- il y a 6 semaines
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, était l'invité de Guillaume Daret dans BFM Politique.
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00:00– Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité ce matin, le ministre de l'Intérieur.
00:09Bonjour Laurent Nouniez, merci d'être avec nous à mes côtés pour vous interroger ce matin.
00:14Amandine Atalaya, l'éditorialiste politique BFM TV et Jules Pecknard de La Tribune dimanche,
00:19le partenaire de notre émission.
00:21Alors bien sûr, dans un instant, je vais vous demander qu'est-ce que vous proposez
00:24pour lutter contre l'insécurité.
00:26C'est la sécurité, c'est la priorité numéro un des Français.
00:29Dans quelques mois, il y aura les municipales.
00:31Ils ne parlent que de ça.
00:32Je vous demanderai aussi si vous êtes pour ou contre l'interdiction du voile pour les mineurs.
00:36C'est ce que proposent notamment la droite et Laurent Wauquiez.
00:38Vous nous direz quand est-ce que vous vous rendrez en Algérie.
00:41Vous aviez évoqué cette visite.
00:43Mais d'abord, cette agression dont a été victime hier le président du Rassemblement national,
00:48Jordan Bardella, lors d'une séance de dédicaces de son livre.
00:52C'était à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne.
00:54Vous l'entendez il y a un instant, un homme de 74 ans lui a donc sauté dessus pour lui écraser un œuf sur la tête.
01:00L'homme a été interpellé, placé en garde à vue.
01:03Une plainte a été déposée au nom de Jordan Bardella et du RN.
01:07Est-ce que vous condamnez cette agression, monsieur le ministre ?
01:09Non, bien sûr, je condamne très fermement cette agression.
01:12C'est inacceptable.
01:13Nous sommes dans une démocratie.
01:15Tout le monde doit pouvoir s'exprimer.
01:16Et ces actes qui sont des actes d'intimidation, au Dieu, quels qu'en soient les motifs.
01:20Il y a une personne, effectivement, qui a été interpellée, qui est actuellement en garde à vue, qui est entendue.
01:25Donc voilà, quels qu'en soient les motifs, c'est absolument inacceptable.
01:28Et ça dénote aussi un durcissement du climat politique, évidemment.
01:32Dans la semaine aussi, monsieur Bardella avait reçu de la farine à Vesoul pour la traditionnelle fête de la Sainte-Catherine, dans laquelle il se rendait.
01:39Donc tout ça est évidemment inacceptable.
01:41Et ça justifie évidemment encore plus les dispositifs de protection que nous mettons autour de certains élus, de certains de leurs déplacements.
01:50Et Jordan Bardella, enfin monsieur Bardella, fait partie de ces élus.
01:54Il y a toujours des dispositifs pour éviter que les manifestants ne viennent perturber, notamment ces séances de dédicaces.
02:00C'était le cas hier à Moissac.
02:01Il y avait une manifestation qui s'est rendue aux abords du site.
02:03Et puis c'est la protection au plus près des élus, et en l'occurrence de monsieur Bardella, une protection au plus près,
02:09qui est une articulation entre un dispositif policier et la sécurité privée du Rassemblement National.
02:14Et c'est ce que nous faisons pour tous les élus quand il y a des menaces, des risques d'incidents ou d'agressions.
02:19Nous sommes évidemment présents.
02:20On va continuer à l'être d'autant plus.
02:21Mais je condamne évidemment très fermement.
02:23C'est inacceptable.
02:24Est-ce que vous avez des informations sur le profil de ce suspect ?
02:27On le voit, Jordan Bardella est une partie des responsables du RN ou d'extrême droite.
02:31pointent la responsabilité de l'extrême gauche à leurs yeux ?
02:34Est-ce que vous avez des informations sur le profil de ce suspect ?
02:36Non, je n'ai pas d'informations.
02:37La personne est en garde à vue.
02:38Il y a une enquête judiciaire en cours.
02:40On en saura forcément plus.
02:41Les informations, c'est très factuel ce que je vous dis,
02:43les informations qui m'ont été données,
02:45c'est que c'est quelqu'un qui s'est fait passer pour un kidame dans la file d'attente,
02:48qui a attendu son tour et qui s'en est pris à la personnalité au moment où il arrivait à son niveau.
02:54Donc il n'était pas en lien en tout cas avec les manifestants à l'extérieur ?
02:57A priori c'était un homme isolé.
02:58Qu'est-ce que vous dites ?
02:59Moi je n'irai pas jusque-là.
03:01Le factuel c'est qu'il est rentré comme un militant qui venait pour obtenir une dédicace de M. Bardella.
03:08Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y ait pas une orientation politique.
03:11Ça ne veut rien dire du tout, qu'il ne se soit pas détaché de cette manifestation.
03:15À ce stade, moi je ne me prononce pas, je reste très prudent.
03:17Mais quelles qu'en soient les causes, de toute façon c'est très condamnable.
03:20Et vraiment, moi je condamne encore une fois très fermement.
03:23Vous évoquiez le dispositif de sécurité autour de Jean-Dame Bardella et de ses séances de dédicace.
03:27Est-ce que ça veut dire que ce dispositif va être renforcé lors de ses prochaines sorties ou de ses prochaines dédicaces ?
03:32En tout cas, il va être maintenu.
03:33Il est justifié qu'on ait ce dispositif de sécurité.
03:37C'est vrai aussi pour d'autres élus.
03:39Attention.
03:39Mais chaque fois que des élus seront menacés et que la vie démocratique risquera d'être mise en cause,
03:46le ministre de l'Intérieur que je suis déplora des dispositifs.
03:48Chaque fois, nous le ferons.
03:49Jules, sur la campagne présidentielle à venir.
03:52Est-ce que, d'après vous, cette agression dont Jordan Bardella a fait l'objet,
03:56est-ce que ça présage d'une campagne présidentielle qui aura lieu dans un an et demi,
04:01particulièrement tendue, voire brutale, pour certains élus ou pour les personnes qui participeront à cette campagne ?
04:10Honnêtement, on ne peut pas savoir à ce stade.
04:13Ce qui est certain, c'est qu'à chaque fois, quand il y a des campagnes présidentielles,
04:16c'était le cas en 2017, c'était le cas en 2022,
04:19il y a des dispositifs de protection qui sont mis en place pour les candidats.
04:22Et c'est bien normal.
04:23Encore une fois, cette protection, c'est l'extérieur.
04:25On évite que des manifestants viennent perturber, notamment les réunions publiques.
04:29Et puis, c'est aussi une protection au plus rapproché.
04:31C'est ce que nous ferons, évidemment, pour cette campagne présidentielle.
04:35De ce que vous voyez, est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui,
04:37dans les informations que vous avez, au-delà même du cas de Jordan Bardella,
04:40est-ce que les élus, les responsables politiques, sont plus que jamais des cibles aujourd'hui ?
04:45Pour certains, oui.
04:45Oui, pour certains, oui.
04:47Les élus nationaux, puis vous avez aussi les maires,
04:50qui parfois sont confrontés à des agressions, qui sont en augmentation,
04:52ce qui fait qu'on a tout un dispositif de protection des élus,
04:55avec des dispositifs de boutons d'alerte qui sont déployés pour ceux qui le souhaitent,
04:58une protection au plus près.
05:00Oui, il y a une montée des violences dans la vie politique, c'est évident.
05:03Puis vous avez aussi parfois des invectives entre élus,
05:05qui, je pense, peuvent nourrir cette violence.
05:07Vous savez, moi, j'étais membre du gouvernement sous le premier quinquennat d'Emmanuel Macron,
05:14secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur.
05:16Les invectives auxquelles j'assiste à l'Assemblée maintenant comme ministre de l'Intérieur
05:20ne sont plus les mêmes que ce que je voyais il y a encore cinq ans.
05:25Voilà, donc il faut faire attention aussi.
05:27Il faut aussi avoir beaucoup de respect, y compris dans la parole publique,
05:30pour que ça n'incite pas un certain nombre d'individus,
05:32qui pourraient être peut-être plus fragiles psychologiquement,
05:34à passer à ce genre d'action violente.
05:35Il faut qu'on soit très attentif à ça.
05:37Est-ce qu'un porte politique en est plus victime qu'un autre ?
05:40Parce que là, en l'occurrence, par exemple, le Rassemblement national pointe,
05:43Guillaume le disait, le rôle de l'extrême gauche, selon eux.
05:46Est-ce que le Rassemblement national, par exemple,
05:48subit plus de violences ou d'agressions que d'autres partis politiques ?
05:51Non, je n'irai pas, je ne rentrerai pas dans ce débat.
05:54Vous avez aussi un certain nombre de parlementaires de la France insoumise
05:58qui reçoivent régulièrement des menaces, qui sont menacés.
06:00Donc voilà, moi je suis ministre de l'Intérieur, je dois, dans la protection des élus de la République,
06:04faire preuve d'une vraie neutralité, et les totales me concernant.
06:07Et donc voilà, nous protégerons tous les élus.
06:09Mais voilà, force est de constater que cette semaine,
06:11M. Bardella a fait l'objet de deux, j'ouvre les guillemets,
06:14mais ce sont des agressions.
06:15Des agressions.
06:16Voilà, jet de farine, un œuf écrasé sur la tête.
06:18Donc voilà, force est de constater ça.
06:20Mais on reste attentif à tous les élus de la République.
06:22Tous les élus de la République.
06:23M. le ministre, vendredi matin, vous avez annoncé que l'un des deux détenus de la prison de Dijon
06:27qui s'était échappé en sciant les barreaux de sa cellule,
06:29avait été arrêté par la BRI en Saône-et-Loire.
06:32Où en sont les recherches concernant le second évadé ?
06:34Voilà, les recherches sont en cours.
06:36Je ne doute pas un instant que nous le retrouvons également.
06:38Voilà, donc je ne peux pas vous en dire plus.
06:39Donc ce sont les policiers qui ont pris en chasse ces deux individus.
06:45Un d'entre eux a été récupéré.
06:46D'ailleurs, je remercie et je refélicite à nouveau les effectifs de police,
06:51notamment de la BRI Dijon.
06:52Voilà, je les félicite et les en remercie.
06:55Mais évidemment, les recherches poursuivent avec une haute intensité.
06:58Il y a quelques jours, vous vous réjouissiez des résultats, je cite,
07:00encourageants contre la délinquance.
07:02Ce n'est pas forcément l'avis des Français.
07:03Selon un sondage Odoxa publié ces derniers jours,
07:05il y en a plus de 6 sur 10 qui pensent que leur sécurité est mal assurée
07:08et que 77% même ne font pas confiance au gouvernement
07:12pour assurer la sécurité des Français.
07:14Vous étiez à Marseille il y a quelques jours avec Gérald Darmanin.
07:17Le président de la République s'y rendra, on le sait, au mois de décembre.
07:21Il l'a annoncé.
07:23On a appris il y a quelques jours que Orange, la société Orange,
07:26a décidé à Marseille de fermer provisoirement son site
07:29qui est situé dans le quartier très sensible de Saint-Moron
07:32et mettre ses salariés en télétravail sur d'autres sites.
07:34Pourquoi ? Parce que la faute au trafic de drogue qui gangrène ce secteur,
07:38notamment autour du métro qui est situé à quelques dizaines de mètres du site.
07:42Monsieur le ministre, quand une société comme Orange est obligée
07:44de fermer temporairement son site,
07:46comment les Français ne peuvent pas se dire
07:48que la République a perdu le combat contre le narcotrafic ?
07:50D'abord, on n'a pas perdu le combat contre le narcotrafic.
07:53Je vais y revenir très largement.
07:54Je ne me réjouissais pas des résultats de la délinquance.
07:57J'adressais une instruction au préfet en leur demandant
08:00de continuer le travail qui a été engagé par mes prédécesseurs,
08:03que je reprends à mon compte,
08:04de le continuer avec beaucoup de fermeté et d'autorité.
08:06J'y reviendrai aussi.
08:07Vous n'aurez pas le plan Nunez.
08:09Je connais tous les dispositifs qui ont été mis en place par le passé.
08:12Je les ai appliqués pendant 15 ans,
08:13notamment à la demande du président de la République depuis 2017.
08:16Je sais qu'ils produisent des résultats
08:17et qu'il faut continuer avec beaucoup de fermeté et d'autorité.
08:19C'est ce qu'attendent les Français de notre part.
08:21Je ne me réjouissais pas des résultats.
08:23Je disais qu'il y avait des bons résultats,
08:24mais qu'il y en avait d'autres qui étaient très mauvais
08:25et qu'il fallait continuer.
08:26Je pense notamment aux vols de violence et aux violences aux personnes.
08:28Quelle réponse, par exemple, pour Orange ?
08:29Sur Orange, j'ai été obligé d'envoyer ses salariés ailleurs.
08:31Si vous permettez, sur Orange,
08:33Orange, ce qui s'est passé d'abord,
08:34Orange est implanté dans un quartier de Marseille
08:36qui est dans le troisième arrondissement.
08:37C'est le quartier Félix-Pierre,
08:39qui est un quartier où, effectivement,
08:40il y a du trafic de stupéfiants.
08:43Une action déterminée aussi des forces de l'ordre pour le combattre,
08:45à la fois en judiciaire,
08:46pour démanteler le point de deal qui s'y trouve,
08:49de présence de voix publiques.
08:50On a une brigade de sécurité territoriale,
08:53une BST dans le troisième arrondissement
08:54qui fait un travail remarquable.
08:56Et il y a eu un certain nombre d'incidents
08:58qui ont été relevés par les salariés.
09:00Et lors d'une réunion qui s'est tenue au siège d'Orange,
09:02ces salariés ont manifesté leur mécontentement
09:05et donc, ils ont été placés en télétravail
09:08jusqu'à la mi-décembre.
09:10C'est acceptable ?
09:11Je veux aussi saluer le travail
09:12qui a été fait par la préfète de police déléguée
09:15des Bouches-du-Rhône,
09:16qui a regardé, effectivement,
09:18la nature de ces incidents.
09:19Pour une partie d'entre eux, d'ailleurs,
09:20on ne les confirme pas,
09:21mais peu importe, je peux vous confirmer
09:23que ce quartier est compliqué,
09:24il y a du trafic.
09:25Et donc, j'ai eu la directrice générale d'Orange
09:27au téléphone et nous avons convenu
09:29de renforcer les dispositifs policiers
09:30autour du site,
09:32d'avoir un partenariat
09:33qui n'existait peut-être pas forcément,
09:34ce qui est quand même une petite difficulté,
09:36très directe entre cette implantation d'Orange
09:41et la préfecture de police,
09:42les forces de police,
09:43pour pouvoir s'appeler quand il y a des incidents.
09:45Et donc, nous avons préparé
09:46les conditions du retour des salariés
09:48sur le site d'Orange.
09:50Est-ce que c'est acceptable
09:51qu'une entreprise soit obligée
09:53à envoyer ses salariés en télétravail
09:55pour cause de trafic de drogue dans le quartier ?
09:57Alors, c'est son choix.
09:58C'est son choix.
09:59Moi, ce que je peux vous dire,
09:59c'est qu'on va continuer, nous,
10:00à être présents
10:01et à sécuriser les abords du site d'Orange.
10:05Voilà.
10:05Donc, les incidents qui ont été signalés
10:08ces 15 derniers jours,
10:09je le redis,
10:10n'ont pas forcément été confirmés
10:11par la préfète de police,
10:12qui a regardé les appels 17,
10:14qui a regardé les bandes vidéo.
10:15Tout n'a pas été complètement confirmé.
10:17Ce que je peux vous dire,
10:18c'est que ce secteur, il est compliqué,
10:19que la crainte des salariés,
10:21je la comprends
10:21et même je la partage,
10:23nous la partageons,
10:23comme ministre de l'Intérieur,
10:25je la partage
10:25et les forces de sécurité locales la partagent.
10:27On va renforcer nos dispositifs
10:28pour permettre, évidemment,
10:30le retour le plus rapidement possible
10:31des salariés
10:31qui sont actuellement en télétravail.
10:33Le site n'a pas fermé.
10:34Non.
10:34Ils sont en télétravail.
10:35Ou sur d'autres sites.
10:35Un autre élément
10:36qui a un impact
10:37sur la manière dont vous assurez
10:39la sécurité des Français,
10:40c'est l'aspect budgétaire.
10:42Actuellement,
10:42le budget est examiné au Parlement.
10:44Il y a une incertitude
10:45sur la capacité du gouvernement
10:46à le faire adopter.
10:48Concrètement,
10:49quel impact
10:49aurait une non-adoption du budget
10:51ou alors une adoption
10:52par loi spéciale
10:53de la loi de finances
10:54sur les investissements
10:56en matière de sécurité,
10:57le renouvellement du matériel,
10:58tout cela ?
11:00Pour nous,
11:00pour le ministère de l'Intérieur,
11:01ce serait catastrophique
11:02et notamment pour la sécurité
11:03de nos concitoyens, en vrai.
11:05Catastrophique ?
11:05Oui,
11:06puisqu'on a quand même
11:07dans ce budget
11:08une augmentation des effectifs,
11:10notamment ceux
11:10qui vont être destinés
11:11à la filière judiciaire,
11:13donc à la lutte
11:13contre le narcotrafic
11:14dont on vient de parler.
11:15On a 700 emplois.
11:18Catastrophique
11:18pour les brigades de gendarmerie.
11:19On a un plan de déploiement
11:20de gendarmerie
11:21sur le territoire national.
11:22Il devait y avoir 50,
11:23il doit y avoir 58 brigades
11:25avec 400 emplois de gendarmes
11:26qui sont créés pour les armées
11:28pour renforcer
11:29la sécurité du quotidien,
11:30avoir une gendarmerie
11:31comme elle l'est déjà,
11:32mais encore plus proche
11:33des territoires,
11:34notamment dans des zones
11:34où il y a une densité
11:35moins importante.
11:37Et puis,
11:38on avait aussi,
11:39on a aussi,
11:40et derrière,
11:41il y a évidemment
11:41des augmentations de budget
11:42pour l'immobilier,
11:44pour la police,
11:45pour revaloriser
11:45cette filière investigation,
11:47cette filière judiciaire
11:48qui souffre beaucoup.
11:50Et puis,
11:50on a aussi
11:51l'achat de canadaires,
11:53et puis on a aussi
11:53des créations d'emplois
11:54pour la lutte
11:55contre l'immigration illégale
11:56et le contrôle aux frontières.
11:58Qu'est-ce que vous dites
11:58à la droite
11:59qui hésite à voter ce budget
12:00alors qu'elle dit toujours
12:01qu'il faut plus de sécurité ?
12:02J'y vois une petite contradiction,
12:04mais tout ça,
12:05en tout cas,
12:05ça ne peut pas fonctionner
12:07dans le cadre d'une loi spéciale.
12:08En cas de loi spéciale,
12:09ça ne fonctionne pas,
12:09ça ne disparaît.
12:10La loi spéciale serait catastrophique,
12:11ce qui est aujourd'hui,
12:12je reprends votre mot,
12:13une option pourtant.
12:14Non, mais une loi spéciale,
12:15ce serait effectivement catastrophique.
12:17On ne peut pas réengager
12:18de crédit nouveau,
12:19on ne peut pas embaucher,
12:20on reconduit les dépenses
12:21de l'année précédente.
12:22Contradiction de votre prédécesseur,
12:23Bruno Retailleau,
12:24qui est désormais
12:24prêtre en de République.
12:25Tout ce dont...
12:26Non, je ne dirais pas
12:27qu'il y a une contradiction
12:27de Bruno Retailleau,
12:28je ne dirais pas sur ce terrain-là.
12:29Je dis qu'il faut être cohérent,
12:31il n'y a pas d'alternative
12:32au compromis sur le budget.
12:33La loi spéciale n'est pas du tout...
12:34Bruno Retailleau qui explique
12:35que ce budget est un hold-up fiscal.
12:37Il n'y a pas d'alternative,
12:38en tout cas pour le budget
12:39du ministère de l'Intérieur,
12:40il n'y a pas d'alternative.
12:41Toutes les mesures,
12:42ce sont des mesures nouvelles,
12:43ce dont je viens de parler,
12:44qui visent à renforcer
12:45la sécurité de nos concitoyens,
12:46qui vont dans le sens
12:47de renforcer la filière
12:48d'investigation judiciaire,
12:49comme l'avait d'ailleurs
12:50souhaité Bruno Retailleau.
12:51C'est lui qui a lancé
12:52ce plan de revalorisation,
12:53et donc évidemment,
12:54j'entends le mener à son terme,
12:55mais pour cela,
12:55il faut évidemment
12:56que le budget soit adopté.
12:57Première priorité
12:58des Français pour les municipales,
13:00la lutte contre la sécurité, Amandine.
13:01Tout à fait,
13:01avec une proposition
13:02venant de la France Insoumise,
13:04disant que s'ils sont élus
13:06dans les villes
13:06où ils assureront
13:07donc ce mandat,
13:09ils démantèleront à la fois
13:11les caméras de vidéosurveillance
13:12et ils ne souhaitent plus
13:13que les policiers municipaux
13:15soient armés.
13:15Qu'est-ce que ça vous inspire ?
13:17Non, ça m'inspire,
13:18comme ministre de l'Intérieur,
13:19une petite inquiétude quand même,
13:20une petite inquiétude.
13:21Petite inquiétude ?
13:22Non, c'est un euphémisme.
13:23Une grosse inquiétude.
13:25Non, non, je pense
13:26qu'il faut être sérieux,
13:27il faut être réaliste.
13:28D'abord, ce que vous venez de dire,
13:31c'est la libre administration
13:31des collectivités locales.
13:32Il faut que nos téléspectateurs
13:33comprennent bien
13:34qu'un maire est élu,
13:35il y a un principe
13:36de libre administration
13:36des collectivités locales
13:37dans notre pays,
13:38il prend des décisions
13:39en toute liberté.
13:40Et par ailleurs,
13:40la France Insoumise
13:41n'a pas gagné la dernière fois
13:42beaucoup de villes.
13:42C'est vrai.
13:43En toute liberté,
13:45il peut prendre cette décision,
13:46je ne crois pas
13:47qu'elle soit de nature
13:47à assurer la sécurité
13:48de nos concitoyens.
13:48Moi, je suis à titre personnel
13:50très favorable
13:50à ce que les policiers municipaux
13:52soient armés
13:53et d'armes létales,
13:54comme 54% d'entre eux.
13:55Pour 54% d'entre eux,
13:57c'est déjà le cas.
13:59Parce que c'est plus dissuasif
14:00et puis parce que
14:01ce sont devenus des cibles aussi,
14:02parfois, des terroristes.
14:03On l'a vu malheureusement,
14:04ils ont été victimes
14:05d'attentats terroristes.
14:06Et puis,
14:07pour ce qui est
14:07de la vidéoprotection,
14:09vidéosurveillance,
14:10c'est un terme
14:10qu'une partie,
14:12effectivement,
14:14que toute la LFI emploie.
14:15Les vidéos,
14:16elles ne sont pas là
14:16pour surveiller,
14:17elles sont là pour protéger.
14:17C'est de la vidéoprotection.
14:19Vous savez,
14:19la vidéoprotection,
14:20ça permet aux effectifs
14:23de faire des vidéopatrouilles,
14:24mais surtout,
14:25quand il y a des crimes,
14:27des viols,
14:27des délits,
14:28ça permet de faire
14:29des investigations judiciaires
14:31qui permettent
14:31de remonter aux auteurs.
14:32Donc voilà,
14:33je serais très inquiet
14:34qu'une commune
14:35désarme sa police
14:37et démantèle son réseau
14:38de vidéoprotection.
14:39Je serais évidemment très inquiet.
14:40vidéoprotection
14:40qui ne bénéficie pas
14:41qu'à la commune concernée,
14:42puisque souvent,
14:43les services de l'État,
14:43les policiers et les gendarmes
14:45bénéficient également des images.
14:46Monsieur le ministre,
14:46en parlant de la France insoumise,
14:47il y a Jean-Luc Mélenchon
14:48qui vous interpelle directement
14:50après la publication
14:51par le média Blast
14:52d'une photographie
14:53montrant des policiers
14:54cagoulés,
14:55posant derrière
14:56une banderole
14:56féministe et antifasciste
14:58qui est tenue à l'envers,
14:59banderole noire
15:00que l'on voit ici
15:01sur laquelle
15:02il est écrit en rouge
15:03et en blanc
15:03antifa féministe
15:04contre la transphobie
15:05et le racisme
15:06qui a été récupérée
15:07par les policiers
15:07lors de la manifestation
15:08qui avait eu lieu
15:10le 22 novembre dernier
15:11à Paris,
15:12selon le média.
15:14Média qui interprète
15:15d'ailleurs cette photo
15:15en disant que s'afficher
15:16encagoulé avec le matériel
15:18ennemi est une pratique,
15:19je cite,
15:19connue des milieux
15:20hooligans.
15:22Réponse de la France insoumise,
15:23Jean-Luc Mélenchon
15:24qui a repris cela
15:25et qui juge
15:25que ces hommes
15:26déshonneurent
15:27leur uniforme.
15:29Deux questions déjà
15:30sur cette photo,
15:31sur l'attitude des policiers,
15:32est-ce que c'est acceptable ?
15:33Non, alors cette photo
15:34n'est pas acceptable.
15:35Je vais quand même
15:36vous rappeler le contexte,
15:37pardon,
15:37parce que la France insoumise
15:38effectivement fait
15:39beaucoup de commentaires
15:40mais ça s'est passé,
15:41ça s'est passé,
15:42j'ai été préfet de police,
15:44ça se passe sur le territoire parisien
15:47le 22 novembre
15:48pour la manifestation
15:48contre les violences
15:50faites aux femmes.
15:51Bon, pardon,
15:52mais je vais rappeler
15:53le contexte.
15:54Les policiers ne vont pas
15:55récupérer des banderoles
15:56pendant les manifestations,
15:57ça, ça n'existe pas.
15:58Ça n'existe que dans un cas.
15:59Un cas seulement,
16:00c'est quand derrière
16:01ces banderoles,
16:02en l'occurrence c'est une banderole
16:03des antifas,
16:04vous avez vu,
16:04c'est une banderole
16:05de la mouvance antifas,
16:06quand derrière ces banderoles
16:06des personnes se griment,
16:08profitent de la banderole
16:09pour se grimer,
16:09ouvrent des parapluies
16:10et vont commettre des exactions.
16:12Oui, les policiers
16:12à ce moment-là interviennent
16:13et peuvent récupérer
16:14les banderoles,
16:15ça je vous le confirme.
16:15Ça n'arrive que dans ce cas-là.
16:16Il faut peut-être aussi
16:17rappeler le contexte,
16:18il y avait forcément
16:18un contexte de violence
16:19et ces policiers
16:20qui se prennent en photo
16:21de manière très maladroite,
16:24ces policiers
16:24qui se prennent en photo,
16:25ce sont les mêmes
16:26qui assurent
16:28la sécurité des manifestants.
16:30Pour la manifestation
16:30du 22 novembre,
16:32en l'occurrence,
16:33vous aviez
16:33les associations
16:34qui défilaient,
16:35vous aviez le collectif
16:36Nous Vivrons,
16:37vous aviez le collectif
16:37Némésis,
16:40plutôt d'extrême droite,
16:41et qui ne s'entendent pas
16:42forcément entre eux
16:43et sans policiers,
16:44il n'y a pas de manifestation
16:45maladeur ou inacceptable ?
16:46J'y viens,
16:47j'y viens,
16:48laissez-moi,
16:48je veux replanter le décor
16:49parce que j'entends
16:50beaucoup la France Insoumise
16:51parler,
16:51voilà,
16:52donc ces policiers
16:52sont eux
16:53qui assurent la sécurité
16:54des manifestations
16:54et quand ils récupèrent
16:56des banderoles,
16:56c'est forcément
16:57parce qu'elles sont utilisées
16:58dans le but
16:59de commettre des violences,
17:00c'est-à-dire qu'on se dissimule
17:01derrière,
17:02après,
17:03il y a cette photographie
17:04manifestement qui est prise
17:05quand ils retournent au service,
17:06elle est effectivement inacceptable,
17:07oui,
17:08je vous le confirme,
17:08elle est inacceptable,
17:09donc il y a une enquête
17:10administrative qui est lancée,
17:11il y aura des sanctions,
17:12mais je veux rassurer,
17:13enfin,
17:13rassurer non,
17:14je ne vais pas le rassurer,
17:15mais je veux dire
17:16à M. Léoman
17:16qui dit qu'il faut révoquer
17:17ces policiers,
17:18il n'y a pas un monde
17:18où pour ça,
17:19des policiers sont révoqués,
17:20donc voilà,
17:21il y aura une enquête
17:21administrative,
17:22il y aura des sanctions
17:23administratives,
17:24mais enfin,
17:24voilà,
17:25donc il me paraissait important
17:26de rappeler le contexte,
17:27je condamne clairement
17:28cette photographie,
17:29je condamne clairement
17:30cette action,
17:31mais que les choses soient claires,
17:34cette banderole,
17:34elle ne s'est pas retrouvée
17:35dans ce service
17:36par hasard,
17:37elle a été précédée
17:38de violences
17:39pendant cette manifestation
17:40et les policiers
17:41l'ont récupérée,
17:42évidemment,
17:42pour éviter que ces violences
17:43se continuent.
17:44M. le ministre,
17:44il y a quelques jours,
17:45ici même,
17:46face à ma collègue
17:46Apolline de Malherbe,
17:47vous évoquiez le fait
17:48qu'en tant que ministre
17:49de l'Intérieur,
17:50la probabilité que vous vous rendiez
17:51en Algérie était très forte,
17:53invité par votre homologue algérien,
17:55est-ce que vous avez
17:56davantage d'informations,
17:57est-ce que vous savez désormais
17:57quand est-ce que vous allez
17:58vous rendre en Algérie,
18:00est-ce que c'est dans
18:00les prochains jours,
18:01les prochaines semaines,
18:01où est-ce que ça en est ?
18:02Alors, mon homologue m'a invité,
18:04je lui ai répondu évidemment
18:04que je me tenais à disposition
18:06pour m'y rendre
18:07et les échanges techniques
18:09ont commencé
18:09entre les équipes
18:10pour préparer cette visite,
18:12voilà,
18:13donc les échanges techniques
18:13ont commencé
18:14et nous attend,
18:15pour ce qui me concerne,
18:16j'attends évidemment,
18:18donc il y a la libération
18:20de Boilem Sansal,
18:21donc évidemment je me réjouis
18:22et j'attends de mon côté
18:24de voir comment
18:25le rythme de laissé-passer
18:27va repartir,
18:28les délivrances
18:29de laissé-passer
18:30pour les Algériens
18:31qui sont en centre
18:32de rétention administrative
18:33nous sont délivrés,
18:34et voilà,
18:34et donc on prépare
18:35techniquement cette visite
18:36mais je n'ai aucune raison
18:37de douter de la bonne volonté
18:38de mon homologue.
18:39Est-ce que vous avez,
18:40depuis que vous avez pris
18:40vos fonctions,
18:41est-ce qu'il y a davantage
18:41justement d'OQTF algériens
18:43qui sont repartis en Algérie ?
18:44Non, non, non,
18:44pour l'instant non,
18:45on a enclenché
18:46une discussion technique,
18:47déjà la discussion est repartie,
18:49c'est déjà quand même bon signe,
18:50mais il faut continuer,
18:51voilà,
18:52on l'a...
18:52Mais bien sûr,
18:54c'était arrêté,
18:54évidemment,
18:55tout était arrêté.
18:55Et quant au sort du journaliste
18:58Christophe Gleies
18:59qui est aujourd'hui...
18:59C'est la justice algérienne
19:00qui décidera
19:01dans les jours qui viennent,
19:02voilà.
19:02Oui, parce qu'en effet
19:03il sera devant la cour d'appel
19:04le 3 décembre,
19:05mais qu'est-ce qu'attend
19:07la France aujourd'hui ?
19:07On est évidemment
19:08très attentifs
19:09à cette situation
19:10et voilà,
19:10on espère que la décision
19:12sera favorable.
19:12Voilà, maintenant,
19:13je vous redis...
19:14Qu'est-ce qui pourrait
19:15pour vous être libéré
19:16dès la semaine prochaine ?
19:17On n'a plus de canaux
19:17actuellement.
19:18Moi, c'est une décision
19:19de la justice algérienne.
19:20Oui, mais c'est une option.
19:21Je ne me prononce pas là-dessus,
19:23je ne fais pas de commentaires,
19:24je rebondis sur ce que vous disiez.
19:26On va réenclencher les canaux
19:27qui sont les canaux
19:28d'obtention de laisser passer
19:29et on va réenclencher
19:30les canaux sécuritaires également.
19:31Voilà, donc il y a
19:32des visites techniques
19:32qui se déroulent actuellement
19:37et je me rendrai en Algérie.
19:39Avant Noël ou pas ?
19:40Avant Noël ou après Noël,
19:41voilà, nous verrons.
19:42Votre prédécesseur,
19:43Bruno Retailleau,
19:44a expliqué récemment,
19:45début novembre,
19:46les Algériens nous utilisent
19:47et nous, nous sommes faibles.
19:49Est-ce que vous approuvez
19:51cette déclaration ?
19:52Non, je n'ai pas envie...
19:53Voilà, j'ai beaucoup de respect
19:54pour Bruno Retailleau.
19:55J'ai été son préfet de police
19:56pendant un an.
19:57On a travaillé ensemble,
19:58j'étais au fonctionnaire,
19:59il était ministre.
20:00Voilà, on a géré ensemble...
20:01Qu'est-ce qu'on répond à ceux
20:01qui vous accusent
20:02d'être complaisants
20:03vis-à-vis du régime actuel ?
20:04Je ne peux pas...
20:05Voilà, je n'ai pas...
20:06Bruno Retailleau,
20:07il me connaît,
20:07il sait que je ne suis pas un faible.
20:08Je ne suis pas un faible
20:09et la relation avec l'Algérie,
20:11je la connais depuis
20:11de nombreuses années
20:12et peut-être que sur ce sujet,
20:14j'ai un petit peu plus
20:15d'expérience que lui.
20:16Voilà, c'est tout ce que je peux dire.
20:17Donc, voilà,
20:18j'ai beaucoup de respect
20:19pour M. Retailleau.
20:20Je ne peux pas me laisser dire
20:21que la France n'est pas faible,
20:23je ne suis pas faible.
20:24Nous savons ce que nous faisons.
20:26Nous savons ce que nous faisons.
20:27Voilà.
20:27C'est ce que dit par ailleurs
20:28toute une partie
20:28du Rassemblement national.
20:29Il n'y a pas que Bruno Retailleau
20:30ou Éric Zemmour
20:31qui disent qu'aujourd'hui
20:32la voie de la diplomatie
20:33est celle, en effet,
20:35de la faiblesse,
20:36ne fonctionne pas.
20:37Vous, vous leur dites
20:37qu'au contraire,
20:38montrer les muscles est inutile.
20:40Moi, ce que je leur dis,
20:42c'est que quand on est responsable politique,
20:43on est aussi responsable
20:44de la sécurité de nos concitoyens.
20:46Et s'ils pensent
20:46qu'on peut se passer
20:47de relations sécuritaires
20:48normales avec l'Algérie,
20:50s'ils pensent qu'on peut s'en passer,
20:51c'est très inquiétant
20:52pour la sécurité
20:53et la protection des Français.
20:55Pourquoi on ne peut pas s'en passer ?
20:56Mais parce que regardez
20:57ce qui se passe
20:58sur le narcotrafic,
20:59regardez le nombre de...
21:00Je pense que nous reparlerons
21:02du narcotrafic,
21:03mais regardez le nombre
21:03de leaders des mafias
21:05marseillaises et françaises
21:06d'une manière générale
21:07qui se trouvent
21:08dans certains pays du Maghreb,
21:10qui se trouvent
21:10dans les pays du Golfe.
21:11Gérald Darmanin est allé d'ailleurs
21:12aux Émirats Arabes Unis
21:13pour convenir
21:15d'un certain nombre d'accords.
21:16En matière de narcotrafic,
21:18d'une part,
21:18en matière de terrorisme,
21:19vous avez des telles relations
21:20entre le Maghreb et la France
21:21qu'il serait irresponsable
21:23de ne pas avoir de relations
21:24sur le terrorisme.
21:25Voilà, je l'ai dit,
21:26je le redis ce matin.
21:27Voilà, c'est tout ce que je peux dire.
21:28Et nous ne sommes pas faibles.
21:29Moi, je n'ai jamais été faible.
21:30J'ai été au fonctionnaire
21:32pendant 20 ans de ma vie
21:33sur les questions de sécurité.
21:34Je ne passe pas
21:35pour être quelqu'un de tendre.
21:37Et d'ailleurs,
21:37ce que je viens de dire
21:38sur la banderole
21:38pour laquelle M. Mélenchon m'attaque,
21:41vient en attester à nouveau.
21:42Moi, je serai toujours
21:43en soutien des policiers.
21:43Je suis dans la fermeté.
21:44Je ne peux pas laisser dire
21:45que je suis faible.
21:46Nous savons ce que nous faisons
21:47dans cette affaire.
21:47Le président de la République,
21:49c'est parfaitement ce qu'il fait.
21:50M. le ministre,
21:50dans un instant,
21:51on vous demandera concrètement
21:51qu'est-ce que vous comptez faire
21:52pour lutter contre ce qu'on appelle
21:53l'antrisme de l'islamisme radical
21:55qui s'insinue un peu plus chaque jour.
21:57C'est ce que montrent
21:58les derniers rapports
21:59dans notre vie quotidienne.
22:00Vous restez, bien sûr,
22:01sur BFM Politique.
22:02On se retrouve dans quelques instants.
22:03Notre invité sur BFM Politique ce matin,
22:05le ministre de l'Intérieur,
22:05Laurent Nunez.
22:06Laurent Nunez,
22:07on évoquait cette question
22:08de la lutte
22:09contre l'antrisme islamiste.
22:11Il y a un rapport
22:12qui avait été fait
22:13un petit peu avant l'été.
22:14On parlera dans un instant
22:15des propositions
22:16que vous mettez sur la table.
22:17Les Républicains également
22:18se sont emparés de cette question.
22:20Cette semaine,
22:21c'est Laurent Wauquiez,
22:21le patron des députés de droite
22:23républicaines
22:24à l'Assemblée nationale,
22:25qui a déposé une proposition de loi
22:27afin d'interdire le port du voile
22:29dans l'espace public
22:30pour les jeunes filles mineures.
22:31Est-ce que vous y êtes favorable ?
22:34Non.
22:34Je vais vous expliquer pourquoi
22:35je n'y suis pas favorable comme ça.
22:38La lutte contre l'antrisme,
22:40il faut peut-être
22:42contextualiser les choses.
22:43Dans notre pays,
22:45on a eu la vague d'attentats
22:47qui nous a frappés
22:48et à la demande
22:49du président de la République,
22:50Emmanuel Macron,
22:51ça avait commencé
22:52sous le quinquennat
22:53de François Hollande,
22:53évidemment,
22:54on a eu tout un dispositif
22:55de lutte contre
22:56la radicalisation violente,
22:57le terrorisme,
22:57qui est toujours en place,
22:58toujours en place,
22:59avec des lois
23:00qui sont extrêmement précises,
23:02des moyens des services
23:02de renseignement
23:03qui étaient renforcés,
23:04qui fait qu'on a resserré
23:04les mailles du filet
23:05sur la radicalisation violente,
23:07le terrorisme.
23:08Et puis on a eu
23:09une deuxième étape
23:10qui a voulu ouvrir
23:10le président de la République
23:11en 2018-19,
23:13qui a lutté
23:13contre le séparatisme islamiste.
23:15C'est-à-dire
23:16tous ces groupuscules,
23:17ces mouvements
23:18qui disent
23:18que la loi de Dieu
23:19est supérieure
23:19aux lois de la République
23:20et il en découle
23:21tout un tas de comportements.
23:23Et donc,
23:23cette lutte
23:25contre le séparatisme,
23:26qui ne s'inscrit pas forcément
23:27dans la radicalisation violente,
23:28loin de là,
23:29mais c'est simplement
23:30une atteinte
23:31très directe
23:32aux lois de la République,
23:33mais avec des propos
23:34qui peuvent inciter
23:35à la haine,
23:35aux discriminations.
23:36Et on a eu une loi
23:36en 2019
23:37qui a été adoptée,
23:38qui nous permet
23:39de lutter contre le séparatisme,
23:41qui a créé deux délits,
23:42qui nous permet
23:42de fermer des lieux de culte,
23:43fermer des associations
23:44dès lors qu'il y a
23:46des entorses fortes
23:47à porter aux lois de la République
23:48et surtout des propos
23:49qui incitent
23:50à la haine,
23:51à la discrimination.
23:52Et donc,
23:52c'est ce texte
23:53qu'on utilise d'ailleurs
23:54encore aujourd'hui.
23:54Les préfets ferment
23:55de nombreux lieux de culte,
23:57engagent la dissolution
23:58de nombreuses associations.
23:59Il y a un troisième mouvement
24:01qui a été engagé,
24:02c'est la lutte
24:02contre l'entrisme.
24:03Il y a eu un rapport
24:04qu'avait demandé
24:05Gérald Darmanin
24:05qui a été publié
24:06lorsque M. Rotaillot
24:07était ministre de l'Intérieur,
24:08qui a été même rendu public,
24:10qui dénonce
24:10une autre forme
24:11de séparatisme
24:12qui est celle
24:13de l'entrisme.
24:13C'est-à-dire,
24:14c'est un séparatisme
24:14qui ne se voit pas,
24:16où les groupuscules
24:17de l'islamisme politique
24:19empruntent finalement
24:20les chemins de la démocratie,
24:22c'est-à-dire qu'ils investissent
24:23un certain nombre
24:23d'institutions républicaines,
24:25c'est plus sournois,
24:26ça ne se voit pas.
24:27Il n'y a pas
24:27d'appel à la violence,
24:29il n'y a pas d'appel
24:30à la haine,
24:30à la discrimination.
24:32Et donc,
24:32c'est cette troisième étape
24:35que nous allons engager,
24:36que le président de la République
24:37nous a demandé d'engager.
24:38Alors, pourquoi vous êtes
24:39défavorable à la proposition
24:40de l'envoquer
24:41d'interdire le voire
24:42pour les mesures
24:42dans l'espace public ?
24:43J'y viens.
24:44Dans certaines...
24:46Donc,
24:47nous travaillons,
24:48le président de la République
24:49nous a demandé
24:49à réfléchir
24:51à un certain nombre de mesures
24:52pour mieux lutter
24:52contre l'entrisme.
24:53On en était.
24:54Sur le fond,
24:54on en était.
24:55Nous y travaillons actuellement,
24:56ce qui est plus compliqué.
24:57On n'est pas sur
24:57la radicalisation violente,
24:59on n'est pas sur
24:59des appels à la haine,
25:00à la discrimination.
25:01On est sur un comportement
25:02qui, au final,
25:03vise à faire
25:04que la loi religieuse
25:05soit supérieure
25:06à la loi de la République
25:07et sur un comportement
25:09d'entrisme
25:10qui, de manière
25:10sournoise,
25:11surdifusse.
25:12Et qui, en fait,
25:13porte atteinte
25:14à la cohésion nationale.
25:16Porte atteinte
25:17à la cohésion nationale,
25:18au vivre ensemble,
25:19peut-être à la forme républicaine
25:21de nos institutions.
25:22Et donc,
25:22il faut qu'on réfléchisse
25:23à savoir
25:23comment on se renforce
25:26pour pouvoir
25:26dissoudre ce type de structure,
25:28travailler en renseignement
25:29sur ce type de structure.
25:31Clairement,
25:31on vise les frères musulmans.
25:32Vous l'avez compris,
25:33je le redis,
25:33c'est la technique
25:34des frères musulmans.
25:35Pourquoi ne pas
25:36interdire le voile
25:37pour les mineurs
25:38dans l'espace public
25:39comme le propose
25:39Laurent Wauquiez ?
25:40Je vais venir.
25:40Dans ce cadre-là,
25:41vous avez la proposition
25:42de loi de Laurent Wauquiez.
25:43Vous avez aussi
25:44le rapport
25:44du groupe LR au Sénat,
25:46qui a été avec un travail
25:47de Mme Stache-Brignot
25:48que je veux saluer,
25:49qui est très engagé
25:50sur ces questions
25:51de longue date
25:51et qui propose,
25:52d'ailleurs,
25:53le titre du rapport,
25:54c'est
25:54« Islamisme,
25:56deux points,
25:57atteinte à la cohésion nationale ».
25:58Je crois que c'est
25:58exactement le sujet.
25:59C'est bien ça.
25:59Maintenant,
26:00ce qu'on veut appréhender,
26:01c'est l'atteinte
26:01à la cohésion nationale,
26:02au vivre ensemble.
26:03C'est cette troisième phase
26:04qui s'ouvre.
26:05Et dans le rapport
26:06du groupe LR au Sénat,
26:07il y a plein de mesures
26:09qui rejoignent
26:09les réflexions actuelles
26:11du gouvernement.
26:12Je pense à la nécessité
26:13de renforcer
26:14les polices administratives,
26:15dissoudre les structures
26:16qui posent problème,
26:18interdire un certain nombre
26:19de choses,
26:19former les agents
26:20pour mieux identifier
26:20ce qu'est l'entrisme.
26:21Il y a tout un tas
26:22de propositions
26:22qui nous vont bien.
26:23Le voile.
26:24Je viens sur le voile.
26:25Interdire le voile
26:26pour les mineurs
26:26dans l'espace public.
26:27Je viens sur le voile
26:28comme sur l'interdiction
26:30d'ailleurs du jeune,
26:31l'interdiction du ramadan
26:32pour les moins de 16 ans.
26:33Je viens sur ces deux mesures.
26:35Attention,
26:35ce qu'on vise,
26:36c'est des structures,
26:38ce sont des individus
26:39qui portent un discours
26:40d'entrisme islamiste
26:41qui vise à terme
26:42à faire en sorte
26:43que la loi religieuse
26:43s'impose aux lois de la République.
26:45C'est ça qu'on vise.
26:46Mais il ne faut pas oublier
26:47que l'entrisme,
26:48je vous le redis,
26:49on n'est pas dans
26:49la radicalisation violente,
26:51on n'est pas dans
26:51des discours de haine,
26:52d'appel à la discrimination.
26:54Donc on est sur un sujet
26:54qui politiquement
26:55est bien plus sensible.
26:57On se rapproche
26:58pas mal du délit d'opinion.
27:00Donc il faut qu'on soit
27:01extrêmement prudent dans les mesures
27:03que l'on va proposer.
27:05Et donc,
27:06cette réflexion qui a été engagée
27:07sur essayer de mieux caractériser
27:08ce qu'est une atteinte
27:09à la cohésion nationale,
27:10au vivre ensemble
27:10et à la forme républicaine
27:12de nos institutions,
27:12réflexion en cours,
27:14doit nous amener
27:14à la plus grande prudence.
27:15Or,
27:16toute mesure
27:16qui serait décidée
27:18de manière générale,
27:19de manière générale,
27:22un,
27:23me semble pas forcément
27:24très efficace,
27:25il faut plutôt essayer
27:26de s'attaquer
27:27à ces structures,
27:28à ces individus
27:29qui disent à ces jeunes filles
27:30qu'elles doivent avoir
27:32le droit
27:32d'aller voiler à l'école
27:33et qu'il faut se battre
27:34pour se faire
27:34et que sinon,
27:35il faut refuser
27:36d'aller à l'école.
27:36C'est ces gens-là
27:37qu'il faut atteindre.
27:37Ce sont ces gens-là
27:38qu'il faut atteindre.
27:39Donc elle n'est pas forcément
27:40efficace et utile.
27:42Et deuxièmement,
27:43et deuxièmement,
27:44deuxièmement,
27:45je pense qu'elle est
27:46très stigmatisante
27:47vis-à-vis
27:48de nos compatriotes musulmans
27:50qui peuvent se sentir blessés
27:51par ce type de proposition.
27:52Voilà.
27:52Maintenant,
27:53ce n'est que mon avis personnel.
27:54Vous me le demandez,
27:55je vous le donne.
27:55Et je vous explique pourquoi
27:56par rapport à la politique
27:57qu'on mène à la demande
27:58du président de la République
27:59maintenant depuis 2017
28:00pour lutter contre
28:01toutes les formes
28:02de radicalisation violente,
28:03de séparatisme et d'entrisme,
28:05il faut faire attention
28:05aux mesures qui seraient
28:06trop stigmatisantes.
28:08Deux choses que je n'ai pas
28:08très bien comprises.
28:09D'une part,
28:10est-ce que voir néanmoins
28:11des jeunes femmes voilées
28:12dans la rue vous choque ou pas ?
28:13Et deuxième chose,
28:13vous dites sur le rapport
28:14sénatorial qui propose
28:15notamment d'interdire
28:16le jeune aux moins de 16 ans
28:19qui font le ramadan,
28:20vous dites que ce rapport
28:20est intéressant.
28:21Mais donc,
28:22vous êtes oui ou non
28:23favorable à cette proposition
28:25je vous ai dit que non.
28:26Le rapport,
28:26il est intéressant
28:27parce qu'il comporte
28:28de nombreuses mesures
28:28qui vont dans le bon sens.
28:30D'abord,
28:30il y a le constat
28:32qui est fait
28:32sur le développement
28:33de l'entrisme.
28:34Vous avez des mesures
28:35qui sont proposées
28:36qui sont très intéressantes,
28:37celles qui visent à renforcer.
28:38Oui, mais il y en a une autre
28:38par exemple qui est très symbolique,
28:39c'est interdire le voile
28:40aux accompagnatrices scolaires.
28:42Ça, c'est non également ?
28:43Renforcer le pouvoir
28:45des services de renseignement,
28:46renforcer les financements
28:48qui viennent de l'étranger
28:49sur les lieux de culte,
28:50ce qu'on a déjà fait.
28:51D'accord, mais par exemple
28:52pour les accompagnatrices scolaires,
28:53c'est non également.
28:55En fait,
28:55les mesures les plus symboliques,
28:56vous les trouvez vaines.
28:57Non, il y a tout un tas
28:58de mesures qui vont
28:58dans le bon sens.
28:59Je dis attention
29:00aux mesures
29:01qui seraient stigmatisantes
29:03et qui ferait
29:04que finalement,
29:05qui donneraient finalement
29:06du grain à moudre
29:07à ceux qui nous critiquent.
29:09Je dis nous critiquent.
29:10Je nous mets dans le même sac
29:12avec les Républicains,
29:14le gouvernement,
29:15le ministre de l'Intérieur.
29:16Attention à ceux
29:16qui nous critiquent
29:17en disant
29:17que ce qu'on engage,
29:18finalement,
29:19la France serait islamophobe.
29:20C'est ce que disent
29:21un certain nombre
29:21de partis politiques.
29:22C'est ce que dit très clairement
29:23la LF.
29:23Vous ne m'avez pas répondu
29:24sur le port du voile,
29:25en l'occurrence,
29:26sur les jeunes femmes.
29:27Est-ce que ça vous choque
29:27ou pas de voir
29:28des jeunes femmes voilées ?
29:29À titre personnel,
29:31évidemment que dans l'espace public,
29:34quand il y a des jeunes femmes voilées,
29:35la première question qu'on se pose,
29:36c'est qu'elles ont eu le choix
29:37de se voiler.
29:38Et on peut penser souvent
29:38que ça n'est pas le cas.
29:40Voilà.
29:40Donc je pense qu'il y a
29:41une action effectivement résolue
29:42à mener,
29:43mais je ne crois pas
29:43à l'interdiction générale.
29:44C'est quoi une action résolue ?
29:46Une action résolue,
29:46c'est l'action qu'on mène
29:47contre les structures
29:48qui essaient de diffuser,
29:50qui essaient de faire en sorte
29:52qu'on ait de plus en plus
29:53de personnes
29:54qui adoptent des codes religieux
29:55dans les services publics
29:58et qui essaient de diffuser cette idée
30:01que finalement,
30:02la République serait contraire à l'islam.
30:05Donc il faut imposer
30:06les lois religieuses à la République.
30:07Question très concrète.
30:08C'est ça.
30:08Et ça, on a des moyens d'action
30:10qui passent par des dissolutions,
30:12qui passent par des fermetures,
30:13qui passent par un suivi
30:14des services de renseignement
30:15et c'est ce à quoi nous travaillons
30:16pour l'entrisme.
30:17Attention, j'insiste,
30:18pour le séparatisme islamiste
30:19et pour la radicalisation,
30:21nous avons des outils.
30:21Monsieur le ministre,
30:22question très simple.
30:23Est-ce qu'à vos yeux,
30:24le voile est un outil
30:25d'asservissement de la femme ?
30:27Oui ou non ?
30:29C'est une question
30:30qui touche à la liberté
30:31de conscience de chacun.
30:32Moi, je ne me prononcerai pas là-dessus.
30:33En revanche,
30:34quand des jeunes filles
30:37n'ont pas le choix
30:38et se retrouvent voilées,
30:39oui, la question se pose.
30:40Maintenant, vous me demandez
30:41des mesures.
30:42Moi, je suis ministre de l'Intérieur.
30:43Vous me demandez des mesures
30:44pour lutter contre l'entrisme.
30:46Je pense qu'il y a
30:46toute une batterie de mesures
30:47qui sont très intéressantes
30:48qu'il faut les renforcer
30:49et nous y travaillons.
30:50Ce que je dis,
30:50c'est attention aux mesures
30:51qui peuvent être stigmatisantes.
30:55C'est attention
30:56à ne pas donner nous-mêmes
30:57le sentiment
30:58qu'on porte atteinte
30:58à la cohésion nationale
30:59alors que c'est
31:01ce que nous voulons combattre.
31:02Ce sont ceux qui, eux-mêmes,
31:03portent atteinte
31:03à cette cohésion nationale
31:04en essayant d'imposer
31:05la loi religieuse.
31:06Vous parliez des frères musulmans.
31:07Vous pouvez parler
31:09des frères musulmans
31:10comme principaux responsables
31:11justement de cette
31:11entrisme.
31:14Est-ce que vous êtes favorable
31:15à ce que cette organisation
31:17soit classée
31:18comme organisation terroriste
31:20comme Donald Trump
31:21l'a fait en signant
31:22récemment un décret ?
31:23En fait,
31:24c'est une multitude.
31:26D'abord,
31:26pour classer une organisation
31:27terroriste,
31:27il faut un certain nombre
31:28de critères.
31:29Il faut un certain nombre
31:29Et les frères musulmans
31:31ne correspondent pas à ces...
31:32Non, honnêtement,
31:33je ne pense pas.
31:34Je ne pense pas.
31:35Il faut être réaliste.
31:35Je ne pense pas.
31:36Il faut que ce soit
31:37un groupuscule
31:38qui en appelle à la violence
31:39pour semer la haine,
31:40la terreur.
31:41C'est surtout
31:42mener les actions violentes
31:43d'atteinte à l'intégrité
31:44physique des personnes
31:45en entreprise individuelle
31:47ou collective
31:49pour semer un climat
31:50de haine,
31:51de terreur,
31:52de violence.
31:54On n'y est pas tout à fait.
31:54Pour vous,
31:55c'est une fausse solution ?
31:57En revanche,
31:57avoir des outils
31:58qui permettent
31:58de s'attaquer
31:59aux structures
31:59qui relèvent
32:00des frères musulmans
32:01sur le territoire national
32:02et qui en appellent
32:04à imposer
32:06la loi religieuse
32:07sur la loi de la République,
32:09il y a tout un tas
32:09de structures associatives.
32:10Le rapport
32:11qui a été rendu public
32:11à l'été
32:12les a clairement désignés.
32:14Nous les connaissons
32:15et les préfets
32:16travaillent sur ces structures.
32:17Pour l'instant,
32:18en application du droit existant,
32:19mais ça permet
32:20de fermer
32:20un certain nombre
32:21d'associations,
32:21de fermer un certain nombre
32:22de lieux de culte,
32:23de procéder
32:24à un certain nombre
32:24de dissolutions.
32:25Donc voilà,
32:26nous y travaillons
32:26et donc on travaille
32:27au cas par cas
32:28après avoir caractérisé
32:30l'angle des propos
32:32qui peuvent être,
32:33qui incitent à la haine,
32:34qui peuvent inciter
32:34à la discrimination
32:35et demain,
32:36ce que l'on veut pouvoir faire,
32:38c'est pouvoir s'attaquer
32:39à ceux qui
32:40simplement,
32:41simplement,
32:41considèrent que
32:42la loi religieuse
32:43est supérieure
32:43aux valeurs de la République.
32:44Monsieur le ministre,
32:45justement,
32:46question courte,
32:46réponse courte,
32:47nos confrères de l'IFOP,
32:48les sondeurs de l'IFOP
32:49ont fait un sondage
32:49sur cette question-là.
32:51Ils sont l'objet
32:52de menaces.
32:53Aujourd'hui,
32:53est-ce que c'est acceptable
32:54d'être menacés
32:55parce qu'on a fait
32:55un sondage
32:56qui ne plaît pas
32:57forcément à certains ?
32:58Non, mais évidemment,
32:58non, ce n'est pas acceptable
32:59du tout.
32:59Oui, j'ai bien évidemment
33:00connaissance des menaces
33:01qui pèsent sur les...
33:03notamment sur un certain
33:04nombre de responsables
33:05de l'IFOP.
33:05Oui, évidemment,
33:06ce n'est pas acceptable
33:06et évidemment,
33:07la République les protégera.
33:08Vous avez été auditionné,
33:09vous, par la commission
33:10d'enquête sur les liens
33:11existants entre les mouvements
33:12politiques et l'idéologie
33:13islamiste.
33:13C'était l'Assemblée nationale,
33:15une commission qui vise
33:15plus particulièrement
33:16aux sociétés politiques
33:17la France insoumise.
33:18Est-ce que vous,
33:18vous jugez que
33:19la France insoumise
33:20fait l'objet de complaisance
33:22à l'égard de l'islamisme radical ?
33:23Mais je vais reprendre
33:24ce que j'ai dit
33:25à la commission,
33:26puisque j'y suis allé,
33:27ce n'était pas huit clots,
33:29je suis ministre,
33:30un certain nombre
33:31de responsables
33:32des services de renseignement
33:33aussi sont allés.
33:35La question,
33:36c'était est-ce qu'il y a
33:36des relations directes
33:37entre l'islam politique
33:38et un certain nombre
33:39de formations politiques ?
33:40La relation directe,
33:41la réponse est non.
33:42En revanche,
33:43quand vous avez
33:44un certain nombre
33:44de formations politiques
33:45qui, quand on mène
33:47sur le combat
33:47que nous menons
33:48sur le séparatisme,
33:50sur l'antrisme
33:52et qui laissent à croire
33:54à un certain nombre
33:55de nos compatriotes
33:56de confession musulmane
33:58que, ce faisant,
33:58nous sommes islamophobes,
34:00que ce qu'on stigmatise,
34:01ce sont les musulmans,
34:02alors que nous ne visons
34:03que l'islamisme politique,
34:05l'islam politique,
34:06l'islamisme,
34:07je crois que quand on
34:08diffuse ce genre de paroles,
34:10quelque part,
34:11indirectement,
34:12on soutient,
34:13on soutient,
34:14effectivement,
34:15c'est une forme de soutien
34:16qui est apportée
34:16à l'islam politique
34:17en disant que,
34:18finalement,
34:19le gouvernement,
34:19le ministre de l'Intérieur,
34:20là, ce que je viens de dire,
34:21ils vont dire,
34:21oui, voilà,
34:22il est islamophobe,
34:22moi, je suis tout
34:23sauf islamophobe.
34:24– La France insoumise
34:24soutient l'islamisme politique,
34:26c'est ce que vous nous dites.
34:26– Ce n'est pas ce que je vous dis,
34:27je vous dis qu'indirectement,
34:28quand vous critiquez
34:29le gouvernement français
34:30et que vous le traitez
34:30d'islamophobe
34:31parce qu'il mène des actions
34:32pour lutter contre l'antrisme,
34:33en disant,
34:34en reprenant un discours
34:35de l'islam politique
34:36qui dit qu'en fait,
34:37le gouvernement français
34:39est islamophobe,
34:39quelque part,
34:41vous condamnez,
34:43en condamnant
34:44l'action du gouvernement,
34:46quelque part,
34:46vous donnez du crédit
34:47à cette mouvement.
34:48– Jean-Luc Mélenchon
34:48a été convoqué
34:49par cette commission,
34:51à l'instant,
34:51Manuel Bompard,
34:52responsable de la France insoumise,
34:53assure,
34:54et je cite,
34:54considère que les insoumis
34:55ne doivent pas répondre
34:56à ces invitations,
34:58pas dans les règles,
34:59je ne vois pas pourquoi
34:59nous devrions y répondre.
35:00– Je trouve que c'est dommage,
35:03ça serait intéressant
35:03d'entendre
35:04ce qu'en dit
35:06la France insoumise,
35:07en tout cas,
35:07au moins, par exemple,
35:08qui puisse me répondre
35:09sur le fait,
35:10par exemple,
35:10que, comme je le redis
35:11et je le dis,
35:12quand on engage
35:12les actions qu'on engage
35:13et que nous sommes
35:14traités d'islamophobes,
35:15quelque part,
35:16ça revient à soutenir
35:17les tenants
35:19de cet islam politique.
35:21– Monsieur le ministre,
35:24est-ce que,
35:25d'après vous,
35:25l'immigration
35:26est une chance
35:27pour la France ?
35:28– Je vous pose la question
35:28parce que,
35:29pas plus tard que jeudi,
35:29votre prédécesseur,
35:30encore lui,
35:31Bruno Retailleau,
35:31a répété que l'immigration,
35:33dans les circonstances
35:34dans lesquelles
35:34elle se fait aujourd'hui,
35:36n'est pas une chance
35:36pour la France.
35:37– Oui,
35:38il dit bien
35:38dans les conditions
35:39dans lesquelles
35:39elle se fait aujourd'hui,
35:40oui.
35:40Après,
35:41nous sommes un pays
35:42qui a connu
35:43des vagues
35:43d'immigration importantes,
35:45des personnes
35:46qui sont intégrées,
35:47installées.
35:49– Il explique aussi
35:49que 60% de la délinquance
35:51sur la voie publique
35:52est le fait
35:52d'une immigration
35:53que l'on ne contrôle plus.
35:55– Alors,
35:56là-dessus,
35:57je vous redis,
35:58il faut faire attention
35:59quand on tient
35:59ce genre de propos,
36:00nous sommes aussi
36:01un pays d'immigration,
36:02qu'actuellement,
36:03il y ait un phénomène
36:04de migration
36:05extrêmement importante
36:06que nous veillons
36:07à juguler
36:08avec les institutions
36:08européennes.
36:09Évidemment,
36:10c'est une évidence,
36:11c'est une évidence.
36:12Nous y travaillons,
36:13donc on augmente
36:15les reconduites forcées,
36:16voilà.
36:16Mais l'immigration,
36:19nous sommes un pays
36:20traditionnellement
36:21d'immigration.
36:21– Mais donc,
36:21est-ce que c'est une chance ?
36:24– Écoutez,
36:24l'immigration dans le passé,
36:25ça a été une chance.
36:26Maintenant,
36:26il faut réguler
36:27les flux de migrants,
36:29c'est ce à quoi s'emploie
36:30la France
36:30et l'Union européenne.
36:31sur la délinquance,
36:33sur la délinquance.
36:33– Alors justement,
36:34un débat qui agite
36:37beaucoup la classe politique
36:38française,
36:38notamment là,
36:39sur la semaine
36:39qui vient de s'écouler,
36:40est-ce qu'il y a,
36:40oui ou non,
36:41un lien entre l'immigration
36:42et la délinquance ?
36:43Quand le Rassemblement
36:44national en parle,
36:45en général,
36:45il s'appuie sur deux
36:46chiffres précis.
36:47Le premier,
36:47qui vient du ministère
36:48de la Justice,
36:49disant qu'il y a
36:5025% des détenus français
36:52qui sont étrangers.
36:53Et le second chiffre,
36:55ministère de l'Intérieur
36:56cette fois,
36:56c'est qu'en Ile-de-France,
36:5793% des vols
36:59et 63% des agressions sexuelles
37:01sont commis par des étrangers.
37:03Est-ce qu'on peut en déduire
37:04qu'il y a un lien
37:05entre l'immigration
37:06et la délinquance
37:07en France aujourd'hui ?
37:08– Moi, je suis ministre
37:08de l'Intérieur,
37:09je fais la tête
37:09de policiers et de gendarmes
37:10qui s'en prennent,
37:11qui interpellent
37:13et qui luttent
37:13contre la délinquance
37:14d'une manière générale.
37:15Donc ce lien,
37:16moi je refuse de le faire.
37:17Mais comme je le fais toujours,
37:18je ne l'ai jamais nié,
37:20je donne évidemment les chiffres.
37:21Oui, les étrangers
37:22représentent une part
37:23de 8% de la population générale.
37:24Il y a le chiffre
37:25que vous donnez
37:25pour les étrangers
37:26en détention.
37:28Et puis dans certains items
37:29de la délinquance,
37:31ils représentent
37:32une proportion
37:32qui est effectivement
37:33plus importante.
37:34Vous savez,
37:34ça va de 11 à 39%
37:35en fonction des catégories
37:37de délinquance.
37:39– Mais qu'est-ce qui fait
37:40que le lien alors
37:40ne peut pas être établi ?
37:41– 11%,
37:42c'est pour les vols
37:43de véhicules
37:44et les vols dans les véhicules
37:45c'est 39%.
37:46Pour les cambriolages,
37:47par exemple,
37:48c'est aux alentours
37:48de 30% de mis en cause
37:50de nationalités étrangères.
37:53Voilà,
37:53donc il y a un constat
37:54à faire
37:55mais moi je me refuse
37:56à faire ce lien.
37:57Nous,
37:57nous luttons
37:58contre des délinquants
37:59quels qu'ils soient.
37:59Voilà,
37:59et on va continuer
38:00à le faire
38:00de manière ferme
38:01et déterminée
38:01sous mon autorité.
38:02– Monsieur le ministre,
38:03il y a quelqu'un
38:03qui a écrit directement
38:04au président de la République.
38:05Il s'agit du premier ministre
38:06britannique,
38:06Kerstarman.
38:07Il juge que la France
38:07n'en fait pas assez
38:08pour empêcher
38:08les traversées de clandestins
38:10dans la Manche.
38:11Il propose même
38:12d'envoyer des bateaux britanniques
38:13dans les eaux françaises
38:14pour sauver
38:15et renvoyer les gens en France.
38:17Qu'est-ce que vous lui répondez ?
38:18– Alors d'abord,
38:19on a un partenariat
38:20très étroit
38:21avec le Royaume-Uni
38:22pour la protection
38:22de la frontière extérieure
38:24de l'Union européenne
38:25qui est la frontière
38:25au nord de la France.
38:26Il a l'accès à la Manche.
38:28Donc ce que je lui réponds
38:28c'est qu'on a des accords ensemble
38:29et donc il a écrit évidemment
38:31il y aura une réponse
38:32qui lui sera faite
38:33mais on a des accords
38:34qui font que nous n'avons
38:35eu de cesse
38:36de renforcer nos contrôles,
38:38les contrôles de l'accès
38:40notamment à la Manche.
38:41Pour ce qui est du terrestre,
38:42du ferroviaire
38:43et du maritime,
38:43les contrôles sont très performants
38:45et puis il y a ces traversées
38:46qui se font en small boat
38:47en bateau de fortune,
38:48souvent à la main d'ailleurs
38:49de filières d'immigration illégale
38:50contre lesquelles nous letons,
38:51que nous démantelons
38:52et puis on a un travail
38:53de présence qui est très dense,
38:54qui est très fort
38:55sur la Manche
38:57et donc ce que je peux répondre
38:59d'ailleurs c'est que
38:59donc on a des accords,
39:00on a les accords de Sanders
39:01avec le Royaume-Uni
39:02où le Royaume-Uni
39:03finance un certain nombre
39:04de nos dispositifs de protection
39:05et on va continuer ce travail.
39:07On vient d'appliquer
39:08comme le souhaitaient
39:09nos partenaires britanniques
39:11la doctrine d'intervention en mer
39:13qui nous permet maintenant
39:14d'appréhender des bateaux en mer,
39:16ce qui n'était pas possible jusqu'alors.
39:17Donc voilà,
39:18ce que je réponds
39:18c'est qu'on continue à agir
39:19de manière ferme et déterminée
39:20et je dois d'ailleurs rencontrer
39:22mon homologue britannique
39:23dans les jours qui viennent.
39:24Monsieur le ministre,
39:24trois photos,
39:25trois questions.
39:26On commence par la photo
39:28du musée du Louvre, Amandine.
39:30Oui, qui intéresse beaucoup les Français
39:31avec deux questions.
39:33D'abord, est-ce que tout le commando
39:34est aujourd'hui sous les verrous
39:36et surtout,
39:36est-ce qu'on va retrouver ces bijoux ?
39:38Vous disiez que vous étiez optimiste au début,
39:40l'êtes-vous toujours ?
39:41Oui, moi je continue
39:42à rester optimiste.
39:43Tous les auteurs
39:44sont maintenant interpellés,
39:46les quatre auteurs
39:47et donc voilà,
39:48les investigations se poursuivent.
39:49Oui, oui, moi je reste optimiste.
39:50Le temps qui passe
39:50ne joue pas contre nous à l'inverse ?
39:51Non, enfin voilà,
39:52le temps qui passe
39:53ne joue pas contre nous.
39:54On a les services de police
39:56qui sont saisis de cette affaire
39:58et à l'envis de lutte
40:00contre les trafics de biens culturels
40:02et puis surtout,
40:03la brigade de répression
40:03du banditisme
40:04de la préfecture de police
40:05sont des services d'excellence.
40:06Moi, je leur fais toute confiance
40:07pour retrouver toute l'équipe,
40:10peut-être des commanditaires
40:11et sûrement les bijoux.
40:12Il est probable
40:13qu'on retrouve les bijoux ?
40:14Je ne dis pas qu'il est probable,
40:15je dis que tout est fait pour.
40:16Deuxième photo,
40:17Jules,
40:18en approche de Noël,
40:18une crèche de Noël.
40:19Une crèche de Noël
40:20installée par Robert Ménard,
40:22donc le maire de Béziers,
40:23maire de Béziers depuis 2014.
40:25Il l'assume,
40:25il installe une crèche
40:26dans sa mairie,
40:27assumant les racines
40:28chrétiennes de la France,
40:29explique-t-il.
40:31Est-ce que cette image
40:32vous choque,
40:32vous personnellement ?
40:33Alors sur les crèches,
40:34il y a eu toute une jurisprudence,
40:36comme vous savez,
40:36est-ce qu'on considère
40:38que c'est du cultuel,
40:40du religieux,
40:41ou est-ce que c'est
40:42du traditionnel,
40:42du culturel ?
40:43Donc il y a toute une jurisprudence
40:45sur ce sujet.
40:46Je crois qu'il y avait
40:47eu une décision
40:48d'une cour administrative
40:48d'appel sur ce sujet.
40:50Quand c'est cultuel,
40:51il y a un principe
40:51de laïcité,
40:52ce n'est pas possible.
40:53Mais quand on le rattache
40:54à la tradition culturelle
40:55d'un lieu,
40:56c'est possible.
40:57Je crois qu'il faut avoir
40:58une position équilibrée
40:58sur ces sujets.
40:59Une crèche dans une mairie,
41:00ça ne vous choque pas ?
41:01Écoutez, franchement,
41:03je redis,
41:04c'est du cas par cas.
41:05Il y a un principe
41:06de laïcité qui s'applique.
41:07Après, quand on est
41:08dans du traditionnel,
41:09du culturel,
41:10c'est exactement
41:11ce qu'a dit
41:12le Conseil d'État.
41:13Je m'en réfère
41:13à la jurisprudence
41:14du Conseil d'État.
41:15À l'approche de Noël,
41:16il y a aussi les marchés de Noël
41:18qui ont débuté ce week-end
41:20dans l'Est de la France
41:20et un peu partout en France.
41:22Est-ce que vous êtes
41:23particulièrement inquiets
41:24pour ce qui est
41:24de la sécurité
41:25justement de ces marchés de Noël
41:27et puis des fêtes
41:28qui auront lieu évidemment
41:29notamment autour des églises ?
41:30Est-ce qu'il y a un dispositif
41:31de sécurité particulier ?
41:32Est-ce que la menace terroriste
41:33est particulièrement élevée
41:34à cette période-là ?
41:35Oui, forcément.
41:36C'est un moment symbolique
41:38important
41:39pour la communauté chrétienne
41:41et pas que.
41:42d'une part,
41:45d'autre part,
41:46c'est des lieux
41:46où les gens se rassemblent,
41:48y compris sur l'espace public
41:49dans le cadre des marchés de Noël.
41:50Et quand on lit
41:51la propagande
41:52des groupuscules terroristes,
41:54ce sont des cibles.
41:55Voilà.
41:55Donc c'est pour cela
41:56que l'on renforce
41:57significativement
41:58les dispositifs
41:58autour des lieux de culte
42:00pendant cette période
42:01des marchés de Noël
42:02de tous les lieux
42:02de grands rassemblements.
42:03Ça reste une cible ?
42:04Pardon.
42:04Oui, oui.
42:05Ça reste une cible
42:06comme le sont les forces de l'ordre,
42:07comme le sont les lieux de culte
42:08de la communauté juive,
42:10comme le sont un certain nombre
42:11d'institutions publiques.
42:12Voilà.
42:12Donc dans cette propagande
42:13de l'État islamique,
42:14d'Al-Qaïda,
42:15qui ne peut plus se projeter
42:16sur le territoire,
42:16mais qui peut essayer
42:17d'inciter des individus
42:18présents sur le territoire
42:19à passer à l'acte,
42:20oui, ça reste clairement une cible.
42:22Quel est l'état,
42:23plus largement,
42:23de la menace terroriste
42:24aujourd'hui en France,
42:25alors que la France,
42:25il y a quelques jours,
42:27commémorait les attentats
42:28du Bataclan de 2015 ?
42:31L'état de la menace,
42:31ces dernières années,
42:34il n'a pas évolué.
42:35Le risque d'attaques projetées
42:36comme les attentats de 2015
42:38avec des groupes qui viennent
42:38de Syrie, d'Irak,
42:40il est beaucoup plus faible en réalité.
42:41Il a même quasiment disparu,
42:44mais les services de renseignement
42:45restent attentifs.
42:46Et puis, vous avez effectivement
42:47ce risque de cette mouvance endogène.
42:50Tous les attentats
42:51qui sont déjoués actuellement
42:52proviennent de cette mouvance.
42:54Des individus présents
42:55sur le territoire
42:55qui décident de passer à l'acte,
42:58attaquent au couteau,
42:58voitures béliers,
42:59avec des moyens
43:00qu'on dit rudimentaires,
43:02mais qui sont évidemment
43:03létaux et donc très graves.
43:05Et voilà,
43:05donc on reste attentif
43:06à cette forme de menace.
43:07Merci beaucoup M. le ministre
43:08d'avoir été notre invité.
43:09On évoquait tout à l'heure
43:10la rêve-partie qui s'est déroulée
43:12à Istres
43:12avec notamment des policiers
43:14qui ont été blessés.
43:14Est-ce que vous avez
43:15des dernières informations
43:16à ce sujet-là ?
43:16Les dernières informations
43:17que j'ai d'abord,
43:17d'une manière générale,
43:18chaque fois qu'il y a
43:19des rêve-parties,
43:19on intervient pour les empêcher.
43:21Je reprendrai d'ailleurs
43:22des mesures qui avaient été
43:23préparées par Bruno Retailleau
43:24visant à durcir,
43:26de faire qu'on passe
43:27du contraventionnel
43:27à du délictuel,
43:28ce qui permettra de mettre
43:29en garde à vue les personnes.
43:30Donc chaque fois,
43:37la force et où les forces
43:39de l'ordre convergent
43:40vers ce site.
43:41Je confirme qu'on a eu
43:42des policiers blessés,
43:44des véhicules de police
43:45qui ont été endommagés
43:47et donc on va évidemment réagir.
43:49Qu'est-ce qui va se passer
43:50quand vous allez réagir ?
43:51C'est-à-dire, vous savez,
43:52d'abord on empêche
43:52que le rassemblement se déroule.
43:54On essaie d'empêcher
43:54l'installation.
43:55Ce week-end, ça s'est produit
43:56à de nombreux endroits
43:57sur le territoire national.
43:58On a empêché plein d'installations.
43:59Il y en a eu un qui a eu lieu
44:00en Bretagne,
44:01une installation en cours
44:02qui va être évacuée.
44:03Et pour Istres,
44:03je vais regarder ça
44:04personnellement
44:05et de très près, évidemment.
44:06Mais on ne toléra pas
44:06les rassemblements musicaux
44:07illégaux qui souvent d'ailleurs
44:10entrent par la violence
44:11sur des terrains privés
44:12et installent des murs de son.
44:16Et voilà, ça n'est pas acceptable.
44:18Et comme ça a été fait
44:19par tous mes prédécesseurs,
44:20je m'y opposerai
44:21avec beaucoup de fermeté.
44:22Merci beaucoup,
44:22Monsieur le Ministre,
44:23d'avoir été notre invité
44:24exceptionnel ce matin.
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