- il y a 6 minutes
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue.
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00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans Soir Info sur CNews.
00:00:02Il y a quelque chose d'étrange dans ce mouvement.
00:00:05À mesure qu'il prend de l'ampleur, on finit parfois par ne plus très bien savoir de quoi il
00:00:09parle.
00:00:10Encore plus embêtant, certains lycéens qui manifestent lorsqu'on les interroge ne le savent pas non plus.
00:00:14Des établissements brûlent, des affrontements éclatent,
00:00:17des agitateurs se déplacent d'un lycée à l'autre pour provoquer de la violence
00:00:21et dans certains lycées, des drapeaux palestiniens et des slogans
00:00:24« Nous sommes tous des enfants de Gaza ».
00:00:26Expliquez-moi le rapport entre Parcoursup, les professeurs absents
00:00:32et ce qui se passe actuellement dans la bande de Gaza.
00:00:34Le rapport est pourtant clair, c'est la récupération.
00:00:38LFI soutient le mouvement, le gouvernement l'accuse de l'attiser
00:00:42et donne le sentiment pendant ce temps de s'agiter.
00:00:45Sauf que pendant ce temps, oui, les dégâts s'accumulent et qui va les payer ?
00:00:48Car c'est bien là tout le paradoxe.
00:00:49Les lycéens réclament davantage de moyens pour l'école,
00:00:51moyens qui ne serviront au bout du compte qu'à reconstruire ce qu'ils ont eux-mêmes détruit.
00:00:57Édition spéciale, vous l'avez compris, ce soir dans Soir Info avec à mes côtés
00:01:01Karim Abric, Vincent Roy, Régis Le Saumier, on est avec Benjamin Comboulivre également
00:01:05du syndicat de police alternative, Maître Olivier Pardot et Baptiste Gilly
00:01:10qui est délégué national du syndicat étudiant L'Uni.
00:01:13Bonsoir à tous les six.
00:01:15On va donc débuter avec, d'abord, on va revenir sur cette journée.
00:01:21Pendant 1h30, on va revenir longuement sur cette nouvelle journée de blocus des lycées.
00:01:25Le ministère de l'Intérieur annonce 1949 interpellations aujourd'hui.
00:01:31Du côté de l'éducation, on annonce 400 établissements qui seront fermés demain, vendredi.
00:01:35Retour sur les images les plus fortes de cette journée avec le sujet de Louisa Paris.
00:01:40Les actes de violences urbaines se sont multipliés toute la journée, ce jeudi.
00:01:46Ici à Nantes, trois établissements ont été touchés par des incendies, détruisant
00:01:50notamment le hall d'entrée du lycée Nelson Mandela.
00:01:53Le directeur reste sans voix.
00:01:56La structure qui est touchée, l'accueil qui a été touché avec le SSI, le système
00:02:02d'incendie, de protection contre l'incendie.
00:02:05Et donc aujourd'hui, on est encore dans l'analyse pour savoir si nous sommes en capacité
00:02:09de réouvrir l'établissement.
00:02:11Même constat à Roubaix, la façade de ce lycée ravagée par les flammes.
00:02:17A Aix-en-Provence, ces jeunes prennent directement pour cible l'intérieur de l'établissement
00:02:22à l'aide de tirs de mortier.
00:02:25Attire, tire dedans, tire dedans, tire dedans.
00:02:30A Rouen, ce jeune s'acharne, violemment sur la porte d'un bâtiment scolaire déterminé
00:02:36à la faire céder.
00:02:41Mais désormais, les établissements ne sont plus les seules cibles de ces jeunes.
00:02:45Près d'Orléans, une proviseur a été agressée.
00:02:48A Clermont-Ferrand, un proviseur blessé à la tête par un tir de mortier.
00:02:52A Marseille, deux membres du personnel ont reçu des projections d'essence.
00:02:56Pour la région PACA, un cap inacceptable a été franchi.
00:03:02Benjamin Cambouliv, 1949 interpellations en une journée.
00:03:07Lorsque vos collègues se retrouvent sur le terrain aujourd'hui,
00:03:10est-ce qu'ils sont face à un mouvement lycéen de contestation ?
00:03:13Est-ce qu'ils sont face finalement à des violences urbaines
00:03:16qui utilisent le blocage comme prétexte ?
00:03:18Justement, il ne faut pas se tromper, là on n'est pas en train de parler
00:03:21de revendications lycéennes.
00:03:22Si vous voulez plus de classe, vous n'allez pas cramer votre lycée.
00:03:25Il y a un moment, il y a quand même des incohérences
00:03:26qui sont assez manifestes pour être soulignées.
00:03:29Ce mouvement, en effet, il pourrait être au départ légitime.
00:03:32Parce que porter des revendications sur les lycéens,
00:03:34parler des manques de l'enseignement,
00:03:36évidemment qu'il y a des manques de l'enseignement en France,
00:03:38il n'y a pas de budget où que ce soit,
00:03:39donc il y a des manques de l'éducation nationale aussi.
00:03:41Mais ça, c'est pas un sujet de policiers.
00:03:43Nous, ce qu'on fait, c'est du maintien de l'ordre
00:03:44et du rétablissement de l'ordre.
00:03:45Pour répondre à votre question, je peux vous parler des profils,
00:03:47des interpellés.
00:03:48Vous voyez que le spectre est large.
00:03:51Parce qu'il y a effectivement des délinquants chevronnés,
00:03:54des gens aguerris aux violences urbaines
00:03:55qui se présentent avec du matériel.
00:03:57Ils ont des coctets de Molotov, ils ont de l'acide chlorurique,
00:03:59ils ont des mortiers d'artifice.
00:04:01Ils sont là pour les violences urbaines,
00:04:02ils se servent des manifs comme d'un prétexte
00:04:03pour venir semer le chaos.
00:04:04Mais vous retrouverez aussi de très jeunes,
00:04:0713, 14 ans, ou alors des lycéens
00:04:09qui sont totalement primo-délinquants
00:04:10et qui vont être là aussi dans l'eau.
00:04:12Alors eux, ils sont peut-être au départ venus
00:04:14avec des revendications de lycéens
00:04:15et puis après embrigadés,
00:04:17emportés par les faits de meute
00:04:19et par l'exemple que leur donnent
00:04:21les délinquants plus aguerris aux violences urbaines.
00:04:23C'est intéressant ce que vous dites
00:04:24parce qu'on va justement écouter un jeune collégien
00:04:26dans une seconde
00:04:27qui rentre exactement dans ce que vous êtes en train de décrire.
00:04:30Voilà, on voit, vous allez l'entendre,
00:04:32un jeune garçon,
00:04:33finalement, qui se demande ce qu'il faisait là, en fait.
00:04:35C'est-à-dire, il a été interpellé,
00:04:38il explique qu'il s'en est pris aux forces de l'ordre
00:04:41mais que finalement, il a un peu honte
00:04:43de ce qu'il a fait.
00:04:44Vous entendrez parce que c'est saisissant
00:04:47ce que dit ce jeune garçon.
00:04:49Juste avant, un mot, Karima,
00:04:50quand des établissements brûlent,
00:04:52on a des policiers, des personnels,
00:04:54des élèves qui sont blessés,
00:04:56est-ce qu'il ne faut pas reconnaître
00:04:57que là, on a affaire à un mouvement
00:04:59qui a totalement échappé à son idée de départ
00:05:02s'il y en avait une ?
00:05:04Est-ce qu'on parle véritablement
00:05:06des revendications aujourd'hui ?
00:05:07Non.
00:05:07La réponse, qu'est-ce qu'on voit,
00:05:09ce sont des scènes de chaos,
00:05:10on voit des scènes de violences urbaines.
00:05:12Moi, j'ai eu des médias,
00:05:13je parlais avec un média canadien aujourd'hui
00:05:16parce qu'ils se demandaient
00:05:17ce qui se passait en France.
00:05:19Ce sont des scènes qui voyagent
00:05:21partout à travers le monde aujourd'hui.
00:05:22On se dit, attendez,
00:05:23ça va être les élections présidentielles
00:05:25dans quelques mois.
00:05:26Est-ce qu'on est en train de se préparer ?
00:05:28Est-ce qu'on est en train, justement,
00:05:30de profiter de ce mouvement
00:05:32pour chauffer une base
00:05:35pour éventuellement...
00:05:36Ce sont des scènes qu'on risque
00:05:38de voir de plus en plus aussi.
00:05:40Vous voulez dire que c'est l'image qu'on renvoie
00:05:42finalement à l'étranger,
00:05:43qu'on renvoie notamment au Canada
00:05:45et notamment auprès des médias québécois ?
00:05:47Oui, tout à fait.
00:05:48Nous, un peu plus tôt aujourd'hui,
00:05:50moi, j'ai fait un sujet.
00:05:51En fait, on m'a appelé pour ça.
00:05:53On m'a dit, on va parler de ce sujet
00:05:54parce qu'ils se demandaient
00:05:55ce qui se passait.
00:05:56On s'est passé de revendications
00:05:58d'étudiants, mais non.
00:05:59On se dit, comment se fait-il
00:06:00qu'il y a des incendies ?
00:06:01Comment se fait-il
00:06:01qu'il y a autant d'interpellations ?
00:06:03Près de 2000 interpellations,
00:06:04des policiers qui sont blessés.
00:06:05Ils voient ça comme des scènes de guérilla,
00:06:07finalement.
00:06:08Bien, absolument.
00:06:09Absolument.
00:06:09Donc, il y a une forme de chaos
00:06:10dans l'arrivée.
00:06:10On se dit, mais comment se fait-il
00:06:12qu'on n'arrive pas non plus...
00:06:13Quelle est la source de ce débordement ?
00:06:15Est-ce qu'il y a une instrumentalisation
00:06:17aussi de cette jeunesse ?
00:06:19Et pourquoi il y a ce trop-plein
00:06:21de violence ?
00:06:22On l'a vu envers...
00:06:23En fait, c'est les institutions,
00:06:25envers les forces policières aussi.
00:06:29Pour antipolis, aujourd'hui,
00:06:30on peut légitimer cette violence.
00:06:32Et on a vu aussi des membres de LFI
00:06:35qui sont descendus dans la rue,
00:06:36qui instrumentalisent aussi ces images,
00:06:38qui veulent chauffer une jeunesse.
00:06:39Peut-être qu'ils veulent faire le plein
00:06:40de futurs militants pour eux.
00:06:43Mais c'est extrêmement grave.
00:06:45Je vous en parlais.
00:06:45Écoutez, ce jeune garçon.
00:06:46Je ne sais pas exactement quel âge il a,
00:06:48mais ce qu'il dit illustre parfaitement,
00:06:50finalement, ce qu'on observe
00:06:51depuis plusieurs jours.
00:06:52Écoutez bien vraiment ses propos.
00:06:55Je suis allée dans la garde à vue.
00:06:58J'étais avec quelqu'un.
00:07:00Et après, on me laissait ressortir
00:07:02à 17h.
00:07:03Pourquoi tu as été arrêté ?
00:07:04C'est quoi la raison qui t'en dit ?
00:07:05C'est parce que j'ai balancé
00:07:07des projectiles sur les policiers.
00:07:09Balancé quoi ?
00:07:10Des bouteilles en verre
00:07:12et des cailloux.
00:07:14Et aujourd'hui,
00:07:15tu te souviens comment
00:07:15d'avoir fait ça ?
00:07:16Bah, pas bien.
00:07:17Ça ne se fait pas pour les policiers.
00:07:20Comment tu t'expliques
00:07:21que tu as fait ça ?
00:07:23Genre, c'était un coup d'énervement.
00:07:25J'ai balancé des cailloux comme ça
00:07:27contre la police.
00:07:29Tu sais pourquoi
00:07:30il y a de ces manifestations ?
00:07:33Comme j'ai dit,
00:07:34par rapport à l'État et tout.
00:07:36C'est-à-dire ?
00:07:37Genre, ils ont mis des nouvelles lois.
00:07:40Du coup, les lycéens,
00:07:41ils en ont marre.
00:07:43Et du coup,
00:07:44ils font des manifestations
00:07:47comme ça
00:07:48pour dire à l'État
00:07:50d'enlever les nouvelles lois et tout.
00:07:53En bref, il n'a rien compris.
00:07:55Vincent, je ne sais pas
00:07:56quel âge il a ce petit garçon
00:07:57parce que je disais
00:07:58qu'il a...
00:07:58Je ne sais pas...
00:07:59Il n'a pas lu en tous les cas.
00:08:00Il a entendu sa voix,
00:08:01on se dit
00:08:01il a quoi ?
00:08:02Il a 12-13 ans.
00:08:04Oui, c'est même
00:08:05d'une certaine manière
00:08:08assez triste.
00:08:09C'est-à-dire qu'on le sent totalement,
00:08:12alors pour utiliser une expression,
00:08:13totalement à côté de la plaque.
00:08:14Il ne sait pas pourquoi il est là.
00:08:16Il ne sait pas pourquoi
00:08:17il a, comme il dit,
00:08:20balancé des projectiles
00:08:21sur les policiers.
00:08:22Il dit finalement
00:08:23que ce n'est pas bien
00:08:24mais en brilladé,
00:08:25pris dans le feu de l'action,
00:08:27il a participé,
00:08:28comme les autres,
00:08:30à des exactions.
00:08:31Enfin, il est totalement...
00:08:32On voit bien
00:08:33qu'il n'a rien à faire là.
00:08:34Benjamin, alors évidemment,
00:08:36ce garçon qu'on entend comme ça,
00:08:38il n'a pas l'air méchant.
00:08:40Et pourtant,
00:08:41il s'en est pris à des policiers.
00:08:42Il le dit,
00:08:43je m'en suis pris à des policiers.
00:08:44Aujourd'hui, j'y honte.
00:08:45Qu'est-ce que c'est ?
00:08:45C'est l'effet de meute
00:08:46dont vous parliez tout à l'heure ?
00:08:47Il y a deux choses
00:08:47qui doivent frapper.
00:08:48C'est vrai pour lui
00:08:49mais c'est vrai pour beaucoup d'autres
00:08:50parce que la vacuité argumentative
00:08:52dont il témoigne,
00:08:53vous la retrouvez
00:08:54chez beaucoup, beaucoup
00:08:55des émeutiers
00:08:56ou des manifestants.
00:08:57Il y a donc le niveau de violence
00:08:59parce que là,
00:08:59oui, il est peut-être jeune,
00:09:01peut-être qu'il a 13 ans,
00:09:02s'il n'aurait pas fait
00:09:02une garde à vue
00:09:03s'il devait moins de 13 ans,
00:09:04c'est des retenues.
00:09:04Le fait est qu'il a balancé,
00:09:07il le dit lui-même,
00:09:08des pavés
00:09:08sur les forces de l'ordre.
00:09:10Donc, le fait...
00:09:12Ce qui n'est pas anodin, pardon,
00:09:13mais je veux dire,
00:09:13ce n'est pas un jeu
00:09:14quand on balance des...
00:09:16Exactement.
00:09:17Donc, c'est pour ça,
00:09:17il y a deux choses qui frappent.
00:09:18C'est le niveau de violence
00:09:19et le vide argumentatif.
00:09:21Après, oui, évidemment
00:09:22qu'il est manipulé,
00:09:22qu'il y a l'effet de meute,
00:09:23etc.
00:09:24Il est manipulé par le politique
00:09:25parce qu'il est contaminé
00:09:28par une idéologie
00:09:28qu'on leur déverse.
00:09:29Lui, il vient,
00:09:29il ne sait pas pourquoi.
00:09:30Donc, LFI est là,
00:09:31il lui explique pourquoi il est là.
00:09:32Donc, ils vont leur mettre
00:09:32des slogans dans la tête
00:09:36de revendications,
00:09:37des marqueurs d'extrême-gauche
00:09:38qu'ils vont avoir en tête
00:09:39ou alors les revendications
00:09:40qu'ils vont récupérer
00:09:41directement auprès des lycéens.
00:09:43Et là, pour le coup,
00:09:44ils vont apprendre par cœur
00:09:45certaines formules
00:09:45de l'argumentaire
00:09:46des syndicats
00:09:48qui vont défendre
00:09:48ces positions-là.
00:09:49Mais derrière,
00:09:50il n'y a strictement rien.
00:09:52Et on bascule, en effet,
00:09:54vers des actes de violence
00:09:54qui peuvent être très graves.
00:09:56Très grave,
00:09:56Maître Olivier Pardo.
00:09:57Bien sûr qu'il a l'air sympathique,
00:09:58ce garçon.
00:09:59Il nous dit,
00:09:59j'ai honte de ce que j'ai fait,
00:10:01j'ai balancé des pavés
00:10:02sur des policiers.
00:10:02Mais il aurait pu tuer un policier.
00:10:04Donc, il y a un moment donné,
00:10:05qu'est-ce qu'on fait ?
00:10:05– Michael,
00:10:06ce que l'on voit là,
00:10:08d'un point de vue
00:10:09de qualification pénale,
00:10:11pas que lui,
00:10:12mais tout ce qu'on a vu
00:10:13au travers de vos reportages,
00:10:16ce sont des tentatives de meurtre,
00:10:18des incendies volontaires,
00:10:20des violences volontaires
00:10:21en réunion.
00:10:22C'est-à-dire,
00:10:23ce sont parmi des délits
00:10:24et des crimes
00:10:25les plus graves
00:10:27de notre code pénal.
00:10:29Les crimes les plus graves
00:10:31de notre code pénal.
00:10:32– Mais d'un autre côté, Olivier,
00:10:34d'un autre côté,
00:10:35on le voit,
00:10:36certains,
00:10:37ils ne savent même pas
00:10:38pourquoi ils sont là.
00:10:39– Mais à un moment donné,
00:10:41quand vous prenez des bouteilles
00:10:42ou un pavé
00:10:43que vous visez des policiers,
00:10:46vous ne savez pas
00:10:47le dégât que vous allez commettre.
00:10:48Mais d'autres savent,
00:10:50quand vous avez vu
00:10:52cette policière courser
00:10:53– On va la voir.
00:10:54– Courser
00:10:54– On va la voir dans l'instant,
00:10:55on va revoir cette image.
00:10:56– À terre en disant
00:10:57je vais te tuer.
00:10:58– Bien sûr,
00:10:59– Je vais te tuer.
00:11:00– Vous avez raison.
00:11:00– C'est-à-dire que là,
00:11:01on est passé à autre chose.
00:11:03Et moi,
00:11:03je vous le dis,
00:11:05aujourd'hui,
00:11:06ce qui se passe,
00:11:08c'est que l'État,
00:11:09l'État républicain
00:11:11a peur.
00:11:12Et c'est ça
00:11:12qui est dramatique.
00:11:13Parce que quand l'État républicain
00:11:14a peur…
00:11:15– Tout est possible.
00:11:16– Tout est possible.
00:11:16Je ne dis pas
00:11:17que les policiers ont peur.
00:11:18Je dis que les responsables
00:11:20politiques
00:11:21qui donnent des instructions
00:11:23ont peur.
00:11:23– Régis Le Sommier.
00:11:24– Moi,
00:11:25ce que je trouve étonnant
00:11:26dans cette séquence
00:11:28de violence
00:11:28qu'on vit depuis deux jours,
00:11:30c'est précisément
00:11:31cette question
00:11:32des motivations
00:11:33qui est différente
00:11:34de ce qu'on a pu vivre avant.
00:11:36Souvenez-vous,
00:11:36à chaque fois,
00:11:38quand il y a un policier
00:11:39qui percute
00:11:41un scooter,
00:11:42il y a un blessé,
00:11:43il y a une cité
00:11:44qui rentre en émeute,
00:11:46ça arrive fréquemment,
00:11:47il y a un prétexte.
00:11:49– Ce qui est inédit ici,
00:11:50c'est qu'il n'y a pas de prétexte.
00:11:51et on dit,
00:11:52le prétexte,
00:11:53c'est d'habitude,
00:11:53on dit la colère
00:11:55des jeunes de la cité
00:11:56qui veulent venger
00:11:58leurs camarades,
00:11:59etc.
00:11:59On essaye toujours,
00:12:00quand il y a eu
00:12:01l'affaire Naël,
00:12:02ça a été pareil,
00:12:03c'était la colère,
00:12:05et là,
00:12:06on tombe des nus
00:12:07parce qu'il n'y a rien,
00:12:08en fait,
00:12:09et que la somme
00:12:11des revendications
00:12:13des lycéens,
00:12:14qui est peut-être légitime,
00:12:15ne justifie en aucun cas
00:12:18un degré de violence pareil.
00:12:20Il faut quand même
00:12:21qu'il y ait de la proportion
00:12:22dans la vie,
00:12:23alors qu'il y ait
00:12:24des blocages de lycée,
00:12:24on a déjà connu ça,
00:12:26mais des blocages
00:12:27avec ce type de violence-là
00:12:29absolument gratuite,
00:12:30c'est proprement sidérant.
00:12:32– Ce qui est sidérant,
00:12:33c'est ceux qui tentent
00:12:34de les expliquer,
00:12:35ces violences.
00:12:35– Mais oui,
00:12:36on voit bien
00:12:36qu'ils sont dépassés.
00:12:37– Ceux qui tentent
00:12:37de légitimer ces violences,
00:12:40ça aussi c'est scandaleux.
00:12:41– J'ai vu les homens
00:12:42de LFI
00:12:43en train d'essayer
00:12:44d'éteindre
00:12:47un petit feu,
00:12:50ne sachant pas trop
00:12:52s'il doit éteindre
00:12:53de peur
00:12:54d'attiser
00:12:55la colère
00:12:56pour le coup
00:12:57des manifestants
00:12:58qui vont voir
00:12:58qu'il y a quelqu'un
00:12:59éteint leur feu.
00:13:00Donc on voit
00:13:01que ces gens de LFI
00:13:02et même
00:13:03le maire de Saint-Denis
00:13:05qui est là
00:13:06avec son costume,
00:13:07qui ne sait pas trop
00:13:08s'il faut qu'il joue
00:13:09le grand frère
00:13:11qui va atténuer,
00:13:13il prend une poubelle.
00:13:14– Je suis désolé,
00:13:15on les regardera
00:13:16tout à l'heure,
00:13:17mais moi je crois
00:13:19qu'ils savent très bien.
00:13:19Rémerick Caron
00:13:20avec son truc
00:13:21qui lui est vraiment
00:13:23impliqué,
00:13:23les autres
00:13:24ils sont un peu
00:13:26ils sont là
00:13:26mais ils ne savent pas
00:13:28trop quoi faire.
00:13:29– Oui, parce qu'au début
00:13:29ils ont un peu
00:13:30souffert les masses
00:13:33et ils se rendent compte
00:13:33qu'ils sont peut-être
00:13:34allés trop loin.
00:13:36– Moi je ne suis pas sûr
00:13:37que je ne suis pas
00:13:38tout à fait de votre avis
00:13:40on les écoutera
00:13:40tout à l'heure
00:13:41vous verrez un petit peu
00:13:42je vous propose
00:13:43de regarder d'abord
00:13:44cette séquence justement
00:13:45vous l'évoquiez Olivier
00:13:47cette séquence
00:13:47de cette policière
00:13:48en pleine rue
00:13:49qui est clairement
00:13:51prise en chasse
00:13:51par des jeunes
00:13:52regardez
00:14:09– Pardon
00:14:10mais là je réponds
00:14:11à tous ceux
00:14:12qui cherchent
00:14:12à trouver des excuses
00:14:14à tout ça
00:14:14c'est l'effet de meute
00:14:15ce qu'on vient de voir
00:14:16Karima
00:14:16c'est l'effet de meute
00:14:17de prendre en chasse
00:14:19une police
00:14:20c'est un inchage
00:14:21il n'y a pas d'autre mot
00:14:22d'une femme
00:14:23d'une policière
00:14:23– D'une femme
00:14:24d'une policière
00:14:25et on l'entend clairement
00:14:27voilà
00:14:28tu vas la tuer
00:14:29tu vas la tuer
00:14:30donc c'est un appel
00:14:30au meurtre
00:14:31et en plus
00:14:32c'est ce qu'il y a
00:14:33de plus lâche
00:14:33une meute
00:14:34de jeunes hommes
00:14:36quand vous êtes nombreux
00:14:37comme ça
00:14:38même que ce soit
00:14:39un homme ou une femme
00:14:39si vous êtes nombreux
00:14:40en groupe
00:14:41et que vous attaquez
00:14:41une personne
00:14:42elle n'a aucune chance
00:14:44cette personne
00:14:44vous voyez
00:14:45donc c'est extrêmement grave
00:14:46c'est une tentative
00:14:47de meurtre
00:14:48à ce chapitre
00:14:48– Karima
00:14:49et en plus ça
00:14:50vous avez
00:14:51c'est un leçon
00:14:53des insultes
00:14:54on les comprend
00:14:55et évidemment
00:14:56c'est des insultes
00:14:58insupportables
00:14:59qui sont
00:15:00qui ont ce côté
00:15:03misogyne
00:15:05insupportable
00:15:05et en plus
00:15:06c'est vraiment dire
00:15:07je vais la tuer
00:15:09je vais la tuer
00:15:10enfin
00:15:10à un moment donné
00:15:12moi je veux bien
00:15:13mais ceux qui disent
00:15:14qu'il y a une sauvagerie
00:15:15policière
00:15:15en face
00:15:16il faudrait mieux
00:15:17qu'ils regardent
00:15:17ces images
00:15:18parce que
00:15:18ceux qui disent
00:15:19la sauvagerie policière
00:15:20la sauvagerie là
00:15:21elle est du côté
00:15:22des barbares
00:15:23qui sont en train
00:15:24de lâcher
00:15:25une femme policière
00:15:26toute seule
00:15:26dans la rue
00:15:27en étant en groupe
00:15:29contre elle
00:15:29– Benjamin
00:15:30quand on voit
00:15:32ces images
00:15:33l'image que ça renvoie
00:15:35c'est qu'on a perdu
00:15:36le contrôle finalement
00:15:37– mais surtout
00:15:38ce que je voulais vous répondre
00:15:39il n'y a pas rien
00:15:40qui justifie
00:15:41ça ne vient pas de nulle part
00:15:42cette haine
00:15:43anti-police
00:15:44elle vient en grande partie
00:15:46de l'acharnement politique
00:15:49contre la police
00:15:50elle vient en grande partie
00:15:51du fait que
00:15:52ces jeunes-là
00:15:53qu'on voit pourchasser
00:15:53ma collègue dans la rue
00:15:54comme une meute de chien
00:15:56qui veulent la rattraper
00:15:56qui veulent la tuer
00:15:57ils le hurlent
00:15:58c'est pourquoi
00:15:59c'est en grande partie
00:16:00parce qu'ils ont été
00:16:00biberonnés à la haine
00:16:01anti-flics
00:16:02et à des discours
00:16:02qui leur expliquent
00:16:03que la police est illégitime
00:16:04que la police est raciste
00:16:05que la police est violente
00:16:07et moi je pense
00:16:07que ce qu'il faut
00:16:08leur demander aujourd'hui
00:16:09je pense à M. Bagayoko
00:16:10je pense à M. Boyard
00:16:11tous ceux qui nous expliquent
00:16:12c'est ainsi que
00:16:12la violence contre l'Etat
00:16:14la violence contre la police
00:16:16à la fois ça peut être bien
00:16:17ça peut être légitime
00:16:17c'est mieux si on évite
00:16:18mais si c'est nécessaire
00:16:19vous pouvez y aller les enfants
00:16:20donc quand on leur dit ça
00:16:21ben oui voilà la conséquence
00:16:22elle est là
00:16:23elle est ici
00:16:23donc leur discours irresponsable
00:16:25il faut qu'ils en prennent conscience
00:16:27au bout d'un moment
00:16:28Baptiste Gilly
00:16:29je le redis
00:16:29vous êtes délégué national
00:16:30de l'Uni
00:16:32on voit bien sûr
00:16:33ces lycéens
00:16:35qui depuis plusieurs jours
00:16:37ont décidé de bloquer
00:16:39l'entrée de leurs établissements
00:16:41et des blocages
00:16:42qui ont rapidement dégénéré
00:16:44on voit aussi des lycéens
00:16:45et des étudiants
00:16:46on les voit peu malheureusement
00:16:47se mobiliser contre les blocages
00:16:49vous en faites partie
00:16:50exactement
00:16:50nous on est donc l'Uni
00:16:51on est une association
00:16:52de droite étudiante
00:16:53et on veut porter cette voie-là
00:16:54dans les facs
00:16:55et au sein des lycées
00:16:56et on représente
00:16:58on se fait un peu
00:16:58les porte-voix
00:16:59de cette jeunesse
00:16:59qui veut travailler
00:17:00qui veut aller en cours
00:17:01et en fait
00:17:01qui est prise en otage
00:17:02qui est la première victime
00:17:03de ces casseurs
00:17:05de ces brûleurs
00:17:06de ces personnes
00:17:07qui viennent pour
00:17:08faire n'importe quoi
00:17:09et qui détruisent
00:17:10leur lieu de travail
00:17:11et donc c'est pour ça
00:17:12que nous on se mobilise
00:17:13on documente tout ça
00:17:14on a lancé une pétition
00:17:15pour que ces personnes-là
00:17:16qui d'habitude
00:17:16sont silencieux
00:17:17puissent justement
00:17:18faire bloc derrière nous
00:17:20pour qu'on puisse demander
00:17:21des sanctions
00:17:22parce que maintenant
00:17:22ça suffit
00:17:23et d'ailleurs nous
00:17:24ce qu'on voit
00:17:24sur ces blocages de lycées
00:17:27à quel point ça dégénère
00:17:28c'est des groupes étudiants
00:17:30qui sont normalement présents
00:17:31sur les campus
00:17:31qui sont vraiment
00:17:33à la racine
00:17:33de ces mobilisations
00:17:34qui ont utilisé
00:17:35les prétextes
00:17:37de on a des mauvaises
00:17:38conditions d'études
00:17:38on n'a pas assez de profs
00:17:39pour pouvoir justifier
00:17:41cette mobilisation
00:17:42mais effectivement
00:17:43ces professionnels-là
00:17:44du blocage
00:17:44et de la destruction
00:17:45se déplacent
00:17:46et c'est eux
00:17:46qui sont à la manœuvre
00:17:47derrière
00:17:47dont une myriade
00:17:49d'associations
00:17:49qui sont liées
00:17:50à la France insoumise
00:17:50mais alors ce que vous dites
00:17:51c'est que les lycéens
00:17:53qu'on voit dans la rue
00:17:54les lycéens qu'on voit
00:17:55brûlés
00:17:56qu'on voit cassés
00:17:57c'est une minorité
00:17:58et que la majorité
00:18:00elle, elle est contre
00:18:01ces blocages
00:18:01tout fait
00:18:01alors ça va dépendre
00:18:02géographiquement
00:18:03mais effectivement
00:18:03dans l'écrasante majorité
00:18:06des cas
00:18:06la majorité
00:18:07des étudiants
00:18:09au lycée
00:18:10des lycéens
00:18:10sont contre ça
00:18:11peut-être que le premier jour
00:18:13quand c'était juste
00:18:13un blocage
00:18:14ils se disaient
00:18:14bon ça peut aller
00:18:16pourquoi pas
00:18:16et finalement
00:18:17quand ça dégénère
00:18:18quand on a des halls
00:18:19de lycée
00:18:19qui sont brûlés
00:18:20quand on a des dégradations
00:18:21quand on attaque
00:18:22des profs
00:18:22et des proviseurs
00:18:23là on a une énorme
00:18:24majorité de lycéens
00:18:26qui sont un peu démunés
00:18:27qui sont pris en otage
00:18:28par ces groupes violents
00:18:29et d'ailleurs
00:18:29depuis quelques jours
00:18:30on reçoit des milliers
00:18:31et des milliers
00:18:32de messages
00:18:32de sollicitations
00:18:33de mails
00:18:34sur les réseaux sociaux
00:18:35de partout
00:18:36de lycéens
00:18:36qui disent
00:18:37comment est-ce qu'on peut faire
00:18:38pour se mobiliser
00:18:38qu'est-ce qu'on peut
00:18:39concrètement faire
00:18:41Olivier
00:18:41on entend parler
00:18:43depuis plusieurs jours
00:18:44de la liberté
00:18:45de manifester
00:18:46évidemment
00:18:47c'est le bouclier
00:18:48non mais évidemment
00:18:48en France
00:18:49la liberté de manifester
00:18:51est sacrée
00:18:52c'est évidemment
00:18:53ça a évidemment
00:18:54permis énormément
00:18:55d'avancer
00:18:55sociale
00:18:56donc c'est un droit
00:18:58mais on a le droit
00:18:59de manifester
00:18:59à n'importe quel âge
00:19:00d'abord
00:19:01on n'a pas le droit
00:19:02de manifester
00:19:02n'importe comment
00:19:03il faut demander
00:19:04une autorisation
00:19:05pour manifester
00:19:06mais un enfant
00:19:07on peut manifester
00:19:08bien sûr que non
00:19:09il est sous la responsabilité
00:19:11de ses parents
00:19:12s'il y a des dégradations
00:19:13ce sont ses parents
00:19:14qui sont responsables
00:19:14ce sont ses parents
00:19:15qui doivent payer
00:19:16et donc là
00:19:18de deux choses l'une
00:19:19où on démissionne
00:19:21et on dit
00:19:21bon ok
00:19:22on veut pas
00:19:23vous savez
00:19:23il y a une doctrine
00:19:24dans la police
00:19:26qui est la doctrine
00:19:27du préfet Grimaud
00:19:28le préfet Grimaud
00:19:29c'était le préfet
00:19:30de mai 68
00:19:30le préfet Grimaud
00:19:32a expliqué
00:19:33que sa gloire
00:19:33ça a été d'éviter
00:19:34qu'il y ait
00:19:35un mort du côté étudiant
00:19:37donc l'idée
00:19:38l'une des doctrines
00:19:40je parle sous votre contrôle
00:19:41l'une des doctrines
00:19:42c'est surtout
00:19:43qu'il n'y ait pas
00:19:44de blessés
00:19:46parmi
00:19:47les lycéens
00:19:48ou les étudiants
00:19:49parce que ça
00:19:49risquerait de créer
00:19:51les meutes
00:19:52mais les meutes
00:19:53elle est là
00:19:53elle est présente
00:19:54elle existe
00:19:55moi l'autre question
00:19:56que je me pose
00:19:57pour revenir à ce que disait
00:19:58Baptiste Gilly
00:19:59est-ce qu'un élève
00:20:01peut légalement
00:20:02empêcher un autre élève
00:20:03d'accéder à son établissement
00:20:04au nom d'un mouvement social
00:20:05c'est strictement interdit
00:20:07vous ne pouvez pas
00:20:08faire des piquets de grève
00:20:09c'est-à-dire des interdictions
00:20:11de rentrer dans le lycée
00:20:12c'est strictement interdit
00:20:13c'est un
00:20:14enfin c'est interdit
00:20:14sauf qu'il ne se passe rien
00:20:16finalement
00:20:16mais Michael
00:20:17c'est ce que
00:20:18c'est interdit sur le papier
00:20:19si vous voulez
00:20:19j'essaye de dire
00:20:20c'est-à-dire que l'état de droit
00:20:23auquel nous sommes tous attachés
00:20:24c'est aussi
00:20:26de faire respecter
00:20:26la liberté
00:20:27d'aller étudier
00:20:29quand vous voulez
00:20:30aller étudier
00:20:31aucun des étudiants
00:20:32ne peut rentrer
00:20:33aucun des lycéens
00:20:34ne peut rentrer
00:20:35et pire encore
00:20:36les professeurs
00:20:38sont violentés
00:20:40dès qu'ils essayent
00:20:41d'intervenir
00:20:42on a vu un professeur
00:20:43qui a essayé
00:20:44d'éteindre un incendie
00:20:46qui a été pris à partie
00:20:47d'une violence extrême
00:20:49de deux choses
00:20:50l'une
00:20:50soit l'état a dit
00:20:51je ne bouge pas
00:20:52je laisse faire
00:20:53et à ce moment-là
00:20:54on va attendre
00:20:56un mort
00:20:57ou quelque chose
00:20:58de ce type-là
00:20:59pour qu'on réagisse
00:21:00ou l'état de droit
00:21:01prend sa responsabilité
00:21:03c'est ça l'état de droit
00:21:04Mathis Ogilie
00:21:05oui complètement
00:21:06et d'ailleurs
00:21:06ces méthodes-là
00:21:07de l'extrême gauche
00:21:08nous on les dénonce
00:21:08depuis des années
00:21:09parce qu'on les voit
00:21:09sur les campus
00:21:10c'est-à-dire que
00:21:11sur un campus universitaire
00:21:12on n'a pas le droit
00:21:12de bloquer non plus
00:21:13et pourtant
00:21:14depuis des années
00:21:15on laisse faire
00:21:15ces groupuscules
00:21:16par peur
00:21:17parfois par complaisance
00:21:19et aujourd'hui
00:21:19on voit que ces méthodes-là
00:21:20s'étendent au lycée
00:21:21alors on se retrouve
00:21:21tous un peu béat face à ça
00:21:22mais en réalité
00:21:23c'est que la suite logique
00:21:24et le projet politique
00:21:26de ces groupes-là
00:21:26d'extrême gauche
00:21:27c'est de l'étendre encore
00:21:28plus largement
00:21:29dans le reste de la société
00:21:29les policiers
00:21:30ne sont pas les seuls
00:21:31à être pris pour cible
00:21:32les pompiers aussi
00:21:34à Marseille
00:21:35notamment
00:21:35un camion de marins-pompiers
00:21:37a été incendié
00:21:38par des lycéens
00:21:39regardez cette séquence
00:21:51Appelés pour éteindre
00:21:52un feu de détritu
00:21:53ils ont été pris
00:21:54à partie devant
00:21:55le lycée Saint-Exupéry
00:21:56dans les quartiers nord
00:21:57de Marseille
00:21:57on va tout vous raconter
00:21:58restez avec nous
00:21:59pour la suite
00:22:00de Soir Info
00:22:01sur CNews
00:22:05douce France
00:22:07cher pays
00:22:10de mon enfance
00:22:12bercé de tendres
00:22:15insouciances
00:22:16je t'ai gardé
00:22:19dans mon coeur
00:22:22mon village
00:22:24au clochet
00:22:27aux maisons
00:22:27aux sages
00:22:30il faut dire
00:22:32que le décalage
00:22:32est saisissant
00:22:33je ne sais pas
00:22:34si on peut revoir
00:22:34les images
00:22:37ça témoigne clairement
00:22:38d'une forme
00:22:38de rupture
00:22:39d'une partie
00:22:40de la jeunesse
00:22:41de notre pays
00:22:42quand certains
00:22:43étaient réunis
00:22:43autour du pape
00:22:45ce week-end
00:22:46pour partager
00:22:46un moment de foi
00:22:47et bien d'autres
00:22:48brûlent
00:22:49cassent
00:22:50s'en prennent
00:22:50à des policiers
00:22:51le même pays
00:22:52la même génération
00:22:54pourquoi est-ce
00:22:54que ce contraste
00:22:56est aussi marquant
00:22:57Vincent ?
00:22:58écoutez
00:22:58si j'avais
00:22:59toutes les solutions
00:23:00parce que votre
00:23:00je ne vous demande pas
00:23:01la solution
00:23:01je ne vous demande pas
00:23:04la solution
00:23:05je vous demande
00:23:06une analyse
00:23:07vous êtes un peu là
00:23:08pour ça
00:23:10je vous confirme
00:23:11lorsqu'on regarde
00:23:12les images
00:23:13on a bien
00:23:14le sentiment
00:23:15d'un état
00:23:16qui sur beaucoup
00:23:17de points
00:23:17a reculé
00:23:19il n'est plus là
00:23:20tous ces gens
00:23:21tous ces enfants
00:23:22enfin tous ces ados
00:23:23tous ces étudiants
00:23:24qui se permettent
00:23:25tout cela
00:23:26c'est qu'ils savent
00:23:26très bien
00:23:27qui ne risquent pas
00:23:28grand chose
00:23:28sans quoi
00:23:30d'une certaine manière
00:23:31ils y regarderaient
00:23:33à deux fois
00:23:34or ils savent
00:23:35que s'attaquer
00:23:35à un véhicule
00:23:38de pompier
00:23:39ou de s'attaquer
00:23:40à cette femme
00:23:42policier
00:23:44ils vont
00:23:44ils n'encourent
00:23:46pas grand chose
00:23:46donc
00:23:47ils n'ont pas
00:23:48la peur
00:23:48du tribunal
00:23:49ils n'ont pas
00:23:50la peur
00:23:50de la sanction
00:23:51c'est en cela
00:23:52que je dis
00:23:52que l'état
00:23:53a reculé
00:23:54il a reculé
00:23:55physiquement
00:23:55et il a reculé
00:23:56dans les membres
00:23:57je suis d'accord
00:23:57mais Régis
00:23:58qu'est-ce qui
00:23:59finalement
00:23:59qu'est-ce qui
00:24:01a creusé
00:24:02autant ce fossé
00:24:03c'est-à-dire que
00:24:04pourquoi
00:24:04notre jeunesse
00:24:06aujourd'hui
00:24:06est tellement
00:24:07fracturée
00:24:08je suis désolé
00:24:10ceux qui ont
00:24:11communié
00:24:12autour du pape
00:24:12le week-end dernier
00:24:13ne sont pas ceux
00:24:14que l'on voit
00:24:15dans la rue
00:24:16en train
00:24:16de jeter
00:24:17des pavés
00:24:18sur les policiers
00:24:19après il y a
00:24:20des cas particuliers
00:24:21on a vu des images
00:24:22aussi de lycées
00:24:23public parisien
00:24:25qui est quand même
00:24:26d'une certaine
00:24:27classe moyenne
00:24:28plus plus
00:24:28on va dire
00:24:29qui était bien
00:24:30excité aussi
00:24:31mais ce qu'on voit
00:24:32je ne pense pas
00:24:33que ce soit un problème
00:24:33je ne suis pas forcément
00:24:34en train de parler
00:24:35de problème de classe
00:24:36je ne parle pas de ça
00:24:36en fait je pense que
00:24:38c'est chacun
00:24:39vit dans sa France
00:24:40en fait
00:24:41et ce qu'on est en train
00:24:42de voir là
00:24:42dans ces lycées là
00:24:44c'est des zones
00:24:46totalement enclavées
00:24:48et voilà
00:24:49il y a plusieurs Frances
00:24:50c'est ça
00:24:50la vraie réalité
00:24:53avec
00:24:54comment on va dire
00:24:55une France
00:24:56qui
00:24:58qui va utiliser
00:24:59la violence
00:25:00alors je dirais que
00:25:00sur la question du pape
00:25:01et des catholiques
00:25:02c'est peut-être
00:25:04un élément
00:25:04d'unification
00:25:06c'est peut-être
00:25:07un élément
00:25:07où on a vu
00:25:08là
00:25:09quelque chose
00:25:10de transgénérationnel
00:25:12il y a eu
00:25:12un besoin
00:25:13de collectif
00:25:14le pape est arrivé
00:25:14et il s'est emparé
00:25:16peut-être
00:25:16d'une
00:25:16forme de morosité
00:25:18ambiante
00:25:18il a réussi
00:25:19à électriser
00:25:20tout ça
00:25:20maintenant
00:25:21c'est un peu
00:25:22le revers
00:25:22de la médaille
00:25:23aujourd'hui
00:25:23c'est comme si
00:25:24les policiers
00:25:25avaient été tranquilles
00:25:25le week-end dernier
00:25:26et que là
00:25:27on les attendait
00:25:28au tournant
00:25:30moi je crois
00:25:30que franchement
00:25:31je pense
00:25:32je crois vraiment
00:25:33à cette
00:25:34différence
00:25:35ces fossés
00:25:37qui se sont créés
00:25:38dans l'univers
00:25:38ça veut dire
00:25:39qu'on ne fait plus société
00:25:40bah non
00:25:41et il n'y a plus
00:25:41point commun
00:25:42la question est d'ampleur
00:25:43là pour nous
00:25:43parce qu'on est chacun
00:25:45sur nos réseaux sociaux
00:25:47dans notre monde médiatique
00:25:49avec nos propres repères
00:25:51et on se crée
00:25:52les repères de son clan
00:25:53les repères de sa cité
00:25:54on rivalise avec les autres cités
00:25:56mais c'est pas ça faire société
00:25:57c'est pas ça faire société
00:25:59c'est pas ça faire société
00:25:59il n'y a plus de points
00:26:01comme
00:26:01est-ce que
00:26:02cette différence
00:26:04cette fracture
00:26:05finalement
00:26:06d'une partie
00:26:07de notre jeunesse
00:26:08est-ce que vous la ressentez ?
00:26:09oui nous on la ressent
00:26:10vraiment
00:26:10que ce soit sur les campus
00:26:11ou dans les lycées
00:26:12nous ce qu'on ressent
00:26:14ce qu'on voit
00:26:14et particulièrement
00:26:15à l'université
00:26:16c'est vraiment
00:26:16la matérialisation
00:26:17de ce projet
00:26:19d'extrême gauche
00:26:20et de la France insoumise
00:26:21de conflictualité permanente
00:26:23et surtout
00:26:23d'aller chercher
00:26:24dans ce bloc jeune
00:26:25les voies qu'il a manquées
00:26:26à Jean-Luc Mélenchon
00:26:27à la dernière élection présidentielle
00:26:29et on voit que
00:26:30depuis 4 ans
00:26:30même un peu plus
00:26:31il commence vraiment
00:26:33à noyauter cette jeunesse là
00:26:34une certaine jeunesse
00:26:35à aller la draguer
00:26:36avec certains arguments
00:26:37on pense notamment
00:26:38et c'est un peu
00:26:39l'argument islamo-gauchiste
00:26:40à des groupuscules
00:26:41d'extrême gauche
00:26:42qui s'allient
00:26:42à une association
00:26:44qui s'appelle
00:26:44les EMF
00:26:45les étudiants musulmans de France
00:26:46qui sont liés aux frères musulmans
00:26:47et comme ça
00:26:48ils vont aller draguer
00:26:48une certaine jeunesse
00:26:49clivée autour de sujets
00:26:51qui ne sont même plus
00:26:52forcément politiques
00:26:52mais qui deviennent
00:26:53ratio ethnique religieux
00:26:55et comme ça
00:26:55ils vont aller récupérer
00:26:56toute une partie
00:26:57et ensuite
00:26:58les faire agir
00:26:59un peu comme ils l'aimeraient
00:27:01ou comme ils le souhaitent
00:27:01Karima ?
00:27:02C'est intéressant
00:27:03et je veux juste aussi
00:27:04revenir sur ce différentiel
00:27:06je me suis dit
00:27:07quand on a regardé
00:27:08la semaine dernière
00:27:09les images
00:27:10il y a aussi une acceptation
00:27:12de cette forme d'autorité
00:27:13quelque part
00:27:14une acceptation
00:27:15d'une institution
00:27:16c'est l'institution
00:27:16de l'église
00:27:17avec ses normes
00:27:20et cette hiérarchie
00:27:23donc cette forme
00:27:23d'autorité
00:27:24quelque part aussi
00:27:25alors qu'on est
00:27:26elle n'exclut personne
00:27:28c'est ça la différence
00:27:29là on est dans
00:27:30des phénomènes de bande
00:27:33qui sont très exclusifs
00:27:34mais j'y arrivais aussi
00:27:35et ce besoin
00:27:37de faire communauté
00:27:38et d'être fier aussi
00:27:40il y a ce côté
00:27:41d'aimer une France aussi
00:27:42d'essayer de retrouver
00:27:43un sens
00:27:44de l'autre côté
00:27:45ce que je vois
00:27:46il ne faut pas négliger
00:27:47aussi cette infiltration
00:27:49de cette extrême gauche
00:27:50qui est violente
00:27:52qui veut attiser
00:27:53les braises
00:27:54qui veut créer
00:27:55ce chaos
00:27:56cette bordélisation
00:27:57qui a instrumentalisé
00:27:58aussi cette jeunesse
00:28:00qui veut faire le plein
00:28:01je le disais
00:28:01de militants aussi
00:28:03mais dans ce cas-ci
00:28:04c'est un rejet
00:28:05des institutions
00:28:05institutions policières
00:28:07on veut
00:28:07on rejette
00:28:08ces symboles aussi
00:28:09et quand on attaque
00:28:10et qu'on fait
00:28:11des incendies
00:28:12sur des écoles aussi
00:28:13on attaque
00:28:14l'institution
00:28:15de l'école
00:28:16ce qui fait aussi
00:28:16la France
00:28:17donc il y a quand même
00:28:18cette différence
00:28:19entre les deux
00:28:20je vous en parlais
00:28:21juste avant la pause
00:28:23à Marseille
00:28:23un camion
00:28:23des marins-pompiers
00:28:25a été incendié
00:28:26après une intervention
00:28:27devant le lycée
00:28:28Saint-Exupéry
00:28:29appelé pour un feu
00:28:30de détritu
00:28:31les secours ont été
00:28:32pris à partie
00:28:33ça s'est passé
00:28:33dans les quartiers
00:28:34nord de la ville
00:28:34reportage de Stéphanie Rouquier
00:28:36est en crède
00:28:37Guy Hôtel
00:28:40pendant de longues minutes
00:28:42avec sauvagerie
00:28:43les adolescents
00:28:44s'acharnent
00:28:45sur le camion
00:28:45des marins-pompiers
00:28:47le véhicule est pillé
00:28:48dégradé
00:28:52avant d'être
00:28:52finalement incendié
00:28:53les militaires
00:28:55ont même été
00:28:55pris à partie
00:28:56par les lycéens
00:28:57devant cet établissement
00:28:58des quartiers
00:28:59nord de Marseille
00:29:00ils ont commencé
00:29:01à nous arroser
00:29:02je me suis pêché
00:29:03avec un pompier
00:29:03des collègues
00:29:04on s'est pêché
00:29:05avec des pompiers
00:29:06on s'est battu
00:29:09l'un des marins-pompiers
00:29:11a été légèrement blessé
00:29:12ces lycéens
00:29:13âgés de 16 à 17 ans
00:29:15reconnaissent
00:29:16la gravité des faits
00:29:17mais ne montrent
00:29:18aucun signe de remords
00:29:19vous referez ?
00:29:20on le refait
00:29:21demain on le refait
00:29:22lundi on le refait
00:29:23toute la semaine
00:29:24ça va être blocus
00:29:24jusqu'à ce qu'il n'y a plus école
00:29:25il faut montrer aussi
00:29:26que les élèves
00:29:27on en a marre
00:29:29au bout d'un moment
00:29:29on n'a pas peur des policiers
00:29:30ni des pompiers
00:29:3214e, 15e et 16e arrondissements
00:29:33c'est à nous
00:29:34c'est à nous
00:29:35voilà c'est à nous
00:29:36du véhicule de secours
00:29:38il ne reste plus désormais
00:29:39qu'une carcasse carbonisée
00:29:41les habitants sont consternés
00:29:43c'est vraiment dégueulasse
00:29:44ces pompiers sont là
00:29:45pour nous aider
00:29:45pour les malades
00:29:47pour les accidents graves
00:29:48c'est vraiment dégueulasse
00:29:49c'est lamentable
00:29:50c'est désastreux
00:29:51c'est lamentable
00:29:52je revendique quoi ?
00:29:53la guerre ?
00:29:54il n'y a rien qui ressemble
00:29:55à nos revendications
00:29:57ce commerçant a pu récupérer
00:29:59certaines des affaires pillées
00:30:00pour les rendre aux pompiers
00:30:02entre poubelles brûlées
00:30:03tags
00:30:04et vitres cassées
00:30:05le lycée a lui aussi
00:30:07été fortement dégradé
00:30:10Benjamin Comboulivre
00:30:11qui sont ceux
00:30:12qui commettent
00:30:13les violences aujourd'hui ?
00:30:14est-ce qu'on a affaire
00:30:15finalement à des lycéens
00:30:17à des étudiants
00:30:18à des militants
00:30:19à des casseurs extérieurs
00:30:20est-ce qu'on est capable
00:30:21quand on est sur le terrain
00:30:22de les distinguer précisément ?
00:30:24c'est une partie
00:30:26de la jeunesse
00:30:27une partie
00:30:27qui est évidemment
00:30:28extrêmement minoritaire
00:30:30et encore heureux
00:30:31malheureusement
00:30:31cette minorité
00:30:32elle est largement capable
00:30:33de mettre un bordel
00:30:34sans nom
00:30:34et d'être préjudiciable
00:30:35à l'ensemble
00:30:36de la population
00:30:37et c'est extrêmement grave
00:30:39ce qui se passe
00:30:39que ce soit
00:30:40de s'en prendre
00:30:41un camion de pompier
00:30:41que ce soit
00:30:42ma collègue
00:30:42qui se fait pourchasser
00:30:43dans la rue
00:30:44un commissariat
00:30:45près de Lyon
00:30:46où il y a eu
00:30:46un cocktail Molotov
00:30:47à chaque fois
00:30:48c'est des signes
00:30:49qui doivent nous alarmer
00:30:50c'est pas des éléments
00:30:51anodins qui se passent
00:30:52et il se multiplie
00:30:52300 policiers
00:30:53gendarmes blessés
00:30:54en une seule journée
00:30:55pourquoi c'est grave ?
00:30:56c'est aussi parce que
00:30:57c'est exponentiel
00:30:58on est au début
00:30:58de la problématique
00:31:00parce qu'on ne les arrête pas
00:31:00et vous le voyez
00:31:01ils se font
00:31:02ils se ruent
00:31:03sur tout
00:31:04ce qu'ils peuvent trouver
00:31:05ça peut être une poubelle
00:31:06ça peut être un camion de pompier
00:31:07ça sera quelqu'un demain
00:31:07et c'est quelque chose
00:31:09qu'on n'arrête pas
00:31:10on ne peut pas l'arrêter
00:31:11avec les moyens de police
00:31:11parce que sinon
00:31:12vous verriez
00:31:13les violences baisser
00:31:13elles augmentent
00:31:14les violences
00:31:14c'est bien parce que
00:31:15l'état est dépassé
00:31:16ne serait-ce que
00:31:16sur la voie publique
00:31:18on ne peut pas couvrir
00:31:23la mobilisation devient
00:31:24de plus en plus dure
00:31:25eux ils ne se posent
00:31:25aucune question
00:31:26avant d'intervenir
00:31:26le policier lui
00:31:27il est paralysé avant d'agir
00:31:28il a peur d'aller lui en prison
00:31:29c'est ça la dualité
00:31:31et si jamais
00:31:32vous arrivez à interpeller
00:31:33il faut après arriver
00:31:35à la case de la sanction
00:31:36mais où sont les sanctions ?
00:31:37il y a 2000 interpellations
00:31:39en une journée
00:31:41faisons la liste
00:31:41après des sanctions réelles
00:31:43qui sont imposées
00:31:43sur des violences urbaines
00:31:44vous n'avez jamais de sanctions
00:31:45jamais
00:31:46parce que la justice
00:31:46n'arrive pas à caractériser
00:31:47les faits
00:31:48à matérialiser les infractions
00:31:49donc ils font tout
00:31:50et n'importe quoi
00:31:50ce sont des dangers publics
00:31:51qui prennent quoi ?
00:31:52des travaux d'intérêt généraux
00:31:53du sursis
00:31:54donc forcément
00:31:54ça ne leur donne pas du tout
00:31:57un sentiment de peur
00:31:58au contraire
00:31:59ils se rident notre justice
00:32:00à partir de quel moment
00:32:01est-ce qu'un blocage
00:32:04bascule-t-il
00:32:04sur le plan juridique
00:32:06dans l'attroupement
00:32:07dans la violence
00:32:08dans la dégradation
00:32:09dans la mise en danger
00:32:10d'autrui
00:32:10parce qu'on le voit là
00:32:12lorsqu'on voit cette
00:32:13cette policière
00:32:14qui est lynchée
00:32:15qui est pourchassée
00:32:16dans la rue
00:32:17lorsque des policiers
00:32:19se prennent
00:32:20lorsqu'on vise des policiers
00:32:21avec des parpaings
00:32:22il y a un moment donné
00:32:24sur le plan juridique
00:32:26à quel moment
00:32:27est-ce qu'on va se reconnaître
00:32:29clairement
00:32:29que là
00:32:31on a
00:32:31commis des violences
00:32:33et qu'on a intenté
00:32:34à la vie d'autrui ?
00:32:35D'abord
00:32:36il suffit de regarder
00:32:37les images
00:32:37vos images
00:32:39sont des preuves
00:32:40ça fonctionne ça ?
00:32:42ça fonctionne dans un tribunal ?
00:32:43C'est comme ça
00:32:44mais un
00:32:44vos images
00:32:46deux
00:32:47les réseaux sociaux
00:32:48parce qu'ils se filment
00:32:50en train de faire
00:32:51ces actes-là
00:32:52ils se filment
00:32:54ils communiquent entre eux
00:32:56pour donner cet effet
00:32:58de meute
00:32:59et de masse
00:33:00et je vous le redis
00:33:01les qualifications pénales
00:33:03au sens premier du terme
00:33:04sont des qualifications pénales
00:33:06extraordinairement graves
00:33:08c'est-à-dire qu'on passe
00:33:09de
00:33:10les meutes
00:33:11à la tentative de meurtre
00:33:13à l'incendie volontaire
00:33:15et rien ne peut le justifier
00:33:17qui vous parle de ce
00:33:19ce sont des mineurs
00:33:21mais il n'y a pas que des mineurs
00:33:23d'abord
00:33:23mais même quand il y a des mineurs
00:33:25et que vous êtes dans une affaire criminelle
00:33:27le mineur peut être poursuivi
00:33:29il a des peines
00:33:30qui sont des peines
00:33:31de moitié
00:33:32de celles d'un majeur
00:33:34mais ce sont des peines
00:33:35extrêmement lourdes
00:33:36à partir de là
00:33:37il y a une opportunité politique
00:33:39vous interpellez
00:33:39vous choisissez la qualification
00:33:42vous choisissez la voie
00:33:44que vous utilisez
00:33:45est-ce que vous allez saisir
00:33:46un juge d'instruction
00:33:47ou vous allez le présenter
00:33:48en comparution immédiate
00:33:49devant le tribunal
00:33:50la comparution immédiate
00:33:51ne va pas donner
00:33:52les peines attendues
00:33:54parce qu'il faut arriver
00:33:55à déterminer
00:33:56qui fait ces opérations
00:33:57qui individuellement est là
00:33:59l'une des solutions
00:34:00l'une des solutions
00:34:02sur lesquelles le gouvernement
00:34:03va finir par arriver
00:34:05s'il y a encore cette ampleur
00:34:08c'est de fermer les lycées
00:34:09de reprendre l'ensemble
00:34:12l'ensemble des faits
00:34:14qui ont été commis
00:34:15depuis le début
00:34:16de ces émeutes
00:34:18de considérer
00:34:19la gravité de ces faits
00:34:21d'entraîner
00:34:22des sanctions
00:34:23et des procédures
00:34:24qui sont des procédures lourdes
00:34:25pour arrêter le processus
00:34:26c'est ça la réponse
00:34:28de l'état de droit
00:34:28il n'y en a pas d'autre
00:34:29parce que sinon
00:34:30l'autre réponse
00:34:31ça va être des policiers
00:34:32qui vont se mettre
00:34:34en danger
00:34:34pour protéger
00:34:36la population
00:34:37et c'est les policiers
00:34:38qui risquent d'être
00:34:38poursuivis
00:34:39comme ça a été le cas
00:34:40il y a une chose
00:34:42qu'il faut rajouter
00:34:44dont ils sont absolument
00:34:45parfaitement conscients
00:34:46c'est qu'ils vivent
00:34:47effectivement dans un monde
00:34:48où c'est la mise en scène
00:34:51permanente
00:34:51de leur groupe
00:34:52de leurs actions
00:34:53et qu'une poubelle
00:34:55renversée
00:34:56c'est bien
00:34:57mais une poubelle
00:34:58renversée
00:34:59qui brûle
00:34:59c'est mieux
00:35:00tout de suite
00:35:00ils savent
00:35:01qu'il va y avoir
00:35:02des caméras
00:35:02ils savent que
00:35:03s'ils arrivent à incendier
00:35:05un camion de pompiers
00:35:06et bien on va parler d'eux
00:35:07il y a une espèce
00:35:09de course permanente
00:35:10à l'image
00:35:12en fait
00:35:13chez eux
00:35:14ils en sont absolument
00:35:15conscients
00:35:15et un vrai mouvement
00:35:17ou une vraie
00:35:18c'est quoi ?
00:35:19c'est les réseaux sociaux
00:35:20qu'ont créé ça aussi ?
00:35:21le fait finalement
00:35:21de cette course
00:35:22au sensationnel
00:35:23cette course à la vue
00:35:24cette course au like
00:35:26c'est les médias
00:35:28aussi
00:35:30quand on regarde la télé
00:35:31on n'est pas actif
00:35:32comme sur les réseaux sociaux
00:35:33on n'est pas actif
00:35:34comme sur les réseaux sociaux
00:35:35mais on sait par exemple
00:35:35je pense
00:35:36je reprends l'idée
00:35:37du feu de poubelle
00:35:38parce que ça commence
00:35:38en général
00:35:40sur le feu de poubelle
00:35:40ça se répand
00:35:42sur ensuite
00:35:43les voitures
00:35:43et quand ils peuvent
00:35:45un camion
00:35:45un lycée
00:35:46comme on a vu à Nantes
00:35:48un hall entier
00:35:49d'un lycée
00:35:50qui brûle
00:35:50là il y a quelque chose
00:35:52de marquant
00:35:52et ils savent pertinemment
00:35:54qu'ils vont avoir
00:35:55un écho
00:35:55là-dessus
00:35:56et du coup
00:35:58c'est quelque chose
00:35:59qui est
00:36:00l'objectif
00:36:00est peut-être là
00:36:01la raison
00:36:02elle est peut-être là
00:36:02parce que la revendication
00:36:04on l'a vue
00:36:04on a eu beau la chercher
00:36:05on la trouve pas
00:36:06on en entend
00:36:07qu'ils disent
00:36:07on en a marre
00:36:08on a envie de leur dire
00:36:09vous en avez marre
00:36:10de quoi
00:36:10Baptiste Gilly
00:36:11d'abord
00:36:12effectivement
00:36:12intéressant
00:36:13cette question
00:36:13de la revendication
00:36:14quelle est votre position
00:36:15vous d'ailleurs
00:36:16à l'Uni
00:36:17en ce qui concerne
00:36:18les revendications
00:36:18on voit qu'elles sont
00:36:19pas bien connues
00:36:20d'ailleurs par les personnes
00:36:21qui sont sur place
00:36:22mais à la base
00:36:23elles existent quand même
00:36:24et il y en a des revendications
00:36:25donc quel est votre
00:36:26point de vue là-dessus
00:36:27et puis
00:36:27je m'intéresse aussi
00:36:28sur ce côté
00:36:29du sensationnel
00:36:31cette recherche finalement
00:36:32du sensationnel
00:36:34comment est-ce que
00:36:35vous l'expliquez
00:36:36aujourd'hui
00:36:36pourquoi est-ce que
00:36:37ces jeunes sont
00:36:37systématiquement
00:36:40franchissent
00:36:41systématiquement
00:36:42toujours plus de limites
00:36:43finalement
00:36:43alors sur les revendications
00:36:45alors nous à l'Uni
00:36:46on arrive à obtenir
00:36:47des restaurations
00:36:48de bâtiments
00:36:49obtenir des avancées
00:36:50pour les étudiants
00:36:51parce qu'effectivement
00:36:52il y a des problèmes
00:36:53dans l'enseignement supérieur
00:36:55et dans l'éducation nationale
00:36:56mais on arrive à le faire
00:36:57par le biais des institutions
00:36:58par le biais des conseils
00:37:00où on siège
00:37:00et on a de vrais bilans
00:37:01là-dessus
00:37:01mais la réalité
00:37:03c'est qu'en général
00:37:04sur ces mouvements
00:37:05là on le voit particulièrement
00:37:06sur ce mouvement
00:37:07ces revendications
00:37:08elles sont
00:37:08complètement illusoires
00:37:10et surtout
00:37:11c'est juste un prétexte
00:37:12pour les violences
00:37:13qu'il y a derrière
00:37:13en réalité
00:37:14que ce soit
00:37:15la France insoumise
00:37:16mais surtout
00:37:17ces groupuscules
00:37:18qui bloquent
00:37:18et ces groupuscules
00:37:19d'extrême gauche
00:37:20ils n'en ont que faire
00:37:21des conditions d'études
00:37:23des lycéens
00:37:24sinon ça va de soi
00:37:25ils ne frapperaient pas
00:37:26des proviseurs
00:37:27ils ne brûleraient pas
00:37:28des lycées
00:37:29donc sur ça
00:37:29nous notre position
00:37:30c'est qu'on peut faire
00:37:31changer les choses
00:37:31il faut faire changer les choses
00:37:33et il faut écouter aussi
00:37:33les étudiants
00:37:34ou les lycéens
00:37:35mais par les voies
00:37:36qui sont réservées
00:37:37et ça marche très bien
00:37:37la preuve on le fait
00:37:38depuis près de 60 ans
00:37:40alors après les dégradations
00:37:42la facture au niveau national
00:37:44pourrait rapidement
00:37:45chiffrer
00:37:46en millions d'euros
00:37:48feu tricolore arraché
00:37:50abribus saccagés
00:37:51établissements dégradés
00:37:52on les a vus
00:37:52des établissements
00:37:53qui ont été incendiés
00:37:54demain je le rappelle
00:37:55c'est le ministre
00:37:56de l'éducation nationale
00:37:57qui l'a annoncé
00:37:58400 établissements
00:37:59vont rester fermés
00:38:00dans le pays
00:38:00alors qui va payer
00:38:01la facture
00:38:02les auteurs
00:38:02les parents
00:38:03les collectivités
00:38:04ou le contribuable
00:38:05voyez ce sujet
00:38:06d'Astrid Yalik
00:38:07ce portail coûte en moyenne
00:38:0920 000 euros
00:38:10et cet abribus
00:38:1115 000 euros
00:38:13après les dégradations
00:38:14dans les lycées
00:38:15la facture grimpe
00:38:16mais concrètement
00:38:17qui va payer ?
00:38:19Premier acteur
00:38:20la région
00:38:20la loi leur confie
00:38:22la charge des lycées
00:38:23elle avance
00:38:24dans un premier temps
00:38:25les frais
00:38:26pour remettre
00:38:27les établissements
00:38:28en état
00:38:28mais la collectivité
00:38:29peut ensuite chercher
00:38:30à récupérer cet argent
00:38:31si les auteurs
00:38:32des dégradations
00:38:33sont identifiés
00:38:34elle peut notamment
00:38:35se constituer
00:38:36partie civile
00:38:36et demander
00:38:37réparation du préjudice
00:38:39la loi est claire
00:38:39lorsque ce sont
00:38:40des mineurs
00:38:41qui agissent
00:38:41et bien ce sont
00:38:42les parents
00:38:42qui sont responsables
00:38:43c'est l'article 1942
00:38:44du code civil
00:38:45qui dit que lorsque
00:38:46les parents ont
00:38:47l'autorité parentale
00:38:48sur des enfants
00:38:48et que ces enfants
00:38:49commettent des actes
00:38:51répréhensibles
00:38:51par la loi
00:38:52et bien ce sont eux
00:38:53qui sont responsables
00:38:54puisque les parents
00:38:54doivent veiller
00:38:55à réparer
00:38:56les dommages
00:38:57de leurs enfants
00:38:57c'est vrai
00:38:58généralement
00:38:58on a une assurance
00:38:59habitation
00:39:00qui couvre
00:39:01ces actes là
00:39:01mais attention
00:39:02lorsque votre enfant
00:39:03commet un acte
00:39:04délictuel
00:39:05et bien c'est peut-être
00:39:06une cause
00:39:06d'exclusion
00:39:07de la garantie
00:39:08donc l'assurance
00:39:09risque de ne pas
00:39:09prendre en charge
00:39:10dans de nombreuses
00:39:12situations
00:39:12les auteurs
00:39:13ne sont pas
00:39:14identifiés
00:39:14dans ces cas là
00:39:15c'est à l'état
00:39:16d'en payer les frais
00:39:17et le paiement
00:39:18repose alors
00:39:19sur des fonds publics
00:39:21en Ile-de-France
00:39:22le coût des dégradations
00:39:23dans les établissements
00:39:24s'élèverait déjà
00:39:26à près d'un million
00:39:27d'euros
00:39:29Maître Olivier Pardo
00:39:30on entendait dans le sujet
00:39:31votre confrère
00:39:34Maître Toledano
00:39:34qui nous disait
00:39:35finalement
00:39:36que c'est aux parents
00:39:37de payer
00:39:37sauf que ça n'arrive
00:39:40pratiquement jamais
00:39:40dans les faits
00:39:42non ça n'arrive pas
00:39:42parce que
00:39:43justement
00:39:44c'est ce que je vous dis
00:39:44c'est à dire
00:39:45c'est le choix des procédures
00:39:46si vous faites des procédures
00:39:47en comparution immédiate
00:39:48d'abord vous n'avez pas
00:39:49les parents qui sont là
00:39:50ensuite c'est difficile
00:39:51pour des mineurs
00:39:52et puis
00:39:53vous avez le droit
00:39:55aussi de choisir
00:39:56des procédures
00:39:56qui vous permettent
00:39:57d'identifier
00:39:58réellement
00:39:59ceux qui ont fait
00:40:00ces actes là
00:40:01mais quand on arrive
00:40:01à les identifier
00:40:02quand on arrive
00:40:03à les identifier
00:40:04est-ce que
00:40:05c'est la question
00:40:06que je pose
00:40:06parce que visiblement
00:40:07la loi le permet
00:40:08est-ce qu'on réclame
00:40:10systématiquement
00:40:10le remboursement
00:40:11des dégâts
00:40:12aux auteurs
00:40:12ou aux parents
00:40:13alors vous avez
00:40:14des régions
00:40:14qui le font
00:40:15puisque ce sont
00:40:15souvent les régions
00:40:16qui sont en première ligne
00:40:18d'ailleurs la région
00:40:19de l'île de France
00:40:20le fait
00:40:22vient aux audiences
00:40:23se fait représenter
00:40:24aux audiences
00:40:24pour réclamer
00:40:25des dommages d'intérêt
00:40:26après il y a
00:40:27le jeu
00:40:27du prononcé
00:40:28des dommages d'intérêt
00:40:29et ensuite
00:40:30il y a le jeu
00:40:30de la récupération
00:40:31de ces dommages d'intérêt
00:40:32parce que c'est là
00:40:33où ça bloque
00:40:34la plupart du temps
00:40:35parce qu'il y a
00:40:35des insolvabilités
00:40:36qui s'organisent
00:40:37mais enfin
00:40:39quelle est l'autre solution
00:40:40que ce soit
00:40:40le contribuable
00:40:41qui paye
00:40:41je vous donne un exemple
00:40:43ça se termine comme ça
00:40:44je vous donne un exemple
00:40:46le lycée
00:40:47Nelson Mandela
00:40:49celui qui a été
00:40:51incendié
00:40:52incendié
00:40:53structurellement
00:40:53c'est pas uniquement
00:40:55la porte
00:40:55qui a été incendiée
00:40:56ce lycée
00:40:57a été construit
00:40:59il y a peu de temps
00:40:59il a coûté
00:41:0076 millions d'euros
00:41:0276 millions d'euros
00:41:04c'est à dire
00:41:04que des lycéens
00:41:05et des étudiants
00:41:06qui disent
00:41:07on n'est pas confort
00:41:08on n'a pas
00:41:09les établissements
00:41:10qui veulent
00:41:10ont brûlé
00:41:12le hall entier
00:41:14du lycée
00:41:15mais c'est ça
00:41:16qui est totalement
00:41:17ubiesque
00:41:17totalement contradictoire
00:41:19c'est à dire
00:41:19qu'on a des lycéens
00:41:21qui viennent demander
00:41:21davantage d'argent
00:41:22pour l'école
00:41:23mais à côté de ça
00:41:24qui viennent détruire
00:41:25le matériel
00:41:25et les établissements
00:41:26en plus en l'incendiant
00:41:27avec des mortiers
00:41:28d'artifice
00:41:28donc libérément
00:41:30sur des matières
00:41:31inflammables
00:41:32dans le hall
00:41:33principal
00:41:33Régis
00:41:34c'est pour ça
00:41:34que je vous disais
00:41:35que c'est un crime
00:41:36parce que l'incendie
00:41:37volontaire
00:41:37c'est un crime
00:41:38ce matin
00:41:39c'est pas petit
00:41:42comme infraction
00:41:43ce matin
00:41:43l'équipe de 100% frontière
00:41:45est allée justement
00:41:45vous poser la question
00:41:46de vous demander
00:41:47quel était votre point de vue
00:41:48sur la responsabilité
00:41:49des casseurs
00:41:51les gens qui ont le droit
00:41:52de manifester
00:41:53mais casser par contre
00:41:54le matériel
00:41:55sachant que ce sont
00:41:56les français qui payent
00:41:57c'est absolument pas normal
00:41:58donc pour moi
00:41:59oui en effet
00:41:59ceux qui cassent
00:42:00ils payent
00:42:01les parents sont responsables
00:42:02de leurs enfants
00:42:03donc voilà
00:42:04ils doivent aller
00:42:06jusqu'au bout
00:42:06de leurs responsabilités
00:42:08ça les ferait peut-être réfléchir
00:42:09c'est ça
00:42:10à partir du moment
00:42:10où on leur présentera
00:42:11l'addition
00:42:12ils diront peut-être
00:42:13à leurs enfants
00:42:14d'arrêter
00:42:14de faire des imbéciles
00:42:16casseurs payeurs
00:42:17je l'ai entendu
00:42:17je l'entends depuis 40 ans
00:42:19le problème c'est que
00:42:20personne ne paye
00:42:21et que les parents
00:42:21de ces gens-là
00:42:22sont la plupart du temps
00:42:23insolvables
00:42:23et ne vivent que
00:42:25d'allocations familiales
00:42:27et autres
00:42:27aides de l'Etat
00:42:28donc c'est vrai
00:42:30que dans l'absolu
00:42:30dans l'absolu
00:42:31ça serait l'idéal
00:42:32les faire payer
00:42:33ou tout au moins
00:42:34leur supprimer
00:42:35leur supprimer
00:42:36les allocations
00:42:38Benjamin Comboulivre
00:42:38sur le terrain
00:42:39est-ce que
00:42:40les auteurs de dégradation
00:42:42ont réellement conscience
00:42:44des conséquences
00:42:45justement
00:42:45dont on parlait
00:42:45tout à l'heure
00:42:46avec Olivier
00:42:46des conséquences financières
00:42:48et judiciaires de leurs actes
00:42:50malheureusement
00:42:50ils en ont totalement conscience
00:42:51ils savent surtout
00:42:53qu'il ne va rien se passer
00:42:54c'est ça dont ils ont conscience
00:42:55c'est l'impunité
00:42:56qui nourrit la récidive
00:42:57c'est l'impunité
00:42:58qui pousse à faire toujours plus
00:42:59et vous savez
00:42:59quand on refuse
00:43:00d'augmenter le budget
00:43:01de la police nationale
00:43:02parce que ça coûte trop cher
00:43:03de nous entendre
00:43:03dans nos revendications
00:43:04quand on veut plus d'effectifs
00:43:05plus d'enquêteurs
00:43:07pour l'investigation
00:43:07il faudrait aussi
00:43:08peut-être un petit peu
00:43:09regarder le coût
00:43:10de la délinquance
00:43:11parce que c'est pas mal
00:43:12non plus
00:43:12c'est une sacrée enveloppe
00:43:13le coût de la délinquance
00:43:18oui mais ils ont aussi
00:43:19la force de l'exemple
00:43:20et puis les petits copains
00:43:20qu'est-ce qu'ils ont pris avant
00:43:21et ils savent très bien
00:43:22que ça ne se passe pas
00:43:22et quand on en vient à dire
00:43:23qu'un surpayeur etc
00:43:24et qu'il faudrait aller
00:43:26taper idéalement
00:43:26sur les parents
00:43:27parce que c'est vrai
00:43:28qu'ils ne sont pas responsables
00:43:28pénalement des agissements
00:43:29de leur rejeton
00:43:31nul nul des responsables
00:43:31quoi de son propre fait
00:43:32mais aussi vite
00:43:33ils devraient pouvoir payer
00:43:34effectivement pour les dégradations
00:43:35sauf qu'on ne le fait pas en France
00:43:36même les aides sociales
00:43:37on ne leur coupe pas
00:43:38parce qu'il faut leur laisser
00:43:39un minimum vital
00:43:39on ne peut pas mettre une famille
00:43:40dans le besoin
00:43:41donc on ne fera jamais ça
00:43:43on n'a pas les outils
00:43:44on n'a pas la limite
00:43:45en 30 secondes
00:43:45mais en 30 secondes
00:43:46vous avez aussi une donne
00:43:48dont on parle très peu
00:43:50c'est l'écosystème
00:43:52de la délinquance
00:43:53et du trafic de drogue
00:43:54c'est-à-dire que vous avez
00:43:55des familles
00:43:56je vais être cash
00:43:57qui en fait
00:43:59un enfant se fait gronder
00:44:00quand il se fait attraper
00:44:01par la police
00:44:02vous voyez
00:44:03on l'encourage justement
00:44:05à être plus malin
00:44:07à faire ses trucs
00:44:08et à ne pas se faire piquer
00:44:09c'est ça l'état d'esprit
00:44:11donc quand on est dans
00:44:12un état d'esprit pareil
00:44:13on n'est pas dans un état d'esprit
00:44:14tu vas faire tes devoirs
00:44:15tu vas venir à la maison
00:44:16et tu vas bien te comporter
00:44:17c'est ça aussi le problème
00:44:19c'est qu'on est dans
00:44:20des écosystèmes
00:44:22véritablement
00:44:23de la délinquance
00:44:24à laquelle appartiennent
00:44:25un certain nombre
00:44:26de ses élèves
00:44:27Vincent, 15 secondes rapidement
00:44:28lorsque vous voyez
00:44:29ces images
00:44:29vous voyez que ce pays
00:44:30n'est plus tenu
00:44:32l'intégralité des politiques
00:44:34n'ont qu'un mot à la bouche
00:44:35c'est l'état de droit
00:44:36le droit
00:44:37il est dans un drôle d'état
00:44:38à partir du moment
00:44:39où vous êtes incapable
00:44:41de faire respecter le droit
00:44:43parce que c'est ce qu'on voit
00:44:44ça veut dire que
00:44:46eh bien
00:44:47cet état
00:44:47n'est plus tenu
00:44:48alors on dit
00:44:49ah oui c'est une minorité
00:44:51enfin c'est une minorité
00:44:52qui met à feu et à sang
00:44:53le pays
00:44:54Voltaire disait
00:44:54les minorités
00:44:55ça peut fonctionner
00:44:56regardez les apôtres
00:44:57ont été douze
00:44:57et ils ont fait florès
00:44:58donc les minorités
00:44:59il faut s'en méfier
00:45:00la preuve
00:45:00elle met le pays
00:45:01à feu et à sang
00:45:02des établissements brûlent
00:45:03on est passé de l'état de droit
00:45:04à l'état de droit
00:45:05de faire n'importe quoi
00:45:06des établissements brûlent
00:45:08des affrontements éclatent
00:45:10des agitateurs
00:45:11se déplacent
00:45:12d'un lycée à l'autre
00:45:13pour provoquer
00:45:13les violences
00:45:14et devant certains lycées
00:45:15des drapeaux palestiniens
00:45:16et des slogans
00:45:17nous sommes tous
00:45:18des enfants de Gaza
00:45:19aucun rapport pourtant
00:45:20entre Gaza
00:45:21et les lycées français
00:45:22sinon un
00:45:23effectivement
00:45:23la récupération
00:45:24depuis plusieurs jours
00:45:25des élus
00:45:26de la France insoumise
00:45:27s'affichent devant
00:45:28les établissements
00:45:29et font mine de soutenir
00:45:30le mouvement
00:45:30c'était le cas
00:45:31notamment aujourd'hui
00:45:32d'Emeric Caron
00:45:33bien évidemment
00:45:34que votre sort
00:45:35aujourd'hui
00:45:36indiffère absolument
00:45:37ceux qui nous gouvernent
00:45:38et vous avez raison
00:45:39de renvoyer ce message
00:45:40et nous sommes avec vous
00:45:52quand la France insoumise
00:45:54jette de l'huile
00:45:55sur le feu
00:45:56la récupération
00:45:56est évidente
00:45:57et pourtant
00:45:57vous le verrez
00:45:58il y a un sondage
00:45:58qui est sorti
00:46:00sur le sujet
00:46:00les avis ne sont pas
00:46:01tranchés
00:46:01vous verrez ça
00:46:02restez avec nous
00:46:02pour la suite
00:46:03de Soir Info
00:46:04sur CNews
00:46:09la suite de cette édition
00:46:10spéciale de Soir Info
00:46:11en direct sur CNews
00:46:12drapeau palestinien
00:46:13élu LFI
00:46:14sur les blocages
00:46:15slogans
00:46:15qui n'ont plus grand chose
00:46:16à voir avec l'école
00:46:18le mouvement
00:46:19lycéen
00:46:19est-il en train
00:46:20d'être récupéré
00:46:21politiquement
00:46:22ne vous trompez pas
00:46:23la réponse
00:46:24est dans la question
00:46:24on va en parler
00:46:25juste après
00:46:26la revue de presse
00:46:27de ce vendredi 2 octobre
00:46:28largement consacré
00:46:29à ces blocages
00:46:31des lycées
00:46:31à leur dérive
00:46:32on va commencer
00:46:32avec le parisien
00:46:34aujourd'hui en France
00:46:34vous voyez
00:46:35qui titre
00:46:36les blocus
00:46:36vire à l'émeute
00:46:37la nouvelle journée
00:46:38d'action des lycéens
00:46:40a dégénéré
00:46:40en violence urbaine
00:46:41dans de nombreuses villes
00:46:42près de 2000 personnes
00:46:45ont été interpellées
00:46:46rien qu'aujourd'hui
00:46:47on en parlait tout à l'heure
00:46:48400 établissements
00:46:49seront fermés demain
00:46:50on va regarder
00:46:51la une
00:46:51à présent
00:46:52des dernières nouvelles
00:46:54d'Alsace
00:46:54avec la violence
00:46:55qui s'invite
00:46:56dans les mouvements
00:46:57lycéens
00:46:58ça c'est pour
00:46:59les dernières nouvelles
00:46:59d'Alsace
00:47:00du côté de l'éco-républicain
00:47:01les lycéens font bloc
00:47:03et puis
00:47:03le Figaro
00:47:04pour terminer
00:47:05les lycées
00:47:07derrière les violences
00:47:08l'ombre
00:47:09de la France insoumise
00:47:10et ça tombe bien
00:47:11parce que c'est justement
00:47:12la question
00:47:13qu'on va se poser
00:47:14dès maintenant
00:47:14des établissements
00:47:15qui brûlent
00:47:16des affrontements éclatent
00:47:17des agitateurs
00:47:18se déplacent
00:47:19d'un lycée à l'autre
00:47:20pour provoquer
00:47:21des violences
00:47:21et devant certains lycées
00:47:23on le disait
00:47:24des drapeaux palestiniens
00:47:25des slogans
00:47:26nous sommes tous
00:47:27des enfants de Gaza
00:47:28ou encore
00:47:28Israël assassin
00:47:30je vous propose d'écouter
00:47:48Olivier Pardo
00:47:49expliquez-moi
00:47:49le rapport
00:47:50entre Parcoursup
00:47:51les professeurs absents
00:47:53le manque de moyens
00:47:55à l'école
00:47:56et ce qui se passe
00:47:56actuellement
00:47:57dans la bande de Gaza
00:47:59je vous donne
00:48:00le point commun
00:48:01c'est LFI
00:48:02c'est-à-dire
00:48:04c'est la volonté
00:48:06de rendre
00:48:09ce conflit
00:48:10qui se passe
00:48:10à 4000 km
00:48:12d'ici
00:48:13extraordinairement présent
00:48:14sans compréhension
00:48:16c'est ce que
00:48:17Rachel Kahn
00:48:18appelle le palestinisme
00:48:19c'est-à-dire
00:48:20cette sorte
00:48:21de slogan
00:48:22qui permet
00:48:23de remettre
00:48:24toute une jeunesse
00:48:25dans la rue
00:48:26et ça vaut pour
00:48:27ceux qui sont décérébrés
00:48:29comme des gens
00:48:30de Sciences Po
00:48:30c'est-à-dire que
00:48:31c'est une sorte
00:48:32de mythe
00:48:34comme ça
00:48:34qui permet
00:48:35d'agréger
00:48:36tout le monde
00:48:37en se disant
00:48:39Israël
00:48:40assassin
00:48:40Macron
00:48:41qu'on puisse
00:48:41quand on connaît
00:48:42la position de Macron
00:48:43on a envie
00:48:44de hurler
00:48:45mais imaginez
00:48:47je vous mets au défi
00:48:48imaginez
00:48:49qu'un jeune juif
00:48:51ou un juif plus âgé
00:48:53passe avec une kippa
00:48:54au milieu de ce groupe-là
00:48:56moi je donne pas cher
00:48:58de 100 ans
00:49:00de résistance
00:49:01imaginez
00:49:02qu'un policier
00:49:03en uniforme
00:49:04passe dans ce groupe-là
00:49:05je donne pas cher
00:49:07de cela
00:49:09imaginez
00:49:09qu'un journaliste
00:49:10de CNews
00:49:12passe dans ce groupe-là
00:49:13mais je donne pas cher
00:49:15de sa vie
00:49:16c'est ça la réalité
00:49:17c'est ça qu'on a mis
00:49:19dans la tête des gens
00:49:20les mots
00:49:22précèdent toujours
00:49:23les violences
00:49:24les mots
00:49:24ce sont
00:49:25les mots de LFI
00:49:26les violences
00:49:27vous les avez aujourd'hui
00:49:27après il y a quand même
00:49:28un calcul extrêmement risqué
00:49:30pour LFI
00:49:31moi j'écoutais
00:49:31Jean-Luc Mélenchon
00:49:32tout à l'heure
00:49:32qui disait
00:49:33c'est la première fois
00:49:34qu'on a un mouvement
00:49:35lycéen
00:49:36qui fonctionne
00:49:36par télépathie
00:49:37ça c'est des termes
00:49:39à la Mélenchon
00:49:40ça veut dire
00:49:40qu'il dit
00:49:41on a donné aucun
00:49:42aucun mot d'ordre
00:49:43et ils se sont mis
00:49:45voilà
00:49:45donc Mélenchon
00:49:46le politique
00:49:47explique que ce n'est pas
00:49:48LFI qui est derrière
00:49:50qu'il n'y a pas de mot d'ordre
00:49:51pourquoi ?
00:49:52tout simplement
00:49:53parce que
00:49:53LFI
00:49:54on le voit bien
00:49:55avec la présence
00:49:56parfois active
00:49:57ou parfois un peu
00:49:58en retrait
00:49:58de certains élus
00:50:00ils sont avec
00:50:02on va dire
00:50:03un électorat
00:50:04qui n'est pas forcément
00:50:05ces jeunes
00:50:05mais l'écosystème
00:50:07qu'il y a autour
00:50:07qu'ils convoitent
00:50:08donc c'est à dire
00:50:09qu'il faut qu'ils fassent
00:50:10le plein
00:50:11je parle de l'élection
00:50:12présidentielle
00:50:12qui arrive l'année prochaine
00:50:13et en même temps
00:50:15le plein
00:50:16pardon
00:50:16mais les lycéens
00:50:17dans la rue
00:50:17ce n'est pas eux
00:50:18qui vont voter
00:50:18l'année prochaine
00:50:19bien sûr
00:50:19mais il y a les familles
00:50:20il y a tout ça derrière
00:50:20je veux dire
00:50:21on est quand même
00:50:21dans les banlieues
00:50:22dans lesquelles
00:50:23LFI et Mélenchon
00:50:24font plus de 60
00:50:2570%
00:50:25parfois
00:50:26donc il faut qu'ils fassent
00:50:27le plein
00:50:28et en même temps
00:50:29il faut qu'ils soient
00:50:30au second tour
00:50:31donc effrayer
00:50:32les gens
00:50:33en créant des émeutes
00:50:34à répétition
00:50:35ce n'est pas bon
00:50:36non plus
00:50:36c'est ça le problème
00:50:37de LFI aujourd'hui
00:50:38voulez-vous vraiment
00:50:39pensez-vous
00:50:40qu'il veut vraiment
00:50:40être au second tour
00:50:41ou plutôt qu'il veut
00:50:42être à la tête
00:50:43de l'insurrection
00:50:43au lendemain
00:50:45d'une élection
00:50:45de Marine Le Pen
00:50:46il le sera peut-être
00:50:47ça c'est la question
00:50:49ça c'est la question
00:50:50c'est-à-dire que vous
00:50:50vous pensez
00:50:51que son objectif
00:50:53ce n'est pas
00:50:54profondément
00:50:54je pense profondément
00:50:56que je vois
00:50:56toutes ces déclarations
00:50:58on a tous connu
00:50:59des gens qui partaient
00:51:00de la gauche
00:51:01et qui venaient
00:51:02vers le centre
00:51:03lui il fait
00:51:04exactement l'inverse
00:51:04c'est-à-dire qu'il se radicalise
00:51:06de plus en plus
00:51:08comme s'il voulait
00:51:09s'il avait intégré
00:51:10qu'il perdrait
00:51:11l'élection présidentielle
00:51:12et qu'il prépare
00:51:13l'insurrection
00:51:14qui va venir
00:51:15est-ce que l'objectif
00:51:16a déjà été l'Elysée ?
00:51:17mais je ne pense pas
00:51:18c'est une question
00:51:18qu'on peut se poser
00:51:19je pense qu'à un moment donné
00:51:21la dernière
00:51:22aux dernières élections
00:51:23il y a pensé
00:51:23là
00:51:24c'est un garçon intelligent
00:51:25il voit
00:51:26les sondages
00:51:27de second tour
00:51:28il sent bien
00:51:29qu'il peut franchir
00:51:30le premier tour
00:51:31mais qu'au second tour
00:51:32il perd
00:51:32mais s'il perd
00:51:33et qu'il prend
00:51:34derrière la tête
00:51:35de l'insurrection
00:51:36à ce moment-là
00:51:37on peut comprendre
00:51:38tout ce qui est en train
00:51:40de se passer
00:51:40et lire
00:51:41tout ce qui est en train
00:51:42de se passer
00:51:42c'est un sujet intéressant
00:51:43s'il est éliminé
00:51:44au premier tour
00:51:45ça le fragilise
00:51:46et c'est sûr
00:51:46mais c'est un sujet intéressant
00:51:48souvenez-vous
00:51:49on avait la même
00:51:49il sera fragilisé
00:51:51on avait la même réflexion
00:51:52en 2002
00:51:53avec Jean-Marie Le Pen
00:51:54et le Front National
00:51:55Jean-Marie Le Pen
00:51:56son objectif
00:51:58ce n'était pas l'Elysée
00:51:58et lorsqu'il se retrouve
00:51:59au second tour
00:52:00il est surpris
00:52:01Vincent Roy
00:52:02mais là il y a quelque chose
00:52:03pour poursuivre
00:52:04ce que disait
00:52:05Maître Pardot
00:52:06il y a quelque chose
00:52:07de très profond
00:52:07chez Jean-Luc Mélenchon
00:52:08et je souscris
00:52:09à tout ce qui vient
00:52:10d'être dit là
00:52:11Jean-Luc Mélenchon
00:52:12connaît parfaitement
00:52:13la révolution française
00:52:14il connaît parfaitement
00:52:15l'histoire
00:52:15et il sait très bien
00:52:16que la révolution française
00:52:18c'est un conflit
00:52:19de légitimité
00:52:21légitimité
00:52:21des urnes
00:52:22c'est-à-dire
00:52:23le jeu de paume
00:52:24ou légitimité
00:52:25de la rue
00:52:25c'est-à-dire
00:52:26la Bastille
00:52:27il sait
00:52:28que dans les urnes
00:52:30il perdra
00:52:31alors
00:52:32il prend
00:52:33la légitimité
00:52:34de la rue
00:52:35c'est-à-dire
00:52:35la Bastille
00:52:36il a retenu
00:52:37les leçons
00:52:37de l'histoire
00:52:38et effectivement
00:52:39si au deuxième tour
00:52:40il sait
00:52:40qu'il ne peut pas gagner
00:52:41il prend
00:52:42effectivement
00:52:43la tête
00:52:44de l'insurrection
00:52:45et d'une certaine manière
00:52:47il a réussi
00:52:47son objectif
00:52:48Baptiste Gilly
00:52:49pour revenir
00:52:49à ces slogans
00:52:51qui n'ont
00:52:51rien à voir
00:52:52avec l'éducation
00:52:54qui n'ont rien à voir
00:52:55avec le lycée
00:52:55qu'on entend
00:52:56scander dans les rues
00:52:57et en particulier
00:52:58effectivement
00:52:59des slogans
00:53:00pro-palestiniens
00:53:03comment est-ce que
00:53:03vous expliquez
00:53:04finalement
00:53:05aujourd'hui
00:53:06cette récupération
00:53:08c'est de la récupération
00:53:09clairement
00:53:09complètement
00:53:10c'est de la récupération
00:53:11nous ce qu'on a vu
00:53:12sur le terrain
00:53:13c'est vraiment
00:53:14les proxys de LFI
00:53:15qui ont amené
00:53:16ce mouvement
00:53:17pour le récupérer
00:53:18on a les deux proxys principaux
00:53:20qui sont l'union étudiante
00:53:21qui sont une association étudiante
00:53:22qui se veut syndicat étudiant
00:53:23qui est complètement
00:53:24à la botte de la France insoumise
00:53:26et de l'autre côté
00:53:26l'union syndicale lycéenne
00:53:28et ces deux jambes-là
00:53:30de la France insoumise
00:53:31une dans les lycées
00:53:32l'autre dans l'université
00:53:33leur a permis
00:53:34d'amener ce mouvement-là
00:53:35quand Jean-Luc Mélenchon
00:53:37dit que c'est le premier
00:53:38mouvement télépathique
00:53:39pour tous ceux
00:53:40qui sont sur le terrain
00:53:40et qui voient
00:53:41ce qui se passe réellement
00:53:42ça nous brûle les oreilles
00:53:43ça nous brûle les yeux
00:53:44parce qu'effectivement
00:53:45il y a ces proxys
00:53:46et la note des renseignements
00:53:47est très juste à ce sujet-là
00:53:49on voit vraiment
00:53:51ces proxys-là
00:53:51qui vont chercher
00:53:52les étudiants
00:53:53et les mobiliser
00:53:54Alors toujours sur le terrain
00:53:55de la récupération
00:53:56à Saint-Denis
00:53:57toujours regarder
00:53:57cette altercation
00:53:58entre des CRS
00:54:01et le député insoumis
00:54:02Thomas Porte
00:54:26Elle est totalement folle
00:54:30Il est courageux le policier
00:54:31Il est courageux le policier
00:54:33Vous avez raison
00:54:35C'est notable
00:54:37Olivier Pardot
00:54:38on entend crier
00:54:38c'est des élus
00:54:39vous entendez dans la séquence
00:54:40c'est des élus
00:54:41c'est des élus
00:54:41arrêtés
00:54:42arrêtés c'est des élus
00:54:43des personnes qui disent
00:54:44arrêtés c'est des élus
00:54:46ça change quelque chose
00:54:47en matière
00:54:48d'une opération
00:54:50dans le cadre
00:54:51d'une opération
00:54:51de maintien de l'ordre
00:54:52est-ce qu'un élu
00:54:53doit être traité
00:54:54différemment
00:54:54qu'un citoyen lambda
00:54:56Sûrement pas
00:54:57Il doit être traité
00:54:59avec plus de dureté
00:55:00Je vous rappelle
00:55:01que ce sont les mêmes
00:55:02où Jean-Luc Mélenchon
00:55:04demandait au préfet
00:55:05de les saluer
00:55:06d'aller quasiment
00:55:08leur baiser la main
00:55:10quand ils passaient
00:55:12Voilà ce comportement là
00:55:13La seule chose
00:55:14c'est qu'ils ont
00:55:15quelques privilèges
00:55:15par exemple
00:55:17pour le placement
00:55:18en garde à vue
00:55:19ou le placement
00:55:20dans des éléments coercitifs
00:55:22Ils ont des privilèges
00:55:23mais ces privilèges
00:55:23ce sont des droits
00:55:24C'est quoi ?
00:55:25Quel type de privilèges ?
00:55:26Benjamin Courboulis
00:55:27Est-ce que vous avez
00:55:27des consignes particulières
00:55:28lorsque vous vous retrouvez
00:55:29dans une situation
00:55:30comme celle-ci
00:55:31face à un élu ?
00:55:32Techniquement
00:55:32normalement non
00:55:33Maintenant
00:55:33ils font ça
00:55:35pour mettre
00:55:35un coup de pression
00:55:37un coup d'intimidation
00:55:38Vous vous pointez
00:55:38avec les chartes tricolores
00:55:39forcément le collègue
00:55:40se dit
00:55:40il ne faut pas
00:55:41que je loue
00:55:41sur cette intervention là
00:55:42Évidemment
00:55:43c'est ultra médiatisé
00:55:44ça filme de partout
00:55:45mais ça participe
00:55:48de cette volonté
00:55:49d'aller freiner
00:55:51l'action de l'Etat
00:55:51d'aller empêcher
00:55:52le policier
00:55:52de faire son travail
00:55:53D'aller intimider
00:55:55le policier
00:55:55Bien sûr
00:55:56de faire comprendre
00:55:57si tu as le malheur
00:55:58de me pousser
00:55:59de me faire tomber
00:55:59tu auras fait tomber
00:56:00un député
00:56:01Donc c'est évidemment
00:56:03vous n'avez pas envie
00:56:04de jouer votre carrière
00:56:05sur un coup de bouclier
00:56:06si vous voulez
00:56:06Mais qu'est-ce qui change
00:56:07concrètement sur le papier
00:56:09avec un citoyen lambda
00:56:10lors d'une interpellation
00:56:11ils ont certains privilèges
00:56:14quand même ?
00:56:14Dans ce cadre là
00:56:15évidemment
00:56:16D'où est-ce qu'il arriverait
00:56:17pour dire
00:56:18non
00:56:18l'action de la police
00:56:19ne se fait pas
00:56:20il y a un immeuble
00:56:21qui brûle
00:56:21les policiers
00:56:22et les pompiers
00:56:22veulent intervenir
00:56:23mais non
00:56:23je suis Thomas Porte
00:56:24j'ai décidé
00:56:26quand vous voyez ces images
00:56:27qu'est-ce que vous dites ?
00:56:29On a parlé tout à l'heure
00:56:30des réseaux sociaux
00:56:31aujourd'hui
00:56:32de la puissance des images
00:56:34cette image
00:56:34elle est construite
00:56:35en fait
00:56:36ils veulent construire
00:56:37ces images
00:56:37même presque de propagande
00:56:39on peut le dire comme ça
00:56:40c'est les chartes tricolores
00:56:41en fait
00:56:42c'est de montrer
00:56:42vous voyez
00:56:43toutes ces images
00:56:44la violence policière
00:56:46nous sommes finalement
00:56:47les remparts
00:56:48Il y a une mise en scène
00:56:48recherchée là
00:56:49complètement
00:56:49contre les violences policières
00:56:51c'est quelque chose
00:56:51qui peut percoler
00:56:54qui peut plaire
00:56:54à une certaine jeunesse
00:56:56d'alimenter
00:56:57ce type de discours
00:56:58il y a des mantras aussi
00:56:59qu'on a entendu tout à l'heure
00:57:01Israël assassin
00:57:02on veut aller chercher
00:57:03ces fameux mantras
00:57:04ces discours
00:57:06qu'on peut
00:57:07qui servent finalement
00:57:09à aller mettre
00:57:10de l'huile sur le feu
00:57:10donc c'est littéralement ça
00:57:12il y a même presque
00:57:12un processus de transfert
00:57:15il y a ce côté imaginatif
00:57:18je dirais
00:57:18chez LFI
00:57:19ils veulent créer
00:57:20ce fameux chaos
00:57:20ils veulent se servir
00:57:22de cette chair
00:57:23de jeunesse
00:57:23si vous voulez
00:57:25cette force de jeunesse
00:57:26pour vivre
00:57:27pour aller justement
00:57:29mettre sans dessus
00:57:30dessous
00:57:30le monde à l'envers
00:57:31c'est littéralement ça
00:57:32donc il y a cette instrumentalisation
00:57:34extrêmement forte
00:57:35de cette jeunesse
00:57:36et on utilise des mantras
00:57:37on utilise ces symboles
00:57:38les chartres tricolores
00:57:39c'est quoi ?
00:57:40c'est la France au fond
00:57:40c'est vous qui nous attaquez
00:57:42et ça va servir aussi
00:57:43je le disais
00:57:44pour les présidentielles
00:57:45ça c'est certain
00:57:45Karim a raison
00:57:46mais je voudrais juste
00:57:47ajouter un point
00:57:48n'oublions jamais
00:57:49que Jean-Luc Mélenchon
00:57:51a été condamné
00:57:51pour des violences policières
00:57:54lorsque au moment
00:57:55de la perquisition
00:57:56la république c'est moi
00:57:58c'est à dire
00:57:59où il s'opposait
00:58:00frontalement
00:58:01à des policiers
00:58:03à un magistrat
00:58:05frontalement
00:58:06et donc
00:58:07c'est toute une culture
00:58:09toute une culture
00:58:10de la sédition
00:58:11toute une culture
00:58:12du gauchisme
00:58:13pas d'extrême gauche
00:58:15du gauchisme
00:58:15et rappelons
00:58:16qu'il y a un deux poids
00:58:16deux mesures
00:58:17lorsque certains élus
00:58:17de la France insoumise
00:58:18font appel
00:58:19à une protection policière
00:58:21avec
00:58:22je vais me mettre
00:58:23un bémol
00:58:23avec une connaissance
00:58:24intime
00:58:25des institutions
00:58:26je pense que
00:58:27Jean-Luc Mélenchon
00:58:28est un des hommes politiques
00:58:29aujourd'hui
00:58:30qui connaît le mieux
00:58:30le parlementarisme
00:58:32qui connaît le mieux
00:58:33les institutions françaises
00:58:34et il est parfaitement
00:58:35conscient de ce qu'il fait
00:58:36mais vous avez raison
00:58:37moi je me souviens
00:58:37d'une phrase
00:58:38qui avait été prononcée
00:58:39par Clémentine Autain
00:58:40à l'époque
00:58:41qui disait
00:58:41ce que nous n'obtiendrons pas
00:58:42dans les urnes
00:58:43nous l'obtiérons dans la rue
00:58:44Benjamin
00:58:44c'est ça
00:58:45c'est là
00:58:46c'est ce que dit
00:58:48Régis
00:58:48et c'est pour ça
00:58:48qu'à un moment donné
00:58:49il faut se poser la question
00:58:51qu'est-ce qu'on fait
00:58:52face à un parti
00:58:53même qui représente
00:58:54autant de voix
00:58:55qu'il y ait un parti
00:58:55qui est rentré
00:58:56dans la sédition
00:58:56absolument
00:58:57on va se poser cette question
00:58:58parce que cette question
00:58:59elle a été notamment
00:59:00posée ce matin
00:59:00sur RMC
00:59:01par Bruno Rotaillot
00:59:02Benjamin
00:59:02simplement sur ton apporte
00:59:04en effet ça ne dérangeait pas
00:59:05la police violente
00:59:06au moment où il acceptait
00:59:07ou il demandait
00:59:08la protection
00:59:08lui-même a été sous protection
00:59:10exactement
00:59:11donc il y a quand même
00:59:11un petit peu
00:59:12un décalage là aussi
00:59:13alors autre séquence
00:59:14à Vitry-sur-Seine
00:59:15cette fois
00:59:15avec Mathilde Panot
00:59:16regardez
00:59:19Thomas Ankara
00:59:20qui était le président
00:59:22du Burkina Faso
00:59:23le pays des hommes
00:59:25intègre
00:59:26disait
00:59:27une jeunesse mobilisée
00:59:29est dangereuse
00:59:30elle est plus dangereuse
00:59:31qu'une bombe à Doric
00:59:38alors le pouvoir
00:59:40à faire debout
00:59:41ne lâchez rien
00:59:42restez dites
00:59:44restez disciplinés
00:59:45et c'est comme ça
00:59:46qu'on va gagner
00:59:51Baptiste Gilly
00:59:52je précise
00:59:53qu'elle est fille
00:59:54conteste
00:59:54les accusations
00:59:55de récupération
00:59:56c'est complètement lunaire
00:59:58quand on voit les images
00:59:59on voit que
01:00:00justement
01:00:00ils utilisent ce mouvement
01:00:02mais pour
01:00:02pour nourrir
01:00:03leur projet
01:00:04et d'ailleurs
01:00:05ils le professent
01:00:05depuis des mois et des mois
01:00:06ils commencent
01:00:07à petit à petit
01:00:09mettre insidieusement
01:00:10l'idée
01:00:10qu'il faut
01:00:11un soulèvement populaire
01:00:12de la désobéissance civile
01:00:13et là on en voit
01:00:14les premières matérieures
01:00:15sur les campus
01:00:16autour des lycées
01:00:17mais enfin
01:00:18il y a juste à ouvrir les yeux
01:00:20pour voir que
01:00:20tout est récupéré
01:00:21et tout est provoqué
01:00:22par la France insoumise
01:00:23Vincent Roy
01:00:24non pas mieux
01:00:26simplement
01:00:26il y a quand même
01:00:28dans toute
01:00:28c'est joli
01:00:32pas mieux
01:00:32dans toute cette théorie
01:00:34il y a
01:00:36si vous voulez
01:00:37d'une certaine façon
01:00:38moi je pense que
01:00:39Jean-Luc Mélenchon
01:00:40a déjà gagné
01:00:42la présidentielle
01:00:43d'une certaine façon
01:00:44parce que
01:00:45il est allé
01:00:48instiller
01:00:48dans les esprits
01:00:50dans les mentalités
01:00:51il est allé instiller
01:00:52une sorte de virus
01:00:54qui fait que maintenant
01:00:55il est le patron
01:00:56de l'insoumission
01:00:57il est le patron
01:00:57de la gauche
01:00:59il est le patron
01:01:00de la rébellion
01:01:01et il le sera
01:01:02pour des mois encore
01:01:03ou peut-être des années
01:01:05le temps que dure
01:01:06son parcours politique
01:01:07mais il a jeté
01:01:09dans les esprits
01:01:11il a jeté
01:01:12une sorte de virus
01:01:13et en cela
01:01:15il a gagné
01:01:15regardez
01:01:16il a tué le parti communiste
01:01:17voici maintenant
01:01:18qu'il est en train
01:01:18de tuer le parti socialiste
01:01:19la gauche
01:01:20c'est lui
01:01:20mais il est paradoxal
01:01:21la semaine précédente
01:01:22il faisait presque
01:01:24l'éloge
01:01:24de la vie du pape
01:01:25en France
01:01:26et c'est un des rares
01:01:27hommes politiques
01:01:27à lire les encycliques
01:01:28absolument
01:01:29c'est ça
01:01:31le paradoxe
01:01:31mais c'est sa force
01:01:32c'est sa culture
01:01:34c'est sa culture
01:01:34et à la différence
01:01:35à la différence
01:01:36des autres
01:01:38il propose un récit
01:01:39il propose une histoire
01:01:41vous savez bien
01:01:41que les autres
01:01:41ne sont rien
01:01:42et il fait de la politique
01:01:43et il fait de la politique
01:01:44mais les autres
01:01:44ne sont rien
01:01:45c'est à dire
01:01:45qu'il est le parti
01:01:47il est le parti
01:01:50on parlait effectivement
01:01:51c'est très juste
01:01:51évidemment
01:01:53sans lui
01:01:53il n'y a pas de parti
01:01:54et d'ailleurs
01:01:54il n'y a pas de
01:01:55c'est le gourou
01:01:57c'est exactement ça
01:01:58ça veut dire
01:01:58que le parti
01:02:00mourra avec lui
01:02:00il n'y a jamais d'élection
01:02:01c'est ça qui est rassurant
01:02:03au sein de la France Insoumise
01:02:04il n'y a jamais d'élection
01:02:04ça se fait par acclamation
01:02:06exactement
01:02:09on parlait
01:02:09effectivement
01:02:10de la récupération
01:02:11qui paraît évidente
01:02:12sur les images
01:02:13que l'on vient de voir
01:02:13et pourtant
01:02:14regardez ce sondage
01:02:16dernier sondage
01:02:17TSA pour CNews Europe 1
01:02:18et JDD
01:02:19vous êtes
01:02:20la question qu'on vous posait
01:02:21les lycéens
01:02:22qui bloquent les lycées
01:02:23sont-ils instrumentalisés
01:02:24par la France Insoumise ?
01:02:25vous êtes 55%
01:02:26à répondre oui
01:02:2728% non
01:02:28et 17%
01:02:29qui ne se prononcent pas
01:02:31étonnant
01:02:31ce résultat
01:02:32moi je m'attendais
01:02:34personnellement
01:02:34à un résultat
01:02:35beaucoup plus tranché
01:02:36Régis Le Sommier
01:02:37c'est-à-dire
01:02:3880%
01:02:3970%
01:02:40je ne sais pas
01:02:41mais c'est vrai
01:02:41quand on regarde
01:02:42les images
01:02:42ça paraît surprenant
01:02:44le mouvement
01:02:44est quand même
01:02:45un peu jeune
01:02:46ça fait deux jours
01:02:47oui c'est vrai
01:02:48et
01:02:49c'est un sondage d'hier
01:02:51on peut dire
01:02:52que ça peut évoluer
01:02:53et on ne sait pas
01:02:54ce que ça va donner demain
01:02:55et si ça va durer
01:02:57qu'est-ce que ça va donner
01:02:58dans la durée
01:02:59ça va être aussi très important
01:03:00et de voir peut-être aussi
01:03:01quel va être le rôle
01:03:02de LFI
01:03:03soit pour attiser
01:03:04les flammes
01:03:04pour le coup
01:03:05ou soit pour faire
01:03:06que tout rentre dans l'ordre
01:03:07c'est aussi une des
01:03:09mais en tout cas
01:03:10c'est clair que c'est eux
01:03:11qui ont la main
01:03:12Baptiste Eugilly
01:03:14c'est quand même très étonnant
01:03:14que le président de la république
01:03:16qui s'est exprimé
01:03:18sur les propos prêtés
01:03:19et contestés
01:03:22de Jordan Bardella
01:03:23depuis l'étranger
01:03:25n'ait pas encore pris la parole
01:03:26sur des émeutes
01:03:27de cette dimension
01:03:28Ah si
01:03:29il s'est exprimé hier
01:03:30oui
01:03:30sur les émeutes
01:03:31il a pris la parole hier
01:03:32oui
01:03:33mais là
01:03:34aujourd'hui
01:03:34après ce qui s'est passé
01:03:36il pourrait quand même
01:03:37prendre l'initiative
01:03:38Baptiste Eugilly
01:03:39qu'est-ce qui selon vous
01:03:40relève d'un soutien légitime
01:03:42qu'est-ce qui relève
01:03:43de l'instrumentalisation
01:03:44dans un mouvement
01:03:45comme celui-ci
01:03:46là je pense que
01:03:47c'est même plus large que ça
01:03:48puisque nous
01:03:49ce qu'on voit
01:03:50c'est ce qu'on remarque
01:03:51et ce qu'on souligne
01:03:51c'est qu'à la racine même
01:03:53de ce mouvement-là
01:03:54la France Insoumise
01:03:55a poussé justement
01:03:56ça
01:03:57et comme je l'ai dit
01:03:58et comme je le répète
01:03:59les revendications
01:04:00ne sont qu'un cache
01:04:01comment dire
01:04:02qu'un prétexte
01:04:04et donc
01:04:05à ce titre-là
01:04:06la récupération
01:04:07elle est totale
01:04:08pleine et entière
01:04:09et quand on est sur le terrain
01:04:10elle est même assumée
01:04:11puisque
01:04:12les proxys
01:04:13et les groupuscules
01:04:13qui sont autour
01:04:15arrivent avec des drapeaux
01:04:16de la France Insoumise
01:04:17les élus
01:04:18on le voit
01:04:18c'est le plus médiatique
01:04:19dans toutes les villes
01:04:20nous on a eu
01:04:21une sélection
01:04:22entendu des Jean-Luc Mélenchon
01:04:23président
01:04:23évidemment
01:04:25et le soutien aux élus
01:04:26LFI sur place
01:04:27est plein et total
01:04:28et aucune place
01:04:29à la contestation
01:04:30de qui que ce soit
01:04:30on se souvient
01:04:31d'images
01:04:31il y a quelques années
01:04:32où les manifestations
01:04:33comme ça
01:04:34lycéenne ou étudiante
01:04:35ont viré les élus
01:04:36des cortèges
01:04:36ou des choses comme ça
01:04:37pas nous
01:04:38à l'extrême gauche
01:04:39parce qu'on ne voulait pas
01:04:40que ce soit récupéré
01:04:40là c'est un mouvement
01:04:41qui est totalement différent
01:04:43puisque à la racine même
01:04:44c'est la France Insoumise
01:04:44qui est derrière
01:04:45et donc on en voit
01:04:46une récupération
01:04:47pleine et totale
01:04:48alors on a débattu
01:04:49tout à l'heure
01:04:50évidemment des objectifs
01:04:51de la France Insoumise
01:04:52dans le cadre
01:04:53de ces émeutes
01:04:54aujourd'hui
01:04:55de quelle est
01:04:56finalement leur
01:04:57leur volonté
01:04:58par la suite
01:04:59parce qu'on imagine
01:05:00bien que tout ça
01:05:01c'est que le début
01:05:01que tout ça
01:05:02derrière
01:05:03il y a une volonté
01:05:05évidemment
01:05:05d'imposer quelque chose
01:05:07d'imposer aussi
01:05:08une façon de faire
01:05:09de montrer
01:05:10ce dont ils sont capables
01:05:11finalement
01:05:12écoutez ce que disait
01:05:13ce matin
01:05:14sur RMC
01:05:15Bruno Retailleau
01:05:15candidat
01:05:16des Républicains
01:05:18à l'élection présidentielle
01:05:19on a un parti
01:05:20qui est fasciné
01:05:21par la violence
01:05:21on a un parti
01:05:22qui appelle à la sédition
01:05:23et même
01:05:24on a un parti
01:05:25qui essaie d'organiser
01:05:26l'insurrection
01:05:26ce qui se passe là
01:05:28écoutez-moi bien
01:05:29ce qui se passe
01:05:30aujourd'hui
01:05:31devant les lycées
01:05:31c'est la répétition générale
01:05:33de ce qui pourrait se passer
01:05:34en 2027
01:05:36si
01:05:36Madame Le Pen
01:05:37gagnait
01:05:38ils organiseraient
01:05:40une insurrection
01:05:41dans le pays
01:05:41je pense aujourd'hui
01:05:43qu'il y a une question
01:05:43qui se pose
01:05:44laquelle ?
01:05:45c'est la question
01:05:46de l'interdiction
01:05:47de LFI
01:05:48je sais que c'est
01:05:48très difficile
01:05:49l'endroit
01:05:49mais je la pose
01:05:50je la lance
01:05:51dans le débat public
01:05:52parce qu'on ne peut plus faire
01:05:53comme si de rien n'était
01:05:55faut-il interdire
01:05:56la France insoumise ?
01:05:58mais derrière cette question
01:05:59il y en a une autre
01:05:59Olivier Pardot
01:06:00peut-on interdire
01:06:02un parti politique ?
01:06:03dans l'histoire
01:06:04on a interdit
01:06:05des partis politiques
01:06:06lesquels ?
01:06:07on a interdit
01:06:08des partis
01:06:08les ligues
01:06:09les ligues
01:06:10les ligues
01:06:11ont été interdites
01:06:12vous avez eu
01:06:13à la Libération
01:06:15toute une série
01:06:16de partis
01:06:17qui ont été interdits
01:06:18parce qu'ils cassaient
01:06:19le schéma républicain
01:06:22maintenant
01:06:23est-ce que le risque
01:06:24ce serait pas
01:06:25de les renforcer
01:06:26davantage ?
01:06:27très bien
01:06:27à un moment donné
01:06:28il y a des risques
01:06:29de tous les côtés
01:06:31soit vous considérez
01:06:32qu'on est
01:06:33avec un parti
01:06:34qui appelle
01:06:35à l'émeute
01:06:36qui appelle
01:06:37à la sédition
01:06:38qui appelle
01:06:39à la réalisation
01:06:41de crimes et délits
01:06:42et à ce moment-là
01:06:44vous avez
01:06:45un corpus
01:06:46pour pouvoir
01:06:46les interdire
01:06:47après il faut
01:06:48avoir le courage politique
01:06:49parce qu'il interdit
01:06:50un parti qui fait
01:06:5120% des voix
01:06:52un parti qui fait
01:06:53c'est un vrai sujet
01:06:55c'est-à-dire qu'on peut
01:06:56combattre
01:06:57sans interdire aussi
01:06:58très bien
01:06:58ça veut dire que
01:06:59vous autorisez
01:07:00l'existence
01:07:01de partis
01:07:02qui parce qu'ils sont
01:07:03nombreux
01:07:04plus nombreux
01:07:05pas majoritaires
01:07:06mais nombreux
01:07:07peuvent se permettre
01:07:08de commettre
01:07:09toutes les exactions
01:07:10possibles
01:07:11et imaginables
01:07:12il reste deux minutes
01:07:13juste je vous le dis
01:07:14quand on propose
01:07:15par exemple
01:07:15en Allemagne
01:07:17où on s'est posé
01:07:19la question
01:07:19s'il fallait interdire
01:07:20l'AFD
01:07:21parce que
01:07:22c'était un parti
01:07:23qui ne respectait pas
01:07:25le corpus commun
01:07:26j'imagine
01:07:27qu'en France
01:07:28beaucoup de gens
01:07:29disent
01:07:29c'est assez logique
01:07:30l'AFD
01:07:32un propos qui tient
01:07:33des propos négationnistes
01:07:34là c'est un parti
01:07:36passionnément
01:07:37pour reprendre
01:07:38la formule
01:07:39valider
01:07:40mais l'AFD
01:07:41n'est pas interdit
01:07:41pardon
01:07:42l'AFD n'est pas interdit
01:07:43en Allemagne
01:07:43on peut se poser
01:07:44la question
01:07:45et on peut débattre
01:07:46de ce sujet là
01:07:47c'est pas le nombre
01:07:48qui crée la légalité
01:07:49lorsque vous êtes
01:07:50dans la criminalité
01:07:51Baptiste Gilly
01:07:52est-ce qu'il faut
01:07:52interdire la France
01:07:53insoumise
01:07:53alors moi
01:07:55si je répondais
01:07:56pour moi oui
01:07:56mais l'important
01:07:58c'est que
01:07:58si jamais ça arrive
01:07:59il faut que
01:07:59toutes les ramifications
01:08:00qui existent
01:08:01militantes
01:08:02ultra militantes
01:08:02radicales
01:08:03qui sont hors
01:08:03des circuits traditionnels
01:08:05partis
01:08:06syndicats
01:08:06qui ne sont pas déclarés
01:08:07il faut aussi s'y attaquer
01:08:08on ne peut pas juste
01:08:09supprimer ça
01:08:10supprimer ce parti là
01:08:11et puis laisser le reste
01:08:12prospérer
01:08:12le véritable danger
01:08:13c'est les petites racines
01:08:14qu'ils ont immiscées
01:08:15dans absolument
01:08:15tous les milieux
01:08:16des lycéens
01:08:18moi je parle pour
01:08:19l'enseignement supérieur
01:08:19parce que c'est le milieu
01:08:20que je connais
01:08:21il y a une ambiguïté
01:08:22vous êtes pour ou contre ?
01:08:24moi je suis contre
01:08:24l'interdiction
01:08:25de toute façon
01:08:25je suis contre
01:08:25l'interdiction
01:08:26des chaînes de télé
01:08:27je pense qu'on a
01:08:28la démocratie française
01:08:29c'est pas la même chose
01:08:29c'est pas la même chose là
01:08:30oui non mais ça fait partie
01:08:31de la liberté d'expression
01:08:32c'est le
01:08:33pour l'interdiction
01:08:34d'Occident ?
01:08:35Occident était un groupuscule
01:08:37oui mais c'est le nombre
01:08:38qui fait la légalité
01:08:39communiste révolutionnaire
01:08:39et Occident
01:08:40c'était 3000 bonhommes
01:08:41qui se
01:08:42c'est le nombre
01:08:43qui fait la légalité
01:08:44selon vous
01:08:44non je pense que
01:08:45non je pense que
01:08:46est-ce que vous faites partie
01:08:46de ceux qui pensent
01:08:47que si on interdit
01:08:48la France insoumise
01:08:49par exemple
01:08:49finalement on risque
01:08:50de leur donner
01:08:51davantage de crédit
01:08:52on peut créer des émeutes
01:08:54sur plusieurs mois
01:08:55sur plusieurs années
01:08:56ils ont la possibilité
01:08:57la vraie question
01:08:58c'est ce qui se passe
01:08:59dans la tête
01:08:59de Jean-Luc Mélenchon
01:09:00on l'a dit tout à l'heure
01:09:01c'est un gourou
01:09:02les autres le suivent
01:09:03la vraie question
01:09:03c'est acceptera-t-il
01:09:05le résultat
01:09:05de le verdict des urnes
01:09:07on interdit
01:09:08on n'interdit pas
01:09:08Vincent Roy ?
01:09:09c'est ainsi qu'on verra
01:09:10s'il est démocrate ou non
01:09:11Vincent on interdit
01:09:12on n'interdit pas
01:09:12ça ne servirait à rien
01:09:14dans la mesure
01:09:14où de toute façon
01:09:15il se reconstituerait
01:09:16sous une autre forme
01:09:17il faut combattre
01:09:18il ne faut pas interdire
01:09:20ce n'est pas à moi
01:09:21de dire s'il faut interdire
01:09:21moi ce que je constate
01:09:22c'est que pour l'instant
01:09:23sur des mouvements violents
01:09:24comme ça
01:09:24ils sont présents
01:09:25ils insistent
01:09:26ils incitent
01:09:27ils cautionnent
01:09:28et derrière
01:09:29c'est aux policiers
01:09:29d'aller le gérer
01:09:30sur la voie publique
01:09:30et on voit bien
01:09:31avec les difficultés
01:09:32ça sera le mot de la fin
01:09:32merci beaucoup
01:09:33Benjamin Comboulive
01:09:34porte-parole du syndicat
01:09:35de police alternative
01:09:36on était avec
01:09:37Baptiste Gilly
01:09:38délégué national de l'Uni
01:09:39merci également
01:09:40à Maître Olivier Pardot
01:09:41Vincent Roy
01:09:41Karim Abrik
01:09:42et Régis Le Saumier
01:09:44c'est la fin de Soir Info
01:09:45merci à tous
01:09:46de nous avoir suivis
01:09:46cnews.fr
01:09:47pour revoir toutes vos émissions
01:09:49l'actualité continue
01:09:50bien évidemment
01:09:50l'édition de la nuit
01:09:51dans quelques secondes
01:09:52avec Michael Dos Santos
01:09:53passez une très belle nuit
01:09:55et on se retrouve demain