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  • il y a 8 heures
La Mutualité sociale agricole est le deuxième régime de protection sociale en France et verse chaque année 28,1 milliards d’euros de prestations à 5,2 millions de bénéficiaires. Pour accompagner les caisses sur tout le territoire, elle s’appuie sur iMSA, son acteur informatique. Cloud dédié à la Sécurité sociale, intelligence artificielle, partenariats avec la recherche : comment moderniser les systèmes informatiques tout en garantissant la sécurité des données et la continuité du service ? Yannick Puget, directeur des systèmes d’information adjoint d’iMSA, est au micro de Sibylle Aoudjhane dans SMART ÉCO.

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Transcription
00:03La mutualité sociale agricole est le deuxième régime de protection sociale en France et pour gérer les prestations de millions
00:11de bénéficiaires et accompagner les caisses sur tout le territoire, elle s'appuie sur un acteur informatique dédié appelé IMSA,
00:19constitué en groupement d'intérêts économiques depuis 2019.
00:22Alors comment cet acteur adapte-t-il ces outils aux nouveaux besoins de la protection sociale ? Yannick Puget est
00:29mon invité en première partie d'émission. Yannick Puget, bonjour.
00:33Bonjour.
00:33Vous êtes directeur des systèmes informatiques adjoints de l'IMSA, donc merci de nous rejoindre en visio.
00:39Alors la mutualité sociale agricole, donc MSA, verse 28,1 milliards d'euros de prestations à 5,2 millions de
00:47bénéficiaires.
00:48Derrière tous ces chiffres, qu'est-ce que ça représente en termes d'organisation informatique concrètement ?
00:55Alors l'informatique c'est une vingtaine de sites en France.
00:58Depuis 2019, c'est une entreprise unique autour du GIE.
01:04Tous les métiers de l'informatique sont au service de ces 5,3 millions d'adhérents.
01:11Et ces adhérents, c'est des salariés ou des exploitants agricoles, mais aussi des adhérents issus de régimes spéciaux.
01:18Donc on a aussi les députés, les sénateurs, la Caisse des Français à l'étranger et d'autres régimes partenaires.
01:23Donc depuis 2019, vous êtes devenu un groupement d'intérêts économiques.
01:29C'est fréquent ça de se constituer en groupement d'intérêts économiques pour la gestion informatique de la mutualité sociale
01:40?
01:42Alors oui, ça arrive à pas mal d'organisations.
01:48Cette constitution en fait, elle est issue de la fusion de trois structures.
01:53Pour le nord et le sud de la France, en termes de découpage de caisses,
01:57on avait deux structures qui s'occupaient des data centers et des infrastructures associées.
02:01D'accord.
02:01Et depuis 2019, ces structures-là très techniques ont rejoint la partie qui correspond plus au développement de l'application.
02:10Concrètement, quel est votre rôle auprès de MSA ?
02:14Comment est-ce que vous vous organisez pour maintenir ce rôle depuis 2019 ?
02:20Alors, c'est en deux étapes.
02:22Tout d'abord, la MSA, et elle vient de le faire, signe une convention d'objectifs et de gestion auprès
02:29de nos ministères de tutelle.
02:31Et adossée à cette convention d'objectifs et de gestion, on y associe un schéma directeur informatique.
02:36Et l'informatique, elle permet de rendre service aux métiers par rapport aux objectifs qui sont fixés par l'État.
02:41D'accord. Alors, comment est-ce qu'aujourd'hui, ça évolue du côté des assurés ?
02:46Parce que j'imagine que la gestion informatique, d'autant plus depuis que l'IA est au cœur de tous
02:52les sujets,
02:54comment est-ce que vous arrivez à concilier des demandes, voire des besoins qui ne sont pas forcément peut-être
03:00stipulés par les adhérents ?
03:04Comment est-ce que vous faites pour concilier ces besoins et répondre de manière les plus précise possible grâce à
03:09une technologie de plus en plus en pointe, on va dire ?
03:13Oui, tout à fait. Alors, il y a eu un premier élément qui est sur les modèles organisationnels.
03:19Donc, dans l'informatique, on appelle ça les modèles agiles, qui ont permis de répondre à déjà une première exigence
03:25qui est d'aller plus vite.
03:28Les évolutions législatives étant de plus en plus fréquentes.
03:31Donc, ça, c'est une première réponse.
03:32La seconde, c'est que nous avons des adhérents qui sont soit très au fait des sujets informatiques ou parfois
03:41un peu plus éloignés.
03:42Et donc, en fait, l'objectif, c'est d'embarquer tout le monde, de perdre personne.
03:46Et avec l'arrivée, entre guillemets, l'explosion de l'IA depuis 2023, l'objectif, c'est de passer le
03:55cap et de ne pas perdre du temps sur ces sujets-là
04:00pour que, quelque part, on l'intègre dans une transformation qui n'est pas uniquement technologique,
04:06qui est également en lien avec les ressources humaines pour l'évolution des métiers.
04:11Oui. Et récemment, vous avez mis en place un cloud aussi.
04:14Qu'est-ce que ça veut dire pour cette gestion de l'AMSA d'avoir un cloud ?
04:19Alors, c'est une alliance avec nos confrères de l'Ursaf Caisse Nationale et de l'assurance maladie.
04:29C'est aussi l'opportunité, puisque nous avons des data centers en région toulousaine, chacun de nous trois.
04:37Et donc, l'objectif, c'est que très vite, on ait un cloud partagé et qu'au niveau de la
04:43protection sociale, par exemple,
04:44chacun n'ait pas ses infrastructures d'IA, mais qu'on puisse bien avoir des infrastructures partagées.
04:49Est-ce que vous devez faire de la pédagogie auprès des adhérents ?
04:53Parce que c'est vrai que tous ces termes-là, cloud, ça fait vite aussi penser à des partages de
04:58données,
05:00une cybersécurité qui doit être très robuste.
05:02Est-ce que vous devez faire de la pédagogie ?
05:05Alors, on a la chance d'être adhérents au CIGREF,
05:07qui fédèrent les grandes entreprises françaises sur la question de l'informatique.
05:13Et donc, on est nous-mêmes en premier, en tout cas, sensibilisés à cette question du cloud de confiance.
05:19Donc, il est clair qu'il faut communiquer pour expliquer ce qui peut être dans nos propres murs, quelque part,
05:25et d'avoir cette typologie de cloud qui reste en France et dans nos locaux,
05:31par rapport à ce qu'on peut trouver sur des clouds plutôt orientés GAFAM,
05:35qui seraient avec une maîtrise des données beaucoup plus relative.
05:39Concrètement, aujourd'hui, je suis adhérent, en quoi est-ce que, en fait, c'est mon expérience aussi utilisateur
05:46et la rapidité avec laquelle on répond à mes problématiques.
05:50Concrètement, comment ça se passe ?
05:51Quelle est la différence entre, dire, il y a cinq ans et aujourd'hui ?
05:55Est-ce que je me sens mieux prise en main ?
05:58Concrètement, qu'est-ce que ça fait pour l'adhérent ?
06:02Pour l'adhérent, c'est l'ajout régulier de nouveaux services en ligne,
06:09donc des démarches de plus en plus dématérialisées,
06:14sans oublier l'accompagnement humain,
06:16c'est-à-dire qu'on n'a pas une vision d'avoir une automatisation de l'informatique.
06:22Je pense que personne n'a envie de parler tout le temps à des robots.
06:25Donc, du coup, on a cette double axe entre le travail de nos caisses de MSA
06:32qui travaillent sur l'humain et l'informatique qui proposent des services en ligne
06:35pour permettre de plus en plus de choses de façon beaucoup plus simple.
06:39Et justement, pour à chaque fois améliorer cette efficacité,
06:43vous avez noué un partenariat avec l'INRIA.
06:45Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?
06:47Pourquoi est-ce que ce besoin de recherche, d'aller en profondeur aussi sur les technologies ?
06:54C'est en effet tout frais.
06:56C'est avoir des partenariats avec le monde de la recherche
06:59et on est vraiment ravis de sceller ce partenariat avec l'INRIA.
07:02C'est la garantie de pouvoir associer nos ingénieurs avec le monde de la recherche
07:07pour développer des nouvelles solutions.
07:10Là, concrètement, ça veut dire qu'on va aller plus loin
07:13dans les méthodes de calcul de tarification.
07:17Dit autrement, quand vous allez dans une pharmacie, vous mettez une carte vitale,
07:21et bien finalement, ce qui vous reste à payer sera calculé de façon complètement automatique
07:27et se mettra à jour même si la législation évolue dans le temps.
07:31D'accord.
07:32Donc, on a un sujet qu'on n'a pas encore abordé, c'est l'intelligence artificielle.
07:36Donc, on réserve ça tout de suite pour notre grand débat éco,
07:39savoir comment est-ce que vous, vous l'avez intégré dans vos solutions
07:43et puis aussi comment est-ce que les entreprises, plus généralement,
07:48l'intègrent, elles, pour gagner en productivité.
07:50C'est parti, c'est notre débat éco.
07:51C'est parti, c'est parti.

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