00:00Merci Madame la Présidente.
00:02Merci Madame la Présidente.
00:03Monsieur le Premier Ministre, il y a quatre mois, je vous interrogeais sur le chaos qui embrasait 71 villes à
00:09la suite de la finale de la Ligue des Champions.
00:11Je vous alertais sur les conséquences de la lâcheté pénale, de l'accoutumance à la violence et de la désintégration
00:16de l'autorité.
00:17Je vous demandais pourquoi Messieurs Nunez et Darmanin étaient encore là, tant ils incarnent la faillite de l'État depuis
00:23dix ans.
00:24Comme vos prédécesseurs après le Stade de France, comme après les émeutes de juillet 2023, comme à chaque fois, vous
00:30n'avez pas répondu.
00:31Samedi 17 octobre, le monde entier a découvert effaré une France emploi au saccage, au pillage et à une rage
00:37incendiaire.
00:38Des milliers d'entreprises et des commerces pris pour cibles, des dizaines de commerçants et des salariés malmenés, des bâtiments
00:44publics, des mairies et des commissariats attaqués.
00:46Cette haine n'est pas seulement physique, elle est politique.
00:50Elle ne s'en prend plus seulement au mur, mais bien à ce que nous sommes.
00:53Quand une Marianne est brisée à Marseille, Monsieur le Premier Ministre, ce sont les Français qui sont humiliés.
00:58Quand une mairie est brûlée, c'est la République qui part en fumée.
01:01Au nom de Marine Le Pen et du RN, j'adresse aux forces de sécurité intérieure un hommage appuyé et
01:06notre soutien le plus vif.
01:16L'histoire ne retiendra rien de la décennie qui s'achève, sinon la lente agonie d'une nation livrée à
01:22la sauvagerie.
01:22Rien de ce président aux incantations insupportables et qui reste que sourd aux appels de son propre peuple.
01:28Nous payons aujourd'hui des décennies de renoncements culturels, de mensonges d'Etat, de laxisme judiciaire et d'immigration anarchique
01:35perfusée à l'argent public.
01:37Alors en attendant la fin de ce mandat interminable, mon interrogation est simple et je la pose à l'homme.
01:44Êtes-vous en capacité de maintenir l'autorité légale de l'Etat et d'empêcher un effondrement généralisé en attendant
01:50qu'une nouvelle présidente remette la France en ordre ?
01:54Merci Madame la députée. La parole est à Monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
02:05Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Laure Lavalette,
02:11vous avez entendu le Premier ministre qui a décrit la situation que nous avons vécue le 17 octobre.
02:16Je l'ai dit, je le redis, le Premier ministre l'a dit, il y a eu évidemment dans le
02:22travail de renseignement que nous avons effectué,
02:24de prévision d'anticipation, il y a eu un certain nombre de manques d'anticipation sur deux choses principalement.
02:30Le volume de manifestants d'une part, d'autre part la présence quasi systématique partout dans toutes les villes,
02:37de casseurs et de pilleurs qui sont venus se greffer à ces cortèges, à ces mouvements pour piller, casser.
02:42Et ils l'ont fait comme l'a dit Monsieur le Premier ministre, de manière extrêmement éclatée pour disperser les
02:47forces,
02:48pour éclater le dispositif policier et faire en sorte qu'il soit plus difficile à appréhender.
02:52Alors je veux saluer à mon tour évidemment le travail des forces de sécurité intérieure
02:56qui ont fait un travail remarquable, qui ont évité de nombreuses exactions.
03:00Il n'en demeure pas moins, et vous l'avez dit, que des centaines de commerces ont été pillés, vandalisés,
03:05que des bâtiments publics ont été ciblés, des commissariats, les forces de sécurité intérieure, des mairies,
03:10ce qui est généralement la signature de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radical.
03:14Nous allons évidemment monter en gamme dans le dispositif pour le 17 octobre,
03:20où la doctrine, comme l'a dit le Premier ministre, sera revue en termes de moyens, en volume bien sûr,
03:25en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité,
03:29pour aller percuter, impacter ces groupes qui dispersent les forces de l'ordre
03:33de manière, comme l'a dit le Premier ministre, extrêmement planifiée, extrêmement stratégique.
03:39Et nous allons poursuivre ce combat.
03:42Évidemment, je regrette profondément ce qui s'est passé, j'assume ma part de responsabilité,
03:45Madame la députée, je l'ai dit, évidemment.
03:48Mais je ne voudrais pas que l'on oublie qu'il y a une responsabilité forte d'un certain camp
03:53politique
03:53qui n'hésite pas, et je l'ai dit tout à l'heure, à jeter de l'huile sur le
03:56feu,
03:57ni la responsabilité des casseurs.
04:04Monsieur le ministre, jusqu'alors, Toulon était exempté de ces menaces urbaines,
04:09de ce qu'on a vécu samedi, où la Haute-Ville, où Mayol a été saccagée,
04:13où des commerçants ont été attaqués, tout ça pour 20 petites interpellations,
04:1720, Monsieur le ministre.
04:18Alors je vais vous dire, il n'y a plus une France qui va bien,
04:20il n'y a plus qu'une France qui attend que votre mandat s'écourt.
04:23Madame la députée, Monsieur le ministre,
04:34Madame la députée, samedi prochain et dans les jours qui viennent,
04:37c'est moi qui serai aux commandes et compter sur ma fermeté.
04:39Je n'ai plus à en faire la démonstration.
04:41Comptez sur moi pour être extrêmement ferme.
04:44Et nous serons au rendez-vous.
04:45Merci beaucoup.
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