00:00Une sortie qu'ils attendent, 400 jeunes bretons vont sur l'île de Bas dans le Finistère aujourd'hui grâce
00:05au Secours Populaire
00:06qui organise sa traditionnelle journée des oubliés des vacances.
00:10Et on en parle, Justine, ce matin avec le porte-parole de l'association En-Île-et-Vilaine, invité d
00:14'ici à Armonric.
00:15Bonjour Jean-Marie Gano.
00:17Bonjour.
00:17Alors rappelez-nous le principe de cette journée des oubliés des vacances.
00:22La journée des oubliés des vacances, c'est quelque chose qui existe depuis 1979 au Secours Populaire français.
00:28C'est le principe, c'est simple, c'est de se dire qu'il ne faut pas que l'été
00:33n'oublie personne, plus exactement.
00:37Excusez-moi de m'avouiller.
00:38Et donc du coup, on se dit qu'on va organiser des journées comme ça, alors à la mer, ça
00:44peut être un peu partout.
00:45Là, cette année, c'est sur l'île de Bas.
00:48De façon à ce que les enfants, ils aient quelque chose à raconter aussi.
00:51Voilà, des souvenirs à raconter aux copains la semaine prochaine, pour la rentrée.
00:55Bien sûr que oui, c'est ça l'idée.
00:56Et du coup, parce qu'il y a un enfant sur trois qui ne part pas en vacances, ce qui
01:00est énorme.
01:01Peut-être même encore plus cet été, je crois, avec la conjonction.
01:04Probablement.
01:05On n'a pas, je n'ai pas les chiffres là.
01:06On a fait une enquête avant les vacances et le constat n'était déjà pas terrible.
01:12Mais je pense qu'effectivement, avec cet été un peu bizarre qu'on a eu, ça risque d'être un
01:17peu pire.
01:17Sachant que le principal frein pour les vacances, vous vous en doutez, c'est les aspects financiers.
01:24Alors Jean-Marie Gano, cette journée n'est pas totalement gratuite.
01:27Vous demandez quand même une petite participation, c'est ça, aux familles.
01:29Expliquez-nous de combien et pourquoi cette petite participation ?
01:32Alors, la participation est de 5 euros.
01:36L'idée, c'est de se dire que les gens participent de la solidarité dont ils bénéficient.
01:41Enfin, bénéficier, ce n'est pas vraiment le terme qu'il faut employer, parce qu'on ne peut pas parler
01:44de ça.
01:45Et donc, du coup, on se dit que c'est un côté respect des personnes.
01:50Je suis acteur moi-même de la solidarité.
01:53Et donc, pour toutes les actions de solidarité que l'on mène en Ile-et-Vilaine,
01:57il y a toujours une participation qui est demandée, systématiquement.
02:00Alors, des fois, c'est minime.
02:01Il y a des gens qui viennent à l'aide alimentaire qui donnent 20 centimes,
02:04parce que c'est ce qu'ils ont sur le moment.
02:05Mais c'est un principe qu'on essaye de poursuivre, et pour les vacances particulièrement.
02:11Et donc, aujourd'hui, 400 jeunes Bretons partent sur l'île de Bas.
02:14Ils sont partis, ils sont déjà dans l'écart.
02:16Pour ceux qui sont en Ile-et-Vilaine, c'est un peu loin.
02:17Ils sont dans le train. Formidable.
02:19Oui, ils vont jusqu'à Pleuermel.
02:22Attendez, je vous dis des bêtises, de Morlaix.
02:23Ils vont jusqu'à Morlaix en train.
02:26Après, ils prennent un quart jusqu'à Roscoff.
02:28Le bateau.
02:29Et après le bateau.
02:29C'est une journée formidable.
02:32Et vraiment, depuis le temps que ça existe, vous disiez depuis 1979,
02:37vous avez des retours.
02:38C'est vraiment ces souvenirs, ces choses à raconter,
02:40cette petite sortie qui, même si ce n'est qu'une journée,
02:43finalement, ça aide à s'évader, puis à garder ces souvenirs pour après.
02:47Les grandes vacances.
02:48Ah oui, bien sûr.
02:50De toute façon, tous les dispositifs vacances,
02:52sont marquants.
02:53On a, je vais vous parler, une petite anecdote,
02:56c'est un autre dispositif vacances,
02:57qui s'appelle Familles de vacances.
02:58Là, ce sont des gens qui accueillent un enfant pendant les vacances.
03:01Ils l'emmènent avec eux.
03:02Il y a des gens qui l'emmènent sur la côte d'Azur,
03:04un gamin qui, d'habitude, ne part pas.
03:07Et j'ai revu une dame
03:08qui avait reçu quelqu'un il y a 27 ans.
03:12Et cette personne, maintenant, elle est son ami, elle voit les enfants de la personne.
03:16C'est pour vous dire que...
03:17Ça crée du lien.
03:18Bien sûr.
03:18Et ça crée des souvenirs, effectivement.
03:20C'était pour...
03:20Je rebondissais sur votre question pour cette anecdote,
03:22parce qu'elle m'a vraiment beaucoup touchée.
03:23Et donc, je me suis permis de la glisser,
03:26parce que ça m'avait vraiment ému.
03:28Et puis, je me dis qu'on fait quand même des choses qui servent.
03:32Et d'ailleurs, il y avait aussi une sortie pour les familles,
03:34je crois, à Saint-Malo, au début de l'été.
03:35C'est ça ?
03:36C'est aussi un autre dispositif du Secours Populaire.
03:38Alors ça, c'est un dispositif qui existe depuis une dizaine d'années.
03:43C'est mis en place avec le Conseil Régional,
03:45dit les bien, et la SNCF.
03:47Et donc là, effectivement,
03:48c'est des enfants qui viennent de toute la Bretagne.
03:50Mais là, c'est des familles.
03:51C'est une sortie familiale.
03:53Donc, tout le monde va à la plage, à Saint-Malo.
03:55Et ça, ça existe depuis un certain temps.
03:56Ça s'est très bien passé.
03:57Il y a eu plein de gamins.
03:58Ils étaient très beaux.
03:59Donc, on a eu de la chance.
04:00Est-ce que c'est compliqué à organiser ces sorties ?
04:03Ou de plus en plus compliqué, j'ai envie de dire,
04:05avec la conjoncture actuelle ?
04:07Comment s'en sort le Secours Populaire ?
04:08Il vous faut, j'imagine, des bénévoles, des dons
04:10pour les organiser ces sorties ?
04:12Ben voilà, je n'ai rien à rajouter.
04:13Effectivement, oui.
04:14Oui, non, c'est de plus en plus compliqué.
04:15Non, c'est compliqué, effectivement.
04:17Parce qu'effectivement, il y a l'aspect financier.
04:19Donc ça, ça ne vous aura pas échappé.
04:22C'est pour ça qu'on fait régulièrement des appels aux dons.
04:24Parce qu'on a besoin toujours...
04:26Parce que notre budget est constitué principalement de dons des particuliers.
04:29Des entreprises aussi, et un peu des...
04:32Des collectivités.
04:33Des collectivités, bien sûr.
04:35Mais c'est principalement les dons des particuliers.
04:38Donc du coup, effectivement, on a besoin toujours de donateurs
04:41et puis de bénévoles, bien sûr.
04:42Là, pour la journée d'aujourd'hui, il y a un enfant.
04:47Il faut un bénévole pour cinq enfants.
04:50Donc vous imaginez ?
04:51Ça en fait effectivement beaucoup pour cette journée.
04:54Donc sur l'île de Bas, pour 400 bretons, grâce aux secours populaires aujourd'hui.
04:59Journée des oubliés des vacances dont vous nous avez parlé en direct.
05:02Sur ICI Armorique, Jean-Marie Gano, merci.
05:04Vous êtes le porte-parole de l'association En-Île-et-Vilaine.
05:07C'est moi qui vous remercie.
05:08Sous-titrage Société Radio-Canada