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Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés.
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00:00:01Bonjour et bienvenue à tous, bienvenue dans Police Justice, 24h en France, je suis ravie de vous accueillir pour cette
00:00:06émission 13h, 15h, c'est notre rendez-vous quotidien de l'actualité, des témoignages, du reportage bien évidemment, tous les
00:00:14faits divers qui deviennent des faits de société seront commentés ici sur l'antenne de CNews et c'est parti
00:00:19pour le programme du jour avec à la une le 16e arrondissement de Paris où un enfant de 3 ans
00:00:26est parti seul de son école maternelle.
00:00:28La semaine dernière, sans qu'aucun adulte ne remarque son absence, l'enfant s'est tout simplement baladé pendant deux
00:00:35heures dans le quartier avant d'être retrouvé place du Trocadéro à plusieurs centaines de mètres de là, c'est
00:00:40assez surréaliste et puis au même moment on découvre que deux enfants de maternelle âgés là encore de 3 ans
00:00:46ont réussi eux à quitter seul le centre de loisirs de l'école Maxime Gorky à Nanterre.
00:00:51On va revenir évidemment sur ces manquements à la sécurité et à la surveillance qui ne peuvent que glacer des
00:00:57froids tous les parents.
00:00:59A la une également le témoignage de Louis, il a 21 ans, il a été violemment agressé dans la nuit
00:01:05du 11 au 12 septembre à Saint-Jean-de-Vedas, c'est près de Montpellier, à la sortie d'une
00:01:10boîte de nuit.
00:01:10Agression gratuite et d'une rare violence puisque dix jeunes se sont acharnés sur lui au point qu'il a
00:01:16eu plus de 40 jours d'ITT et une double fracture de la mâchoire.
00:01:20Vous l'entendrez d'ailleurs Louis.
00:01:22Un jackpot pour le personnel pénitentiaire.
00:01:25Une importante opération de fouille a été menée hier au centre de Rennes-Vezin, c'est en Ile-et-Vilaine.
00:01:30Le bilan des saisies, particulièrement conséquent, des couteaux ont été découverts, 50 téléphones portables, 360 grammes de produits stupéfiants, vous
00:01:40avez bien entendu, et puis des moyens d'accès au Wi-Fi tout simplement.
00:01:45Julie Catalifo va témoigner un visage découvert sur notre plateau et pourtant elle a un métier où le secret est
00:01:52plutôt la règle.
00:01:53Depuis plus de dix ans, elle est payée pour découvrir nos mensonges, nos secrets, nos failles, adultes, taire, escroquerie, fraude.
00:02:00Ce qu'elle va faire et nous dire ressemble à une série Netflix, vous l'avez peut-être compris, elle
00:02:06est détective privée.
00:02:08Oui, ça existe encore et elle sera donc en direct sur notre plateau.
00:02:12Mais tout de suite, puisqu'il est 13h, le journal c'est avec vous, Sommeil à l'habitier.
00:02:19Et on commence ce journal par cette absence de taille et qui fait déjà polémique.
00:02:23Trois jours avant l'arrivée du souverain pontife en France pour un voyage de quatre jours,
00:02:27la présidente de la République indique dans un communiqué qu'Emmanuel Macron n'assistera à aucune des messes que célébrera
00:02:33Léon XIV.
00:02:35C'est la principale information de la journée.
00:02:38Au lendemain d'une journée de consultation, le gouvernement va annoncer une série de mesures d'urgence
00:02:43destinées aux Français les plus touchés par la flambée des carburants.
00:02:46Conférence de presse à 17h depuis Bercy et que vous pourrez évidemment suivre en direct sur notre antenne.
00:02:52Pendant ce temps, l'État met 80 millions d'euros sur la table dans le cadre de son plan d
00:02:57'accompagnement du monde du travail
00:02:58dans les mutations liées à l'intelligence artificielle, un plan de 12 mesures visant à agir conjointement sur la formation,
00:03:06l'accompagnement des entreprises, le dialogue social et les conditions de travail.
00:03:10A l'étranger, en amont de sa prise de parole à l'Assemblée Générale de l'ONU à New York,
00:03:14le président iranien Massoud Pézekian a promis d'y défendre fermement les positions de Téhéran.
00:03:20Au cœur de cette allocution, le conflit qui perdure depuis la fin février avec les États-Unis
00:03:25et la réouverture du stratégique détroit d'Hormuz qui, comme vous le savez,
00:03:29est à l'origine de l'envolée sans précédent des prix du pétrole.
00:03:33Et puis, deux civils tués au Yémen dans des frappes de l'Arabie Saoudite sur le nord-ouest du pays.
00:03:39Depuis le mois de juillet, les combats entre Riyad et les rebelles outils montent d'un cran.
00:03:43Des affrontements qui risquent d'entraîner un nombre de déplacés.
00:03:46Record préviennent d'ores et déjà les Nations Unies.
00:03:51Merci beaucoup. On vous retrouve bien sûr à 14h.
00:03:53Dans un instant, je vous présente les invités et les thèmes qui vont nous occuper pendant ces deux heures.
00:03:57Mais avant cela, avant de développer toute l'actualité poli-justice du jour,
00:04:01priorité au direct et on va partir tout de suite devant la préfecture de police de Paris,
00:04:06retrouver Mathieu Devez.
00:04:07Parce qu'on vous a beaucoup parlé de la mobilisation des policiers la semaine dernière.
00:04:10Visiblement, Mathieu, plusieurs d'entre eux, et là c'est une mobilisation d'unité,
00:04:15n'ont pas été entendues et donc ils continuent de mettre la pression.
00:04:21Exactement, chère Nelly, nouvelle action.
00:04:23Une semaine après cette grande action, souvenez-vous de deux syndicats Unité et Allianz.
00:04:27Cette fois-ci, c'est le syndicat Unité qui est mobilisé.
00:04:30Regardez la colère qui gronde toujours ici.
00:04:33On est devant la préfecture de police de Paris.
00:04:35Et vous avez d'ailleurs quelques visages qu'on connaît bien sur l'antenne de CNews.
00:04:38Reda Bellage, des représentants syndicaux, des policiers administratifs,
00:04:41techniques et scientifiques qui manifestent pourquoi ?
00:04:44Car selon eux, il y a un écart trop important,
00:04:46notamment de rémunération de primes entre la hiérarchie, les commissaires
00:04:50et puis les personnels techniques, administratifs, scientifiques.
00:04:53Il y a toujours ce symbole très fort qu'on a pu suivre sur l'antenne de CNews
00:04:56avec tous ces policiers qui ont jeté leurs menottes, leurs sifflets, leurs polos, leurs matraques par terre.
00:05:03C'est un symbole fort car c'est l'autorité finalement qui met un pied à terre
00:05:07alors que la sécurité, c'est une priorité affichée de la présidentielle avec le pouvoir d'achat.
00:05:12Et puis surtout Nelly, dans trois jours, le pape est attendu à Paris,
00:05:17des centaines de milliers de fidèles, notamment sur les Champs-Elysées,
00:05:1915 000 policiers et gendarmes et donc, vous l'avez compris,
00:05:22des policiers toujours insatisfaits malgré les échanges et les rencontres
00:05:26avec le ministre de l'Intérieur, cher Nelly.
00:05:28Merci, merci beaucoup Mathieu.
00:05:30Je vois qu'ils sont en effet assez nombreux envers vous aux alentours de 14h
00:05:34si jamais la mobilisation venait à se poursuivre.
00:05:37Bonjour Pierre-Henri Bovis, merci d'être parmi nous, vous êtes avocat.
00:05:41Merci d'avoir répondu à notre invitation.
00:05:42Pascal Neveu, psychanalyste.
00:05:44Bonjour Nelly.
00:05:44Et là également, salut.
00:05:45Axel Ronde, bonjour pour CFTC Police.
00:05:49Merci de nous avoir rejoints.
00:05:51Et puis, évidemment, ma chère Célia Barotte pour le service Police-Justice.
00:05:55D'ailleurs, on va parler, je vous le disais, en titre de ce qui s'est passé
00:05:58dans le 16e arrondissement parce que c'est quand même assez angoissant.
00:06:01Un enfant de 13 ans a pu partir seul, 3 ans pardon, la semaine dernière
00:06:05de son école maternelle et encore s'il avait 13 ans,
00:06:08c'est pas sûr que ça rassurerait tous les parents.
00:06:11Donc, il a échappé à la vigilance de l'encadrement scolaire.
00:06:14Aucun adulte alors n'a remarqué son départ.
00:06:18Il a franchi tout seul la porte au temps de 16h30.
00:06:21Il s'est baladé pendant deux heures dans le quartier du Trocadéro
00:06:25pour être retrouvé sur la place qui est située quand même,
00:06:28Célia, à plusieurs centaines de mètres de l'école.
00:06:30Donc, il a eu le temps de parcourir une certaine distance.
00:06:33Alors, évidemment, il a été entre-temps pris en charge par la police
00:06:36et remis à ses parents.
00:06:37Mais ça nous inquiète un peu.
00:06:38Comment ça s'est passé, ce manque de vigilance ?
00:06:41Eh bien, pour l'instant, nous n'avons pas de détails sur le contexte
00:06:44et le déroulé de cette disparition pendant deux heures.
00:06:48Alors, imaginez-vous quand même un enfant de trois ans
00:06:51qui quitte son école maternelle et qui, pendant deux heures,
00:06:54eh bien, n'est plus surveillé.
00:06:55Il n'est plus sous les radars de ses surveillants, de ses animateurs,
00:07:01puisque trois membres de l'équipe périscolaire de cette école
00:07:04ont donc été suspendus à titre conservatoire.
00:07:07Après des informations concernant cette disparition,
00:07:10une enquête administrative a été lancée
00:07:12afin de faire toute la lumière sur les faits
00:07:15et d'établir les responsabilités.
00:07:17Dans l'attente de ces conclusions,
00:07:18trois membres, donc, sont suspendus à titre conservatoire
00:07:21et toutes les mesures disciplinaires et organisationnelles
00:07:24qui s'imposeront seront prises
00:07:26afin qu'une telle situation, nous dit-on,
00:07:28ne puisse plus se reproduire.
00:07:29En tout cas, c'est le discours que tient la mairie.
00:07:31Mais une nouvelle fois, c'est les activités périscolaires
00:07:34qui sont visées et qui sont défaillantes.
00:07:37Alors, vous allez voir les images.
00:07:39Évidemment, c'est l'école maternelle.
00:07:41Mais, je vous le disais, il a pu errer jusqu'à la place du Trocadéro.
00:07:45C'est-à-dire qu'on est quand même au Trocadéro.
00:07:47C'est un lieu assez particulier.
00:07:48Il y a une énorme densité de population.
00:07:50C'est fréquenté par les touristes.
00:07:52Il y a aussi des voleurs à la tire
00:07:53et des pickpockets en tout genre.
00:07:55C'est-à-dire que ça aurait pu très mal finir cette histoire
00:07:57parce qu'elle ne veut.
00:07:58On imagine quand même l'angoisse
00:08:00qui a traversé la tête de ses parents.
00:08:02Alors, l'enfant, parfois à cet âge-là,
00:08:04moi, j'ai eu des enfants en bas âge,
00:08:06on ne fait pas attention.
00:08:07Ils sont un petit peu ailleurs.
00:08:09Ils ne réalisent pas tout de suite l'absence de leurs parents.
00:08:12Ça peut être une source d'angoisse.
00:08:13Mais moi, ça m'est arrivé que mon fils disparaisse quelques secondes.
00:08:17Il n'était pas plus affecté que ça.
00:08:18Mais pour les parents, c'est un traumatisme.
00:08:19Il pourrait vagabonder,
00:08:20mais pas à la limite dans une zone rurale
00:08:25où, effectivement, il y a peu de personnes.
00:08:28Mais là, en plus, comment est-il sorti ?
00:08:31Alors, il y a la responsabilité de l'établissement.
00:08:33Parce que, bon, ça, je ne vais pas le juger.
00:08:35Mais il y a l'angoisse, bien évidemment, des parents.
00:08:39Mais je pense surtout à l'angoisse de l'enfant.
00:08:41Un enfant à 3 ans,
00:08:43comment peut-il errer,
00:08:46vagabonder plusieurs centaines de mètres
00:08:48sans être angoissé ?
00:08:49Un enfant de 3 ans, il a besoin d'adulte.
00:08:53Est-ce qu'il réalise tout de suite, précisément ?
00:08:54Mais non, justement, c'est ce qui m'inquiète.
00:08:56Il n'est pas capable de décliner son identité à cet âge-là.
00:08:58C'est ma grande question.
00:08:59C'est de savoir pourquoi il a quitté subitement cet établissement.
00:09:03C'est-à-dire qu'à mon avis, il y a un problème psychologique.
00:09:05D'ailleurs, tout cela, il y a une autre problématique.
00:09:08Un enfant de 3 ans ne quitte pas un établissement
00:09:10qui est sécure, qui est entouré par les adultes.
00:09:12Parfois aussi, pendant ces activités périscolaires,
00:09:15regardez, il y a quand même une porte.
00:09:19Oui, mais ça reste ouvert.
00:09:20Oui, ça reste ouvert.
00:09:21C'est le problème.
00:09:22Ça ne devrait jamais, et ça n'est jamais ouvert, normalement.
00:09:25Donc là, il y a vraiment un manquement de la ville.
00:09:27Et puis, pardon, mais les passants,
00:09:28vous voyez un enfant de 3 ans passé, vous ne vous interrogez pas ?
00:09:31Je ne sais pas, mais un enfant, si je le vois dans la rue,
00:09:34même quelqu'un qui est adulte, qui est par terre, etc.,
00:09:36qui est en souffrance, etc.,
00:09:38Vous vous arrêtez ?
00:09:39Oui, je me dirige.
00:09:40Et pour poser la question,
00:09:41mais un enfant, je ne sais pas,
00:09:42vous ne vous le laissez pas tout seul dans la rue ?
00:09:44Axel Ronde, en tant que policier, ça vous surprend,
00:09:45ce manque d'intérêt ?
00:09:48On a coutume de dire
00:09:49que les gens ne font plus attention à rien d'autre
00:09:50qu'à leur petite personne. Là, c'est le cas d'école, quand même.
00:09:53Oui, et puis, je vais vous dire,
00:09:54ça arrive plus que l'on imagine,
00:09:56ces disparitions d'enfants
00:09:58de groupes scolaires.
00:10:01Ça arrive de temps en temps,
00:10:03parce que soit, il y a un manque,
00:10:04effectivement, d'encadrement,
00:10:06soit ça arrive souvent quand il y a des parents
00:10:08qui viennent chercher leurs enfants,
00:10:09donc c'est un petit peu la cohue,
00:10:11et donc vous avez des enfants qui en profitent
00:10:13pour partir.
00:10:15Donc, c'est vraiment une vigilance
00:10:17de tous les jours
00:10:19qu'il faut qu'ils mettent en place réellement
00:10:21avec du personnel qualifié.
00:10:22Le problème du périscolaire,
00:10:24c'est qu'on se rend compte
00:10:24qu'il n'y a pas assez de personnes qualifiées,
00:10:26parce qu'au final,
00:10:27le périscolaire, on le laisse un petit peu
00:10:29à des étudiants, des jobs comme ceux-là.
00:10:32Là, c'était le scolaire.
00:10:33Mais attendez, on n'a pas fini ?
00:10:34Le périscolaire, on y vient.
00:10:35Là, on parlait vraiment d'une école maternelle.
00:10:37C'est-à-dire que...
00:10:38C'était dans le cadre du périscolaire.
00:10:40Oui, d'accord, mais c'est dans l'enceinte
00:10:42de l'école maternelle.
00:10:43Là, on va parler d'une autre histoire.
00:10:44Au même moment,
00:10:45deux enfants de maternelle,
00:10:46âgés là aussi de 3 ans,
00:10:47ont réussi à quitter, eux,
00:10:48le centre de loisirs.
00:10:49C'est souvent un bâtiment,
00:10:50soit à Tenant,
00:10:52soit dans le périmètre.
00:10:53Ça s'est passé à Maxime Gorky,
00:10:55à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine.
00:10:57Et donc, là aussi,
00:10:58un petit garçon de 3 ans a erré
00:10:59pendant, vous avez bien écouté,
00:11:0245 minutes.
00:11:0445 minutes dans un parc voisin.
00:11:07C'est assez incroyable.
00:11:0945 minutes, c'est une éternité
00:11:11pour un enfant de stage-là, Célia.
00:11:12Oui, selon les informations
00:11:14communiquées par la ville,
00:11:16ces deux enfants âgés de 3 ans
00:11:18ont échappé à la surveillance
00:11:19de leur animatrice
00:11:20et quitté seul le centre de loisirs.
00:11:23L'un des deux enfants est revenu
00:11:25rapidement au sein du centre,
00:11:26tandis que l'autre,
00:11:27vous l'avez précisé,
00:11:28n'est revenu que 45 minutes après.
00:11:31Il a ensuite été retrouvé
00:11:31par l'équipe d'animation
00:11:33au sein d'un parc
00:11:35qui avoisine le centre de loisirs.
00:11:37Donc là, pareil,
00:11:38il a pu aussi prendre des risques.
00:11:39Il aurait pu être même fauché
00:11:41par une voiture.
00:11:42Quelle est la responsabilité
00:11:43aussi de ces animateurs
00:11:44qui ne surveillent pas assez
00:11:47ces enfants ?
00:11:48On peut aussi s'interroger
00:11:49sur le nombre d'encadrants
00:11:51pour parfois des groupes
00:11:52qui sont surchargés.
00:11:54En tout cas,
00:11:54une plainte a été déposée
00:11:55pour négligence
00:11:56contre la ville de l'enterre
00:11:57par la famille du garçon
00:11:58retrouvée en dernier.
00:12:00Et la ville a indiqué
00:12:01avoir mené une enquête interne
00:12:02sur ce grave incident.
00:12:04Et la ville a également
00:12:05décidé de mettre fin
00:12:07aux vacations
00:12:07des deux animatrices
00:12:08chargées du groupe
00:12:09d'enfants concernés.
00:12:10Pierre-Henri Bovis,
00:12:11maître Bovis,
00:12:12avocat,
00:12:12donc,
00:12:13les parents du premier enfant
00:12:15trocadéro
00:12:15ont déposé plainte.
00:12:17On imagine que les autres,
00:12:18ce sera aussi le cas.
00:12:20Qu'est-ce qui va se passer ?
00:12:21Qu'est-ce qui va arriver ?
00:12:21Qui va prendre dans cette histoire
00:12:23la responsabilité ?
00:12:24C'est toute la question.
00:12:26Parce qu'il y a une fracture
00:12:27entre le judiciaire
00:12:28et l'administratif,
00:12:29que ce soit la commune
00:12:30ou que ce soit le périscolaire.
00:12:32Donc,
00:12:32en fait,
00:12:32dans les deux cas,
00:12:33il peut y avoir des sanctions
00:12:34administratives.
00:12:35Il y a une enquête administrative,
00:12:36vous l'avez dit,
00:12:36de suspension.
00:12:37Mais à la rigueur,
00:12:38ça concerne pas les parents.
00:12:39Les parents veulent voir
00:12:39si ces animateurs
00:12:41qui devaient,
00:12:42ou alors si les enseignants
00:12:43qui devaient encadrer
00:12:44seront sanctionnés
00:12:45sur le plan pénal.
00:12:46Parce que sur le plan pénal,
00:12:46il y a un article
00:12:47qu'il prévoit.
00:12:48Et oui,
00:12:49c'est la violation manifeste
00:12:50d'une règle de prudence
00:12:51ou de sécurité.
00:12:53Délibérée.
00:12:54Vous avez une règle
00:12:55qui est assez simple,
00:12:56qui est de dire
00:12:56vous avez des enfants,
00:12:57vous devez les surveiller.
00:12:59Donc,
00:12:59il y a évidemment
00:13:00des règles très précises
00:13:00en fonction du nombre
00:13:01d'enfants.
00:13:02Vous avez tant d'animateurs
00:13:03évidemment qui ne doivent
00:13:04pas quitter des yeux
00:13:05les enfants
00:13:06selon un périmètre donné,
00:13:08etc.
00:13:08Mais là,
00:13:09cette fois,
00:13:09vous mettez quelqu'un
00:13:09à la porte ?
00:13:10Quand je récupère mes enfants,
00:13:12il y a toujours quelqu'un
00:13:13qui filtre la sortie.
00:13:14Et ils sont beaucoup
00:13:15plus âgés que ça.
00:13:15C'est pour ça que je parle
00:13:16de violation manifestement
00:13:18délibérée d'une règle
00:13:19de prudence ou de sécurité.
00:13:20Et là,
00:13:20c'est un article du Code pénal
00:13:21qu'il prévoit.
00:13:22Et il y a une sanction
00:13:22qui est prévue à cet effet-là.
00:13:24Et effectivement,
00:13:24il faut déposer plainte là-dessus.
00:13:25Mais il faut déposer plainte
00:13:27évidemment contre la commune
00:13:28lorsqu'il s'agit du périscolaire
00:13:30parce que c'est la commune
00:13:31qui est responsable.
00:13:32Et en même temps,
00:13:33dans ce deuxième cas,
00:13:35contre les membres
00:13:35de l'enseignement
00:13:36puisque là aussi,
00:13:37on a l'État
00:13:38qui s'est substitué
00:13:39aux membres de l'enseignement
00:13:39lorsque c'est l'école
00:13:41qui est chargée
00:13:42de la sécurité des enfants.
00:13:43Mais vous imaginez
00:13:44si en plus,
00:13:44ces enfants-là
00:13:45étaient tombés
00:13:45entre les mains
00:13:46de pédocriminaux ?
00:13:47Bien sûr.
00:13:48Ou juste de gens
00:13:50qui enlèvent les enfants.
00:13:51Il y a du trafic d'enfants,
00:13:52il y a du trafic d'organes.
00:13:53Ils surveillent.
00:13:53Il y a beaucoup de choses
00:13:54qui se passent.
00:13:54Les pédocriminaux surveillent
00:13:55les écoles.
00:13:55Il n'y a rien que d'être
00:13:56renversé par une voiture
00:13:57en sortant de l'école.
00:13:58Autre histoire,
00:13:59on n'arrête pas le progrès,
00:14:00le témoignage de Louis,
00:14:0121 ans.
00:14:02Alors lui,
00:14:02il est plus grand.
00:14:04Il est allé en boîte
00:14:05avec ses amis.
00:14:06Tout ce qu'il y a de plus normal,
00:14:07on va le voir sur des images
00:14:08dans un instant,
00:14:08c'est à Saint-Jean-le-Védas
00:14:09à la sortie de Montpellier.
00:14:12Agression gratuite,
00:14:13rare violence.
00:14:13Regardez les dégâts
00:14:14à l'arrivée.
00:14:15Il est défiguré.
00:14:16Ils se sont acharnés
00:14:17à 10 sur sa personne
00:14:19et il a eu 40 jours d'ITT
00:14:21et donc une double fracture
00:14:23de la mâchoire.
00:14:24Évidemment,
00:14:24il y a eu une enquête en cours.
00:14:25Mais avant de l'entendre,
00:14:26Louis,
00:14:26parce qu'on va avoir
00:14:27son témoignage,
00:14:28le rappel des faits.
00:14:31Sur cette vidéo,
00:14:32Louis fait la fête
00:14:33avec ses amis
00:14:34un vendredi soir.
00:14:35Quelques heures plus tard,
00:14:36le jeune homme est allongé
00:14:38sur un lit d'hôpital,
00:14:39le visage défiguré.
00:14:40La soirée tourne au cauchemar
00:14:42lorsque, devant la boîte de nuit,
00:14:44Louis s'isole quelques instants
00:14:45au moment où une dizaine
00:14:47d'individus lui tombent dessus.
00:14:48Voici une IRM de Louis
00:14:50après l'agression.
00:14:51Le jeune homme de 21 ans
00:14:52souffre d'une double fracture
00:14:54de la mâchoire
00:14:55et d'une fracture du scaphoïde.
00:14:57Son père Thierry
00:14:58habite actuellement en Floride.
00:15:00Il témoigne de sa colère.
00:15:02Le mot, c'est impuissance.
00:15:04On se retrouve impuissants
00:15:06face à tout ça
00:15:06et on rage.
00:15:09J'ai une rage intérieure.
00:15:10Vous ne pouvez pas imaginer.
00:15:11Je suis un lion en cage.
00:15:12Louis a porté plainte
00:15:14au lendemain des faits.
00:15:15Une enquête est en cours
00:15:16pour retrouver les agresseurs.
00:15:19Alors, entre-temps,
00:15:20le jeune homme,
00:15:21il est sorti de l'hôpital.
00:15:23Il raconte comment
00:15:24il a été agressé
00:15:25et surtout,
00:15:26l'acharnement,
00:15:27les coups
00:15:28qui ont plu sur lui
00:15:29pendant plusieurs secondes.
00:15:31Écoutez.
00:15:34De base,
00:15:35on allait en boîte de nuit
00:15:36à Montpellier
00:15:37et à la sortie
00:15:39de la boîte de nuit,
00:15:39j'ai décidé de sortir
00:15:41une dizaine de minutes
00:15:42avant mes amis.
00:15:44Et en les attendant,
00:15:46je me suis mis
00:15:46sur un côté.
00:15:48Je parlais avec des gens
00:15:49que je connaissais.
00:15:50Et au loin,
00:15:51j'ai vu un groupe
00:15:52d'amis
00:15:53qui se sont approchés
00:15:55vers moi.
00:15:56Et une personne
00:15:57m'a dit
00:15:57comme quoi
00:15:58j'aurais frappé
00:15:59sa cousine
00:16:00dans la soirée.
00:16:01Alors, moi,
00:16:02j'avais mis un petit peu
00:16:03d'alcool,
00:16:03mais je n'étais pas
00:16:04ivre mort.
00:16:05Je sais très bien
00:16:06que je n'avais frappé
00:16:06personne ce soir-là.
00:16:07J'avais passé
00:16:08une très bonne soirée.
00:16:09Et lui,
00:16:10il était sûr de lui.
00:16:11Si, si, si,
00:16:11tu as frappé ma cousine.
00:16:13Je sais que c'est toi.
00:16:13Je sais que c'est toi.
00:16:15Et moi,
00:16:15j'avais beau lui dire non,
00:16:17mais il n'a pas
00:16:18cherché à comprendre.
00:16:19Alors,
00:16:19je n'arrive pas à savoir
00:16:20si c'était lui,
00:16:22celui à qui je parlais
00:16:22ou un de ses amis
00:16:23qui m'ont mis
00:16:25une droite directement.
00:16:27De là,
00:16:27je suis tombé.
00:16:28Et ensuite,
00:16:30ses amis
00:16:31n'ont pas hésité
00:16:32à me sauter dessus,
00:16:33à me frapper,
00:16:34me donner des coups.
00:16:36Alors là,
00:16:37vous l'entendez,
00:16:38Louis raconte
00:16:39assez distinctement
00:16:40ce qui lui est arrivé.
00:16:41Donc,
00:16:42il a retrouvé
00:16:43ses esprits.
00:16:44Mais vous allez voir,
00:16:45il porte encore
00:16:45les séquelles
00:16:46physiques
00:16:47et psychologiques
00:16:48quand même
00:16:49de cette violente agression.
00:16:50Je vous propose
00:16:51de l'écouter là-dessus.
00:16:53Aujourd'hui,
00:16:54comme vous pouvez le voir,
00:16:55ça va beaucoup mieux
00:16:55que le premier jour.
00:16:56Le premier jour,
00:16:57c'était bien compliqué.
00:16:58Je n'arrivais pas
00:16:58à aligner deux mots.
00:16:59Aujourd'hui,
00:17:00comme vous pouvez l'entendre,
00:17:01je parle beaucoup mieux
00:17:02quand même.
00:17:03Mais j'ai toujours
00:17:04de la rééducation
00:17:05à faire
00:17:06au niveau de la mâchoire.
00:17:07Je dois aller voir
00:17:08décliner.
00:17:09Là,
00:17:10j'ai encore une attelle
00:17:11que je dois porter
00:17:1224-24
00:17:13pendant six semaines.
00:17:14Ce n'est pas facile.
00:17:16Moralement,
00:17:17ce n'est pas facile,
00:17:18surtout la nuit.
00:17:18La nuit,
00:17:19je me réveille beaucoup.
00:17:20Je me réveille beaucoup.
00:17:21Je n'arrive pas à dormir
00:17:22plus de deux heures d'affilée.
00:17:23Je ne fais que me réveiller.
00:17:24Je ne fais que rêver.
00:17:27Il n'y a pas un jour
00:17:27qui passe
00:17:28sans que je n'y pense pas.
00:17:30On se doute
00:17:31que moralement,
00:17:32ce n'est pas facile
00:17:32parce qu'elle ne veut.
00:17:33C'est-à-dire que chaque soir,
00:17:35depuis dix jours maintenant,
00:17:36il doit se rejouer
00:17:37la scène en permanence.
00:17:38Vous avez vu
00:17:38l'état de sa mâchoire ?
00:17:39C'est sa radio.
00:17:40C'est lui.
00:17:42Il doit essayer
00:17:43de comprendre,
00:17:44de revisualiser tout ça.
00:17:45Ça doit être l'enfer.
00:17:46Non.
00:17:47Ce qui est fascinant
00:17:48et étonnant,
00:17:48c'est la façon
00:17:48dont il réagit
00:17:51et puis il répond
00:17:52à l'interview.
00:17:53Peut-être que c'est
00:17:54un faux self,
00:17:55c'est-à-dire qu'il cache
00:17:56en substance
00:17:57tout ce qu'il refoule
00:17:58de son traumatisme.
00:17:59Mais il le dit quand même.
00:18:00Tous les soirs,
00:18:00j'y repense.
00:18:01Oui, il y repense
00:18:02et peut-être qu'il a peur
00:18:03maintenant de sortir à nouveau.
00:18:04Là, il est très bien
00:18:06réellement,
00:18:08salutations aux médecins
00:18:09qui l'ont opéré.
00:18:11Parce que 40 jours d'hitté
00:18:12avec ce qu'on a pu voir
00:18:13comme nuage,
00:18:14je peux vous assurer,
00:18:14c'est dramatique.
00:18:15Enfin, il a encore
00:18:16quelques semaines,
00:18:17voire quelques mois
00:18:17de ce qu'on appelle
00:18:19la reconstruction maxillaire.
00:18:22Oui, alors qu'il est sorti
00:18:23pour faire la fête
00:18:24à cet âge-là,
00:18:25normalement,
00:18:26on n'a pas à recevoir
00:18:26de tel coup.
00:18:27On n'a pas à se faire abattre
00:18:30comme cela.
00:18:31Et ce qui est le plus intéressant,
00:18:32c'est de voir comment
00:18:34justement,
00:18:35il va reconstruire sa vie.
00:18:36Alors ça,
00:18:36on ne l'entend pas.
00:18:37Son papa,
00:18:37il témoigne un tout petit peu.
00:18:38Lui, il témoigne également.
00:18:40Mais il faudrait savoir
00:18:40s'il est suivi également
00:18:42psychologiquement,
00:18:42parce que ça me semble
00:18:43très important,
00:18:44de manière à savoir
00:18:44s'il n'y a pas un choc
00:18:45post-traumatique
00:18:47par la suite.
00:18:48Parce que pour le moment,
00:18:49il peut avoir refoulé
00:18:50tout cela
00:18:50et ça va se rejouer.
00:18:52À un moment donné,
00:18:53le refoulé va ressortir
00:18:54d'ici quelques années.
00:18:55Ce qui nécessitera peut-être
00:18:57une analyse,
00:18:59c'est au niveau
00:18:59de la mâchoire.
00:19:00On a vu que la mâchoire
00:19:00a été brisée
00:19:01à plusieurs reprises.
00:19:03Donc là,
00:19:03la mâchoire a été réparée,
00:19:04semble-t-il.
00:19:05Mais il faut vérifier
00:19:06s'il a une infirmité
00:19:07qui est permanente
00:19:08au niveau de la mâchoire.
00:19:09Pourquoi je vous dis ça ?
00:19:09Parce que nous sommes
00:19:10en présence
00:19:11d'une infraction,
00:19:13donc de violences volontaires,
00:19:14aggravées par la circonstance
00:19:15que ces violences
00:19:16ont été faites,
00:19:17commises en réunion.
00:19:18Et si cela a causé
00:19:20une infirmité permanente,
00:19:21on peut basculer
00:19:22en criminel.
00:19:23Et là,
00:19:24ça change les choses.
00:19:25Criminel,
00:19:26et est-ce qu'il peut aussi
00:19:26demander réparation
00:19:27au civil ?
00:19:28Une plainte au civil
00:19:29pour obtenir
00:19:29effectivement...
00:19:30Ce sont encore excellent
00:19:31au criminel.
00:19:32Vous avez le volet pénal
00:19:33qui déclare la culpabilité
00:19:34de l'auteur
00:19:35ou des auteurs
00:19:36et ensuite,
00:19:36vous constituez partie civile
00:19:37pour demander réparation.
00:19:39Et donc là,
00:19:39ensuite,
00:19:40vous avez réparation
00:19:41au niveau autant
00:19:42des frais médicaux
00:19:43que des frais d'avocat,
00:19:44que des frais de justice,
00:19:45etc.
00:19:46Et j'en passe.
00:19:46Alors,
00:19:46on va suivre ça
00:19:47avec attention
00:19:47parce que pour l'instant,
00:19:48il n'y a pas eu
00:19:49vraiment d'interpellation
00:19:51à sa connaissance.
00:19:52Il explique qu'il y avait
00:19:53un groupe de plusieurs agresseurs
00:19:54mais il n'est pas encore
00:19:55tenu au courant
00:19:56de l'enquête en cours.
00:19:57Mais l'avantage...
00:19:57Écoutez,
00:19:58il y a un extrait
00:19:58puis je vous fais réagir après.
00:20:02Au niveau des types
00:20:03des agresseurs,
00:20:03il y avait un petit peu
00:20:04de tout.
00:20:04Je ne vais pas faire
00:20:05de globalité,
00:20:07tout ça.
00:20:08il y avait un petit peu
00:20:08de toutes les origines.
00:20:10Et sinon,
00:20:10je ne sais pas.
00:20:11En ce moment,
00:20:12c'est surtout les gendarmes
00:20:13qui ont l'enquête
00:20:13entre les mains,
00:20:14qui sont en train
00:20:15de regarder les caméras,
00:20:16d'écouter tous les témoins.
00:20:18Mais moi,
00:20:18de mon côté,
00:20:19je ne suis pas au courant
00:20:20de grand-chose.
00:20:21Je ne sais pas
00:20:21s'ils en ont retrouvé
00:20:22au minimum un.
00:20:23Je ne sais pas.
00:20:24Ils ne m'ont pas tenu
00:20:25au courant encore.
00:20:27Axel Ronde,
00:20:28il n'est pas tenu au courant.
00:20:29On a beaucoup de victimes
00:20:31qui nous disent ça.
00:20:31Mais comment c'est possible
00:20:33qu'ils ne sachent même pas
00:20:33où on est l'enquête ?
00:20:35Il a peut-être envie
00:20:35de savoir quand même
00:20:36qu'on retrouve
00:20:37ceux qui le traumatisent
00:20:38encore tous les soirs
00:20:39quand ils s'endortent ?
00:20:39Je suis sûr,
00:20:40c'est que si on les avait retrouvés,
00:20:42on l'aurait prévenu
00:20:43puisqu'ils auraient peut-être
00:20:44été réauditionnés,
00:20:45en tout cas pour reconnaître
00:20:46si c'était bien formellement
00:20:47ces agresseurs.
00:20:48Mais vous savez,
00:20:49malheureusement,
00:20:49on croule sous les procédures.
00:20:50On n'arrête pas de le dire.
00:20:52Et on manque cruellement
00:20:53d'enquêteurs.
00:20:54Donc,
00:20:54on ne peut pas gérer
00:20:55tous ces dossiers.
00:20:57Malheureusement,
00:20:58on n'a pas le temps
00:20:58de prendre un moment
00:21:01pour prévenir les victimes.
00:21:02Et c'est la même chose
00:21:03à l'hôpital,
00:21:04au final.
00:21:04Dans les urgences,
00:21:05c'est pareil.
00:21:06Vous n'avez pas le temps
00:21:07de dialoguer avec les familles
00:21:09pour dire
00:21:10qu'est-ce qui se passe.
00:21:11On traite l'urgence,
00:21:13on travaille toujours
00:21:14à flux tendu.
00:21:15Ça,
00:21:15c'est terrible.
00:21:16Et je comprends
00:21:17que les victimes
00:21:18veulent savoir
00:21:20où on est leur enquête
00:21:21parce que ça les touche
00:21:22personnellement.
00:21:23Mais nous,
00:21:24on croule sous ces dossiers.
00:21:25D'accord,
00:21:26mais soyons même pragmatiques
00:21:27en l'espèce.
00:21:28C'est une boîte de nuit.
00:21:29C'est un genre de l'aida.
00:21:30Je connais un peu
00:21:30la région de Montpellier.
00:21:31Il y a des grosses boîtes
00:21:32dans tout le littoral
00:21:34montpoliérin.
00:21:35On peut imaginer
00:21:36qu'il y a des vidéos
00:21:36de surveillance.
00:21:37si la boîte a mis...
00:21:39Ils arrivent à 10.
00:21:41Vous n'êtes pas capables
00:21:42d'identifier
00:21:43avec les témoignages
00:21:44et de recouper
00:21:45qui est venu fondre
00:21:46sur ce gamin,
00:21:47ce jeune homme ?
00:21:47Si les personnes
00:21:48ne sont pas connues
00:21:48des services de police,
00:21:49c'est un petit peu compliqué.
00:21:50Après,
00:21:51vous avez bien évidemment
00:21:52l'analyse des vidéosurveillants.
00:21:54Ça,
00:21:54ça se fait automatiquement.
00:21:56Il y a une réquisition
00:21:57judiciaire
00:21:57qui est émise,
00:21:58que ce soit
00:21:59au niveau de la boîte de nuit,
00:22:01des caméras de la ville
00:22:02ou de particuliers.
00:22:03Il y a un travail d'enquête.
00:22:04Mais ce que je veux dire,
00:22:05c'est qu'on est obligé
00:22:07de zapper certaines...
00:22:10prévenir,
00:22:11par exemple,
00:22:12les personnes
00:22:13qui ont été agressées
00:22:15de l'évolution
00:22:15de l'enquête.
00:22:16C'est vrai que ça devrait
00:22:17être fait plus systématiquement,
00:22:19mais le problème,
00:22:20c'est le problème d'effectifs.
00:22:21Allez,
00:22:21on va marquer une petite pause.
00:22:23Dans un instant,
00:22:23on vous raconte
00:22:24ce qu'une fouille arbitraire
00:22:27est surprise
00:22:27à la prison de Rennes
00:22:29a permis de déceler.
00:22:30C'était juste une fouille
00:22:31parmi d'autres.
00:22:32Un opinel,
00:22:33un couton céramique,
00:22:35360 grammes de drogue,
00:22:36s'il vous plaît,
00:22:37et puis des téléphones,
00:22:3850 téléphones découverts sur place.
00:22:40Ça devient un peu
00:22:41monnaie courante.
00:22:42On parlera aussi
00:22:43de Julie Catilifo.
00:22:46Alors,
00:22:46Julie Catilifo,
00:22:47elle est détective privée.
00:22:48Elle a sorti ce livre,
00:22:49elle va tout nous dévoiler,
00:22:50enfin on l'espère,
00:22:52des dessous de ses enquêtes,
00:22:53de ses filatures.
00:22:54Évidemment,
00:22:54il y a des histoires croustillantes,
00:22:57d'autres qui doivent être
00:22:58un peu plus glauques
00:22:59ou dramatiques.
00:23:01Elle sera là
00:23:01pour nous raconter tout cela.
00:23:02A tout de suite
00:23:03dans Police Justice 24 Heures en France.
00:23:08Nous revoici dans Police Justice 24 Heures en France
00:23:11avec ce mail qui s'affiche
00:23:1224heures.cnews.fr
00:23:14Vous pouvez nous faire parvenir
00:23:15évidemment vos témoignages.
00:23:16On va parler,
00:23:17pour commencer cette partie d'émission,
00:23:19d'une importante opération de fouille
00:23:21qui a été menée
00:23:22au centre pénitentiaire
00:23:23de Rennes-Veusins,
00:23:24c'est en Ile-et-Vilaine,
00:23:25donc en Bretagne,
00:23:26avec un bilan de saisie
00:23:28qui est assez conséquent.
00:23:29Des couteaux découverts,
00:23:3150 téléphones portables,
00:23:34360 grammes de produits stupéfiants d'hiver
00:23:36et puis même des moyens d'accès au Wi-Fi.
00:23:39On n'arrête pas le progrès.
00:23:40Et tout cela, évidemment,
00:23:41malgré d'importants dispositifs
00:23:43normalement de sécurité
00:23:44installés au sein même
00:23:46de cet établissement
00:23:47puisque la prison de Rennes-Veusins
00:23:49fait partie de ce qu'on appelle
00:23:50l'opération prison zéro portable.
00:23:53C'est vous dire qu'on avait quand même
00:23:53mis l'accent
00:23:54sur ce genre d'établissement pénitentiaire.
00:23:57Alors l'opération a mobilisé
00:23:58des surveillants
00:23:59ainsi que des agents
00:24:00qui étaient venus en renfort
00:24:01d'autres établissements pénitentiaires.
00:24:03On va faire réagir sans plus tarder
00:24:04Marc Berkane
00:24:05qui est avec nous,
00:24:07référent syndicat pénitentiaire
00:24:09des surveillants SPS-CEA.
00:24:11Bonjour.
00:24:11Merci de nous apporter
00:24:13votre réaction directe.
00:24:14Est-ce que c'est courant
00:24:16de tomber sur un tel arsenal
00:24:17quand on fait une fouille
00:24:19pas aléatoire
00:24:20parce qu'il a fallu
00:24:21un certain degré de préparation ?
00:24:22Ça vous surprend à l'arrivée
00:24:23ce qu'on retrouve ?
00:24:25Non, pas particulièrement.
00:24:27Après, quand on met les moyens
00:24:28humains et matériels,
00:24:29c'est à peu près
00:24:31plus ou prou
00:24:32le genre de découverte
00:24:33auxquelles on est habitué
00:24:34malheureusement
00:24:35dans nos établissements.
00:24:36Donc non,
00:24:37ça ne me choque pas
00:24:38plus que ça.
00:24:39Malheureusement,
00:24:40c'est des situations
00:24:42qu'on trouve
00:24:43un petit peu trop habituelles.
00:24:45Mais pas là quand même
00:24:46puisqu'on dit
00:24:46voilà,
00:24:47Rennes,
00:24:48c'est dans le dispositif
00:24:49prison,
00:24:50zéro portable.
00:24:51on n'arrête pas
00:24:52de nous dire
00:24:52qu'on est
00:24:55intraitable
00:24:55avec les visites,
00:24:57on fait attention
00:24:57à tout ce qui entre
00:24:58et qui sort.
00:24:58Mais enfin,
00:24:58je veux dire,
00:24:59comment on fait entrer
00:25:00des téléphones portables
00:25:0250 d'entre eux
00:25:03dans une fouille ?
00:25:04Il n'y a pas non plus
00:25:0510 000 prisonniers
00:25:06dans cet établissement ?
00:25:07Alors,
00:25:08il n'y a pas 10 000 prisonniers.
00:25:09Après,
00:25:09le fait d'introduire
00:25:10des produits illicites,
00:25:12des téléphones portables,
00:25:12des couteaux céramiques
00:25:13comme ça a été trouvé
00:25:14ou des opinels
00:25:15ou du stupéfiant,
00:25:17malheureusement,
00:25:18la sécurité maximum
00:25:19qu'on pourra mettre,
00:25:20il y aura toujours,
00:25:21on a des problèmes
00:25:22d'introduction par drone,
00:25:24on a aussi des projections,
00:25:26c'est très complexe,
00:25:27même si c'est d'un établissement
00:25:29qui a été référencé
00:25:30zéro portable,
00:25:32c'est ce qu'on espère
00:25:35à terme,
00:25:35entre guillemets,
00:25:36mais on a mis des moyens
00:25:37dans cet établissement,
00:25:38ça on ne le remet pas
00:25:39en question,
00:25:39mais les moyens,
00:25:40malheureusement,
00:25:41ne sont encore que
00:25:42trop limités
00:25:42dans beaucoup trop
00:25:43de détentions.
00:25:44Donc,
00:25:45nous avons,
00:25:46il y a,
00:25:47comment dire,
00:25:47sa vie,
00:25:48une prison,
00:25:48vous n'avez pas,
00:25:49exclusivement
00:25:50l'administration pénitentiaire
00:25:51qui travaille dedans,
00:25:52on a les groupements privés,
00:25:53on a les avocats,
00:25:55on a les référents institutionnels,
00:25:57nous avons des associations aussi
00:25:59qui viennent au sein
00:25:59des détentions,
00:26:00vous multipliez le nombre
00:26:02de personnes
00:26:02qui peuvent accéder
00:26:03à un établissement
00:26:04et vous multipliez
00:26:04le nombre de personnes
00:26:05qui peuvent,
00:26:06malheureusement,
00:26:06faire entrer
00:26:07les choses illicites
00:26:08dans les établissements.
00:26:09Vos collègues
00:26:09du syndicat FO
00:26:10disent,
00:26:11justement,
00:26:11vous y faisiez référence
00:26:12aux projections,
00:26:14il faudrait installer
00:26:14des filets anti-projections.
00:26:16J'imagine,
00:26:17c'est votre demande aussi ?
00:26:19Ah oui,
00:26:19tout à fait,
00:26:21les filets anti-projections,
00:26:22c'est en fait,
00:26:23c'est un dôme
00:26:24que nous voudrions faire,
00:26:25les moyens technologiques
00:26:26avec les brouilleurs,
00:26:27avec aussi les filets,
00:26:29en fait,
00:26:29tous les moyens
00:26:30de sécurité passive,
00:26:31comme on dit
00:26:32dans la pénitentiaire,
00:26:33nous le voulons
00:26:34dans tous les établissements
00:26:35pour que les établissements
00:26:37se deviennent
00:26:37le plus hermétiques possible,
00:26:39mais toujours pareil,
00:26:40il faut des moyens
00:26:40matériels et humains aussi,
00:26:42c'est toute la demande
00:26:45que nous faisons,
00:26:46nous manquons toujours
00:26:47de 5 000 agents
00:26:48au niveau national,
00:26:495 000 ETP
00:26:50au niveau des recrutements
00:26:51pour pouvoir pallier
00:26:53au manque d'effectifs
00:26:54et aux nouvelles missions
00:26:55que nous avons
00:26:55dans la pénitentiaire,
00:26:56mais bien sûr,
00:26:58ces filets sont,
00:26:59c'est indispensable,
00:27:01mais dans tous
00:27:01les établissements,
00:27:02pas nécessairement
00:27:03qu'à Rennes,
00:27:03mais il nous faudrait ça.
00:27:05On s'en doute,
00:27:06et ça implique encore
00:27:07un petit budget alloué.
00:27:08Merci beaucoup,
00:27:09Marc Berkane,
00:27:09pour votre réaction.
00:27:11Il y a des avocats aussi,
00:27:12peut-être Maître Bovis
00:27:13qui participe,
00:27:15non mais les complicités
00:27:16sont peut-être partout,
00:27:18pour faire rentrer le matériel.
00:27:19Ce type de réaction
00:27:21me désespère,
00:27:22parce qu'on jette
00:27:23en pâture une profession.
00:27:25Non, je ne suis pas
00:27:25en train de...
00:27:26Non, non, mais je...
00:27:26Je fais une blague.
00:27:27Non, mais je sais bien,
00:27:28mais pour votre intervenant,
00:27:29je ne serais pas désagréable
00:27:30au point de dire
00:27:31qu'il y a certains
00:27:32gardiens de prison aussi
00:27:33qui, par pression,
00:27:35ne résistent pas
00:27:36à la tentation
00:27:37d'arrondir des fins noirs
00:27:39et de faire rentrer
00:27:40aussi des objets.
00:27:41Bon, ce serait désagréable
00:27:42de le dire.
00:27:43Mais c'est une réalité,
00:27:44il y a de la corruption.
00:27:45C'est très bien.
00:27:45D'ailleurs, il y a des intervenants
00:27:46extérieurs...
00:27:46Merci, Axel Ronde,
00:27:47de le dire.
00:27:48Peut-être que ce n'est pas
00:27:48forcément des personnels
00:27:50pénitentiaires.
00:27:51Comme ils ont bien expliqué,
00:27:52il y en a.
00:27:53Oui, bien sûr.
00:27:53Il y a des personnes extérieures,
00:27:55des associations,
00:27:56qui rentrent un peu
00:27:58pas trop contrôlées,
00:27:59qui peuvent aussi
00:28:00basculer dans cette correction.
00:28:01Ce n'est pas que des agents
00:28:02forcément ou des avocats.
00:28:03Bien sûr.
00:28:03On est obligé
00:28:04de s'interroger
00:28:08d'hypocrisie.
00:28:09Parce que les téléphones portables
00:28:10arrangent bien aussi
00:28:11les enquêteurs
00:28:12et les magistrats
00:28:12quelquefois.
00:28:13Et il y a une règle
00:28:14un peu tacite
00:28:15de ne pas trop bouger
00:28:16aussi sur ce sujet
00:28:17pour laisser certains détenus,
00:28:19je ne dis pas que c'est
00:28:19moral bien,
00:28:20acceptable,
00:28:21mais il faut que ce soit entendu,
00:28:22laisser des portables
00:28:25circuler en prison
00:28:25pour laisser aussi
00:28:26les détenus
00:28:27organiser leur trafic
00:28:28depuis la prison,
00:28:29entendre,
00:28:30mettre sur écoute
00:28:30ces personnes-là
00:28:31pour démontrer.
00:28:33Exactement.
00:28:34Alors voilà,
00:28:34après évidemment,
00:28:35les personnes sont ciblées,
00:28:36il y a un contrôle.
00:28:37Il ne faut pas me penser
00:28:38non plus que la prison
00:28:39c'est le phare ouest
00:28:39où chacun fait ce qu'il veut,
00:28:40il fait sa liste de course
00:28:41au téléphone.
00:28:42Ce n'est pas vrai,
00:28:42ça ne se passe pas comme ça.
00:28:43En tout cas pas tout le temps.
00:28:44Célia Barotte,
00:28:45vous en avez visité
00:28:45des prisons pour CNews,
00:28:47vous avez même participé,
00:28:48enfin vu,
00:28:49comment ça se déroulait
00:28:50les fouilles,
00:28:50racontez-nous.
00:28:51Oui, alors il y a
00:28:51des opérations
00:28:52de fouilles inopinées,
00:28:54aléatoires,
00:28:55lorsque ça peut être
00:28:56en pleine nuit,
00:28:57en pleine journée,
00:28:58on va sélectionner
00:28:59une dizaine de cellules
00:29:01et puis il va y avoir
00:29:02les agents
00:29:02de l'administration pénitentiaire,
00:29:08On voit également
00:29:09que lorsque l'on met
00:29:10de l'argent,
00:29:10lorsque l'on met des moyens,
00:29:11eh bien ça marche.
00:29:12Par exemple,
00:29:12Vendin-le-Vieil,
00:29:13Condé-sur-Sarte,
00:29:14par exemple,
00:29:14Vendin-le-Vieil,
00:29:15en un an,
00:29:16aucun téléphone portable
00:29:16retrouvé,
00:29:17aucun échange également
00:29:18de produits stupéfiants
00:29:20entre les visites
00:29:21ou encore avec les gardiens,
00:29:24il n'y a pas eu
00:29:25de fait de corruption.
00:29:26On voit,
00:29:27et moi j'ai posé
00:29:28la question à Gérald Darmanin,
00:29:29je lui ai dit,
00:29:30pourquoi on ne fait pas
00:29:32ce modèle-là
00:29:32sur l'ensemble des prisons
00:29:34pour qu'il n'y ait pas
00:29:35d'objets qui rentrent en prison,
00:29:37qu'il n'y ait pas aussi
00:29:38d'échange avec l'extérieur,
00:29:40eh bien c'est un manque
00:29:40de moyens,
00:29:41un manque d'argent.
00:29:42Il faut aussi
00:29:43qu'il y ait une volonté politique
00:29:45dans l'investissement
00:29:47de nos prisons
00:29:47pour éviter ce genre
00:29:49de problème
00:29:49puisque ça fonctionne
00:29:50lorsque l'on met en place
00:29:51ce genre de mesures
00:29:52avec notamment aussi
00:29:53des portails à ondes
00:29:54millimétriques
00:29:54où tout le monde
00:29:55est fouillé,
00:29:56détenu,
00:29:57visiteur,
00:29:58professionnel,
00:29:58la cantine aussi
00:29:59est également fouillée
00:30:01donc il faut aussi
00:30:02mettre de l'argent
00:30:02pour avoir de bons résultats.
00:30:04Bon, Axelle Ronde,
00:30:04le problème c'est que
00:30:05à tous les budgets,
00:30:06comme elle le dit,
00:30:07un problème de moyens
00:30:08sont à l'os,
00:30:09y compris le vôtre.
00:30:10Oui, bien évidemment
00:30:11mais au-delà de ça
00:30:11c'est que M. Gérald Damana
00:30:13a fait le constat
00:30:14et il fait très bien
00:30:15d'ailleurs le constat
00:30:16qu'il fallait une sorte
00:30:17de police
00:30:17de l'administration pénitentiaire
00:30:19pour pouvoir patrouiller
00:30:21autour des établissements
00:30:22pénitentiaires
00:30:23pour pouvoir justement
00:30:24détecter tous ces individus
00:30:26qui viennent jeter
00:30:27ces colis
00:30:28au niveau des prisons
00:30:30donc c'est pour ça
00:30:31qu'il faut
00:30:32des moyens humains
00:30:33c'est bien évidemment
00:30:35le nerf de la guerre
00:30:36parce que effectivement
00:30:37si on préfère laisser aller
00:30:39forcément tout pourra rentrer
00:30:41et c'est pas
00:30:42les pauvres agents
00:30:43de l'administration
00:30:44qui vont faire grand chose
00:30:45parce que si vous ne leur donnez
00:30:46pas de moyens
00:30:46ça marche pas
00:30:48et d'ailleurs on voit bien
00:30:49les prisons XXL fonctionnent.
00:30:51une anecdote
00:30:52justement d'un client
00:30:53d'une prison
00:30:53que je ne citerai pas
00:30:54un client qui me dit
00:30:55quand on est en promenade
00:30:56il faut faire attention
00:30:57il faut regarder au-dessus de nous
00:30:58parce que de l'extérieur
00:31:00on catapulte des colis
00:31:02mais qui sont parfois lourds
00:31:03tous les jours
00:31:03avec de la drogue
00:31:04les téléphones
00:31:05des couteaux
00:31:06etc.
00:31:06il me dit
00:31:07mais si on ne fait pas gaffe
00:31:08on se prend un truc sur la tête
00:31:09le téléphone
00:31:09on l'a vu hier
00:31:12ça sert aussi
00:31:13dans les enquêtes
00:31:14ça sert aussi
00:31:15à montrer des agressions
00:31:16en pleine promenade
00:31:18notre témoignage du jour
00:31:20bonjour Julie Catalifo
00:31:22merci d'être venue
00:31:23vous êtes venue nous parler
00:31:24d'autre profession
00:31:25qui n'est vraiment pas banale
00:31:26alors on est très très curieux
00:31:28de savoir ce qu'est le métier
00:31:30de détective privé
00:31:31parce que c'est le secret
00:31:33qui vous définit
00:31:34normalement vous ne parlez pas
00:31:35votre enquête
00:31:36elle se passe vraiment
00:31:36sous les radars
00:31:37et là vous acceptez
00:31:38de venir nous parler
00:31:39à visage découvert
00:31:40ça fait 10 ans
00:31:41que vos clients vous paient
00:31:43pour décider des mensonges
00:31:44des secrets en tout genre
00:31:45pourquoi vous êtes partie
00:31:46sur ce métier
00:31:47pourquoi vous avez choisi
00:31:48ce métier qui doit être
00:31:49quand même assez compliqué
00:31:51quand vous aviez
00:31:52une expérience en la matière
00:31:53alors bonjour
00:31:54merci de me recevoir
00:31:56effectivement c'est un métier
00:31:57atypique
00:31:57j'ai un métier passionnant
00:31:58un quotidien qui est passionnant
00:32:00alors moi j'ai un master
00:32:01en droit privé
00:32:02donc à la Sorbonne
00:32:03et c'est vrai que j'étais déjà
00:32:04sur ce parcours juridique
00:32:06et j'avais envie
00:32:07d'un quotidien extraordinaire
00:32:09voilà je ne voulais pas
00:32:10de routine
00:32:10et c'est vrai
00:32:11je ne dis pas qu'il y en a
00:32:12dans la profession d'avocat
00:32:13mais c'est vrai que j'avais
00:32:14besoin de terrain
00:32:15je savais que
00:32:16voilà il me fallait une vie
00:32:18un petit peu de liberté
00:32:19comme ça
00:32:20et pourquoi pas faire rêver
00:32:21les gens lorsque je parlais
00:32:22de ma profession
00:32:23donc je me suis orientée
00:32:24vers cette profession
00:32:26qui est très réglementée
00:32:27malgré ce qu'on croit
00:32:28il y a des formations
00:32:29il y a des écoles
00:32:30je suis moi-même formatrice
00:32:32à l'école supérieure
00:32:33des agents de recherche privée
00:32:34où on va
00:32:35voilà former
00:32:36les futurs détectives
00:32:37dans ce cadre légal
00:32:39qui est très important
00:32:39ça c'est pour le panorama
00:32:41un peu le contexte
00:32:43mais une journée type
00:32:44pour vous
00:32:45ça ressemble à quoi
00:32:46c'est-à-dire que
00:32:47quand vous êtes
00:32:47pardon mais nous
00:32:48on veut savoir
00:32:49les dessous de l'affaire
00:32:50un peu
00:32:50quand vous êtes
00:32:51sur une filature
00:32:52une enquête
00:32:53peut-être un adultère
00:32:54comment vous commencez
00:32:56votre journée
00:32:56alors il n'y a pas
00:32:57de journée type
00:32:58c'est une réalité
00:32:59c'est-à-dire
00:33:00je vais me lever le matin
00:33:01et parfois je ne sais pas
00:33:02où je vais être le soir
00:33:03ou le contraire
00:33:04on va m'appeler le soir
00:33:05et le matin
00:33:06je vais prendre un train
00:33:06très tôt
00:33:07et partir en province
00:33:08sur un dossier
00:33:10comme je dis toujours
00:33:11on sait toujours
00:33:12où commence une filature
00:33:13on ne sait jamais
00:33:13où elle se termine
00:33:14donc c'est vraiment
00:33:15un quotidien
00:33:15on va dire
00:33:16qui est fait
00:33:16de rapports d'enquête
00:33:18des rapports qui sont rédigés
00:33:20dans un cadre légal
00:33:21qui sont utilisables
00:33:21en justice
00:33:22mais c'est également
00:33:23de la recherche internet
00:33:25la recherche assise
00:33:26administrative
00:33:26et ça va être aussi
00:33:28beaucoup de filatures
00:33:28de terrain
00:33:29d'attente
00:33:30donc ça peut être partout
00:33:31pas seulement à Paris
00:33:31vous pouvez prendre un train
00:33:32un matin
00:33:33et puis partir à Bordeaux
00:33:34je ne sais où
00:33:34qui vous contacte
00:33:36qui veut vos services
00:33:37le panel est large
00:33:38donc on intervient
00:33:39sur des problématiques
00:33:40civiles et commerciales
00:33:41ça va être des particuliers
00:33:43des entreprises
00:33:43des avocats
00:33:44qui nous mandatent
00:33:46pour des problématiques
00:33:47donc de droit de la famille
00:33:49donc ça va être
00:33:49des gardes d'enfants
00:33:51organisation d'insolvabilité
00:33:52des divorces
00:33:53de l'adultère
00:33:53mais on ne fait pas que ça
00:33:54c'est d'ailleurs pour ça
00:33:55que j'ai écrit mon livre
00:33:56pour un petit peu
00:33:57faire connaître
00:33:58cette profession
00:33:58nous intervenons
00:34:00sur des problématiques
00:34:01aussi d'arrêt maladie
00:34:02recherche de personnes
00:34:03recherche de personnes disparues
00:34:06contrefaçon pour les marques de luxe
00:34:07recherche de débiteurs
00:34:09le panel est très large
00:34:10mais dans tous les cas
00:34:11quand même
00:34:11ça implique
00:34:12une extrême discrétion
00:34:14est-ce que vous réussissez
00:34:15allez à chaque fois
00:34:16c'est quoi votre ratio
00:34:18de réussite ?
00:34:20alors comme je dis toujours
00:34:20un enquêteur
00:34:21ne se montre jamais
00:34:22donc on a nos propres stratégies
00:34:24qu'on étudie à l'école
00:34:25donc lorsque je fais une filature
00:34:27et d'ailleurs vous me posez la question
00:34:28pourquoi j'accepte
00:34:30de montrer mon visage
00:34:30alors je ne suis pas agent secret
00:34:32je ne travaille pas
00:34:32dans la loge hygiène
00:34:33je n'ai pas besoin
00:34:34de me cacher
00:34:35je suis directrice d'enquête
00:34:36donc j'ai fait 14 ans de terrain
00:34:3714 ans de filature
00:34:39c'est vrai que là
00:34:39je suis un petit peu plus
00:34:40en retrait
00:34:41donc je suis fait
00:34:41de la direction d'agent
00:34:42j'ai des équipes sur le terrain
00:34:43où effectivement
00:34:44on va appliquer
00:34:45des stratégies d'enquête
00:34:47où on a
00:34:48nos manières opérationnelles
00:34:50d'intervenir
00:34:50est-ce qu'il y a un agent
00:34:52ou plusieurs agents ?
00:34:53mais est-ce que vous par exemple
00:34:54puisque vous dites
00:34:55là je témoins
00:34:57les visages des couleurs
00:34:57on va me reconnaître
00:34:58est-ce que vous vous grimez
00:34:59ça vous arrive de mettre
00:35:00des chapeaux
00:35:00des casquettes
00:35:01des perruques
00:35:02des moustaches
00:35:02vous êtes quand même censé
00:35:04sur une histoire d'adultère
00:35:05par exemple
00:35:06comment vous vous retrouvez ?
00:35:07alors non justement
00:35:08on ne se grime pas
00:35:09c'est un préjugé
00:35:11on va se désilhouetter
00:35:12voilà le terme exact
00:35:13c'est quoi ?
00:35:14se désilhouetter
00:35:15changer notre silhouette
00:35:16qui va passer simplement
00:35:17par le port d'une casquette
00:35:19d'un bonnet
00:35:20changer de lunettes de vue
00:35:21changer de coiffure
00:35:22pour les femmes
00:35:22changer de veste
00:35:23de pull
00:35:24voilà tout ça
00:35:25ça va suffire
00:35:26parce que comme je l'ai dit
00:35:27en fait nous ne sommes jamais
00:35:28dans le champ visuel
00:35:29de la cible
00:35:30donc il n'y a pas
00:35:32de possibilité
00:35:32qu'on me reconnaisse
00:35:33puisque j'applique
00:35:34ces stratégies
00:35:34mais votre filature
00:35:35par exemple
00:35:36si vous suivez
00:35:36une femme ou un homme
00:35:37adultère
00:35:38qui va rejoindre son amant
00:35:39dans un hôtel
00:35:39par exemple
00:35:39elle s'arrête à la porte
00:35:40de l'établissement
00:35:41ou vous pouvez aller
00:35:42écouter jusqu'à la porte
00:35:43comment ça se passe ?
00:35:44alors attention
00:35:45il y a un cadre légal
00:35:45on respecte la vie privée
00:35:47bien sûr
00:35:47on respecte le droit
00:35:48à l'image
00:35:49on peut effectivement
00:35:50être dans plusieurs configurations
00:35:52exemple dans un restaurant
00:35:53on peut effectivement
00:35:54s'asseoir à côté
00:35:55en terrasse
00:35:56écouter ce qui est dit
00:35:57et là vous enregistrez ?
00:35:59alors attention
00:35:59à l'enregistrement
00:36:00à l'insu des personnes
00:36:01on va déjà écouter
00:36:03ce qui se passe
00:36:03c'est comme regarder
00:36:04on va prendre des photos
00:36:06dans les lieux publics
00:36:06et pas dans les lieux privés
00:36:07et on va relater tout cela
00:36:09dans notre rapport
00:36:10voilà
00:36:10donc il n'y a pas
00:36:11d'enregistrement
00:36:12on ne rentre pas
00:36:13chez les gens
00:36:13écoutés aux portes
00:36:14voilà
00:36:15c'est plus facile
00:36:16d'être une femme
00:36:16parce que vous passez
00:36:17un peu plus inaperçu
00:36:18on se dit
00:36:18allez une femme
00:36:19on s'attend moins
00:36:20à être suivie
00:36:20pour ceux qui ont
00:36:21quelque chose
00:36:21à se reprocher
00:36:22oui bien sûr
00:36:22il y a 15 ans
00:36:23donc j'exerce depuis
00:36:24plus de 15 ans
00:36:24j'avais déjà compris
00:36:25un petit peu
00:36:27cet avantage
00:36:27d'être une femme
00:36:28je me démarquais
00:36:30encore plus à l'époque
00:36:31où la profession
00:36:31n'était pas très féminisée
00:36:32j'avais compris
00:36:33que c'était un atout
00:36:34et d'ailleurs
00:36:35les clients aussi
00:36:36lorsqu'ils me contactent
00:36:37me disent souvent
00:36:38je vous contacte
00:36:39car vous êtes une femme
00:36:40et les femmes aiment
00:36:41peut-être un petit peu plus
00:36:42se confier à moi
00:36:43les hommes
00:36:44peut-être croire
00:36:45que je vais leur expliquer
00:36:46certaines choses
00:36:46et c'est vrai que
00:36:47sur le terrain
00:36:48on passe beaucoup mieux
00:36:49ça m'arrive effectivement
00:36:50même de parler
00:36:52à mes enquêtés
00:36:53sur les gens
00:36:53sur qui j'enquête
00:36:55chez les particuliers
00:36:56les écrasants de majorité
00:36:57c'est quand même
00:36:58des gens qui veulent savoir
00:36:58si leur mari ou femme
00:37:00non pas du tout
00:37:01ça c'est un préjugé
00:37:02on en fait bien évidemment
00:37:04moi c'est la première chose
00:37:05qui me vient d'en tête
00:37:05bien sûr
00:37:06mais comme tout le monde
00:37:07et je le comprends
00:37:07c'est d'ailleurs pour ça aussi
00:37:08que j'ai écrit ce livre
00:37:09pour connaître le panel
00:37:10de nos interventions
00:37:12sur tout ce qui est commercial
00:37:13sur les entreprises
00:37:14sur les salariés
00:37:16votre plus grande réussite
00:37:18si je puis dire
00:37:18votre meilleure enquête
00:37:19et votre plus gros fail
00:37:20c'est-à-dire
00:37:21je ne sais pas
00:37:21vous vous êtes peut-être fait
00:37:23cramer comme on dit communément
00:37:24remarquer
00:37:25et ça a mis un terme
00:37:26à l'enquête
00:37:26racontez-nous
00:37:27donnez-nous un ou deux exemples
00:37:28alors moi j'ai envie de vous dire
00:37:30mes plus grandes réussites
00:37:31c'est lorsque je remets
00:37:32un rapport
00:37:33qui va être utilisé en justice
00:37:34et qui va servir
00:37:35à défendre les intérêts
00:37:36de mes clients
00:37:36voilà c'est vraiment
00:37:37pour ça que je me lève le matin
00:37:39c'est que je défends mes clients
00:37:41je défends leurs droits
00:37:42et leurs intérêts
00:37:43donc c'est vrai que
00:37:44quand par exemple
00:37:44je vais sauver un enfant
00:37:46de conditions de vie insalubres
00:37:47d'un parent
00:37:49qui est addict
00:37:49à l'alcool
00:37:50et qui conduit
00:37:51avec cet enfant
00:37:52voilà ça c'est une grande réussite
00:37:54ça vous apporte satisfaction
00:37:55exactement
00:37:55on va aussi sauver des animaux
00:37:57ça nous est arrivé
00:37:58j'en parle aussi
00:37:58dans le livre
00:37:59des anecdotes
00:38:00des chiens
00:38:00d'agents de sécurité
00:38:02qui sont dans des conditions
00:38:03complètement insalubres
00:38:04qui ne sont pas nourris
00:38:05qui n'ont pas à boire
00:38:05qui dorment dans des cages
00:38:07plus petites que
00:38:08voilà
00:38:08tout ça c'est une satisfaction
00:38:10retrouver des parents
00:38:11voilà
00:38:12j'ai en mémoire
00:38:13une femme
00:38:14qui souhaitait
00:38:14voir sa mère
00:38:15avant qu'elle ne décède
00:38:16elle ne l'avait pas vue
00:38:17depuis 65 ans
00:38:19la satisfaction
00:38:20c'est de voir
00:38:21ces deux femmes
00:38:21se regarder dans les yeux
00:38:22cette femme
00:38:23qui avait 85 ans
00:38:24qui découvre sa fille
00:38:25et votre histoire
00:38:26la plus dingue
00:38:26celle qui vous vient
00:38:27non mais un truc
00:38:28vraiment qui sort
00:38:29des sentiers battus
00:38:30alors j'en ai plein
00:38:31j'en raconte
00:38:32dans mon livre
00:38:33énormément
00:38:33mais c'est vrai
00:38:34qu'il y a
00:38:36j'ai aussi
00:38:37ce décalage
00:38:38par exemple
00:38:38je pense à ce PDG
00:38:40d'entreprise
00:38:40cadre familial
00:38:41exceptionnel
00:38:42religieux
00:38:43plusieurs enfants
00:38:44qui
00:38:45après des filatures
00:38:46on va se rendre compte
00:38:47qu'il s'adonne lui-même
00:38:48à la prostitution
00:38:49voilà
00:38:50donc ça
00:38:50c'est des enquêtes
00:38:52marquantes
00:38:53j'ai aussi
00:38:54le cadre aussi
00:38:55d'enquête
00:38:57dans une station
00:38:58de ski up
00:38:59où je dois me fondre
00:39:00dans un paysage
00:39:01de millionnaire
00:39:02pour le coup
00:39:03donc adopter
00:39:03ce mode de vie
00:39:04donc conduire
00:39:05des voitures
00:39:05de gros cylindrés
00:39:06avoir
00:39:07voilà
00:39:07j'avais
00:39:09on va dire
00:39:09carte blanche
00:39:10sur les dépenses
00:39:11je dormais
00:39:12dans un 5 étoiles
00:39:13génial
00:39:14voilà je faisais des filatures
00:39:15sur les pistes de ski
00:39:16donc c'est vrai
00:39:17que c'est des histoires
00:39:18qui sont marquantes
00:39:18dans le contexte
00:39:19on va dire
00:39:20sur les pistes de ski
00:39:20oui tout à fait
00:39:21en ski
00:39:21vous suivez quelqu'un
00:39:22à ski
00:39:22exactement
00:39:23c'est arrivé ça
00:39:24mais qu'est-ce qu'il pouvait
00:39:25vouloir faire à ski
00:39:25alors voilà
00:39:26c'est une longue histoire
00:39:27c'est du blanchiment d'argent
00:39:28c'est un débiteur international
00:39:30on va dire
00:39:31et on avait peur
00:39:32qu'il utilise
00:39:33le prétexte des vacances
00:39:34en famille
00:39:35pour justement
00:39:36aller faire des rendez-vous
00:39:37dans des chalets d'altitude
00:39:38ce qui potentiellement
00:39:40peut-être est arrivé
00:39:41il faut lire le livre
00:39:42pour connaître l'histoire
00:39:43mais effectivement
00:39:45j'ai pu faire des filatures
00:39:46sur les pistes de ski
00:39:47et c'est incroyable
00:39:48c'est passionnant
00:39:49c'est comme une série
00:39:50en plusieurs saisons
00:39:51avec des épisodes
00:39:52qui changent chaque jour
00:39:53c'est pas une concurrente
00:39:55parce qu'elle vous fournit
00:39:56de la matière
00:39:57en fait pour les enquêtes
00:39:58bien sûr
00:39:58mais c'est ce que nous disions
00:39:59hors plateau
00:40:00c'est que les avocats
00:40:01font souvent appel
00:40:02aux détectives privés
00:40:03dans plein d'affaires
00:40:03et c'est ce qui souvent
00:40:04fait basculer d'ailleurs
00:40:05un dossier
00:40:06parce que nous avocats
00:40:07avons les preuves
00:40:08que nous fournissent les clients
00:40:10et les preuves
00:40:11que nous pouvons trouver
00:40:11comme ça sur internet
00:40:12sur des recherches
00:40:13mais quelquefois
00:40:14il nous faut la preuve
00:40:16que nous ne pouvons pas
00:40:17obtenir en justice
00:40:17parce que les délais
00:40:18sont trop longs
00:40:19parce que les procédures
00:40:19sont fastidieuses
00:40:22et surtout
00:40:23nous avons parfois
00:40:24besoin de preuves
00:40:25obtenues de manière
00:40:26non contradictoire
00:40:27c'est à dire
00:40:28que nous devons avoir
00:40:28des preuves
00:40:30que la partie adverse
00:40:31ignore que nous possédons
00:40:32et là nous faisons appel
00:40:33à des détectives
00:40:34pour justement avoir
00:40:34la photo
00:40:35dans un cadre d'adultère
00:40:38pour le problème
00:40:39de garde d'enfants
00:40:40mais pas que
00:40:40parce qu'effectivement
00:40:41on pense tout de suite
00:40:41à ce modèle
00:40:42mais nous très souvent
00:40:43sur de la contrefaçon
00:40:44sur la concurrence déloyale
00:40:45c'est ça
00:40:46c'est sur la concurrence déloyale
00:40:47parfois
00:40:48on peut faire appel
00:40:49aussi à des détectives privés
00:40:49on en fait beaucoup
00:40:50de la concurrence déloyale
00:40:51vous avez un salarié
00:40:53qui est soumis
00:40:53à une clause de non concurrence
00:40:55on ne sait pas trop
00:40:55ce qu'il fait
00:40:56mais on se doute
00:40:57qu'il est allé voir
00:40:57la concurrence
00:40:58justement pour livrer
00:40:59des secrets
00:41:02technologiques
00:41:02etc
00:41:02on fait appel à un détective
00:41:03c'est de l'espionnage industriel
00:41:04exactement
00:41:05et on fait appel à un détective
00:41:06qui va permettre
00:41:07de nous faire un rapport
00:41:08pour nous dire
00:41:08cette personne là
00:41:09travaille pour tel concurrent
00:41:10prenons quand même
00:41:11le cas d'école
00:41:11pour lequel vous êtes
00:41:12le plus connu
00:41:13ou reconnu
00:41:13en général
00:41:14dans votre profession
00:41:16l'adultère
00:41:16ça coûte cher
00:41:17par exemple
00:41:18moi je vous fournis
00:41:19la photo
00:41:20du conjoint
00:41:21dont je pense
00:41:22qu'il est adultère
00:41:24ou elle est adultère
00:41:25enfin je veux dire
00:41:25ça dépend
00:41:26qui vous demande ici
00:41:28vous allez me prendre
00:41:29combien
00:41:29c'est un forfait
00:41:30vous travaillez à l'heure
00:41:31il ne faut pas se planter
00:41:31comme je dis toujours
00:41:32qu'appelle-t-on cher
00:41:33nous ne sommes pas plus chers
00:41:34que des avocats
00:41:35par exemple
00:41:36ça va être effectivement
00:41:37à l'heure
00:41:37ou au forfait
00:41:39donc ça va dépendre
00:41:40du nombre d'heures
00:41:41qu'on va passer sur le dossier
00:41:42il y a toute une procédure
00:41:43bien évidemment
00:41:43vous avez un devis
00:41:44qui va vous être remis
00:41:45que vous allez accepter
00:41:46avec une garantie derrière
00:41:48on aura de la matière
00:41:49des photos
00:41:49des choses comme ça
00:41:50bien sûr
00:41:50alors garantie
00:41:51nous sommes soumis
00:41:52à une obligation de moyens
00:41:53comme les avocats également
00:41:55après effectivement
00:41:57mais le fait
00:41:57par exemple
00:41:58je prends l'adultère
00:41:59le fait de savoir
00:41:59que votre mari
00:42:00n'a pas de maîtresse
00:42:01reste quand même
00:42:02un résultat
00:42:02voilà
00:42:03donc c'est une réalité
00:42:05vous ne l'avez pas trouvé
00:42:05voilà
00:42:05en tout cas
00:42:06les jours
00:42:06où nous étions là
00:42:07mais c'est vrai
00:42:08que voilà
00:42:09ça va dépendre
00:42:10c'est à l'heure
00:42:10ça peut varier
00:42:12entre 80-120 euros
00:42:13de l'heure hors taxe
00:42:14voilà pour un agent
00:42:15une enquête
00:42:16c'est en moyenne
00:42:16c'est combien d'heures
00:42:17il faut compter
00:42:17alors ça dépend
00:42:18minimum de 4 heures
00:42:19et puis ça peut aller
00:42:20sur plusieurs journées
00:42:21voilà
00:42:22ou plusieurs semaines
00:42:23après tout en respectant
00:42:25un principe de proportionnalité
00:42:27par rapport au but recherché
00:42:28ça dépend des enjeux
00:42:29à la fin
00:42:29parce que quand tu es
00:42:30dans la procédure de divorce
00:42:31Pascal Neveu
00:42:32voulait lui poser une question
00:42:32vous adressez à elle
00:42:33parce que là
00:42:34on est dans le fantasme
00:42:35depuis tout à l'heure
00:42:35ça fait fantasmer tout le monde
00:42:36on est loin de Sherlock Holmes
00:42:38et moi j'avais deux questions
00:42:40à vous poser
00:42:41est-ce que vous avez
00:42:41une obligation
00:42:43de supervision
00:42:43psy
00:42:44parce que vous êtes
00:42:45dans le voyeurisme
00:42:46il peut y avoir
00:42:46une culpabilité énorme
00:42:48sur ce que vous êtes
00:42:48en train de faire
00:42:49et d'engager
00:42:49parce que vous n'êtes pas
00:42:50enquêteur officiel
00:42:52certes
00:42:52il y a une déontologie
00:42:53tout ce que vous voulez
00:42:55vivre tout cela
00:42:55est-ce que
00:42:56voilà
00:42:57j'en reviens à cela
00:42:58comment vous vivez ça
00:42:59au quotidien
00:42:59est-ce qu'il y a
00:43:00des remords
00:43:01que vous portez dans vous
00:43:02vous avez des scrupules
00:43:03alors nous avons un agrément
00:43:05et une autorisation d'exercice
00:43:06quand même
00:43:06nous avons un projet national
00:43:07et donc effectivement
00:43:09une déontologie
00:43:10moi je ne vois pas
00:43:11les choses comme ça
00:43:11moi je vois les choses
00:43:13positives
00:43:13c'est-à-dire que nous sommes là
00:43:14pour aider nos clients
00:43:15voilà
00:43:15moi je vais
00:43:16je vais apporter
00:43:17je vais mettre fin à des doutes
00:43:18voilà
00:43:19qui parfois rongent les clients
00:43:20pendant des mois
00:43:20si ce n'est des années
00:43:21et souvent les clients
00:43:22m'appellent pour me remercier
00:43:24donc ce n'est pas du tout
00:43:25ce côté-là
00:43:26que je vois
00:43:26je n'ai absolument pas
00:43:27de remords
00:43:28puisque je travaille
00:43:29dans l'intérêt des droits
00:43:30et des intérêts
00:43:31de mes clients
00:43:32et pour les défendre
00:43:33non mais c'est comme
00:43:33les avocats qui défendent
00:43:34les criminels
00:43:35exactement
00:43:35les remords à le défendre
00:43:37oui oui
00:43:37et qu'en pense le policier
00:43:39que vous êtes
00:43:39ça peut être des bons
00:43:42supplétifs
00:43:42pour certaines enquêtes
00:43:43un peu ardues
00:43:44je ne vous parlez de moyens
00:43:45non alors la police
00:43:46ne travaille pas
00:43:47mais en fait
00:43:47effectivement ils ont
00:43:48les mêmes méthodes
00:43:49les mêmes technologies
00:43:51aussi ils utilisent
00:43:52et en tous les cas
00:43:52ils ne sont pas
00:43:53les mêmes profils
00:43:53puisque les personnes
00:43:54en général
00:43:54ne vont pas se douter
00:43:55qu'ils sont surveillés
00:43:57mais ça vous est jamais arrivé
00:43:58d'avoir un détective privé
00:44:00qui vous donne
00:44:00de la matière ?
00:44:02alors de mémoire
00:44:03non mais c'est
00:44:04une possibilité
00:44:05après ça peut déboucher
00:44:06sur une enquête pénale
00:44:07si effectivement
00:44:07ils relèvent des choses
00:44:08des mauvais traitements
00:44:09et j'en passe
00:44:10donc après
00:44:11les personnes peuvent
00:44:12effectivement déposer plainte
00:44:13avec ce dossier-là
00:44:14en disant
00:44:15que ces personnes
00:44:16ont
00:44:17finalement
00:44:18font des mauvais traitements
00:44:19sur un enfant
00:44:20et là ça bascule
00:44:21effectivement
00:44:21dans une enquête pénale
00:44:23moi je vous engage
00:44:25en matière pénale
00:44:27nous pouvons déposer
00:44:27des plaintes
00:44:28avec en pièce
00:44:28justement
00:44:29les rapports
00:44:29des détectives
00:44:30avec les photos
00:44:30et après libre
00:44:31évidemment
00:44:32au procureur de la République
00:44:33d'ouvrir une enquête
00:44:34et d'engager un service de police
00:44:35pour pousser l'enquête
00:44:35justement
00:44:36et obtenir tous les éléments
00:44:37qui caractérisent l'infraction
00:44:38en tout cas
00:44:38nous font des contre-enquêtes pénales
00:44:40aussi
00:44:41après justement
00:44:41les classements
00:44:42de dossiers
00:44:44on peut intervenir
00:44:44effectivement
00:44:45pour réouvrir les dossiers
00:44:46si vous voulez tout savoir
00:44:47ça s'appelle
00:44:47profession détective privée
00:44:49et c'est en collaboration
00:44:51avec Mélissa Perraudeau
00:44:52dans les coulisses
00:44:53des enquêtes
00:44:53adultères, avarices
00:44:54et autres péchés
00:44:55capitaux
00:44:55tout un programme
00:44:56merci
00:44:56d'être venue nous en parler
00:44:58on va marquer une petite pause
00:44:59et dans un instant
00:45:00on reviendra
00:45:01aux décisions judiciaires
00:45:04à l'issue des violences urbaines
00:45:05à Saint-Pierre-des-Corps
00:45:07un jeune de 19 ans
00:45:08juge en comparution immédiate
00:45:09condamné à 12 mois de prison
00:45:12avec sursis
00:45:13et puis les autres
00:45:14ils sont sortis de garde à vue
00:45:15tout ça pour ça
00:45:16me direz-vous
00:45:17et puis on parlera aussi
00:45:17évidemment de la banalisation
00:45:19des couteaux
00:45:20au collège
00:45:21au lycée
00:45:21ça devient problématique
00:45:23on a énormément de reportages
00:45:25les profs qui sont prépoursibles
00:45:27ces jeunes aussi
00:45:28qui ont intégré
00:45:29le fait
00:45:30de porter un couteau
00:45:31pour sa propre sécurité
00:45:32parce qu'on ne sait jamais
00:45:34voilà ça ce sont des choses
00:45:35entendues
00:45:35qu'on va vous montrer
00:45:37dans la prochaine heure
00:45:38à tout de suite
00:45:43de retour avec vous
00:45:44dans Police Justice
00:45:4424h en France
00:45:45et bienvenue
00:45:46si vous nous rejoignez
00:45:47à l'instant
00:45:47sur CNews
00:45:49le sommaire
00:45:49de cette deuxième partie
00:45:50d'émission
00:45:51on va parler d'un homme
00:45:52qui a été agressé
00:45:53vendredi au Mureau
00:45:54ça se trouve
00:45:55dans les Yvelines
00:45:56simplement parce qu'il avait
00:45:57un écusson
00:45:58de la gendarmerie nationale
00:46:00fixée sur son sac à dos
00:46:01il n'était pas gendarme
00:46:03mais le simple fait
00:46:04d'avoir un écusson
00:46:04de la gendarmerie
00:46:05a justifié
00:46:06pour ses agresseurs
00:46:07le fait
00:46:07de le frapper
00:46:08et de vouloir
00:46:09l'étrangler
00:46:10on fera réagir
00:46:11d'ailleurs dans cette émission
00:46:12un capitaine de gendarmerie
00:46:15moins de 48 heures
00:46:16après les affrontements
00:46:17qui ont opposé
00:46:18les jeunes
00:46:19à Saint-Pierre-des-Corts
00:46:20aux forces de l'ordre
00:46:20un jeune de 19 ans
00:46:22a été jugé
00:46:22en comparution immédiate
00:46:23condamné
00:46:24à 12 mois de prison
00:46:25avec sursis
00:46:26résultat
00:46:26à cette heure
00:46:27et bien personne
00:46:28n'est en prison
00:46:28et tous ceux
00:46:29qui ont été interpellés
00:46:30ont été remis
00:46:31en liberté
00:46:32on rappelle quand même
00:46:33que 10 membres
00:46:34des forces de l'ordre
00:46:35ont été blessés
00:46:36lors de ces émeutes
00:46:37et vous entendrez
00:46:38un jeune
00:46:38qui dit que tout ça
00:46:39c'est la faute de l'Etat
00:46:40puisqu'il ne met pas
00:46:41assez de structure
00:46:42à la disposition
00:46:43des jeunes
00:46:44que se passe-t-il
00:46:46dans la métropole
00:46:48de Lyon
00:46:49depuis 2016
00:46:50la délinquance
00:46:51dans les transports
00:46:52en commun
00:46:52a bondi
00:46:53de 35%
00:46:5535%
00:46:55en l'espace de 10 ans
00:46:56comment faire
00:46:57pour endiguer
00:46:58ce fléau
00:46:59enquête sur place
00:47:00avec nos équipes
00:47:01et puis hier
00:47:02à Champigny-sur-Marne
00:47:03un élève a été interpellé
00:47:05dans son lycée
00:47:05il avait ramené
00:47:06un couteau
00:47:07de 12 cm
00:47:08son proviseur
00:47:09a averti les policiers
00:47:11ils ont conduit
00:47:11l'élève au poste
00:47:12lui a justifié
00:47:13la possession de cette arme
00:47:15par un sentiment
00:47:16d'insécurité
00:47:17au lycée
00:47:17et ce qui est terrifiant
00:47:19dans le reportage
00:47:19c'est que
00:47:20vous entendrez
00:47:21certains élèves
00:47:21qui banalisent finalement
00:47:23le port d'une arme
00:47:24tant l'insécurité
00:47:25est devenue forte
00:47:26aujourd'hui
00:47:27pour eux
00:47:27mais tout de suite
00:47:28il est 14h
00:47:29l'actualité
00:47:30c'est avec vous
00:47:31Sommayal Abidi
00:47:35et on commence
00:47:35par cette découverte
00:47:36macabre
00:47:37dans le Loir-et-Cher
00:47:38une fille de 5 ans
00:47:39retrouvée morte à Blois
00:47:40l'enfant a été
00:47:41vraisemblablement
00:47:42tué par son père
00:47:43c'est ce qu'indique
00:47:44le parquet
00:47:44le père âgé
00:47:46de 42 ans
00:47:46a été retrouvé
00:47:47je cite
00:47:47dans un état médical
00:47:49critique
00:47:49il a attenté
00:47:50à ses jours
00:47:50en s'infligeant
00:47:52plusieurs coups de couteau
00:47:53toutefois
00:47:53son pronostic vital
00:47:54n'est pas engagé
00:47:56au premier jour
00:47:57de l'examen
00:47:57en commission
00:47:58de la loi intégrale
00:47:59les députés
00:48:00ont voté
00:48:00en faveur
00:48:01d'une réponse pénale
00:48:01durcie
00:48:02avec à la clé
00:48:03la création
00:48:04d'une chaîne judiciaire
00:48:05spécialisée
00:48:05le jugement
00:48:06des viols
00:48:07au cours d'assises
00:48:07près de 70 articles
00:48:09vont être examinés
00:48:10avant le coup d'envoi
00:48:11des débats à l'assemblée
00:48:12prévus le 1er octobre
00:48:14à l'étranger
00:48:15sans surprise
00:48:16le chef du Kremlin
00:48:17ressort
00:48:17grand gagnant
00:48:18des élections législatives
00:48:19le parti du président
00:48:21Vladimir Poutine
00:48:22aussi uni
00:48:23a remporté
00:48:24un nombre
00:48:24record de sièges
00:48:26au terme
00:48:26de 3 jours de vote
00:48:27marqué par des attaques
00:48:28sans précédent
00:48:29menées par Kiev
00:48:30on poursuit
00:48:31par ces images
00:48:32de stupeur
00:48:33en Turquie
00:48:33au moins 11 élèves
00:48:34blessés
00:48:34dans des tirs
00:48:35ce matin
00:48:35devant un établissement
00:48:36scolaire de Manisa
00:48:37l'auteur de l'attaque
00:48:39qui aurait ouvert le feu
00:48:39sans raison apparente
00:48:41a finalement été interpellé
00:48:42un nouveau drame
00:48:43alors que le pays
00:48:44peine à se remettre
00:48:45d'une tuerie
00:48:45dans un collège
00:48:46commis en avril dernier
00:48:47par un adolescent
00:48:48de 14 ans
00:48:49et qui a provoqué
00:48:50le limogéage
00:48:51du vice-ministre
00:48:52de l'éducation
00:48:53et puis on termine
00:48:54par ce lourd bilan
00:48:55au Japon
00:48:56moins 4 morts
00:48:57près de Tokyo
00:48:57plus de 45 000
00:48:59foyers privés
00:48:59d'électricité
00:49:00et plus d'un million
00:49:01de personnes évacuées
00:49:03après le passage
00:49:03d'un puissant typhon
00:49:05qui désormais
00:49:06s'éloigne de la côte nippone
00:49:07en direction du nord-est
00:49:11Merci beaucoup
00:49:12Somaya Labidi
00:49:13La violence du quotidien
00:49:15on continue d'en parler
00:49:16avec l'histoire
00:49:17de cet homme
00:49:18agressé vendredi
00:49:20au Mureau
00:49:20ça se trouve dans
00:49:21les Yvelines
00:49:21pas bien loin de Paris
00:49:22juste parce qu'il avait
00:49:23un écusson
00:49:24de la gendarmerie nationale
00:49:26qui était fixé
00:49:26sur son sac à dos
00:49:27le voici cet écusson
00:49:28alors on précise
00:49:30il n'était pas du tout
00:49:31gendarme
00:49:32pas affilié
00:49:32à ce corps
00:49:34mais le simple fait
00:49:35d'avoir eu cet écusson
00:49:36a justifié
00:49:38pour les agresseurs
00:49:39le fait de le frapper
00:49:40et même de vouloir
00:49:42l'étrangler
00:49:43Célia Barotte
00:49:44ça s'est déroulé
00:49:45en pleine journée
00:49:46sur un parking
00:49:47derrière un garage
00:49:48automobile
00:49:49donc il a été traqué
00:49:50en fait
00:49:50Il était environ
00:49:5216h45
00:49:52lorsque cet homme
00:49:53a été repéré
00:49:54puis a été pris à partie
00:49:56a été attaqué
00:49:57par deux suspects
00:49:58assez jeunes
00:49:59âgés de 21 et 22 ans
00:50:01ils ont été interpellés
00:50:02puis placés
00:50:03en garde à vue
00:50:04ces jeunes suspects
00:50:06ils ont remarqué
00:50:07l'insigne
00:50:07cet écusson
00:50:08et ils ont donc
00:50:09donné des coups de pied
00:50:10ils ont mis des coups de pied
00:50:11dans le sac à dos
00:50:13de cet homme
00:50:14ensuite la victime
00:50:15s'est retournée
00:50:16les agresseurs
00:50:16auraient tenté
00:50:17de l'étrangler
00:50:18et la victime
00:50:19est parvenue
00:50:19à prendre la fuite
00:50:21il a déposé plainte
00:50:22et c'est grâce
00:50:24au travail des policiers
00:50:25que les deux suspects
00:50:26ont pu être interpellés
00:50:27placés en garde à vue
00:50:28à noter qu'ils étaient
00:50:29déjà connus
00:50:30des services de police
00:50:31et donc ils ont été placés
00:50:34en garde à vue
00:50:34pour violences aggravées
00:50:35sur personnes
00:50:36dépositaires
00:50:36de l'autorité publique
00:50:38en tout cas
00:50:38c'est ce qu'on nous avait
00:50:39annoncé au début
00:50:40concernant cette affaire
00:50:41mais nous avons contacté
00:50:43les services
00:50:44de la gendarmerie nationale
00:50:45et il semblerait
00:50:46que cet homme
00:50:46ne soit pas
00:50:47un gendarme
00:50:49même s'il n'était pas
00:50:50hors service
00:50:51en tout cas
00:50:51pas de connaissance
00:50:53de cette identité
00:50:54de cet homme
00:50:55du côté de la gendarmerie
00:50:56il y a plusieurs personnes
00:50:58qui souvent se munissent
00:50:59de ces sacs à dos
00:51:01puisque c'est des sacs à dos
00:51:02qu'on trouve parfois
00:51:02dans les ventes
00:51:04des casernes
00:51:06ou encore même
00:51:06en brocante
00:51:07et bien il faut faire attention
00:51:09et c'est vrai qu'on voit
00:51:10que même en n'étant pas
00:51:11un professionnel
00:51:12et bien c'est une cible
00:51:13dans le dos
00:51:14dès qu'on a quelque chose
00:51:15qui ressemble
00:51:16aux forces de l'ordre
00:51:16une réaction immédiate
00:51:18de Marc Roland
00:51:19qui est capitaine
00:51:20de gendarmerie
00:51:21rédacteur pour
00:51:22la voix du gendarme
00:51:24merci d'être avec nous
00:51:26alors là
00:51:27typiquement
00:51:27on l'a pris
00:51:29ce jeune homme
00:51:29pour l'un des vôtres
00:51:30ça veut dire
00:51:31que vous êtes devenu
00:51:32une cible
00:51:33j'imagine que ça ne va pas
00:51:34beaucoup vous surprendre
00:51:35mais tout ce qui représente
00:51:36l'autorité
00:51:36tout ce qui peut être
00:51:37officiel
00:51:38qui peut porter
00:51:39un attrait
00:51:40ou un atour militaire
00:51:42tout de suite
00:51:43ça devient
00:51:44une raison
00:51:44de s'acharner quoi
00:51:48Permettez-moi déjà
00:51:49de commencer mon propos
00:51:50en ayant une pensée
00:51:51à l'adresse
00:51:52de cette victime
00:51:53et de saluer
00:51:54la performance
00:51:55des équipes
00:51:56de police judiciaire
00:51:58de la police nationale locale
00:51:59qui a su
00:52:00dans le temps
00:52:00de la flagrance
00:52:01à la fois interpeller
00:52:03et appréhender
00:52:03les deux suspects
00:52:04l'un âgé de 21
00:52:06et l'autre de 22 ans
00:52:07un système policier
00:52:08de proximité
00:52:09qui marche
00:52:09et qui démontre
00:52:11encore aujourd'hui
00:52:12la pertinence
00:52:12de ses actions
00:52:13du quotidien
00:52:14effectivement
00:52:15aujourd'hui
00:52:15de plus en plus
00:52:16on remarquera
00:52:17que dès lors
00:52:18que vous représentez
00:52:19une certaine forme
00:52:20d'autorité
00:52:20que ce soit
00:52:21une autorité judiciaire
00:52:22une autorité policière
00:52:23voire même
00:52:24que ce soit militaire
00:52:25sur un cas de gare
00:52:27effectivement
00:52:27vous êtes susceptibles
00:52:28d'attirer la haine
00:52:29en tout cas
00:52:30la rancœur
00:52:31et la méchanceté
00:52:32des gens
00:52:32qui ne vous aiment pas
00:52:33non pas pour ce que vous êtes
00:52:34mais pour ce que vous représentez
00:52:36Vous en avez beaucoup
00:52:37justement
00:52:37des hommes
00:52:38qui sont soit
00:52:39en permission
00:52:40soit dans un cadre
00:52:44privé
00:52:45quand ils sont plusieurs
00:52:47généralement
00:52:47il y a des équipages
00:52:48mais quand ils sont
00:52:49dans un cadre privé
00:52:49ils transportent quand même
00:52:50leur matériel avec eux
00:52:51donc ils ont
00:52:52tout ce qui indique
00:52:54leur profession
00:52:55ça arrive beaucoup
00:52:56que des gendarmes
00:52:56se fassent agresser
00:52:57comme ça ?
00:52:58Écoutez
00:52:59il n'est pas
00:53:02très performant
00:53:02de dire
00:53:03que les gendarmes
00:53:03se font agresser
00:53:04régulièrement
00:53:05mais ce qui est observé
00:53:06régulièrement
00:53:07et d'ailleurs ostensible
00:53:08ce sont ces milliers
00:53:09de militaires
00:53:10que vous voyez
00:53:11sur les quais des gares
00:53:12devant les arrêts de bus
00:53:14lorsqu'ils partent
00:53:15en permission
00:53:16lorsqu'ils reviennent
00:53:16en perte de permission
00:53:17avec leur sac
00:53:18clairement sérigraphié
00:53:20identifié
00:53:21qu'à qui
00:53:22leur coupe de cheveux
00:53:23leur manière d'être
00:53:24et de faire
00:53:25autant d'éléments
00:53:26qui les discriminent
00:53:27d'une partie
00:53:27de la population
00:53:28en cela
00:53:29effectivement
00:53:30ils peuvent devenir
00:53:31dès lors qu'ils sont
00:53:32dans des situations
00:53:33compliquées
00:53:34dans des zones tendues
00:53:36des cibles privilégiées
00:53:37pour des malfrats
00:53:39pour des gens
00:53:39qui n'ont ni foi
00:53:41ni loi
00:53:41ça veut dire que
00:53:42certains viennent
00:53:43à se cacher
00:53:44à se dire
00:53:44bon bah peut-être
00:53:44qu'aujourd'hui
00:53:45je ne vais pas prendre
00:53:45mon sac
00:53:45ou je vais enlever
00:53:46les cuissons
00:53:46parce que
00:53:48je suis tout seul
00:53:49là
00:53:49je n'ai pas d'aide
00:53:50ils peuvent être
00:53:50discontraints
00:53:51et je fais quand même
00:53:52attention à moi-même
00:53:54vous avez ce que vous dites
00:53:55c'est extrêmement grave
00:53:56et c'est d'une tristesse
00:53:58absolue
00:53:59effectivement
00:53:59aujourd'hui
00:54:00les camarades gendarmes
00:54:02pour le cas d'espèce
00:54:02mais également
00:54:03les camarades en général
00:54:04cherchent à s'anonymiser
00:54:05on cherche à devenir
00:54:07le plus transparent possible
00:54:09pour ressembler
00:54:10au qui d'un moyen
00:54:11là où auparavant
00:54:12notre différence sociale
00:54:14notre différence professionnelle
00:54:16notre plus-value
00:54:17du moins celle
00:54:18qui était suggérée
00:54:19était un véritable
00:54:19un atout
00:54:21une fierté
00:54:22un honneur
00:54:23aujourd'hui
00:54:23on en est arrivé
00:54:24à se cacher
00:54:25pour ne pas être agressé
00:54:27effectivement
00:54:27vous avez raison
00:54:28on cherche à devenir
00:54:30le qui d'un moyen
00:54:31celui qu'on ne reconnaît pas
00:54:32dans la société au quotidien
00:54:33ce qui est fou
00:54:34parce qu'avant
00:54:35on était plutôt fiers
00:54:36de porter l'uniforme
00:54:37et de savoir
00:54:38qu'on s'engageait
00:54:38pour la France
00:54:39pour les couleurs
00:54:39maître Bovis
00:54:41je souscris à tout
00:54:42ce qui vient d'être dit
00:54:43mais là il y a une difficulté
00:54:44c'est que la personne
00:54:45n'est pas gendarme
00:54:45mais elle portait un écusson
00:54:47et maintenant la question
00:54:48est de savoir
00:54:48sur quel régime
00:54:49cette personne-là
00:54:50va être jugée
00:54:50parce qu'elle n'est pas gendarme
00:54:51donc ce n'est pas en fonction
00:54:52de sa qualité
00:54:53puisqu'elle n'a pas cette qualité
00:54:54en revanche
00:54:54elle désurpait cette qualité-là
00:54:56et ce qui manque
00:54:58dans notre législation
00:54:59c'est que justement
00:54:59il n'y a pas de circonstances
00:55:00aggravantes
00:55:01il y a la discrimination
00:55:03sur une personne
00:55:04c'est intéressant ce que vous dites
00:55:05est-ce qu'on peut estimer
00:55:06qu'elle a usurpé
00:55:07une identité
00:55:07parce qu'elle a un écusson
00:55:08moi je vois
00:55:09à quel sac fait référence
00:55:11Célia
00:55:11il y en a plein
00:55:12des sacs où vous y avez écrit
00:55:13même l'écusson
00:55:14je vais vous dire
00:55:14même l'écusson France
00:55:16tricolore vous connaissez
00:55:16celui qui se colle
00:55:17avec un velcro
00:55:18France bleu blanc rouge
00:55:20ça peut suffire
00:55:20à vous faire agresser
00:55:21et pourtant il n'y a pas
00:55:22d'usurpation
00:55:22mais là il y a une violence
00:55:23qui est commise
00:55:24on a des boutiques
00:55:25on peut tout acheter
00:55:26oui bien sûr
00:55:27il y a une violence
00:55:29qui est commise
00:55:29parce qu'il y a une hostilité
00:55:30envers les institutions
00:55:31là en l'occurrence
00:55:32vers un gendarmerie
00:55:33mais ça pourrait être aussi
00:55:34envers des avocats
00:55:34des magistrats
00:55:35des policiers
00:55:36et il manque
00:55:37cette circonstance aggravante
00:55:38justement du fait
00:55:40de cette qualité là
00:55:41quand vous agressez
00:55:42un gendarme
00:55:43un avocat
00:55:43un magistrat
00:55:44vous avez une circonstance
00:55:45aggravant
00:55:45qui aggrave la peine
00:55:46mais lorsque vous portez
00:55:47cet écusson
00:55:48alors que vous n'êtes pas gendarme
00:55:49vous êtes soumis
00:55:50au régime de droit commun
00:55:51ce qui ne devrait pas être le cas
00:55:52parce qu'il y a une hostilité
00:55:53manifeste
00:55:54envers l'institution
00:55:55la précision du policier
00:55:56vous comprenez ce qu'il veut dire
00:55:57effectivement
00:55:58il s'est fait passer
00:55:59enfin
00:56:00pour ce qu'il n'était pas
00:56:01non mais c'est ce qu'il dit
00:56:02il a utilisé un éducation
00:56:02alors il faudra voir
00:56:03c'était quoi comme éducation
00:56:04exactement
00:56:05est-ce que c'est un éducation
00:56:05qu'on peut acheter ou pas
00:56:06mais au-delà de ça
00:56:07vous savez il y a 40 ans
00:56:08on demandait aux policiers
00:56:10à la police parisienne
00:56:11de rentrer avec son uniforme
00:56:12chez lui
00:56:12de prendre les transports
00:56:14en commun
00:56:14vous voyez l'inversion
00:56:15des valeurs
00:56:16et de l'ensauvagement
00:56:18de la société
00:56:19vous ne pouvez plus
00:56:19vous promener
00:56:21même on a interdiction
00:56:22d'aller avec une tenue
00:56:23panachée
00:56:24ça veut dire
00:56:25on enlève le haut
00:56:26et on garde juste le bas
00:56:26ça c'est aussi interdit
00:56:28pour les policiers
00:56:29on doit être
00:56:30le plus discret possible
00:56:31pour éviter justement
00:56:33toutes ces agressions
00:56:34du quotidien
00:56:35donc si vous vous baladez
00:56:36avec une éducation
00:56:37gendarmerie ou police
00:56:37vous êtes certain
00:56:38que vous n'êtes pas policier
00:56:39ou gendarme
00:56:39ça c'est certain
00:56:40Marc Roland
00:56:40est-ce que du coup
00:56:42ça peut être retenu
00:56:42un peu contre lui
00:56:43est-ce qu'il y a des éducations
00:56:44qu'on a le droit
00:56:45ou pas de porter
00:56:46quand on n'est pas gendarme
00:56:47est-ce que c'était pas juste
00:56:48une manière pour lui
00:56:49de dire
00:56:49ben voilà moi j'aime bien
00:56:50le travail de la gendarme
00:56:51ou peut-être qu'il a un cousin
00:56:52ou un oncle
00:56:53je ne sais pas
00:56:53qui était gendarme
00:56:55et qu'il l'a eu
00:56:55par un biais privé quoi
00:56:57Tout à fait
00:56:58ça peut être un cadeau
00:56:59une sorte de goudi
00:57:00qu'on offre
00:57:01lors des journées
00:57:02de porte ouverte
00:57:03ça peut être un cadeau
00:57:03qu'on lui a offert
00:57:04au titre de relation
00:57:06intrafamiliale
00:57:06ça peut être un achat
00:57:07qu'il a effectué
00:57:08auprès d'une boutique
00:57:09de surplus militaire
00:57:10le cas d'espèce
00:57:11par exemple
00:57:11effectivement
00:57:12ce sont des articles
00:57:13qui contribuent
00:57:14à identifier
00:57:15de manière formelle
00:57:16l'agent régalien
00:57:17en cela
00:57:18il n'y a pas
00:57:18d'usurpation d'uniforme
00:57:20il n'y a pas
00:57:20d'usurpation de fonction
00:57:22en l'état actuel
00:57:23des investigations en cours
00:57:24et je voudrais quand même rappeler
00:57:25pour M. Beauvy
00:57:26que quoi qu'il en soit
00:57:28si sa qualité de gendarme
00:57:30n'est pas
00:57:30de fait
00:57:32est mise en cause
00:57:33il n'en demeure pas moins
00:57:34qu'on est sur une agression
00:57:35avec une pluralité d'acteurs
00:57:37agissant en qualité d'auteur
00:57:38de co-auteur
00:57:38ou de complice
00:57:39et en cela
00:57:40la circonstance agréable
00:57:41est avérée
00:57:42Merci beaucoup Marc Roland
00:57:44d'avoir été notre invité
00:57:45aujourd'hui à distance
00:57:47moins de 48 heures
00:57:48après les violents affrontements
00:57:50de Saint-Pierre-des-Cors
00:57:52un jeune de 19 ans
00:57:53a finalement été jugé
00:57:54en comparution immédiate
00:57:55sauf qu'à l'arrivée
00:57:57il est condamné
00:57:57à 12 mois de prison
00:57:58avec sursis
00:57:59ce qui fait qu'aujourd'hui
00:58:00il n'y a personne
00:58:01qui a été mis en prison
00:58:03puisque les autres interpellés
00:58:05ont été remis en liberté
00:58:07à l'issue de leur garde à vue
00:58:09alors que quand même
00:58:10ils sont 10
00:58:1110 policiers
00:58:13à avoir subi des violences
00:58:14à avoir été blessés
00:58:16je vous propose
00:58:17de regarder
00:58:17ce qui s'est passé
00:58:18au procès hier
00:58:21Ce sont des scènes
00:58:22de guérilla urbaine
00:58:23des affrontements
00:58:25entre plusieurs dizaines
00:58:26d'individus
00:58:27et des forces de l'ordre
00:58:29Résultat
00:58:30une vingtaine
00:58:31de véhicules incendiés
00:58:339 policiers
00:58:34et un gendarme blessé
00:58:36l'un d'eux
00:58:37a reçu un pavé
00:58:38derrière la tête
00:58:395 jeunes nés
00:58:40entre 2005 et 2010
00:58:42ont été interpellés
00:58:43au tribunal
00:58:44ce lundi
00:58:45Ismaël
00:58:4619 ans
00:58:47jugé pour participation
00:58:49à un attroupement
00:58:50avec visage dissimulé
00:58:51et complicité
00:58:53de violence
00:58:53avec arme
00:58:54le tribunal
00:58:55a choisi de suivre
00:58:56les réquisitions
00:58:57du parquet
00:58:57il a été condamné
00:58:59à un an de prison
00:59:00avec sursis
00:59:01son avocate
00:59:02ne cache pas
00:59:03sa déception
00:59:04c'était un petit peu
00:59:05notre crainte
00:59:05forcément
00:59:06parce que
00:59:07comme l'a dit
00:59:08madame le procureur
00:59:10il y a plus de 200 personnes
00:59:11qui étaient là
00:59:11sur les lieux
00:59:12ils sont 5 à avoir été placés
00:59:14en garde à vue
00:59:14c'est le seul qui a été déféré
00:59:15c'est le seul qui a été jugé
00:59:16aujourd'hui
00:59:17donc on avait
00:59:18cette crainte
00:59:18effectivement
00:59:19qu'ils prennent
00:59:20pour tous les autres
00:59:21et je reste
00:59:23intimement persuadée
00:59:24que juridiquement
00:59:25les infractions
00:59:26se contestaient largement
00:59:27et que la relax
00:59:28pouvait tenir
00:59:29effectivement
00:59:29après le tribunal
00:59:30on a jugé autrement
00:59:31les 4 autres individus
00:59:32sont sortis de garde à vue
00:59:34l'enquête se poursuit
00:59:37alors quand même
00:59:38avant toute chose
00:59:39et avant qu'on débatte de ça
00:59:41je vous propose d'écouter
00:59:42le témoignage
00:59:43d'un ami
00:59:44de l'auteur
00:59:45du rodéo initial
00:59:46et vous allez voir
00:59:47c'est assez hallucinant
00:59:48ce qu'il dit
00:59:49à propos de la police
00:59:50je pense que
00:59:51ça va vous faire réagir
00:59:52à propos des pouvoirs publics
00:59:53même
00:59:53ça va vous faire réagir
00:59:54Axel Ronde
00:59:55c'est un ami à moi
00:59:56avec qui on a fait
00:59:57pas mal de motos
00:59:58etc
00:59:59c'est un mec
01:00:00qui est respectable
01:00:01il travaille
01:00:01il sait plaisir
01:00:02avec une moto
01:00:03bien sûr
01:00:03c'est des choses
01:00:04qui sont pas forcément
01:00:05on va dire
01:00:06tolérables sur la route
01:00:07mais aujourd'hui
01:00:08il n'y a rien
01:00:08qui est mis en place
01:00:09en France
01:00:09pour nous
01:00:10pour nous faire plaisir
01:00:11pour les jeunes
01:00:12on aurait des lignes
01:00:13où on peut
01:00:14aller s'amuser
01:00:15sans problème
01:00:15au moins on serait tranquille
01:00:16il n'y aurait pas de danger
01:00:17sur la route
01:00:17il n'y aurait pas de drame
01:00:20comme ça
01:00:20aujourd'hui
01:00:20je vais vous dire
01:00:21franchement
01:00:21les émeutes
01:00:23moi je ne suis pas pour
01:00:24mais je ne suis pas contre
01:00:25non plus
01:00:25dans le sens où on voit
01:00:26tout ce qui se passe
01:00:27l'histoire avec le petit Naël
01:00:28l'histoire avec le petit Naël
01:00:30ça a été un gros drame aussi
01:00:31parce que là
01:00:32ça aurait pu finir pareil
01:00:33le petit jeune
01:00:33il aurait pu mourir aussi
01:00:34l'histoire avec Naël
01:00:35il y a eu un mort
01:00:37et au final
01:00:37on voit comment ça s'est passé
01:00:39partout en France
01:00:40et c'est sûr
01:00:41que ce n'est pas acceptable
01:00:42la situation
01:00:42n'est pas du tout acceptable
01:00:44mais aujourd'hui
01:00:44on ne va pas se mentir
01:00:45si on ne fait pas quelque chose
01:00:48ça va être des débordements
01:00:50tout le temps
01:00:50tout le temps
01:00:50tout le temps
01:00:51même au niveau des français
01:00:52parce que les français
01:00:54ils en ont marre en fait
01:00:55Axel Ronde
01:00:57il n'est pas contre
01:00:57les émeutes
01:00:58mais les français
01:00:58ils en ont marre
01:00:59mais peut-être d'eux
01:01:00non ?
01:01:00enfin je veux dire
01:01:01il y a eu 200 protagonistes
01:01:03sur ces violences urbaines
01:01:04aucun d'eux
01:01:05n'est derrière
01:01:05les barreaux
01:01:06aujourd'hui
01:01:06c'est-à-dire que ça
01:01:07c'est un cas d'école
01:01:09de tout ce qui ne va pas
01:01:09dans notre pays
01:01:10aujourd'hui non ?
01:01:10bien évidemment
01:01:11et je peux vous dire
01:01:12que les habitants
01:01:13oui ils en ont marre
01:01:13mais ils en ont marre d'eux
01:01:14parce que c'est les habitants
01:01:16qui nous ont appelés
01:01:16pour ce rodéo
01:01:17parce que cette moto
01:01:18n'arrêtait pas de circuler
01:01:20je peux vous dire
01:01:21extrêmement vite
01:01:25oui les français
01:01:26ils en ont marre de ça
01:01:27et les policiers aussi
01:01:27ils en ont marre
01:01:28ils en ont marre
01:01:29d'être les boucs émissaires
01:01:29à chaque fois qu'on essaye
01:01:30de faire notre travail
01:01:31tout de suite
01:01:32on va nous accuser
01:01:33tout de suite
01:01:34on va finalement finir
01:01:36soit en garde à vue
01:01:37soit peut-être
01:01:38même derrière les barreaux
01:01:39parce qu'on va vouloir
01:01:40acheter une certaine forme
01:01:41de paix sociale
01:01:42pour éviter des émeutes
01:01:43la réalité elle est là
01:01:44mais vous savez actuellement
01:01:45on n'est plus capable
01:01:46de ramener l'ordre
01:01:47parce qu'on n'a plus
01:01:48d'armes intermédiaires
01:01:49efficaces
01:01:49pourquoi on s'est fait
01:01:50complètement lyncher
01:01:51parce que si vous voulez
01:01:53nos grenades de désencerclement
01:01:54on a réduit leur puissance
01:01:57pour éviter un blessé
01:01:58la même chose
01:01:59pour les grenades
01:02:00lacrymogènes
01:02:01on a enlevé
01:02:02l'effet détonnant
01:02:03et soufflant
01:02:04pour éviter
01:02:04que les personnes
01:02:05reviennent au contact
01:02:06si vous voulez
01:02:06une fois que vous avez été
01:02:07blasté
01:02:07vous ne revenez plus
01:02:08donc on tire des centaines
01:02:09de grenades
01:02:10qui ne servent absolument
01:02:11par rien
01:02:12nos armes intermédiaires
01:02:13ne valent plus rien
01:02:14et on se fait
01:02:14complètement démonter
01:02:15la réalité elle est là
01:02:17et en plus
01:02:17quand on fait des interpellations
01:02:19et bien les personnes
01:02:20ne partent pas en prison
01:02:21donc pourquoi ils s'arrêteraient ?
01:02:23bien sûr
01:02:24c'est l'impunité totale
01:02:24donc ils ne vont pas
01:02:25en profiter jusqu'au bout
01:02:26c'est la procureure
01:02:27de la République de Tours
01:02:28qui ce matin
01:02:29a expliqué que
01:02:29oui les habitants
01:02:30de ce quartier
01:02:31ils en ont marre
01:02:32de ces rodéos urbains
01:02:33c'est un quartier
01:02:34qui est connu
01:02:35pour ses faits
01:02:36pour des rodéos urbains
01:02:38réguliers
01:02:38et il y a aussi
01:02:39cette hypothèse
01:02:40qui reste aussi ouverte
01:02:41d'une défaillance technique
01:02:43de la voiture de police
01:02:44peut-être au niveau
01:02:45du freinage
01:02:46donc c'est une piste
01:02:46qui est aussi envisagée
01:02:48on rappelle que le conducteur
01:02:51de cette moto
01:02:52et bien
01:02:53puisque cet individu
01:02:54fait le rapport
01:02:55avec Naël
01:02:55aucun rapport
01:02:56avec cette histoire
01:02:57et on rappelle que
01:02:58ce conducteur de moto
01:03:00et bien
01:03:00n'avait pas son pronostic vital
01:03:02engagé
01:03:02il n'a même pas
01:03:03une fracture
01:03:03donc il y a vraiment aussi
01:03:05les effets
01:03:06des images
01:03:07il y a aussi
01:03:08les témoignages
01:03:10de ses amis
01:03:11mais il faut vraiment aussi
01:03:12revenir au coeur de l'enquête
01:03:13avec ces investigations
01:03:14qui se poursuivent
01:03:15et la procureure
01:03:16qui espère
01:03:17que de nouvelles interpellations
01:03:18auront lieu
01:03:19et que d'autres personnes
01:03:20seront jugées
01:03:21pour ces méfaits
01:03:22pardon mais
01:03:23dire
01:03:23je ne suis pas contre
01:03:24les émeutes
01:03:24c'est les cautionner
01:03:26il dit
01:03:27je ne suis pas pour
01:03:27mais je ne suis pas contre
01:03:28enfin on comprend bien
01:03:29qu'il trouve des justifications
01:03:30puisqu'il en revient
01:03:30effectivement
01:03:31à la Fernaël
01:03:32c'est toujours votre faute
01:03:34bien évidemment
01:03:35c'est toujours la faute
01:03:36des policiers
01:03:36c'est toujours
01:03:37le policier
01:03:38qui fait mal son travail
01:03:39alors que vous avez
01:03:40une délinquance
01:03:41qui n'arrête pas d'exploser
01:03:42dans certains de ces quartiers-là
01:03:43vous avez eu trafic de drogue
01:03:45très prenant
01:03:45vous avez bien évidemment
01:03:46des individus
01:03:47qui ne cherchent qu'une chose
01:03:48c'est attaquer le policier
01:03:50mais vous voyez
01:03:50votre sujet précédemment
01:03:52c'est une personne
01:03:53qui portait un écusson
01:03:54de gendarmerie
01:03:55qui a tout de suite
01:03:55été lynchée
01:03:56parce qu'il y avait
01:03:57le mot gendarmerie
01:03:58c'est la haine à l'état pur
01:03:59c'est bien évidemment
01:04:00la haine attisée
01:04:01par certains hommes
01:04:02et femmes politiques aussi
01:04:03parce qu'il ne faut pas
01:04:04se mentir
01:04:04tous les élus du secteur
01:04:07ont appelé
01:04:07à la retenue
01:04:09sauf un parti politique
01:04:10toujours le même
01:04:11qui au contraire
01:04:13souffle sur les braises
01:04:14et accuse la police
01:04:15en disant que c'est la police
01:04:15qui tue et tue partout
01:04:17on voit qu'actuellement
01:04:18c'est plutôt la police
01:04:18qui subit
01:04:19avec 17 à 20 policiers
01:04:21blessés chaque jour
01:04:22par des violences
01:04:23et il dit aussi
01:04:25dans l'extrait
01:04:26moi je le trouve assez
01:04:26hallucinant cet extrait
01:04:27il dit
01:04:28c'est la faute de l'état
01:04:29on ne fait rien pour nous
01:04:30mais qu'est-ce qu'il leur faut
01:04:31il leur faut des voix dédiées
01:04:32pour faire du rodeo
01:04:32c'est ce qu'il demande
01:04:33pour faire du motocross
01:04:35vous pensez vraiment
01:04:36qu'ils s'en tiendraient à ça
01:04:37c'est nous prendre
01:04:38pour des imbéciles
01:04:38un peu
01:04:39je ne veux pas être méchant
01:04:40mais nous n'avons pas
01:04:40non plus affaire
01:04:41à la fine fleur
01:04:42de l'intelligence
01:04:42de la jeunesse française
01:04:43de ce qu'on a entendu
01:04:44on mélange Naël
01:04:46on mélange les émeutes
01:04:47on est pour
01:04:48on est contre
01:04:48des voix privées
01:04:49c'est révélateur
01:04:50de ce qui se passe
01:04:51et de ce qu'on a inculqué
01:04:52dans leur tête
01:04:53c'est révélateur
01:04:54surtout d'une forme
01:04:54de bêtise abyssale
01:04:56qui me dépasse
01:04:57une bêtise avec des dégâts
01:04:58à l'arrivée
01:04:59on ne peut pas
01:05:01sanctionner la bêtise
01:05:02malheureusement
01:05:03sinon déjà que les prisons
01:05:04sont débordées
01:05:05et puis on enfermerait
01:05:06une grande partie
01:05:07de la population
01:05:07on est dans une confusion
01:05:09entre le réel
01:05:10et l'imaginaire
01:05:10le symbolique de la justice
01:05:12le symbolique
01:05:13des forces de l'ordre
01:05:14il n'existe plus
01:05:16enfin n'existe plus
01:05:17bien sûr
01:05:17c'est pour ça
01:05:18elle est de plus en plus
01:05:19frustrée
01:05:20elle a besoin
01:05:21de reconnaissance
01:05:22elle a besoin maintenant
01:05:22que la justice
01:05:23fasse son travail
01:05:24fasse son travail
01:05:25et surtout
01:05:26soit impitoyable
01:05:27sur ce genre de cas
01:05:29lorsqu'il y a une chanlie
01:05:29parlons-en
01:05:30parlons-en des peines
01:05:3112 mois
01:05:32avec sursis
01:05:33il y en a un
01:05:33qui est passé en comparaison
01:05:35immédiate
01:05:35les autres c'était
01:05:35des gardes à vue
01:05:36je crois qu'il y en a eu 5
01:05:37qui sont tous soldés
01:05:38par une remise en liberté
01:05:39vous avez vu l'ampleur
01:05:40des dégâts
01:05:41et les assureurs derrière
01:05:42et les gens qui sont traumatisés
01:05:43c'est dingue
01:05:44quand vous êtes magistrat
01:05:46et que vous faites
01:05:46un truc pareil
01:05:47vous vous dites quoi ?
01:05:48il n'y a plus que le droit
01:05:49bêtement et simplement ?
01:05:50écoutez
01:05:50regardez comme ça
01:05:51c'est assez étonnant
01:05:52après il faut voir maintenant
01:05:53le dossier
01:05:53ce qu'il comportait
01:05:54les preuves qui ont été
01:05:56rapportées
01:05:57est-ce qu'il y avait
01:05:58une démonstration
01:05:58de culpabilité ou non
01:05:59après voilà
01:06:00c'est toujours facile
01:06:00de jeter la faute
01:06:01sur les magistrats
01:06:01mais il faut voir aussi
01:06:02ce que le travail d'enquête
01:06:04a permis
01:06:06d'apporter au magistrat
01:06:07sur les 5
01:06:08c'était le seul
01:06:08qui avait assez
01:06:10de preuves à charge
01:06:11contre lui
01:06:11pour déjà le déférer
01:06:13mais 12 mois
01:06:15avec sursis
01:06:15je trouve que
01:06:17c'est évidemment
01:06:17pour ce genre de cas
01:06:18et l'image que ça renvoie
01:06:20et cette publicité
01:06:21c'est peu
01:06:22c'est rien du tout
01:06:23il aurait fallu donner
01:06:24ne serait-ce que pour l'exemple
01:06:25une peine ferme
01:06:27on parle toujours
01:06:28de la valeur de l'exemple
01:06:29et du fait que voilà
01:06:31il faut
01:06:32une peine minimale
01:06:33une peine planchée
01:06:34une peine planchée
01:06:34exactement
01:06:35pour certains cas
01:06:353-4 mois
01:06:35ça valait quoi ça
01:06:37pour vous ?
01:06:373-4 mois
01:06:38de prison
01:06:39pour avoir incendié des véhicules
01:06:41sans être pris aux forces de l'ordre
01:06:42vous avez vu le crâne
01:06:43du policier
01:06:44qu'on a montré là ?
01:06:45bien sûr
01:06:45je pense qu'un séjour
01:06:47je pense qu'un séjour en prison
01:06:48aurait permis à mon avis
01:06:49de remettre les idées au clair
01:06:50Axel Ronde
01:06:51on va conclure là-dessus
01:06:51mais franchement
01:06:52ça doit vous énerver encore plus
01:06:54on sait que vous êtes remonté
01:06:55vous vous manifestez encore aujourd'hui
01:06:56on est d'accord
01:06:57et quand on touche un policier
01:06:58soi-disant
01:06:59on doit finir en prison
01:07:00on l'attend toujours
01:07:01ça fait des mois et des années
01:07:02qu'on l'entend dire
01:07:03mais en coup de délicat
01:07:04les hommes et femmes politiques
01:07:06de ce pays
01:07:06ne prennent pas
01:07:07à bras le corps
01:07:08ça en tous les cas
01:07:09ne donne pas les instructions
01:07:10et ne mette pas
01:07:11des peines planchées
01:07:11quand on attaque un policier
01:07:12je pense que quand on attaque un policier
01:07:14on attaque la République
01:07:14on attaque l'ensemble de la société
01:07:16donc je pense qu'à un moment donné
01:07:18vu les gravités
01:07:19des violences
01:07:20que nous subissons
01:07:21il va falloir que ça change
01:07:22parce qu'à un moment donné
01:07:23les policiers
01:07:24ils ne vont plus rien faire
01:07:24je dirais même mieux
01:07:25qu'ils soient mineurs ou majeurs
01:07:27qu'ils soient mineurs ou majeurs
01:07:29et sur le côté mineur
01:07:30il y a
01:07:31vous savez maintenant
01:07:32cette fameuse infraction
01:07:33qui permet justement
01:07:33de sanctionner les parents
01:07:35du fait d'avoir laissé les enfants
01:07:36commettre des infractions
01:07:39et là-dessus
01:07:40je pense que la justice
01:07:40doit être intraitable
01:07:42on va voir
01:07:42parce que la violence
01:07:43elle augmente de plus en plus
01:07:44chez les enfants
01:07:45c'est pour ça qu'on propose
01:07:46des centres éducatifs
01:07:47réellement fermés
01:07:47avec un esprit militaire
01:07:48à l'intérieur
01:07:49pour réhabiliter ces jeunes
01:07:50parce qu'il y a eu
01:07:50cette petite musique
01:07:51avant
01:07:51c'est dire tiens
01:07:52je suis mineur
01:07:52donc je ne craindrai rien
01:07:54si je franchis la ligne rouge
01:07:55c'est peut-être pas fini
01:07:56les cinq ont été libérés
01:07:57mais l'enquête se poursuit
01:07:59il y aura peut-être
01:08:00d'autres placements
01:08:01garde à vue
01:08:01c'est pas fini
01:08:02en tout cas pour l'émission
01:08:03non plus
01:08:03parce que dans quelques instants
01:08:04on verra que la délinquance
01:08:05explose dans les transports
01:08:07et en particulier
01:08:08on prend l'exemple
01:08:09de la métropole lyonnaise
01:08:10plus 35%
01:08:12en seulement 10 ans
01:08:14c'est quand même
01:08:14assez étourdissant
01:08:16comme chiffre
01:08:16on parlera aussi
01:08:17de la banalisation
01:08:18des couteaux
01:08:18au collège
01:08:19et au lycée
01:08:19à Champigny-sur-Marne
01:08:20un élève a été interpellé
01:08:21parce qu'il avait ramené
01:08:22une lame de 12 cm
01:08:24sauf que
01:08:24ces scénarios
01:08:25ils se répètent à l'envie
01:08:27on retracera
01:08:28ce qui s'est passé
01:08:29la peur aussi
01:08:30des profs
01:08:31et aussi ce triste bilan
01:08:32parce qu'on a plusieurs histoires
01:08:33dramatiques
01:08:34dans l'histoire récente
01:08:35des profs qui ont été
01:08:36tués par des élèves
01:08:38ou des surveillants
01:08:39à tout de suite
01:08:39dans Police Justice
01:08:4024h en France
01:08:44de retour
01:08:45dans Police Justice
01:08:4624h en France
01:08:47ravie de vous retrouver
01:08:48pour cette dernière partie
01:08:49d'émission
01:08:50on va s'intéresser
01:08:51à ce qui se passe réellement
01:08:52dans les transports
01:08:53de la métropole lyonnaise
01:08:54depuis 2016
01:08:55la délinquance
01:08:57a bondi
01:08:58vous allez entendre
01:08:58de 35%
01:09:00alors question
01:09:01comment faire
01:09:02désormais
01:09:02pour endiguer
01:09:03ce fléau
01:09:04comment faire
01:09:04pour prendre
01:09:05les transports
01:09:06en n'étant pas
01:09:07inquiet
01:09:08à chaque fois
01:09:08que vous entrez
01:09:09dans un bus
01:09:10ou dans une rame
01:09:11de métro
01:09:11que ressentent
01:09:12les usagers
01:09:12regardez ce reportage
01:09:14d'Olivier Madinier
01:09:15et Mathilde Couvillier
01:09:16Flornoy
01:09:18à Lyon
01:09:19le réseau de transports
01:09:20en commun
01:09:21TCL
01:09:21a battu son record
01:09:22de fréquentation
01:09:23mais aussi
01:09:24de délinquance
01:09:25les vols
01:09:26les violences
01:09:27les escroqueries
01:09:27et fraudes
01:09:28aux moyens de paiement
01:09:29sont de plus en plus nombreux
01:09:30alors que ressentent
01:09:32les usagers au quotidien
01:09:33dans leurs transports
01:09:33en commun
01:09:34pendant la journée
01:09:35ça ne me dérange pas
01:09:35il n'y a aucun problème
01:09:36je n'ai pas forcément
01:09:37de crainte
01:09:37mais le soir
01:09:38oui je préfère être accompagnée
01:09:39je n'ai pas forcément
01:09:40envie de
01:09:41pas forcément de problème
01:09:42je suis une femme
01:09:43dans les transports
01:09:45donc forcément
01:09:45on peut se sentir
01:09:46un peu moins
01:09:47en sécurité
01:09:48surtout la nuit
01:09:48très tard le soir
01:09:50mais globalement
01:09:51je me sens plutôt
01:09:52en sécurité
01:09:52si un certain sentiment
01:09:54de sérénité
01:09:55semble primer
01:09:56la réalité des chiffres
01:09:57est tout autre
01:09:58en 2025
01:09:59le nombre de victimes
01:10:00dans les transports
01:10:01en commun lyonnais
01:10:02est de 9474
01:10:04soit une augmentation
01:10:05de 16%
01:10:06par rapport à 2024
01:10:07un chiffre quasiment
01:10:09trois fois plus élevé
01:10:10qu'à Marseille
01:10:10alors la métropole
01:10:12a décidé d'agir
01:10:13la semaine prochaine
01:10:14on va voter
01:10:14la création
01:10:15d'une brigade métropolitaine
01:10:16des transports
01:10:17l'objectif
01:10:18c'est de recruter
01:10:19200 agents
01:10:19qui seront armés
01:10:20pour à la fois
01:10:21la prévention
01:10:22et la répression
01:10:24ça peut y plus durer
01:10:25Lyon figure
01:10:26à la troisième place
01:10:27du classement
01:10:27du plus grand
01:10:28nombre de victimes
01:10:29dans les transports
01:10:30en commun
01:10:30derrière la métropole
01:10:31du Grand Paris
01:10:33ce qui est intéressant
01:10:34quand même
01:10:35Axel Ronde
01:10:36c'est qu'ils ont tendance
01:10:36à minimiser
01:10:37alors là les gens
01:10:38qu'on entend
01:10:38sans doute
01:10:39qui sont dans les 65%
01:10:40qui n'ont jamais eu de problème
01:10:41mais quand même
01:10:41comment on fait
01:10:42parce qu'en plus
01:10:43la sécurité des transports
01:10:45c'est pas forcément
01:10:46votre prérogative
01:10:47en temps initial
01:10:48on vous appelle
01:10:48c'est ça
01:10:49ce sont les agents
01:10:51de sécurité
01:10:52du transporteur
01:10:53qui ensuite font appel
01:10:53à la police
01:10:54quand ça tourne mal
01:10:54oui alors tout dépend
01:10:55si c'est dans quelle ville
01:10:57je sais qu'à Paris
01:10:58il y a une police nationale
01:11:00qui est dédiée
01:11:01aux polices des transports
01:11:02qui va patrouiller
01:11:04qui font des patrouilles
01:11:05en permanence
01:11:05d'autres métros
01:11:06n'ont pas forcément
01:11:07ce dispositif
01:11:09en termes de police
01:11:10mais ils ont effectivement
01:11:11soit de la sécurité privée
01:11:13soit une police des transports
01:11:15dédiée spécifiquement
01:11:16pour leur réseau
01:11:17mais oui
01:11:18on voit bien
01:11:19malheureusement
01:11:19l'explosion
01:11:20de cette délinquance
01:11:22et de ces agressions
01:11:23qui ont lieu
01:11:23dans les transports en commun
01:11:24ça passe par quoi ?
01:11:25c'est quoi ?
01:11:25donnez-nous des exemples
01:11:26de types d'agressions
01:11:28c'est quoi ?
01:11:28c'est des vols à la tire
01:11:29c'est encore les couteaux
01:11:30on va en reparler
01:11:31dans le cadre scolaire
01:11:32c'est...
01:11:33on aura des périodes
01:11:34au final
01:11:34l'été sur Paris
01:11:35c'est les pickpockets
01:11:36vous avez vraiment
01:11:38des groupes
01:11:38qui viennent de l'étranger
01:11:40qui viennent cibler
01:11:40particulièrement
01:11:41les étrangers aussi
01:11:42puisqu'on va chercher
01:11:44du cash
01:11:45ils vont chercher du cash
01:11:46sur les étrangers
01:11:47qui viennent en France
01:11:48visiter les touristes
01:11:49donc vous avez après
01:11:51les agressions
01:11:52du vendredi soir
01:11:53et du samedi soir
01:11:54ça peut être
01:11:55des agressions sexuelles
01:11:56des viols
01:11:58vous avez aussi
01:11:59tout un type d'agresseurs
01:12:01qui vont vous mettre
01:12:03des coups de couteau
01:12:04parce qu'ils ont consommé
01:12:05énormément d'alcool
01:12:06qui ont des problèmes
01:12:06psychiatriques aussi
01:12:07parce que malheureusement
01:12:08vous avez beaucoup d'individus
01:12:09ces profils que vous avez
01:12:10en surface
01:12:11et bien vous les avez
01:12:12vous les retrouvez
01:12:13aussi dans le souterrain
01:12:14donc on est vraiment
01:12:15malheureusement
01:12:17dans un fait de société
01:12:18mais là on est à Lyon
01:12:19c'est un contexte particulier
01:12:20parce que Lyon
01:12:21on a dit oui
01:12:22la police municipale
01:12:23c'est très light
01:12:23les prérogatives
01:12:25de la police municipale
01:12:26du plan d'étiquaire
01:12:27c'est la mairie aussi
01:12:28qui fait cette politique
01:12:30c'est pour ça que nous
01:12:31on demande
01:12:32le renforcement
01:12:33de la police nationale
01:12:34sur tout le territoire
01:12:35national
01:12:35parce que
01:12:36vous avez une explosion
01:12:37de cette délinquance
01:12:38les cartographies
01:12:40des effectifs
01:12:41de policiers
01:12:42n'ont pas changé
01:12:43en 30 ans
01:12:43alors que
01:12:45la masse de la délinquance
01:12:46ne fait qu'empirer
01:12:47sur l'ensemble du territoire
01:12:48ce n'est plus réservé
01:12:50aux grandes villes
01:12:50vous avez des petites villes
01:12:52qui sont malheureusement
01:12:53touchées par cette délinquance
01:12:54on va reparler
01:12:55de ce qui s'est passé
01:12:56à Champigny-sur-Marne
01:12:57un élève
01:12:58interpellé dans le lycée
01:12:59il avait ramené
01:13:00un couteau
01:13:00avec une lame de 12 cm
01:13:01je ne sais pas si vous voyez
01:13:02mais 12 cm
01:13:03c'est quand même
01:13:03assez conséquent
01:13:04heureusement le proviseur
01:13:05a pu avertir les policiers
01:13:07l'élève a été conduit au poste
01:13:09alors lui il a dit
01:13:09je portais cette arme
01:13:10parce que
01:13:11je ne me sentais pas
01:13:12en sécurité
01:13:13et vous allez voir
01:13:14ce qui est terrifiant
01:13:15dans le reportage à suivre
01:13:15c'est que
01:13:16beaucoup d'élèves interrogés
01:13:18ils banalisent complètement
01:13:19le fait de se munir
01:13:21d'un couteau
01:13:21parce qu'ils disent
01:13:22bah oui l'insécurité est forte
01:13:23donc on fait ce qu'on a à faire
01:13:25regardez le reportage
01:13:27il est aux alentours
01:13:29de 9h30 ce lundi
01:13:30dans ce lycée
01:13:31de Champigny-sur-Marne
01:13:33dans les couloirs
01:13:34le proviseur aperçoit
01:13:35un manche de couteau
01:13:36dépassé du sac d'un élève
01:13:38un opinel numéro 12
01:13:40doté d'une lame de 12 cm
01:13:43les policiers sont dépêchés sur place
01:13:45et interpellent le lycéen
01:13:46chez certains élèves
01:13:48c'est la stupeur
01:13:49ça me choque vraiment
01:13:50je me dis que
01:13:51dans ce lycée
01:13:52on n'est plus trop en sécurité
01:13:53et franchement c'est choquant
01:13:56parce qu'à tout moment
01:13:57ça peut nous arriver à nous
01:13:58on peut se faire planter
01:13:59sans faire exprès
01:14:00l'élève a pu rentrer
01:14:02chez lui après l'audition
01:14:04selon une source policière
01:14:05il s'est procuré un couteau
01:14:07pour se défendre
01:14:09car il y a eu des rixes
01:14:10dans son quartier
01:14:11la majorité des lycéens interrogés
01:14:14légitiment le port
01:14:15d'une arme blanche
01:14:16ça m'est déjà arrivé
01:14:17de venir avec des armes au lycée
01:14:19parce qu'au jour d'aujourd'hui
01:14:20on sait très bien
01:14:21qu'il y a des embrouilles
01:14:21entre le quartier
01:14:23et qu'ils peuvent venir
01:14:24devant le lycée
01:14:25il faut faire attention
01:14:26c'est soit eux
01:14:27soit nous
01:14:27moi je suis d'accord
01:14:28parce qu'ici on sait
01:14:28qu'il y a beaucoup d'embrouilles
01:14:29de quartier
01:14:29donc c'est pour se défendre
01:14:31donc en soi je ne vois pas le mal
01:14:32s'il ne l'a pas sorti
01:14:33s'il ne l'a pas fait
01:14:33dans l'ensemble du lycée
01:14:34c'est comme ça ici
01:14:36tout le monde se balade
01:14:37avec des couteaux
01:14:38des affaires pour se protéger
01:14:39au jour où je
01:14:39entre fin mars et décembre 2025
01:14:43525 armes blanches
01:14:44ont été saisies
01:14:45aux abords des établissements
01:14:47lors de 12 000 contrôles
01:14:50une réaction en direct
01:14:52on est avec Maxime Repère
01:14:54vice-président du SNAL
01:14:55c'est le syndicat national
01:14:56des lycées et collèges
01:14:57bonjour
01:14:58merci de nous rejoindre
01:14:59ça devient problématique là quand même
01:15:01parce que vous avez vu
01:15:02il y a des dizaines d'élèves
01:15:03qui disent
01:15:03ben oui nous
01:15:04on amène des couteaux
01:15:05parce que c'est comme ça
01:15:06qu'on se protège éventuellement
01:15:08des agressions des autres
01:15:09ça devient étourdissant
01:15:10c'est-à-dire que chaque jour
01:15:11dans les collèges
01:15:12et les lycées français
01:15:13on peut supposer
01:15:13qu'en effet
01:15:14il y a des tas d'élèves
01:15:17qui sont munis d'un couteau
01:15:18à l'insu de leur professeur
01:15:21oui effectivement
01:15:22et vous savez
01:15:22ces réactions
01:15:23que l'on vient d'écouter
01:15:24elles illustrent très bien
01:15:26cette banalisation
01:15:27de la violence
01:15:28en milieu scolaire
01:15:29c'est-à-dire que
01:15:32avoir un couteau sur soi
01:15:33pour ces jeunes
01:15:35c'est quelque chose
01:15:35de normal
01:15:36voire même
01:15:37de légitime
01:15:39il y a un très très grave problème
01:15:41qui se pose ici
01:15:42là nous sommes dans un lycée
01:15:44je rappelle que
01:15:45l'an passé
01:15:46on a eu plusieurs situations
01:15:49où on a retrouvé
01:15:50des couteaux
01:15:51en école primaire
01:15:52c'est-à-dire que
01:15:54ce que vous évoquez ici
01:15:55ça ne concerne pas
01:15:56que les lycéens
01:15:58mais ça concerne aussi
01:15:59des collégiens
01:16:00voire des écoliers
01:16:02alors justement
01:16:03Maxime Repé
01:16:04restez avec nous
01:16:04parce qu'on a pas mal
01:16:05de reportages
01:16:06à vous partager
01:16:07et à nos invités également
01:16:08on va voir notamment
01:16:10dans le prochain sujet
01:16:11que cette banalisation
01:16:12en effet
01:16:13elle ne date pas d'hier
01:16:15regardez
01:16:15ce sujet
01:16:16il y a quelques mois
01:16:19pour certains adolescents
01:16:20le couteau est devenu
01:16:22un objet du quotidien
01:16:24dissimulé dans une poche
01:16:25ou au fond d'un sac
01:16:26il est rarement utilisé
01:16:28mais toujours prêt
01:16:29lors des émeutes
01:16:31souvent c'était
01:16:31les gilets jaunes
01:16:32ou après il y a eu
01:16:33les fermiers
01:16:34il y en a qui ramenaient
01:16:34des couteaux
01:16:35je ne sais pas
01:16:36s'ils menaçaient réellement
01:16:37les gens
01:16:37mais ils en ont déjà
01:16:38ramené
01:16:38je connais des gens
01:16:40ils ont déjà ramené
01:16:41des couteaux à l'école
01:16:42pour les vendre
01:16:43pour faire peur
01:16:44pour planter
01:16:46quelqu'un qui habite
01:16:47à Paris
01:16:50son lycée
01:16:51il est à Saint-Ouen
01:16:52ça peut être
01:16:54une arme de défense
01:16:55pour les trajets
01:16:56un discours récurrent
01:16:58le port de couteau
01:16:59serait avant tout lié
01:17:00à un sentiment
01:17:01d'insécurité
01:17:02et à une banalisation
01:17:03de la violence
01:17:04très souvent
01:17:05certains jeunes
01:17:06nous disent
01:17:07que c'est par peur
01:17:09effectivement
01:17:09de se faire agresser
01:17:11de se faire attaquer
01:17:12de pouvoir répondre
01:17:14avec eux aussi
01:17:15une arme
01:17:16des ados exposés
01:17:17quotidiennement
01:17:18à des contenus
01:17:19qui banalisent
01:17:20voire valorisent
01:17:21les armes blanches
01:17:21sur les réseaux sociaux
01:17:22les jeunes
01:17:24je dirais
01:17:25d'une certaine manière
01:17:26ne faut que
01:17:26se conduire
01:17:28comme se conduisent
01:17:29les adultes
01:17:29ils se calquent
01:17:31il y a presque
01:17:32un effet
01:17:32je ne dirais pas
01:17:33de mimétisme
01:17:33mais enfin
01:17:34ils prennent un modèle
01:17:35et ils recourent
01:17:37au même
01:17:37je dirais
01:17:38au même comportement
01:17:39pour tenter
01:17:40d'endiguer le phénomène
01:17:41des actions
01:17:42de prévention
01:17:43et de contrôle
01:17:43sont menées régulièrement
01:17:45dans les établissements
01:17:45scolaires
01:17:46environ 800 armes blanches
01:17:48ont été saisies
01:17:49en un an
01:17:51vous avez vu
01:17:52Pascal Neveu
01:17:53c'est intégré
01:17:53dans leur tête
01:17:54qu'il leur faut
01:17:55un moyen
01:17:56de défense
01:17:56de self-défense
01:17:57dans les transports
01:17:58c'est fou
01:17:59c'est devenu
01:17:59la loi de la jungle
01:18:01mais qu'est-ce qui se passe
01:18:01dans la tête
01:18:02des adolescents
01:18:03c'est ce que
01:18:04Maxime Repère
01:18:05disait
01:18:05c'est-à-dire que
01:18:06pour eux
01:18:06c'est un moyen
01:18:07de pouvoir
01:18:08se défendre
01:18:09parce qu'on est
01:18:09dans un contexte
01:18:10de pré-violence
01:18:11qu'ils doivent anticiper
01:18:12et le couteau
01:18:13pour eux
01:18:13c'est pas une arme
01:18:14dans leur psychisme
01:18:15c'est pas une arme
01:18:16c'est pas une arme
01:18:17dans leur tête
01:18:17c'est-à-dire qu'ils peuvent
01:18:18sortir cela
01:18:19vous savez combien
01:18:20d'enfants
01:18:21portent un couteau
01:18:23c'est 1 sur 4
01:18:241 sur 4
01:18:25non mais à partir
01:18:26d'un certain âge
01:18:26à quel âge ?
01:18:27alors certes
01:18:29de manière globale
01:18:30vous voulez tirer
01:18:30du texte
01:18:311 sur 4
01:18:32c'est effrayant
01:18:34et ils peuvent
01:18:34s'en servir
01:18:35mais il n'y a pas
01:18:35de chiffre officiel
01:18:36là-dessus
01:18:36ça fait pas mal
01:18:37ça peut pas tuer
01:18:38etc
01:18:38et c'est là
01:18:39où on a réellement
01:18:40une confusion
01:18:41mais complète
01:18:42entre un monde réel
01:18:43et un monde
01:18:44totalement imaginaire
01:18:44ça me paraît
01:18:45un peu beaucoup
01:18:461 sur 4
01:18:46c'est les chiffres
01:18:47du ministère
01:18:48il y a des chiffres
01:18:48du ministère
01:18:49qui disent
01:18:49vraiment il y a
01:18:5025%
01:18:50effectivement
01:18:51on voit beaucoup
01:18:52de jeunes
01:18:53qui nous disent
01:18:53on porte un couteau
01:18:55parce qu'au final
01:18:56vous savez
01:18:57les jeunes d'aujourd'hui
01:18:58ils ne veulent plus
01:18:58être des victimes
01:18:59ils ne veulent plus
01:19:00être victimes
01:19:01de raquettes
01:19:02donc ils vont porter
01:19:03un couteau
01:19:03pour se descendre
01:19:04les jeunes
01:19:05maintenant résistent
01:19:06si vous voulez
01:19:06quand ils se font
01:19:07agresser
01:19:08violemment
01:19:08ou pas
01:19:09ils vont résister
01:19:10et vous allez partir
01:19:11sur des violences
01:19:12très fortes
01:19:13vous savez
01:19:13les jeunes délinquants
01:19:14sont de plus en plus
01:19:15violents
01:19:16mais aussi
01:19:16les jeunes
01:19:17qui ne sont pas délinquants
01:19:18ont aussi
01:19:19une capacité de violence
01:19:20beaucoup plus importante
01:19:21qu'on le voyait
01:19:22il y a 15-20 ans
01:19:24alors vis-à-vis des autres
01:19:26et puis vis-à-vis des profs
01:19:27aussi
01:19:27parce que vous allez voir
01:19:28parfois ça finit très mal
01:19:29et on a en tête
01:19:30au moins 3 drames
01:19:31dans l'enceinte
01:19:32d'établissement
01:19:33ces dernières années
01:19:34regardez
01:19:36en avril 2025
01:19:38à Nantes
01:19:39un élève de 16 ans
01:19:40masqué
01:19:41et armé
01:19:42d'un couteau de chasse
01:19:43avait tué une lycéenne
01:19:44de 15 ans
01:19:45en la frappant
01:19:45de 57 coups de couteau
01:19:47quelques semaines plus tard
01:19:49en juin 2025
01:19:51à Nogent
01:19:51en Haute-Marne
01:19:52Mélanie
01:19:53une assistante d'éducation
01:19:55de 31 ans
01:19:56était mortellement
01:19:57poignardée
01:19:58par un collégien
01:19:59de 14 ans
01:19:59lors d'un contrôle de sac
01:20:01à l'entrée du collège
01:20:02deux ans plus tôt
01:20:04en février 2023
01:20:06à Saint-Jean-de-Luz
01:20:07Agnès
01:20:08une professeure d'espagnol
01:20:10de 52 ans
01:20:11était tuée
01:20:12en plein cours
01:20:13poignardée
01:20:13par l'un de ses élèves
01:20:15des drames
01:20:16qui ont profondément
01:20:17marqué la communauté éducative
01:20:19et ravivé
01:20:20la question
01:20:21de la sécurité
01:20:22à l'école
01:20:22depuis
01:20:23le gouvernement
01:20:24a renforcé
01:20:25les contrôles
01:20:26à l'entrée
01:20:26des établissements
01:20:28on a fait
01:20:30une nouvelle recherche
01:20:30sur les sites
01:20:31à la fois
01:20:31du ministère
01:20:32de l'éducation nationale
01:20:33de l'OCDE
01:20:33du Sénat
01:20:34on n'a pas trouvé
01:20:35de statistiques
01:20:35telles que celles
01:20:36que vous nous donnez
01:20:37qui mesurerait
01:20:38directement la proportion
01:20:39d'élèves
01:20:39qui seraient porteurs
01:20:40d'une arme blanche
01:20:41donc on va faire quand même
01:20:43attention à ça
01:20:44je ne sais pas
01:20:45vous d'où vous tirez
01:20:46vos chiffres
01:20:46Pascal Neveux
01:20:46mais ça paraît
01:20:47quand même ahurissant
01:20:49en tout cas
01:20:49nous on ne les a pas trouvées
01:20:50bon
01:20:53on va donner la parole
01:20:54à Maxime Repère
01:20:55parce que Maxime Repère
01:20:55évidemment vous avez perdu
01:20:56certains de vos collègues
01:20:57dans des conditions dramatiques
01:20:59comment on fait
01:20:59quand on est prof
01:21:00aujourd'hui
01:21:00pour aller travailler
01:21:01sans avoir
01:21:02la boule au ventre
01:21:03et avoir en mémoire
01:21:04tout ce qui s'est passé
01:21:05avec les collègues
01:21:07on ne peut pas
01:21:08on ne peut pas
01:21:09faire abstraction
01:21:10de ce qui s'est passé
01:21:11on ne peut pas
01:21:13si vous voulez
01:21:14ignorer aujourd'hui
01:21:15que nous travaillons
01:21:18dans un climat
01:21:19d'insécurité
01:21:20qui n'est plus
01:21:22à démontrer
01:21:22il y a cette peur
01:21:24le fait que
01:21:25l'école devient
01:21:26de plus en plus
01:21:26une cible
01:21:27le fait que
01:21:28les collègues
01:21:29se sentent
01:21:30de plus en plus
01:21:31exposés
01:21:31vulnérables
01:21:32pas toujours soutenus
01:21:34d'ailleurs
01:21:34par leur hiérarchie
01:21:36parce que
01:21:36en plus de tout ça
01:21:38de cette banalisation
01:21:39de la violence
01:21:40il y a toujours
01:21:41l'existence du pas de vague
01:21:42donc si vous voulez
01:21:44on essaye
01:21:45entre guillemets
01:21:46de survivre
01:21:47dans ce métier
01:21:48parce que
01:21:49on peut parler
01:21:50de survie
01:21:50à un moment donné
01:21:51à partir du moment
01:21:53où
01:21:53comme vous le constatez
01:21:54c'est un métier
01:21:56en crise
01:21:56on a de plus en plus
01:21:58de mal
01:21:58à recruter
01:21:59des enseignants
01:22:00et quand on voit
01:22:01le climat
01:22:02dans lequel
01:22:03nous évoluons
01:22:04et bien
01:22:05on ne peut que comprendre
01:22:06si vous voulez
01:22:07cette crise
01:22:08d'attractivité
01:22:09du métier
01:22:10Alors des fouilles
01:22:11on en fait
01:22:12parfois
01:22:13dans des opérations
01:22:14un peu de com
01:22:15voulues par le gouvernement
01:22:16on ne va pas se le cacher
01:22:17et les saisies
01:22:18à l'arrivée
01:22:19et je vous fais réagir
01:22:20juste après
01:22:21vous allez voir
01:22:21c'est effrayant
01:22:24Un chiffre alarmant
01:22:26dans le milieu scolaire
01:22:27800 armes blanches
01:22:28saisies
01:22:29lors de 20 500 contrôles
01:22:31de sac à dos
01:22:31selon le ministre
01:22:33de l'éducation nationale
01:22:34des résultats
01:22:35qui pourtant
01:22:36ne surprend pas
01:22:37ce syndicat
01:22:37Ce ne sont pas
01:22:38des chiffres surprenants
01:22:40Nous avons vu
01:22:41par le passé
01:22:42ces dernières années
01:22:44les assassinats
01:22:45de plusieurs
01:22:46de nos collègues
01:22:47et puis
01:22:48on se rend compte aussi
01:22:50que
01:22:50ces couteaux
01:22:51ne touchent pas
01:22:52que les collégiens
01:22:53et les lycéens
01:22:55ça commence parfois
01:22:56même très jeune
01:22:57dans le Loir-et-Cher
01:22:58dans une école
01:23:00on avait retrouvé
01:23:01dans le casier
01:23:02d'un élève
01:23:03de 8 ans
01:23:033 couteaux
01:23:04A Rouen
01:23:05depuis le début
01:23:06de l'année scolaire
01:23:06une vingtaine
01:23:07de contrôles
01:23:08ont été menés
01:23:08On a pour objectif
01:23:10d'être visible
01:23:11d'être vu
01:23:12aux abords
01:23:13de ces établissements
01:23:14de manière
01:23:15à dissuader
01:23:15et à rassurer
01:23:17les parents d'élèves
01:23:18de rassurer
01:23:19les élèves
01:23:20et rassurer
01:23:21j'allais dire
01:23:22le corps
01:23:23des enseignants
01:23:24Alors
01:23:25comment expliquer
01:23:26cette montée
01:23:26de la violence
01:23:27chez des élèves
01:23:28de plus en plus jeunes ?
01:23:29Un problème
01:23:29autour de la santé mentale
01:23:31il y a tout à faire
01:23:33au niveau de l'éducation nationale
01:23:34que ce soit
01:23:35pour les personnes
01:23:35ou pour les élèves
01:23:36Un constat
01:23:37d'autant plus marquant
01:23:38que l'éducation
01:23:39reste le premier
01:23:40budget civil
01:23:41de l'état
01:23:41en France
01:23:42avec une hausse
01:23:43de 30%
01:23:44depuis 2017
01:23:47Maître Bovis
01:23:47mais qu'est-ce qu'on attend
01:23:48en fait ?
01:23:49On attend quoi ?
01:23:49Que ça s'arrête
01:23:50par enchantement ?
01:23:51Je veux dire
01:23:51ceux qui proposent
01:23:52les portiques
01:23:53à l'entrée des lycées
01:23:54se font à chaque fois
01:23:55vilipender
01:23:55en disant
01:23:55c'est un scandale
01:23:56vous n'y pensez pas
01:23:57ça prend trop de temps
01:23:58on va faire la queue
01:23:58Ah oui d'accord
01:23:59mais qu'est-ce que vous dites
01:24:00le jour où il y en a un
01:24:00qui meurt
01:24:01planté ?
01:24:01Je suis complètement
01:24:02d'accord avec vous
01:24:03mais c'est surtout
01:24:03que le sentiment d'insécurité
01:24:04qu'on entend
01:24:05comme motif
01:24:06pour que les jeunes
01:24:07portent un couteau
01:24:07ce n'est pas du tout
01:24:09un motif légitime
01:24:09pour porter un couteau
01:24:10enfin en tout cas
01:24:10le code pénal
01:24:11ne le reconnaît pas
01:24:12Il faut le rappeler
01:24:12quand même
01:24:12Voilà il faut le rappeler
01:24:13ce n'est pas parce que
01:24:13vous vous sentez en insécurité
01:24:14que vous êtes autorisé
01:24:15à porter un couteau
01:24:16sinon ce serait un peu
01:24:16trop facile
01:24:17pour porter une arme
01:24:18Là vous avez fait
01:24:18vos vérifications
01:24:19c'est pas un sur quatre
01:24:20qui porte un couteau
01:24:21Oui je suis mal exprimé
01:24:21Ah vous voyez ?
01:24:23Mi pento tanto
01:24:33Il faut arrêter
01:24:35de minimiser le port du couteau
01:24:36comme une éventuelle
01:24:37dissuasion
01:24:37la réalité
01:24:38c'est que
01:24:39beaucoup s'en servent
01:24:40et de plus en plus jeunes
01:24:41on le rappelle
01:24:42Regardez
01:24:43Les armes blanches
01:24:45comme les couteaux
01:24:46surreprésentées
01:24:47dans les homicides
01:24:47commis par des mineurs
01:24:48Chez les moins de 18 ans
01:24:50en 2024
01:24:51près de 6 homicides
01:24:52sur 10
01:24:53impliquaient une arme blanche
01:24:55Alors pourquoi
01:24:56les agressions au couteau
01:24:57sont-elles si fréquentes
01:24:58chez les mineurs ?
01:24:58C'est d'abord
01:24:59à cause de son accessibilité
01:25:01C'est extrêmement simple
01:25:02de se procurer
01:25:03des couteaux
01:25:04on peut en trouver
01:25:06absolument partout
01:25:09que ce soit
01:25:10des couteaux
01:25:12on va dire
01:25:12de cuisine
01:25:13qu'on peut
01:25:14dissimuler
01:25:15dans un sac
01:25:17mais il y a aussi
01:25:18tout type
01:25:19de poignards
01:25:20Chaque année
01:25:21environ 3000 mineurs
01:25:23sont interpellés
01:25:23ou mis en cause
01:25:24avec une arme blanche
01:25:25des armes
01:25:26qu'ils achètent en partie
01:25:27sur internet
01:25:28pour se protéger
01:25:29Les jeunes
01:25:30les utilisent
01:25:32quand on les contrôle
01:25:33quand on les interpelle
01:25:35dans le but
01:25:36de se défendre
01:25:38parce qu'il y a
01:25:39une insécurité
01:25:41énorme
01:25:41dans notre pays
01:25:42Une insécurité
01:25:44dans la rue
01:25:44mais également
01:25:45dans les écoles
01:25:46En 2025
01:25:47après une série
01:25:48d'incidents
01:25:48impliquant des couteaux
01:25:50le ministère
01:25:50de l'éducation
01:25:51avait renforcé
01:25:52les contrôles
01:25:53entre le 26 mars
01:25:54et le 23 mai
01:25:55plus de 6000 fouilles
01:25:56avaient été réalisées
01:25:57et 186 couteaux saisis
01:26:02Axel Ronde
01:26:02qu'on aperçoit
01:26:03dans le sujet
01:26:03on se rend compte
01:26:04qu'en fait
01:26:05ça rejoint ce que disait
01:26:05Maxime Repère
01:26:06du syndicat
01:26:07des collèges et lycées
01:26:08de plus en plus jeunes
01:26:09on en voit à l'école primaire
01:26:10enfin je veux dire
01:26:11les mineurs maintenant
01:26:12c'est devenu légion
01:26:13Oui c'est très inquiétant
01:26:14ce phénomène
01:26:14malheureusement
01:26:15parce qu'il y a
01:26:16une forte insécurité
01:26:17donc oui
01:26:17vous avez bien fait
01:26:18de rappeler
01:26:18que ce n'est pas
01:26:19autorisé de porter
01:26:20des armes
01:26:21et normalement
01:26:22c'est à la police
01:26:22et à la justice
01:26:23de garantir
01:26:24la tranquillité publique
01:26:26À un moment
01:26:26il va falloir faire
01:26:27quelque chose
01:26:27d'un peu plus drastique
01:26:28si vous me permettez
01:26:29Merci beaucoup
01:26:30Maxime Repère
01:26:30d'avoir été avec nous
01:26:31pour réagir
01:26:32cet après-midi
01:26:32en direct
01:26:33La suite c'est avec vous
01:26:35Pierre De Villeneau
01:26:36Qu'avons-nous au programme ?
01:26:38Un bon réservoir d'essence
01:26:39Les carburants
01:26:40et les annonces
01:26:42bien sûr de Bercy
01:26:43attendues tout à l'heure
01:26:44à 17h
01:26:45et Donald Trump
01:26:46doit s'exprimer aussi
01:26:47est-ce qu'il y a
01:26:48une ouverture
01:26:48du côté d'Hormuz
01:26:49En tout cas voilà
01:26:50nous suivrons ça
01:26:51avec attention
01:26:51Merci beaucoup
01:26:53et merci à tous
01:26:53nos invités
01:26:54chroniques sur le plateau
01:26:55On se retrouve demain
01:26:5613h la suite
01:26:57de Polyjustice
01:26:5824h en France
01:26:59A bientôt
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