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  • il y a 7 semaines
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue. 

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00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans Soir Info sur CNews, votre nouveau rendez-vous d'information de fin de soirée
00:00:05pour décrypter, débattre et prendre de la hauteur sur l'actualité parce que la journée s'achève mais l'information,
00:00:12elle, ne s'arrête jamais.
00:00:14Il y a des affaires qui dépassent très vite le cadre juridique, celle du périscolaire en fait partie parce que
00:00:20derrière les plaintes, derrière les mises en examen, derrière les responsabilités que la justice devra établir, il y a la
00:00:26confiance, la confiance qui s'est brisée.
00:00:28C'est celle de parents qui chaque matin confient ce qu'ils ont de plus précieux à une école, une
00:00:33garderie, un centre de loisirs et qui depuis que ce scandale a éclaté, le font la peur au ventre.
00:00:38Avec une question, que se passe-t-il réellement derrière la porte de cet établissement ? Mon enfant est-il
00:00:44réellement en sécurité ?
00:00:45A Paris, les révélations se sont accumulées, des alertes auraient été ignorées, des dysfonctionnements ont été mis au jour, des
00:00:52animateurs ont été suspendus et aujourd'hui,
00:00:54des familles demandent des comptes jusqu'au sommet de l'ancienne municipalité et portent plainte contre Anne Hidalgo et son
00:01:01ex-adjoint Patrick Bloch.
00:01:03Des familles qui, comme toutes les familles de France, veulent comprendre comment tout cela a été possible.
00:01:08Qui savait ? Qui n'a pas su ? Et qui aurait dû savoir ?
00:01:12On va bien sûr en parler, mais tout de suite, le rappel des principaux titres de l'actualité.
00:01:17Aujourd'hui, avec Valentin Rouillon.
00:01:18Bonsoir Valentin.
00:01:25Bonsoir Mickaël et bonsoir à tous.
00:01:27Un cycliste poignardé à Paris après un différent avec un automobiliste.
00:01:33Les deux hommes se sont d'abord invectivés avant que le cycliste ne frappe le conducteur à travers sa fenêtre.
00:01:38L'automobiliste lui aurait alors porté un coup de couteau à la gorge avant de prendre la fuite.
00:01:43Interpellé quelques heures plus tard, il est désormais visé par une enquête pour tentative de meurtre.
00:01:48Le cycliste, transporté à l'hôpital en urgence absolue, en est finalement sorti avec des blessures peu profondes.
00:01:55Une soixantaine de migrants découverts dans un poids lourd, garés dans le 18e arrondissement parisien.
00:02:00Une source policière précise qu'ils ont été retrouvés la nuit dernière sans chauffeur, un passe-marteau parmi eux des
00:02:06femmes et des enfants.
00:02:0832 d'entre eux porteurs d'un récépissé de demande de statut de réfugiés sont libres.
00:02:11Les 26 autres sans titre de séjour sont placés en retenue administrative.
00:02:17Sébastien Lecornu est à Mayotte.
00:02:19Le Premier ministre vient constater les dégâts un an et demi après le passage du cyclone Chido.
00:02:23Mais un sujet prioritaire selon lui, c'est l'immigration.
00:02:27La France conditionnera son aide à plusieurs pays africains pour mieux coopérer contre les passeurs et la reprise de leurs
00:02:33ressortissants en situation régulière.
00:02:35Écoutez Sébastien Lecornu.
00:02:37Une militarisation plus importante des approches de souveraineté, un recours au haut du spectre des hautes technologies que la loi
00:02:42de programmation militaire, que les lois de programmation militaire nous ont donné.
00:02:45Assumer un continuum ministère des armées, ministère de l'intérieur qui soit beaucoup plus robuste en respectant le rôle de
00:02:52chacun mais avec une militarisation plus importante.
00:02:54Des orages après les fortes chaleurs de cet été avec une autre conséquence, la sécheresse qui continue de sévir.
00:03:00Le gouvernement assouplit temporairement les règles de production du comté, du Beaufort et de l'abondance.
00:03:06Le manque de pluie a fortement réduit les pâturages obligeant les éleveurs à adapter l'alimentation des vaches.
00:03:11Pour ces trois fromages AOP, davantage de fourrage pourra exceptionnellement provenir de l'extérieur des zones habituelles.
00:03:19L'âge des femmes est le principal facteur de risque de fausse couche.
00:03:22C'est une étude qui le révèle, une étude de l'INED.
00:03:25Entre 10 et 14% des grossesses se terminent par une fausse couche, principalement au premier trimestre.
00:03:30Le risque est particulièrement élevé avant 20 ans, diminue ensuite puis augmente à partir de 35 ans.
00:03:35Il atteint 14% à 40 ans, 23% à 45 ans.
00:03:40L'étude souligne aussi une prise en charge aux urgences gynécologiques, souvent jugées inadaptées, avec notamment un manque d'informations
00:03:46et de suivi.
00:03:48Au Népal, au moins 160 morts.
00:03:51Entre le Népal et le Tibet, des centaines de touristes portaient disparu.
00:03:55Les deux tiers sont des étrangers, des dizaines de personnes d'origine européenne.
00:03:59Une crue d'une rare violence a tout emporté sur son passage.
00:04:02Des torrents d'eau boueuses ont submergé des quartiers entiers.
00:04:05Écoutez cet habitant, témoin de la catastrophe.
00:04:09J'ai vu les eaux emporter 8 ou 9 camions, ainsi que des maisons et des personnes.
00:04:14C'était absolument déchirant.
00:04:17Cela fait 18 ans que j'enseigne ici et je n'ai jamais vu quelque chose de pareil.
00:04:24Meta va payer jusqu'à 17 milliards de dollars pour mettre fin à un procès historique aux Etats-Unis.
00:04:29L'accord qui doit encore être validé par la justice prévoit de limiter l'usage d'Instagram et de Facebook
00:04:35pour les 13-17 ans.
00:04:37Les adolescents seront notamment limités à 2 heures par jour, avec un blocage automatique entre minuit et 6 heures du
00:04:43matin.
00:04:43Une victoire pour les procureurs américains qui accusent Meta d'avoir favorisé l'addiction des jeunes et contribué à la
00:04:49dégradation de leur santé mentale.
00:04:52L'armée iranienne affirme avoir reconstruit tous ces systèmes d'armes endommagés pendant la guerre avec Israël et les Etats
00:04:59-Unis.
00:04:59Téhéran assure également avoir reçu de nouveaux équipements.
00:05:02Dans le même temps, le président iranien affirme que les Etats-Unis n'obtiendront rien avec leur pression économique.
00:05:07Des accords avec Oman ont été signés sur un partage des revenus du détroit d'Hormuz.
00:05:14Nouvelle manifestation à Ceuta, déjà un rassemblement hier.
00:05:18L'Espagne dit vouloir accélérer le renvoi des migrants présents dans l'enclave espagnole.
00:05:21Des habitants vent debout qui vont rester mobilisés.
00:05:24Témoignages recueillis au micro de Thibaut Marcheteau et Fabrice Elsner.
00:05:28Écoutez.
00:05:30Tous les jours, hier, aujourd'hui, nous allons nous mobiliser chaque jour pour qu'on nous écoute.
00:05:36Nous sommes désemparés, nous nous sentons abandonnés.
00:05:39Personne ne nous aide, y compris le maire de Ceuta, Juan Ressus Vivas.
00:05:43Et puis pour terminer cette triste nouvelle, l'acteur britano-américain Tim Curry s'est éteint,
00:05:48connu pour ses rôles dans The Rocky Horror Picture Show, ça ou encore dans Maman, j'ai encore raté l
00:05:54'avion.
00:05:54Il est décédé à l'âge de 80 ans.
00:05:56Tim Curry s'offrait de problèmes de santé depuis plus de 10 ans avec un grave AVC qui l'avait
00:06:01laissé lourdement handicapé.
00:06:03Et voilà pour l'essentiel de l'actualité à 23h, cher Mickaël.
00:06:06Merci Valentin Rouillon.
00:06:08On vous retrouvera minuit pour un nouveau journal.
00:06:10Dans l'actualité, évidemment, le scandale du périscolaire parisien qui est de retour en une de l'actualité.
00:06:17Trois familles portent plainte contre Anne Hidalgo et Patrick Bloch.
00:06:19On va en parler ce soir avec Karim Maloum et Vincent Roy qui sont autour de la table.
00:06:24Bonsoir à tous les deux.
00:06:26Bonsoir Mickaël.
00:06:27On sera dans un instant avec la cofondatrice du collectif SOS Périscolaire.
00:06:31Et on sera également avec Yves Toledano qui est avocat qui nous dira si ces plaintes ont une chance d
00:06:36'aboutir.
00:06:37Mais d'abord, écoutez les précisions de notre journaliste police-justice, Sabrina Birlin-Bouillet.
00:06:42Oui, et là c'est au moins deux plaintes pour non-assistance à personnes en danger qui ont été déposées
00:06:48à 7h.
00:06:48Une troisième plainte devrait suivre.
00:06:50Des plaintes de parents qui visent l'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, et son ex-premier adjoint, Patrick Bloch.
00:06:56C'est important, il y avait eu certes des signalements faits au procureur,
00:07:00mais aucune plainte pénale jusqu'alors qui visait nommément des élus parisiens dans ce scandale du périscolaire.
00:07:07Donc c'est une première démarche.
00:07:08Ici, ces trois plaintes viennent de parents d'enfants abusés sexuellement, des enfants qui ont entre 3 et 7 ans.
00:07:14Tous étaient au périscolaire de l'école Sainte-Dominique à Paris, où une enquête est encore en cours, rappelez-vous.
00:07:20Il y a deux animateurs à ce stade qui sont mis en examen et placés en détention provisoire,
00:07:25notamment pour viol et agression sexuelle sur mineurs.
00:07:28Et donc il faut comprendre que ce sont bien deux procédures distinctes.
00:07:32D'un côté, il y a les plaintes déposées contre ces animateurs,
00:07:35et de l'autre, ces nouvelles plaintes contre Anne Hidalgo et son ex-adjoint chargé de l'éducation.
00:07:40Alors pour les familles de victimes, votre invité en parlera,
00:07:43mais les responsables politiques auraient été alertés bien avant l'explosion du scandale.
00:07:49L'avocat parle, je cite, d'un silence coupable et intentionnel.
00:07:52Notamment, les plaignants s'appuient sur un rapport municipal qui date de 2015,
00:07:57un rapport qui examinait déjà des situations à risque d'infractions sexuelles sur mineurs
00:08:03commises par des agents municipaux.
00:08:05Et donc le danger pour eux était déjà connu, selon ces familles.
00:08:08D'autres éléments, ils disent, ces familles expliquent notamment qu'elles avaient déjà pris contact
00:08:13à partir de 2021 avec Patrick Bloch par visioconférence, par mail aussi,
00:08:18pour justement l'alerter précisément de certains cas de maltraitance dans le périscolaire.
00:08:25Du côté d'Anne Hidalgo, on se défend.
00:08:27Elle dit avoir agi dès qu'un signalement lui parvenait,
00:08:30mais elle pointe du doigt certains collaborateurs intermédiaires
00:08:33qu'il y aurait caché certains éléments.
00:08:36Patrick Bloch lui met en avant son plan d'urgence qu'il avait annoncé fin 2025 pour se défendre.
00:08:42Voilà pour les précisions de notre journaliste Police Justice.
00:08:44Et bonsoir à Anne, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire.
00:08:49Bonsoir, merci d'être en direct avec nous ce soir sur CNews.
00:08:52C'est inédit dans cette affaire des parents qui ne visent plus seulement
00:08:55les animateurs présumés responsables, mais directement.
00:08:58Anne Hidalgo, l'ancienne maire de Paris et son ex-adjoint Patrick Bloch.
00:09:04Oui, alors nous, on n'est pas tellement surpris parce que les parents,
00:09:09depuis un certain temps, ne voyant pas les choses bouger au niveau des mairies,
00:09:13ne voyant pas de mesures prises et voyant souvent des signalements
00:09:17qui sont laissés lettres mortes, ont vraiment maintenant envie
00:09:21d'aller chercher des responsabilités plus hauts, comme ils nous le disent,
00:09:24partout en France.
00:09:26Et je pense que ce genre de plainte va se multiplier
00:09:30parce qu'il y a encore des mairies qui ne font pas ce qu'elles devraient faire.
00:09:35Je rappelle que les maires ont l'obligation de faire ce qu'on appelle un article 40,
00:09:41c'est-à-dire de signaler aux procureurs toute violence sur les mineurs
00:09:45dont ils auraient connaissance pendant l'exercice de leur fonction
00:09:47et que trop souvent, des signalements ne sont pas pris en compte
00:09:51et que donc les violences continuent.
00:09:53On peut donc effectivement parler de périls imminents
00:09:57et donc de non-assistance à mineurs en danger,
00:10:00voire parfois d'entrave à la justice
00:10:02quand la communication des mairies aux parents
00:10:05ne permet pas à ces derniers d'être au courant,
00:10:08par exemple, qu'une plainte a été déposée
00:10:09et ainsi ne permet pas de trouver de nouvelles victimes.
00:10:12Donc en fait, les familles affirment donc
00:10:16qu'Anne Hidalgo et Patrick Bloch avaient été alertés,
00:10:19enfin qu'Anne Hidalgo avait été alertés du danger,
00:10:22que Patrick Bloch, pardon, avait été alerté du danger
00:10:24et qu'Anne Hidalgo serait été lors d'une commission,
00:10:28c'est ça qu'elle aurait pu avoir été au courant ?
00:10:32C'est un peu l'idée ?
00:10:34Alors, de ce que j'ai pu lire dans l'article de vos confrères,
00:10:37dans Le Point, ceux qui ont révélé ces plaintes,
00:10:40eh bien effectivement, il y a eu beaucoup de précédents.
00:10:43Il y a d'abord le rapport de 2015
00:10:45qui faisait état dans le détail de beaucoup de failles dans le système.
00:10:49Il y a ensuite effectivement ce moment au Conseil de Paris,
00:10:53encore en 2015, où Anne Hidalgo est interpellée.
00:10:56Et puis il y a eu plein d'autres moments comme ça.
00:10:58Nous-mêmes, SOS Périscolaire, nous avions alerté M. Bloch.
00:11:02Donc évidemment qu'il y a eu beaucoup, beaucoup d'alertes jusqu'en 2025.
00:11:10Et visiblement, de ce que j'ai pu lire et comprendre,
00:11:12les réponses d'Anne Hidalgo, par exemple, à ses sollicitations au Conseil de Paris
00:11:18permettent de dire qu'il y a eu une faute.
00:11:21Et ce qui est intéressant ici, c'est que ce n'est pas l'ancienne maire de Paris
00:11:25et ce n'est pas l'ancien adjoint contre qui les parents portent plainte.
00:11:30Ce sont des plaintes personnelles.
00:11:31C'est-à-dire que ce que dit l'avocate, c'est, de ce que j'ai compris dans l
00:11:36'article du point,
00:11:38c'est qu'en fait, les fautes sont tellement caractérisées qu'aujourd'hui,
00:11:42ils ne peuvent plus se cacher derrière, par exemple, le fait de dire que c'était
00:11:48pour assurer une bonne gestion ou un bon service public.
00:11:52En fait, c'est pour ça que les plaintes, elles ne sont pas contre eux en tant que personnes morales,
00:11:56mais bien contre eux, ce sont des plaintes personnelles contre eux en tant que personnes physiques.
00:12:02Ce qu'il y a de terrible dans cette affaire, c'est ce que je disais finalement au début de
00:12:05cette émission,
00:12:05c'est qu'elle ne concerne évidemment pas uniquement les victimes,
00:12:09pas uniquement les familles, les parents de ces jeunes victimes,
00:12:12mais elle concerne tous les parents de France, en fait,
00:12:15parce qu'elle vient rompre la confiance qu'ont les parents envers l'école, envers le périscolaire.
00:12:23Les enfants, c'est ce qu'on a de plus cher, c'est ce qu'on a de plus précieux.
00:12:27On est pour la plupart obligés de travailler,
00:12:30on est pour la plupart obligés de confier ses enfants à des animateurs le mercredi,
00:12:34de confier des enfants à des animateurs après l'école.
00:12:38Donc ça veut dire qu'on donne une confiance aveugle en ces personnes, Vincent Roy.
00:12:43Non mais je crois que plus simplement, on ne peut pas imaginer,
00:12:47enfin c'est inimaginable pour un parent de se dire,
00:12:49lorsqu'il a refermé la porte de la garderie ou de l'établissement dans lequel il laisse ses enfants,
00:12:55qu'il peut se passer quelque chose de cet ordre.
00:12:58Là, je peux vous dire que dans la tête des parents, moi j'en fais partie,
00:13:01et malheureusement, ça cogite beaucoup.
00:13:04Aujourd'hui, oui, parce que vous avez eu évidemment connaissance de ce scandale.
00:13:07Alors, il y a deux choses dans ce scandale.
00:13:10Il y a d'abord le recrutement de ces fameux animateurs.
00:13:13Bon là, c'est juste le scandale des scandales,
00:13:17puisqu'on voit qu'il n'y a aucun garde-fou, en quelque sorte,
00:13:20et qu'il y a presque un système auto-organisé.
00:13:24On n'ose pas prononcer les mots tellement ça paraît exorbitant.
00:13:32Bon, premier point.
00:13:33Et puis deuxième point, on sait que beaucoup, beaucoup de familles ont alerté,
00:13:38et ont alerté bien avant, évidemment, que l'affaire éclate,
00:13:42et qu'on n'a jamais voulu entendre leurs propos.
00:13:46C'est ça qui est terrible.
00:13:48Parce que beaucoup de familles ont dit, mais je vous assure,
00:13:51et ça, je pense que c'est le plus terrible,
00:13:54enfin, pas le plus terrible pour les parents,
00:13:56parce que le plus terrible pour eux, c'est effectivement que leurs enfants
00:13:59aient subi des attouchements.
00:14:02Mais ce qui est aussi terrible pour eux,
00:14:05c'est qu'ils n'ont pas été entendus,
00:14:07ils n'ont même pas été écoutés,
00:14:09alors même qu'ils ont alerté qu'il s'agisse de M. Bloch.
00:14:13Moi, j'ai entendu beaucoup de témoignages sur cette affaire,
00:14:18et ils n'ont pas alerté depuis six mois.
00:14:21Ils ont alerté depuis très longtemps.
00:14:23Depuis 2015.
00:14:24Depuis 2015.
00:14:24Et ne pas être entendus, c'est-à-dire que, vraiment,
00:14:27on ne crédite pas leurs propos,
00:14:29alors qu'eux-mêmes ont souffert,
00:14:31enfin, leurs enfants d'abord, et puis eux,
00:14:32ensuite de la situation,
00:14:34ça, c'est absolument intolérable.
00:14:35Et je ne suis par conséquent pas étonné qu'aujourd'hui,
00:14:38on implique la responsabilité de ceux qui sont responsables,
00:14:44et la première d'entre eux,
00:14:46puisque c'était elle qui dirigeait, à l'époque,
00:14:48je parle de Mme Hidalgo, la mairie de Paris.
00:14:50On est avec Yves Toledano également.
00:14:52Bonsoir Yves, vous êtes avocat.
00:14:53Merci d'être en direct avec nous ce soir sur CNews.
00:14:56Une telle plainte au sommet de l'ancienne mairie de Paris
00:15:00a-t-elle une chance d'aboutir ?
00:15:01Et quelles conséquences, si les faits venaient à être avérés,
00:15:06quelles conséquences cette plainte pourrait avoir,
00:15:08sachant en plus de ça que l'actuelle municipalité
00:15:10est étroitement liée à celle d'Anne Hidalgo, évidemment ?
00:15:15Bonsoir, Mickaël.
00:15:16Vous l'avez rappelé, justement,
00:15:18c'est vrai que cette affaire,
00:15:19elle est particulièrement terrible,
00:15:20ce scandale du périscolaire,
00:15:22parce que, vous l'avez dit, pour des parents,
00:15:23les enfants, c'est vraiment la prunelle de leurs yeux.
00:15:25Et comment imaginer que l'on dépose ses enfants le matin à l'école
00:15:28en se disant « Peut-être, je leur fais courir un risque ».
00:15:31Et on ne parle pas de n'importe quoi,
00:15:32on parle là de deux personnes qui sont mises en examen
00:15:35pour des violences sexuelles sur des mineurs
00:15:38et pour viol.
00:15:39Donc, ce sont des choses qui sont extrêmement graves.
00:15:41Et je crois que ces familles,
00:15:42elles reprochent deux choses à Madame Hidalgo et à son adjoint.
00:15:46La première, c'est peut-être de ne pas avoir été entendue,
00:15:48un manque d'empathie, un manque de dialogue.
00:15:51Et on ne peut pas exclure le côté psychologique de cette affaire.
00:15:53Et puis, sur un plan plus juridique,
00:15:56elle signale avoir fait des alertes.
00:15:58Et là, le problème juridique est là.
00:16:01Est-ce que Madame Hidalgo, est-ce que son adjoint
00:16:03ont vraiment été alertés,
00:16:04avaient vraiment connaissance totalement
00:16:06des faits qui se déroulaient et n'ont rien fait ?
00:16:09Et là, c'est intéressant parce que la plainte,
00:16:10elle est justement pour non-assistance à personne en danger.
00:16:13Je précise que c'est quand même un délit
00:16:14qui encourt 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
00:16:18Et le débat, il va être autour de quoi ?
00:16:19Autour d'une question.
00:16:20Parce qu'en fait, ce délit, il fonctionne.
00:16:22Il faut trois conditions pour qu'il fonctionne.
00:16:24D'abord, il faut qu'il y ait un danger, évidemment,
00:16:26un péril imminent.
00:16:27On comprend bien qu'un viol sur l'enfant,
00:16:29l'enfant est en danger.
00:16:30Ensuite, il faut que la personne qui assiste
00:16:32puisse ne pas prendre de risque pour aider.
00:16:35Là, il n'y a aucun problème d'appeler la police.
00:16:37Mais surtout, il faut qu'il y ait une omission volontaire.
00:16:39Ça veut dire quoi ?
00:16:40Ça veut dire que la personne qui peut aider
00:16:42parce qu'elle est au courant,
00:16:44parce qu'elle voit, parce qu'on lui a dit,
00:16:46elle le sait,
00:16:47eh bien, il faut qu'elle dise volontairement,
00:16:48je n'y vais pas.
00:16:49Et le point, il est là.
00:16:50Madame Hidalgo et son adjoint disent,
00:16:52« Nous, on a agi.
00:16:53On n'est pas resté inerte.
00:16:55On n'est pas resté inactif.
00:16:56Et les familles, de leur côté,
00:16:57j'imagine, en tout cas, vont dire,
00:16:59« Non, vous n'avez pas agi.
00:17:00Parce que si vous aviez agi,
00:17:01on n'aurait pas ce scandale-là.
00:17:03On n'aurait pas 132 animateurs aujourd'hui
00:17:05qui sont mis à pied.
00:17:07132 animateurs. »
00:17:08Donc, on parle de quelque chose de gigantesque.
00:17:10Ce n'est pas le cas qui va être intéressant.
00:17:13Anne, les plaignants s'appuient notamment,
00:17:15on le disait,
00:17:16sur des alertes adressées à Patrick Bloch,
00:17:18notamment par vous, par votre collectif,
00:17:20face aux espériscolaires, dès 2021, dès 2022,
00:17:23et sur des interpellations de la maire de Paris
00:17:28de l'époque, Anne Hidalgo,
00:17:30lors du Conseil de Paris.
00:17:32Anne Hidalgo affirme, au contraire,
00:17:34qu'une partie des informations
00:17:35avaient été cachées par la hiérarchie intermédiaire.
00:17:38C'est sa défense aujourd'hui.
00:17:40Pour les victimes, est-ce audible
00:17:42ou est-ce précisément, finalement,
00:17:47est-ce qu'on peut entendre une telle réponse,
00:17:49une telle défense de la part d'une responsable politique,
00:17:52de la part de la maire de Paris de l'époque, Anne ?
00:17:55Alors, à la fois oui et à la fois non.
00:17:58C'est-à-dire que nous, on sait bien
00:18:00que quand des e-mails sont envoyés
00:18:02en mettant tous les niveaux de la hiérarchie en copie,
00:18:05peut-être que la personne tout en haut de la hiérarchie
00:18:08n'a pas in fine l'e-mail
00:18:10parce que ce n'est pas son rôle de le traiter.
00:18:13Néanmoins, on ne peut pas se cacher
00:18:16derrière les responsabilités de gens
00:18:19dont on a la charge.
00:18:20Quand on est, en gros, à la tête d'une équipe,
00:18:25on ne peut pas se cacher en disant
00:18:27« ce n'est pas moi, ce sont les autres ».
00:18:30Néanmoins, il y avait quelque chose à faire.
00:18:33C'est surtout ce qui est devenu insupportable, en fait.
00:18:36C'est-à-dire que je pense qu'aujourd'hui,
00:18:38les Français, notamment les parents aussi de victimes,
00:18:42ne supportent plus ce renvoi systématique
00:18:45de responsabilité.
00:18:47C'est-à-dire le fait de renvoyer systématiquement
00:18:50la patate chaude à l'autre.
00:18:53Alors, en fait, ce qui est intéressant aussi,
00:18:56c'est qu'on peut imaginer
00:18:57que tous les intermédiaires vont être mis en cause.
00:19:00Et nous, on le sait, à Paris,
00:19:01et notamment dans l'affaire Saint-Dominique,
00:19:03qui a une ampleur jamais vue jusque-là,
00:19:07parce que je vous rappelle qu'il y a eu quand même
00:19:0811 animateurs contre qui il y a eu des plaintes
00:19:10sur une équipe de 16 personnes.
00:19:12Eh bien, on peut imaginer que tous les intermédiaires
00:19:15entre cette équipe d'animation
00:19:17et Anne Hidalgo ou M. Bloch
00:19:20soient mis en cause,
00:19:21c'est-à-dire des gens à la CASP,
00:19:23c'est-à-dire le bureau administratif
00:19:25qui s'occupait de gérer les affaires
00:19:27pour ces arrondissements-là.
00:19:28Et puis ensuite, la Dasco,
00:19:29qui est la direction des affaires scolaires.
00:19:31Et les parents le demandent.
00:19:33Depuis le premier jour,
00:19:34ils veulent que ces personnes soient mises
00:19:37face à leurs responsabilités,
00:19:38parce que, comme nous le disions,
00:19:39il y a eu des signalements à tous les échelons.
00:19:42Et ces signalements ont trop souvent été ignorés.
00:19:46Et je voudrais rajouter quelque chose d'intéressant.
00:19:48Actuellement, par exemple,
00:19:49il y a une affaire dans une commune
00:19:50qui s'appelle Vertoux.
00:19:52Eh bien, il y a eu une première plainte
00:19:54qui a été classée en dix jours
00:19:56alors qu'elle était nominative.
00:19:57Bon, voilà, ça, ça arrive tous les jours
00:19:59pour un problème, donc,
00:20:00exactement de même nature au périscolaire
00:20:02pour des faits à caractère sexuel.
00:20:04Eh bien, évidemment, les plaintes, finalement,
00:20:06il y en a de nouvelles.
00:20:07On peut même imaginer,
00:20:08dans maintenant, peut-être,
00:20:10ce temps qui s'ouvre
00:20:11où les gens vont être mis devant
00:20:12leurs responsabilités.
00:20:13C'est quand même la justice, à un moment,
00:20:14comme on a vu avec Liana et M. Darmanin,
00:20:18la réouverture de toutes ces plaintes,
00:20:19lui aussi, qui dit qu'en gros,
00:20:21ce n'est pas complètement lui,
00:20:22c'est que dans les commissariales,
00:20:23le travail n'a pas été fait.
00:20:24Eh bien, on peut imaginer que maintenant,
00:20:26eh bien, quand un gendarme
00:20:28ne classe une affaire trop vite,
00:20:29on pourrait également aller le chercher
00:20:31parce que dans cette affaire de Vertoux,
00:20:33eh bien, peut-être que les sévices ont continué.
00:20:38En fait, on parle d'une même période,
00:20:39mais ce que je veux dire,
00:20:40c'est que dans l'exemple,
00:20:41on peut imaginer que quand une plainte
00:20:43est classée trop vite,
00:20:44si la personne reste en poste
00:20:45et que cette alerte,
00:20:46qui est plus qu'une alerte
00:20:47quand il y a une plainte,
00:20:48est ignorée,
00:20:49eh bien, si la personne reste en poste,
00:20:51elle peut continuer à abuser des enfants.
00:20:52Et là, pourquoi pas mettre également en cause
00:20:54la justice elle-même ?
00:20:57Karim Maloum, je le disais,
00:20:59les familles, aujourd'hui,
00:21:00elles veulent des réponses, en fait.
00:21:03Qui savait ?
00:21:03Qui ne savait pas ?
00:21:04Qui aurait dû savoir ?
00:21:06Toutes ces questions,
00:21:07à un moment donné,
00:21:08il va falloir qu'elles trouvent une réponse.
00:21:10Non seulement elles devraient trouver une réponse,
00:21:13mais surtout, ces agressions relèvent de la violence commise
00:21:17contre des enfants, des gens fragiles.
00:21:21On confie nos enfants à l'éducation nationale,
00:21:25à l'école primaire, à l'école maternelle.
00:21:27On attend d'eux, minimum,
00:21:29de les surveiller, de les sécuriser.
00:21:31Ces enfants agressés,
00:21:33ce sont les adultes de demain,
00:21:36c'est la France de demain.
00:21:37Ils sont victimes des violences.
00:21:39Donc, quand on est responsable,
00:21:41soit d'une entreprise,
00:21:42ou bien on est maire,
00:21:44ou député,
00:21:45on assume ses responsabilités.
00:21:47Ce n'est pas de dire,
00:21:48je n'étais pas au courant,
00:21:49vous étiez maire,
00:21:50vous êtes responsable,
00:21:51vous avez des comptes à rendre,
00:21:53la justice doit trancher,
00:21:55et surtout à la veille,
00:21:56en quelques jours,
00:21:57lundi, c'est la rentrée scolaire,
00:21:59les enfants, les parents sont traumatisés,
00:22:02il faut vite que la justice s'occupe de ce dossier,
00:22:05il faut vite que l'enquête soit menée
00:22:07au niveau de la ville de Paris,
00:22:08il faut vite aussi
00:22:10que ça cesse définitivement
00:22:12que le recrutement,
00:22:13qui est fait d'une manière hasardeuse,
00:22:16vous postulez,
00:22:17vous envoyez un CV,
00:22:18il n'y a même pas de casier judiciaire
00:22:20qui demandait,
00:22:21le minimum.
00:22:22Quand vous vous embauchez,
00:22:23vous rentrez dans n'importe quelle société,
00:22:25on vous demande un casier judiciaire.
00:22:26Eh bien, pour les parents scolaires à Paris,
00:22:28il n'y a pas de casier judiciaire,
00:22:30il n'y a aucun contrôle.
00:22:31Donc, effectivement,
00:22:32c'est la porte ouverte à tout.
00:22:34Il n'assume aucune responsabilité.
00:22:36On est sûr de ça,
00:22:38il n'y a aucune de ces questions.
00:22:40Il n'y avait pas une demande, justement.
00:22:42Il n'y a jamais de demande.
00:22:43Il n'y a jamais de demande.
00:22:44Anne, sur la question du recrutement,
00:22:46justement,
00:22:46parce que c'est le sujet, évidemment.
00:22:50Sur la question du recrutement,
00:22:51quels étaient les éléments
00:22:53qui étaient réclamés, justement,
00:22:55à ces animateurs ?
00:22:57Alors, pardonnez-moi, monsieur,
00:22:58on peut reprocher beaucoup de choses
00:22:59à la ville de Paris,
00:23:00à l'ancienne maire,
00:23:01au nouveau maire
00:23:01et à qui vous voulez.
00:23:02Mais à Paris, en l'occurrence,
00:23:04les casiers judiciaires,
00:23:05et c'est une obligation,
00:23:06sont vérifiées,
00:23:07notamment la partie
00:23:09qui concerne les agressions à caractère.
00:23:10Oui, c'est ce qui me semblait aussi.
00:23:12Non, mais si.
00:23:13Évidemment.
00:23:14Après, il faut faire la différence,
00:23:15et ça, ça a été notre cheval de bataille
00:23:17avec SOS Périscolaire
00:23:18pendant ces six derniers mois,
00:23:19faire la différence
00:23:20entre les accueils périscolaires
00:23:21qui sont déclarés
00:23:23à jeunesse et sport
00:23:24et donc, on appelle
00:23:25des accueils collectifs de mineurs
00:23:26et qui relèvent
00:23:27d'un cadre légal
00:23:28qui impose ces vérifications,
00:23:29des accueils périscolaires
00:23:31qui n'ont absolument aucun cadre légal
00:23:33parce qu'en fait,
00:23:33s'ils ne sont pas déclarés,
00:23:34ce n'est pas obligatoire,
00:23:36eh bien, on tombe
00:23:36dans un espèce d'entre-deux
00:23:38qui est un statut
00:23:39qui n'existe pas,
00:23:40qui est un statut de garderie
00:23:41qui n'est encadré par rien.
00:23:43Et là, effectivement,
00:23:44il y a d'énormes failles.
00:23:46Après, pour ce qui est
00:23:46du recrutement,
00:23:47c'est principalement
00:23:48le manque de formation
00:23:49et tout simplement
00:23:50le manque de personnel
00:23:51qui a amené
00:23:52à recruter n'importe qui
00:23:53tout simplement
00:23:54pour ne pas fermer
00:23:55des accueils
00:23:56quitte à embaucher
00:23:57le premier venu.
00:23:59Une question également,
00:24:00Anne,
00:24:01au sujet de l'actuel
00:24:02maire de Paris,
00:24:03Emmanuel Grégoire,
00:24:04parce que c'est vrai
00:24:04qu'on parle beaucoup
00:24:05d'Anne Hidalgo
00:24:06aujourd'hui,
00:24:07on parle de son adjoint
00:24:08également,
00:24:09Patrick Bloch.
00:24:10Toujours est-il
00:24:11que l'équipe
00:24:13est à peu près
00:24:14la même
00:24:14que celle qu'il y avait
00:24:15à l'époque
00:24:16et Emmanuel Grégoire
00:24:17faisait partie aussi
00:24:18de l'équipe
00:24:18d'Anne Hidalgo.
00:24:19Donc, il y a un moment donné
00:24:20où des responsabilités,
00:24:22on peut en trouver
00:24:23un petit peu
00:24:23à tous les étages,
00:24:24j'ai envie de dire,
00:24:25de la mairie de Paris.
00:24:27Oh oui,
00:24:28et malheureusement,
00:24:29nous, par exemple,
00:24:29ce qu'on déplore le plus,
00:24:30c'est de voir des gens
00:24:31de l'ancienne équipe
00:24:32qui se retrouvent
00:24:32aujourd'hui
00:24:34à l'inspection
00:24:35et comment imaginer
00:24:37que des gens
00:24:37qui ont été
00:24:38peut-être impliqués
00:24:40dans ces signalements
00:24:41non traités,
00:24:42par exemple,
00:24:43puissent aujourd'hui
00:24:43se retrouver
00:24:44à l'inspection générale,
00:24:45c'est-à-dire en charge
00:24:46de faire parfois
00:24:47la lumière
00:24:47sur ce même genre d'affaires.
00:24:49Pour nous,
00:24:49c'est absolument aberrant,
00:24:51inacceptable
00:24:52et tout ça,
00:24:53aujourd'hui,
00:24:53ce qui change,
00:24:54c'est que les parents,
00:24:54le savent.
00:24:55Nous,
00:24:56à notre époque,
00:24:56en 2021,
00:24:58SOS Périscolaire
00:24:59s'adresse à M. Bloch,
00:25:00personne ne nous connaît,
00:25:01personne ne nous écoute
00:25:03et surtout,
00:25:03personne ne sait rien,
00:25:04les parents ne sont pas en lien.
00:25:06Aujourd'hui,
00:25:06ce n'est plus le cas,
00:25:07on reçoit des appels
00:25:08de toute la France
00:25:09et de tous les arrondissements
00:25:10parisiens,
00:25:11tout le monde sait exactement,
00:25:12les parents mènent parfois
00:25:13leur propre enquête,
00:25:15faute de réponse.
00:25:16Quand on prend,
00:25:16par exemple,
00:25:17l'école Saint-Dominique,
00:25:18dites-vous bien
00:25:18que pour l'instant,
00:25:19l'équipe en place
00:25:21n'a pas encore réussi,
00:25:23on va dire,
00:25:23ou en tout cas,
00:25:24n'a pas encore transmis
00:25:25aux parents
00:25:26des réponses
00:25:27quant à qui encadrait
00:25:29leurs enfants
00:25:29et quand
00:25:30sur la période concernée.
00:25:32Alors qu'il existe
00:25:33des plannings,
00:25:34il existe quand même
00:25:34des traces
00:25:35quand les animateurs
00:25:36prennent des groupes,
00:25:37etc.,
00:25:38ou sont intégrés
00:25:39à l'équipe.
00:25:40Eh bien ça,
00:25:40par exemple,
00:25:41les parents de l'école
00:25:41Saint-Dominique,
00:25:42ils ne l'ont toujours pas
00:25:43aujourd'hui,
00:25:44alors que l'affaire a éclaté
00:25:45il y a de très nombreux mois
00:25:47maintenant.
00:25:47Vincent Roy.
00:25:48Effectivement,
00:25:48sur ces points-là,
00:25:50on peut se poser des questions
00:25:51sur les capacités
00:25:53finalement
00:25:53de l'équipe actuelle
00:25:55à répondre
00:25:56aux exigences
00:25:57d'un périscolaire
00:25:58sécurisé
00:25:59pour les petits parisiens.
00:26:00Non, mais il y a une chose
00:26:01qui me semble très grave,
00:26:03c'est que là,
00:26:03on a des parents
00:26:04qui ont déposé
00:26:06des plaintes,
00:26:07mais nommément,
00:26:08comme vous le disiez,
00:26:09madame,
00:26:10mais on a l'impression
00:26:12qu'autrement,
00:26:13après 132 animateurs
00:26:15qui sont mis à pied
00:26:15pour des questions
00:26:17très graves,
00:26:18on a l'impression
00:26:18que l'affaire
00:26:20sans ces plaintes
00:26:22aurait été
00:26:23comme partiellement,
00:26:24je dis bien partiellement,
00:26:25partiellement étouffée,
00:26:26c'est-à-dire
00:26:27comme si,
00:26:28bon,
00:26:28il ne fallait plus...
00:26:28Enfin, pardon,
00:26:29mais il y a des plaintes,
00:26:30mais il n'y a quasiment pas...
00:26:31Enfin, il y a eu
00:26:31une seule condamnation,
00:26:32une seule condamnation
00:26:33à du sursis
00:26:35pour le moment.
00:26:35Non, mais c'est quand même...
00:26:36Donc là aussi,
00:26:37pour le moment,
00:26:38on ne peut pas dire
00:26:39non plus que ce soit
00:26:39une véritable victoire
00:26:40pour les familles.
00:26:41Vous avouerez tout de même
00:26:42que c'est très curieux.
00:26:43Oui, bien sûr.
00:26:44On a l'impression
00:26:44qu'il n'y a pas...
00:26:46Enfin, on peine
00:26:47à trouver des responsables.
00:26:49Chacun s'abrite
00:26:49derrière un chef
00:26:52de service
00:26:52qui n'a pas voulu
00:26:53faire remonter
00:26:54une information.
00:26:55Et puis,
00:26:56la justice derrière,
00:26:57alors soit
00:26:57elle est très lente
00:26:58et ça va maintenant
00:27:00aller plus vite.
00:27:02C'est comme si
00:27:02on voulait non pas étouffer,
00:27:04j'aime pas ce mot,
00:27:05mais en tous les cas,
00:27:06passer toute cette affaire
00:27:07sous silence.
00:27:08Il y a quand même
00:27:08132 animateurs
00:27:09qui ont été mis à pied.
00:27:10Absolument.
00:27:10J'ai une dernière question
00:27:11à vous poser, Anne.
00:27:13Est-ce qu'on peut,
00:27:14aujourd'hui,
00:27:15je vous demande,
00:27:16clairement,
00:27:16est-ce qu'on peut,
00:27:16aujourd'hui,
00:27:18assurer aux parents
00:27:19de France
00:27:19que ce qui s'est passé
00:27:20ne se reproduira plus ?
00:27:22Bien sûr que non.
00:27:24Bien sûr que non,
00:27:25puisque déjà,
00:27:26le risque zéro
00:27:26n'existe pas.
00:27:27on peut mettre
00:27:28toutes les...
00:27:29D'accord,
00:27:29mais là,
00:27:29on est bien loin
00:27:30du risque zéro
00:27:31vu le nombre
00:27:31de témoignages
00:27:33et de plaintes.
00:27:35On peut mettre
00:27:37tous les filtres
00:27:37à l'entrée,
00:27:38le risque zéro
00:27:38n'existe pas.
00:27:39La différence,
00:27:40pour moi,
00:27:40qui va se produire
00:27:41aujourd'hui,
00:27:42c'est que par ce scandale
00:27:43que, d'ailleurs,
00:27:44notre collectif
00:27:45a participé
00:27:45à faire connaître,
00:27:47les filtres à l'entrée
00:27:48vont permettre
00:27:49de réduire le risque,
00:27:50mais surtout,
00:27:51la gestion des signalements
00:27:53devrait être
00:27:54grandement améliorée.
00:27:56Et en fait,
00:27:57c'est ça qui compte
00:27:57le plus.
00:27:58C'est-à-dire que là
00:27:59où il y avait
00:28:00une faille béante
00:28:01où les pédocriminels
00:28:03pouvaient s'engouffrer,
00:28:04il était tellement facile
00:28:05jusque-là
00:28:05d'intégrer une école
00:28:07en un claquement de doigts,
00:28:08comme on le disait tout à l'heure,
00:28:09comme monsieur le disait tout à l'heure.
00:28:10On regardait à peine
00:28:12les infiles.
00:28:12Et puis,
00:28:13il y a tellement
00:28:13le manque de personnel
00:28:15qu'on en est venu
00:28:16à prendre n'importe qui.
00:28:17Tout le monde le dit,
00:28:19ce n'est un secret pour personne.
00:28:20Il y a un turnover
00:28:21qui est très, très élevé.
00:28:23La Ville de Paris
00:28:24met en place quand même
00:28:25des formations
00:28:26justement pour essayer
00:28:27de rehausser un petit peu
00:28:28le niveau.
00:28:29Nous, ce qu'on voudrait,
00:28:30c'est que toute la filière
00:28:31soit revalorisée
00:28:32de manière à vraiment
00:28:33réduire le risque
00:28:34et surtout qu'il y ait
00:28:36en fait une mise
00:28:37en concurrence
00:28:38des candidats.
00:28:39Parce que quand il n'y a
00:28:40personne,
00:28:41mais qu'on doit garder
00:28:42le périscolaire ouvert,
00:28:43eh bien,
00:28:43on prend n'importe qui.
00:28:44À partir du moment
00:28:45où on va mieux
00:28:46les rémunérer,
00:28:47on va les former,
00:28:48on va reconnaître
00:28:48leur profession comme telle
00:28:50et pas juste comme un job,
00:28:52eh bien,
00:28:52les candidats pourront
00:28:53être sélectionnés
00:28:55et n'ont pas pris
00:28:56à la va-vite
00:28:57et le premier venu.
00:28:58Et c'est ça
00:28:59qui va changer.
00:29:00Maintenant,
00:29:00aujourd'hui,
00:29:01on ne peut pas
00:29:02promettre aux parents
00:29:03que rien ne se passera,
00:29:05il faut rester vigilant
00:29:06et parler à son enfant.
00:29:07Merci beaucoup.
00:29:08Merci Anne
00:29:08du collectif SOS Périscolaire.
00:29:10Merci d'avoir été avec nous
00:29:11ce soir.
00:29:12Dans un instant,
00:29:12ce sera le grand journal
00:29:13de Soir Info.
00:29:14On va parler bien sûr
00:29:16de ce village,
00:29:17village dévasté
00:29:18en quelques minutes
00:29:19seulement dans l'Aude
00:29:20à la suite du passage
00:29:21d'une tornade
00:29:22d'une extrême violence
00:29:23qui a frappé
00:29:24cette commune de Poma.
00:29:26On en parlera
00:29:27dans un instant.
00:29:28Restez avec nous
00:29:28sur CNews.
00:29:32De retour sur le plateau
00:29:34de Soir Info
00:29:34sur CNews.
00:29:36C'est l'heure
00:29:36du grand journal
00:29:37de Soir Info
00:29:38avec à la U
00:29:38d'un village dévasté
00:29:39en quelques minutes
00:29:40seulement dans l'Aude.
00:29:41d'une tornade
00:29:42d'une violence
00:29:43exceptionnelle
00:29:43a frappé Poma
00:29:45avec des vents
00:29:45dépassant les 200 km heure
00:29:47et de nombreuses
00:29:47habitations endommagées.
00:29:4948 personnes ont été blessées
00:29:50dont 20 hospitalisés.
00:29:52Sébastien Lecornu
00:29:53à Mayotte
00:29:53près de deux ans
00:29:54après Chido.
00:29:55L'archipel
00:29:56reste confronté
00:29:57aux difficultés
00:29:58de la reconstruction
00:29:59mais aussi à une forte
00:30:00pression migratoire
00:30:00des habitants
00:30:01qui ne veulent plus
00:30:02de promesses
00:30:03et réclament désormais
00:30:04des actes concrets.
00:30:06Et puis une crue
00:30:06dévastatrice
00:30:07frappe le Népal
00:30:08et le Tibet.
00:30:09Au moins 160 personnes
00:30:10sont mortes
00:30:11et près de 650 touristes
00:30:13sont toujours portés
00:30:14disparus
00:30:15dont une majorité
00:30:16d'étrangers.
00:30:17Le sort de plusieurs Français
00:30:18potentiellement présents
00:30:19dans les zones touchées
00:30:20reste à déterminer.
00:30:22On sera tout à l'heure
00:30:22avec Michel Chevalet
00:30:23notre journaliste scientifique
00:30:24qui va nous expliquer
00:30:26précisément
00:30:26ce qu'il s'est passé.
00:30:28Mais d'abord
00:30:28pour commencer
00:30:28donc à la une
00:30:29une tornade
00:30:30d'une violence exceptionnelle
00:30:31qui a frappé
00:30:32le village de Poma
00:30:33dans l'Aude
00:30:34des ventes
00:30:34de plus de 200 km heure
00:30:36des maisons éventrées
00:30:37des toitures arrachées
00:30:38en quelques minutes
00:30:39le village est devenu
00:30:40méconnaissable
00:30:41et le bilan
00:30:42est très lourd
00:30:4348 blessés
00:30:44dont 20 personnes
00:30:45hospitalisées
00:30:45sur place
00:30:46Malo-Stener
00:30:47Jérôme Rampenou
00:30:48se sont rendus
00:30:49aux côtés
00:30:49de Sinistré
00:30:51le récit
00:30:52est signé
00:30:52Yastrik Dieik
00:30:54Voici tout ce qu'il reste
00:30:56du village de Poma
00:30:58ravagé après le passage
00:30:59de la tornade dévastatrice
00:31:01des vitres brisées
00:31:03des voitures cabossées
00:31:06et des toits
00:31:07soufflés par la violence
00:31:08du vent
00:31:08les habitants
00:31:09sont sous le choc
00:31:11On s'est mis dans le couloir
00:31:12on s'est couché
00:31:12et ça a tapé
00:31:14dans tous les sens
00:31:14c'est fini pour nous
00:31:16on a tout perdu
00:31:17les voitures
00:31:18tout
00:31:20On est impuissants
00:31:21impuissants
00:31:22c'est traumatisant
00:31:24je suis traumatisée
00:31:25je crois
00:31:25je ne suis pas sûre
00:31:26on va y arriver
00:31:30Autour
00:31:30les voisins
00:31:31commencent à déblayer
00:31:33Pour Marion
00:31:34c'est pratiquement
00:31:34toute sa maison
00:31:35qui a été touchée
00:31:36et les dégâts
00:31:37sont considérables
00:31:39C'est énorme
00:31:40on ne sait pas trop
00:31:41par quel bout
00:31:42commencer
00:31:43il y en a de partout
00:31:44dans toutes les pièces
00:31:45du verre soufflé
00:31:46de partout
00:31:47sur l'ensemble
00:31:48de la maison
00:31:49on a une chambre
00:31:49qui n'a pas été touchée
00:31:50mais on n'a pas encore
00:31:51pu dormir chez nous
00:31:52parce qu'il n'y a pas
00:31:53d'électricité
00:31:54et nous
00:31:55on ne fait pas partie
00:31:55des gens
00:31:56qui sont autorisés
00:31:56à dormir chez eux
00:31:57encore
00:31:58Pompiers volontaires
00:31:59s'activent
00:32:00désormais
00:32:01il va falloir
00:32:01sécuriser
00:32:02et protéger
00:32:03les plus de 300
00:32:04habitations endommagées
00:32:05au total
00:32:06plus d'une centaine
00:32:08sont déjà inhabitables
00:32:11Situation absolument
00:32:12terrible
00:32:12évidemment
00:32:13pour les habitants
00:32:14de ce village
00:32:14dévasté
00:32:15village qui peut
00:32:16compter heureusement
00:32:17sur la solidarité
00:32:19de nombreux bénévoles
00:32:20et professionnels
00:32:20comme nous l'explique
00:32:21Jérôme Rampe-nous
00:32:23Effectivement
00:32:24la solidarité
00:32:24s'est exprimée
00:32:25ce mercredi
00:32:26de très nombreux bénévoles
00:32:27sont venus ici
00:32:28pour nettoyer
00:32:29cette rue
00:32:30nous nous trouvons
00:32:31c'est la rue principale
00:32:32de Pomas
00:32:32elle était encore
00:32:33il y a quelques heures
00:32:34pleine de gravards
00:32:36très difficile
00:32:36d'y circuler
00:32:38en moins de trois heures
00:32:39les très nombreux bénévoles
00:32:40qui sont venus ici
00:32:41avec des camions
00:32:42des tracteurs
00:32:43des remorques
00:32:43ont totalement nettoyé
00:32:45cette rue
00:32:45mais il reste encore
00:32:46de gros dégâts
00:32:47dans le village
00:32:48les petites rues adjacentes
00:32:49ont encore
00:32:50des voitures
00:32:50à dégager
00:32:51des bâtiments
00:32:52à sécuriser
00:32:53c'est un travail
00:32:54considérable
00:32:55les sinistrés
00:32:56ne vont pas pouvoir
00:32:57tout de suite
00:32:57non plus nettoyer
00:32:58leur maison
00:32:58les assurances
00:32:59leur ont bien dit
00:32:59qu'il faut attendre
00:33:00le passage
00:33:01des experts
00:33:02pour faire des photos
00:33:03des bâtiments
00:33:04pour pouvoir lancer
00:33:04les procédures
00:33:05je vous propose
00:33:06d'écouter
00:33:06ces sinistrés
00:33:07que nous avons pu rencontrer
00:33:08avec Malo Steiner
00:33:09c'est choquant
00:33:10si on ne voit pas
00:33:12on ne le croit pas
00:33:12directement
00:33:13parce que c'est
00:33:15quelque chose
00:33:15de très compliqué
00:33:17très dur
00:33:18c'est très violent
00:33:18on se dit
00:33:19qu'on ne veuille pas
00:33:21c'est que tout
00:33:22va s'effondrer
00:33:23c'est fini pour nous
00:33:24on a tout perdu
00:33:24les voitures
00:33:25tout
00:33:26alors il y a
00:33:27la sécurisation
00:33:28des bâtiments
00:33:28mais il y a aussi
00:33:29la sécurisation
00:33:30du village
00:33:30faite par les gendarmes
00:33:32qui vont filtrer
00:33:32les personnes
00:33:33qui vont pouvoir
00:33:34pénétrer ici
00:33:35par exemple
00:33:35certaines entreprises
00:33:36non officielles
00:33:37sont venues
00:33:38pour essayer
00:33:38de proposer
00:33:39à des sinistrés
00:33:40de bâcher
00:33:41leur toiture
00:33:42contre 20 euros
00:33:43le mètre carré
00:33:44ces entreprises
00:33:45ont été verbalisées
00:33:46elles sont non officielles
00:33:47bien sûr
00:33:47les autorités
00:33:48le rappellent
00:33:49ce travail est réalisé
00:33:50par les pompiers
00:33:51par la sécurité civile
00:33:53gratuitement
00:33:54bien sûr
00:33:55Jérôme Rampenou
00:33:56et les images
00:33:56de Malo Steiner
00:33:57depuis Poma
00:33:58les habitants
00:33:59sont vous l'imaginez
00:34:00particulièrement attentifs
00:34:02aux conditions
00:34:03donc météo
00:34:04et on va en parler
00:34:04avec Loïc
00:34:05Pazafora
00:34:06vous êtes météorologue
00:34:07bonsoir
00:34:08merci d'être en direct
00:34:09avec nous
00:34:10sur CNews
00:34:11un mot d'abord
00:34:12sur cette tornade
00:34:14tornade d'une rare intensité
00:34:15qu'est-ce qui peut expliquer
00:34:17ce phénomène
00:34:17à cet endroit-là
00:34:18et à ce moment-là
00:34:20précis de l'année ?
00:34:22Eh bien écoutez
00:34:23on était dans un contexte
00:34:24météorologique
00:34:24particulièrement propice
00:34:26au développement
00:34:26d'orages supercellulaires
00:34:28donc quand on parle
00:34:29d'orages supercellulaires
00:34:30c'est en fait un orage
00:34:30qui rentre en rotation
00:34:31sur lui-même
00:34:32et toutes les conditions
00:34:33météorologiques
00:34:34étaient réunies
00:34:34une forte instabilité
00:34:35dans la masse d'air
00:34:36de fort cisaillement
00:34:37au sol
00:34:38beaucoup d'air froid
00:34:38en altitude
00:34:39et on redoutait
00:34:39ce type de phénomène
00:34:41il faut savoir
00:34:42qu'en France
00:34:42les tornades
00:34:43ne sont pas si rares
00:34:44que ça
00:34:44on a recense
00:34:45en moyenne
00:34:45entre 40 et 50
00:34:47et au total
00:34:48depuis les années 1800
00:34:49le nombre de tornades
00:34:50recensées en France
00:34:51dépasse les 1000
00:34:52on est à peu près
00:34:53à 1200 tornades
00:34:54recensées en France
00:34:54et d'une telle intensité
00:34:56comme celle
00:34:57qu'a connue
00:34:57le département de l'Aude
00:34:58sans doute
00:34:59d'une intensité EF3
00:35:00sur l'échelle
00:35:01qui va jusqu'à 5
00:35:02on en a déjà recensé
00:35:03à peu près une centaine
00:35:05en France
00:35:05donc c'est pas un phénomène
00:35:06qui est si rare que ça
00:35:07ça a déjà existé
00:35:08il y a déjà eu des tornades
00:35:09d'une telle intensité
00:35:10mais c'est sûr
00:35:11que quand ça frappe
00:35:12un village comme ça
00:35:12une zone urbanisée
00:35:14forcément quand ça provoque
00:35:15des dégâts
00:35:15là pour le coup
00:35:16c'est quand même
00:35:16assez remarquable
00:35:18Vous avez vu
00:35:19les habitants
00:35:19très attentifs
00:35:20on le disait
00:35:21aux conditions météo
00:35:22quelles sont
00:35:22les prévisions
00:35:23dans les prochaines heures
00:35:24pour ce département
00:35:26Alors là
00:35:27pour le coup
00:35:28il n'y a rien d'attendu
00:35:29dans le département
00:35:30de l'Aude
00:35:30on a une dégradation
00:35:31orageuse en cours
00:35:32sur le centre-ouest
00:35:33de la France
00:35:33ce soir
00:35:34qui va d'ailleurs
00:35:35se décaler
00:35:36progressivement
00:35:36demain jeudi
00:35:37plutôt dans les départements
00:35:38de la région
00:35:39Auvergne-Rhône-Alpes
00:35:40où là d'ailleurs
00:35:40le risque
00:35:41de formation
00:35:42d'orage supercellulaire
00:35:43et donc de tornades
00:35:44est bien présent
00:35:45demain après-midi
00:35:46plutôt du côté de l'Auvergne
00:35:47mais en ce qui concerne
00:35:48le département de l'Aude
00:35:49c'est le calme plat
00:35:50demain on aura
00:35:51quelques entrées maritimes
00:35:52sur le bord de mer
00:35:53et sur les plaines
00:35:54du département
00:35:54mais rien en vue
00:35:56de tout ça évidemment
00:35:57dans les prochains jours
00:35:57Merci beaucoup
00:35:58Merci Loïc Spazafora
00:36:00vous êtes météorologue
00:36:01merci d'avoir été avec nous
00:36:02ce soir sur CNews
00:36:04Sébastien Lecornu
00:36:05à Mayotte
00:36:06près de deux ans
00:36:07après le passage
00:36:08du cyclone Chido
00:36:09l'archipel
00:36:10reste confronté
00:36:11à de lourdes difficultés
00:36:12d'accès à l'eau
00:36:13aux soins
00:36:13et aux infrastructures
00:36:15le Premier ministre
00:36:16a promis de faire sortir
00:36:17de terre les projets
00:36:18sauf qu'aujourd'hui
00:36:19les habitants
00:36:19n'ont assez des promesses
00:36:20ils attendent des actes
00:36:22et des actes concrets
00:36:23Sébastien Lecornu
00:36:24n'a pas effectué
00:36:25ce déplacement seul
00:36:26vous le savez
00:36:26il était accompagné
00:36:27de plusieurs ministres
00:36:28notamment de Laurent Nunez
00:36:30le ministre de l'Intérieur
00:36:31a d'ailleurs abordé
00:36:32la question
00:36:33de l'immigration illégale
00:36:34dans l'archipel
00:36:35sur place
00:36:36Félix Perrolas
00:36:37et Goderic Bey
00:36:3816 mois après le cyclone
00:36:41Chido
00:36:42le déplacement
00:36:43de Sébastien Lecornu
00:36:44est très suivi
00:36:45ici à Mayotte
00:36:46il est question
00:36:47de la reconstruction
00:36:47des infrastructures
00:36:49comme les hôpitaux
00:36:50ou encore
00:36:51les écoles
00:36:52mais également
00:36:53de l'accès à l'eau
00:36:53et à l'électricité
00:36:55autre point
00:36:56très important
00:36:56ici à Mayotte
00:36:57c'est l'immigration
00:36:58et nous avons eu connaissance
00:37:00de quelques chiffres
00:37:01depuis début 2026
00:37:03ce sont 700 à 900
00:37:05bateaux clandestins
00:37:06qui venaient des Comores
00:37:08qui ont été interceptés
00:37:10et 900 à 1000 bateaux
00:37:12qui ont fait intrusion
00:37:12ici sur le sol maorais
00:37:15donc plusieurs annonces
00:37:16de la part de Sébastien Lecornu
00:37:18notamment sur la militarisation
00:37:20des moyens
00:37:21je vous propose de l'écouter
00:37:22une militarisation plus importante
00:37:24des approches de souveraineté
00:37:25un recours au haut du spectre
00:37:26des hautes technologies
00:37:27que la loi de programmation militaire
00:37:29que les lois de programmation militaire
00:37:30nous ont données
00:37:31assumer un continuum
00:37:33ministère des armées
00:37:34ministère de l'intérieur
00:37:35qui soit beaucoup plus robuste
00:37:37en respectant le rôle de chacun
00:37:38mais avec une militarisation
00:37:39plus importante
00:37:39l'autre annonce avancée
00:37:41par Sébastien Lecornu
00:37:42c'est un système
00:37:43de bonus malus
00:37:45envers les pays
00:37:46qui bénéficient
00:37:46de l'aide publique
00:37:48au développement
00:37:49dont les 7 pays
00:37:50de la région des Grands Lacs
00:37:52entre 2019 et 2024
00:37:53la France leur a accordé
00:37:551,8 milliard
00:37:57d'aides publiques
00:37:58au développement
00:37:58et bien si ces pays
00:37:59ne respectent pas
00:38:00leur tâche
00:38:01en matière de renseignement
00:38:02sur l'immigration
00:38:03et bien ces aides
00:38:04pourraient être revues
00:38:05à la baisse
00:38:06par le gouvernement
00:38:07Félix Pérolas
00:38:08et Godéric Bé
00:38:09qui ont également
00:38:10pu suivre aujourd'hui
00:38:11Laurent Nunez
00:38:12et Catherine Vautrin
00:38:13lors d'une traversée
00:38:14en mer
00:38:15avec des abords
00:38:16d'intercepteurs
00:38:17vous savez les intercepteurs
00:38:18ce sont ces bateaux rapides
00:38:19qui sont utilisés
00:38:20par les forces de l'ordre
00:38:21pour récupérer
00:38:22poursuivre
00:38:23et intercepter
00:38:24les embarcations
00:38:25de transports
00:38:25de migrants
00:38:26voyez d'abord le sujet
00:38:27d'Astri Ghalic
00:38:29Embarqué avec la police
00:38:31aux frontières
00:38:31notre équipe
00:38:32a pu suivre
00:38:33en exclusivité
00:38:34Laurent Nunez
00:38:35et Catherine Vautrin
00:38:36à bord de ce puissant
00:38:37et rapide bateau
00:38:38l'intercepteur
00:38:41sa mission
00:38:42repérer et stopper
00:38:43les navires clandestins
00:38:44les forces de l'ordre
00:38:45ont pu en intercepter
00:38:47près de 900
00:38:49aujourd'hui
00:38:509 navires
00:38:51sont mobilisés
00:38:52ils seront 13
00:38:53d'ici 2028
00:38:56une démonstration
00:38:57organisée
00:38:57en marge
00:38:58de la visite
00:38:58de Sébastien Lecornu
00:39:00qui promet
00:39:00plus de fermeté
00:39:01le premier ministre
00:39:03annonce aussi
00:39:03une militarisation
00:39:04de la lutte
00:39:05contre l'immigration
00:39:06ce que nous allons
00:39:07assumer
00:39:08à très court terme
00:39:09c'est d'employer
00:39:10de la haute technologie
00:39:11militaire
00:39:12ballon statique
00:39:13de surveillance
00:39:14comme on le ferait
00:39:15sur des zones
00:39:15parfois de conflits
00:39:17difficiles
00:39:17pour faire du renseignement
00:39:18drones longue portée
00:39:20pour avoir une allonge
00:39:21de détection
00:39:22très en amont
00:39:23lorsqu'il y a un départ
00:39:24d'embarcation
00:39:25drones tactiques
00:39:27intelligence artificielle
00:39:29selon le préfet
00:39:30de Mayotte
00:39:31depuis le début
00:39:32de l'année
00:39:3316500 personnes
00:39:34interceptées
00:39:35sur des embarcations
00:39:36clandestines
00:39:37ont fait l'objet
00:39:38d'une mesure
00:39:39d'éloignement
00:39:41Karim Maloum
00:39:42cette traversée
00:39:43en mer
00:39:44des ministres
00:39:45de l'intérieur
00:39:46et des armées
00:39:48sur ses intercepteurs
00:39:49les mots de Sébastien Lecornu
00:39:50aussi
00:39:50qui assure
00:39:51que la lutte
00:39:52contre l'immigration
00:39:53illégale à Mayotte
00:39:54sera une priorité
00:39:55de l'état
00:39:55on était tout à l'heure
00:39:56en direct
00:39:57avec Fatihou Ibrahim
00:39:58qui est président
00:39:58du collectif
00:39:59des citoyens de Mayotte
00:40:00il a eu une phrase
00:40:01très juste
00:40:02je trouve
00:40:02il a appelé ça
00:40:04du tourisme ministériel
00:40:06je dirais même
00:40:07c'est lunaire
00:40:07ce qui vient d'être dit
00:40:10Mayotte
00:40:10un territoire
00:40:11confronté
00:40:12à une forte
00:40:14démographie
00:40:1550%
00:40:16de la population
00:40:18est
00:40:18de nationalités
00:40:20étrangères
00:40:21sans parler
00:40:21des clandestins
00:40:23aujourd'hui
00:40:24à Mayotte
00:40:25les élèves
00:40:26dans les écoles
00:40:28ils font des demi-journées
00:40:30ils sont obligés
00:40:31de laisser la place
00:40:31à d'autres
00:40:32pour venir
00:40:32l'après-midi
00:40:34pour dire
00:40:34qu'on fait
00:40:35des situations
00:40:36inexplicables
00:40:37se payer
00:40:38c'est vrai
00:40:38c'est comme
00:40:40la petite France
00:40:41mais en matière
00:40:42d'immigration
00:40:42c'est en pire
00:40:43c'est les gens
00:40:44en France
00:40:45considèrent
00:40:45on a trop
00:40:45de migrants
00:40:46qu'on n'arrive
00:40:47pas à contrôler
00:40:47mais
00:40:48à Mayotte
00:40:49c'est pire
00:40:50je suis désolé
00:40:50Karim
00:40:51le problème
00:40:52c'est que
00:40:52ces personnes-là
00:40:53aujourd'hui
00:40:54les habitants
00:40:54de Mayotte
00:40:55ils se sont
00:40:56totalement abandonnés
00:40:58ils se sont abandonnés
00:40:59sauf que
00:41:00ce qu'ils demandent
00:41:01c'est à être
00:41:02des français
00:41:02comme tous les autres
00:41:04pardon
00:41:04mais
00:41:05je vous pose la question
00:41:06Vincent Roy
00:41:06mais dans quel département
00:41:08français
00:41:09de métropole
00:41:10je parle
00:41:11dans quel département
00:41:12de métropole
00:41:12quel autre département
00:41:13on accepterait
00:41:14des conditions
00:41:15comme celles
00:41:16que l'on observe
00:41:17aujourd'hui à Mayotte
00:41:18aucun
00:41:18aucun autre
00:41:21ça fait plus de deux ans
00:41:22que ce cyclone est passé
00:41:23et il y a encore
00:41:26rien que d'avoir
00:41:27de l'eau potable
00:41:28là-bas
00:41:28c'est la croix
00:41:28et la bannière
00:41:29non mais rien ne s'est passé
00:41:30depuis deux ans
00:41:31et là
00:41:32ce que j'ai entendu
00:41:33de monsieur Lecornu
00:41:35pardonnez-moi
00:41:35mais c'est lunaire
00:41:39effectivement
00:41:39l'eau
00:41:40le problème de l'eau
00:41:41n'a pas été réglé
00:41:42depuis
00:41:43le passage
00:41:44du cyclone
00:41:45c'est la France
00:41:45ou c'est pas la France
00:41:46de régler le problème
00:41:47de l'eau
00:41:48c'est un territoire français
00:41:50mais on peine
00:41:50on peine vraiment
00:41:51à le croire
00:41:52parce que là
00:41:52c'est vraiment
00:41:53pardonnez-moi
00:41:53mais c'est le carmonde
00:41:54là
00:41:54vraiment
00:41:55c'est le carmonde
00:41:56ensuite
00:41:57on écoute le discours
00:41:58de monsieur Lecornu
00:41:59sur l'immigration
00:42:00à Mayotte
00:42:01écoutez
00:42:02c'est quelqu'un
00:42:03qui se déplace
00:42:04et qui nous parle
00:42:04d'intelligence artificielle
00:42:06de drones
00:42:08à longue portée
00:42:09de
00:42:10enfin
00:42:12franchement
00:42:13mais qui peut entendre
00:42:14un discours
00:42:15d'abord
00:42:15aussi abscond
00:42:16parce qu'il est très
00:42:18difficile à comprendre
00:42:19et très technique
00:42:20et est-ce que c'est la réponse
00:42:22qu'attendaient
00:42:23les Mahorais
00:42:24du déplacement
00:42:25du premier ministre français
00:42:27franchement
00:42:30je serais Mahorais
00:42:31je vais vous le dire
00:42:32très simplement
00:42:34j'aurais très nettement
00:42:35l'impression
00:42:35qu'on se moque de moi
00:42:37et je le dis poliment
00:42:38alors écoutez
00:42:39pour refermer
00:42:39cette page consacrée
00:42:40à Mayotte
00:42:41Gabriel Attal
00:42:41qui lui était en déplacement
00:42:42aujourd'hui en Mayenne
00:42:44et qui s'est exprimé
00:42:45aussi au sujet de Mayotte
00:42:46il en a profité
00:42:47pour lancer une pique
00:42:48à l'endroit
00:42:49d'Emmanuel Macron
00:42:50écoutez
00:42:51évidemment
00:42:51qu'il y a besoin
00:42:52d'une attention
00:42:53particulière
00:42:53et même d'une mobilisation
00:42:54exceptionnelle
00:42:55pour ce territoire
00:42:56je parlais à l'instant
00:42:57de l'eau
00:42:58évidemment
00:42:59pour un territoire
00:43:00comme Mayotte
00:43:00la question
00:43:00de l'approvisionnement
00:43:01en eau
00:43:01c'est des réalités
00:43:03qui vont au-delà
00:43:04de tout ce qu'on peut
00:43:04imaginer
00:43:05dans l'hexagone
00:43:06sur la question
00:43:06migratoire aussi
00:43:07moi sur les questions
00:43:09d'immigration
00:43:09ma ligne est claire
00:43:10et elle est connue
00:43:11je l'ai dit
00:43:12d'abord
00:43:12il faut un constat lucide
00:43:13le bilan en matière
00:43:15migratoire des 10 années
00:43:16qui viennent de s'écouler
00:43:17n'est pas bon
00:43:19je souligne suffisamment
00:43:20ce qui a été réussi
00:43:21ces dernières années
00:43:22notamment la baisse du chômage
00:43:23jusqu'en 2024
00:43:24et jusqu'à la dissolution
00:43:25pour avoir la lucidité
00:43:26de dire que sur certains sujets
00:43:28le bilan n'est pas bon
00:43:29et que sur les questions
00:43:30régaliennes
00:43:31les questions d'autorité
00:43:32les questions
00:43:32d'application des lois
00:43:34de la république
00:43:34à la fin
00:43:35le en même temps
00:43:36ne peut pas fonctionner
00:43:37je me demande
00:43:38pardon
00:43:38je me demande
00:43:39si il est pas en train
00:43:41de prendre les français
00:43:42pour des imbéciles
00:43:43non mais
00:43:44quand il dit
00:43:45il pense vraiment
00:43:46que les français
00:43:47aujourd'hui
00:43:48ont oublié
00:43:49qu'il est lui-même
00:43:50l'un des architectes
00:43:52avec Emmanuel Macron
00:43:53dû en même temps
00:43:54il a quand même été
00:43:55j'ai son CV sous les yeux
00:43:57rappelez-vous
00:43:58porte-parole du gouvernement
00:43:59ministre des comptes publics
00:44:01ministre de l'éducation nationale
00:44:03premier ministre
00:44:04tout ça sous Emmanuel Macron
00:44:05et il vient nous dire
00:44:07le bilan n'est pas bon
00:44:08on ne peut pas faire du en même temps
00:44:10sur les questions régaliennes
00:44:12il ne faut arrêter
00:44:13de se foutre du
00:44:14ils ne savent que le chômage
00:44:15et critique absolument
00:44:17tout le reste
00:44:18y compris le principe même
00:44:19ils ne veulent pas assumer
00:44:19leur responsabilité
00:44:20tout simplement
00:44:21y compris le principe même
00:44:22du macronisme
00:44:23qui est cette fameuse théorie
00:44:24du en même temps
00:44:24tu as parlé tout à l'heure
00:44:26du tiers-monde
00:44:26il y a certains pays
00:44:27de tiers-monde
00:44:27qui ont dépassé
00:44:28ses comptes indécents
00:44:29qui vivent à Mayotte
00:44:29oui bien sûr
00:44:30c'est pire
00:44:31bien sûr
00:44:31que le tiers-monde
00:44:32un cycliste poignardé
00:44:34en plein jour
00:44:35par un automobiliste
00:44:36cela s'est passé hier
00:44:37à Paris
00:44:37dans le 9e arrondissement
00:44:38l'altercation ultra-violente
00:44:40s'est déroulée
00:44:41en début d'après-midi
00:44:44de retenir l'automobiliste
00:44:45avec lequel il venait
00:44:46d'avoir un incident
00:44:47a reçu un coup de couteau
00:44:48au niveau du cou
00:44:49l'homme a été pris en charge
00:44:51par les secours
00:44:52avec un pronostic vital engagé
00:44:54l'automobiliste
00:44:55lui a été interpellé
00:44:56voyez le sujet
00:44:57d'Eliott Jamois
00:44:59une altercation
00:45:00qui dégénère
00:45:01en quelques instants
00:45:02mardi aux alentours
00:45:03de 13h30
00:45:04rue de 16
00:45:05dans le 9e arrondissement
00:45:06de Paris
00:45:06un automobiliste
00:45:07et un cycliste
00:45:08s'invective
00:45:09ce commerçant
00:45:09nous décrit la scène
00:45:10le conducteur il sort
00:45:11il lui met un coup
00:45:13il y avait une réaction
00:45:14de l'autre
00:45:15ils se mettaient à terre
00:45:16genre pendant 2 minutes
00:45:17et ils avançaient
00:45:18jusqu'à la porte
00:45:20on a essayé
00:45:20de les séparer
00:45:21on était à 3
00:45:22c'est à l'heure
00:45:23que l'automobiliste
00:45:24riposte
00:45:24il porte un coup de couteau
00:45:26à la gorge du cycliste
00:45:27avant de prendre la fuite
00:45:28les enquêteurs
00:45:29remontent rapidement
00:45:30jusqu'au conducteur
00:45:31il est interpellé
00:45:32vers 17h
00:45:32quelques heures
00:45:33après les faits
00:45:34puis placé en garde à vue
00:45:35des faits assez fréquents
00:45:36selon ce témoin
00:45:37malheureusement ça arrive
00:45:38quand même souvent
00:45:39dans cette rue
00:45:39parce que je ne sais pas
00:45:40si vous voyez
00:45:41la rue est quand même
00:45:42assez étroite
00:45:43ils ont mis sur une voie
00:45:44et la piste cyclable
00:45:45à contresens
00:45:46de la circulation
00:45:47avec des camions
00:45:48qui sont garés tout le temps
00:45:49en double fil dans cette rue
00:45:50donc ça arrive assez régulièrement
00:45:52ce genre de situation
00:45:53aussi violente
00:45:54je n'en avais jamais vu avant
00:45:55parce que là
00:45:55c'était quand même
00:45:56assez violent
00:45:56quant au cycliste
00:45:57il est d'abord transporté
00:45:58à l'hôpital
00:45:59en urgence absolue
00:46:00avec une suspicion
00:46:01d'atteinte à la carotide
00:46:02la victime est sortie
00:46:03de l'hôpital ce mardi
00:46:04en fin d'après-midi
00:46:05avec des lésions peu profondes
00:46:07et deux jours d'ITT
00:46:08une enquête pour tentative
00:46:09de meurtre a été ouverte
00:46:10et confiée
00:46:11à la police judiciaire
00:46:13on est avec
00:46:13Benjamin Combouliv
00:46:14porte-parole
00:46:15du syndicat de police
00:46:16alternative
00:46:17merci d'être avec nous
00:46:19bonsoir à vous
00:46:20qui est cet homme
00:46:21qui a été interpellé
00:46:22agresseur présumé
00:46:24donc de ce cycliste
00:46:25que savons-nous
00:46:26sur lui
00:46:26pour le moment
00:46:28bonsoir
00:46:28vous savez
00:46:29l'enquête
00:46:30elle va avancer
00:46:30petit à petit
00:46:31on va avoir forcément
00:46:32un profil
00:46:33qui va commencer
00:46:34à se dessiner
00:46:36et surtout
00:46:36ce qu'il faut voir
00:46:37c'est qu'au fur et à mesure
00:46:38que ce profil
00:46:39va se dessiner
00:46:40va se préciser
00:46:41ça va venir pointer
00:46:43toutes les lacunes
00:46:44qui sont les nôtres
00:46:44c'est-à-dire que
00:46:45si on se rend compte
00:46:46que son casier judiciaire
00:46:47ça nous indique
00:46:47que c'est un multirécidiviste
00:46:49on va pouvoir
00:46:49très légitimement
00:46:50se demander
00:46:50tout simplement
00:46:51qu'est-ce qu'il faisait dehors
00:46:52là on sait
00:46:53je crois bien
00:46:53que c'est un égyptien
00:46:54à voir la situation
00:46:55est-ce qu'elle est régulière
00:46:56est-ce qu'elle est irrégulière
00:46:57parce que si c'est
00:46:58une situation irrégulière
00:46:59la question à ce moment-là
00:46:59c'est qu'est-ce qu'il faisait là
00:47:00et puis pour
00:47:02aller essayer
00:47:02de planter un couteau
00:47:03dans les gorges de quelqu'un
00:47:04parce qu'on n'est pas content
00:47:05de la façon dont il se comporte
00:47:06sur la route
00:47:06la question peut aussi se poser
00:47:08sur les troubles psychiatriques
00:47:09et donc si jamais
00:47:10c'est ça le profil
00:47:11si on apprend
00:47:11qu'il a des troubles psychiatriques
00:47:12dangereux
00:47:13qui sont connus
00:47:13je vous repose la même question
00:47:15qu'est-ce qu'il fait dehors
00:47:16donc c'est pour ça
00:47:16que le profil de l'individu
00:47:18au fur et à mesure
00:47:18qu'on va avoir des informations
00:47:19ce dont on est certain
00:47:20c'est que ça va venir
00:47:22pointer l'une de ces lacunes
00:47:23du système
00:47:23et ces lacunes
00:47:29personnes dangereuses
00:47:30de nos rues
00:47:30donc forcément
00:47:31automatiquement
00:47:32mécaniquement
00:47:32l'insécurité de la voie publique
00:47:34elle augmente
00:47:35donc moi je vous dis pas
00:47:36qu'on peut avoir
00:47:37une sécurité totale
00:47:39de voie publique
00:47:39ça on ne pourra jamais
00:47:40et c'est évident
00:47:41que si on avait
00:47:41une sécurité renforcée
00:47:43avec notamment
00:47:44plus de policiers
00:47:45mais aussi plus de places
00:47:46de prison
00:47:47plus de places ancras
00:47:48plus de places dans
00:47:48les établissements psychiatriques
00:47:49fermés
00:47:50bon ben ce ne serait pas l'idéal
00:47:51mais au moins
00:47:52on pourrait éviter
00:47:53quantité de situations
00:47:54comme celle-là
00:47:54Alors il y a le maire
00:47:55de Paris
00:47:56qui a réagi sur X
00:47:58qui dit que
00:47:58ces actes de violence
00:47:59envers les cyclistes
00:48:00sont inadmissibles
00:48:01et se produisent encore
00:48:02trop souvent
00:48:03la lutte contre
00:48:04les violences motorisées
00:48:05sera menée
00:48:05sans relâche
00:48:07le maire de Paris
00:48:08dénonce donc
00:48:08des violences
00:48:09envers des cyclistes
00:48:10qui se produisent
00:48:10trop souvent
00:48:11est-ce qu'on dispose
00:48:12Benjamin Kombouliv
00:48:13aujourd'hui
00:48:13de chiffres
00:48:14qui permettent
00:48:14de mesurer réellement
00:48:16ce phénomène
00:48:17dans la capitale
00:48:18Non
00:48:19je n'aurais pas
00:48:19de chiffres précis
00:48:20pour vous éclairer
00:48:21sur ce point-là
00:48:22maintenant ce que je note
00:48:23c'est que j'entends
00:48:24l'argumentaire
00:48:24qui explique que
00:48:25oui il y a
00:48:26des violences
00:48:28entre les automobilistes
00:48:29les vélos
00:48:30que notamment
00:48:31dans ces truies-là
00:48:31il y avait une configuration
00:48:33qui est propice
00:48:34à ce que le ton monte
00:48:35ok
00:48:36très sincèrement
00:48:37ça me paraît hors sujet
00:48:37là on est avec quelqu'un
00:48:38qui a essayé
00:48:39de tuer quelqu'un d'autre
00:48:40c'est ça
00:48:41il y a une intention
00:48:41ici d'évidente
00:48:42quand vous essayez
00:48:43de planter votre couteau
00:48:43dans la gorge de quelqu'un
00:48:44donc non
00:48:45le sujet
00:48:46c'est l'ultra-violence
00:48:47de façon générale
00:48:48alors forcément
00:48:49puisque vous avez
00:48:50l'insécurité
00:48:50la violence qui augmente
00:48:51ça va impacter
00:48:52les cyclistes
00:48:53d'accord
00:48:54ni plus ni moins
00:48:55que les autres
00:48:56proportionnellement
00:48:56vous aurez les mêmes constats
00:48:57sur les femmes
00:48:58sur les personnes âgées
00:48:59sur les enfants
00:49:00voilà
00:49:00la violence augmente
00:49:01donc elle impacte tout le monde
00:49:02et la question
00:49:03ce qu'il faut noter
00:49:05c'est à quel point
00:49:06vous n'avez plus aucune limite
00:49:07à cette violence-là
00:49:08il n'y a pas d'histoire
00:49:09de limite horaire
00:49:10on est en plein jour
00:49:11il n'y a pas de limite géographique
00:49:12on est à Paris
00:49:14normalement c'est pas à Tijuana
00:49:14mais on voit bien
00:49:15qu'il peut se passer n'importe quoi
00:49:16et puis c'est surtout
00:49:17la question du motif
00:49:18le motif
00:49:19une altercation
00:49:21pour rien
00:49:21pour rien
00:49:23pour rien
00:49:24c'est un problème
00:49:24c'est un problème
00:49:26de société
00:49:26c'est-à-dire qu'effectivement
00:49:29des altercations
00:49:30entre automobilistes
00:49:30et cyclistes
00:49:31il y en a tous les jours
00:49:32il y en a toujours eu
00:49:33lorsque vous êtes en voiture
00:49:35et qu'un cycliste
00:49:36vous double
00:49:36et que bon
00:49:37il touche votre rétro
00:49:38on peut s'énerver
00:49:39on peut s'agacer
00:49:40mais on sort pas
00:49:40mais à sortir un couteau
00:49:42et à le planter
00:49:44dans le cou
00:49:44du cycliste
00:49:45qui vous a
00:49:46j'en sais rien
00:49:47touché le rétroviseur
00:49:48ou autre chose
00:49:48c'est qu'on a
00:49:49ça atteint des proportions
00:49:50qui sont totalement hallucinantes
00:49:52on assiste à une violence
00:49:53qui est un peu
00:49:53qui se développe
00:49:56régulièrement
00:49:56et tous les jours
00:49:57c'est que
00:49:58toutes les violences
00:49:59sont condamnables
00:50:00le maire de Paris
00:50:01il parle des automobilistes
00:50:02des cyclistes
00:50:02mais toutes les violences
00:50:03sont condamnables
00:50:04et on a le droit
00:50:05de tous les condamnés
00:50:06mais on assiste
00:50:07à une mutation
00:50:08de la violence
00:50:09c'est ça
00:50:10le fond de la question
00:50:11sur cette mutation
00:50:12il n'est pas juste verbal
00:50:13un accrochage
00:50:14entre deux personnes
00:50:15une simple discussion
00:50:17se termine
00:50:17avec des coups de couteau
00:50:19c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:50:20on passe à un autre stade
00:50:21quand on ne sait plus discuter
00:50:23on n'est plus dans une société
00:50:25civilisée
00:50:25où l'on peut régler
00:50:26les questions
00:50:27dans une discussion
00:50:28ou appeler la police
00:50:29on fait justice soi-même
00:50:31à partir de ce moment
00:50:32deux cas de figure se présentent
00:50:33les gens n'ont plus confiance
00:50:35en l'autorité de l'État
00:50:36donc ils interviennent
00:50:37très vite
00:50:37pour faire de l'autre
00:50:38ou bien
00:50:38les gens considèrent
00:50:40que la violence
00:50:41est la seule solution
00:50:42pour dialoguer
00:50:43et pour avancer
00:50:43Merci beaucoup
00:50:44Benjamin Kombouliv
00:50:45merci d'avoir été avec nous
00:50:46porte-parole du syndicat
00:50:47de police
00:50:49CTFC
00:50:49pardon
00:50:50alternative
00:50:51merci à vous
00:50:52on va s'intéresser
00:50:54à l'actualité
00:50:55absolument terrible
00:50:56au Népal
00:50:56au moins 160 morts
00:50:58entre le Népal
00:51:00et le Tibet
00:51:00en raison d'une crue
00:51:02d'une rare violence
00:51:03qui a tout emporté
00:51:04sur son passage
00:51:05des torrents de boue
00:51:06ont submergé
00:51:08des quartiers entiers
00:51:09près de 650 touristes
00:51:10sont toujours portés disparus
00:51:12les deux tiers sont étrangers
00:51:14une quinzaine de personnes
00:51:15sont d'origine européenne
00:51:16le ministre des affaires étrangères
00:51:17français a déclaré
00:51:18que 80 ressortissants français
00:51:20lui avaient signalé
00:51:22leur présence au Népal
00:51:23que d'autres français
00:51:23de passage
00:51:24pouvaient aussi être présents
00:51:26dans les zones touchées
00:51:27leur sort n'est pas encore connu
00:51:28pour le moment
00:51:29écoutez ces habitants
00:51:30témoins de la catastrophe
00:51:31on sera juste après
00:51:32avec Michel Chevalet
00:51:33notre journaliste scientifique
00:51:34pour nous expliquer
00:51:35clairement ce qui s'est passé
00:51:38Il y a eu d'énormes pertes humaines
00:51:40sans parler des biens détruits
00:51:43il ne reste plus que
00:51:444 ou 5 maisons
00:51:48nous étions à l'étage supérieur
00:51:49l'eau est montée jusque là
00:51:51et la submergée
00:51:54le sol était couvert de boue
00:51:59nous ne pouvions pas descendre
00:52:00jusqu'à l'endroit où j'habitais
00:52:01même s'il était tout près
00:52:03à cause de la boue
00:52:07j'ai vu les eaux
00:52:08emporter 8 ou 9 camions
00:52:10ainsi que des maisons
00:52:11et des personnes
00:52:12c'était absolument déchirant
00:52:16cela fait 18 ans
00:52:17que j'enseigne ici
00:52:17et je n'ai jamais vu
00:52:19quelque chose de pareil
00:52:22bonsoir Michel Chevalet
00:52:23merci d'être avec nous
00:52:24en direct ce soir
00:52:26racontez-nous Michel
00:52:27que s'est-il passé
00:52:29exactement
00:52:30qu'est-ce qui a provoqué
00:52:31ces coulées de boue
00:52:32qui ont été absolument vertigineuses
00:52:35et qui ont fait
00:52:38ces dégâts
00:52:39et qui ont été absolument terribles
00:52:40160 morts encore une fois
00:52:42et plus de 600 personnes
00:52:44qui sont toujours portées disparues
00:52:46là vous parlez de crues dévastatrices
00:52:48quand je vois les images
00:52:50comme vous
00:52:50là c'est plutôt
00:52:51un véritable tsunami
00:52:54alors on sait
00:52:55à peu près ce qui s'est passé
00:52:56par contre
00:52:57sur les hypothèses
00:52:58de départ
00:52:59là vous verrez
00:53:00il y a des opinions divergentes
00:53:01alors ce qui s'est passé
00:53:02bien entendu
00:53:03il y a eu
00:53:03un flot d'eau énorme
00:53:06qui transporte de la boue
00:53:08qui transporte des rochers
00:53:10et qui a dévalé
00:53:11les pentes
00:53:11on est à flanc de montagne
00:53:13de l'Himalaya
00:53:14qui a pris de la vitesse
00:53:15et qui a été très resserré
00:53:18et puis d'un seul coup
00:53:19il y a des bouchées dans la vallée
00:53:20notamment là où il y a
00:53:21le poste de frontière
00:53:22que vous avez
00:53:23ce fameux immeuble
00:53:24énorme
00:53:25avec les autocars
00:53:26vous avez vu
00:53:26et qui d'un seul coup
00:53:27l'eau est passée
00:53:28mais par dessus
00:53:29c'est à dire
00:53:29on est à presque
00:53:304-5 étages
00:53:32de hauteur
00:53:33vous voyez
00:53:34c'est faramineux
00:53:35et après ça a tout balayé
00:53:36dans la vallée
00:53:38tous les villages
00:53:39alors restent
00:53:40les hypothèses
00:53:41qu'est-ce qui s'est passé
00:53:42il faut aller voir
00:53:43il faut regarder
00:53:44les photos satellites
00:53:45est-ce qu'on a enregistré
00:53:47des tremblements de terre
00:53:48alors
00:53:48première hypothèse
00:53:50on parle
00:53:50de pluie diluvienne
00:53:52c'est la mousson
00:53:53c'est courant
00:53:54dans cette région
00:53:55et en plus
00:53:55il y a un aine-lignot
00:53:56très fort
00:53:57qui accélère
00:53:58encore les précipitations
00:53:59et donc
00:54:00des coulées de boue
00:54:01il y en a
00:54:02sur les pentes
00:54:03de l'Himalaya
00:54:04et pourquoi pas
00:54:04celle-ci
00:54:06autre hypothèse
00:54:07on parle d'avoir
00:54:08un tremblement de terre
00:54:09le matin
00:54:10vers 7-8h du matin
00:54:11ce tremblement de terre
00:54:13aurait provoqué
00:54:14un glissement de terrain
00:54:15sur lequel
00:54:16sur la pente
00:54:17se trouvait
00:54:17là c'est important
00:54:18un glacier
00:54:19et lequel
00:54:20glacier
00:54:21évidemment
00:54:22a ripé
00:54:23est descendu
00:54:24dans la vallée
00:54:25d'où les blocs de glace
00:54:26dont on parle
00:54:26et
00:54:27avalanche
00:54:28on voit
00:54:28à un moment
00:54:29sur des images
00:54:30de la poudre blanche
00:54:31dans la vallée
00:54:32donc
00:54:33ça corroborerait
00:54:34plus ce que l'on voit
00:54:36toujours est-il
00:54:37que ce mélange
00:54:38de boue
00:54:39de glace
00:54:39et de bloc
00:54:40de rocher
00:54:41a déboulé
00:54:42et a tout balayé
00:54:44sur son passage
00:54:45et les images
00:54:47elles sont absolument
00:54:48terribles
00:54:48c'est les pires
00:54:50que j'ai vues
00:54:51c'est absolument terrible
00:54:53merci beaucoup
00:54:54Michel
00:54:55merci Michel Chevalet
00:54:56journaliste scientifique
00:54:57d'avoir un peu éclairé
00:54:59sur ces images
00:55:00et le bilan
00:55:00malheureusement
00:55:01il n'est que provisoire
00:55:02parce qu'il est certain
00:55:04que dans les prochaines heures
00:55:05il risque de terriblement
00:55:07s'alourdir
00:55:07vu le nombre
00:55:08de disparus
00:55:09qu'il y a pour le moment
00:55:10la puissance de l'eau
00:55:12mélangée
00:55:13avec de la glace
00:55:14des arbres
00:55:15de la terre
00:55:16elle est incalculable
00:55:18je sais de quoi je parle
00:55:20j'ai perdu 15 personnes
00:55:22de ma famille
00:55:22dans ce genre d'accident
00:55:23sur une vallée
00:55:24c'est
00:55:25c'est
00:55:27en quelques secondes
00:55:27dans un torrent
00:55:28de cette fois
00:55:28en quelques secondes
00:55:31c'est
00:55:32terrible
00:55:32tout un village
00:55:33se transforme
00:55:35en désert
00:55:35en quelques secondes
00:55:36c'est une puissance
00:55:38énorme
00:55:38donc
00:55:39personne ne peut résister
00:55:41et faire face
00:55:42à cette puissance
00:55:42allez dans un instant
00:55:44on va revenir
00:55:44pour la suite
00:55:45de Soir Info
00:55:46on va parler
00:55:47notamment de la une
00:55:48du JD News
00:55:49de ce mercredi
00:55:50comment
00:55:51Emmanuel Macron
00:55:52a ruiné le pays
00:55:53c'est une question
00:55:54qu'on peut se poser
00:55:55puisqu'il était présenté
00:55:56comme le Mozart
00:55:57de la finance
00:55:58aujourd'hui
00:55:58c'est plutôt
00:55:59le Mozart de la créance
00:56:00et on en parlera
00:56:01dans un instant
00:56:02dans la suite
00:56:02de Soir Info
00:56:03restez avec nous
00:56:04sur CNews
00:56:08De retour
00:56:09pour la suite
00:56:09de Soir Info
00:56:10sur CNews
00:56:11merci de nous rejoindre
00:56:12on est toujours
00:56:13avec Karim Maloum
00:56:14et Vincent Roy
00:56:15on va continuer
00:56:16de débattre
00:56:16d'analyser
00:56:17l'actualité
00:56:18de prendre de la hauteur
00:56:19également
00:56:19sur l'actualité
00:56:20mais d'abord
00:56:21le point
00:56:21sur les toutes
00:56:22dernières informations
00:56:23avec Valentin Rouillon
00:56:24bonsoir Valentin
00:56:31bonsoir Mickaël
00:56:31et bonsoir à tous
00:56:32on vient de l'apprendre
00:56:33à l'instant
00:56:33au moins un mort
00:56:35à Caen
00:56:35à la suite
00:56:36d'une voiture
00:56:37qui aurait percuté
00:56:38des usagers
00:56:38qui attendaient
00:56:39le tramway
00:56:40près de la gare
00:56:40SNCF de la ville
00:56:41la police parle
00:56:42de plusieurs blessés
00:56:43peut-être une dizaine
00:56:44certaines personnes
00:56:45sont en arrêt cardiaque
00:56:49Sébastien Lecornu
00:56:49qui est en déplacement
00:56:50à Mayotte
00:56:51le Premier ministre
00:56:52vient constater
00:56:53les dégâts
00:56:54un an et demi
00:56:55après le passage
00:56:55du cyclone Chido
00:56:56mais un sujet
00:56:57est prioritaire
00:56:58selon lui
00:56:58l'immigration
00:56:59la France conditionnera
00:57:01son aide
00:57:01à plusieurs pays africains
00:57:03pour mieux coopérer
00:57:04contre les passeurs
00:57:05et la reprise
00:57:06de leurs ressortissants
00:57:07en situation irrégulière
00:57:09Météo France s'inquiète
00:57:1115 départements
00:57:12sont en alerte orange
00:57:13pour des orages
00:57:142 pour canicule
00:57:14c'est la Corse
00:57:15qui est concernée
00:57:16plus de 40 degrés
00:57:17attendus
00:57:17à partir de ce jeudi midi
00:57:19concernant les orages
00:57:20il existe un risque
00:57:21marqué
00:57:22de phénomènes violents
00:57:23indique la station
00:57:24des grélons
00:57:25de 2 à 5 cm
00:57:26de fortes pluies
00:57:27et des rafales de vent
00:57:28jusqu'à 100 kmh
00:57:29attendus
00:57:31Anne Hidalgo
00:57:32et Patrick Bloch
00:57:33visés par 3 plaintes
00:57:34pour non-assistance
00:57:35à personne en danger
00:57:363 familles
00:57:36qui ont décidé
00:57:37d'attaquer
00:57:38l'ancienne maire
00:57:38de Paris
00:57:39et son ex-premier adjoint
00:57:40chargé de l'éducation
00:57:41de la petite enfance
00:57:42et des familles
00:57:43pendant près de 10 ans
00:57:443 jeunes filles
00:57:46qui auraient été victimes
00:57:46de violences
00:57:47d'agressions sexuelles
00:57:48et l'une d'entre elles
00:57:49de plusieurs viols
00:57:50dans une école
00:57:51du 7e arrondissement parisien
00:57:522 animateurs
00:57:53avaient été mis en examen
00:57:55en mai dernier
00:57:56ces images sidérantes
00:57:58au moins 160 morts
00:57:59entre le Népal
00:58:00et le Tibet
00:58:00des centaines de touristes
00:58:02portaient disparu
00:58:03les 2 tiers sont étrangers
00:58:04des dizaines
00:58:05d'origines européennes
00:58:06une crue
00:58:07d'une rare violence
00:58:08qui a tout emporté
00:58:08sur son passage
00:58:09des torrents d'eau boueuse
00:58:10ont submergé
00:58:11des quartiers entiers
00:58:12et puis Sophie Adnaud
00:58:15effectuera mardi prochain
00:58:16une 3e sortie
00:58:17dans l'espace
00:58:17l'astronaute française
00:58:18sera cette fois
00:58:19aux commandes
00:58:19de l'opération
00:58:20accompagnée de sa collègue
00:58:22américaine Jessica Mer
00:58:23une nouvelle fois
00:58:24pendant 6h30
00:58:25elles effectueront
00:58:27plusieurs opérations
00:58:27de maintenance
00:58:28dont le remplacement
00:58:30d'un rétro-réflecteur
00:58:31et d'une caméra
00:58:32haute définition
00:58:33une sortie 100%
00:58:35féminine
00:58:35cher Mickaël
00:58:36et bien
00:58:37elle y prend goût
00:58:38en tous les cas
00:58:38toutes ces sorties
00:58:39extra-véhiculaires
00:58:41Sophie Adnaud
00:58:42première astronaute
00:58:43française
00:58:44à effectuer
00:58:44une sortie extra-véhiculaire
00:58:45dans l'espace
00:58:46Cocorico
00:58:47vous avez raison
00:58:48quand on peut
00:58:50le...
00:58:51c'est pas si fréquent
00:58:52c'est pas si fréquent
00:58:52on ne va pas
00:58:54s'en priver
00:58:55le bilan économique
00:58:56d'Emmanuel Macron
00:58:57sous le feu des critiques
00:58:59le JD News
00:59:00consacre sa une
00:59:01à l'explosion
00:59:02de la dette
00:59:02et du déficit
00:59:03et titre
00:59:04comment Macron
00:59:04a ruiné le pays
00:59:059 ans après son arrivée
00:59:07à l'Elysée
00:59:07que reste-t-il
00:59:08de la promesse
00:59:09de transformer
00:59:09l'économie française
00:59:10on va en parler
00:59:11dans deux minutes
00:59:12mais d'abord
00:59:13nouveau rendez-vous
00:59:14désormais
00:59:14à minuit
00:59:15tous les soirs
00:59:16tous les jours
00:59:16on va découvrir ensemble
00:59:18les unes de la presse du jour
00:59:19puisque c'est une nouvelle journée
00:59:21qui commence
00:59:21à la une donc
00:59:22de ce jeudi
00:59:2327 août
00:59:25surmonter le blues
00:59:26de la rentrée
00:59:26titre le parisien
00:59:28aujourd'hui en France
00:59:29à 5 jours
00:59:30de la rentrée scolaire
00:59:31puisque ce sera mardi
00:59:32mardi 1er septembre
00:59:33la rentrée scolaire
00:59:34retour au travail
00:59:35jour qui raccourcisse
00:59:371 français sur 2
00:59:38se dit déprimé
00:59:40quand vient la fin
00:59:40des vacances
00:59:41nos conseils
00:59:41pour garder le moral
00:59:42vous êtes déprimé
00:59:42quand vient la fin
00:59:43des vacances
00:59:44vous Vincent Roy
00:59:45d'abord je ne prends pas
00:59:46énormément de vacances
00:59:47et non mais je
00:59:49oui quand vous êtes
00:59:50quand vous êtes jeune
00:59:51ou adolescent
00:59:52que vous avez passé
00:59:53de merveilleuses vacances
00:59:54dans des endroits de rêve
00:59:55et que vous rentrez
00:59:56vous avez la perspective
00:59:57de l'école devant vous
00:59:59oui il y a quelques moyens
01:00:00d'être déprimé
01:00:00vous êtes en train de dire
01:00:01quand on est vieux
01:00:02on n'aime pas les vacances
01:00:03non c'est pas ça
01:00:04non non non
01:00:05au delà de mon cas personnel
01:00:06non mais c'est vrai
01:00:08que si vous
01:00:08je ne sais pas
01:00:09vous êtes allé dans le sud
01:00:10de l'Italie
01:00:11ou en Corse
01:00:12et que c'était particulièrement
01:00:13ensoleillé
01:00:14et que vous rentrez
01:00:15dans une sorte de grisaille
01:00:16et que de surcroît
01:00:17vous le savez
01:00:17que vous allez devoir
01:00:19réaffronter le travail
01:00:20les ennuis
01:00:21les impôts
01:00:22qui arrivent à la même période
01:00:24il y a de quoi être déprimé
01:00:25oui
01:00:25c'est les changements
01:00:26qui provoquent
01:00:26oui bien sûr
01:00:27c'est des grands changements
01:00:28les ruptures de rythme
01:00:28moi ce qui me déprime
01:00:30plus en dehors
01:00:31de la fin des vacances
01:00:33c'est
01:00:33on l'évoquait
01:00:34c'est les journées
01:00:35qui raccourcissent
01:00:35ah oui
01:00:36moi lorsqu'on arrive
01:00:37effectivement sur le
01:00:37manque de lumière
01:00:38les journées
01:00:39oui et puis
01:00:39on repasse sur autre chose
01:00:41c'est à dire qu'on a eu
01:00:43on rebascule de l'autre côté
01:00:44et là on sait
01:00:45que l'année va être longue
01:00:46et puis cette année présidentielle
01:00:48cette année présidentielle
01:00:49va être particulièrement longue
01:00:50vous voyez qu'il y a des moyens
01:00:51de déprimer
01:00:52absolument
01:00:52et on va rester
01:00:53on va débattre
01:00:53on va débattre
01:00:54et alors c'est très sympa
01:00:55vous allez voir
01:00:56c'est très sympa
01:00:57parce qu'on va rester
01:00:57dans la déprime
01:00:58et dans l'anxiété
01:01:00avec Sud-Ouest
01:01:01qui
01:01:01la une de Sud-Ouest
01:01:03qui titre
01:01:03sale temps
01:01:04pour les échos anxieux
01:01:06canicule à répétition
01:01:07incendie
01:01:08pollution
01:01:08voilà
01:01:09donc ça c'est encore
01:01:10un autre argument
01:01:11on assiste
01:01:13ces derniers temps
01:01:14dernières années
01:01:15à un changement climatique
01:01:16qui s'impose
01:01:17les canicules à répétition
01:01:19les cest-stress
01:01:20mais
01:01:21ils sont
01:01:22ils s'imposent
01:01:23ils sont régulières
01:01:24effectivement
01:01:25c'est un changement
01:01:26alors il y a des périodes
01:01:28effectivement
01:01:28de forte chaleur
01:01:29cet été a été particulier
01:01:31c'est vrai
01:01:32mais bon
01:01:33il y a eu
01:01:34il y a eu des étés
01:01:35très chauds également
01:01:37c'est vrai
01:01:38que nos sociétés
01:01:40modernes
01:01:40de manière générale
01:01:42offrent quand même
01:01:43des sources
01:01:44d'angoisse
01:01:45nombreuses
01:01:45oui c'est ça
01:01:46voilà
01:01:46et comme le climat
01:01:48et comme le climat
01:01:49lui-même s'y met
01:01:49il ne fait que surajouter
01:01:51à des angoisses
01:01:53permanentes
01:01:53quasiment
01:01:53la une du midi libre
01:01:55lui
01:01:56sur les prépas privés
01:01:57en médecine
01:01:58et sur le prix du succès
01:01:59jusqu'à 6500 euros
01:02:01pour les cours de préparation
01:02:02au concours d'accès
01:02:03à la deuxième année
01:02:04voilà c'est un tout autre sujet
01:02:05médecine
01:02:06du côté de Montpellier
01:02:07et puis je le disais
01:02:09la une du JD News
01:02:12comment Macron a ruiné le pays
01:02:13explosion de la dette
01:02:15hausse du déficit
01:02:16montée du chômage
01:02:17impôts en flèche
01:02:18avec une longue analyse
01:02:19de Marc Toiti
01:02:20on va en parler nous
01:02:21avec Laurent Capelletti
01:02:23professeur et économiste
01:02:24au conservatoire national
01:02:26des arts et métiers
01:02:27bonsoir
01:02:27merci d'être en direct
01:02:28avec nous sur CNews
01:02:30comment Laurent Capelletti
01:02:32comment le Mozart
01:02:33de la finance
01:02:34a-t-il fini par devenir
01:02:35le Mozart de la créance ?
01:02:39bonsoir
01:02:41alors en fait
01:02:42c'est un
01:02:42c'est un
01:02:44l'économie
01:02:45c'est la conséquence
01:02:47en fait
01:02:47d'un échec
01:02:48on va dire politique
01:02:49en réalité
01:02:50c'est-à-dire que
01:02:51les dettes
01:02:53les déficits
01:02:54ça s'explique
01:02:55par le fait
01:02:56que
01:02:56on sait
01:02:57en fait
01:02:57ce qu'il aurait fallu faire
01:02:59pour éviter ça
01:03:00c'est-à-dire
01:03:02en fait
01:03:02travailler
01:03:03plus
01:03:04et mieux
01:03:05voilà
01:03:05et donc
01:03:06le président Macron
01:03:08a essayé
01:03:09dans son premier mandat
01:03:10et puis est arrivé
01:03:11le Covid
01:03:12il a essayé
01:03:14dans son
01:03:14deuxième mandat
01:03:16et finalement
01:03:17en fait
01:03:17la
01:03:19la
01:03:19la
01:03:19la
01:03:19j'allais dire
01:03:20la loi sur la
01:03:21la retraite
01:03:21à 64 ans
01:03:22lui aurait voulu
01:03:23en fait
01:03:2365
01:03:24et bien
01:03:25l'an dernier
01:03:26a été
01:03:28suspendu
01:03:28donc
01:03:29moi je dirais
01:03:30qu'il n'a pas réussi
01:03:32en fait
01:03:33à embarquer
01:03:33les députés
01:03:35le peuple
01:03:36sur en fait
01:03:37ce qu'il aurait fallu faire
01:03:38et au bout du compte
01:03:39son échec principal
01:03:40c'est effectivement
01:03:41en termes de finances publiques
01:03:42voilà
01:03:43c'est incontestable
01:03:44on a une dette
01:03:45en fait
01:03:45qui est
01:03:47abyssale
01:03:47la plus élevée
01:03:49des pays européens
01:03:50avec
01:03:50avec l'Italie
01:03:51et puis surtout
01:03:53c'est ça qu'il faut rappeler
01:03:54c'est notre problématique majeure
01:03:56on s'endette
01:03:56parce qu'on a du déficit
01:03:58on peut s'endetter
01:04:00en fait
01:04:00pour financer
01:04:01des investissements
01:04:01etc
01:04:02et si à la fin
01:04:02vous ne faites pas de déficit
01:04:04une dette en soi
01:04:05n'est pas bonne
01:04:06ou mauvaise
01:04:07mais nous
01:04:07notre dette
01:04:08elle est très très mauvaise
01:04:09parce qu'en fait
01:04:10on est obligé de s'endetter
01:04:11en fait
01:04:12pour payer le fonctionnement
01:04:13pour rembourser
01:04:14les dettes passées
01:04:15et pour éponger
01:04:16un déficit structurel
01:04:17voilà
01:04:18Emmanuel Macron
01:04:19promettant en 2017
01:04:20de transformer en profondeur
01:04:21l'économie française
01:04:22sauf qu'entre 2017
01:04:24et 2026
01:04:24et bien
01:04:25effectivement
01:04:25la dette
01:04:26a augmenté
01:04:27comme jamais
01:04:27510 milliards d'euros
01:04:29ont disparu
01:04:29dette, chômage
01:04:31défaillance d'entreprise
01:04:32quel héritage économique
01:04:33laisse Emmanuel Macron
01:04:34on vous détaille
01:04:35cet article du JD News
01:04:36avec Sarah Fenzari
01:04:38Il devait remettre
01:04:39la France en marche
01:04:419 ans plus tard
01:04:42c'est l'addition
01:04:43qui s'affiche
01:04:43pour Emmanuel Macron
01:04:44qui est arrivé à l'Elysée
01:04:46avec l'image
01:04:46d'un expert de l'économie
01:04:48et qui laisse derrière lui
01:04:50des comptes
01:04:51dans le rouge
01:04:52premier indicateur
01:04:54la dette
01:04:55depuis 2017
01:04:56elle a augmenté
01:04:58de 1280 milliards d'euros
01:04:59soit près de 57%
01:05:01selon les chiffres
01:05:03compilés par nos confrères
01:05:04du JD News
01:05:05cette fragilité
01:05:06des comptes publics
01:05:07accompagne une autre tendance
01:05:09celle des défaillances
01:05:10d'entreprise
01:05:1170 803 en 12 mois
01:05:14soit 29% de plus
01:05:16qu'en 2017
01:05:17sur le front de l'emploi
01:05:19le bilan est plus contrasté
01:05:21le chômage avait nettement reculé
01:05:23au cours des premières années
01:05:25de son quinquennat
01:05:26mais la tendance
01:05:27s'est inversée
01:05:28le chômage est remonté
01:05:30à 8,3%
01:05:31son plus haut niveau
01:05:32depuis 2020
01:05:33en un an
01:05:34il a gagné
01:05:350,8 points
01:05:37pourtant
01:05:37le président de la république
01:05:39déclarait ceci
01:05:40en 2018
01:05:41hôtel café restaurant
01:05:42je traverse la rue
01:05:44je vous en trouve
01:05:45il veut simplement
01:05:46des gens qui sont prêts
01:05:47à travailler
01:05:47maître des chiffres
01:05:48ancien banquier
01:05:50devenu président
01:05:51Emmanuel Macron
01:05:52laisse désormais
01:05:53une équation
01:05:53à résoudre
01:05:54à son successeur
01:05:55comment remettre
01:05:56les comptes
01:05:57dans le vert
01:05:57sans mettre davantage
01:05:59la France
01:06:00dans le rouge
01:06:02Laurent Capeletti
01:06:03la dette s'est envolée
01:06:04donc depuis 2017
01:06:05quelle part peut-on
01:06:06réellement imputer
01:06:07au choix du président
01:06:09de la république
01:06:09au choix d'Emmanuel Macron
01:06:10et quelle part relève
01:06:12finalement des crises
01:06:15exceptionnelles rencontrées
01:06:16notamment le Covid
01:06:17ou la crise énergétique
01:06:20je dirais que c'est
01:06:2250-50
01:06:23c'est-à-dire que
01:06:25il est incontestable
01:06:26en fait qu'il y ait eu
01:06:27la Covid
01:06:27après on a eu
01:06:29la guerre en Ukraine
01:06:30les deux premières années
01:06:31avec une inflation
01:06:33et sa responsabilité
01:06:35en fait
01:06:35mais
01:06:35j'allais dire
01:06:37acceptée
01:06:37même voulue
01:06:38par le peuple français
01:06:39et les députés
01:06:41de l'époque
01:06:41qui réclamaient cela
01:06:43ça a été le
01:06:44quoi qu'il en coûte
01:06:45d'un côté
01:06:45qui nous a coûté
01:06:46près de 200 milliards
01:06:47d'euros de dettes
01:06:49j'avais fait des articles
01:06:51sur le sujet
01:06:53au moment où ça s'est produit
01:06:54et puis
01:06:55deuxièmement
01:06:56le bouclier
01:06:57énergie
01:06:58pour tout le monde
01:06:59c'est là
01:07:01voilà
01:07:01c'est là qu'est l'erreur
01:07:02aussi
01:07:03c'est-à-dire de ne pas
01:07:04moduler en fonction
01:07:06des revenus
01:07:06en fait les aides
01:07:08les mêmes pour tous
01:07:09et ça
01:07:10ça nous a encore coûté
01:07:1180 milliards d'euros
01:07:13et parallèlement à ça
01:07:14on va dire que
01:07:15les
01:07:16j'allais dire
01:07:17les décisions
01:07:18qu'avait prises
01:07:19Emmanuel Macron
01:07:21donc
01:07:21pour baisser
01:07:22les impôts
01:07:23sur les sociétés
01:07:24recréaient
01:07:25une dynamique
01:07:26économique
01:07:27qui a été réelle
01:07:29puisque au bout du compte
01:07:30depuis 2017
01:07:31il y a quand même
01:07:311,5 million d'emplois
01:07:33qui ont été créés
01:07:35le problème
01:07:36c'est que
01:07:37la dépense publique
01:07:38il aurait fallu
01:07:39la canaliser
01:07:40la compenser
01:07:42la réduire
01:07:42et ça
01:07:44n'ayant pas été fait
01:07:45la somme de tout ça
01:07:46fait que
01:07:47effectivement
01:07:47on a une explosion
01:07:48de la dette
01:07:50et je le répète
01:07:50encore une fois
01:07:51très malheureusement
01:07:52la poursuite
01:07:54d'un déficit
01:07:55structurel
01:07:56j'allais dire
01:07:57que
01:07:57certains proposent
01:07:58je vais mettre
01:07:58les pieds dans le plat
01:08:00j'en ai eu
01:08:01mes enfants
01:08:01qui disent
01:08:02il faudrait brûler
01:08:02la dette
01:08:03voilà
01:08:03il y a un problème
01:08:04de dette
01:08:05brûlons la dette
01:08:06c'est comme
01:08:06quand on a mal à la tête
01:08:07coupons la tête
01:08:08vous voyez un petit peu
01:08:09mais même
01:08:09j'allais dire
01:08:10on aurait moins de dette
01:08:12on continuerait
01:08:13toujours à faire
01:08:14du déficit
01:08:14et donc
01:08:15il faudrait
01:08:16de toute façon
01:08:17s'endetter
01:08:18pour combler
01:08:18les trous
01:08:19donc
01:08:20je dirais
01:08:21pour résumer
01:08:22que
01:08:23la principale
01:08:24échec
01:08:25ce qui va devoir
01:08:26être fait
01:08:27par son successeur
01:08:28ou sa successrice
01:08:29ça va être vraiment
01:08:31de s'occuper
01:08:31de gérer
01:08:32de réduire
01:08:33ce déficit
01:08:34merci beaucoup
01:08:35Laurent Capelletti
01:08:36merci d'avoir été avec nous
01:08:37Bernard Kohanadad
01:08:38nous a rejoint
01:08:38bonsoir
01:08:39vous êtes chef d'entreprise
01:08:41Bernard
01:08:41alors avant de parler
01:08:42du Medef
01:08:42qui faisait sa rentrée
01:08:44aujourd'hui
01:08:45Emmanuel Macron
01:08:46voulait faire de la France
01:08:47une start-up nation
01:08:48libérer l'économie
01:08:49et récompenser le travail
01:08:51neuf ans après
01:08:52pour un patron
01:08:53est-il réellement
01:08:54plus simple aujourd'hui
01:08:55d'entreprendre
01:08:56en France
01:08:57que ça l'était
01:08:57avant l'arrivée
01:08:59d'Emmanuel Macron
01:09:00j'ai pas vraiment
01:09:01l'impression
01:09:01Bernard
01:09:02vous avez raison
01:09:04Mickaël Dorian
01:09:05c'est plus difficile
01:09:06aujourd'hui
01:09:07de créer une entreprise
01:09:08c'est plus difficile
01:09:09aujourd'hui
01:09:10d'avoir des soutiens
01:09:11bancaires
01:09:11c'est plus difficile
01:09:13aujourd'hui
01:09:13de pouvoir
01:09:14se développer
01:09:15un commerce
01:09:16de proximité
01:09:16qu'en 2017
01:09:17à l'époque
01:09:18où effectivement
01:09:19il y avait
01:09:20un environnement économique
01:09:22que j'appelle
01:09:22TPE
01:09:23PME
01:09:23friendly
01:09:24la dissolution
01:09:26ratée
01:09:27de 2024
01:09:28n'a pas aidé
01:09:28la confiance
01:09:29des entrepreneurs
01:09:30ni des investisseurs
01:09:31encore moins
01:09:32facilité
01:09:33une relance
01:09:33de l'économie
01:09:34après la succession
01:09:35de crises
01:09:35que l'on évoquait
01:09:36tout à l'heure
01:09:36donc au lieu
01:09:37d'aller vers
01:09:38une économie
01:09:39plus libéralisée
01:09:40qui a allégé
01:09:41les charges
01:09:41des entreprises
01:09:42allégé
01:09:43les charges
01:09:43du travail
01:09:44on a été
01:09:44vers une économie
01:09:46qui contrairement
01:09:46à l'espoir
01:09:48j'emploie
01:09:48je mets
01:09:49des guillemets
01:09:49de 2017
01:09:50a été une entreprise
01:09:51qui est devenu
01:09:52cadenassé
01:09:53c'est pour ça
01:09:53qu'aujourd'hui
01:09:54vous l'avez évoqué
01:09:55tout à l'heure
01:09:5582%
01:09:57des patrons
01:09:58se disent
01:09:58précis
01:09:59sur leur avenir
01:10:00et sur l'avenir
01:10:00de l'économie
01:10:02alors je le disais
01:10:03Bernard
01:10:04le MEDEF
01:10:04faisait donc
01:10:05sa rentrée
01:10:06aujourd'hui
01:10:06le président
01:10:07Patrick Martin
01:10:08a prononcé
01:10:09un discours
01:10:09d'ouverture
01:10:10très offensif
01:10:11depuis le stade
01:10:11de Roland-Garros
01:10:12à Paris
01:10:13il réclame
01:10:14un programme
01:10:15présidentiel
01:10:15de liberté
01:10:16dénonce
01:10:17les prophètes
01:10:18de malheur
01:10:18selon lui
01:10:19les entrepreneurs
01:10:20représentent
01:10:20le courage
01:10:21dans le pays
01:10:22face aux décideurs
01:10:23il parlait donc
01:10:25de courage
01:10:25sur le courage
01:10:26justement
01:10:26écoutez
01:10:27ce chef d'entreprise
01:10:28chef d'entreprise
01:10:29qui était présent
01:10:30lors de ce discours
01:10:31à Roland-Garros
01:10:32pour cette rentrée
01:10:33du MEDEF
01:10:34il s'est exprimé
01:10:35au micro
01:10:35de CNews
01:10:36je vous propose
01:10:37de l'écouter
01:10:39du courage
01:10:40il en faut
01:10:40j'ai créé
01:10:41une entreprise
01:10:41il y a
01:10:42trois ans
01:10:43à 20 ans
01:10:44c'était pas
01:10:45le même contexte
01:10:46qu'aujourd'hui
01:10:47il faut oser
01:10:48et aujourd'hui
01:10:48oser c'est très compliqué
01:10:49en France
01:10:50qu'est-ce qu'on va faire
01:10:51où on va en fait
01:10:52aujourd'hui
01:10:52en tant que chef d'entreprise
01:10:54de 23 ans
01:10:55je ne sais pas
01:10:55où mon entreprise va
01:10:57l'avenir est incertain
01:10:58aujourd'hui
01:10:59les politiques
01:11:01les parlementaires
01:11:02ne nous aident pas
01:11:03aujourd'hui
01:11:03il y a une surcharge
01:11:08administrative
01:11:08il y a
01:11:09des besoins
01:11:11que les entrepreneurs
01:11:12ont
01:11:12aujourd'hui
01:11:13pour créer une entreprise
01:11:14à 23 ans
01:11:15il faut vraiment
01:11:15avoir du courage
01:11:16aujourd'hui
01:11:16l'Etat
01:11:16nous met
01:11:17des bâtons
01:11:17dans les roues
01:11:19Bernard Cohnadat
01:11:20pourquoi
01:11:20est-ce que les patrons
01:11:21sont aussi inquiets
01:11:22face à la prochaine
01:11:24présidentielle
01:11:24on a l'impression
01:11:25qu'ils sont totalement
01:11:25perdus
01:11:26la confiance
01:11:27du politique
01:11:28qu'aucun candidat
01:11:29finalement
01:11:30obtient grâce
01:11:31à leurs yeux
01:11:31oui c'est un peu
01:11:33l'objet
01:11:33de cette rencontre
01:11:35et aussi
01:11:35des prochaines semaines
01:11:37parce que nous n'avons
01:11:38pas encore
01:11:38l'ensemble des programmes
01:11:40des candidats
01:11:40et bien entendu
01:11:41notre préoccupation
01:11:42c'est si les candidats
01:11:43à travers
01:11:44des accords
01:11:46de conjoncture
01:11:47voire des compromissions
01:11:48budgétaires
01:11:49vont tout simplement
01:11:50aller vers plus
01:11:52d'impositions ciblées
01:11:53voire tout simplement
01:11:54de tour de vis fiscaux
01:11:56au lieu de libérer
01:11:57l'économie
01:11:58nous nous pensons
01:11:58qu'il faut libéraliser
01:11:59l'économie
01:12:00il faut la libérer
01:12:01pour créer de la richesse
01:12:02et donc créer de l'emploi
01:12:03et bien entendu
01:12:04aujourd'hui un entrepreneur
01:12:05n'a pas de visibilité
01:12:06au-delà
01:12:07de l'élection présidentielle
01:12:08et moi je vais même
01:12:09beaucoup plus loin
01:12:10que l'élection présidentielle
01:12:11si le président
01:12:12ou la présidente
01:12:12de la république
01:12:13n'a pas de majorité
01:12:15à l'occasion
01:12:16de cette élection
01:12:18législative
01:12:19qui suivra
01:12:19l'élection présidentielle
01:12:20nous ne serons pas
01:12:21plus avancés
01:12:21donc il y a un vrai
01:12:22enjeu de société
01:12:24on est aujourd'hui
01:12:25les champions
01:12:25des prélèvements
01:12:26obligatoires
01:12:27on est la champion
01:12:28de la transposition
01:12:29des normes européennes
01:12:30on est les champions
01:12:31de la difficulté économique
01:12:33on est les champions
01:12:34des retards de paiement
01:12:3516 milliards d'euros
01:12:36de délai de paiement
01:12:37vous voyez
01:12:38Michael Dorian
01:12:38l'univers n'est pas rose
01:12:40et ça a été évoqué
01:12:41tout à l'heure
01:12:41dans votre reportage
01:12:42en 2025
01:12:4470 000 défaillances
01:12:46d'entreprise
01:12:46250 000
01:12:47emplois salariés
01:12:49détruits
01:12:50et c'est un chiffre
01:12:51qui n'a jamais existé
01:12:52avant 2017
01:12:53donc vous voyez
01:12:53que l'univers
01:12:54et surtout
01:12:55l'espoir des gestes
01:12:57entreprise
01:12:57est bien grevée
01:12:58aujourd'hui
01:12:58on entendait
01:12:59Gabriel Attal
01:13:00tout à l'heure
01:13:01Karim
01:13:02vous souhaitez ajouter
01:13:02un mot ?
01:13:03je voulais juste
01:13:04rajouter tout simplement
01:13:06attention danger
01:13:07les intérêts
01:13:08d'emprunt français
01:13:09augmentent
01:13:10vite
01:13:10et très vite
01:13:11en 2020
01:13:12la dette
01:13:13les intérêts
01:13:14s'élevaient
01:13:15à 30 milliards
01:13:16en 2025
01:13:17à 66 milliards
01:13:19en 2032
01:13:22à 120 milliards
01:13:24c'est énorme
01:13:26vous imaginez
01:13:26aujourd'hui
01:13:27on est en difficulté
01:13:28on faut multiplier
01:13:29ce chiffre
01:13:30par deux
01:13:31rajoutant
01:13:32comme vous venez
01:13:32de le dire
01:13:33les déficits
01:13:34le manque de rentabilité
01:13:37le manque de productivité
01:13:39on perd des parts
01:13:40de marché
01:13:40sur le plan économique
01:13:42effectivement
01:13:42c'est une catastrophe
01:13:43qui nous attend
01:13:44et les programmes
01:13:45comme vous venez
01:13:45de le dire
01:13:46des candidats
01:13:48qui se sont lancés
01:13:49ou qui veulent se lancer
01:13:51sur ce plan
01:13:52franchement
01:13:53ils ne sont pas
01:13:54à la hauteur
01:13:54il nous reste 5 minutes
01:13:55je vous garde
01:13:57quelques instants
01:13:59Bernard Kouanadad
01:14:00la députée insoumise
01:14:01Clémence Guettet
01:14:02veut donner davantage
01:14:04de droits aux amis
01:14:04et dénonce
01:14:05une survalorisation
01:14:06de la famille
01:14:07c'est ce qu'elle a déclaré
01:14:08ce matin
01:14:09sur France Inter
01:14:11elle dénonce
01:14:12une survalorisation
01:14:13de la famille traditionnelle
01:14:14dans notre société
01:14:15c'est ce qu'elle dit
01:14:15invitée donc
01:14:16sur France Inter
01:14:17aujourd'hui
01:14:17elle a notamment proposé
01:14:19d'étendre les congés
01:14:19pour deuil
01:14:20aux amis proches
01:14:21alors qu'aujourd'hui
01:14:22la loi les réserve
01:14:23uniquement à certains
01:14:24membres de la famille
01:14:24écoutez-la
01:14:26il me semble
01:14:27qu'aujourd'hui
01:14:28la façon
01:14:29de faire famille
01:14:31je parle des familles
01:14:32choisies
01:14:32dans le livre
01:14:33d'organiser nos existences
01:14:35a beaucoup changé
01:14:36c'est 6 personnes sur 10
01:14:37qui habitent hors du département
01:14:38de naissance
01:14:39de leurs parents
01:14:40donc il y a un éloignement
01:14:41de la cellule familiale
01:14:426 enfants sur 10
01:14:43qui naissent hors du mariage
01:14:44le mariage n'est plus du tout
01:14:45une condition pour faire famille
01:14:46faire des enfants
01:14:47etc
01:14:48et les femmes seules
01:14:49ça ne vous aura pas échappé
01:14:50depuis la loi sur la PMA
01:14:51ont le droit de faire des enfants
01:14:52toutes seules
01:14:53hors du couple
01:14:53et donc il y a plein de nouvelles façons
01:14:56d'organiser son existence
01:14:57qui ne sont pas prises en cause
01:14:58j'ai écrit ce livre
01:14:59parce qu'il y a trop de souffrances
01:15:00qui sont générées
01:15:01aujourd'hui par l'absence de droit
01:15:02votre meilleure amie décède
01:15:04vous êtes sommée
01:15:04de retourner au boulot
01:15:05le lendemain
01:15:06alors que vous en êtes
01:15:06parfaitement incapable
01:15:08votre belle-sœur
01:15:08que vous voyez
01:15:09une fois l'an
01:15:10ou dont vous êtes
01:15:11potentiellement moins proche
01:15:12décède
01:15:12vous avez le droit
01:15:13à des jours de congé
01:15:13je trouve que c'est anormal
01:15:15alors ces déclarations
01:15:16elles ont bien sûr
01:15:17fait réagir Bruno Retailleau
01:15:18je vais vous donner
01:15:19la parole sur ce sujet
01:15:20Vincent
01:15:21si vous êtes attaché
01:15:22à votre famille
01:15:23à vos parents
01:15:23à vos enfants
01:15:24vous êtes pour LFI
01:15:24un réactionnaire d'extrême droite
01:15:26ce sont les mots
01:15:27de Bruno Retailleau
01:15:28bienvenue dans le monde
01:15:29stalinien de LFI
01:15:30dit-il
01:15:30où l'état
01:15:31va s'occuper de votre famille
01:15:32de vos amitiés
01:15:34et vous rééduquer
01:15:37Vincent Roy
01:15:38précisons
01:15:38en dehors
01:15:39des valeurs de la famille
01:15:40qui sont évidemment
01:15:41d'une certaine façon
01:15:42ici bafouées
01:15:42la proposition
01:15:44de Clémence Guettet
01:15:44elle n'a pas de sens
01:15:46comment prouver
01:15:47une amitié
01:15:48déjà auprès d'un employeur
01:15:49quand on perd
01:15:50malheureusement
01:15:51un membre de sa famille
01:15:51et qu'on pose des jours
01:15:53pour ça
01:15:53l'employeur demande
01:15:55un acte de décès
01:15:56un lien de parenté
01:15:58comment ça pourrait fonctionner
01:15:59avec un ami ?
01:16:00Techniquement
01:16:00vous avez raison
01:16:02ça ne peut pas fonctionner
01:16:03évidemment
01:16:03vous n'allez pas prouver
01:16:05que la mort
01:16:08de ce meilleur ami
01:16:10est terrible pour vous
01:16:12et que vous avez besoin
01:16:14d'accord
01:16:15je suis d'accord
01:16:16avec vous
01:16:16mais moi je trouve ça
01:16:16captivant
01:16:17je vais vous dire pourquoi
01:16:18vous allez me dire pourquoi
01:16:19mais oui
01:16:19je vais vous dire pourquoi
01:16:20pourquoi je trouve ça captivant
01:16:21parce que
01:16:22à chaque fois
01:16:23L&F nous propose
01:16:25et ce sont les seuls
01:16:26nous propose
01:16:27un modèle de société
01:16:29l'abandon
01:16:30de la famille
01:16:32traditionnelle
01:16:33le mariage
01:16:35qui serait finalement
01:16:35un acte aussi
01:16:36totalement
01:16:38réactionnaire
01:16:38moi je trouve que
01:16:39et laissez passer
01:16:4115 jours
01:16:413 semaines
01:16:42ils vont nous expliquer
01:16:43tout également
01:16:44en matière de sexualité
01:16:45parce qu'il n'y a pas de raison
01:16:46de s'arrêter en chemin
01:16:48donc on nous propose
01:16:49un modèle de société
01:16:50ça permet
01:16:51à l'électeur
01:16:52en 2027
01:16:53de choisir
01:16:54est-ce que vous voulez
01:16:55tel type de société
01:16:56où finalement
01:16:57le noyau familial
01:16:58n'existera pas
01:16:58il sera éclaté
01:17:00est-ce que vous voulez
01:17:01au contraire
01:17:01revenir à une famille
01:17:02traditionnelle
01:17:03dans la tradition française
01:17:05chacun va pouvoir
01:17:06se placer
01:17:06donc je trouve ça
01:17:07si vous voulez
01:17:08extrêmement intéressant
01:17:09qu'on nous propose
01:17:10voilà
01:17:11qu'on nous dise
01:17:12exactement
01:17:13quel est le fond
01:17:13de leur pensée
01:17:14et là
01:17:15c'est la rééducation
01:17:16de la population
01:17:17oui
01:17:17alors évidemment
01:17:18vous pouvez me dire
01:17:18après
01:17:19comme le dit
01:17:19monsieur Retailleau
01:17:20que c'est plutôt
01:17:21une vision marxiste
01:17:23etc
01:17:24oui vous aurez raison
01:17:25mais en tous les cas
01:17:26les cartes sont posées
01:17:27sur la table
01:17:28Bernard Cohen Haddad
01:17:29en tant que chef d'entreprise
01:17:31votre regard
01:17:31sur cette proposition
01:17:32de Clémence Guettet
01:17:33alors toujours plus
01:17:34de congés
01:17:35pour la France insoumise
01:17:36il n'y a rien
01:17:36de surprenant évidemment
01:17:37qui paye d'abord
01:17:39pour ces congés supplémentaires
01:17:40qui paierait la facture
01:17:42ça c'est une autre question
01:17:43qu'est-ce que vous en pensez ?
01:17:45vous savez
01:17:47comme le disait Vincent Roy
01:17:48c'est extrêmement intéressant
01:17:49de voir cette vision
01:17:50qu'on nous propose
01:17:51du monde économique
01:17:52via LFI
01:17:54c'est-à-dire
01:17:55c'est un monde
01:17:55où les entreprises
01:17:56sont des vaches à lait
01:17:58et où les salariés
01:17:59de nos entreprises
01:18:00sont là uniquement
01:18:01pour retirer un salaire
01:18:02et ne pas travailler
01:18:03dans l'entreprise
01:18:04c'est un monde
01:18:05qui n'existe pas
01:18:06qui n'a jamais existé
01:18:07et qui n'existera pas
01:18:08et qui mène notre économie
01:18:10à la faillite
01:18:10malheureusement
01:18:12on ne fait pas
01:18:13marcher les colonies
01:18:14avec du rêve
01:18:16ou surtout du délire
01:18:17je le dis
01:18:18parce qu'aujourd'hui
01:18:19au lieu de travailler moins
01:18:20il faut travailler mieux
01:18:22et au lieu de travailler plus
01:18:24il faut être mieux rémunéré
01:18:26quand on travaille plus
01:18:26c'est ça
01:18:27aujourd'hui l'engagement
01:18:29malheureusement
01:18:29pour ce parti
01:18:31d'extrême gauche
01:18:32il n'y a qu'une orientation
01:18:34faire en sorte
01:18:35que nos entreprises
01:18:36soient à la fois
01:18:37les Eva Charley
01:18:38et nos entrepreneurs
01:18:39les dindons de la farce
01:18:41excusez-moi ce décière
01:18:42mais c'est vraiment
01:18:43ce qu'il vient à l'idée
01:18:43prioritaire
01:18:44bon écoutez
01:18:45ce sera le mot de la fin
01:18:46alors Bernard Cohen Haddad
01:18:47merci d'avoir été avec nous
01:18:49ce soir
01:18:50merci également
01:18:51à tous les deux
01:18:51Vincent Roy
01:18:52c'était un plaisir
01:18:52de vous accueillir
01:18:52si je veux dire
01:18:53à propos de Madame Guettet
01:18:54je vous dirais quand même
01:18:55que cette vision
01:18:56de l'avenir
01:18:58c'est un peu
01:18:59la guettet triste
01:19:01on attendait
01:19:02pour terminer aussi
01:19:03on attend de nos hommes politiques
01:19:04de nous montrer
01:19:06la voie de l'espérance
01:19:07elle en montre autre chose
01:19:09merci Karim Maloum
01:19:10et merci à Vincent Roy
01:19:12c'est la fin de soir
01:19:12Info demain
01:19:13c'est la grande rentrée
01:19:14de CNews
01:19:15demain toute l'équipe
01:19:16sera là
01:19:17vous retrouverez
01:19:17Romain Desarbres
01:19:18dès 6h
01:19:18pour la matinale
01:19:20suivi de Pascal Pro
01:19:20qui fait son grand retour
01:19:21dans l'heure des Pro 1
01:19:22et 2
01:19:23Laurence Ferrari
01:19:24Christine Kelly
01:19:24Gauthier Lebret
01:19:25sont également de retour
01:19:26moi je vous retrouve
01:19:27bien sûr à 23h
01:19:28demain pour
01:19:29Soir Info
01:19:29CNews.fr
01:19:31toujours pour
01:19:32revoir vos émissions
01:19:34bien évidemment
01:19:35voilà
01:19:35ne manquez pas également ça
01:19:36demain 21h
01:19:37avec Gauthier Lebret
01:19:38anti-flic
01:19:39ou pro-palestinien
01:19:40LFI fait sa rentrée
01:19:42on l'évoquait tout à l'heure
01:19:43100% politique
01:19:44grand reportage spécial
01:19:46donc demain
01:19:46à partir de 21h
01:19:47très belle soirée à vous
01:19:49dans un instant
01:19:49l'actualité continue
01:19:50l'édition de la nuit
01:19:51avec Valentin Rouillon
01:19:52belle soirée
01:19:53belle nuit
01:19:53et à demain
01:19:54sur CNews
01:19:55on l'évoquait tout à l'évoquait
01:19:56on l'évoquait tout à l'évoquait
01:19:57l'évoquait tout à l'évoquait
01:19:58l'évoquait tout à l'évoquait

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