00:00Mesdames et Messieurs les députés, Madame la Présidente Pannot, il vous reste deux secondes.
00:04Condamnez-vous l'incendie de la mairie de Limoges, dont ce matin un premier suspect a été interpellé et appartenant
00:14à l'ultra-gauche.
00:23Madame la Présidente,
00:28vous n'avez pas eu un mot pour le jeune qui a perdu une main à Saint-Étienne, pas un
00:33mot pour la jeune qui a perdu un oeil à Moulouse, pas un !
00:36Merci Madame la Présidente, Monsieur le Premier Ministre.
00:40Madame la Présidente,
00:42c'est le moment, comme je vous le disais, de la grande clarification.
00:48Toujours la même rhétorique, celle qui consiste à semer le chaos
00:53et ensuite à se victimiser par le mensonge ou l'anathème.
00:58La manière dont vous avez instrumentalisé avec les membres de la France Insoumise
01:03cet article de Mediapart qui fait état d'un offre d'un commissaire de police anonyme
01:10est absolument scandaleuse.
01:13Il n'y a pas de renseignement politique en France.
01:16La force de police ne travaille pas sur les oppositions.
01:20Mais comme à chaque fois, vous êtes obligés de mentir et de vous vautrer dans les grands outrages
01:26pour justement créer le désordre.
01:29Et maintenant, vous allez pour éluder la responsabilité d'un certain nombre de vos proches ou de vos membres
01:38jusqu'à jeter l'anathème sur la justice comme Jean-Luc Mélenchon vient de le faire à l'instant sur
01:45Twitter
01:46dans la réquisition du parquet contre Rima Hassan pour apologie du terrorisme.
01:52Rien que cela !
01:53Madame la Présidente Pannot, je ne cherche pas à vous interdire.
01:58Personnellement, je veux vous combattre politiquement, dans les urnes,
02:02dans le cadre d'un exercice démocratique comme je le fais à chaque fois avec vous.
02:06Je ne m'abrite pas derrière les services de l'État.
02:09Je vous réponds à chaque fois, droit dans les yeux, pour une simple et bonne raison.
02:14C'est que nous n'avons pas peur.
02:15Vous ne nous faites pas peur.
02:17Et quand on regarde les différentes déclarations de vos proches,
02:21le NPA, M. Poutou, son tweet,
02:25le gouvernement nous demande de choisir notre camp.
02:28Je poursuis.
02:29D'accord.
02:30Alors pour nous, ça sera le camp des manifestants, ça, normal,
02:34des émeutiers de la jeunesse révoltée, des opprimés et du désordre.
02:40M. Poutou était candidat du NFP aux élections législatives.
02:45De la clarté, la jeune garde, le député Raphaël Arnaud,
02:50jeune garde dissoute par le Conseil d'État pour valorisation de la violence,
02:54préparation aux affrontements violents, absence de canonation des violences.
02:58Le député Raphaël Arnaud, lui-même condamné définitivement pour violence volontaire
03:03en réunion en 2024.
03:07Solidaires étudiants, dont vous êtes proches,
03:10communiqués de presse du 18 octobre dernier,
03:12les casses, je cite, sont réfléchies et faites sur des emblèmes du capitalisme.
03:18Je continue.
03:18Les patrons ne pleureront pas quelques vitrines.
03:21Pendant qu'ils se goinfrent avec le fruit de notre travail,
03:24nous, on vient enfin acheminer le ruissellement.
03:27Je cite.
03:28Écoutez bien, en venant se servir directement à la source,
03:32appel au pillage.
03:33Je crois que le député Aurélien Lecoq a commencé dans cette institution
03:39qui est solidaire, étudiant.
03:42La réalité, de fait, je vous avais dit, après la mort tragique de Quentin,
03:47qu'il fallait faire effectivement le ménage dans vos rangs,
03:50dans vos paroles et dans vos idées.
03:52La réalité, c'est que j'étais bien naïf,
03:53parce que votre agenda politique d'installer la violence et le chaos dans le pays
03:57est bel et bien là.
03:58Donc oui, vous avez effectivement choisi votre camp,
04:02Madame la Présidente Panneau.
04:03C'est le camp de la honte et nous vous combattrons.