
00:38:23Non mais d'accord,
00:38:25les réquisitions vont être fermes.
00:38:26Les réquisitions vont être fermes,
00:38:27on verra à l'arrivée.
00:38:28Ce ne sont pas eux,
00:38:29ce ne sont pas les parquets qui franches.
00:38:29Les peines sont effectivement prononcées
00:38:30et l'application des peines.
00:38:32Deux exemples,
00:38:33deux villes sur lesquelles
00:38:33on aimerait se concentrer.
00:38:35Avec des maires qui, quand même,
00:38:36semblent complètement couper du réel.
00:38:39Aujourd'hui, ils sont un peu hors sol.
00:38:41Marseille et Nantes.
00:38:42On va commencer avec Marseille.
00:38:43Le maire de Marseille
00:38:45semble couper, effectivement,
00:38:46de la réalité.
00:38:47Benoît Payan a jugé
00:38:48que les casseurs
00:38:49sont plutôt restés tranquilles
00:38:50dans sa ville.
00:38:51Non mais entendez ça, quand même.
00:38:53Restés tranquilles.
00:38:54Et pourtant,
00:38:55tout n'est que désolation
00:38:56sur ces images que vous voyez.
00:38:58Le centre-ville de Marseille
00:38:59est complètement dévasté.
00:39:02La Canebière,
00:39:03les rues Saint-Féréol,
00:39:04Paradis, Grignan, Mont-Grand
00:39:05qui ont été touchés
00:39:07de plein fouet
00:39:07par ces violences.
00:39:09On voit ici les stigmates
00:39:11et donc ceux qui se lèvent tôt
00:39:13pour aller ramasser tout ça
00:39:14et nettoyer derrière.
00:39:15Ce sont des dizaines de commerces
00:39:17qui ont été attaqués.
00:39:18Ça part des boutiques de téléphonie
00:39:20jusqu'aux magasins de vêtements,
00:39:22les cosmétiques,
00:39:24Rue Paradis,
00:39:25un magasin Bouygues,
00:39:26Télécom qui a été entièrement dévalisé.
00:39:27Beaucoup de téléphonie mobile.
00:39:30Alors évidemment,
00:39:30tout ce que nous dit
00:39:31Benoît Payan aujourd'hui,
00:39:32c'est inaudible.
00:39:33Et on va faire réagir
00:39:34Nicole Richard-Verspirène
00:39:35avec nous.
00:39:36Bonjour madame.
00:39:37Merci de nous rejoindre.
00:39:38Vous êtes la présidente
00:39:39de l'association des commerçants
00:39:40du centre-ville de Marseille.
00:39:43Vos commerçants,
00:39:45vos collègues,
00:39:46ils ont été traumatisés.
00:39:48Dites-nous aujourd'hui
00:39:50quelle est l'ampleur
00:39:51du désastre
00:39:52et ce qu'ils vous disent.
00:39:53Ils ont tout perdu
00:39:55dans cette bataille.
00:39:56Alors d'abord,
00:39:57je vous remercie
00:39:58de me donner la parole.
00:39:59Je suis présidente
00:40:01d'une association
00:40:01de commerçants
00:40:02qui s'appelle Commerce 13
00:40:03et engagée auprès
00:40:04des entrepreneurs
00:40:05Bouches-du-Rhône.
00:40:06Mais je ne suis pas
00:40:07la seule présidente
00:40:08d'associations.
00:40:09Il y a de nombreuses
00:40:09associations de commerçants
00:40:11en centre-ville
00:40:12parce que nous sommes,
00:40:13paraît-il,
00:40:13la deuxième ville de France,
00:40:14donc une grande ville.
00:40:15D'accord,
00:40:16mais parlez-nous
00:40:17de ce qu'ils ont ressenti.
00:40:18Si je pouvais me permettre
00:40:20de poser une question
00:40:21à M. Payan,
00:40:22qu'est-ce qui se serait passé
00:40:23si les casseurs
00:40:24avaient été plus virulents ?
00:40:26Après,
00:40:27je ne comprends pas
00:40:28parce qu'au vu
00:40:29de ce qui s'est passé,
00:40:32comment vous voulez
00:40:33qu'on le vive,
00:40:33nous, sur le terrain ?
00:40:34Une situation pareille.
00:40:36Vous savez,
00:40:37quand il y a eu
00:40:37des émeutes en 2023,
00:40:39je suis restée
00:40:40dans ma boutique
00:40:40avec les rideaux tirés
00:40:42et j'étais à l'étage
00:40:44et je surveillais
00:40:44et je me sentais
00:40:45en sécurité.
00:40:47samedi,
00:40:48j'ai fui.
00:40:49Je suis partie en courant
00:40:51parce que j'ai eu peur.
00:40:53Comment vous voulez
00:40:54qu'il réagisse
00:40:54les commerçants
00:40:55au jour d'aujourd'hui ?
00:40:56Comment vous voulez
00:40:56qu'il réagisse ?
00:40:57Est-ce qu'il est aveugle
00:40:59aujourd'hui,
00:40:59le maire de Marseille ?
00:41:01Pourquoi il est dans le déni ?
00:41:02Pourquoi il ne veut pas
00:41:02voir le réel
00:41:03alors qu'il les a vus,
00:41:04vos commerces
00:41:05complètement saccagés ?
00:41:07C'est à lui
00:41:08qu'il faut poser la question,
00:41:09madame.
00:41:09Moi, je vois que
00:41:11je n'ai jamais connu
00:41:12une telle violence
00:41:14et ça a été
00:41:15l'illustration
00:41:16de la défaillance
00:41:17de l'État.
00:41:18Déjà,
00:41:19il faut le dire
00:41:20parce que
00:41:20les forces
00:41:23de l'ordre
00:41:23n'étaient pas
00:41:24assez nombreuses.
00:41:25C'était flagrant.
00:41:26Tout le monde savait.
00:41:27Tous les commerçants
00:41:27m'interrogeaient
00:41:28depuis deux jours
00:41:29pour savoir
00:41:29si on fermait,
00:41:30si on ouvrait,
00:41:31ce qu'on allait faire,
00:41:32comment ça allait se passer.
00:41:32tout le monde
00:41:33était inquiet.
00:41:34Visiblement,
00:41:35ce n'est pas remonté
00:41:36par les voies
00:41:37hiérarchiques
00:41:38de la préfecture.
00:41:40Ça, je n'ai pas compris.
00:41:42Déjà,
00:41:42c'est la première des choses.
00:41:43Ensuite,
00:41:44qu'est-ce qui va se passer
00:41:45dans les jours à venir ?
00:41:45Comment on va se protéger ?
00:41:47Comment ça va se passer ?
00:41:48Qu'est-ce que vous attendez
00:41:49des forces de l'ordre
00:41:50aujourd'hui ?
00:41:50Parce que
00:41:51j'imagine que beaucoup
00:41:52ont déjà tout perdu
00:41:53donc il n'y a plus grand-chose
00:41:53à voler.
00:41:54Mais si ça venait
00:41:55à recommencer,
00:41:55qu'est-ce qui se passe ?
00:41:56C'est un désastre en fait.
00:41:59Totalement.
00:41:59C'est un désastre,
00:42:00je ne vous le fais pas dire.
00:42:02D'abord,
00:42:02un préjudice économique
00:42:03énorme,
00:42:04un préjudice psychologique
00:42:07qui est tout aussi
00:42:09important.
00:42:10Et puis,
00:42:11on est dans une démocratie.
00:42:13Je veux dire,
00:42:14le rôle du ministère
00:42:15de l'Intérieur,
00:42:16c'est de faire régler
00:42:16l'ordre quand même.
00:42:19Si l'ordre ne règne pas,
00:42:20il faut changer de méthode.
00:42:21Il faut envisager
00:42:22quelque chose
00:42:22de plus contraignant.
00:42:25Mais on ne peut pas
00:42:26rester comme ça.
00:42:27On ne peut pas rester comme ça.
00:42:28Ce n'est pas possible.
00:42:29Madame Verspirène,
00:42:30un mot sur les aides
00:42:32soi-disant ciblées
00:42:33qui vont vous être données,
00:42:34le chômage partiel.
00:42:35Ça va suffire ?
00:42:36Ou bien,
00:42:37de toute façon,
00:42:37il y en a beaucoup
00:42:38qui vont rester
00:42:38sur le carreau aujourd'hui ?
00:42:42Je n'ai pas de chiffres
00:42:43sur lesquels m'appuyer
00:42:44pour vous répondre.
00:42:46Ce que je peux vous dire,
00:42:47c'est que dans un premier temps,
00:42:48il va falloir encadrer
00:42:50ces gens psychologiquement
00:42:52et qu'ils trouvent
00:42:53la force de repartir.
00:42:56après,
00:42:57en tant qu'association
00:42:58mais surtout
00:42:59en tant que syndicat patronal,
00:43:03on va essayer
00:43:03de tout faire
00:43:05pour qu'ils aient
00:43:06les aides
00:43:06et les mains tendues
00:43:08qu'il faut
00:43:08pour continuer
00:43:10à exercer leur activité.
00:43:12Nous sommes
00:43:12dans un cœur de ville
00:43:13et il y a beaucoup
00:43:14de cœurs de ville
00:43:15en France
00:43:15qui se trouvent
00:43:16dans la même situation
00:43:17que nous.
00:43:17On ne peut pas laisser
00:43:18péricliter les cœurs de ville.
00:43:20C'est un problème
00:43:21de société.
00:43:23Si les cœurs de ville
00:43:24périclite,
00:43:24c'est la porte ouverte
00:43:25à tous les débordements
00:43:27tels qu'on les a déjà connus.
00:43:28Il ne faut pas
00:43:28que ça se reproduise.
00:43:29Donc, il faut que l'État
00:43:31ait une main forte
00:43:32et efficace
00:43:33pour éviter
00:43:34que ces situations
00:43:35se reproduisent.
00:43:36Écoutez,
00:43:37merci pour votre témoignage.
00:43:38Il est fort
00:43:38et on est tous avec vous,
00:43:40évidemment,
00:43:40et aux côtés
00:43:41des commerçants marseillais
00:43:44qui souffrent
00:43:45et qui ne savent pas
00:43:45effectivement
00:43:46de quoi sera fait demain
00:43:47et surtout
00:43:47sur le plan psychique
00:43:49qui sont complètement cassés.
00:43:50Et ce chiffre impressionnant,
00:43:52on n'a jamais vu ça,
00:43:53donné hier
00:43:54à Marseille
00:43:55par la préfecture
00:43:56des Bouches-du-Rhône,
00:43:5730 000 pilleurs.
00:43:5830 000 pilleurs.
00:44:00C'est des hordes
00:44:00qui ont déboulé.
00:44:01Comment pouvez-vous faire
00:44:03les forces de l'ordre
00:44:03quand vous avez
00:44:0430 000 pilleurs
00:44:05qui arrivent
00:44:05pour saccager la mairie ?
00:44:07J'aurais une question
00:44:09malgré tout.
00:44:11Notre Premier ministre,
00:44:12Le Cornu,
00:44:13a parlé
00:44:14de groupes
00:44:15d'ultra-gauche
00:44:16qui se seraient
00:44:17organisés.
00:44:20méthodiquement saccagés.
00:44:21Absolument.
00:44:22Mais moi,
00:44:22ma question,
00:44:23et je m'interroge,
00:44:24comment les services,
00:44:25les renseignements généraux
00:44:27n'ont pas anticipé
00:44:29ces mouvements-là ?
00:44:30Et pourquoi
00:44:31on n'a pas eu
00:44:32une riposte
00:44:32à la mesure...
00:44:33Mais arrêtez,
00:44:34il y a trois jours,
00:44:34vous auriez dit que...
00:44:35Sur les réseaux sociaux,
00:44:36je pense qu'ils n'ont pas
00:44:37saisi l'ampleur
00:44:38des mouvements
00:44:38sur les réseaux sociaux,
00:44:40des appels
00:44:40à manifester,
00:44:41à saccager,
00:44:42à piller.
00:44:43Et d'ailleurs,
00:44:43consigne a été donnée
00:44:44par le gouvernement
00:44:45maintenant d'investir
00:44:46tous ces réseaux sociaux
00:44:47pour vraiment cibler davantage.
00:44:49Donc il doit y avoir
00:44:49une enquête aujourd'hui ?
00:44:51Il y aura une enquête,
00:44:51ne vous inquiétez pas.
00:44:52Pour vous dire
00:44:53à quel point
00:44:53ça a été ubuesque,
00:44:55des policiers municipaux
00:44:56de Nantes,
00:44:57eux,
00:44:58ont carrément été
00:44:58empêchés d'intervenir
00:45:00sur instruction
00:45:01de la mairie
00:45:02parce qu'on leur a dit
00:45:04restez au poste
00:45:05le temps que ça s'apaise.
00:45:06En gros,
00:45:07c'est rester tous à couvert.
00:45:08Décision évidemment
00:45:09qui a provoqué
00:45:10la frustration
00:45:11de beaucoup d'entre eux
00:45:12et ils s'expriment aujourd'hui.
00:45:15Cible de tir de mortier,
00:45:17de jet de projectile,
00:45:19les forces de l'ordre
00:45:20ont été violemment
00:45:21prises à partie
00:45:22samedi à Nantes.
00:45:24Plusieurs policiers
00:45:25ont confié
00:45:26ne pas être assez nombreux
00:45:27pour maintenir l'ordre.
00:45:28Pourtant,
00:45:29la mairie a demandé
00:45:29aux policiers municipaux
00:45:31de ne pas intervenir.
00:45:32Les policiers municipaux
00:45:34ont été invités
00:45:35à réintégrer le poste
00:45:36à la manufacture des tabacs
00:45:38et à ne pas en sortir
00:45:39le temps que la situation
00:45:40s'apaise à l'extérieur
00:45:42et dans le centre-ville
00:45:42en particulier.
00:45:43Ils sont restés
00:45:442h30 au service.
00:45:46Céline Perret-Marty,
00:45:47policière municipale à Nantes,
00:45:49dénonce un manque
00:45:49de moyens
00:45:50et de prérogatives.
00:45:52Je pense que
00:45:52ce n'est pas avec
00:45:53un casque et un bouclier
00:45:54tel que nous sommes
00:45:55équipés aujourd'hui
00:45:56qu'on aurait pu faire face
00:45:57à tous les pavés
00:45:59et tous les matériaux
00:46:01qui avaient été récupérés
00:46:02par ces individus.
00:46:03Tout devrait être
00:46:03peut-être revu
00:46:04pour nous mettre
00:46:05à la même dimension
00:46:06que la police nationale
00:46:07et la gendarmerie.
00:46:08Alors que les pillages
00:46:08se poursuivaient,
00:46:09les policiers municipaux
00:46:10sont partis
00:46:11sur leurs missions habituelles.
00:46:13Une situation ubuesque
00:46:15pour Foulque-Chombard de l'eau,
00:46:16conseiller municipal LR.
00:46:18Ils ont fait
00:46:18des sujets autres
00:46:20sauf bien sûr
00:46:21tout ce qui était
00:46:21en train de se passer
00:46:22au centre-ville.
00:46:22Moi je trouve ça incompréhensible.
00:46:23Leur rôle n'est pas
00:46:24d'être au niveau
00:46:25des affrontements
00:46:26là où la police
00:46:27s'occupe du maintien de l'ordre
00:46:28peut-être en front
00:46:29de manifestation.
00:46:30Mais typiquement
00:46:31dans les quartiers commerçants
00:46:32là où on est
00:46:33qui n'étaient pas
00:46:34le principal parcours
00:46:35de la manifestation,
00:46:36pourquoi ne pas être là
00:46:37par groupe
00:46:38peut-être plus important
00:46:39pour justement
00:46:40apaiser les choses,
00:46:42faire respecter
00:46:43un peu
00:46:43l'ordre public.
00:46:45Ce dimanche,
00:46:46des groupes
00:46:47continuaient toujours
00:46:47à pied des commerces
00:46:48dans la métropole
00:46:49de Nantes.
00:46:51Bruno Pommard,
00:46:52comment c'est possible
00:46:52dans un jour pareil
00:46:53de dire
00:46:54restez au dépôt
00:46:55et puis attendez.
00:46:56Faites le drôme en fait.
00:46:57Mais c'est ça
00:46:58l'instruction de la maire
00:46:59de Nantes ?
00:46:59On hallucine un petit peu.
00:47:01Ce n'est pas étonnant
00:47:01puisque même les policiers
00:47:02ne sont pas armés à Nantes.
00:47:03On sait très bien
00:47:04que l'idéologie
00:47:05a pris le pas
00:47:06sur la nécessité
00:47:07de protéger
00:47:08les Nantais.
00:47:09C'est vrai que c'est
00:47:10un peu compliqué
00:47:10quand même
00:47:11de faire intervenir
00:47:12les policiers municipaux
00:47:13qui avaient envie
00:47:13de soutenir
00:47:14les forces de l'ordre
00:47:15du ministère de l'Intérieur.
00:47:17Mais ils le disent eux-mêmes
00:47:17ils auraient été
00:47:18en moyen de dissuasion
00:47:20à minima.
00:47:21Vous avez tout à fait raison.
00:47:22Au moins protéger
00:47:22même certains établissements
00:47:23c'était très bien.
00:47:24Pour leur faire faire
00:47:24du maintien de l'ordre
00:47:25ça devient un peu plus compliqué.
00:47:26Même si on sait
00:47:26que parmi nos forces
00:47:27de l'ordre
00:47:28des policiers municipaux
00:47:29il y a beaucoup
00:47:30d'anciens gendarmes policiers.
00:47:31Néanmoins
00:47:32chacun son boulot
00:47:33mais bravo
00:47:34encore une fois
00:47:35aux policiers municipaux
00:47:35de Nantes
00:47:36qui ont voulu les assister
00:47:37mais visiblement
00:47:38les élus n'étaient pas
00:47:39du tout sur la même dimension.
00:47:40Un mot parce que
00:47:41ce n'était pas qu'à Nantes.
00:47:42A Paris aussi
00:47:42il y a eu des instructions
00:47:43dans ce sens ?
00:47:44Alors en fait
00:47:44il y a eu un manque
00:47:45d'instructions
00:47:45c'est-à-dire que moi
00:47:46j'étais en contact
00:47:46ce week-end
00:47:47avec un policier de commissariat
00:47:48qui était avec sa brigade
00:47:49qui voulait intervenir
00:47:50il y avait des pieds à 50 mètres
00:47:51et on leur a dit
00:47:52non il faut attendre
00:47:53les instructions
00:47:53le feu vert
00:47:54ils ont vu ces pieds
00:47:55je me dis vraiment
00:47:56j'ai eu la haine
00:47:56on n'a pas pu intervenir
00:47:57on a dû regarder
00:47:58laisser faire
00:48:00et attendre
00:48:00il faut laisser
00:48:01beaucoup plus d'autonomie
00:48:02parce qu'en fait
00:48:03à Paris
00:48:03il y a quand même
00:48:04une répartition
00:48:04entre la DOPC
00:48:05et la DESPAP
00:48:06alors c'est un peu
00:48:07brumeux pour certaines personnes
00:48:08mais ça explique
00:48:08qu'il y a un manque
00:48:09de coordination
00:48:10et parfois
00:48:10une impossibilité
00:48:11d'intervenir
00:48:11pour les policiers
00:48:12des commissariats
00:48:13ça ne peut pas être que ça
00:48:14je suis effarée
00:48:16de ce que j'entends
00:48:17à propos de ce non
00:48:19maintien de l'ordre
00:48:20à quoi ça vous sert
00:48:21d'avoir une police municipale
00:48:22si dans un jour pareil
00:48:23elle ne sort pas
00:48:24mais c'est compliqué
00:48:25c'est très compliqué
00:48:28franchement
00:48:28ce que je vous ai expliqué
00:48:29c'est que la police municipale
00:48:30est là pour faire
00:48:32de la police de proximité
00:48:32etc
00:48:33si elle rentre
00:48:34dans le maintien de l'ordre
00:48:35ça pose d'autres problèmes
00:48:36juridiques
00:48:36il est 14h
00:48:37on va retrouver
00:48:37évidemment
00:48:38merci
00:48:39on va retrouver
00:48:41Sommayel Abidi
00:48:42pour le journal
00:48:47après avoir présidé
00:48:48une cellule de crise
00:48:49interministérielle
00:48:50Sébastien Lecornu
00:48:51fustige un désordre
00:48:52organisé de manière
00:48:53successive
00:48:54par l'ultra-gaucher
00:48:55des délinquants
00:48:56il promet une réponse
00:48:57pénale élevée
00:48:58face aux violences
00:48:59une opération massive
00:49:00pour retrouver les pilleurs
00:49:01et pour faire revenir
00:49:03le calme
00:49:03le Premier ministre
00:49:04annonce
00:49:04la mise en place
00:49:06de couvre-feu partiel
00:49:07dans certains centres-villes
00:49:08et n'exclut pas
00:49:09l'état d'urgence
00:49:10si nécessaire
00:49:11à la une également
00:49:12Jordan Bardella
00:49:13vent debout
00:49:14contre les exactions
00:49:15du week-end
00:49:16le numéro 1 du RN
00:49:17dénonce une situation
00:49:18de quasi-guerre civile
00:49:20des scènes de violence
00:49:21sans précédent
00:49:22un pouvoir qui s'effondre
00:49:23une France humiliée
00:49:24et attaquée
00:49:25de l'intérieur
00:49:25ils somme l'état
00:49:27de reprendre
00:49:27le contrôle
00:49:28maintenant ou jamais
00:49:29réclame
00:49:30des peines immédiates
00:49:31et courtes
00:49:31pour les mineurs impliqués
00:49:34pendant ce temps
00:49:35l'acte 2
00:49:35de la colère
00:49:36est déjà en préparation
00:49:37la coordination
00:49:38des gilets jaunes
00:49:39du 17 octobre
00:49:40annonce une nouvelle journée
00:49:41de mobilisation
00:49:42ce samedi
00:49:42annonce faite
00:49:43sur son site internet
00:49:44avec une carte
00:49:45des mobilisations
00:49:46prévue le 24 octobre
00:49:47et déjà une dizaine
00:49:49d'actions
00:49:49répertoriées
00:49:50et puis au lendemain
00:49:52de ce chaos généralisé
00:49:53Emmanuel Macron
00:49:54vient d'arriver au Koweït
00:49:56une tournée présidentielle
00:49:57dans le Golfe
00:49:58destinée à sécuriser
00:49:59des volumes de pétrole
00:50:00et de diesel
00:50:01pour faire baisser
00:50:02les prix à la pompe
00:50:05merci beaucoup
00:50:06ma chère Sommet
00:50:06on reprend le débat
00:50:07et on accueille
00:50:08d'ailleurs sur ce plateau
00:50:10Franck Delvaux
00:50:10qui est président
00:50:11de l'UMIH
00:50:12Paris-Ile-de-France
00:50:13et l'union des métiers
00:50:14des industries
00:50:15de l'hôtellerie
00:50:16donc vous aussi
00:50:17vous avez été mis
00:50:18à rude épreuve
00:50:19tout au long du week-end
00:50:19on l'a vu
00:50:20pas seulement
00:50:21d'ailleurs
00:50:22que dans les beaux quartiers
00:50:23et aux abords
00:50:24des palaces
00:50:25deux images terribles
00:50:26on parlait des forces de l'ordre
00:50:28qui montrent
00:50:29que l'état
00:50:29ne donne pas
00:50:30à nos policiers
00:50:31tous les moyens
00:50:32de se défendre
00:50:32depuis fort longtemps
00:50:33maintenant
00:50:33et ça aboutit
00:50:34donc à une faille sécuritaire
00:50:36première image
00:50:37on est à Marseille
00:50:38ce week-end
00:50:38sur la Canebière
00:50:39avec un camion de police
00:50:41qui est ciblé
00:50:42directement par des casseurs
00:50:43vous allez voir
00:50:44c'est très impressionnant
00:50:46c'est hyper angoissant
00:50:47parce qu'à l'intérieur
00:50:48un policier arrive à filmer
00:50:50alors qu'il est caillassé
00:50:51on s'est a dit
00:51:30J'espère qu'il s'est bien extirpé, au final, l'angoisse, quoi.
00:51:34Enfin, je veux dire, il est pris en métaux, cet homme.
00:51:35Et on voit bien qu'il n'a pas de soutien à ce moment-là.
00:51:38Il est cerné.
00:51:38Oui, écoutez, les effectifs, évidemment, encore une fois, sont tellement dispatchés partout.
00:51:42Côte tenu du contexte qu'on a connu, c'est une première, encore une fois.
00:51:45Ce qu'on voit là, on sait qu'il y a 3 000 commerçants qui ont été cassés.
00:51:48Mais ça veut dire que les effectifs ont été dispatchés sur Marseille.
00:51:52Peut-être un manque de nombre d'effectifs évident.
00:51:55Mais en attendant, effectivement, certains se sont retrouvés en situation périlleuse, je dirais, de policiers qui ont su garder leur
00:52:01calme.
00:52:01Parce que sachez quand même que les policiers qui sont à l'intérieur sont armés d'armes létales.
00:52:05Vous voyez un petit peu encore la proportionnalité qu'ils ont donnée par rapport à ce qui s'est passé.
00:52:10Le discernement qu'ils ont fait. Ils auraient pu sortir les armes.
00:52:13Là, il est tout seul. Donc, en l'espace, il est en position de légitime défense.
00:52:16Oui, oui, oui. Donc, vous voyez un petit peu la peur qu'a dû avoir ce collègue.
00:52:20Oui, c'est impressionnant.
00:52:21Autre image, il faut quand même le montrer.
00:52:23Et là, on va vous emmener à Paris avec une voiture de police municipale.
00:52:27On y revient, qui est prise à partie.
00:52:29Donc, on rappelle que la police municipale est non armée à Paris.
00:52:32Et la police est donc obligée de fuir et de laisser le véhicule à la main de ces fous furieux
00:52:39qui vont en profiter.
00:52:43C'est parti.
00:53:08Voilà. Amoribucco, ça rejoint un peu ce que vous disiez.
00:53:11Non. Et alors, par ailleurs, tous les équipements qui se trouvaient dans le véhicule ont été volés.
00:53:16Et on a vu, après, des émeutiers se balader avec les matraques des policiers.
00:53:19C'est absolument la mort.
00:53:20Donc, c'est des matraques. Mais s'il y avait eu des armes ?
00:53:22Mais moi, c'est la question que je me pose quand même.
00:53:24Alors là, les policiers municipaux à Paris ne sont pas armés.
00:53:25Je pense que la question, d'ailleurs, devrait enfin peut-être être posée de nouveau.
00:53:28Avec ce qui se passe, la gravité des faits.
00:53:30Mais là où je m'étonne aussi, c'est qu'effectivement, des informations qu'on a pour le moment,
00:53:35c'est qu'il n'y a pas eu d'usage létal de la part des policiers de leur arme,
00:53:39alors qu'ils étaient en sous-effectif et qu'ils ont servi de bouc émissaire.
00:53:41J'ai le souvenir d'un Sébastien Lecornu qui disait tout à l'heure à Beauvau,
00:53:43c'est un miracle qu'il n'y ait pas eu de mort.
00:53:45Exactement.
00:53:46En Delvaux, c'est un miracle qu'il n'y ait pas eu de mort.
00:53:48Vous vous représentez les industries hôtelières.
00:53:51On a vu aussi qu'ils ont tenté de s'en prendre à des palaces, à des hôtels, à des
00:53:55restaurants,
00:53:56toutes ces choses.
00:53:57Le bilan est catastrophique.
00:54:00Qu'est-ce qui vous revient aujourd'hui ?
00:54:02Ce qui nous revient, j'ai des nombreux témoignages à l'erreur,
00:54:04à qui on a écrivait dès ce matin,
00:54:07c'est en fait le nombre de cafés, de bars, restaurants,
00:54:09qui n'ont pas été saccagés, mais qui ont dû fermer.
00:54:12Aujourd'hui, quand j'entends 3 000 commerces qui ont été détruits,
00:54:16c'est beaucoup plus qui ont dû fermer,
00:54:18qui n'ont pas fait de chiffre d'affaires, le manque à gagner.
00:54:21Et quand vous parlez de la recette du samedi,
00:54:22moi, j'ai un adhérent qui est Place de la République,
00:54:25il a perdu la recette du samedi, la recette du dimanche.
00:54:27Il est resté la nuit dans son établissement comme d'autres
00:54:30pour ne pas que l'établissement soit saccagé.
00:54:33Et qu'on dit qu'on va peut-être recommencer samedi prochain,
00:54:35puisqu'on parle maintenant d'une nouvelle manifestation samedi prochain.
00:54:38Quid ? Qu'est-ce qu'on va faire ?
00:54:39Quand le Premier ministre dit, bon, le chômage partiel,
00:54:41on s'en fout, nous, du chômage partiel.
00:54:43Ce qu'on veut, c'est être ouvert et travailler.
00:54:45Qui va indemniser ces personnes, ces établissements
00:54:49qui ont dû être fermés et qui n'ont pas fait de chiffre d'affaires ?
00:54:51On rappelle, le chômage partiel, c'est que 60% du salaire brut pour les employés.
00:54:55Oui, mais nous, on peut ouvrir, ça n'a pas été saccagé.
00:54:56Ce qu'on veut, c'est pouvoir travailler librement, librement,
00:54:59et pouvoir travailler correctement, faire notre métier.
00:55:02Pas vivre d'aide, c'est pouvoir faire notre métier.
00:55:03Qu'est-ce que vous pensez, par exemple, des couvre-feux
00:55:05qui vont être pris dans certains quartiers de Paris
00:55:06qui ont été particulièrement ravagés ?
00:55:08Couvre-feux, c'est-à-dire, pour nous, c'est...
00:55:10J'ai un adhérent, il est vers les Halles.
00:55:12À 22h, il a enregistré son dernier ticket de caisse.
00:55:16À 22h, il est resté jusqu'à 1h du matin dans son établissement,
00:55:20avec zéro client, pour pas qu'il soit avec l'établissement saccagé
00:55:23et pour surveiller son établissement.
00:55:26Couvre-feux, ça veut dire, pour nous, moins de chiffre d'affaires.
00:55:28Et puis, on est...
00:55:30N'oublions pas, on n'en parle pas, mais Paris,
00:55:32c'est la première ville mondiale en termes de tourisme.
00:55:34Paris, l'île d'Ophan.
00:55:35Alors là, ça va être une catastrophe.
00:55:36Moi, j'ai regardé la presse étrangère ce matin.
00:55:38Chaos, guérilla, guerre.
00:55:40Est-ce que vous croyez que, samedi prochain, le week-end prochain,
00:55:43un touriste va venir à Paris ?
00:55:45Mais non, il va aller à Rome, à Milan, à Barcelone, à Lisbonne.
00:55:47Il y a des annulations déjà ?
00:55:48Il y a des annulations ?
00:55:49À même temps, il y a des problèmes dans ces pays aussi.
00:55:51Oui, non, mais pas à la même échelle, pardon.
00:55:54Pas à la même échelle.
00:55:55Ce qu'on a vu là, c'est des voyous
00:55:57qui sont venus faire leurs courses de Noël.
00:56:00Voilà.
00:56:01Un mot, Franck Délos, sur la sécurisation.
00:56:03Ce n'est pas du tout la question.
00:56:04Est-ce qu'aujourd'hui, on sécurise suffisamment les commerces ?
00:56:07On a vu qu'ils ne reculent devant rien.
00:56:09Quand même, quand il y a des gros rideaux de fer
00:56:11devant les boutiques de luxe ou dans les grands magasins,
00:56:14ils arrivent à les soulever, à les déchirer.
00:56:16On en est là.
00:56:17C'est-à-dire que la force humaine arrive de toute façon
00:56:18à venir à bout de tout, à tout décupler.
00:56:20Quand on voit ce qu'ils ont, ils jettent tout ce qu'ils ont,
00:56:22tout ce qui leur passe par les mains.
00:56:24On va revenir, rappelez-vous,
00:56:25on avait toutes les vitrines avec des panneaux de bois
00:56:28il y a trois ans.
00:56:30On est en train de revenir à exactement la même chose.
00:56:32Vous verrez que samedi prochain, dans Paris,
00:56:34il y aura plein de magasins fermés
00:56:35avec des panneaux de bois devant les vitrines.
00:56:37On est en train de revenir à la même chose.
00:56:39Alors, regardons encore les images de la police.
00:56:42La police qui est en première ligne,
00:56:44qu'on a beaucoup vilipendé la semaine passée,
00:56:46avant que les choses se gâtent sérieusement,
00:56:48et à qui l'État ne donne pas les moyens de se défendre.
00:56:51Vous allez voir un extrait du document de ce soir,
00:56:55dans lequel les journalistes montrent la photo
00:56:57de la policière agressée,
00:56:58celle qui s'était fait pourchasser
00:56:59au moment des premières mobilisations.
00:57:02Et ils demandent, en fait,
00:57:03est-ce que vous condamnez le fait qu'on se soit prêts à une femme,
00:57:05qu'on l'ait jetée à terre,
00:57:06qu'on se soit acharnée sur elle ?
00:57:07Vous allez voir les réponses.
00:57:08C'est glaçant, en fait.
00:57:12Nous évoquons également aux manifestants interrogés
00:57:14ces images d'une policière à terre,
00:57:16violemment insultée et frappée par plusieurs jeunes
00:57:18lors des blocus lycéens.
00:57:27Là encore, chez nombre d'entre eux,
00:57:29elle ne suscite absolument aucune émotion.
00:57:32La femme qui a été lynchée au sol, vous condamnez ?
00:57:34Je condamne rien.
00:57:35Vous ne condamnez pas la femme policière qui a été lynchée au sol ?
00:57:37Je condamne rien.
00:57:38Vous n'avez pas acheté ces images
00:57:39de voir plusieurs personnes lyncher une femme au sol ?
00:57:41Moi, j'ai vu cette femme avancer gazer les gens.
00:57:45Vous n'avez pas un mot pour cette femme
00:57:46qui a été brutalement lynchée au sol ?
00:57:48À quoi d'honneur, vous lui dites ?
00:57:50À cette policière, brutalement lynchée au sol ?
00:57:52Faites-moi passer à la télé.
00:57:53Vous n'avez pas honte, madame ?
00:57:54Non.
00:57:54Vous soutenez les femmes ?
00:57:56Oui.
00:57:56Cette policière, ce n'est pas une femme ?
00:57:57Non, c'est une policière.
00:57:59Oh là là !
00:58:01Quand on parle de manque d'empathie, là, on y est.
00:58:03Elle est policière, donc de toute façon, elle mérite son sort.
00:58:06C'est-à-dire que ces gens-là sont embrigadés,
00:58:08sont partis très très loin dans leur schéma.
00:58:10Non, mais c'est insupportable.
00:58:12Mais c'est irrécupérable, surtout ?
00:58:14J'espère que c'est irrécupérable.
00:58:16Parce que sinon, l'affrontement dans lequel on est,
00:58:19si on dit qu'il est irrécupérable,
00:58:21ça veut quand même dire que deux Frances ne peuvent plus vivre ensemble.
00:58:26Ça veut quand même dire que ce vers quoi on se dirige,
00:58:30c'est ingérable.
00:58:33Vous ne pouvez pas simplement mettre police partout pour contrôler.
00:58:38Mais ce n'est pas possible.
00:58:39Qu'est-ce qu'on fait pour éduquer les gens ?
00:58:42Qu'est-ce qu'on fait pour que...
00:58:43Il y a plusieurs échelons.
00:58:45Vous avez raison, madame.
00:58:46Il y a des échelons éducatifs, préventifs.
00:58:48Moi, j'y travaille beaucoup.
00:58:49C'est une chose.
00:58:50Là, on est dans un moment particulier
00:58:52où le besoin de la force de rétablir l'ordre est nécessaire.
00:58:57On ne peut pas philosopher, excusez-moi le terme,
00:59:00sur ce qui se passe actuellement.
00:59:01On doit remettre de l'ordre, remettre un cadre
00:59:03et ensuite, on pourra travailler sur le cadre.
00:59:04Mais pour remettre de l'ordre,
00:59:06il faut réfléchir à tous ces gens qui dérapent.
00:59:09Moi, je ne peux pas dire qu'il y aura simplement,
00:59:13simplement des mises en prison.
00:59:16Ça ne suffira pas.
00:59:16Oui, d'accord.
00:59:17Enfin, là, c'est toute une génération à rééduquer.
00:59:20Il y a un état d'urgence.
00:59:21Il faut agir.
00:59:22Et comme vous l'a dit sur ce plateau notre intervenant,
00:59:26on pourra envisager l'éducation de ces jeunes
00:59:31et des moins jeunes, d'ailleurs, après coup.
00:59:34Mais là, on est dans une situation où il faut réagir.
00:59:37Moi, je peux dire que j'ai des adhérents
00:59:38et il y a des restaurateurs qui veulent...
00:59:40C'est-à-dire, on va défendre.
00:59:42Maintenant, on va défendre nos établissements.
00:59:43Ils veulent créer des milices.
00:59:45Voilà, les milices plutôt défendent.
00:59:46On comprend les problèmes de pouvoir d'achat.
00:59:48On comprend le problème de parcours sup, etc.
00:59:50On peut manifester.
00:59:51Et puis d'ailleurs, je vais lancer une idée.
00:59:52Pourquoi on manifeste le samedi ?
00:59:53Manifestons le lundi.
00:59:55Puisque le samedi, le week-end,
00:59:57c'est là où il y a beaucoup de monde.
00:59:58Manifestons le lundi.
00:59:59On peut comprendre.
01:00:00Mais je peux vous dire qu'aujourd'hui,
01:00:01moi, il y a des restaurateurs, des commerçants.
01:00:03Ils n'en peuvent plus.
01:00:04Vous dites ça parce que les commerces sont fermés le lundi.
01:00:05Mais ça n'empêchera pas les pillards
01:00:06de venir s'en prendre à vos boutiques.
01:00:07Non, mais bon, ils n'en peuvent plus aujourd'hui de voir ça.
01:00:11On les empêche de travailler.
01:00:12On casse tout.
01:00:13Alors, comment expliquer d'ailleurs...
01:00:15Et à la fin du mois, il faut payer l'URSSAF,
01:00:16il faut payer les loyers.
01:00:17On a d'autres reportages à vous montrer.
01:00:18Comment expliquer que la stratégie
01:00:19que continue de défendre notre ministre
01:00:21n'est pas permis d'éviter les débordements
01:00:23tels qu'on les a vus ?
01:00:25Regardez toutes ces scènes compilées
01:00:27où on a vu la police perdre le contrôle.
01:00:31Dès 8h30, à Marseille et à Lyon,
01:00:34des vitrines sont ciblées
01:00:35et le mobilier urbain saccagé.
01:00:38Au fil de la journée,
01:00:39les scènes de dégradation et de pillage se multiplient.
01:00:42À Marseille et Lille,
01:00:43les mairies sont prises pour cibles.
01:00:45À Limoges, l'hôtel de ville est incendié.
01:00:47La capitale est aussi en proie au pillage.
01:00:51Nous sommes entrés dans une nouvelle ère sécuritaire.
01:00:53Notre pays est profondément déstabilisé
01:00:55et que tout ce qui avait été annoncé
01:00:57depuis des années en termes de fractures,
01:00:59en termes de face-à-face,
01:01:01en termes de confrontations,
01:01:02est en train aujourd'hui d'apparaître et de s'imposer.
01:01:07Un important dispositif de sécurité
01:01:09avait pourtant été mis en place.
01:01:12Plus de 10 000 policiers et gendarmes
01:01:14mobilisés sur l'ensemble du territoire.
01:01:16Face aux critiques,
01:01:18Laurent Nouniez défend la stratégie adoptée.
01:01:20Je crois qu'au niveau des pouvoirs publics,
01:01:21on était plutôt sur une analyse
01:01:25qui reprenait les schémas
01:01:28auxquels ont été confrontés
01:01:29les forces de l'ordre depuis 3-4 ans,
01:01:31à savoir davantage des cortèges
01:01:34investis par ces éléments,
01:01:36c'est les milices d'ultra-gauche,
01:01:37pour les déstabiliser.
01:01:39Mais déjà apparaissait,
01:01:41et c'est là peut-être qu'il aurait fallu
01:01:43être plus vigilant,
01:01:44apparaissait cette hybridation
01:01:47des phénomènes de violence.
01:01:49À Paris, les pillages se sont poursuivis
01:01:51ce dimanche.
01:01:52Des groupes d'individus
01:01:53ont ciblé plusieurs commerces
01:01:55du centre de la capitale.
01:01:5625 personnes ont été interpellées.
01:02:00Voilà, débordés.
01:02:03On agit toujours à contre-coup.
01:02:06Deux jours après,
01:02:07ah bah oui, finalement.
01:02:08Est-ce qu'il ne fallait pas prendre
01:02:09des décisions dès samedi soir, en fait ?
01:02:10Anticiper plus.
01:02:11Non, non, non.
01:02:12Il faut reprendre la chose.
01:02:13Prendre les décisions qui s'imposaient
01:02:14après le chaos.
01:02:15C'est-à-dire que hier, pardon,
01:02:17mais pendant qu'Emmanuel Macron parlait,
01:02:19il disait, on sera imprétable.
01:02:21Ça a recommencé.
01:02:22Et ça a repris de plus belle
01:02:23même après.
01:02:2330 commerces qui ont été pillés
01:02:25hier soir.
01:02:25Et les établissements fermés.
01:02:27Donc Bruno Pommard, là,
01:02:29on a joué le tout à l'heure.
01:02:29Je ne sais pas ce que vous dites,
01:02:30mais il y a véritablement,
01:02:32j'allais dire,
01:02:33un nouveau schéma de violence
01:02:34qui s'est mis en place
01:02:35que les services de renseignement
01:02:37n'ont pas vu totalement venir,
01:02:38c'est clair.
01:02:38Parce qu'effectivement,
01:02:39Saint-Denis, il y a eu ces problèmes
01:02:40et dimanche, vous avez raison,
01:02:42j'étais au commissariat d'ailleurs.
01:02:43Je lui ai posé une plainte
01:02:44à un commissariat
01:02:45et j'entendais les radios
01:02:46qui disaient,
01:02:47interpellation, interpellation.
01:02:48Je dis, mais elle n'est pas finie.
01:02:49Moi, je me suis dit,
01:02:50mais dimanche,
01:02:50il ne va plus rien se passer.
01:02:51C'est bon, ils ont compris, là.
01:02:52Ils vont s'écuquer.
01:02:53Les forces de l'ordre
01:02:53étaient quand même présentes,
01:02:54ont répondu,
01:02:55même s'ils n'étaient pas en nombre.
01:02:56Elles étaient là quand même
01:02:57pour interpeller des casseurs
01:02:59et ça, c'était l'essentiel.
01:03:00Amaury, après les riverains,
01:03:01après les commerçants,
01:03:02les policiers,
01:03:04je vais me tourner vers vous
01:03:04dans un instant.
01:03:05On va écouter cette génération
01:03:06qui est dans la rue.
01:03:07Alors, on parle souvent
01:03:08de génération Z.
01:03:09Là, ce serait plutôt
01:03:10génération R,
01:03:11R comme racaille.
01:03:12Vous allez entendre,
01:03:13non, non, mais les justifications
01:03:14sont juste déplorables.
01:03:16On a envie de pleurer
01:03:17de tant de pauvreté,
01:03:19même intellectuelle.
01:03:20Écoutez.
01:03:22Pourquoi le 17 octobre,
01:03:23tu portes le drapeau de l'Algérie ?
01:03:24C'est extrêmement simple.
01:03:25Je pense que tu ne connais pas
01:03:25l'histoire de l'Algérie.
01:03:26Mais il y a 65 ans,
01:03:27il y a eu une répression horrible
01:03:28de la police de Papon.
01:03:30On a noyé,
01:03:30on a torturé,
01:03:31on a tué les Algériens.
01:03:34Pourquoi j'ai ce drapeau ?
01:03:35Ça fait 65 ans que c'est arrivé.
01:03:37Ni oublie, ni pardon,
01:03:38tafiane Joseph.
01:03:41Voilà.
01:03:41Des drapeaux comme ça,
01:03:42il y en a eu des dizaines
01:03:43à Moribuco,
01:03:44des centaines, que dis-je.
01:03:46Et cette haine,
01:03:47toujours de la France,
01:03:48et cet esprit revanchard
01:03:50qui n'en finit jamais.
01:03:52En fait, pour moi,
01:03:53et c'est pour ça que je pense
01:03:54que les services de renseignement
01:03:55n'ont pas vu la chose venir,
01:03:57il y a eu deux phénomènes.
01:03:58Le premier phénomène,
01:03:59tout le monde l'attendait.
01:03:59C'était les violences d'ultra-gauche.
01:04:01Sauf que selon les sources policières
01:04:02que j'ai contactées,
01:04:03elles ont commencé beaucoup plus tôt,
01:04:04notamment devant CNews.
01:04:06Très tôt, samedi matin.
01:04:08Une intensité rare.
01:04:10Déjà, la police était submergée.
01:04:11Puis il y a eu un deuxième phénomène
01:04:13qui était très peu prévisible
01:04:14parce qu'il s'est passé
01:04:16par la contagion des réseaux sociaux.
01:04:17C'est-à-dire que les pilleurs
01:04:19venus de la périphérie
01:04:20des grandes villes,
01:04:21qui normalement interviennent
01:04:22plutôt plus tard,
01:04:23se sont dit
01:04:23« Ok, c'est le chaos,
01:04:25c'est peut-être le moment d'y aller ».
01:04:26Ils ont convergé vers les centres-villes
01:04:27et c'est cette deuxième lame de fond,
01:04:29une espèce de convergence
01:04:30des luttes, entre guillemets,
01:04:31que la police n'avait pas venue.
01:04:32En fait, il n'y a pas
01:04:33une convergence des luttes
01:04:34parce qu'ils n'ont pas
01:04:35le même dessin politique.
01:04:36Vous êtes revenu
01:04:36à votre intention première.
01:04:38Je vous demandais de réagir
01:04:39quand même sur la haine de la France.
01:04:41Bruno Pommard ?
01:04:42Les deux, ces deux groupes,
01:04:44c'est l'ultra-gauche
01:04:44qui a commencé dans la journée
01:04:45et ensuite ces bandes de voyous
01:04:48qui sont venues piller.
01:04:50La seule chose qui les unit,
01:04:51c'est une haine de la France,
01:04:53de l'État et de la police.
01:04:55C'est la seule chose
01:04:56qui les réunit.
01:04:56Sinon, je pense qu'ils n'ont
01:04:57rien à voir,
01:04:57ni sociologiquement,
01:04:58ni politiquement.
01:05:00Parfois, ils n'ont même
01:05:00absolument rien à dire.
01:05:02C'est-à-dire que même pas
01:05:04une once de messages
01:05:06pseudo-politiques derrière,
01:05:07ils viennent juste
01:05:08pour tout casser
01:05:08et ils l'assument.
01:05:09Regardez.
01:05:10Je viens pour tout piller, moi.
01:05:12Ils ont augmenté
01:05:12le prix de l'essence et tout.
01:05:14Ma mère, elle a une voiture et tout.
01:05:15Et bien voilà,
01:05:16je manifeste pour ça.
01:05:17Mais du coup,
01:05:17tu as pris quoi, toi, un peu ?
01:05:18Je pris des vêtements un peu
01:05:19et j'ai posé au sport.
01:05:20Ah ouais, ouais, ouais.
01:05:21Mais tu penses
01:05:21que ça sert à quelque chose
01:05:22ou pas de piller ?
01:05:23Ça ne va pas arrondir
01:05:23les fins de mois de ta mère,
01:05:25finalement, tu vois ?
01:05:25Tu économises de l'argent
01:05:26en pillant et tout comme ça.
01:05:28Après, tu vas revendre, c'est ça ?
01:05:30Ton avis sur la France, globalement ?
01:05:31Je pense que la France,
01:05:32c'est un pays de raciste
01:05:34et qu'il faudrait
01:05:35qu'on soit tous égaux
01:05:36dans la France.
01:05:37Quand on nous voit comme ça,
01:05:38et bien voilà.
01:05:39Par exemple,
01:05:40tout à l'heure,
01:05:40je voulais rentrer dans un restaurant
01:05:41et bien ils m'ont refusé
01:05:42alors qu'un Français,
01:05:44on va dire,
01:05:45ils l'ont pris,
01:05:46ils l'ont accepté.
01:05:47Ouais, mais t'as vu,
01:05:48là, tu dessers la coste
01:05:48parce que tu vois,
01:05:49comme tu pilles et tout,
01:05:49après, les gens,
01:05:50ils vont encore avoir l'image
01:05:51du Maghrebin
01:05:51qui volent et tout, finalement.
01:05:53Ouais.
01:05:53Moi, je pense que l'avenir
01:05:54de la France,
01:05:55si on continue comme ça,
01:05:56ça va être le chaos.
01:05:57Je pense que le RN,
01:05:58il va arriver au pouvoir ou pas ?
01:05:59Ouais, je pense.
01:06:00Tu comptes rester en France
01:06:00s'il y a Marine Le Pen ?
01:06:02Non, non.
01:06:03En Algérie, moi.
01:06:04Ah ouais ?
01:06:04Regarde ce qui se passe,
01:06:05c'est une dinguerie,
01:06:05il y a tout le monde qui pille et tout.
01:06:06Là, ils en repartent
01:06:07au moins pour 1 000 euros, là.
01:06:08Attendez, il y a une petite interesse.
01:06:10Faire ses courses.
01:06:11Et puis voilà, il part,
01:06:12il part,
01:06:12il faut encore faire l'opportunité.
01:06:13Il va piller.
01:06:14Non, mais Franck Delvaux,
01:06:15c'est catastrophique.
01:06:17Non, mais ça dévoile aussi
01:06:18le niveau d'éducation.
01:06:20D'éducation, reviens ça.
01:06:21Vous savez, on l'a oublié.
01:06:24Il y a deux ans,
01:06:24c'était les Jeux Olympiques.
01:06:25On a eu des images magnifiques
01:06:26de Paris qui ont fait venir
01:06:28beaucoup de touristes,
01:06:29beaucoup de gens du monde entier.
01:06:30On avait les concerts de Céline Dion
01:06:32samedi, le dernier concert de Céline Dion.
01:06:34On ne nous en parlait pas.
01:06:34Le président préférait aller voir Céline Dion
01:06:36qui est dans la cellule
01:06:36de pré-crise de la veille.
01:06:38C'est clair.
01:06:38Mais voilà les images qu'on avait.
01:06:40Et voilà, par contre,
01:06:41ce qu'on a depuis ce week-end,
01:06:43les images de la France,
01:06:44les images de Paris,
01:06:45c'est déplorable, déplorable.
01:06:47Mais Nelly, quand on voit ça
01:06:49et les réflexions,
01:06:50les drapeaux, etc.,
01:06:51on parle d'Algérie, 62,
01:06:54tout ça, ça a été nourri.
01:06:55Ça a été nourri, je répète.
01:06:56Alors c'est nourri par qui ?
01:06:57Par les politiques.
01:06:58Mais écoutez, c'est quand même flagrant.
01:06:59Comme les parents.
01:07:01Non, mais il y a les parents aussi.
01:07:02Et Thomas Porte
01:07:03qui toute la journée
01:07:03déverse une haine des policiers de la table.
01:07:06Ok, ok, pardon.
01:07:07Vous croyez que ce type-là
01:07:08qu'on a entendu,
01:07:09il écoute Thomas Porte à 24h ?
01:07:10Attendez, ça fait rire !
01:07:11Mais non, mais attendez,
01:07:11il y a des proches.
01:07:12Non, non, mais il entend sûrement
01:07:13son maire, le maire de sa ville,
01:07:14lui dire qu'il est victime de racisme, etc.
01:07:16Mais peut-être sa mère,
01:07:17son père et ses amis.
01:07:19Mais Nelly,
01:07:19Bagayoko, qu'est-ce qu'il dit ?
01:07:21Qu'est-ce qu'il dit ?
01:07:21Que la violence est légitime.
01:07:22Ben voilà, merci.
01:07:23C'est ça.
01:07:24Je ne suis pas sûr qu'il n'y a qu'à la Courneuve.
01:07:26Je pense que vous l'emmettez.
01:07:27Non, mais parce que c'est un discours
01:07:28qui règle la société.
01:07:29Vous faites trop de cas
01:07:30de leur capacité.
01:07:31Non, non, non.
01:07:32C'est un discours qui règle la société
01:07:33et qui arrive aux oreilles totalement.
01:07:34Écoutez, s'il faut vous convaincre...
01:07:35S'il dit que la France est raciste,
01:07:36c'est bien qu'il n'y en a pas.
01:07:37Écoutez, si vous avez besoin d'être convaincu,
01:07:38écoutez ce dernier là
01:07:39qui dit
01:07:40« Je viens pour tout piller ».
01:07:41Allez, allons-y.
01:07:42Je viens pour tout piller, moi.
01:07:44Ils ont augmenté le prix de l'essence et tout.
01:07:45Ma mère, elle a une voiture et tout.
01:07:47Et bien voilà, je manifeste pour ça.
01:07:48Et du coup, t'as pris quoi toi un peu ?
01:07:49Je pris des vêtements un peu
01:07:50et j'ai posé au score.
01:07:51Ah ouais, ouais, ouais.
01:07:53Mais tu penses que ça sert à quelque chose
01:07:54ou pas de piller ?
01:07:55Ça ne va pas arrondir les fins de mois
01:07:56de ta mère finalement, tu vois.
01:07:57T'économises de l'argent
01:07:58en pillant et tout comme ça.
01:08:00Jean, vous inquiétez pas.
01:08:01Dans la première séquence,
01:08:02il dit « Je viens tout casser »
01:08:03et après il dit « Je viens tout piller ».
01:08:04Voilà, c'était la petite nuance
01:08:06qu'il y a apporté.
01:08:07Franck Delvaux,
01:08:08vous y étiez un peu sur le terrain.
01:08:09Vous avez vu tous ces jeunes à l'action ?
01:08:11Je n'étais pas, non, je n'étais pas.
01:08:13Qu'est-ce qu'ils vous disent
01:08:13ce qu'ils vous ont remonté, les infos ?
01:08:15Ce qu'ils me disent,
01:08:17oui, j'ai des messieurs-mêmes,
01:08:18je vous dis, ils sont prêts à défendre.
01:08:20C'est ça, on en est maintenant
01:08:21à des commerçants, des restaurateurs,
01:08:23des gens qui ont des brasseries
01:08:24et qui disent « On va défendre nos établissements.
01:08:25On est prêts à faire des rondes,
01:08:26à s'unir, à faire des rondes,
01:08:28à regarder, etc. »
01:08:29C'est le chaos, c'est le chaos total.
01:08:31C'est la guerre civile.
01:08:33Mais même s'ils font des rondes,
01:08:33quand vous arrivez avec 150 contrats,
01:08:36qu'est-ce que vous faites, en fait ?
01:08:37Il n'y a rien à faire.
01:08:38Il ne faut pas en arriver là.
01:08:40Vous avez des gens déterminés.
01:08:42Ce qu'il faut, c'est que l'État,
01:08:44le gouvernement, reprenne la main.
01:08:47Samedi prochain,
01:08:49il ne doit pas y avoir un seul débordement.
01:08:51Il faut mettre les forces en présence,
01:08:54les CRS, la police, la gendarmerie en présence.
01:08:57On ne doit pas accepter un seul débordement samedi prochain.
01:08:59On espère que l'État, en effet,
01:09:01a retenu le message
01:09:03et a compris et a tiré les leçons.
01:09:05Mais on n'en est pas totalement sûr, quand même.
01:09:06C'est bien ça, le problème.
01:09:08Vous parliez d'autodéfense, tout à l'heure.
01:09:09On va marquer une petite pause
01:09:10et on parlera, en effet, de cette tentation,
01:09:12maintenant, de se prémunir
01:09:15contre tout danger
01:09:16et qui pourrait attenter à l'intégrité physique
01:09:18de chacun d'entre nous.
01:09:19Il y en a qui sont prêts à basculer de ce côté-là.
01:09:21A tout de suite, dans Police Justice 24h en France.
01:09:26Pardon.
01:09:28De retour, dans Police Justice 24h en France.
01:09:30Édition spéciale, bien sûr,
01:09:32avec un JT sur les violences de ce week-end à Moribucot.
01:09:35Deuxième partie.
01:09:36Vous allez nous raconter ces histoires humaines
01:09:38qu'on n'a pas vues dans d'autres médias.
01:09:40Elles n'ont pas fait la une de l'actualité,
01:09:42mais ils ont subi de plein fouet
01:09:44tout ce qui s'est passé.
01:09:46On revient donc avec une affaire
01:09:47qui suscite l'inquiétude à Paris, à Moribucot.
01:09:49Un centre d'études juifs qui a été visité en pleine nuit.
01:09:52Rien n'arrête les émeutiers, pas même le sacré.
01:09:54C'était samedi soir entre 22h30 et 23h30 rue Bournouf,
01:09:58dans le 19e arrondissement de Paris.
01:10:00Des individus ont forcé la porte d'un centre d'études israélite
01:10:04qui abrite une salle de prière.
01:10:06Ils ont fouillé l'ensemble des lieux
01:10:08où ont ouvert tous les tiroirs.
01:10:09À ce stade, rien n'a été volé.
01:10:11Les images de vidéosurveillance sont en cours d'exploitation
01:10:14et le centre du responsable juif va porter plainte.
01:10:17À Marseille, à présent,
01:10:19les pilleurs sont en prêt à un commerce
01:10:20qui est particulièrement sensible et c'est une armurerie.
01:10:22Samedi, dans le centre-ville,
01:10:23des étudiants venus manifester
01:10:25ont assisté au pillage en série.
01:10:27D'abord le Monoprix, puis une boutique SFR,
01:10:30un footlocker.
01:10:32Et selon leurs témoignages,
01:10:34à France Info, aux médias,
01:10:36les casseurs ont ensuite tenté de s'attaquer
01:10:39à une armurerie qui se trouvait à proximité.
01:10:41Imaginez évidemment ce qui se serait passé
01:10:43si ces pilleurs avaient pu se procurer des armes.
01:10:46Anne-Yves Saint-Vendeur a tenté seule,
01:10:48on y revient,
01:10:49de faire barrage à ses émeutiers.
01:10:51Des images qui ont fait le tour des réseaux sociaux.
01:10:53Oui, Pierre, il s'appelle Pierre.
01:10:55Il travaille chez Micromania,
01:10:57avenue Jean Médecin.
01:10:59Samedi, quand des individus ont voulu entrer dans son magasin,
01:11:01il s'est planté devant la porte de son commerce
01:11:04pour leur faire barrage.
01:11:05Il a été bousculé,
01:11:06touché au visage par des projectiles.
01:11:08Il n'a pas pu empêcher le pillage
01:11:09qui s'est fait sous ses yeux.
01:11:10On le voit notamment tomber au sol
01:11:12après avoir reçu un violent coup de pied dans le dos.
01:11:16Depuis, heureusement,
01:11:17il reçoit des dizaines de messages de soutien.
01:11:21Et puis à Lyon,
01:11:22les casseurs qui s'en sont pris
01:11:24à un monument de la gastronomie française,
01:11:26c'est bien sûr la statue de Paul Bocuse.
01:11:29Samedi, la statue du célèbre chef
01:11:31a été sortie de l'office de tourisme,
01:11:33à Place Bellecourt.
01:11:35Déboulonnée puis dégradée,
01:11:36le directeur des brasseries Bocuse
01:11:38et les équipes de la brasserie voisine
01:11:39sont intervenues pour la récupérer,
01:11:41la mettre à l'abri.
01:11:42Depuis les Etats-Unis,
01:11:44le fils de Paul Bocuse,
01:11:45Jérôme Bocuse,
01:11:46a donc publié une lettre ouverte.
01:11:48Il dit ceci,
01:11:49« Qu'on ne vienne pas me parler de colère sociale,
01:11:51brûler, piller, détruire,
01:11:52salir la mémoire d'un mort,
01:11:53c'est une honte.
01:11:55Il réclame une vraie sanction
01:11:56et non des rappels à la loi. »
01:11:59Il a bien raison.
01:12:00Et puis, pour finir,
01:12:00l'image symbolique,
01:12:01au milieu des ruines
01:12:02de la mairie de Limoges.
01:12:04Samedi,
01:12:05l'hôtel de ville de Limoges,
01:12:06on en a parlé,
01:12:06a été ravagé par un incendie criminel.
01:12:09Au cœur des flammes,
01:12:10les pompiers ont tout de même réussi
01:12:12à sauver le drapeau tricolore
01:12:14et un buste de Marianne et une horloge.
01:12:16L'image d'un pompier brandissant le drapeau
01:12:20a fait le tour des réseaux sociaux.
01:12:22Effectivement,
01:12:22elle est belle, cette image.
01:12:24Et les pompiers ont eux-mêmes été visés.
01:12:25Je rappelle,
01:12:26ces personnes voulaient brûler des gens.
01:12:28C'est ce que rappelle l'un des pompiers.
01:12:29Dimanche soir,
01:12:307000 habitants et élus
01:12:31se sont d'ailleurs rassemblés
01:12:33pour marcher vers leur mairie
01:12:35et apporter leur soutien aux autorités.
01:12:38Merci beaucoup pour toutes ces images.
01:12:39Alors, vous le savez,
01:12:40face à une police
01:12:41qui manque cruellement de moyens
01:12:43et qui parfois est débordée,
01:12:45certains se disent malheureusement
01:12:46que pour survivre,
01:12:47il va falloir se débrouiller seul.
01:12:48Il y a quand même des boutiques
01:12:50qui avaient les moyens
01:12:51de se payer des services de sécurité.
01:12:54Des particuliers aussi
01:12:55qui sont dans la même situation.
01:12:56On va le voir dans un instant.
01:12:56Mais une image qui a frappé les esprits,
01:12:59c'est la boutique Dior,
01:13:00avenue Montaigne.
01:13:01Ce week-end, vous l'avez vu,
01:13:02elle a mis en place
01:13:03des dizaines de membres
01:13:05de sécurité privée
01:13:05afin de tenter,
01:13:07coûte que coûte,
01:13:07de protéger sa boutique,
01:13:09sachant d'ores et déjà
01:13:11que la police
01:13:11ne serait pas amenée
01:13:12à intervenir
01:13:13parce qu'elle était
01:13:13bien trop occupée ailleurs
01:13:15et qu'elle ne pouvait pas
01:13:16être partout à la fois.
01:13:17Autre image,
01:13:18en Italie cette fois.
01:13:20L'Italie qui vit en ce moment
01:13:21là aussi des scènes identiques
01:13:24à ce qu'on voit en France.
01:13:25Et à Milan,
01:13:25un commerçant a décidé
01:13:27tout seul de protéger
01:13:28sa boutique,
01:13:30sans membres de sécurité,
01:13:31mais il était muni
01:13:31d'une matraque.
01:13:32Regardez.
01:13:32...
01:13:41Merci.
01:14:04Merci.
01:14:24Malheureusement, on a vu un peu partout qu'ils ne sont tenus pas qu'à ça, parce que maintenant ce
01:14:27sont les particuliers qui sont eux-mêmes visés.
01:14:29À Marseille, ce week-end, des casseurs ont commencé à profiter du chaos pour entrer dans des maisons et dans
01:14:34des résidences hyper sécurisées.
01:14:36À l'image des villas sur la Corniche, la Corniche, c'est un des quartiers les plus chics de Marseille,
01:14:41la Corniche Kennedy, ils sont masqués.
01:14:42Ces images sont celles des caméras de sécurité d'une villa. Regardez.
01:14:49Vous voyez, on va les voir tenter de franchir le muret avec quand même une grille qui est assez conséquente,
01:14:54qui est assez haute.
01:14:55Et ils arrivent à monter et à se diriger, parce que là, on est dans un chemin un petit peu
01:15:02escarpé, on est en pente.
01:15:03Et ils vont, visiblement, après, à plusieurs, se diriger vers la villa ou les villas qu'ils vont tenter d
01:15:10'attaquer.
01:15:10Donc plus rien ne les arrête.
01:15:12Et malgré les caméras de surveillance, il n'y avait pas, à ce moment-là, grand-chose à faire.
01:15:17On va faire réagir, et avant de lui montrer à lui aussi d'autres images, Philippe Chelousse, qui est en
01:15:23direct avec nous,
01:15:24qui est un colonel retraité, expert en maintien de l'ordre.
01:15:28Bonjour, merci beaucoup de nous rejoindre sur notre antenne.
01:15:32La tentation de l'autodéfense, de la création, comme le disait l'un de nos intervenants en plateau, de milices,
01:15:39c'est la prochaine étape dans notre pays si les Français réalisent que l'État n'est pas à la
01:15:44hauteur ?
01:15:46Oui, bonjour, merci de vous donner la parole.
01:15:48Oui, oui, je crois que la nature a rendu vide.
01:15:51Et si l'État ne réagit pas, les citoyens prendront leur défense, c'est certain.
01:15:57Je crois que là, on a franchi toutes les limites.
01:16:00Donc des mairies dégradées, des églises, des commerces, des gens qui perdent leur travail.
01:16:05Je crois qu'on ne peut pas aller plus loin.
01:16:07Et donc, les gens prendront leur défense en main, c'est certain.
01:16:11Ce matin, j'étais à le rassemblement, les maires de France ont organisé devant chaque mairie un rassemblement.
01:16:17Moi, j'habite bas sur mer en Loire-Atlantique.
01:16:21Inutile de vous dire qu'on était à l'abri des violences urbaines,
01:16:23mais j'ai senti une colère immense des gens, vraiment une colère immense.
01:16:26Et je crois qu'il faut en prendre la mesure et que les gens ne se laisseront pas faire.
01:16:29Je vais vous montrer une séquence.
01:16:31Vous l'avez peut-être déjà aperçue vous-même et je vais la partager avec nos téléspectateurs.
01:16:34Ça se passe à Douai, dans le nord.
01:16:37Des habitants voulaient, eux aussi, protéger leur logement parce qu'ils voyaient des hordes passer dans la rue en face.
01:16:41Je vous donne un peu le contexte.
01:16:43Et un homme masqué va finir par les apercevoir, par se diriger vers eux
01:16:47et par vouloir les frapper, frapper la personne qui filme.
01:16:50Regardez, c'est très impressionnant.
01:17:19Sous-titrage Société Radio-Canada
01:17:46Pourquoi vous faites ça ?
01:18:08Vous avez vu brièvement apparaître à l'image le fameux marteau dont on imagine qu'ils se munis de ce
01:18:14marteau pour frapper cette femme.
01:18:16Et on entend ces cris effroyables qu'elle pousse à ce moment-là.
01:18:21Elle a dû être blessée, forcément.
01:18:23Philippe Cholousse, le fameux face-à-face dont tout le monde parle,
01:18:27il est là quand l'État a failli, quand l'État ne remplit plus sa mission première.
01:18:31C'est nous, seuls avec nous-mêmes, contre les autres ?
01:18:36Écoutez, vous savez, je cite souvent cette phrase d'Albert Camus au moment des événements d'Algérie qui disait
01:18:42« Entre la justice et la sécurité de ma grand-mère, je choisis la sécurité de ma grand-mère ».
01:18:47Je crois que les gens ne se laisseront pas faire.
01:18:49Et alors là, évidemment, les gens sont isolés, mais les gens vont s'organiser entre eux,
01:18:53vont s'organiser pas en milice proprement dit, mais entre voisins, et puis ils vont s'équiper.
01:18:58Les accryptions au club de tir sont en train d'exploser, les ventes d'armes d'autodéfense sont en train
01:19:03d'exploser.
01:19:04Il y a un vrai phénomène.
01:19:05Et je crois qu'effectivement, le risque, si l'État n'intervient pas, c'est que les gens s'organisent.
01:19:11Et je crois que chacun est en droit de défendre sa maison, sa famille, son commerce, son outil de travail.
01:19:17Je pense que c'est un droit fondamental.
01:19:19La sécurité, on oublie que l'un des premiers droits fondamentaux, c'est le droit à la sécurité,
01:19:23c'est le droit d'entreprendre, c'est le droit de protéger les siens.
01:19:27Et je crois que là, on y est, on est vraiment à la croisée des chemins.
01:19:29Il faut en prendre la mesure.
01:19:31Évidemment, je ne l'appelle pas de mes voeux, mais moi-même, si je suis menacé,
01:19:35ou si la mairie de mon village ou l'église de mon village est menacée,
01:19:40oui, évidemment, on s'organisera, c'est certain.
01:19:42Mais je crois qu'on est à peu près tous d'accord là-dessus.
01:19:46On sent qu'on est inoudi, il faut en prendre la mesure.
01:19:49On est à un point de bascule, Maître Tomasini, brièvement.
01:19:52Oui, moi, je ne peux pas questionner l'autodéfense,
01:19:55puisque, en fait, c'est très réglementé par la loi.
01:19:58Il faut une défense qui soit nécessaire et proportionnée.
01:20:02Dans vos reportages, on a vu un homme devant son commerce avec une matraque.
01:20:06En tout état de cause, c'est disproportionné.
01:20:09Et en fait, la loi va se retourner contre ceux qui veulent se défendre.
01:20:14C'est ça le piège.
01:20:15Donc, nous, c'est à l'État de prendre ses responsabilités.
01:20:18Maître Tomasini, là, vous prenez l'exemple du gars avec la matraque.
01:20:21Je pense que la proportionnalité, elle sera prouvée par l'avocat qui défendrait ce monsieur.
01:20:25Si, par exemple, tu es quelqu'un.
01:20:27Merci.
01:20:27On va s'intéresser aussi, parce que c'est eux qui nous ont le plus frappés,
01:20:30qui ont le plus frappé les esprits à la détresse des commerçants.
01:20:33On a vu tous ces commerçants qui tentaient, coûte que coûte,
01:20:35de tenir la baraque, comme on dit communément.
01:20:38Nathan, bonjour.
01:20:39Merci de nous rejoindre.
01:20:40On a vu les images de vos collègues.
01:20:41On a vu les vôtres aussi.
01:20:43Vous tenez un magasin de téléphonie mobile à Paris, boulevard Voltaire.
01:20:48Et vous êtes devant cette boutique.
01:20:51Comment ça va aujourd'hui ?
01:20:52Racontez-nous ce que vous avez subi et comment vous allez faire pour vous en sortir ?
01:20:56En fait, moi, tous les samedis, je suis fermé par défaut.
01:20:59Il y a eu une manifestation qui était au-delà de toute attente.
01:21:03Samedi soir, je suis venu vers 8h15,
01:21:06parce que le samedi, je ne travaille pas par défaut,
01:21:08étant de confession juive et faisant shabbat.
01:21:10Et quand je suis venu samedi soir, le magasin était dans un état catastrophique.
01:21:15Je ne sais pas si vous le voyez, ils ont tout détruit.
01:21:17De là, j'ai fait appel à une équipe pour rafistoler le rideau qu'ils m'ont endommagé.
01:21:25Et ensuite, le lendemain, quand j'ai fait le ménage de tout ce qu'ils avaient cassé et volé,
01:21:30hier soir, ils sont de nouveau venus pour fracasser le magasin à nouveau.
01:21:35C'est du jamais vu depuis que je travaille.
01:21:38Ça fait des années et des années ici.
01:21:40Alors qu'il n'y avait plus rien à voler, comment vous allez faire ?
01:21:43Il n'y avait plus rien à voler, mais il restait encore 5-10% de marchandises,
01:21:47des chargeurs, des écouteurs, des coques, des verts.
01:21:49Ils ne voulaient absolument rien laisser, à part les murs.
01:21:53Les aides de l'État, Nathan, ça va vous servir à quelque chose ?
01:21:58Ou votre commerce, il est en péril ?
01:22:00Les aides de l'État vont énormément m'aider, bien sûr, puisque les dommages sont catastrophiques.
01:22:06Donc je vais faire appel dès que c'est possible.
01:22:08Je ne sais pas si ça a été encore mis en place ou pas, parce que j'ai plein d
01:22:11'ordels, d'éménagements, machin.
01:22:13Mais bien sûr que l'aide de l'État, je vais faire appel, bien sûr.
01:22:18Et vous avez lancé une cagnotte aussi, si j'ai cru comprendre.
01:22:21J'ai fait une cagnotte également, quitte à fait, sur Alodon pour pouvoir m'aider,
01:22:25parce qu'ils ont volé tellement de portables, tellement de produits,
01:22:28que la perte est phénoménale, tout à fait.
01:22:31On voit là que vous avez, je ne sais pas, des amis, des collègues, des salariés qui l'étoient encore
01:22:36là.
01:22:37J'ai beaucoup de voisins qui sont venus m'aider à nettoyer, à débarrasser.
01:22:43Là, il y a un expert qui est venu chiffrer un nouveau rideau, une nouvelle vitre.
01:22:48Oui, oui, tout à fait, on essaie d'avancer.
01:22:49Vous pouvez nous montrer, juste en quelques secondes, l'étendue des dégâts,
01:22:53ou alors vous avez déjà un petit peu débeillé ?
01:22:55Bien sûr, vous avez le rideau qui a été massacré,
01:22:57la vitre avant qui a été massacrée,
01:22:59la vitre de la porte, qu'ils n'ont pas réussi à casser,
01:23:02mais qu'ils ont beaucoup endommagé.
01:23:04Là, la façade qui a pratiquement été arrachée.
01:23:07Oui, oui, les dommages sont...
01:23:09Les vitrines, excusez-moi, qui ont été fracassées, que j'ai même dû jeter.
01:23:13Je voulais les réparer, mais comme ils les ont massacrées,
01:23:16je les ai carrément jetées.
01:23:19Voilà, ils ont vidé le magasin.
01:23:22C'est comme si je venais de l'acquérir, entre guillemets.
01:23:26Et vous avez le sous-sol aussi, où ils ont été volés.
01:23:29Et puis, il y a même les téléphones de mes clients qui étaient en réparation.
01:23:33Bref, c'est une catastrophe à tous les niveaux.
01:23:35Je n'ai pas de mots.
01:23:37Donc là, vous ne pouvez pas ouvrir pendant des semaines ?
01:23:39Ah non, je ne peux pas ouvrir.
01:23:41Je voulais ouvrir la semaine prochaine,
01:23:43mais on m'a dit qu'il y a deux manifestations qui vont venir.
01:23:46Donc, ça ne sert à rien que je ferai pour qu'ils recassent.
01:23:48Parce que j'ai compris à travers cette histoire qu'ils avaient la possibilité de tout casser.
01:23:54Donc, on va fermer le temps que tout passe en espérant que ça se finisse.
01:23:59Parce qu'il y a toujours une manifestation, une manifestation.
01:24:01Donc, il n'y a pas de fin.
01:24:02C'est une histoire sans fin.
01:24:03Ce n'est vraiment pas évident.
01:24:05Merci, Nathan, d'avoir accepté de nous parler.
01:24:07On vous souhaite vraiment beaucoup de courage.
01:24:08Et on va relayer, évidemment, votre appel, Franck Delvaux.
01:24:11Des messages comme ça, vous en avez reçu des dizaines.
01:24:13Parce que c'est votre cœur de métier aussi.
01:24:15Les industries, les tabacs, les brasseries, les restos.
01:24:19Oui, bien sûr, on en a reçu par dizaines.
01:24:20Et puis, ce que souligne ce commerçant, c'est qu'est-ce qui va se passer samedi prochain ?
01:24:24Et puis, peut-être le samedi suivant.
01:24:26On a l'impression de revenir à l'époque des Gilets jaunes.
01:24:29Le samedi suivant, il y a des appels sur les réseaux sociaux à s'en prendre aux mairies,
01:24:33aux commissariats, à la préfecture.
01:24:35Parce que le samedi 31 octobre, qu'est-ce qu'il y a ? C'est Halloween.
01:24:37Mais il y a aussi quand même des rassemblements qui pourraient être interdits.
01:24:40Et ça, l'État nous a annoncé qu'il y aurait des interdictions.
01:24:42Effectivement.
01:24:43Mais pour l'instant, ce qu'il y a de concret, ce sont ces appels sur les réseaux sociaux.
01:24:46Bon, voilà ce qu'on pouvait dire.
01:24:48Quelques secondes, ce qu'on a pris à la fin de l'émission.
01:24:51D'une manière très brève, pour tous les petits commerçants qui nous écoutent
01:24:55et qui ont été victimes, surtout, il faut déposer plainte.
01:24:58Il faut également un procès verbal d'huissier pour constater les dégâts,
01:25:04des factures, des devis et une comptabilité solide pour démontrer l'existence.
01:25:10Mais quand vous n'avez pas pu ouvrir, vous avez des pertes de chiffre d'affaires.
01:25:14Merci.
01:25:14Ce soir, documentaire spécial sur ce qui s'est passé ce week-end.
01:25:19On va montrer un extrait sur la façon dont les journalistes ont été traités.
01:25:22Les journalistes de frontières violemment attaqués à coup de poing.
01:25:25C'est une scène incroyable de violence.
01:25:27Regardez.
01:25:28La violence monte d'un cran.
01:25:30Un manifestant lance un sac rempli d'ordures sur notre équipe.
01:25:37Un autre tente d'arracher notre micro.
01:25:45Quelques secondes plus tard, une bouteille en verre est lancée dans notre direction depuis un balcon.
01:25:59Puis soudain, un homme surgit par la gauche et tente de frapper notre journaliste au visage.
01:26:17Notre équipe décide de prendre la fuite.
01:26:24Nous nous réfugions dans un restaurant voisin.
01:26:42C'est ce soir, l'intégralité 21h.
01:26:45Bonjour Pierre de Villeneuve.
01:26:46Bonjour Néaïdé Nac.
01:26:47Qu'est-ce que vous voulez répondre à ça ?
01:26:48Qu'est-ce qu'on a comme réponse ?
01:26:50Du gouvernement, des autorités, des couvre-feux localisés.
01:26:54Très bien.
01:26:54Est-ce qu'on va aller très très loin avec ça ?
01:26:56On fait le débrief dans un instant.
01:26:57Merci.
01:26:58Et nous, on se retrouve demain dès 13h pour la suite de Police Justice 24h en France.
01:27:02Excellente après-midi sur notre antenne.