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  • il y a 13 minutes
Avec Damien, Gilet Jaune marseillais du groupe de la Section Nord, ouvrier et citoyen en colère

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##LES_LEVE_TOT_DU_WEEK_END-2026-10-17##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Jean-François Achilly.
00:06La journée de mobilisation de ce samedi 17 octobre 2026 avec un appel à manifester dans toutes les grandes villes,
00:13un peu partout en France.
00:13Vous avez entendu Christine Bouillaud, c'est un peu la question mystérieuse du jour.
00:17Cet appel sera-t-il suivi dans à peu près 10 minutes ? Nous serons avec le maire de Besançon
00:26qui, lui, a décidé de faire marche arrière sur sa politique anti-voiture.
00:34Mais tout de suite, nous allons rester sur le sujet du jour à cette mobile gestion, cet appel croisé entre
00:40des lycéens, les étudiants, les agriculteurs, mais aussi les gilets jaunes.
00:47Et vous êtes notre lefto du jour, Damien, bonjour.
00:52Bonjour.
00:53Vous nous appelez, bonjour Damien, bienvenue, vous êtes un gilet jaune marseillais du groupe de la section Nord.
01:00Vous êtes mobilisé, j'imagine, aujourd'hui, Damien, vous allez vous joindre au mouvement ?
01:06C'est ça, c'est ça. De toute façon, c'est prévu depuis un certain moment.
01:09Depuis le 19 septembre, nous, on s'est relancé justement les gilets jaunes et les citoyens en colère contre la
01:14vie chère sur Marseille.
01:15Donc, on fait le maximum, justement, pour que ça se passe bien et qu'on soit le plus possible dans
01:19la rue mobilisé, aujourd'hui.
01:21Damien, vous êtes ouvrier de métier ?
01:24C'est ça.
01:25Et vous êtes également un citoyen engagé, si je puis dire. Est-ce qu'on peut ajouter en colère ?
01:30Surtout en colère, c'est surtout ça, en fait. On n'arrive pas à vivre dignement.
01:34Et c'est ça, vraiment, qui fait sortir tout le monde dans la rue et qui va faire, justement, sortir
01:39cette colère, aujourd'hui, sur cette date.
01:43Racontez-nous un petit peu votre quotidien, Damien. Qu'est-ce que vous constatez dans votre vie ?
01:49Dans la vie, en général, vraiment, il y a tout qui a augmenté.
01:52On peut dire que c'est la conjoncture actuelle qui fait que, mais en attendant, voilà, moi, je suis jeune
01:56père de famille.
01:57Mes collègues sont jeunes pères de famille, je n'y ai pas encore aussi.
02:00Et même, voilà, c'est la vie, en général, qui a augmenté.
02:03Le prix de l'essence, c'est ça qui me le fait aux poudres.
02:05Mais il n'y a pas que ça. C'est l'électricité, le gaz.
02:08Quand vous allez faire vos courses, justement, le pouvoir d'achat, il est en berne.
02:12On ne peut plus se faire plaisir.
02:14Les vacances, l'un arrive à Noël.
02:16Est-ce qu'on va pouvoir partir ? Est-ce qu'on va pouvoir offrir des cadeaux à nos enfants
02:19?
02:20Là, c'est tout un ras-le-bol général qui fait qu'on est obligé de se mobiliser.
02:24On ne peut pas continuer comme ça.
02:26Donc, voilà, malheureusement, la pression sociale, on la vit tous les jours.
02:30C'est pour ça, voilà, nous, on fait partie d'un groupe.
02:32C'est la section des quartiers d'or.
02:34Et justement, ce mal-être, on le voit tous les jours.
02:35Et malheureusement, ça risque d'avoir explosé.
02:39Alors, en espérant que ça ne soit pas aujourd'hui.
02:41Mais on fait le mal sur un moment-là pour mobiliser les gens
02:43et que les gens se fassent entendre par millions.
02:45Et une bonne fois pour toutes, quoi.
02:46Damien, vous y étiez en 2018 avec les Gilets jaunes, premier mouvement ?
02:52C'est ça, c'est ça. J'avais 16 ans. J'avais commencé à l'âge de 16 ans.
02:56Vous avez commencé jeune, dites-moi.
02:58C'est ça, en fait. J'ai commencé à travailler à l'âge de 16 ans en déclaré.
03:00On me suis dit, je vois mes fils de paix, il y a un petit problème.
03:04Et arrivé justement en novembre 2018, je me suis dit, là, il y a un truc qui ne se prépare.
03:10Je pense que c'est le moment ou jamais de s'organiser, de faire quelque chose.
03:13Justement, le rond-point, c'est un endroit où toutes les routes convergent vers le même endroit
03:18et qu'on puisse parler, faire évoluer nos mentalités.
03:20C'est là que vraiment, je me suis dit, il faut y aller.
03:23Et voilà, depuis novembre 2018, je suis sorti pour me mobiliser.
03:28Ça n'a pas été une guerre en vain parce que justement, on a fait évoluer nos consciences.
03:33On a fait évoluer même le combat.
03:36Parce que voilà, on est tous de différents milieux.
03:39Et on arrive justement à faire que c'est la beauté de la France.
03:43On arrive à avancer ensemble.
03:44C'est ça, le principal.
03:45Damien, c'était parti à l'époque sur les hausses de prix des carburants.
03:51Aujourd'hui, vous voyez, vous avez les lycéens qui se mobilisent depuis des semaines,
03:55les étudiants qui, certains du moins, envisagent de les rejoindre.
03:59Vous souhaitez quoi ? Que le pays s'arrête ?
04:02Alors, franchement, même nous, chez Marseille, en fait, on n'est vraiment pas là pour emmerder,
04:06comme on dit, les travailleurs.
04:07Chaque fois qu'on fait des actions et tout ça, on n'est pas là pour déranger la population.
04:11La population est avec nous.
04:13Justement, comme nous, on a fait sur Marseille, on ne veut pas recommettre les mêmes erreurs
04:15qu'on a été en 2018.
04:16C'est-à-dire, on est allé voir tous les commerçants.
04:19On est allé parler avec eux.
04:20On a fait venir des médias pour qu'ils écoutent les commerçants.
04:24On est allé voir les pucheurs.
04:25On est allé voir toutes les catégories de la population et les artistes dans l'histoire
04:28qui font avancer justement ce pays.
04:30Et voilà, en fait, même sur les parcours de la manifestation d'aujourd'hui et tout ça,
04:34on est allé voir les commerçants.
04:35On leur a expliqué ce qui allait se passer.
04:37On leur a assuré que, justement, lors d'une manifestation qui sera déclarée,
04:40il n'y aura pas de dégradation.
04:41En fait, justement, voilà, pour que ça se passe bien.
04:43Et surtout, d'apprendre de nos erreurs, comme on dit.
04:46Oui, en espérant, Damien, que des troubles ne viennent pas s'inviter dans les cortèges
04:51aujourd'hui, c'est la difficulté et c'est la vraie inquiétude des autorités à ce sujet.
04:56Ah oui, c'est sûr.
04:57Mais même pour nous, de toute façon, malheureusement, s'il y a des blessés ou malheureusement des morts,
05:01voilà, ça sera sur notre conscience à la vie.
05:03On espère de ne pas en arriver là, franchement.
05:05Mais voilà, justement, on fait le maximum pour ne pas que ça en arrive là.
05:09Mais sachant que toutes les personnes, voilà, justement, qui nous disent,
05:12les 90% des personnes qui ont eu des options de tractage et tout ça, nous disent
05:15la violence à la vie tous les jours, il faut descendre et leur faire de la violence.
05:18C'est vraiment ça qu'ils disent.
05:19Et donc, voilà, on essaie, justement, de calmer les ardeurs,
05:22tout en faisant, justement, que les gens puissent manifester correctement
05:25et puissent se faire entendre, mais surtout écouter,
05:29parce qu'on peut nous dire, ouais, on nous entend, on nous entend.
05:31Mais en attendant, il n'y a rien qui est fait derrière.
05:33Très sincèrement, Damien, il nous reste une petite minute.
05:35C'est toujours un plaisir d'échanger avec vous.
05:37Dites-moi, vous pensez que ce gouvernement-là, dans cinq mois, il n'existe plus ?
05:42Il y a une élection présidentielle, il y a un budget qui est, on va dire, au taquet,
05:46comme on dit chez nous.
05:48Vous pensez franchement, qui est à l'os, pour dire les choses clairement,
05:52qu'il soit en mesure de répondre à des demandes qui sont pressantes,
05:56qui sont réelles, urgentes ?
05:56Il est presque un peu trop tard, non ?
05:59C'est obligé, de toute façon, même si elle est présidentielle, qu'est-ce qui va y arriver ?
06:03La France, elle tombe au plus bas.
06:06On est obligé, justement, de faire quelque chose pour que, justement, la France reparte,
06:09parce qu'on ne peut pas continuer comme ça.
06:12On est là, nous, les travailleurs, les gens de ce pays,
06:14on est même les retraités de ça, on est là pour faire avancer le pays.
06:17Les lycéens, ils sont là, justement, pour mobiliser,
06:18mais c'est pour faire aussi avancer le pays.
06:20Tout le monde, on est tous dans le même bateau,
06:22et on a envie, justement, de faire que la France rayonne dans le monde entier,
06:26mais aussi qu'on soit content, justement, d'aller travailler
06:31et qu'on gagne une autre vie sur tout ça.
06:33Un truc, les cas, j'entends votre appel rempli de sagesse.
06:36Je tiens à le souligner, Damien, ce matin, depuis Marseille, Damien.
06:40Vous êtes en quel quartier, rapidement ? Vous êtes où, à Marseille ?
06:43Alors, moi, je suis dans le quartier du 12e, au niveau de Frévalon,
06:46Frévalon, on voit le maître.
06:47Frévalon, oui.
06:47Voilà, donc, je suis toujours mobilisé avec, justement, la section des quartiers Nord.
06:53Voilà, c'est, en fait, tous les quartiers de Marseille, on aura le bol,
06:56du plus riche au plus pauvre, donc, c'est un ras-le-bol général,
07:00et je pense qu'on risque d'être des centaines de milliers sur le déport cet après-midi.
07:04Oui, à partir de 14h.
07:05Merci, Damien, merci, depuis Marseille, j'ai les jaunes marseillais du groupe,
07:09vous le disiez à l'instant, de la section Nord, ouvriers et citoyens en colère.
07:13Nous sommes mobilisés toute la matinée sur l'antenne de Sud Radio.
07:16Vous nous appelez, 0826 300 300, il y aura antenne ouverte.
07:20A tout de suite.

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