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  • il y a 6 minutes
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue. 

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00:01Bonsoir à tous et bienvenue dans Soir Info sur CNews.
00:03450 millions d'euros d'aides mais toujours pas de coup de rabot sur les taxes.
00:07A la pompe les prix montent, le gouvernement promet de compenser.
00:10Mais concrètement la question qu'on va se poser, les français vont-ils réellement sentir la différence demain
00:15en faisant le plein dans leur véhicule ? La réponse est dans la question.
00:18A force de contourner la fiscalité, l'exécutif n'est-il pas en train de sous-estimer la colère
00:24qui est réellement en train de monter dans le pays ?
00:27On va en débattre dans un instant avec notamment Pierre Chasseret
00:30qui nous rejoint ce soir de l'association 40 millions d'automobilistes.
00:33Bonsoir. Bonsoir également à Karim Abrik et à Hubert Coudurier.
00:37Mais d'abord le journal, le point sur l'actualité avec Mickaël Dos Santos.
00:40Bonsoir Mickaël.
00:42Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:43La cour d'assises spéciales de Paris condamne Haute-Mann Garrido
00:46à 30 ans de réclusion criminelle avec une peine de sûreté des deux tiers.
00:50L'ex-djihadiste français a été reconnu au coupable d'associations de malfaiteurs
00:54et de meurtres lors d'une double exécution en Syrie en 2015.
00:58L'homme de 32 ans décrit comme un bourreau lors de son procès
01:01avait rejoint l'Etat islamique entre 2012 et 2020.
01:0525 000 infirmiers libéraux vont recevoir une aide au carburant.
01:09Lors d'un poids presse, la ministre de la Santé Stéphanie Riste a annoncé
01:11le versement de 80 euros pour ceux qui effectuent plus de 100 km par jour.
01:16Bonus qui s'ajoutera à l'aide de 100 euros destinés aux grands rouleurs.
01:19Les aides sectorielles sont également prolongées jusqu'à la fin de l'année pour le BTP.
01:24Les agriculteurs et les pêcheurs, les transporteurs, eux, en sont privés.
01:29Donald Trump signe un accord de sécurité avec le Groenland et le Danemark.
01:33En marge de l'ONU, le président des États-Unis a salué le début d'une relation fantastique
01:37et bonne pour l'OTAN.
01:39L'accord qui sera pérenne même si l'île devient indépendante prévoit la construction
01:43de deux bases américaines dans le Groenland.
01:45L'Union européenne, par la voix d'Antonio Costa, a salué ce pas positif.
01:50Plusieurs enquêtes ouvertes à Paris après des plaintes de femmes filmées à leur insu
01:54dans la rue avec des lunettes connectées.
01:56Certaines d'entre elles concernent également des agressions sexuelles.
01:59Le parquet a fait état d'une tendance montante sur les réseaux sociaux.
02:03Ce délit est puni de deux ans de prison et de 45 000 euros d'amende.
02:07Enfin, l'offre de transport sera augmentée de 10% en Ile-de-France à l'occasion
02:12de la venue du pape Léon XIV, annonce faite par la présidente de la région Valérie Pécresse.
02:18Vendredi et samedi, une douzaine de stations seront également fermées.
02:221 300 agents supplémentaires seront déployés sur le réseau
02:25pour garantir la sécurité et guider le public.
02:29Merci beaucoup, Mickaël.
02:31Pierre Chasserie, pourquoi est-ce que vous avez fait la grimace
02:33quand Mickaël Dosantos a parlé d'aide ?
02:34Moi aussi, j'ai parlé d'aide en début d'émission.
02:37450 millions d'euros !
02:39Parce qu'on n'a que ce mot à la bouche, l'aide.
02:41Mais c'est factuel !
02:42C'est peut-être factuel, mais là, on ne fait que relayer un discours officiel.
02:47Et la réalité, c'est qu'au bout d'un moment, il ne faut pas annoncer ça comme une bonne
02:49nouvelle
02:50puisque c'est une catastrophe.
02:51Personne n'a parlé de bonnes nouvelles sur ce plateau, Claire.
02:55Le problème, c'est que ce mot doit disparaître de nos analyses
02:59parce qu'il faut une baisse de la fiscalité.
03:03Le simple fait d'avoir un système où vous êtes obligés de compenser
03:06en balançant le carnet de chèques et en disant
03:08« Ah, toi, tu fais quoi comme métier ? »
03:11« Ah bon, alors toi, c'est 100 balles. »
03:13« Toi, c'est combien ? »
03:14Ça veut dire qu'on vient corriger une mécanique fiscale qui est mauvaise.
03:17Alors, regardez, Pierre.
03:18On va regarder le sujet, justement, qui fait un petit résumé
03:22de tout ce qui a été annoncé aujourd'hui
03:24lors de cette très longue conférence de presse depuis Bercy.
03:28On peut même vous installer un buzzer, si vous voulez.
03:29C'est-à-dire que dès que je prononce un mot qui ne va pas,
03:31je vous laisse, vous pouvez buzzer.
03:33Le prix à la pompe continue de grimper.
03:35Le gouvernement ressort, ça on peut le dire, le carnet de chèques.
03:39Aide prolongée, ça j'ai compris que le mot ne va pas.
03:41Critère élargi, soutien aux routiers, aux pêcheurs, aux entreprises.
03:44450 millions d'euros au total annoncés pour tenter d'amortir le choc.
03:48Mais effectivement, la ligne rouge qui dérange et qui demeure.
03:51Pas question de baisser les taxes de manière générale.
03:54Les Français vont-ils réellement voir la différence à la pompe avec ces annonces demain ?
03:58C'est la question qu'on peut se poser.
03:59Et puis, le gouvernement fait-il la sourde oreille ?
04:01En continuant de contourner le sujet de la fiscalité,
04:05voyez donc le sujet de Mathilde Couvillier-Flornois.
04:08Une situation dégradée, ce sont les termes employés par le ministre de l'économie
04:13pour décrire le conflit au Moyen-Orient qui cause la flambée des prix du carburant.
04:18Pour y remédier, le gouvernement a annoncé le prolongement de l'aide aux grands rouleurs jusqu'à décembre prochain.
04:23Cette aide représentera l'équivalent de 40 centimes par litre de carburant pour 3 mois en moyenne,
04:32soit une indemnité totale versée de 100 euros.
04:36Cette aide a été élargie aux personnes gagnant jusqu'à 2035 euros net par mois.
04:41Au total, 5,5 millions de Français seront concernés par cette aide contre 3 millions jusqu'à présent.
04:47Le gouvernement a également annoncé le maintien du chèque énergie dans le budget pour 2027.
04:524,5 millions de Français en bénéficieront avec des montants allant de 48 à 277 euros selon les revenus du
04:59ménage.
05:00Les professions les plus touchées par cette hausse des prix du carburant,
05:04comme les routiers et pêcheurs, seront également indemnisées jusqu'à la fin de l'année.
05:08Pour les entreprises, la prime carburant passera de 600 à 1000 euros.
05:12Mais le gouvernement l'assure, il n'y aura pas de baisse de taxes généralisées.
05:16Celles et ceux qui nous appellent à des baisse généralisées de taxes pour tout le monde mentent.
05:21C'est préparer des notes salées qu'il faudra payer ensemble.
05:26Au total, le gouvernement évalue son enveloppe d'aide à 450 millions d'euros.
05:3255 minutes, c'est la durée de la conférence de presse aujourd'hui depuis Bercy.
05:36Juste avant de vous donner la parole, Pierre, aide ou pas aide ?
05:40Moi, j'essaie de comprendre les choses de façon basique.
05:43On a effectivement un budget où on dit qu'il faut faire non plus 30, mais 54 milliards d'économies.
05:49Une crise financière qu'on nous dit imminente.
05:53L'Espagne qui, elle, certes, baisse les taxes, mais qui est dans une bien meilleure situation économique que nous.
05:59Le souvenir quand même des gilets jaunes où on avait lâché 16 milliards d'euros, ce qui n'a servi
06:04à rien.
06:04L'après-Covid où là aussi des sommes monstrueuses ont été dépensées.
06:09Mais j'entends quand même que 450 millions, c'est peu.
06:12Et que j'écoutais même Thierry Breton l'autre soir, l'ancien commissaire européen,
06:18qui disait qu'on pourrait quand même restituer une partie de la TVA qui est trop perçue,
06:24compte tenu de la hausse des carburants.
06:27Donc voilà, comment je vois cette équation ?
06:30Alors Hubert Coudurier, parce qu'effectivement il y avait écrit Pierre Chasserey pendant que vous étiez en train de vous
06:34exprimer.
06:35Pierre Chasserey, aide ou pas aide ?
06:37Non, pas aide. Baisse de la fiscalité parce que l'aide conduit directement dans le mur.
06:41En fait, l'aide est un coût.
06:43C'est-à-dire que vous venez amputer sur quelque chose qui est entré.
06:46Lorsque vous décidez d'investir dans la relance économique et la croissance économique,
06:52investir dans la croissance, ça rapporte.
06:54Aujourd'hui, le problème, c'est qu'on a un niveau de fiscalité qui fait que les Français ne peuvent
06:57plus se déplacer.
06:58Est-ce que vous avez vu les chiffres qui viennent d'être communiqués aujourd'hui ?
07:02Moins 30% de consommation de carburant.
07:05On dit que c'est faux, ça.
07:06On dit que c'est plutôt entre 6 et 10.
07:09Mais même 10%, vous savez quoi ?
07:11Mais beaucoup, c'est beaucoup.
07:12La communication du gouvernement, c'est moins 30.
07:14Les chiffres d'Uber aussi sont importants lorsqu'on parle de 54 milliards d'économies.
07:22Ça aussi, ce chiffre, il n'est pas négligeable ?
07:24Bien sûr qu'il n'est pas négligeable, c'est bien parce que la France va dans le mur,
07:27qu'il faut à tout prix relancer la dynamique de croissance.
07:30On va perdre un point de croissance cette année.
07:31Un point de croissance, c'est 30 milliards.
07:32Sur le principe général, on peut être d'accord.
07:34C'est 30 milliards.
07:35Ensuite, moi je veux vous dire un message.
07:37Celui de Marion, infirmière libérale.
07:40Vous savez, on a expliqué aux infirmiers libéraux que c'était bien, ils ont 80 euros.
07:43Ils vont être contents avec ça.
07:45Elle me dit, à titre perso, j'attendais des mesures pérennes qui correspondent à la réalité du terrain, Pierre.
07:49Je n'attendais pas des aides exceptionnelles pour quelque chose qui ne l'est pas.
07:55Tout est résumé dans cette phrase qu'elle m'envoie sur mon mobile.
07:59Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, prendre sa voiture pour aller soigner lui coûte de l'argent.
08:07Les Français qui aujourd'hui emmènent leurs enfants à l'école,
08:10ils sont asphyxiés.
08:11Les conséquences sur notre économie de ceux qui répètent inlassablement la même phrase,
08:16la France n'a pas les moyens de baisser les taxes.
08:19C'est un syllogisme.
08:21C'est-à-dire que la France n'a pas les moyens, c'est une chose,
08:23mais c'est bel et bien parce que la France n'a pas les moyens de continuer ainsi
08:27avec cette politique qui vient de nous faire perdre 0,6 point de PIB,
08:31soit 18 milliards depuis avril.
08:34Le compteur tourne.
08:34D'abord, vous le soulignez justement, d'une crise sociale, mais aussi d'une crise financière.
08:40Et cette crise financière peut nous coûter très cher.
08:43Elle nous coûte déjà très cher.
08:44Elle est déjà là puisque les taux d'intérêt ont dépassé 4 points.
08:47Il y a un sujet qui est évident, Hubert, c'est que ce sujet des taxes aujourd'hui,
08:52il est devenu radioactif pour le gouvernement.
08:55C'est-à-dire en termes de communication, les Français ne veulent plus accepter
09:00que le gouvernement puisse mathématiquement, parce que c'est mathématiquement,
09:04profiter de la hausse des prix du carburant alors qu'eux perdent de l'argent
09:08en allant travailler le matin.
09:09Les Bretons disaient qu'il faut restituer une partie de la TVA trop perçue
09:13du fait de la hausse des carburants.
09:15Et ça aurait été effectivement une enveloppe beaucoup plus élevée que 450 millions.
09:19Parce que là, je disais 55 minutes de conférences de presse.
09:23Aujourd'hui, il faut le dire, c'est inaudible pour les Français.
09:25Écoutez-les interroger aujourd'hui dans les stations de service.
09:31Ça va aider une partie, mais ça ne va pas aider tout le monde.
09:33Ça va être le même problème quand même.
09:35Ça va en aider certains, mais il y en a plein qui ne rentreront pas dans les cases
09:38pour avoir ces aides.
09:40Et en fait, ça aura toujours le même problème.
09:42Baisser les taxes dans un moment ou un autre, je ne crois pas,
09:44parce que tout en monte, et les taxes en montent.
09:46De toute façon, c'est les taxes qui gagnent, c'est ça les taxes qui veulent ça.
09:49Tout le monde est gagnant, sauf nous.
09:51Tout le monde n'est pas un grand rouleur, mais on a besoin de voiture quand même
09:54pour se déplacer.
09:56Et donc, je vous dis encore une fois, à 2,43, je pense que ça va continuer de monter.
10:00Et encore, je pense qu'elle n'est pas très chère à cet endroit-là, mais voilà.
10:02Donc, c'est un vrai problème, c'est un vrai sujet.
10:04Les prix montent et les taxes montent, c'est l'État qui est gagnant.
10:07Tout le monde est gagnant, sauf nous.
10:08C'est ce que nous disent ces personnes interrogées.
10:10Karima, c'est ce que pensent aujourd'hui une grande majorité des Français.
10:15Évidemment, les Français qui travaillent, les Français qui utilisent leur voiture
10:17pour aller travailler tous les jours.
10:19Sauf que le gouvernement, là, aujourd'hui, n'a pas répondu à cette colère.
10:24Non, pas du tout, et non plus en termes de moyens déployés.
10:27C'est-à-dire que ce sont des...
10:30Oui, on parle de 450 millions d'euros, mais dans les faits, pour les familles,
10:35pour les personnes qui peuvent recevoir des aides, et encore là, il y a toute la bureaucratie.
10:39On n'en parle même pas, toutes ces demandes, tout ce que ça implique.
10:41On voit qu'il y a des gens, finalement, qui ne se donnent même pas la peine,
10:44qui se disent de toute façon combien de temps ça va prendre, c'est complexe.
10:47Donc, on ne répond pas véritablement.
10:49Et moi, ce qui me fait craindre, en fait, pour la suite des choses,
10:52c'est que le gouvernement est tellement dans le très, très, très, très, très court terme
10:57et dans une logique assez simpliste de dire,
10:59on a besoin de ces taxes-là pour le budget, il faut faire des réductions.
11:03Enfin, il n'est pas dans le court terme, justement, pour régler le problème aujourd'hui des Français.
11:07Non, mais c'est-à-dire qu'il ne pense pas sur la question de la croissance économique aussi
11:11et l'impact sur l'économie plus générale.
11:13Et moi, ce que je crains avec tout ça, c'est que ce ne sont pas seulement les réservoirs
11:18qui risquent d'être en panne sèche, mais l'économie.
11:20Et ça, après, qu'est-ce que ça fait ?
11:21Ça fait en sorte que vous avez des secteurs entiers qui viennent cogner à la porte du gouvernement ensuite,
11:25qui demandent des aides aussi, et on est dans un cercle vicieux.
11:29Dernière question, Pierre.
11:30À partir de quel prix au litre ?
11:32Parce que là, on est à combien aujourd'hui ?
11:35On atteint des sommes absolument folles.
11:37Entre 2,30 et 2,40.
11:38Entre 2,30 et 2,40, je crois qu'on peut les afficher à l'écran, les prix des carburants
11:43aujourd'hui.
11:45À partir de quel prix, Pierre, concrètement, au litre, est-ce que la situation devient, selon vous, socialement intenable ?
11:51Aujourd'hui, on est à 2,27 pour ce qui est du sans-plomb 98, 2,41 pour le gazole.
11:57Les Français sont tous suffisamment intelligents, sans aucune exception,
12:01pour comprendre que le contexte géopolitique n'aide pas.
12:03C'est une évidence.
12:04Par contre, les Français sont tous aussi suffisamment intelligents et tous très intelligents
12:08pour comprendre que le seul détroit aujourd'hui qui nous fait du mal, c'est le détroit de Bercy.
12:13Quand vous avez un gâteau où la part fiscale fait 60 %, c'est Obélix qui se sert.
12:18Ce n'est pas une mesure fiscale.
12:21Donc, je dois vous répondre par un prix.
12:23L'effort qui doit être consenti par le gouvernement actuellement,
12:25pour mettre fin à la décroissance à laquelle on est en train de s'habituer,
12:31c'est minimum 50 centimes de moins par litre sur les prix des carburants généralisés,
12:37pour rendre du pouvoir roulé et donc du pouvoir d'achat,
12:40et donc relancer la consommation, la croissance.
12:42Car le PIB, la richesse d'un État, n'est basé que sur un seul indicateur,
12:47la croissance, donc la consommation.
12:50Merci beaucoup Pierre Chasseret.
12:51Direction New York où se tient en ce moment l'Assemblée Générale des Nations Unies,
12:5581e session marquée par des sujets brûlants,
12:58l'Iran, le Moyen-Orient, la guerre en Ukraine, la crise énergétique ou encore Gaza.
13:02Ce soir, Emmanuel Macron a pris la parole.
13:04Karima, en une minute, qu'est-ce qu'il faut retenir de ce discours du président français
13:09aujourd'hui devant l'Assemblée Générale de l'ONU?
13:11Il y a eu quand même quelques moments forts, disons-le comme ça,
13:14qui risquent de faire beaucoup réagir,
13:16mais globalement, il a commencé son discours sur la notion de multilatéralisme,
13:20en disant, moi je réitère finalement ma confiance envers cette institution,
13:23envers l'ONU, envers les cours internationales,
13:27contrairement par exemple à un Donald Trump qui lui s'en prend à la cour pénale internationale.
13:32Donc il y a déjà des différences là-dessus.
13:35Et il a dit, est-ce que finalement on veut revenir à une sorte d'état de nature,
13:40une sorte de loi de la jungle et la loi du plus fort?
13:43Donc non, lui, il croit encore à cette institution
13:46et au fait de se regrouper et de trouver des solutions collectives.
13:50Cela dit, il y a eu des choses importantes sur, par exemple, un double moratoire.
13:54Il aimerait qu'il y ait un double moratoire, notamment sur la question énergétique.
13:59Russie, Ukraine, qu'est-ce qu'il a dit?
14:01Bien, sur les frappes qui ciblent, par exemple, les infrastructures et les sites énergétiques.
14:06Donc moratoire sur l'énergie et sur ces infrastructures civiles de part et d'autre,
14:11parce qu'on voit aussi que ça a un impact un peu partout sur le prix de l'énergie.
14:16Ormuz, le détroit d'Ormuz qui doit être libéré,
14:18et ça, il faudra voir exactement qu'est-ce qu'il veut dire par là,
14:20parce qu'il dit, on va s'engager, la France va s'engager.
14:23Un point, j'ai trouvé que ça, il s'est vraiment animé là-dessus.
14:26Quand il a parlé de Gaza, je pense qu'il faut...
14:28Alors justement, sur Gaza, on va l'écouter, le président de la République.
14:31Écoutons-le et on sera avec Éric Danon, juste après,
14:34qui est ancien ambassadeur de France en Israël.
14:36On écoute Emmanuel Macron, qui a eu des mots très durs à l'égard d'Israël ce soir.
14:42Il y a un an, ici même, nous étions une douzaine d'États à reconnaître.
14:48La Palestine, j'entends le cynisme de certains.
14:53Reconnaissance de papier, regardez la réalité.
14:55Mais quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?
15:02Certains sont flats d'une paix prétendue.
15:06Mais cette paix n'a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires.
15:09Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ?
15:15Jamais !
15:17Et je précise que Benyamin Netanyahou est attendu demain à New York,
15:21qui prendra la parole jeudi devant cette même Assemblée.
15:24Et que c'est devant cette même Assemblée, également, il y a un an,
15:27qu'Emmanuel Macron avait reconnu l'État de Palestine.
15:31Éric Danon est avec nous, ancien ambassadeur de France en Israël.
15:34Bonsoir !
15:35Les relations entre la France et Israël ont-elles déjà été aussi mauvaises
15:39depuis la création de l'État d'Israël en 1948 ?
15:43Oui, enfin en 1967, ce n'était pas très brillant.
15:48Après la guerre des Six Jours, l'embargo,
15:51vous vous souvenez de la conférence de presse de De Gaulle en novembre 1967 ?
15:54Non, il y a eu des hauts et des bas très forts.
15:59Là, on est plutôt dans le bas.
16:01Là, on est au fond.
16:03On est vraiment dans le bas.
16:06Il est difficile d'aller plus bas.
16:08Mais voilà, c'est comme ça.
16:12C'est une très mauvaise période pour les relations bilatérales, bien entendu.
16:16Et c'est lié à beaucoup d'attitudes et de déclarations,
16:22notamment de la France,
16:24y compris la reconnaissance de la Palestine sans condition.
16:27L'année dernière.
16:28Ça a été évidemment, oui, un moment très très fort,
16:31plus tout, si vous vous souvenez un peu,
16:34l'interdiction à Eurosatori, Euronaval, au Bourget, etc.
16:37Il continue finalement à jouer la même partition, Emmanuel Macron.
16:41Mais ce qu'il dit lorsqu'il répète, il a répété tout à l'heure,
16:45la France reste attachée à la sécurité d'Israël,
16:47tout en multipliant les critiques contre la politique du gouvernement de Benjamin Netanyahou.
16:52Il y a un paradoxe aujourd'hui qui n'est pas audible du côté de Jérusalem.
16:56Non, mais bien sûr, c'est mal perçu là-bas.
17:01Mais ce n'est pas un problème de critiquer la politique d'Israël.
17:05Non, bien sûr.
17:06On peut critiquer aussi la politique de Trump ou la politique de Poutine.
17:10Ce n'est pas le sujet.
17:11Ce qui me gêne dans le discours, c'est la dimension morale d'abord.
17:17Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
17:19Un spectacle qui nous fait honte à tous, mais il ne dit pas clairement qui produit ce spectacle.
17:25Et toute la suite du discours semble désigner Israël, évidemment,
17:30c'est-à-dire les opérations militaires, la situation à l'intérieur, les colons en Cisjordanie, etc.
17:38Le Hamas, lui, c'est comme s'il n'avait pas de responsabilité là-dedans.
17:42Dans le discours de l'an dernier, Emmanuel Macron avait parfaitement rappelé
17:46le 7 octobre et le rôle du Hamas dans la crise.
17:50Là, c'est passé sous silence.
17:53Mais attention, il ne faut surtout pas nier la catastrophe humanitaire à Gaza.
18:00Mais la question est de savoir, lorsqu'un chef d'État parle de responsabilité,
18:05il doit distinguer les responsabilités des uns et des autres.
18:09Et c'est ça qui est largement insuffisant aujourd'hui dans le discours.
18:12Merci beaucoup, Éric Danon. Merci d'avoir été avec nous, ancien ambassadeur de France en Israël.
18:16Ce qu'on peut retenir aussi de cette prise de parole aujourd'hui d'Emmanuel Macron,
18:19c'est son opposition à celle de Donald Trump un peu plus tôt dans la journée.
18:24Je vous donne la parole dans une seconde, mon cher Hubert.
18:27On va juste retrouver Ramzi qui nous attend, Ramzi Malouki, correspondant aux États-Unis de CNews.
18:32« Bonsoir, Ramzi. C'est très certainement la passe d'armes de la journée à l'Assemblée Générale de l
18:37'ONU
18:37entre Emmanuel Macron et Donald Trump par discours interposé
18:41et pour le plus grand plaisir de la presse américaine, finalement. »
18:48Écoutez, la presse américaine commence à bien connaître la relation entre Emmanuel Macron et Donald Trump.
18:53Vous savez, c'est beaucoup de mise en scène dans la proximité,
18:57mais parfois des désaccords très directs.
19:00Ça fait presque dix ans qu'on suit cette relation qui peut passer,
19:03et vous le savez, de la collade à la confrontation publique.
19:07Alors les médias américains précisent quand même que Emmanuel Macron,
19:12que le président de la République, fait partie de ses dirigeants
19:14qui peuvent en fait répondre publiquement à Donald Trump.
19:17Il le rappelle sur l'Ukraine, il l'avait fait pour les droits de douane.
19:21Ils l'ont rappelé aussi récemment, depuis Saint-Pierre-et-Miquelon,
19:25sur la souveraineté française en Amérique du Nord.
19:28Mais derrière les petites phrases, les médias américains rappellent aussi
19:32que le président de la République française et son homologue américain
19:34continuent de se parler et surtout de négocier.
19:37Encore hier, à New York, ils ont travaillé, Karima en parlait il y a quelques minutes,
19:41sur l'Ukraine, le fait d'essayer de suspendre les frappes
19:44sur les infrastructures énergétiques.
19:46Également, le droit d'Hormuz, là les médias évoquent une sorte d'avancée possible,
19:51comme une parallèle Paris-Washington pour sécuriser et rouvrir le détroit d'Hormuz.
19:56En résumé, vu d'ici, vu des Etats-Unis,
19:58eh bien écoutez, Donald Trump et Emmanuel Macron
20:01peuvent toujours s'affronter devant les caméras,
20:03mais sans jamais vraiment couper, je dirais, le téléphone.
20:06– Merci beaucoup, merci Ramzi Malouki, correspondant CNews aux Etats-Unis.
20:09Moi je rendrai hommage à Catherine Ringer, qui nous a quitté la semaine dernière,
20:12Hubert Coudurier.
20:13les histoires d'amour finissent mal en général, pour ce qui est d'Emmanuel Macron et de Macron.
20:17– Oui, mais en réalité, si vous voulez, il y a eu une intervention paradoxale de Trump
20:22annonçant pour après les mi-termes, parce qu'il veut être prudent,
20:25qu'il pourrait y avoir un contrat ou un accord avec l'Iran,
20:29mais en même temps qu'il était prêt à l'anéantir.
20:31Et en même temps, il a donné un nouveau tacle à Emmanuel Macron,
20:35en disant que ses interventions ne servaient à rien.
20:37Il a quand même suggéré les moratoires sur les frappes.
20:40Et puis ce qu'on peut constater, c'est que finalement,
20:42Emmanuel Macron, il n'affronte pas vraiment Donald Trump.
20:45Il est une sorte de washi-wash-hock, il ne débouche sur rien.
20:48Gérald De Gaulle, c'était le discours de Montréal, de Québec plutôt,
20:52le discours de Phnom Penh, et c'était une manière,
20:56même si c'était un peu théâtral, de s'opposer frontalement à l'Amérique.
21:00Emmanuel Macron, lui, essaie d'avoir des relations apaisées
21:03et ça ne débouche finalement sur rien.
21:05Allez, on en parlait tout à l'heure.
21:07Le gouvernement a donc présenté depuis Bercy de nouvelles aides aujourd'hui
21:10face à la flambée des prix du carburant.
21:12On va revoir cette conférence de presse dans son intégralité dans un instant.
21:15Juste le temps de vous remercier à tous les deux,
21:17Hubert Coudurier et Karim Abric.
21:19Une édition de Soir Info, vous l'avez compris, fortement écourtée,
21:24mais j'aurais le plaisir de vous retrouver demain à 23h.
21:27Passez une très belle fin de soirée sur Cine.
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