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  • il y a 11 heures
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue. 

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00:00:01Bonsoir à tous, quatre jours d'occupation, zéro cours, un million d'euros de dégâts, bravo.
00:00:07A Nantes, le bâtiment sensive sur le campus du Tertre ressemble à un chantier de démolition,
00:00:13des pavés dans les couloirs, des tacs partout, des extincteurs renversés.
00:00:16La présidente de l'université n'a plus que ses yeux pour pleurer, c'est dévasté, dit-elle.
00:00:21A Rennes 2, c'est pire, la jeunesse a mis les bouchées doubles, plafond éventré, distributeur de friandises vidé,
00:00:27c'est la lutte des classes version Haribo. Alors bien sûr, pas la peine de vous demander qui va payer
00:00:32la facture,
00:00:32c'est vous, c'est moi, c'est nous, les contribuables. Et pour information, en 2018, l'occupation du même
00:00:38bâtiment
00:00:38sur le campus de Nantes avait déjà coûté un million d'euros. Un million et on recommence comme si de
00:00:43rien n'était.
00:00:44Alors posons-nous la question, quand on casse son outil de travail, est-ce qu'on lutte pour l'avenir
00:00:49?
00:00:49Non, on brûle sa propre maison et on appelle ça de la politique.
00:00:52Les étudiants veulent changer le monde, commençons par leur faire repeindre les murs.
00:00:57Bienvenue dans Soirinfo, votre rendez-vous d'informations de fin de soirée pour décrypter, débattre
00:01:02et prendre de la hauteur sur l'actualité. Bonsoir Isabelle Piboulot.
00:01:08Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous. On démarre avec une bonne nouvelle, les tickets resto pourront continuer
00:01:14à servir au supermarché. Les députés ont voté aujourd'hui une proposition de loi pérennisant
00:01:19cette possibilité à partir de 2028. L'utilisation des tickets resto restera donc valable
00:01:24pour tous les produits alimentaires.
00:01:26Autre nouvelle encourageante annoncée par Sébastien Lecornu, les prix du gazole devraient baisser
00:01:32à partir du 1er novembre. Cela fera suite au déstockage de 10 millions de barils de gazole
00:01:37dans les prochaines semaines. Reçu à Matignon, le PDG de Total Energy s'est engagé à baisser
00:01:43de 8 à 12 centimes. Le prix du litre de gazole pour les particuliers est de 20 centimes,
00:01:49celui du gazole non routier. La marine française a raisonné à un navire au sud de la Réunion,
00:01:55ce dernier étant suspecté de naviguer sous un faux pavillon et également impliqué dans
00:02:00un trafic de transport de carburant. Le chef de l'État soutient que la France reste déterminée
00:02:05à lutter contre la flotte fantôme russe qui contourne les embargos occidentaux.
00:02:11Explosion dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban. Un lycéen de 15 ans a été
00:02:16tué
00:02:16et 24 personnes blessées. Le drame s'est produit lors d'une sortie scolaire dans une région abritant
00:02:23des munitions non explosées liées à la guerre avec le Hezbollah. Enfin, l'entreprise Duralex en difficulté
00:02:29financière. Le tribunal de commerce d'Orléans rendra sa décision sur son avenir mercredi à 14 heures.
00:02:36La société, connue pour ses verres réputés incassables et qui emploie plus de 200 salariés,
00:02:42fait l'objet de deux offres de reprise jugées et crédibles. Duralex a été placé en redressement
00:02:47judiciaire le 1er juin pour la cinquième fois en une vingtaine d'années.
00:02:53Merci beaucoup Isabelle. On vous retrouvera à minuit pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:57On est avec Olivier Benkemoun, Karim Abrik, Benjamin Comboulivre, porte-parole du syndicat de police
00:03:02alternative et puis Lénaré, journaliste et séiste. Vous êtes conseillère municipale à Genève.
00:03:06Bonsoir, c'est votre première fois sur CNews. On est ravis de vous accueillir.
00:03:09Bonsoir donc à tous les quatre. On va commencer avec Aubagne, bien sûr dans les Bouches-du-Rhône où un
00:03:15adolescent de 14 ans a ouvert le feu dans son collège avec un fusil de chasse.
00:03:18Le principal et une enseignante ont été blessés par balles. Le collégien a finalement été désarmé.
00:03:24On a clairement évité le drame. Comment un enfant de 14 ans a-t-il pu faire entrer un fusil
00:03:28de chasse dans un collège ?
00:03:30Comment a-t-il pu, surtout en arriver là ? On va en parler dans un instant. On va en
00:03:35parler également avec
00:03:35Vincent Rouillet qui est pédopsychiatre qui va tenter de nous aider également à comprendre.
00:03:40Bonsoir, merci d'être en direct avec nous sur CNews. Juste avant de vous donner la parole, retour sur les
00:03:45faits
00:03:45depuis Aubagne avec nos journalistes Corentin Alonso et Noémie Hardy.
00:03:50Les parents, le père et la mère du suspect ont été placés en garde à vue pour détention
00:03:55illégale d'armes. Les enquêteurs tentent de comprendre comment ce jeune de 14 ans scolarisé
00:04:00au collège Lacanale a pu entrer dans l'établissement muni d'un fusil de chasse.
00:04:05Le ministre de l'Intérieur s'est rendu à Aubagne et est resté prudent sur le mobile de cet acte.
00:04:11L'enquête a été ouverte pour tentative d'assassinat. Mais l'émotion est immense à Aubagne
00:04:16où s'est rendu également le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, qui a dénoncé
00:04:21un acte criminel et a voulu faire part de sa solidarité auprès des équipes pédagogiques.
00:04:26Sur la question des fouilles systématiques aux abords des établissements scolaires,
00:04:29le ministre a répondu que l'école ne pouvait pas tout contrôler et que cet acte s'inscrivait
00:04:34dans un phénomène sociétal global où les jeunes avaient de plus en plus recours
00:04:38à une certaine violence débridée. Il fallait donc, selon le ministre, une réponse sociétale
00:04:44à ces actes. Le collège Lacanale sera fermé demain aux élèves.
00:04:48Nous avons pu échanger avec beaucoup de collégiens, des collégiens encore sous le choc
00:04:52après cette journée où le pire a été évité.
00:04:55Le pire a été évité, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:04:57Merci à nos journalistes sur place, Corentin Alonso et Noémie Hardy derrière la caméra.
00:05:03Benjamin Comboulivre, un fusil de chasse caché dans un étui à guitare, plusieurs coups de feu
00:05:08tirés dans un collège. On est passé clairement à quelques centimètres du carnage.
00:05:15Oui, déjà, s'il y a un élément qui est évident, c'est l'après-méditation.
00:05:18Déjà, il se pointe avec un fusil, mais il le met dans un étui à guitare.
00:05:21Donc ça, ça fait partie des certitudes. Maintenant, ce qu'il va falloir établir,
00:05:25c'est tout ce qu'on ne sait pas. C'est-à-dire qu'on a vu maintenant que les
00:05:27deux parents
00:05:28sont en garde à vue, puisqu'ils avaient des armes à leur domicile, ce qu'on a découvert
00:05:31pendant les perquisitions. Il y a tout un tas d'éléments à éclaircir dans un tout
00:05:35premier temps dans cette enquête, pendant le temps de la garde à vue, c'est comprendre
00:05:38s'il y a des formes de complicité. Est-ce que quelqu'un lui a donné cette arme ?
00:05:43Est-ce qu'il l'a prise ? Il y a la question aussi de l'accessibilité à la maison,
00:05:47parce qu'on voit que ce sont des armes qui sont détenues de façon illégale.
00:05:49Vous avez des gens qui ont des armes de façon illégale et qui les détiennent,
00:05:52qui les stockent de façon sécurisée pour ne pas que leurs enfants y aient accès.
00:05:55Néanmoins, cette configuration, elle existe.
00:05:57Donc là, est-ce qu'il est allé, parce que c'était vraiment un libre accès
00:06:00à la maison, un fusil de chasse qu'on peut prendre en partir au collège ?
00:06:03Il faut comprendre tout ça.
00:06:04Quoi qu'il en soit, il a 14 ans, c'est la responsabilité des parents.
00:06:07Il est responsable. À partir de 13 ans, vous êtes responsable pénalement.
00:06:09D'accord, mais il y a une forme quand même de responsabilité des parents.
00:06:13Elle peut être engagée, évidemment, parce que passer un certain degré
00:06:17de carence éducative, notamment quand ça pousse l'enfant à commettre
00:06:21des délits graves pour lesquels il y a des peines de prison ou carrément
00:06:24à commettre des crimes, et là on parle de crimes, alors oui, il y a des
00:06:27responsabilités pénales qui peuvent être engagées au niveau des parents
00:06:30également.
00:06:30Vincent Rouillet, je le disais, vous êtes pédopsychiatre, praticien hospitalier.
00:06:34Merci d'être avec nous.
00:06:35Qu'est-ce qui peut pousser un adolescent de 14 ans à vouloir s'en prendre
00:06:38physiquement à ses enseignants ?
00:06:40C'est plus que vouloir s'en prendre physiquement.
00:06:42Il y a une volonté de mettre fin à la vie de ses enseignants.
00:06:48Oui, alors, c'est toujours compliqué parce qu'on est sur une affaire qui a juste de
00:06:55commencer, on sait très très peu de choses.
00:06:57Je suppose qu'il y aura une expertise psychologique de cet adolescent.
00:07:02Le peu de choses que je sais, c'est que d'après le témoignage d'autres élèves, il
00:07:09aurait eu plusieurs altercations avec un prof de maths, je crois, et qu'il se serait
00:07:14senti, entre guillemets, harcelé par cet enseignant.
00:07:19Ce qu'on retrouve lorsqu'on fait le point sur les différentes affaires qui ont eu lieu
00:07:29d'adolescents meurtriers comme ça, auteurs de massacres, notamment aux États-Unis, on
00:07:36retrouve pas de profil psychologique typique, cela dit, on retrouve quand même trois types
00:07:42de facteurs qui peuvent, en tous les cas, expliquer, enfin, donner un éclairage, du
00:07:50moins sur ce type d'actes.
00:07:51Le premier type de facteur, c'est les traumatismes, donc qu'il s'agisse de violences physiques,
00:07:59de violences psychologiques, d'agressions sexuelles, ce sont des choses qu'on retrouve
00:08:06chez les auteurs de tels actes.
00:08:09La deuxième chose que l'on retrouve, le deuxième facteur, ce sont des troubles psychiatriques,
00:08:17donc il y a des troubles psychiatriques délirants, donc des schizophrénies débutantes, avec
00:08:23parfois des tendances interprétatives, paranoïaques.
00:08:28Et puis, le troisième type de facteur qu'on retrouve sont des troubles de la personnalité,
00:08:35des personnalités de type psychopathique, c'est-à-dire avec un manque d'empathie, un
00:08:40narcissisme extrêmement développé, une certaine grandiosité.
00:08:45Voilà.
00:08:45Avant d'écouter Laurent Nouniez et Edouard Jeffrey, qui étaient à Aubagne, les ministres
00:08:49de l'Intérieur et de l'Éducation, qui se sont exprimés aujourd'hui, j'aimerais
00:08:53vous faire écouter le témoignage d'une élève qui vraisemblablement connaît le jeune
00:08:56tireur, elle était visiblement dans sa classe l'an dernier, et ce qu'elle dit, forcément
00:09:02interroge, écoutez.
00:09:03Oui, il avait l'air vénère, mais il nous avait déjà dit l'année dernière comme
00:09:06quoi il voulait, il était dans ma classe, il nous avait déjà dit oui comme quoi il
00:09:10voulait tuer tout le monde dans le collège, parce qu'on avait fait un projet en histoire
00:09:17ensemble sur le tribunal, et il nous disait oui, moi je vais venir, je vais tuer tout le
00:09:22monde et tout.
00:09:23Déjà il y avait, pourquoi il avait des problèmes, il avait été exclu, on le dit, enfin...
00:09:29Oui, ça se voyait, il en avait marre de l'école un peu, mais...
00:09:32Il avait déjà été exclu ?
00:09:34Oui, il est souvent exclu des cours, il était souvent exclu des cours, il n'aimait pas
00:09:39l'école, quoi, il nous disait ça.
00:09:41Est-ce que vous allez bien ? Est-ce que vous êtes choquée ?
00:09:43Bah sur le coup ça faisait peur, il y a tout le monde qui pleurait, donc... Mais là ça
00:09:48va mieux, maintenant qu'on sait qu'on est en sécurité, mais ouais sur le coup c'était
00:09:52stressant.
00:09:53Tu te rassurais, t'as pas un petit peu ?
00:09:54Oui, c'était bien, c'est...
00:09:55Et madame, vous demandez-vous dans quel état d'esprit vous êtes ?
00:09:58Bah maintenant ça va, ils sont là, c'est ce que je disais en fait, c'est que tant
00:10:03que je ne les avais pas vus, c'était trop long, entre, je disais monsieur, le premier
00:10:06texto, c'était il y a deux heures, où ma fille me dit maman viens vite, et puis voilà,
00:10:11je viens de la récupérer, quoi. Mais honnêtement, ils ont bien pris en charge les choses. Vraiment,
00:10:18ils nous ont rassurés plusieurs fois, les enfants sont confinés, et puis là, au moins
00:10:21qu'ils détestent les portables, j'étais bien contente que ma fille en ait un, pour
00:10:24me dire, maman ça va, t'inquiète pas, on est à l'abri.
00:10:27Il avait dit qu'il voulait tuer tout le monde. À quel moment, Benjamin Cambouliv,
00:10:32à quel moment de tels propos doivent être pris au sérieux et inquiétés ?
00:10:36Malheureusement, ça peut arriver, pour différentes raisons que monsieur expliquait, entre autres,
00:10:40notamment psychiatriques. Là, il voulait tuer tout le monde.
00:10:43Mais à quel moment est-ce que finalement, on ne sait évidemment pas si ces propos avaient
00:10:48été rapportés à des adultes, mais si c'est le cas, à quel moment est-ce qu'il faut
00:10:52s'inquiéter, il faut contacter peut-être ?
00:10:54Il faut s'inquiéter à la seconde où vous avez la connaissance d'un projet criminel,
00:10:58parce que jusque-là, c'est ça. Mais ce que je voulais dire, c'est qu'il voulait tuer tout
00:11:01le monde,
00:11:01manifestement, là, on ne sait pas exactement ça son projet, parce que sinon, il aurait fait feu
00:11:04sur les gamins qu'il a croisés. Or, ce n'est pas ce qu'il a fait. Et le drame
00:11:08sécuritaire
00:11:09de nos établissements scolaires, c'est que ce gamin a pu se balader avec un fusil de chasse
00:11:12dans les couloirs du collège pendant quand même un certain moment. Il a croisé du monde.
00:11:15Et après, il tire sur qui ? Sur des adultes. Ce qu'il va falloir voir, je vous ai dit,
00:11:18il y a une préméditation évidente, puisqu'il a l'arsenal avec lui. Est-ce qu'il voulait tuer
00:11:22spécifiquement ce proviseur ? Est-ce qu'il voulait tuer un adulte de l'établissement ?
00:11:25Il va falloir aussi le voir. Mais moi, ce que je note aussi, c'est que si on n'a
00:11:29pas le courage
00:11:30de ce CPE pour lui sauter dessus alors qu'il est armé dans la fusil de chasse, on va au
00:11:34drame
00:11:34et on a un carnage. Bon, ce n'est pas normal qu'on compte sur le personnel éducatif
00:11:38pour faire la sécurité. Alors, je veux bien qu'il n'y ait pas d'argent, mais il y a
00:11:41un moment
00:11:41où l'éducation nationale, quand elle voit le niveau de risque qui pèse sur les établissements
00:11:45scolaires, elle doit augmenter le niveau de sécurité. Il faut qu'elle ait le budget pour
00:11:48mettre ce niveau à la hauteur des risques constatés, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
00:11:51Du coup, ça retombe sur ce CPE. C'est un héros, il a sauvé des vies aujourd'hui.
00:11:55Mais ce n'est pas normal que tout repose sur lui.
00:11:57En France, il n'y a pas de sécurité dans les établissements. Il n'y en a pas dans
00:12:01les lycées, il n'y en a pas dans les collèges. Il y a des systèmes anti-intrusion, les fameux
00:12:05portiques. Il n'y a pas de portiques comme on les voit dans les aéroports ou aux douanes.
00:12:10Ça n'a rien à voir. Ce sont des portiques pour éviter les intrusions. Donc, une personne
00:12:14passe après l'autre. Il y a des établissements qui ont des caméras.
00:12:17Il n'y a pas vraiment de portiques, c'est des saces.
00:12:21Et la vérification des sacs, elle se fait lors de campagnes qui sont tout à fait
00:12:26précises. Il y a eu depuis 2025, depuis un an et demi à peu près, il y a eu 25
00:12:31000
00:12:32ou 26 000 sacs contrôles organisés. Il y a un millier d'armes blanches, un millier
00:12:37d'armes blanches. Mais là, c'est un garçon qui visiblement arrive tous les jours avec
00:12:40sa bouse de guitare. Il n'y a pas de raison de le contrôler davantage.
00:12:44Et puis, en revanche, ce qui est vrai, c'est qu'il agit de manière tout à fait méthodique.
00:12:49Méthodique. Premier étage, tire. Deuxième étage, il tire. Il ne tire pas n'importe où, etc.
00:12:55La sécurité, aujourd'hui, c'est une question qui se pose, la sécurité dans les établissements.
00:12:59Mais il n'y a pas, aujourd'hui, il n'y a pas les budgets.
00:13:01Il n'y a même pas, c'est même pas envisagé de payer des gens une sécurité externe
00:13:05pour qu'on regarde les sacs des gamins ou qu'on les contrôle.
00:13:11Ça, ça n'existe pas encore. C'est dans les films américains.
00:13:14Ça n'existe pas, mais c'est pourtant la solution. C'est une vigile pour constater et intervenir
00:13:18et pour ne pas avoir à attendre l'arrivée des forces de secours et les caméras.
00:13:21Dans cet élément, il y a deux caméras à l'extérieur. Mais il n'y en a pas à l
00:13:24'intérieur.
00:13:25Lénard, et que révèle un tel passage à l'acte, finalement, sur le rapport de certains adolescents à l'autorité
00:13:31?
00:13:31Parce que là, ce sont les enseignants qui étaient visés.
00:13:34Je pense qu'effectivement, il y a des questions à se poser sur ça,
00:13:37sur le rapport de ces jeunes vis-à-vis de leurs enseignants,
00:13:40plus que sur la notion de sécurité elle-même.
00:13:42Parce que je prends l'exemple suisse.
00:13:44Peut-être les deux.
00:13:45Je viens de Suisse, dans un pays qui est très armé.
00:13:48Les citoyens ont des armes à feu à la maison.
00:13:50Notamment parce qu'ils sont citoyens soldats, donc ils ont l'arme militaire.
00:13:53Donc les parents aussi.
00:13:54Si le jeune homme avait un père militaire, de toute façon, il y aurait une arme à la maison.
00:13:58Après, il y a toujours la question de est-ce qu'elle est mise sous clé ou pas.
00:14:01Mais c'est la première chose.
00:14:02Et puis si les citoyens veulent se procurer une arme, c'est très très facile et c'est légal.
00:14:06Alors, en Suisse, est-ce qu'on a ce genre de problème ?
00:14:08Non.
00:14:08Donc, je pense que la première question, c'est ça.
00:14:10Qu'est-ce qui motive ces jeunes ?
00:14:12Il y a derrière un message qui est passé par la violence qu'on n'a pas forcément besoin d
00:14:18'avoir en Suisse.
00:14:19Et je pense que la comparaison est intéressante et elle peut nous révéler quelque chose.
00:14:23En tout cas, ce n'est pas le problème des armes à feu elles-mêmes.
00:14:25C'est la conception du jeune et peut-être la manière de vouloir exprimer son mal-être.
00:14:31Alors, en ce moment, on voit bien en France que les jeunes expriment un mal-être, une rébellion.
00:14:36Et on y reviendra plus tard.
00:14:39Mais c'est ce que j'observe, en tout cas.
00:14:41Je ne comprends pas pourquoi on en arrive là, en France, alors qu'il y a beaucoup moins d'armes
00:14:45à feu.
00:14:46Et c'est le sujet des investigations.
00:14:48C'est le travail sur l'environnement de l'auteur.
00:14:50Donc, voir si par hasard, il n'y a pas quelque chose qui est vicié et qui donne ce mauvais
00:14:53exemple,
00:14:54en plus de fournir carrément l'arme.
00:14:56Et puis la personnalité de l'auteur avec, potentiellement, les troubles psychiatriques
00:14:59qui peuvent expliquer directement ce passage à l'acte violent.
00:15:03C'est l'environnement.
00:15:03Mais il n'y a pas d'armes, je veux dire, il y a quand même des armes.
00:15:06Il ne faut pas non plus minimiser.
00:15:08Il y a les armes qui sont déclarées, il y a des armes qui ne sont pas déclarées.
00:15:11Les fusils, je crois qu'officiellement, il y a 2 ou 3 millions.
00:15:15Officieusement, non déclarés, il y en a 5 ou 6 millions.
00:15:17Oui, mais il y a raison dans le sens où il y a plein de pays où il y a
00:15:21des armes en circulation libre,
00:15:23où effectivement, il y a des personnes qui font leur service militaire.
00:15:27Il y a plein de pays où il y a des armes en circulation, c'est facile.
00:15:29Et il y a des tueries de masse.
00:15:30Oui, mais ce n'est pas le cas pas.
00:15:32C'est toujours la question.
00:15:33C'est toujours la question.
00:15:34Mais en France, on a vu la présence du couteau.
00:15:36On le voit quand même régulièrement dans toutes sortes d'affaires
00:15:40et même aussi en lien avec l'attaque d'enseignants.
00:15:43On l'a vu.
00:15:44Mais je trouve que c'est une piste intéressante.
00:15:46Effectivement, ce renversement, en fait, de l'usage presque de la violence.
00:15:50Parce que ce rapport à l'autorité qui a changé
00:15:53et le renversement dans l'exercice même de cette autorité, de cette violence,
00:15:58on voit qu'elle est même presque confiscée aujourd'hui par les jeunes.
00:16:01Sur un parallèle différent, mais regardons juste ce qui se passe en ce moment dans les rues.
00:16:07Donc, ce mouvement étudiant qui a été aussi instrumentalisé,
00:16:10il y a une partie qui se retrouve à exercer une violence
00:16:13et qui se dit de toute façon, en face de nous,
00:16:16nous avons le droit d'exercer cette violence
00:16:18parce que c'est nous qui devons mettre le tempo un peu.
00:16:21C'est un peu ce qu'on voit par rapport à la jeunesse,
00:16:23une partie de la jeunesse aujourd'hui.
00:16:25Mais c'est extrêmement inquiétant.
00:16:26Et on voit que chez les jeunes, ça se retrouve autant dans cet exercice,
00:16:30par exemple dans le trafic de drogue.
00:16:31On va retrouver plusieurs jeunes là-dessus.
00:16:34On voit maintenant à l'école aussi ces manifestations de violence.
00:16:38Et ce projet, le scénario, juste cette imagination
00:16:41de ce scénario de violence, de ce passage à l'acte,
00:16:44on voit à quel point c'était très avancé
00:16:46pour quelqu'un qui a seulement 14 ans.
00:16:4714 ans, bien sûr.
00:16:48Écoutons le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:16:51À la fois sur les conditions matérielles de préparation de cet acte
00:16:55qui manifestement a été préparé,
00:16:57puisque Mme la Procureur a ouvert sur tentative d'assassinat,
00:17:00et puis ensuite sur les conditions de réalisation
00:17:03et surtout sur les mobiles,
00:17:05il convient d'être extrêmement prudent.
00:17:07Il y a évidemment plusieurs hypothèses.
00:17:09Aucune n'est exclue, aucune n'est exclue,
00:17:11mais il faut rester extrêmement prudent.
00:17:12Il est en garde à vue, effectivement.
00:17:15Il y a un travail qui est effectué par Mme la Procureur,
00:17:17par les enquêteurs,
00:17:18en lien avec le préfet des Rouges-du-Rhône,
00:17:19sur la détention d'armes,
00:17:20pour aller plus loin,
00:17:22essayer de comprendre effectivement
00:17:23comment ce jeune se retrouvait en possession de cette arme ce matin.
00:17:27Réaction également du président de la République, Emmanuel Macron.
00:17:30Au principal et à l'enseignante blessée ce matin
00:17:32dans un collège à Aubagne,
00:17:33aux élèves et aux parents sous le choc,
00:17:35j'adresse ma pleine solidarité,
00:17:37mon total soutien.
00:17:38Je salue le sang-froid de la réaction
00:17:40et la réaction exemplaire de l'équipe éducative
00:17:42qui a permis d'éviter le pire.
00:17:44Alors, comment empêcher concrètement
00:17:46un adolescent d'introduire une arme dans son établissement ?
00:17:48On l'évoquait tout à l'heure.
00:17:50Vous parliez de la Suisse,
00:17:51Lénarée.
00:17:52Est-ce qu'il y a davantage de contrôle
00:17:53dans les établissements scolaires suisses,
00:17:55aujourd'hui,
00:17:55en ce qui concerne effectivement
00:17:56les armes à feu
00:17:57ou peut-être les armes blanches ?
00:17:59Pas spécialement.
00:18:00Non, il n'y a pas de contrôle particulier.
00:18:02On n'a pas non plus de portique de sécurité
00:18:04ou quoi que ce soit.
00:18:05Non, mais le problème ne se pose pas pour le moment
00:18:08et j'espère qu'il ne va pas se poser.
00:18:09On voit simplement qu'en Suisse,
00:18:11on a un décalage en général
00:18:12avec ce qui se passe ailleurs dans le monde.
00:18:14On est un peu en retard.
00:18:15Et aux États-Unis...
00:18:16Parfois ça a du bon ?
00:18:17Voilà, mais c'est parce que ça répond
00:18:19au cliché aussi un peu du Suisse
00:18:20qui serait plus lent.
00:18:21Alors effectivement,
00:18:22les Suisses sont peut-être un peu plus lents
00:18:23pour adopter les mauvaises choses,
00:18:24mais ils finissent malheureusement
00:18:25par les adopter.
00:18:26On a du retard sur la France,
00:18:27mais on a tendance à suivre
00:18:28et avoir les mêmes problèmes
00:18:29qui s'importent chez nous.
00:18:30Et comme en France,
00:18:31on voit que c'est des problèmes
00:18:32qu'il y avait aux États-Unis
00:18:33et qui ont commencé à arriver ici aussi.
00:18:35Donc il y a ces mouvements comme ça,
00:18:36en tout cas de ce que j'observe,
00:18:37États-Unis, France, France, Suisse,
00:18:40et on n'en est pas là.
00:18:42Mais par contre,
00:18:42ce qu'on voit aussi,
00:18:44c'est la victimisation de ces jeunes.
00:18:47On l'a entendu,
00:18:48là il se sentait harcelé par son enseignante.
00:18:50Il se sentait harcelé.
00:18:51Donc c'est un ressenti
00:18:52et ce ressenti vaut
00:18:54pour se faire justice soi-même.
00:18:56C'est-à-dire que maintenant,
00:18:57on a cet élan dans la jeunesse,
00:18:59on l'entend beaucoup
00:18:59et ça c'est partout pareil.
00:19:01Ils sont victimes
00:19:02et cette situation
00:19:04leur donne le droit
00:19:06à des revendications
00:19:06jusqu'à la violence.
00:19:08Vincent Rouillet,
00:19:08c'est intéressant.
00:19:09Comment est-ce que vous expliquez,
00:19:11effectivement,
00:19:11aujourd'hui,
00:19:12que cette jeunesse
00:19:13ressente finalement
00:19:14ce besoin de se faire justice,
00:19:16ce besoin de justice,
00:19:18effectivement,
00:19:19tout simplement,
00:19:20lorsqu'il y a un sentiment
00:19:24que le jeune
00:19:25a du mal à exprimer,
00:19:26finalement ?
00:19:28Je pense que dans ce cas-là,
00:19:31je crois qu'on a un profil
00:19:32un peu particulier
00:19:33parce que ce n'est pas
00:19:35un adolescent
00:19:36qui était connu
00:19:37pour être impulsif
00:19:38et violent.
00:19:39Je pense que...
00:19:40Non, après,
00:19:40il était connu en tous les cas
00:19:42pour effectivement régulièrement
00:19:43se plaindre de ses profs,
00:19:45régulièrement...
00:19:45Oui.
00:19:48je pense que...
00:19:48Régulièrement dire
00:19:48qu'il allait s'en prendre à eux.
00:19:50Donc,
00:19:51il y avait quand même
00:19:52des mots de sa part
00:19:54qui laissaient présager le pire.
00:19:55Oui,
00:19:56c'est quelque chose
00:19:57qui a été nourri
00:19:58progressivement.
00:20:00Vraisemblablement,
00:20:00en tous les cas,
00:20:01ça apparaît comme ça,
00:20:04c'est-à-dire
00:20:04comme une rancune
00:20:06qui s'est
00:20:07auto-entretenue.
00:20:11Et bon,
00:20:11on peut supposer
00:20:14qu'il y a des éléments
00:20:15effectivement
00:20:17interprétatifs,
00:20:17paranoïaques
00:20:18qui ont
00:20:20progressivement
00:20:21nourri tout ça.
00:20:23ce qui est
00:20:24effectivement
00:20:27très,
00:20:28très...
00:20:30Enfin,
00:20:31sur ces profils
00:20:32un petit peu
00:20:33inhibés,
00:20:34etc.,
00:20:34on dit toujours
00:20:35qu'il faut se méfier
00:20:36de l'eau qui dort.
00:20:37Ce ne sont pas forcément
00:20:40les adolescents
00:20:41qui sont les plus bruyants,
00:20:42ceux qui posent
00:20:44le plus de problèmes
00:20:45de comportement,
00:20:47qui peuvent
00:20:48faire des passages
00:20:49d'actes aussi dangereux
00:20:51et aussi violents.
00:20:52Parce que ceux-là,
00:20:54on les connaît,
00:20:56on peut prendre
00:20:58des précautions,
00:20:59il y a des
00:21:01prodromes,
00:21:02si j'ose dire.
00:21:03Alors que là,
00:21:04effectivement,
00:21:04je pense qu'il aurait
00:21:06fallu faire
00:21:06très, très attention
00:21:07à ce qu'il a pu faire
00:21:10à ses camarades
00:21:12et ne pas
00:21:14les ignorer.
00:21:18savoir pourquoi
00:21:19et comment
00:21:19on va...
00:21:20Comment ne pas
00:21:21les ignorer,
00:21:22docteur ?
00:21:22Parce que vous savez
00:21:23bien aussi,
00:21:24malheureusement,
00:21:24qu'il y a beaucoup
00:21:25de bêtises aussi
00:21:26qui sont dites
00:21:27parmi des jeunes
00:21:28de stage-là.
00:21:29Donc comment
00:21:30justement identifier
00:21:31des propos
00:21:32à prendre au sérieux
00:21:34et des propos
00:21:34finalement
00:21:35que l'on va juger
00:21:36comme un jeu
00:21:37ou comme un jeu
00:21:39d'enfant finalement ?
00:21:40Je pense qu'à partir
00:21:41du moment où
00:21:41ces propos
00:21:42sont récurrents,
00:21:43c'est-à-dire que
00:21:44dire une fois ou deux
00:21:45parce qu'on est en colère,
00:21:46qu'on va tuer le prof,
00:21:47bon, ça c'est des choses
00:21:48que beaucoup
00:21:48d'adolescents
00:21:51peuvent prononcer.
00:21:53Le dire de façon
00:21:54régulière,
00:21:56récurrente,
00:21:56quand c'est toujours
00:21:57dirigé envers
00:21:58la même personne,
00:21:59vous voyez,
00:22:00qu'il y a des éléments
00:22:01d'interprétation.
00:22:03Là, il faut quand même
00:22:04effectivement
00:22:05se poser des questions.
00:22:07Et puis,
00:22:09une autre,
00:22:10j'ai un peu perdu
00:22:11le fil de mes idées,
00:22:12mais
00:22:15je vous laisse reprendre
00:22:17justement le fil
00:22:18de vos idées docteur.
00:22:19On va écouter
00:22:19Édouard Geffray,
00:22:21le ministre de l'Éducation
00:22:21nationale,
00:22:22qui s'est exprimé
00:22:22tout à l'heure
00:22:23depuis Aubagne,
00:22:24toujours aux côtés
00:22:25de Laurent Nouniez.
00:22:28Cet acte criminel
00:22:29a une résonance
00:22:30très particulière
00:22:31pour nous,
00:22:32puisqu'il s'inscrit
00:22:33évidemment
00:22:34dans la semaine
00:22:35qui est la semaine
00:22:36de commémoration
00:22:37des assassinats
00:22:39de Samuel Bernard
00:22:41et Dominique Paty.
00:22:42Le contexte n'a rien à voir.
00:22:43Pour nous,
00:22:44il y a évidemment
00:22:45une résonance particulière.
00:22:47Il se trompe de nom,
00:22:48il mélange
00:22:48Samuel Paty
00:22:50et Dominique Bernard.
00:22:51Elle est un peu malvenue
00:22:52cette confusion,
00:22:54Olivier Benzournaud.
00:22:54Je ne suis pas très heureux
00:22:54surtout aujourd'hui.
00:22:56Je comprends
00:22:57qu'il soit fatigué,
00:22:58je comprends
00:22:58que la rentrée
00:22:59était compliquée,
00:23:00difficile,
00:23:01mais enfin bon.
00:23:02Non, non,
00:23:03c'est difficile,
00:23:05mais cette confusion
00:23:07elle est insupportable.
00:23:10Et personne ne le corrige,
00:23:11il aurait pu se corriger,
00:23:12lui-même.
00:23:13Mais passons,
00:23:15ils ont...
00:23:16Surtout Laurent Nunez
00:23:17à côté,
00:23:17ils ont beaucoup de chance
00:23:19parce que là,
00:23:19ils sont arrivés,
00:23:20la cavalerie est arrivée,
00:23:21Laurent Nunez,
00:23:22le ministre de l'enseignement,
00:23:25ils sont là
00:23:25à féliciter,
00:23:27à faire de la cajolerie.
00:23:28Ils ont raison
00:23:29auprès d'un enseignant,
00:23:30mais ça fait deux ans et demi,
00:23:33trois ans,
00:23:33quatre ans
00:23:34qu'ils ne font que ça.
00:23:35Le cajoler,
00:23:36cajoler,
00:23:36cajoler,
00:23:36sans donner
00:23:38de vraies réponses
00:23:39à des enseignants,
00:23:41des proviseurs
00:23:42qui sont de plus en plus inquiets,
00:23:43qui sont parfois figés,
00:23:46terrassés,
00:23:46sidérés par la violence
00:23:47qu'ils découvrent
00:23:48dans leur classe
00:23:49et ça a été le cas.
00:23:50Et là,
00:23:50ils ont encore plus de chance
00:23:51parce que,
00:23:52je ne sais pas,
00:23:53il faudra,
00:23:53on saura,
00:23:54mais l'alarme
00:23:55n'a pas été la bonne
00:23:56aujourd'hui.
00:23:57C'est l'alarme incendie
00:23:58qui a été activée
00:23:59et pas l'alarme intrusion.
00:24:02Et c'est pas du tout...
00:24:03Les enfants ont plein de tests,
00:24:07s'entraînent,
00:24:08etc.
00:24:08Il y a une grande différence.
00:24:09Alarme incendie,
00:24:10tout le monde sort des classes
00:24:11en courant
00:24:11et va dehors.
00:24:12Alarme intrusion,
00:24:14tout le monde se cache
00:24:14et se met dans les salles
00:24:16et s'enferme.
00:24:17Donc là,
00:24:17c'est ce qui aurait dû arriver
00:24:21et c'est pour ça
00:24:22qu'on a évité un carnage
00:24:23dans la mesure
00:24:24où l'alarme incendie
00:24:25se déclenche,
00:24:26les élèves sortent,
00:24:27se retrouvent face
00:24:27aux tireurs potentiels
00:24:29qui ne tirent pas,
00:24:30heureusement,
00:24:31et vont se reconfiner
00:24:32dans les classes
00:24:32quand ils comprennent
00:24:33qu'il y a quelqu'un.
00:24:34Ils ont eu extrêmement,
00:24:36beaucoup,
00:24:36beaucoup,
00:24:37beaucoup de chance.
00:24:37Donc là,
00:24:38ils peuvent aller cajoler,
00:24:39dire bravo.
00:24:40C'est ça.
00:24:40C'est-à-dire qu'on a un exécutif
00:24:42qui, effectivement,
00:24:42depuis des années,
00:24:44n'est que là-dedans.
00:24:45C'est-à-dire,
00:24:45vous employez le terme
00:24:46de cajoler,
00:24:47c'est-à-dire,
00:24:47ils viennent à chaque fois,
00:24:48ils sont dans la réaction
00:24:50une fois que c'est terminé.
00:24:51Ils viennent,
00:24:51effectivement,
00:24:52au chevet
00:24:52des personnes choquées.
00:24:54le drame a été évité.
00:24:56On vient vous voir.
00:24:58Emmanuel Macron,
00:24:59qui, finalement,
00:25:00fait un tweet ici
00:25:01pour saluer le travail
00:25:03des personnes
00:25:05qui sont intervenues,
00:25:06du personnel et d'éducation.
00:25:07Emmanuel Macron,
00:25:08qui, en revanche,
00:25:09ne fait pas de tweet
00:25:09lorsque il y a des propos
00:25:11qui fuitent dans la presse
00:25:13sur le fait
00:25:14que la police
00:25:15est trop violente
00:25:16avec les lycéens.
00:25:18Et là, en revanche,
00:25:18il ne prend pas le temps
00:25:19de faire un tweet
00:25:20pour expliquer ses propos.
00:25:22Il demande à Laurent Nunez
00:25:23de le faire à sa place.
00:25:24Donc, il y a un moment donné,
00:25:25il y a un problème
00:25:26de communication
00:25:26quelque part, Olivier.
00:25:28Mais ce n'est pas
00:25:30un problème de communication.
00:25:31Ils ne sont que
00:25:31dans la communication.
00:25:33Que dans la communication.
00:25:34Et à force d'être
00:25:35dans la communication...
00:25:36Alors, ils ne communiquent pas
00:25:36au bon moment.
00:25:37Non, mais là,
00:25:38ils sont allés tout de suite.
00:25:40Oui, mais d'accord.
00:25:41Ils sont allés communiquer.
00:25:41Mais pour dire quoi,
00:25:42aujourd'hui ?
00:25:43Pour dire quoi ?
00:25:44Pour rassurer qui, en fait ?
00:25:46Mais c'est ce que je dis.
00:25:46C'est-à-dire que
00:25:47ce n'est pas au bon moment.
00:25:47C'est-à-dire que
00:25:48les moments où on a besoin
00:25:49d'avoir une explication,
00:25:50on a besoin de les entendre.
00:25:52Ils ne sont pas là.
00:25:53Et lorsqu'ils viennent...
00:25:54Mais non que la communication.
00:25:55Ils ne vont pas apporter
00:25:56de l'argent.
00:25:56Ils ne vont pas apporter
00:25:56des budgets.
00:25:57Ils ne vont pas apporter
00:25:58des caméras.
00:25:58Ils ne vont pas apporter
00:25:59de solutions.
00:25:59Ils n'ont pas un rond.
00:26:00Ils n'ont pas un rond.
00:26:00Juste une question de moment.
00:26:02C'est qu'en fait,
00:26:02une fois qu'il a fini de parler,
00:26:04on a vu dire
00:26:04et après quoi ?
00:26:05Sur la circulation des armes,
00:26:07sur le rapport à la violence,
00:26:08sur la sécurité
00:26:08des établissements,
00:26:10il n'y a rien de nouveau
00:26:11qui est amené.
00:26:12Et pourtant, ce danger,
00:26:13il plane sur l'école.
00:26:15Et la première quand même
00:26:17des choses que l'on doit
00:26:18aux élèves et aux enseignants,
00:26:20c'est cette base de la sécurité.
00:26:21Il y aura peut-être
00:26:21un niveau qui baisse,
00:26:22mais au moins l'idée,
00:26:23c'est que vous ne fassiez pas
00:26:24attaquer au fusil de chasse
00:26:25dans votre collège.
00:26:25Évidemment.
00:26:26Et alors, la comparaison
00:26:27qui est faite
00:26:28avec Samuel Paty
00:26:29et Dominique Bernard,
00:26:30mis à part cette confusion
00:26:31de noms évidemment
00:26:32qu'elle a une résonance
00:26:33particulière,
00:26:33parce qu'on a compris
00:26:35depuis Samuel Paty,
00:26:38on a compris
00:26:38que les établissements scolaires
00:26:40aujourd'hui
00:26:41ne sont plus des sanctuaires.
00:26:43Karima Bric, clairement.
00:26:44Bien, clairement.
00:26:45Et les parents, aujourd'hui,
00:26:46malheureusement,
00:26:46l'ont compris
00:26:47et l'ont que trop compris
00:26:48parce qu'il y a une inquiétude
00:26:50qui est ambiante aujourd'hui.
00:26:52Tout à fait.
00:26:53Et quand on pense justement
00:26:55à Samuel Paty, par exemple,
00:26:57ça a été un choc,
00:26:58je pense, pour la France entière.
00:27:00Ça a été un choc
00:27:01pour les enseignants.
00:27:02Ça a été un choc
00:27:03pour les enfants.
00:27:03Ça a été un choc
00:27:04dans le monde entier.
00:27:05On se disait
00:27:05toujours un plus jamais ça.
00:27:07On va re-sanctuariser,
00:27:09peut-être.
00:27:10C'était comme...
00:27:10C'était une idée
00:27:11de prise de conscience,
00:27:12de regarder un peu
00:27:13les choses en face
00:27:15et de dire,
00:27:15OK, il faut agir.
00:27:19On ne peut pas rester
00:27:19dans cette forme d'impuissance
00:27:20et on a l'impression
00:27:21que les années passent
00:27:22et c'est la même chose.
00:27:24Et moi, j'avais l'impression
00:27:24quand je regardais ces images,
00:27:27comme s'ils essayaient,
00:27:28en fait,
00:27:29ils se transformaient
00:27:29en une sorte de cellule psychologique.
00:27:32Vous savez,
00:27:32ils se rendent sur place.
00:27:33Alors, je vais vous dire une chose.
00:27:33On parle souvent
00:27:34de Samuel Paty pour commencer.
00:27:35Évidemment,
00:27:36parce que ça a choqué
00:27:36la France entière.
00:27:37C'était en 2020.
00:27:38Mais tout ça a commencé
00:27:40bien avant.
00:27:40Bien avant, évidemment.
00:27:42On oublie 2012.
00:27:43On oublie Mohamed Merah.
00:27:44On oublie l'école
00:27:46de Zahra Thora de Toulouse
00:27:47ou un directeur d'école aussi.
00:27:51Plusieurs personnes
00:27:52ont été tuées.
00:27:53Donc, il y a un moment donné,
00:27:54la prise de conscience,
00:27:55elle a été tardive également
00:27:58au niveau de...
00:28:00C'est pire que ça.
00:28:00Aujourd'hui,
00:28:01vous avez des gamins
00:28:01qui chantent
00:28:03et qui trouvent formidable
00:28:04d'aller chanter
00:28:05le nom de Mohamed Merah.
00:28:06Et de Salah d'Eslah.
00:28:07Et de Salah d'Eslah.
00:28:08Donc, on a totalement inversé
00:28:09les choses.
00:28:10On a raté ça.
00:28:11Le politique a raté ça.
00:28:12On est incapable
00:28:12d'expliquer
00:28:15ce qui s'est passé
00:28:16et de rappeler
00:28:16ce qui s'est passé.
00:28:17Pourquoi on en est là aujourd'hui
00:28:18et on laisse faire
00:28:19et on continue à laisser faire.
00:28:20Et puis, ce qui est important aussi,
00:28:22c'est qu'on parlait
00:28:22de communication,
00:28:23mais il y a une communication
00:28:24qui passe,
00:28:25qui passe énormément.
00:28:26C'est la communication
00:28:27qui nous dit finalement
00:28:28que la violence,
00:28:28elle peut être légitime.
00:28:30Ça, je pense que ça a été intégré
00:28:32chez une partie de la jeunesse
00:28:33où finalement,
00:28:34c'est presque un devoir.
00:28:36Si vous sentez
00:28:36que les adultes
00:28:37ne vous protègent plus
00:28:38ou enfin, je parle
00:28:38dans leur tête
00:28:39ou dans leur imaginaire,
00:28:42on le voit autant
00:28:42dans les rues
00:28:43qu'à la maison,
00:28:44eh bien finalement,
00:28:45je vais prendre en charge.
00:28:46C'est légitime.
00:28:47Et même les adultes
00:28:48me disent quelque part,
00:28:49eux n'ont pas le courage.
00:28:50Alors nous, nous aurons le courage
00:28:51et en plus,
00:28:51peut-être que nous aurons l'impunité.
00:28:53Écoutez le témoignage
00:28:54de cette maman choquée
00:28:55forcément
00:28:55qui s'est exprimée
00:28:56cet après-midi.
00:28:58J'ai réussi à avoir ma fille
00:29:02au bout d'un quart d'heure,
00:29:03vingt minutes,
00:29:04elle est plus longue de ma vie.
00:29:06Elle me disait
00:29:07qu'elle était due confirmée
00:29:08avec trois profs
00:29:09dans une salle de classe.
00:29:12Voilà.
00:29:13Après,
00:29:14je n'ai pas eu de nouvelles
00:29:15de mon fils
00:29:16parce que forcément,
00:29:16lui,
00:29:17il était dans la cour.
00:29:19Il était à l'extérieur
00:29:20mais son sac
00:29:21était resté
00:29:21dans la classe
00:29:22avec son téléphone dedans.
00:29:23Il n'a pas pu me contacter.
00:29:25Et après,
00:29:26quand j'ai eu
00:29:26du coup,
00:29:27des nouvelles
00:29:27de ma fille
00:29:29qui m'a dit
00:29:29c'est bon,
00:29:30maman Jean,
00:29:31il n'y a pas de problème.
00:29:32Je l'ai vu.
00:29:33Il n'a pas été blessé.
00:29:36Voilà.
00:29:38Donc en fait,
00:29:38ils vont bien
00:29:39mais après ma fille
00:29:39elle est en pleurs.
00:29:40Elle est complètement en pleurs.
00:29:41Ils ne les font pas sortir
00:29:43et là,
00:29:43ils ont mis en place
00:29:44des cellules psychologiques
00:29:45avec les pompiers
00:29:47immédiatement.
00:29:47Et là,
00:29:48ma fille en ce moment,
00:29:48elle est avec les pompiers
00:29:50avec d'autres camarades à elle
00:29:52en train de parler.
00:29:56Je souviens évidemment
00:29:57le choc.
00:29:59Je vous signale
00:29:59qu'en plus,
00:30:00ils ne pouvaient pas
00:30:00beaucoup communiquer
00:30:00parce que si j'en crois
00:30:01les directives
00:30:02dans différents collèges
00:30:03et lycées,
00:30:04vous n'avez pas le droit
00:30:04d'utiliser votre téléphone.
00:30:05Le téléphone,
00:30:05il est bloqué,
00:30:06il est dans des pochettes
00:30:07etc.
00:30:07Donc en plus,
00:30:08les parents étaient affolés
00:30:09parce qu'il n'y avait pas
00:30:10d'informations qui venaient
00:30:11de l'intérieur des établissements.
00:30:12Merci Vincent Rouillet
00:30:13d'avoir été avec nous,
00:30:14pédopsychiatre,
00:30:15praticien hospitalier.
00:30:16Merci à vous.
00:30:18Une université,
00:30:18on va changer de sujet
00:30:19dans un instant,
00:30:20transformée en champ de ruines
00:30:21à Nantes,
00:30:22sur le campus du Tertre.
00:30:23Après trois jours
00:30:24d'occupation,
00:30:25les dégâts sont considérables.
00:30:27Regardez ces images.
00:30:30Après quatre jours
00:30:30d'occupation
00:30:31par des étudiants,
00:30:32ce bâtiment
00:30:33de l'université de Nantes
00:30:34a été évacué
00:30:35dans le calme
00:30:36le samedi matin
00:30:37par les forces de l'ordre.
00:30:39Quatre personnes
00:30:39ont été interpellées
00:30:40lors de l'opération
00:30:41mais aucune garde à vue
00:30:42n'a eu lieu.
00:30:44Mur tagué,
00:30:45mobilier saccagé,
00:30:46comment en est-on arrivé là
00:30:47et surtout qui va payer
00:30:48la facture ?
00:30:49Retour évidemment
00:30:50en image sur tout ça.
00:30:51Reportage à suivre
00:30:52dans un instant
00:30:52sur CNews.
00:30:57Une université
00:30:58transformée en champs
00:30:59de ruines
00:31:00occupée depuis mercredi
00:31:01en solidarité
00:31:02avec le mouvement lycéen.
00:31:03Un bâtiment
00:31:04de l'université de Nantes
00:31:05a été évacué
00:31:06samedi matin
00:31:06par les forces
00:31:07de l'ordre.
00:31:08Mur tagué,
00:31:09pavé entassé
00:31:10dans les couloirs,
00:31:10extincteur renversé,
00:31:11l'ampleur des dégâts
00:31:12est colossale.
00:31:13La présidente
00:31:14de l'université
00:31:14parle d'un lieu
00:31:15dévasté,
00:31:16d'un climat
00:31:17devenu très inquiétant.
00:31:18Dans un instant,
00:31:19on sera avec nos journalistes
00:31:20sur place
00:31:20qui ont assisté
00:31:21aujourd'hui
00:31:21à l'Assemblée générale
00:31:23organisée par les étudiants
00:31:24qui ont occupé
00:31:24ce bâtiment.
00:31:25Mais juste avant,
00:31:25vous voyez le sujet
00:31:26de Sarah Varny,
00:31:27Alexandra Bischoff
00:31:28et Clément Lopez.
00:31:31Des inscriptions
00:31:32sur tous les murs,
00:31:33des tas de pavés
00:31:34prêts à être jetés,
00:31:36du mobilier entassé
00:31:37ou encore des excréments
00:31:39dans des sacs plastiques.
00:31:40Le bâtiment,
00:31:41qui avait été occupé
00:31:42par une centaine
00:31:43d'étudiants protestataires,
00:31:45est totalement dévasté.
00:31:46Des dégradations
00:31:47qui indignent les riverains.
00:31:49Moi, je ne comprends
00:31:49juste pas
00:31:50qu'il y ait des casseurs
00:31:51qui utilisent
00:31:52les manifestations
00:31:53et les revendications
00:31:54justes des lycéens
00:31:56pour casser.
00:31:57Je trouve que ça n'a aucun lien
00:31:58avec les revendications,
00:31:59que c'est dommage
00:31:59et que ce n'est pas en dégradant
00:32:01qu'on va réussir
00:32:01à améliorer les choses.
00:32:02Je suis tout à fait d'accord
00:32:03pour qu'on revendique.
00:32:05Je n'irai pas dans le fond
00:32:05des revendications en elles-mêmes.
00:32:07Par contre,
00:32:07dégrader n'apporte rien.
00:32:08Je vois que des jeunes
00:32:09qui s'amusent,
00:32:10qui font n'importe quoi,
00:32:11qui détruisent tout.
00:32:12Il n'y a rien de constructif
00:32:13et c'est lamentable.
00:32:14Et les pouvoirs publics
00:32:15laissent faire.
00:32:16Et donc,
00:32:16moi, je me suis révolté.
00:32:17Après quatre jours
00:32:18d'occupation
00:32:19par des étudiants,
00:32:20ce bâtiment
00:32:21de l'université de Nantes
00:32:22a été évacué
00:32:23dans le calme
00:32:24samedi matin
00:32:24par les forces de l'ordre.
00:32:27Quatre personnes
00:32:27ont été interpellées
00:32:28lors de l'opération
00:32:29mais aucune garde à vue
00:32:30n'a eu lieu.
00:32:31Pour le moment,
00:32:32impossible de chiffrer
00:32:33le coût total
00:32:34de ces dégradations.
00:32:35Le bâtiment
00:32:36ne devrait pas
00:32:37rouvrir ses portes
00:32:38avant janvier.
00:32:40Alors,
00:32:41le bâtiment
00:32:41a donc été évacué
00:32:42samedi matin.
00:32:44Il ne s'est pas passé
00:32:45grand-chose,
00:32:46évidemment,
00:32:46puisque cet après-midi
00:32:48avait lieu
00:32:49une assemblée générale
00:32:50par les mêmes personnes.
00:32:52Nos journalistes
00:32:52ont pu infiltrer
00:32:53cette assemblée générale.
00:32:57On est avec eux.
00:32:58Dites-nous
00:32:59ce qui ressort
00:32:59de cette réunion
00:33:01parce qu'on a envie
00:33:02de comprendre.
00:33:03Ils ont commencé
00:33:03par faire le bilan
00:33:05de cette ZAD universitaire.
00:33:07C'est bien ça ?
00:33:10Oui, tout à fait,
00:33:11Mickaël.
00:33:11Déjà,
00:33:11une réunion
00:33:11qui s'est déroulée
00:33:12durant une heure et demie
00:33:13au pied de cette université
00:33:15saccagée
00:33:15où les étudiants bloqueurs
00:33:17ont dressé
00:33:18les points positifs
00:33:19et les points négatifs
00:33:21de ce blocage
00:33:21qui aura duré
00:33:22quatre jours
00:33:23jusqu'à l'intervention
00:33:24des forces de l'ordre
00:33:25à l'aube.
00:33:26C'était samedi matin.
00:33:27Déjà,
00:33:27les points négatifs
00:33:28qui ont été soulevés,
00:33:30c'est la désorganisation
00:33:31de l'action.
00:33:32Il manquait de l'organisation
00:33:33comme de la signalétique,
00:33:34savoir où manger,
00:33:36savoir où se rassembler
00:33:37pour mener
00:33:38les assemblées générales
00:33:39ou encore
00:33:39savoir où dormir,
00:33:41ce qui a créé un petit peu
00:33:42le chaos à l'intérieur
00:33:43de cette université.
00:33:44Ensuite,
00:33:45les étudiants
00:33:46ont pointé
00:33:47un manque de démocratie,
00:33:49un manque de démocratie
00:33:51au sujet notamment
00:33:51de l'alcool
00:33:52et de la drogue.
00:33:53Je vous l'explique.
00:33:54Durant cette réunion,
00:33:56on nous a distribué
00:33:56un communiqué,
00:33:58un tract
00:33:58et dans ce tract,
00:34:00on faisait état
00:34:01de discours toxicophobe.
00:34:04Pourquoi de discours toxicophobe ?
00:34:06Puisque durant ce blocage,
00:34:07il y a eu une assemblée générale
00:34:08durant laquelle
00:34:09les étudiants ont voté
00:34:11à l'unanimité
00:34:11l'interdiction de l'alcool
00:34:12et de la drogue
00:34:13durant ce blocage
00:34:14de l'université.
00:34:15Sauf que,
00:34:15deux jours après leur installation,
00:34:17il y a eu la création
00:34:18d'un stand RDR,
00:34:20réduction de risque,
00:34:22un stand sur lequel
00:34:23il y a, par exemple,
00:34:25de la documentation
00:34:26sur la drogue,
00:34:27du matériel,
00:34:27des seringues,
00:34:28bref,
00:34:28tout pour se droguer facilement,
00:34:31librement,
00:34:31devant des lycéens
00:34:32qui étaient,
00:34:33je vous le rappelle,
00:34:34mineurs.
00:34:35Il y a ensuite un point
00:34:35sur les dégradations.
00:34:37Des dégradations,
00:34:38vous le voyez sur ces images,
00:34:39des dégradations
00:34:40absolument spectaculaires.
00:34:41D'ailleurs,
00:34:42la présidente de l'université
00:34:43que l'on a rencontrée
00:34:43cet après-midi
00:34:44nous parle d'un carnage
00:34:47indéfendable
00:34:47qui se chiffre
00:34:48à plusieurs centaines
00:34:49de milliers d'euros.
00:34:50Ce sont ces mots
00:34:51hors caméra.
00:34:52Ces dégradations,
00:34:53vous allez le voir
00:34:54dans le communiqué,
00:34:55et bien ces jeunes
00:34:56parlent de dégradations
00:34:57qui ont fait clivage
00:34:58mais ils disent
00:34:59on est pour les tags
00:35:00sur tous les murs
00:35:01que tout le monde
00:35:02vienne s'exprimer.
00:35:03Les distributeurs
00:35:04nous ont fait payer
00:35:05deux balles
00:35:06pour une barre de céréales
00:35:07pour servir le capitalisme.
00:35:09On n'en veut pas
00:35:10et on va tout casser.
00:35:11Enfin,
00:35:12il y a aussi eu
00:35:13ces remarques
00:35:14faites au sujet
00:35:15d'un violeur
00:35:16qui a priori
00:35:17était présent
00:35:17sur ce campus
00:35:19universitaire squatté.
00:35:21Pourquoi ?
00:35:21Puisqu'il y a eu
00:35:21selon les dires
00:35:22de plusieurs étudiants
00:35:24un viol,
00:35:24plusieurs agressions
00:35:25sexuelles.
00:35:26Sauf que dans ce communiqué
00:35:27que l'on avait
00:35:28sous les yeux,
00:35:29dans les mains,
00:35:30je vous lis cet extrait,
00:35:31dans une occupation
00:35:33avec plusieurs centaines
00:35:34de personnes,
00:35:35il y a forcément
00:35:35des violeurs dans la foule,
00:35:37on ne peut pas se permettre
00:35:38et on n'a pas envie
00:35:39de reproduire
00:35:40le système carcéral
00:35:42et punitif.
00:35:43Les viols
00:35:43sont un phénomène
00:35:44ultra commun
00:35:45dans une société
00:35:48patriarcale
00:35:49et discriminante.
00:35:50C'est un sujet
00:35:50qui devrait être
00:35:51traité au global
00:35:52et pas de manière
00:35:53aussi spécifique.
00:35:55Vous l'avez compris,
00:35:56c'est un discours
00:35:57extrêmement choquant
00:35:58qui d'ailleurs a choqué
00:35:58quelques-unes
00:35:59des jeunes filles
00:36:00qui étaient présentes
00:36:01sur place
00:36:01mais qui ne représentaient
00:36:02pas la majorité.
00:36:03C'est surréaliste,
00:36:04évidemment,
00:36:04il y a beaucoup de choses
00:36:05dans tout ce que vous venez
00:36:06de nous décrire.
00:36:07En un mot,
00:36:08on comprend que ces étudiants
00:36:09n'ont pas vraiment
00:36:10l'intention de reprendre
00:36:11les cours prochainement.
00:36:12Ils prévoient
00:36:13d'autres actions
00:36:14si j'ai bien compris ?
00:36:18Oui, déjà,
00:36:19dès demain,
00:36:1910h,
00:36:20le rendez-vous est donné
00:36:21sur le miroir d'eau
00:36:22juste à côté du château
00:36:22des Ducs de Bretagne
00:36:23pour rejoindre
00:36:24la colère lycéenne.
00:36:26Tous sont invités
00:36:27à se mobiliser
00:36:28partout autour d'eux
00:36:29et ils ont aussi
00:36:30envie d'investir
00:36:32de nouveaux bâtiments
00:36:33universitaires
00:36:34puisque cette expérience
00:36:34a été, selon leurs mots,
00:36:35l'expérience d'une vie
00:36:37qu'ils veulent réitérer
00:36:38en améliorant
00:36:39les points que je viens
00:36:40de vous rappeler.
00:36:41Et ils ont également
00:36:42émis l'hypothèse
00:36:43qu'entre chaque mobilisation,
00:36:45à savoir demain 10h,
00:36:46ils en prévoient une jeudi prochain
00:36:47et également le samedi 17 octobre,
00:36:50ils prévoient
00:36:51d'occuper ses journées
00:36:52libres,
00:36:53si je puis dire,
00:36:54pour par exemple
00:36:54bloquer le périphérique nantais.
00:36:56Et durant cette assemblée générale,
00:36:58ils ont voté
00:36:58à l'unanimité
00:36:59le blocage prochain
00:37:01du périphérique nantais.
00:37:03Enfin,
00:37:03dernière chose,
00:37:04ils exigent
00:37:05dorénavant
00:37:06auprès de la présidente
00:37:07de l'université
00:37:08de banaliser
00:37:09ces journées
00:37:11de manifestation.
00:37:12Pourquoi ?
00:37:12Parce qu'aujourd'hui,
00:37:13lorsqu'ils vont manifester
00:37:14ces étudiants,
00:37:14ils sont obligés
00:37:15de se rendre
00:37:16à l'université
00:37:17pour aller signer,
00:37:18émarger la feuille
00:37:19d'émargement
00:37:20pour pouvoir toucher
00:37:21les bourses.
00:37:21Et eux,
00:37:22ce qu'ils veulent,
00:37:22c'est éviter d'aller
00:37:23à l'université
00:37:24pour devoir émarger
00:37:26et ainsi toucher
00:37:26leurs bourses.
00:37:27Ils veulent simplement
00:37:27que ces journées
00:37:28de manifestation
00:37:29soient banalisées
00:37:30par la présidente
00:37:31de l'université.
00:37:32C'est la demande
00:37:34qu'ils vont faire
00:37:35et qu'ils revendiquent
00:37:36et qu'ils vont revendiquer
00:37:37dès demain 10 heures.
00:37:38Une journée
00:37:38qui sera sous haute tension
00:37:40puisque,
00:37:40je vous le rappelle,
00:37:41les lycéens
00:37:42et les étudiants
00:37:42sont attendus
00:37:43dans le centre-ville
00:37:44de Nantes
00:37:45et partout en France
00:37:46à partir de 10 heures.
00:37:47Merci beaucoup.
00:37:48Merci à vous
00:37:49en direct de Nantes.
00:37:50Tout ça fait sourire
00:37:51mais c'est absolument dramatique.
00:37:53On va revoir
00:37:53le communiqué,
00:37:55les tracts
00:37:56qui ont été distribués
00:37:57lors de cette
00:37:58assemblée générale.
00:38:01ils se font appeler
00:38:02les totaux de l'occupation
00:38:03déjà,
00:38:03c'est comme ça
00:38:04qu'ils se font surnommer.
00:38:06C'est totalement surréaliste.
00:38:08On les décrit
00:38:08comme des étudiants.
00:38:10Pardon,
00:38:10ce sont des casseurs
00:38:12munis d'une carte d'étudiants.
00:38:14Tout simplement,
00:38:15Olivier Benkeboune.
00:38:16Comment est-ce qu'on passe
00:38:16d'une mobilisation
00:38:17pour défendre l'éducation
00:38:18à la destruction totale
00:38:19de lieux d'enseignement ?
00:38:20Parce qu'ils sont
00:38:21dans un nihilisme absolu,
00:38:23ils sont dans un truc...
00:38:23Je ne comprends pas.
00:38:25Normalement,
00:38:26pour aller à la fac,
00:38:26vous passez au moins
00:38:27par Parcoursup.
00:38:28C'est ça, non ?
00:38:28Je veux dire,
00:38:29il y a un bug dans le système.
00:38:30C'est vrai qu'il y a un problème
00:38:31dans Parcoursup.
00:38:31Si ces gens-là
00:38:32sont arrivés jusqu'à la fac,
00:38:34il y a un problème.
00:38:35Il devrait être aujourd'hui...
00:38:36La seule question
00:38:36qui devrait être
00:38:37au centre de nos préoccupations,
00:38:38c'est comment les bannir,
00:38:39comment les interdire
00:38:40totalement d'être dans une fac
00:38:41parce que ces gens-là
00:38:42n'ont rien à y faire,
00:38:43mais absolument rien à y faire.
00:38:45Leurs revendications...
00:38:45Ils n'ont rien à y faire.
00:38:47Leurs revendications
00:38:48sont minables,
00:38:49elles sont nullissimes,
00:38:50ça ne veut rien dire.
00:38:53Leur questionnement
00:38:53qui concerne le droit
00:38:54ou pas le droit
00:38:55de la drogue,
00:38:56mais vraiment,
00:38:57on plane
00:38:57et ces gens-là
00:38:59planent totalement
00:38:59et les considérations
00:39:00sur les violeurs,
00:39:01la phrase sur les violeurs,
00:39:03elle est choquante.
00:39:03On va en parler dans une seconde.
00:39:04Elle est absolument choquante.
00:39:05Elle est absolument choquante.
00:39:06Juste un mot.
00:39:06L'état dans lequel
00:39:07ils ont laissé cette fac,
00:39:08mais ces gens
00:39:09devraient payer
00:39:10et devraient payer
00:39:11toute leur vie.
00:39:12C'est la seule chose
00:39:14autour de laquelle
00:39:15on devrait débattre ce soir.
00:39:17On peut la revoir
00:39:17cette phrase d'ailleurs,
00:39:18c'est absolument terrible.
00:39:21Le trac qui affirme
00:39:21que des viols
00:39:22devraient être traités
00:39:23comme un...
00:39:25Alors, il est là.
00:39:26Les viols sont un phénomène
00:39:27ultra commun
00:39:27dans une société
00:39:28aussi patriarcale
00:39:29et discriminante.
00:39:30C'est un sujet
00:39:31qui devrait être traité
00:39:32au global
00:39:32et pas de manière
00:39:34aussi spécifique.
00:39:36C'est très grave.
00:39:37Benjamin Combouly,
00:39:38si des faits de viols
00:39:39ont réellement été commis
00:39:39pendant cette occupation,
00:39:41comment les enquêteurs
00:39:41peuvent-ils intervenir
00:39:43face à ça
00:39:44alors qu'on a des gens
00:39:44qui sont hostiles
00:39:45à la police
00:39:46et à la justice ?
00:39:48S'il y a un viol,
00:39:49les personnes déposent plainte,
00:39:50la police enquête.
00:39:51Dans l'ordre des choses,
00:39:52c'est ça.
00:39:53Maintenant,
00:39:53cette déclaration,
00:39:54ce tract
00:39:55qui fait partie
00:39:55de cette grande littérature
00:39:57qu'on a pu voir
00:39:57à la fois sur des tractes
00:39:58ou sur les murs,
00:40:00j'ai bien cherché
00:40:02quelque chose
00:40:02qui ne soit pas hostile
00:40:03à la police
00:40:04et qui se rapproche
00:40:05un tout petit peu
00:40:05de la cause d'ICN.
00:40:07Ils disent ne pas vouloir
00:40:07reproduire un système carcéral
00:40:09et punitif
00:40:09en excluant les auteurs
00:40:10de viols.
00:40:11Comment est-ce qu'on interprète
00:40:12cette manière
00:40:12d'opposer leur idéologie
00:40:14à la protection
00:40:15des victimes par exemple ?
00:40:16Ils se proposent
00:40:16de leur casser la gueule
00:40:17à la place.
00:40:18Excusez-moi,
00:40:19mais c'est une minorité
00:40:21agissante.
00:40:22Manifestement,
00:40:22non seulement très bruyante,
00:40:25mais qui saccage tout,
00:40:26qui est extrêmement toxique
00:40:27pour le mouvement
00:40:28et on a quand même
00:40:29l'impression
00:40:29qu'il leur manque
00:40:30encore quelques cours.
00:40:31parce que quand on voit
00:40:33les espèces de concepts
00:40:34à gauche, à droite
00:40:35et ils ont un mélange
00:40:36de n'importe quoi,
00:40:38ça ne va pas du tout.
00:40:39Et en plus,
00:40:41on les voyait s'indigner
00:40:42en disant
00:40:42ils nous font payer
00:40:43deux balles
00:40:45pour des céréales,
00:40:46on sert le capitalisme,
00:40:47on devrait plutôt
00:40:48leur refiler la facture.
00:40:49Ils saccagent,
00:40:50c'est à eux
00:40:51qu'on devrait refiler
00:40:52la facture pour tout ça.
00:40:53Face à tout ça,
00:40:54il y a une réaction
00:40:54qui est absolument extraordinaire,
00:40:56c'est celle
00:40:57de la mère PS de Nantes,
00:40:59Johanna Roland.
00:41:00Franchement,
00:41:01elle m'a scotché.
00:41:02D'abord,
00:41:02première réaction sur X.
00:41:03Regardez ce qu'elle dit.
00:41:04Ce n'est pas la France,
00:41:05je condamne les dégradations
00:41:06et les violences
00:41:07contre les personnels,
00:41:08mais en démocratie,
00:41:09on ne répond à la colère
00:41:10des jeunes par des tirs.
00:41:11La doctrine du maintien
00:41:12de l'ordre doit changer,
00:41:13le gouvernement doit entendre
00:41:14et répondre aux revendications.
00:41:15Je traduis,
00:41:16je condamne les dégradations
00:41:18mais on doit les laisser faire
00:41:19et répondre à leurs demandes.
00:41:20Et puis,
00:41:20elle a aussi pris la parole,
00:41:22Johanna Roland.
00:41:22Et elle rajoute,
00:41:23c'est la faute de la police.
00:41:23Je vous propose de l'écouter.
00:41:25Là, vous allez le voir,
00:41:25c'est beaucoup plus clair.
00:41:27Écoutez-la.
00:41:28Notre pays est un magnifique pays,
00:41:31un pays dans lequel
00:41:32on ne tire pas sur nos enfants,
00:41:34on ne tire jamais
00:41:35sur nos enfants.
00:41:37Point barre.
00:41:38Mais je le dis,
00:41:39il y a là une dérive.
00:41:41Je vois des gamines
00:41:43grandir,
00:41:45grandir
00:41:46dans la crainte de la police.
00:41:49Alors, on y est,
00:41:49ne cherchez pas.
00:41:50Ce n'est pas un problème de société,
00:41:51ce n'est pas la responsabilité
00:41:53des parents,
00:41:53ce n'est pas un problème d'éducation.
00:41:55Le problème,
00:41:56il n'y en a qu'un,
00:41:56c'est vous,
00:41:57Benjamin Camboulivre.
00:41:58C'est la police ?
00:41:59Ils n'allent pas de le dire,
00:41:59il va falloir le comprendre,
00:42:01ça doit être ça.
00:42:02Non, cette dame,
00:42:02elle est maire,
00:42:03c'est le premier OPJ
00:42:04de sa commune.
00:42:05Et on est dans le...
00:42:07Voilà, on déroule.
00:42:07On déroule la victimisation
00:42:09du délinquant,
00:42:10la victimisation du casseur,
00:42:11la victimisation de l'émetier
00:42:12et la diabolisation du policier
00:42:15parce que ce sont des enfants.
00:42:16Vous comprenez ?
00:42:17Sauf que les enfants,
00:42:17ils ont fait plus de 800 blessés
00:42:18parmi les forces de l'ordre.
00:42:19Pas avec des trombones,
00:42:20comme dit M. Mélenchon,
00:42:21c'est avec des mortiers,
00:42:22c'est avec de l'acide,
00:42:23c'est avec des pavés,
00:42:24c'est avec des cocktails Molotov.
00:42:26Donc, il y a une violence
00:42:26qui se dévère sur le policier.
00:42:27Et puis, on en est surtout
00:42:28à plusieurs millions d'euros
00:42:29de dégâts.
00:42:30De dégâts,
00:42:31bien entendu,
00:42:31comme vous le disiez tout à l'heure.
00:42:33Exactement.
00:42:34Ceux qui payent,
00:42:34ce ne sont pas ceux qui commettent
00:42:35les dégradations.
00:42:36c'est aussi simple que ça.
00:42:37Donc, forcément,
00:42:37ça retombe sur Pierre-Paul-Jacques.
00:42:39Et les lois casseurs-payeurs,
00:42:41etc.,
00:42:41tout le monde sait très bien
00:42:42qu'on est dans la communication
00:42:43parce qu'au final,
00:42:44ils ne payent pas,
00:42:45parce qu'il y a une nécessité
00:42:46pour ces lois-là
00:42:47d'avoir une responsabilité collective
00:42:48que nous n'avons pas
00:42:49dans notre droit.
00:42:50Et quand bien même
00:42:51ça passerait,
00:42:52on va toujours vous dire
00:42:53que la personne est solvable
00:42:54ou ne l'est pas
00:42:54et si elle ne l'est pas,
00:42:55elle ne paye pas.
00:42:56Les aides sociales,
00:42:56on ne peut pas aller y toucher
00:42:57parce qu'il faut leur laisser
00:42:58systématiquement
00:42:59un minimum de vitel.
00:43:00Donc, on s'interdit toujours
00:43:01de prendre dans la poche
00:43:03de ceux qui ont commis
00:43:03une dégradation
00:43:04et au final,
00:43:05nécessairement,
00:43:06c'est le français,
00:43:06c'est le contribuable
00:43:07qui paye pour tout ça.
00:43:08Mais ce genre de discours
00:43:09et notamment avec ce qui se passe
00:43:11en ce moment,
00:43:11on a un tel niveau de violence
00:43:12qui s'abat sur la France
00:43:14qui est véhiculé
00:43:15notamment par une partie
00:43:16de la jeunesse.
00:43:17Il y a vraiment un moment
00:43:18où il faut prendre conscience
00:43:19de ça,
00:43:20amener une réponse.
00:43:20En effet,
00:43:21c'est une crise d'autorité
00:43:22qui nourrit des violences dingues.
00:43:24Pour contrer ça,
00:43:24il faut de la fermeté.
00:43:25Nous, on demande à la police
00:43:26d'être dans la retenue
00:43:27tout le temps,
00:43:28la justice d'être éducative
00:43:29tout le temps.
00:43:29Évidemment qu'on n'y arrivera pas
00:43:30comme ça.
00:43:31Léna Ré ?
00:43:32Effectivement,
00:43:32on a des jeunes
00:43:34qui sont nihilistes,
00:43:35qui sont perdus.
00:43:36Moi, je pense qu'il y a
00:43:38beaucoup de ça
00:43:38dans ces revendications
00:43:39qui partent dans tous les sens.
00:43:40Ce qu'on peut comprendre,
00:43:41c'est qu'on est face
00:43:42à des jeunes
00:43:42qui sont déconstruits.
00:43:43Pour reprendre ces termes
00:43:45qu'eux-mêmes utilisent,
00:43:46il faut se déconstruire
00:43:47pour se détacher
00:43:48du patriarcat
00:43:48et du capitalisme,
00:43:50de la masculinité toxique.
00:43:51Et donc,
00:43:52avec cette perte de repères,
00:43:53ça part dans tous les sens.
00:43:55Ils disent
00:43:55tout est n'importe quoi,
00:43:56tout est son contraire.
00:43:57Mais en tout cas,
00:43:58ils craignent la police
00:44:00et ils la voient,
00:44:02je pense,
00:44:02comme une extension
00:44:03du patriarcat.
00:44:04C'est-à-dire que la police
00:44:04représente justement
00:44:05l'homme,
00:44:06l'homme toxique
00:44:07et donc,
00:44:09ils rejettent
00:44:09toutes les figures d'autorité.
00:44:10Alors, j'espère que là,
00:44:11la présidente de l'université
00:44:12tiendra bon
00:44:13parce que pour le coup,
00:44:14ce n'est pas un homme,
00:44:15c'est une femme
00:44:15et qu'ils ont clairement
00:44:16besoin de ces repères
00:44:18et d'avoir des adultes
00:44:18qui tiennent la route
00:44:19parce que,
00:44:19comme on l'a parlé
00:44:21pour Aubagne,
00:44:22on cajole,
00:44:23on a des politiciens
00:44:23qui arrivent.
00:44:23La présidente de l'université
00:44:25de Nantes,
00:44:25vous parlez ?
00:44:25Oui, oui, de Nantes.
00:44:26Elle tiendra bon
00:44:27pour le moment,
00:44:27elle n'a pas tenu.
00:44:29Voilà,
00:44:29donc c'est n'importe quoi.
00:44:30En fait,
00:44:30il n'y a jamais de cadre
00:44:32qui tient.
00:44:33On n'arrive pas à...
00:44:35Parce qu'il y a une part
00:44:36de responsabilité aussi
00:44:38au niveau des pouvoirs publics
00:44:39et de la direction
00:44:40aussi de l'université.
00:44:41Il y a de la défaillance
00:44:41et puis justement,
00:44:42je pense que ces jeunes
00:44:43voient des adultes
00:44:44qui sont défaillants,
00:44:44des figures politiques
00:44:45qui n'ont pas
00:44:46de colonne vertébrale,
00:44:48alors quel modèle ?
00:44:49Quel modèle entre les gens
00:44:50qui leur disent
00:44:50qu'il faut se déconstruire
00:44:51et les politiciens
00:44:52qui sont des lopettes ?
00:44:53Ce n'est pas qu'ils sont déconstruits,
00:44:55c'est qu'ils ne sont pas construits là.
00:44:56Enfin,
00:44:56il manque des cases,
00:44:59véritablement.
00:44:59Après,
00:45:00sur la question
00:45:01de la présidente
00:45:03de l'université de Nantes
00:45:04qui est très politisée,
00:45:06vous le savez tous,
00:45:07puisqu'elle avait appelé
00:45:08à travers un mail
00:45:10signé en tête
00:45:11de l'université
00:45:12à faire barrage
00:45:14au RN notamment.
00:45:16Ce que je veux dire,
00:45:17c'est que
00:45:19la maire de Nantes,
00:45:21comme la présidente
00:45:22de la fac de Nantes,
00:45:23mais surtout la maire,
00:45:24à qui elle parle aujourd'hui ?
00:45:25À qui elle parle ?
00:45:26En disant,
00:45:27c'est la police,
00:45:28etc.,
00:45:28c'est la faute de la police.
00:45:29Elle parle à son futur électorat.
00:45:30Elle fait comme tous les gens
00:45:32qu'on entend de LFI,
00:45:35elle ne parle uniquement
00:45:36qu'à son électorat.
00:45:37Ce n'est pas uniquement
00:45:37les gens de LFI
00:45:37qui parlent comme ça aujourd'hui,
00:45:38parce que c'est en train
00:45:39de gagner les rangs
00:45:40d'exécutifs,
00:45:41à commencer même
00:45:42par Emmanuel Macron.
00:45:44Grâce à qui,
00:45:45elle a eu ses voix ?
00:45:46Grâce à qui elle a été élue ?
00:45:47À qui elle a tapé dans la main
00:45:49pour être élue ?
00:45:51Les macronistes.
00:45:51Oui,
00:45:52elle essaie de passer
00:45:53dans le pas
00:45:54avec les macronistes.
00:45:54C'est à gauche.
00:45:55À gauche, oui, tout à fait.
00:45:56Non, mais cette culture de l'excuse,
00:45:57elle est en train justement
00:45:58de gagner l'exécutif,
00:45:59à commencer même
00:46:00par le président de la République.
00:46:01C'est facile de taper
00:46:02sur la police.
00:46:02C'est facile, c'est simple.
00:46:03Écoutez,
00:46:04on va marquer une courte pause,
00:46:05mais juste avant,
00:46:06on va écouter justement
00:46:07le président de la République
00:46:08qui, depuis le salon de l'auto,
00:46:09aujourd'hui,
00:46:09a dit en substance
00:46:10la même chose.
00:46:11Il a dit que finalement,
00:46:12ces jeunes,
00:46:12s'ils faisaient ça,
00:46:13eh bien,
00:46:14ce n'est pas tout à fait
00:46:14de leur faute.
00:46:15Écoutez.
00:46:16Nos lycéens d'aujourd'hui,
00:46:17ce sont les jeunes collégiens
00:46:19qui ont vécu le Covid.
00:46:20C'était les jeunes
00:46:21qui étaient en école primaire
00:46:22au moment des attentats.
00:46:23Donc, c'est des générations
00:46:24qui ont traversé
00:46:26des épreuves
00:46:26avec toute la nation.
00:46:28Et ça,
00:46:28on doit le regarder en face.
00:46:30Bah oui,
00:46:31ce n'est pas de leur faute.
00:46:31On écoutera Emmanuel Macron
00:46:33en longueur dans un instant.
00:46:34On verra aussi
00:46:35à quoi nous attendent
00:46:36ce mardi
00:46:37pour le cinquième acte
00:46:38de cette mobilisation lycéenne
00:46:39à laquelle doivent se joindre
00:46:41également les syndicats d'enseignants.
00:46:44Restez avec nous
00:46:44pour la suite de Soir Info
00:46:45sur CNews
00:46:46en étant direct.
00:46:50On est de retour
00:46:51pour la suite de Soir Info
00:46:53sur CNews
00:46:54vers une nouvelle journée
00:46:55de chaos
00:46:56dans les lycées,
00:46:57les universités.
00:46:58Demain,
00:46:58cinquième acte de mobilisation
00:47:00avec cette fois
00:47:00des syndicats d'enseignants
00:47:01appelés à rejoindre le mouvement.
00:47:03Des manifestations
00:47:04sont annoncées
00:47:04partout en France,
00:47:06notamment à Paris
00:47:07dès 14h.
00:47:08Alors,
00:47:08faut-il redouter
00:47:09une nouvelle flambée de violence ?
00:47:11On va voir ça
00:47:11dans un instant.
00:47:13Restez bien
00:47:14avec nous.
00:47:15Tout de suite,
00:47:15le rappel des titres
00:47:16de l'actualité.
00:47:17Le journal
00:47:17a quasiment minuit
00:47:18avec Isabelle Piboulot.
00:47:19Rebonsoir Isabelle.
00:47:23Bonsoir Mickaël,
00:47:24bonsoir à tous.
00:47:24La une à Aubagne.
00:47:26Les parents du collégien
00:47:27impliqués dans la fusillade
00:47:29de ce lundi matin
00:47:30ont été placés
00:47:31en garde à vue
00:47:32pour détention illégale d'armes.
00:47:34Leur fils de 14 ans
00:47:35a ouvert le feu
00:47:36avec un fusil de chasse
00:47:37au collège Joseph Lacanale,
00:47:39blessant le principal
00:47:40et une enseignante.
00:47:42Leur pronostic vital
00:47:43n'est pas engagé.
00:47:44L'établissement restera
00:47:45fermé ce mardi.
00:47:47Une enquête est en cours
00:47:48pour tentative d'assassinat.
00:47:49Une cyberattaque inédite
00:47:51a touché les réfrigérateurs
00:47:53de plusieurs enseignes françaises
00:47:55de supermarchés.
00:47:56Résultat,
00:47:57des pertes de denrées alimentaires
00:47:59mais aussi d'équipements
00:48:00qui ont commencé
00:48:01à prendre feu.
00:48:02L'incident a eu lieu
00:48:03dans la nuit de dimanche
00:48:04à lundi.
00:48:05Les systèmes de régulation
00:48:06frigorifique
00:48:07du fabricant danois
00:48:08Danfoss ont été ciblés.
00:48:10Une enquête a été ouverte.
00:48:12Les outils du Yémen
00:48:13mettent en garde
00:48:14les Etats-Unis
00:48:15contre une riposte rapide
00:48:16et douloureuse.
00:48:17Les combattants pro-iraniens
00:48:19multiplient les frappes
00:48:20sur la capitale saoudienne.
00:48:22Riyad a donc réclamé
00:48:23le soutien des Américains.
00:48:25Jusqu'à présent
00:48:25sans succès.
00:48:27Ce lundi soir,
00:48:27de fortes explosions
00:48:28ont encore retenti
00:48:30dans la ville.
00:48:31Retour en France
00:48:32où les deux tableaux
00:48:33de Renoir retrouvés
00:48:34après leur vol
00:48:35à Cagnes-sur-Mer
00:48:36il y a un mois
00:48:36sont plutôt en bon état.
00:48:38Malgré des dégradations,
00:48:40le procureur de Marseille
00:48:41précise que l'un d'eux
00:48:42a fait l'objet
00:48:43d'une déchirure.
00:48:44Le second nécessite également
00:48:46des travaux de restauration.
00:48:47Les deux malfaiteurs
00:48:49ont commis
00:48:49un vol opportuniste
00:48:50et projeté
00:48:51de repasser à l'acte
00:48:52d'après la police.
00:48:54Enfin,
00:48:55top départ du mondial
00:48:56de l'automobile
00:48:56à Paris.
00:48:57Le marché étant difficile
00:48:59en Europe,
00:49:00Emmanuel Macron
00:49:00a tenté de rassurer
00:49:02les industriels français
00:49:03face à la concurrence
00:49:05asiatique.
00:49:06Le chef de l'Etat
00:49:07a ensuite essayé
00:49:07le prochain modèle électrique
00:49:09de Citroën
00:49:10inspiré de sa mythique
00:49:12deux chevaux.
00:49:12Son coût,
00:49:13moins de 15 000 euros,
00:49:14une seconde vie
00:49:15pour un modèle iconique.
00:49:18Merci beaucoup Isabelle.
00:49:19On vous retrouvera
00:49:20minuit et demi
00:49:21pour l'édition
00:49:22de La Nuit à quoi ?
00:49:23Devant nous,
00:49:24nous attendons ce mardi
00:49:25pour le cinquième acte
00:49:26de la colère lycéenne
00:49:27à laquelle doivent se joindre
00:49:28aussi les syndicats
00:49:29d'enseignants.
00:49:29On va en parler
00:49:30dans un instant.
00:49:31Je ne vous présente
00:49:33pas non plus
00:49:33Louise Montongan.
00:49:36Montongan.
00:49:37J'ai du mal
00:49:37à prononcer son nom.
00:49:38Je crois que j'ai
00:49:39complètement raté.
00:49:40C'est Louise Montongan.
00:49:42Voilà, pardon.
00:49:42Évidemment,
00:49:43on la voit partout.
00:49:44Elle est le visage
00:49:45de la jeunesse
00:49:46qui s'oppose justement
00:49:47à ces blocages
00:49:47et cette violence.
00:49:48Responsable de l'Uni de Bordeaux.
00:49:49Elle était hier soir
00:49:50dans l'heure des Pro 2
00:49:51sur CNews.
00:49:52On l'écoutera également
00:49:52dans un instant
00:49:53parler justement
00:49:53des dégradations
00:49:54dont on faisait allusion
00:49:56tout à l'heure.
00:49:56Mais juste avant,
00:49:57il est, je le disais,
00:49:59minuit et comme chaque jour,
00:50:00on va découvrir ensemble,
00:50:02on va passer en revue
00:50:03les unes de la presse
00:50:04de ce mardi,
00:50:06mardi 13 octobre
00:50:07et on va commencer
00:50:07avec Aujourd'hui en France
00:50:08avec ce drame
00:50:09échappé de justesse,
00:50:11consternation à Aubagne,
00:50:12soudain,
00:50:13le collégien tire
00:50:14au fusil de chasse.
00:50:15Une enseignante
00:50:16et le principal
00:50:17de Joseph Lacanale
00:50:19ont été blessés par balles.
00:50:20Le suspect âgé de 14 ans
00:50:21a été maîtrisé
00:50:22par le personnel
00:50:23de l'établissement.
00:50:24On comprend surtout
00:50:25que la violence
00:50:26s'invite partout.
00:50:27Désormais,
00:50:27Karima Brick
00:50:28et dès le plus jeune âge.
00:50:29C'est ça finalement
00:50:30qui est effrayant ?
00:50:30Oui, c'est effrayant.
00:50:31La violence,
00:50:32elle est partout.
00:50:33Elle est dans les rues,
00:50:33elle est maintenant
00:50:34dans les écoles.
00:50:35Elle est aussi
00:50:35le recours
00:50:36pour certains jeunes.
00:50:38Ici, on parle
00:50:39d'un suspect
00:50:40qui a 14 ans.
00:50:41Donc,
00:50:42quelle réponse en fait ?
00:50:43C'est plutôt ça maintenant
00:50:44qu'il faut qu'on se pose
00:50:45comme question.
00:50:46Quelle réponse,
00:50:47nous les adultes,
00:50:48on donne aussi aux jeunes ?
00:50:50Est-ce qu'il faut
00:50:51barricader
00:50:51tous les établissements ?
00:50:54Est-ce qu'il faut mettre
00:50:55des portilles,
00:50:55des caméras de sécurité,
00:50:57de la sécurité tout court,
00:50:58privée à l'intérieur
00:50:59pour éviter des carnages
00:51:01parce que là,
00:51:01on est passé à côté
00:51:02du carnage.
00:51:02Ce sont les questions
00:51:03qui doivent être posées.
00:51:04D'abord,
00:51:05est-ce que c'est possible
00:51:05en termes de moyens ?
00:51:06Est-ce que c'est souhaitable
00:51:07aussi pour notre société,
00:51:09pour notre jeunesse ?
00:51:10Il existe une expérimentation
00:51:11en ce moment
00:51:12en Essonne,
00:51:13me semble-t-il,
00:51:14où il y a des caméras
00:51:16de surveillance partout.
00:51:18Équiper tous les établissements
00:51:19a coûté aux alentours
00:51:20de 30 millions.
00:51:23Ça coûte très cher
00:51:24et par ailleurs,
00:51:25parce qu'il faut du monde
00:51:26derrière les caméras.
00:51:27Mais là,
00:51:27les caméras,
00:51:28elles n'auraient servi à rien
00:51:28concrètement.
00:51:29Il faut les deux.
00:51:30Pardon.
00:51:31Et c'est 900 000 euros
00:51:33par an
00:51:34pour avoir du monde
00:51:35et regarder
00:51:36ce qui se passe
00:51:37derrière les caméras.
00:51:38J'entends,
00:51:38mais là,
00:51:38elle n'aurait servi à rien.
00:51:40Il cachait son fusil
00:51:41de chasse
00:51:41dans un étui à guitare
00:51:43qui, visiblement,
00:51:45on ne serait pas trompé.
00:51:46Un agent de Sécu
00:51:46est quand même plus
00:51:46dans son rôle
00:51:47à intervenir
00:51:47qu'un CPE.
00:51:48Encore une fois,
00:51:48tout repose sur le courage
00:51:50d'un homme à CPE
00:51:51dont ce n'est pas le métier.
00:51:52Peut-être que la caméra
00:51:53aurait empêché
00:51:54qu'on se trompe d'alarme,
00:51:55par exemple.
00:51:55Peut-être pas.
00:51:56Parce qu'encore une fois,
00:51:57c'est une alarme incendie
00:51:57qui a retentit,
00:51:58pas une alarme intrusion.
00:51:59Ce ne sont pas du tout
00:52:00les mêmes gestes
00:52:02de défense.
00:52:03Mais déjà,
00:52:03sortir de la culture
00:52:05de l'excuse.
00:52:06Parce que je trouve
00:52:07que les adultes,
00:52:08comme on dit dans la pièce,
00:52:09sont toujours en train
00:52:09de trouver des excuses,
00:52:11ne sont même pas capables
00:52:11de condamner les violences.
00:52:14Donc déjà,
00:52:15au premier niveau,
00:52:16si on n'est même pas capable
00:52:17de se tenir debout
00:52:18face à la violence,
00:52:19comment voulez-vous
00:52:19inculquer ce sens aux jeunes?
00:52:21C'est valeur aux jeunes.
00:52:22Vous avez raison.
00:52:23Tout autre sujet
00:52:23dans les échos.
00:52:24Isabelle Piboulot
00:52:25l'évoquait à l'instant
00:52:26dans son journal
00:52:27avec en une
00:52:27Emmanuel Macron
00:52:28à bord de la nouvelle
00:52:30Citroën 2 chevaux,
00:52:31la Deux-Deux-Version électrique,
00:52:33un mondial placé
00:52:34sous le signe de la Chine.
00:52:35Elle nous titre
00:52:36les échos.
00:52:37Un mot peut-être
00:52:37sur ce mondial de l'auto
00:52:38qui a ouvert ses portes
00:52:39aujourd'hui,
00:52:40porte de Versailles
00:52:41à Paris.
00:52:42C'est la Chine.
00:52:43Bravo la Chine.
00:52:45La Chine partout.
00:52:46La Chine qui est capable
00:52:47de construire,
00:52:48de produire
00:52:50sur toute la chaîne
00:52:51de production,
00:52:53de produire des voitures
00:52:54qui sont deux fois moins chères
00:52:55que les voitures françaises
00:52:58et qui sont deux fois
00:52:59plus confortables.
00:53:00Donc, on a raté un tournant.
00:53:01Est-ce qu'on peut
00:53:02se rattraper là-dessus
00:53:03avec des produits
00:53:05plus fiables, etc.
00:53:06C'est ce que disent
00:53:07les constructeurs français.
00:53:08Moi, je retiens aussi
00:53:08de la une des échos
00:53:09le premier titre
00:53:10des défaillances
00:53:11d'entreprises records.
00:53:12Parce que c'est ça
00:53:12qu'il faut se souvenir.
00:53:14C'est très beau.
00:53:15Alors, gloire à la Chine
00:53:16au salon de l'automobile.
00:53:17Il y a eu des reportages
00:53:18partout, dans tous les journaux
00:53:19ce soir, tous les 20 heures
00:53:20ont ouvert sur la Chine,
00:53:21la Chine, la Chine.
00:53:22Mais la réalité
00:53:23et c'est la conséquence
00:53:25aussi de tout ça
00:53:25des défaillances
00:53:26d'entreprises records
00:53:27en France.
00:53:28On va terminer
00:53:28avec le Figaro.
00:53:29Lycée, nouvelle mobilisation
00:53:30sur fond de montée
00:53:31des violences
00:53:32avec l'acte V
00:53:32de cette mobilisation.
00:53:34L'ICN, l'exécutif
00:53:35et les services de police
00:53:36craignent de nouveaux débordements.
00:53:38Huit membres
00:53:38de l'éducation nationale
00:53:39ayant été blessés lundi.
00:53:42Voilà pour cette revue de presse.
00:53:44Et justement,
00:53:44on va continuer
00:53:45de parler
00:53:46de cette nouvelle journée
00:53:47sous haute tension.
00:53:48Demain, donc aujourd'hui,
00:53:49mardi, dans les lycées,
00:53:51les universités,
00:53:51les organisations lycéennes
00:53:52et étudiantes
00:53:53appellent à un cinquième acte
00:53:54de mobilisation
00:53:55auquel doivent se joindre
00:53:57plusieurs syndicats d'enseignants
00:53:58qui appellent donc à la grève.
00:54:00Des manifestations
00:54:00sont prévues partout en France,
00:54:02notamment à Paris
00:54:02avec un départ à 14h
00:54:04de la place d'Italie.
00:54:05D'abord,
00:54:06est-ce que la journée de demain
00:54:07ne va pas être un tournant
00:54:08du fait de l'entrée
00:54:09finalement des syndicats d'enseignants ?
00:54:12Est-ce que ça ne va pas
00:54:13changer la donne
00:54:13d'une certaine façon
00:54:14finalement, Karima ?
00:54:16En fait, moi,
00:54:17je crains qu'on assiste
00:54:19encore une fois
00:54:19à des scènes de violence.
00:54:21On espère,
00:54:21on se dit,
00:54:22bon, peut-être,
00:54:22est-ce que les décortages
00:54:24vont être...
00:54:25Oui, mais je l'espère.
00:54:26Est-ce que ça n'a pas favorisé
00:54:27peut-être le dialogue ?
00:54:28Parce que là,
00:54:28on va se retrouver
00:54:29face à de vraies organisations
00:54:32syndicales, Olivier.
00:54:32C'est peut-être
00:54:34un mal pour un bien.
00:54:36C'est ce qu'il faut espérer.
00:54:38Ce à quoi on avait assisté
00:54:39lors de la précédente
00:54:42mobilisation dans les rues,
00:54:43c'est qu'il y avait
00:54:44moins de lycées
00:54:45qui étaient incendiés,
00:54:47moins de poubelles
00:54:48qui brûlaient devant les lycées
00:54:49et c'était davantage encadré
00:54:51à part à l'arrivée
00:54:52à la place de la Bastille.
00:54:53Il y avait eu moins de violence
00:54:54dans la mesure où
00:54:56les services de sécurité
00:54:59des syndicats
00:55:00avaient encadré les choses.
00:55:01Donc après,
00:55:02comme d'habitude,
00:55:03il y a toujours des éléments
00:55:04assimilés à des black blocs
00:55:05qui étaient là.
00:55:07Donc, il y avait quand même
00:55:08eu des violences.
00:55:09Et surtout,
00:55:09je peux vous dire
00:55:10que compte tenu du contexte,
00:55:11compte tenu des violences...
00:55:13Simplement,
00:55:13juste une chose,
00:55:14et c'était pour les lycéens,
00:55:15les lycéens avaient pu
00:55:17davantage se faire entendre
00:55:18et entendre leurs revendications
00:55:19qu'en faisant brûler
00:55:23leurs lycées.
00:55:24Alors aujourd'hui,
00:55:25ils réclament,
00:55:25ils font pression.
00:55:26Demain, c'est important,
00:55:27parce que demain,
00:55:28c'est le début de la discussion
00:55:29sur le budget également.
00:55:30Donc, ils font pression
00:55:31sur Sébastien Lecornu.
00:55:33Il y a des fédérations
00:55:35de lycéens
00:55:36qui souhaitent être d'ailleurs
00:55:37reçues par Sébastien Lecornu.
00:55:40Mais demain,
00:55:41on sera davantage focus
00:55:42sur ce que réclament
00:55:43les lycéens,
00:55:44me semble-t-il.
00:55:45Ce qui est sûr,
00:55:46c'est que compte tenu du contexte,
00:55:47compte tenu des violences
00:55:48que l'on observe
00:55:49depuis plus de deux semaines maintenant,
00:55:51je peux vous dire
00:55:52que les enseignants
00:55:52qui vont manifester demain,
00:55:54compte tenu de ce contexte,
00:55:56sont des enseignants
00:55:58archi-politisés.
00:55:59Sont des enseignants
00:56:00dont le discours sera
00:56:01mot à mot
00:56:02celui de l'extrême gauche.
00:56:04Écoutez cette professeure,
00:56:05par exemple,
00:56:06interroger aujourd'hui.
00:56:07Je m'appelle Ali,
00:56:08je suis enseignante
00:56:09dans le 95 à Sarcelles,
00:56:11au lycée Jean-Jacques Rousseau.
00:56:12Depuis plus d'une semaine,
00:56:13les lycéens et les lycéennes
00:56:14se mobilisent
00:56:15avec des revendications
00:56:16très profondes
00:56:17autour du budget de l'État,
00:56:19autour du tri social,
00:56:20autour du temps libre,
00:56:21mais également
00:56:21autour de revendications féministes.
00:56:23Ce sont par exemple
00:56:24des jeunes filles
00:56:25qui aujourd'hui dénoncent
00:56:27l'islamophobie
00:56:28et le racisme d'État.
00:56:29Ce sont des jeunes filles
00:56:30qui tous les matins
00:56:31doivent se dévoiler
00:56:32avant d'entrer en classe.
00:56:33Et on voit qu'aujourd'hui,
00:56:35les lycéennes,
00:56:35et notamment les lycéennes
00:56:36des quartiers populaires,
00:56:37se mobilisent
00:56:37contre la loi de 2004,
00:56:39contre la circulaire Abaya.
00:56:40Et nous, les enseignants,
00:56:42les professeurs,
00:56:42nous devons les soutenir
00:56:43dans ces revendications.
00:56:45On a vu que l'État,
00:56:47c'est un État
00:56:47qui est profondément raciste.
00:56:49Ça se voit dans la répression
00:56:50qui a touché immédiatement
00:56:52les lycéennes des quartiers populaires,
00:56:53qui relèvent la tête.
00:56:55On l'a vu,
00:56:55l'État, la police,
00:56:56elle est aussi extrêmement misogyne.
00:56:58Ce sont des attouchements
00:56:59envers nos élèves,
00:57:00envers nos lycéennes.
00:57:02Ce sont également
00:57:05des insultes,
00:57:06des remarques misogynes
00:57:07dont on a été,
00:57:08en tant que prof mobilisé
00:57:10auprès de nos lycéennes,
00:57:11témoins.
00:57:12Et il faut dénoncer ça
00:57:13avec énormément de fermeté
00:57:14et, en règle générale,
00:57:16réclamer la relaxe
00:57:17de tous les élèves
00:57:18aujourd'hui en garde à vue
00:57:19et l'abandon
00:57:20de toutes les poursuites,
00:57:21qu'elles soient scolaires,
00:57:22administratives ou pénales.
00:57:24Qu'est-ce que vous voulez
00:57:25que je vous dise ?
00:57:25Déjà,
00:57:26le tee-shirt
00:57:27que porte cet enseignant
00:57:30dit beaucoup.
00:57:30C'est-à-dire que d'un côté
00:57:32la CGT,
00:57:32de l'autre la Palestine.
00:57:34Vous vous rendez compte
00:57:35que cette personne
00:57:36a pour rôle
00:57:37d'instruire nos enfants,
00:57:40les narrés ?
00:57:40Et combien d'enseignantes
00:57:42qui sont dans cette situation
00:57:43et qui, effectivement,
00:57:45contribuent à contaminer
00:57:47l'esprit de nos jeunes,
00:57:48ces problématiques ?
00:57:50Et on voit tout le mélange
00:57:51dans le discours aussi
00:57:52qu'elle peut tenir
00:57:53entre l'islamophobie,
00:57:56la misogynie,
00:57:57alors qu'en réalité,
00:57:58c'est plutôt elle
00:57:59qui est profondément misante.
00:58:00Il y a une haine de l'homme.
00:58:02Alors, comment on peut
00:58:02enseigner à des garçons ?
00:58:03La moitié de la classe,
00:58:04c'est des garçons
00:58:05et on leur parle comme ça ?
00:58:07Et l'islamophobie
00:58:09qui rentre là-dedans
00:58:10alors qu'on va parler
00:58:12de féminisme
00:58:12et puis dire que maintenant,
00:58:14pour le féminisme,
00:58:15il faut laisser
00:58:15les femmes se voiler.
00:58:17On mélange tout.
00:58:17Donc, les pauvres jeunes,
00:58:19ils ont vraiment besoin
00:58:19d'avoir un cadre maintenant
00:58:21qui soit ferme
00:58:22et qui tienne
00:58:23à la maison et à l'école.
00:58:24Et surtout un cadre
00:58:24à la maison,
00:58:25à l'école
00:58:25et auprès aussi
00:58:26de nos dirigeants.
00:58:27C'est-à-dire qu'on a l'impression
00:58:28que plus les journées passent,
00:58:29plus il y a de la casse,
00:58:30de la violence,
00:58:30plus l'exécutif trouve
00:58:31des excuses aux casseurs
00:58:32à commencer
00:58:33par le président de la République.
00:58:35Écoutez.
00:58:36Nos lycéens d'aujourd'hui,
00:58:37ce sont les jeunes collégiens
00:58:39qui ont vécu le Covid.
00:58:40C'était les jeunes
00:58:42qui étaient en école primaire
00:58:43au moment des attentats.
00:58:44Donc, c'est des générations
00:58:44qui ont traversé
00:58:46des épreuves
00:58:46avec toute la nation.
00:58:48Et ça,
00:58:48on doit le regarder en face.
00:58:50Et c'est aussi
00:58:50la fin d'une génération
00:58:51qui a été très nombreuse
00:58:54parce que les dernières générations,
00:58:56il y a beaucoup d'élèves
00:58:57par classe,
00:58:57malgré les efforts
00:58:58qu'on a pu faire
00:58:59parce qu'ils étaient plus nombreux.
00:59:00Juste après eux,
00:59:01il y aura moins d'élèves par classe
00:59:02parce que malheureusement
00:59:03pour notre pays,
00:59:03il y a eu moins de naissances.
00:59:05Donc, c'est une jeunesse
00:59:06qui est aussi confrontée
00:59:07à des vrais défis.
00:59:08Donc ça,
00:59:08on doit l'accompagner,
00:59:09on doit l'aider,
00:59:10on doit la mettre en situation
00:59:12de mieux apprendre.
00:59:14Bah oui,
00:59:14il faut comprendre
00:59:15pourquoi ils cassent,
00:59:16pourquoi est-ce qu'il y a
00:59:17autant de violence,
00:59:18pourquoi ils se comportent
00:59:19comme ça.
00:59:19C'est pas leur faute,
00:59:20finalement.
00:59:20C'est pas de leur faute.
00:59:21C'est quoi l'effet
00:59:22d'un tel discours,
00:59:22Benjamin Comboulivre ?
00:59:23Là, on vient quand même
00:59:24d'entendre que si vous avez eu
00:59:25le Covid,
00:59:25vous avez le droit
00:59:26de tirer un mortier
00:59:26sur la police.
00:59:27Ouais, c'est ça.
00:59:27C'est ça.
00:59:28Puis après,
00:59:28il y a l'excuse
00:59:29du nombre d'enfants
00:59:30par classe.
00:59:30Je vais vous raconter
00:59:30une toute petite anecdote
00:59:32personnelle.
00:59:32Mon frangin travaille
00:59:33dans l'éducation nationale
00:59:34et il me dit,
00:59:35vous savez,
00:59:35tu sais,
00:59:36en Afrique,
00:59:36ils sont 50 par classe
00:59:37et quand ils arrivent
00:59:38chez nous
00:59:39pour être professeurs
00:59:39et pour enseigner
00:59:40dans le privé
00:59:40parce qu'ils n'ont pas
00:59:41le droit dans le public,
00:59:42leurs diplômes
00:59:42ne sont pas reconnus.
00:59:43La première chose
00:59:44qui les interpelle,
00:59:45c'est qu'il n'y ait
00:59:45que 30 élèves par classe
00:59:46et que les locaux
00:59:47soient si beaux.
00:59:48Donc là,
00:59:49il semblerait que finalement
00:59:51quand on est 30 par classe,
00:59:53ça légitime après les violences.
00:59:55Moi, ce que je note,
00:59:56c'est que ces propos-là,
00:59:56ils suivent ceux
00:59:57qui n'ont toujours
00:59:57pas été démentis
00:59:58comme quoi on est trop dur
00:59:59et pas assez empathique.
01:00:00On a une police nationale
01:00:02qui a envoyé au front
01:00:03dans la rue
01:00:03contre des enfants,
01:00:04semble-t-il,
01:00:04des enfants qui nous tirent
01:00:05au mortier dessus,
01:00:06qui nous balancent
01:00:07des cocktails Molotov.
01:00:08On va arriver à 1 000 blessés
01:00:09en l'espace de quelques semaines.
01:00:11Donc, c'est quelque chose
01:00:12qui est absolument inaudible.
01:00:14Et oui,
01:00:14on est lâché absolument
01:00:15par tout le monde
01:00:16au moment où on est
01:00:16le plus important.
01:00:17La France insoumise,
01:00:18ce n'est pas une surprise,
01:00:19mais vous avez l'ONU,
01:00:20vous avez la LDH,
01:00:21le syndicat de la magistrature,
01:00:22le président de la République
01:00:23avec un discours
01:00:24qui ne nous soutient pas.
01:00:25Très franchement...
01:00:26C'est le président de la République
01:00:26quand même.
01:00:27Oui, mais c'est extrêmement
01:00:28problématique.
01:00:30J'aimerais vous faire écouter
01:00:31ce que dit la philosophe
01:00:32et écrivaine Julia de Funès.
01:00:34C'est la petite fille
01:00:34de Louis de Funès
01:00:36qui, dans un podcast,
01:00:38franchement,
01:00:38à tout résumer.
01:00:39Écoutez.
01:00:40Aujourd'hui,
01:00:41je pense néanmoins
01:00:42qu'on a une tendance
01:00:42à tout psychopathologiser
01:00:44très vite.
01:00:45La moindre tristesse
01:00:47devient un trouble.
01:00:49La moindre singularité
01:00:50devient un symptôme.
01:00:52La moindre difficulté
01:00:54devient une pathologie.
01:00:55J'ai des amis
01:00:56comme vous,
01:00:57à les entendre,
01:00:58leurs enfants ont tous
01:00:59un trouble.
01:01:00Ils sont hyper sensibles,
01:01:02hyper intelligents,
01:01:03hyper au potentiel.
01:01:04Parfois,
01:01:04on préfère diagnostiquer
01:01:05qu'éduquer
01:01:06parce que leurs enfants
01:01:07ne sont absolument
01:01:08pas hyper intelligents.
01:01:09Ils sont juste mal élevés.
01:01:11Parfois,
01:01:11on compense
01:01:12une carence éducative
01:01:14en diagnostic médical.
01:01:16Pourquoi ?
01:01:16Parce que ça déréce.
01:01:18Il y a quelques jours,
01:01:19j'ai un ami
01:01:20qui vous a dit
01:01:20la légitimité pour.
01:01:23C'est pas grave.
01:01:24J'avais des chocolats
01:01:25sur une table basse.
01:01:26Ça n'intéresse personne.
01:01:27Je ne sais pas pourquoi
01:01:27je raconte ça.
01:01:28Mais enfin,
01:01:28j'avais des chocolats
01:01:30individuels
01:01:30sur une table basse
01:01:31et l'enfant
01:01:31commence à les jeter.
01:01:32J'ai un chien aussi.
01:01:33Au bout de deux, trois,
01:01:34je lui dis
01:01:35« T'es gentil, tu vas arrêter
01:01:36de jeter les... »
01:01:37Et sa mère me dit
01:01:37« Tu sais, il est hyperactif. »
01:01:39Je lui dis
01:01:39« Non, il a juste
01:01:40un apprentissage
01:01:41de la frustration
01:01:42qui est encore inachevé
01:01:44manifestement. »
01:01:45Parfois, on préfère,
01:01:46moi je dirais même souvent,
01:01:47on préfère diagnostiquer
01:01:48plutôt que d'éduquer.
01:01:50Mais elle a totalement raison.
01:01:52Elle a tout dit en fait,
01:01:53Julia de Funès.
01:01:55Vous avez remarqué aujourd'hui
01:01:56cette culture de l'excuse.
01:01:58C'est-à-dire que
01:01:59pour certains parents,
01:02:00leurs enfants
01:02:01ont toujours une excuse.
01:02:02Il est soit HPI,
01:02:04soit TDAH,
01:02:05il est 10 quelque chose.
01:02:07Vous avez remarqué ça ?
01:02:07C'est-à-dire,
01:02:08il y a tout le temps un truc.
01:02:09Mon fils,
01:02:10il est dans cette case-là.
01:02:11Mais pardon,
01:02:12mais si par ailleurs,
01:02:13en plus de ça,
01:02:14ils ont le professeur
01:02:14qu'on a vu tout à l'heure
01:02:15ou la professeure
01:02:16qu'on a vue,
01:02:17ils sont très très mal barrés.
01:02:19Mais on a...
01:02:19Et s'ils ont le président
01:02:20de la République aussi
01:02:21qu'on a vu,
01:02:21c'est pas mieux.
01:02:22On a ce qu'on mérite.
01:02:24Mais moi,
01:02:24je crois qu'il y a un problème
01:02:25pour les profs.
01:02:26Je veux dire,
01:02:26du côté des profs,
01:02:27si on a des profs
01:02:28qui sont militants,
01:02:29qui sont incapables,
01:02:30avec le discours
01:02:31qu'on a entendu,
01:02:32de les cadrer,
01:02:33de les encadrer,
01:02:34de leur montrer
01:02:36un tout petit peu
01:02:36d'autorité.
01:02:39Parce que là,
01:02:40il n'y a pas d'autorité.
01:02:41Quand on leur dit
01:02:41mais non,
01:02:41vous avez raison,
01:02:42il faut continuer
01:02:43à vous battre,
01:02:44il faut faire ceci,
01:02:44il faut faire cela,
01:02:45il faut revendiquer,
01:02:46vous avez tous les droits,
01:02:47vous avez tous...
01:02:47Enfin, je veux dire,
01:02:48tout va dans leur sens.
01:02:49Donc, allons-y,
01:02:50allez-y,
01:02:51casser,
01:02:52manifester,
01:02:53trouver que le pouvoir
01:02:55est raciste,
01:02:56que l'État est raciste,
01:02:57que la police tue
01:02:58et elle est raciste,
01:02:58etc.
01:02:59Allez-y.
01:03:00Mais si c'est alimenté
01:03:01par les professeurs,
01:03:02c'est très grave.
01:03:03C'est très grave.
01:03:04Il nous reste trois minutes.
01:03:04J'aimerais qu'on termine
01:03:05avec les propos
01:03:06de Mathilde Panot.
01:03:07On voudrait qu'on termine là-dessus.
01:03:08C'était la polémique,
01:03:10évidemment,
01:03:10ce week-end,
01:03:11sur un sujet
01:03:11qui semblait pourtant
01:03:12faire consensus,
01:03:14celui de la lutte
01:03:14contre le cancer du sein.
01:03:16Elle a expliqué
01:03:17pourquoi elle refusait
01:03:17de porter ce ruban
01:03:18que l'on a,
01:03:19Olivier et moi,
01:03:21sur la veste,
01:03:22le ruban d'Octobre Rose.
01:03:24Et regardez ce sujet
01:03:25de Nicolas Roger.
01:03:27Mathilde Panot
01:03:28refuse de porter
01:03:30le ruban rose
01:03:31sur fond de théorie
01:03:32du complot.
01:03:33Je ne porterai pas
01:03:34le ruban d'Octobre Rose
01:03:35parce que nous ne voulons
01:03:36plus tomber malade
01:03:37pour les profits
01:03:38des multinationales.
01:03:39Dans cette vidéo
01:03:40longue de trois minutes,
01:03:42Mathilde Panot
01:03:42établit un lien
01:03:43entre les origines
01:03:44d'Octobre Rose,
01:03:45l'industrie pharmaceutique
01:03:46et le fabricant
01:03:47de pesticides
01:03:48Sijenta.
01:03:49Si aucun élément
01:03:50probant n'est apporté,
01:03:52la présidente
01:03:52du groupe LFI
01:03:53à l'Assemblée nationale
01:03:54en profite
01:03:55pour évoquer
01:03:56le conflit
01:03:56israélo-palestinien.
01:03:58Sijenta,
01:03:59c'est aussi
01:03:59sa filiale israélienne
01:04:00Adama
01:04:01qui produit
01:04:01des pesticides génériques.
01:04:03Sijenta est donc
01:04:04étroitement liée
01:04:05au projet d'expansion
01:04:06coloniale d'Israël
01:04:07qui épand massivement
01:04:08des pesticides
01:04:09pour détruire
01:04:09les terres palestiniennes
01:04:10et libanaises.
01:04:12Marine Le Pen
01:04:12y voit un antisémitisme
01:04:14décomplexé.
01:04:15Mathilde Panot
01:04:16refuse de porter
01:04:17le ruban rose,
01:04:18symbole de soutien
01:04:19à la lutte
01:04:19contre le cancer du sein
01:04:20parce qu'elle y voit
01:04:21un lien avec Israël.
01:04:23Cette obsession
01:04:24derrière laquelle
01:04:24se cache un antisémitisme
01:04:26de plus en plus assumé
01:04:27et que la France insoumise
01:04:28considère par ailleurs
01:04:29comme résiduelle
01:04:30ne trompera personne.
01:04:31A la fin de la vidéo,
01:04:33Mathilde Panot
01:04:34fait du cancer
01:04:34un outil politique
01:04:36revendiqué.
01:04:36Le cancer est une maladie
01:04:38politique
01:04:39donc issu de choix
01:04:40politiques.
01:04:41Nous devons en faire
01:04:42d'autres.
01:04:43Aurore Berger
01:04:43l'interpelle directement
01:04:45dans les commentaires.
01:04:46Tout comme une écrasante
01:04:47majorité des internautes,
01:04:49la ministre chargée
01:04:50de la lutte
01:04:51contre les discriminations
01:04:52juge la publication
01:04:53honteuse.
01:04:54Le cancer est une maladie
01:04:56politique.
01:04:56C'est bien ça
01:04:57évidemment pour les familles
01:04:58de patients,
01:04:59les familles de malades,
01:05:00les personnes
01:05:00qui ont perdu des proches.
01:05:02C'est affligeant.
01:05:04Je vais vous dire
01:05:04et on a très peu de temps
01:05:06pour dire un mot là-dessus
01:05:08Olivier Benkémoun.
01:05:09Ce qu'on comprend
01:05:10en tous les cas
01:05:10c'est que son obsession,
01:05:11sa haine d'Israël
01:05:12elle est plus importante
01:05:13à ses yeux
01:05:14que la lutte
01:05:15contre le cancer du sein
01:05:17qui fait plusieurs...
01:05:18Il n'y a que ça.
01:05:19Il n'y a que ça.
01:05:20C'est sa seule obsession.
01:05:21C'est Israël, Israël, Israël.
01:05:22Et tout va tourner
01:05:23autour de ça.
01:05:24Donc bon,
01:05:26on a commenté ça
01:05:27tout le week-end.
01:05:29Il n'y a pas de mots
01:05:30pour dire la honte
01:05:32qui devrait
01:05:34éclabousser
01:05:34Mathieu Pado.
01:05:35Mais je crois
01:05:36que même dans son camp
01:05:36on n'a pas beaucoup
01:05:37retweeté son message
01:05:39parce que c'est tellement
01:05:40à côté de la plaque.
01:05:41C'est tellement honteux.
01:05:42Et c'est douloureux.
01:05:43En fait,
01:05:44elle a fait tellement de mal
01:05:46ce week-end.
01:05:47Elle a fait tellement de mal
01:05:48ce week-end
01:05:49à beaucoup de femmes
01:05:51et d'hommes aussi
01:05:52qui souffrent du cancer
01:05:54et qui attendaient
01:05:55Octobre aux roses
01:05:56pour pouvoir sortir
01:05:58un peu de l'ombre
01:05:59pour parler
01:05:59de ce qu'ils traversent.
01:06:01parce qu'il faut
01:06:03qu'elle se taise là-dessus.
01:06:05Karima,
01:06:05en 15 secondes.
01:06:06C'est absolument odieux.
01:06:08C'est honteux.
01:06:09Elle ramène
01:06:09sa détestation d'Israël.
01:06:11Elle donne une gifle
01:06:12aux femmes.
01:06:13Ça touche
01:06:14une femme sur huit.
01:06:15C'est plus de 60 000
01:06:16diagnostics
01:06:17chaque année en France.
01:06:18Ça devrait être
01:06:19une cause
01:06:20qui nous rassemble tous
01:06:21pour une fois.
01:06:21Il n'y a pas tant
01:06:22de causes
01:06:23ou de moments
01:06:24où on peut être unis.
01:06:26Et non,
01:06:26elle a trouvé
01:06:27une façon
01:06:27de faire un lien
01:06:29avec Israël,
01:06:30de ramener,
01:06:31semble-t-il,
01:06:32ses obsessions
01:06:33et d'oublier
01:06:33finalement les femmes.
01:06:34Et Octobre aux roses,
01:06:35on le rappelle,
01:06:35évidemment,
01:06:36c'est pour favoriser,
01:06:37pour pousser
01:06:37les femmes
01:06:38à se faire diagnostiquer.
01:06:40Merci à dépister.
01:06:42Merci à tous les quatre,
01:06:43Karima Brick,
01:06:44Olivier Benkemon,
01:06:44merci à Benjamin Comboulivre
01:06:46du syndicat de police alternative
01:06:47et merci à Lénaré,
01:06:48dont c'était la première
01:06:49ce soir,
01:06:50journaliste et séiste,
01:06:51conseillère municipale
01:06:52de Genève.
01:06:52Merci à Coralie Delplace
01:06:54également qui m'a aidée
01:06:54à préparer cette émission.
01:06:55CNews.fr
01:06:56pour revoir bien sûr
01:06:57tous vos programmes.
01:06:57L'actualité continue
01:06:59dans un instant,
01:06:59l'édition de la nuit
01:07:00avec Isabelle Piboulot.
01:07:02Très belle nuit
01:07:03à vous sur CNews,
01:07:04on se retrouve bien sûr demain.

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